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Développement et ontogenèse des poissons

samedi 6 juin 2009, par Robert Paris

Ontogenèse des poissons

L’ontogenèse est un processus commun à tous les organismes multicellulaires qui débute lors de l’activation d’une cellule unique et se termine au moment de la mort d’un organisme complexe, souvent longtemps après l’accomplissement de son dernier acte reproducteur (Balon, 1990).

Deux grandes théories opposées ont été développées : l’ontogenèse graduelle et l’ontogenèse saltatoire (Balon, 1984). La théorie de l’ontogenèse graduelle.

Dans ce modèle, le développement des poissons est compris comme un processus continu. Cependant ce dernier ne se déroule pas nécessairement à un taux constant (Higgs, 1997). Le taux de changement serait décroissant tout au long de la vie de l’organisme et aurait tendance à devenir nul à l’age adulte.

La théorie de l’ontogenèse saltatoire

Dans ce modèle, l’ontogenèse du poisson est constituée d’une séquence de plusieurs étapes de croissance (Balon, 1984) et de morphogenèse quantitative séparées par des sauts rapides.

Ceci implique que l’ontogenèse peut être divisée en une série d’intervalles successifs entrecoupés de seuils (sauts rapides).

Les structures rassemblées forment donc un organe et alignent leurs taux de développement pour être fonctionnelles en même temps, et pour initier une nouvelle fonction vitale a un taux accélère.

Ces seuils constituent donc des sauts qui se déroulent aussi bien au niveau physiologique qu’au niveau écologique (Balon, 1984). Entre les seuils, par contre, les structures sont caractérisées par une certaine stabilité.

Le modèle de l’ontogenèse saltatoire est un système d’intervalles hiérarchisés : les périodes sont subdivisées en phases, elles mêmes divisées en stades (Balon, 1984). Cet auteur distingue 5 périodes dans la vie d’un poisson : les périodes embryonnaire, larvaire, juvénile, adulte et sénescente .

Période embryonnaire :

Elle débute dès la fertilisation du gamète femelle et est caractérisée par la nutrition endogène. La fin de cette étape est définie par le passage à une nutrition exogène. Elle est subdivisée en trois phases :

la phase de clivage (qui se termine au début de l’organogenèse),

la phase embryonnaire (qui inclut l’organogenèse et se termine a éclosion)

la phase éleuthéroembryonnaire (correspondant a l’embryon libre)

La phase pterygiolarvaire :

Elle débute en fait par la période protoptérygiolarvaire qui comporte le développement allant de la transition à une nourriture exogène jusqu’au début de la différentiation des bourgeons cutanés embryonnaires des nageoires.

Elle se termine par la période pterygiolarvaire qui comprend la différentiation des nageoires impaires et la disparition totale du voile natatoire (Balon, 1960, 1984).

Cette phase représente 75% de la période larvaire

La période juvénile :

Commence lorsque le poisson est morphologiquement identique à l’adulte, et se termine lors de la première maturation des gamètes, qui fait de l’individu un être capable de se reproduire.

La période adulte :

Elle débute au moment où le poisson est capable de se reproduire et se déroule jusqu’a la période de sénescence. C’est la période active du poisson. Il est physiologiquement apte à se reproduire et péréniser son espèce.

Elle s’étend de quelques mois (certaines espèces de la famille des Gobiidae, des scopelidae) à plusieurs dizaines d’années (le bélouga, Delphinapterus leucas).

La période sénescente :

Elle est caractérisée par une croissance faible à nulle et par la production de gamètes de mauvaise qualité, voire par l’absence de production de gamètes.

Le processus de vieillissement se produit à tous les niveaux de fonctionnement : cellulaire, tissulaire, organique et systémique.

Les poissons atteignant cette phase en milieu naturel sont peu nombreux. Le saumon (Oncorhynchus nerka) connaît une brève phase de sénescence puisqu’il meurt peu de temps après la fraie.(Pivnicka, 1987)

L’éclosion peut avoir lieu a des stades embryonnaires différents selon les conditions abiotiques auxquelles sont soumis les oeufs, comme la température, la concentration en oxygène dissous ou la composition physico-chimique de l’eau (Cerny, 1977).

Ontogenèse directe, indirecte et transitoire :

L’ontogenèse indirecte est constituée de cinq périodes ainsi que l’ontogenèse transitoire. Cependant cette dernière compte une période « alevin » qui est un vestige de la période larvaire.

L’ontogenèse directe se caractérise par l’absence de période larvaire : les embryons, dont la vésicule vitelline est très développée, passent directement à la période juvénile.

Chez les poissons à ontogenèse indirecte, la métamorphose larve-juvenile est progressive, ce qui rend la transition entre la période larvaire et la période juvénile mal définie.

Les critères définissant le début de la période juvénile sont la disparition des changements morphologiques et des structures caractéristiques du développement larvaire (croissance allométrique rapide, restes de membrane natatoire), l’apparition de toutes les structures juvéniles (présence des écailles, septum nasal, etc) et le fait que la croissance devienne isométrique (Copp, 1996).

Les mortalités les plus importantes surviennent au moment de ces transitions, et notamment de la transition vers une nourriture exogène (Mills, 1991).

Les premiers mois de vie des poissons sont caractérisés par une croissance très rapide mais un taux de mortalité très élevé.

On parle alors de croissance exponentielle.

Le taux de croissance journalier pendant la période larvaire peut atteindre 70 % (Wieser et al., 1988). Ces taux de croissance élevés sont favorisés par le fait que chez les larves, les taux d’ingestion et de digestion, ainsi que l’efficacité d’assimilation sont adaptés de manière à maximiser la croissance (Houde et Schekter, 1987).

De plus, le taux de croissance élevé des larves est favorisé par une prise alimentaire quantitativement élevée.

Cependant, lors la période larvaire, il va y avoir une différentiation de l’appareil de prise de nourriture, des muscles, des organes des sens et une augmentation de l’ouverture de la bouche (Tans, 2001).

Cela va impliquer des changements dans le régime alimentaire comme le passage à des proies plus grandes ou plus rapides.

www.aquabase.org

2 Messages de forum

  • Développement et ontogenèse des poissons 7 janvier 15:15, par JFP/Jean-François POULIQUEN.

    JFP¦¦07012020¦¦Un complément d’information sur cet article, et plus exactement une réflexion sur une expression bien connue et populaire de nos jours, utilisant les poissons qui est "Noyer le poisson". Effectivement comment peut-on noyer un poisson qui vit déjà dans un liquide qui est l’eau Ɂ Voici des définitions trouvées sur internet ¦¦
    http://www.linternaute.fr/expressio... ¦¦
    ▬Cette expression est apparue au XXe siècle et signifie que l’on embrouille une personne afin de lui faire céder ou bien lui faire oublier quelque chose. Il s’agit d’une référence au domaine de la pêche dans lequel on maintient successivement un poisson qui a mordu à l’hameçon dans et hors de l’eau afin de l’épuiser.
    http://www.expressio.fr/expressions...
    ▬Noyer le poisson. Créer la confusion, embrouiller les choses pour éluder une question, donner le change. Noyer (quelqu’un) sous un flot de paroles de manière à l’étourdir. Origine. Le sens du verbe ’noyer’ est très clair : il permet de provoquer l’asphyxie d’un être vivant en le plongeant dans un liquide. Et pourtant, si vous essayez de noyer un poisson en lui enfonçant la tête dans l’eau, vous vous fatiguerez certainement avant lui. Cette expression est donc plutôt bizarre.
    Peut-être faut-il y voir un rapprochement avec l’expression "la sauce fait passer le poisson" où le goût du poisson pas frais est ’noyé’ par celui de la sauce. Si l’expression, avec son sens actuel, date des années 1930, dès la fin du XIXe siècle, les pêcheurs l’utilisaient pour décrire la manœuvre qui consiste, une fois le poisson ferré, à le faire alternativement sortir et rentrer dans l’eau de manière à l’épuiser pour qu’il finisse par ne plus opposer de résistance.
    On trouve cette locution chez Alphonse Daudet dans "l’immortel".
    https://www.projet-voltaire.fr/orig...
    ▬Certaines des expressions que l’on emploie régulièrement ont ceci d’étrange que leur création reste un mystère. Noyer le poisson en est un très bon exemple. Signifiant semer le trouble chez l’adversaire, créer un sentiment de confusion dans le but de l’embrouiller, elle arrive également à nous perturber. Comment peut-on, en effet, noyer un poisson quand celui-ci évolue dans le milieu aquatique ? Cette expression qui date du début du XXe siècle a des origines obscures. Pour certains, elle ferait référence à une autre expression : la sauce fait passer le poisson. Le poisson serait « noyé » dans la sauce. On oublierait donc son goût, celui de la sauce prenant le dessus et empêchant la personne qui mange de discerner les différentes saveurs. Toutefois, l’origine la plus probable serait liée à une technique de pêche de la fin du XIXe siècle. Cette dernière consistait à affaiblir le poisson, une fois ferré, en lui mettant la tête hors de l’eau puis en l’immergeant à nouveau, de façon répétée. Le poisson, étourdi par ce procédé, se fatiguait rapidement et se laissait remonter sur l’embarcation de pêche sans opposer de résistance. On peut également se demander si ce n’est pas Alphonse Daudet qui aura contribué à la populariser. Dans son roman l’Immortel, paru en 1883, l’écrivain utilise l’expression à plusieurs reprises. Il y évoque notamment la vie du faussaire littéraire et imposteur VRAIN-LUCAS, l’exemple même de personne capable d’embrouiller les esprits… et de noyer le poisson. Les expressions très imagées restent donc parfois des énigmes. Et vous, en connaissez-vous d’autres qui paraissent n’avoir ni queue ni tête ?
    https://www.scotwork.fr/blog-de-neg...
    ▬Noyer le poisson : pour vous faire mieux mordre à l’hameçon ? Publié : mai 12 , 2017 Auteur : Tanguy BROCHIER L’une des techniques fréquentes utilisée par certains négociateurs ou vendeurs un brin manipulateurs, consiste à noyer le poisson. C’est à dire embrouiller et étourdir son interlocuteur dans un flot de paroles. Objectif : le faire céder, l’éloigner du sujet principal ou objectif caché. Une tactique qui semble certes caricaturale, mais pourtant fréquemment utilisée, heureusement facilement reconnaissable et contournable. Décryptage. Nous connaissons tous cette expression devenue tellement commune dans le langage que l’on pourrait avoir tendance à en sous-estimer le réel impact manipulatoire. Définition du Robert : « donner volontairement des explications embrouillées pour empêcher la personne qui écoute de savoir la vérité. Il ne veut pas reconnaître son erreur, alors il a noyé le poisson ».
    Dans son ouvrage consacré aux expressions les plus extravagantes de la langue française (Larousse), Catherine MORY souligne le fait que cette expression ne signifie en rien ce qu’elle dit, à savoir tenter l’impossible. « En effet, on ne peut défenestrer un oiseau ou ensevelir une taupe ! Noyer le poisson, c’est donc savoir embrouiller les choses pour escamoter une question ou un objectif ». L’origine de cette expression remonterait à une technique de pêche visant à épuiser le poisson qui a mordu à l’hameçon en lui faisant faire des va-et-vient entre l’eau et l’air. Donc pour ce qui nous concerne : il s’agit « d’épuiser mentalement l’adversaire en détournant son attention sur des sujets neutres », voire anecdotiques, pour arriver à ses fins et ainsi « éviter les questions qui fâchent ». Comment pour mieux vous ferrer, votre interlocuteur cherche à vous noyer. Par un discours fleuve dont vous aurez peine à remonter le courant d’informations et à appréhender les intentions réelles, par l’utilisation de termes techniques qui vous dépassent, d’un jargon pseudo scientifique/professionnel, de métaphores douteuses, voire de citations culturelles qui focaliseront votre attention, et dont l’abondance va peu à peu émousser votre acuité et votre sagacité. Évitement, dissimulation, ou plus grossièrement EMPAPAOUTAGE, tout est bon pour votre interlocuteur pour vous amener à son objectif réel…Quelques parades : En amont de la négociation : une excellente préparation incluant une parfaite connaissance des spécificités culturelles de l’interlocuteur (ex : le jargon ou le vocabulaire propre à l’entreprise), la maîtrise des chiffres et des données contextuelles, etc. Histoire de ne pas s’en laisser raconter ! Durant la négociation : un rappel de l’ordre du jour et de l’objectif au début de la réunion, des questions fréquentes en cas d’incompréhension, une reformulation fréquente de ce qui est entendu et compris, un recadrage sur les objectifs si votre interlocuteur cherche à vous perdre dans des digressions inutiles. Tout en gardant son sang froid et en restant courtois, ne pas hésiter à utiliser à une autre expression animale : « je vais appeler un chat, un chat, vous cherchez à noyer le poisson ! Concentrons-nous sur l’objet de cette rencontre ». Que vous ayez à faire face à un requin, une anguille ou à un poisson clown, en identifiant clairement la stratégie de votre interlocuteur et au besoin en l’utilisant à votre avantage (comme au judo, on se sert de la force de l’autre), dans toute négociation où l’on cherche à vous noyer, vous serez tel un poisson dans l’eau, un poisson à qui, on ne la fait pas ! Bonne nage !
    ▬Nous les jumeaux¦¦Cette expression de "noyer le poisson" était à l’origine pour fatiguer le poisson le sortant justement hors de son contexte qui est l’eau, et on le noie hors de l’eau, ce qui est quand même paradoxal, car la noyade est liée à ne pouvoir plus respirer l’air et être dans un liquide ou cet air n’existe pas, et ce liquide qui est l’eau en général, devient donc non respirable. L’air est composé d’oxygène, et également l’eau, mais ce sont les systèmes différents qui extraient cet oxygène de l’air ou l’eau, dont le monde du vivant à besoin. Donc ce verbe de noyer à l’origine est lié à être dans un liquide pour les organismes respirant l’air gazeux, et est normalement l’inverse pour les poissons, qui respirent (si on peux le dire comme cela), l’oxygène se trouvant dans l’eau. Le verbe noyer devrait évoluer pour dire, que si les systèmes vivants changent d’environnement dont ils ont besoin, ils se noient. Se noyer est donc de changer de contexte habituel, où on ne peut plus vivre. Cette expression populaire voudrait dire aussi que l’on change de sujet par des réponses inappropriées en répondant à coté. On perd donc l’environnent initial du sujet du dialogue, car les réponses sont hors des questions. Pour élargir encore plus le débat et toujours pour élargir ce verbe de noyer, si on dit qu’un proton se noie, qu-est-ce que cela peut vouloir dire Ɂ Déjà est-ce qu’un proton vit Ɂ Nous dirons qu’un proton est une système vivant constitué de quarks vivants. Maintenant pourquoi dire qu’un proton ou un quark ou encore un électron sont des systèmes vivants Ɂ Et bien ces particules sont vivantes car elles changent d’états, comme de lieux, comme des tas de paramètres, ce qui fait qu’elles ne sont pas inertes, mais justement actives. Mais pourquoi sont-elles actives Ɂ Et bien c’est le contexte où elles sont qui les rendent actives, et ce contexte est le vide quantique de l’espace. Sans ce vide quantique, les particules dites élémentaires ne vivent plus, et n’ont même plus cette notion de particules et être ce qu’elles sont, car on les a noyer à être dans un autre contexte sans ce vide quantique. Peut-on noyer des particules élémentaires Ɂ Et bien oui on peut noyer des particules élémentaires en retirant ce vide quantique, et l’endroit où ce vide quantique est totalement absent est le trou noir. Ceci veut dire que la notion de particules élémentaires réelles comme virtuelles au sein d’un trou noir, n’existe pas, car le contexte de l’intérieur d’un trou noir, supprime ce vide quantique. Les évaporations possibles de ces trous noirs, n’ont plus lieux d’être, car ces objets de trous noirs, ne sont plus de la matière au sens traditionnel, mais quelque chose que l’on ne sait absolument pas définir, et même la mécanique quantique n’y rentre pas. Donc du poisson à l’homme, ou du poisson au trou noir, cela n’est qu’un changement de contexte ou d’environnement mais inadéquat d’un système à un autre et où les systèmes ne sont plus adaptés à vivre.On peut aussi se noyer au sens figurer car on peut dire qu’on s’est noyer dans ses papiers.
    Le fait de ne plus pouvoir assurer quoi que ce soit, on se noie, car on ne maîtrise plus l’ensemble de ce qui doit être fait.
    ▬Nous terminerons notre remarque par ces paroles d’une petite chanson bien connue qui date déjà de plus de 50 ans¦¦
    ▬Un petit poisson, un petit oiseau
    S’aimaient d’amour tendre
    Mais comment s’y prendre
    Quand on est dans l’eau
    ▬Un petit poisson, un petit oiseau
    S’aimaient d’amour tendre
    Mais comment s’y prendre
    Quand on est là-haut
    ▬Quand on est là-haut
    Perdu aux creux des nuages
    On regarde en bas pour voir
    Son amour qui nage
    ▬Et l’on voudrait bien changer
    Ses ailes en nageoires
    Les arbres en plongeoir
    Le ciel en baignoire
    ▬Un petit poisson, un petit oiseau
    S’aimaient d’amour tendre
    Mais comment s’y prendre
    Quand on est là-haut
    ▬Un petit poisson, un petit oiseau
    S’aimaient d’amour tendre
    Mais comment s’y prendre
    Quand on est dans l’eau
    ▬Quand on est dans l’eau
    On veut que vienne l’orage
    Qui apporterait du ciel
    Bien plus qu’un message
    Qui pourrait d’un coup
    ▬Changer au cours du voyage
    Des plumes en écailles
    Des ailes en chandail
    Des algues en paille
    ▬Un petit poisson, un petit oiseau
    S’aimaient d’amour tendre
    Mais comment s’y prendre
    Quand on est dans l’eau
    ▬Un petit poisson, un petit oiseau
    S’aimaient d’amour tendre
    Mais comment s’y prendre
    Quand on est là-haut
    ▬Les jumeaux JFP/Jean-François POULIQUEN

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  • Développement et ontogenèse des poissons 7 janvier 17:27, par Robert Paris

    Effectivement, la matière inerte n’est pas non dynamique, non créative de nouveauté, non constructive, non agitée, non changeante, etc.

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    Enfin

    Pour finir

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