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Accueil du site > 06- Livre Six : POLITIQUE REVOLUTIONNAIRE > 7- La question de l’Etat > Quelques textes sur la conception marxiste de l’Etat

Quelques textes sur la conception marxiste de l’Etat

samedi 18 décembre 2010, par Robert Paris

L’Etat est une question essentielle dans la vie des citoyens et encore plus essentielle dans la lutte des travailleurs. Cependant, elle reste incomprise et ce n’est pas un hasard. Cet organisme est placé de telle sorte qu’il apparaisse comme la clef de voûte de l’édifice mais assez incompréhensible pour être inaccessible. En fait, la plupart des gens le considèrent comme le défenseur des intérêts généraux de la population alors qu’il est tout le contraire : le défenseur des intérêts généraux d’une infime minorité d’exploiteurs.

La révolution et l’Etat, Marx/Engels

L’Etat et la révolution, Lénine

De l’Etat, Lénine

La formation de l’Etat chez les germains

Genèse de l’Etat athénien

Genèse de l’Etat à Rome

L’Etat russe et la bureaucratie : quel avenir ?

La nature de l’Etat russe

8 Messages de forum

  • Quelques textes sur la conception marxiste de l’Etat 14 octobre 2009 22:19, par Robert Paris

    L’État populaire libre est devenu un État libre. D’après le sens grammatical de ces termes, un État libre est un État qui est libre à l’égard de ses citoyens, c’est à dire un État à gouvernement despotique. Il conviendrait d’abandonner tout ce bavardage sur l’État, surtout après la Commune, qui n’était plus un État, au sens propre. Les anarchistes nous ont assez jeté à la tête l’État populaire, bien que déjà le livre de Marx contre Proudhon [14] et puis le Manifeste Communiste disent explicitement qu’avec l’instauration du régime social socialiste l’État se dissout de lui-même et disparaît. L’État n’étant qu’une institution temporaire, dont on est obligé de se servir dans la lutte, dans la révolution, pour réprimer par la force ses adversaires, il est parfaitement absurde de parler d’un État populaire libre : tant que le prolétariat a encore besoin de l’État, ce n’est point pour la liberté mais pour réprimer ses adversaires. Et le jour où il devient possible de parler de liberté, l’État cesse d’exister comme tel.

    Extraits d’une lettre d’Engels à Bebel du 18 mars 1875

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  • Quelques textes sur la conception marxiste de l’Etat 24 novembre 2009 15:35, par Robert Paris

    Le premier acte par lequel l’État se constituera réellement le représentant de toute la société, — la prise de possession des moyens de production au nom de la société, — sera en même temps son dernier acte en tant qu’État. Le gouvernement des personnes fera place à l’administration des choses et à la direction de la production. La société libre ne peut pas tolérer un État entre elle et ses membres.

    Socialisme utopique et socialisme scientifique, Friedrich Engels

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  • Quelques textes sur la conception marxiste de l’Etat 24 novembre 2009 15:36, par Robert Paris

    Mais, en réalité, l’État n’est rien d’autre qu’un appareil pour opprimer une classe par un autre, et cela, tout autant dans la république démocratique que dans la monarchie ; le moins qu’on puisse en dire, c’est qu’il est un mal dont hérite le prolétariat vainqueur dans la lutte pour la domination de classe et dont, tout comme la Commune, il ne pourra s’empêcher de rogner aussitôt au maximum les côtés les plus nuisibles, jusqu’à ce qu’une génération grandie dans des conditions sociales nouvelles et libres soit en état de se défaire de tout ce bric-à-brac de l’État.

    La guerre civile en France, Marx

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  • Quelques textes sur la conception marxiste de l’Etat 17 décembre 2009 11:33, par Robert Paris

    Non seulement l’État antique et féodal, mais aussi « I’État représentatif moderne est un instrument d’exploitation du travail salarié par le capital » (Engels dans son ouvrage sur l’État [1]). « l’État n’étant qu’une institution temporaire dont on est obligé de se servir dans la lutte, dans la révolution, pour réprimer par la force ses adversaires, il est parfaitement absurde de parler d’un État populaire libre : tant que le prolétariat a encore besoin d’un État, ce n’est point pour la liberté, mais pour réprimer ses adversaires. Et le jour où il devient possible de parler de liberté, l’État cesse d’exister comme tel » (Engels, lettre à Bebel, 28 mars 1875). « l’État n’est rien d’autre chose qu’une machine pour l’oppression d’une classe par une autre, et cela, tout autant dans la république démocratique que dans la monarchie » (Engels, préface à la Guerre civile de Marx [2] ). Le suffrage universel est « l’indice qui permet de mesurer la maturité de la classe ouvrière. Il ne peut être rien de plus, il ne sera jamais rien de plus dans l’État actuel » (Engels dans son ouvrage sur l’État [3]). M. Kautsky rabâche de la façon la plus ennuyeuse la première partie de cette thèse, acceptable pour la bourgeoisie. Mais la deuxième, que nous avons soulignée et qui pour la bourgeoisie n’est pas recevable, le renégat Kautsky la passe sous silence !). « La Commune devait être, non pas un organisme parlementaire, mais un corps agissant, exécutif et législatif à la fois... Au lieu de décider une fois tous les trois ou six ans quel membre de la classe dirigeante devait représenter et fouler aux pieds (ver und zertreten) le peuple au Parlement, le suffrage universel devait servir au peuple constitué en communes, à recruter pour son entreprise des ouvriers, des surveillants, des comptables, de même que le suffrage individuel sert au même objet à n’importe quel patron. » (Marx dans son ouvrage sur la Commune de Paris, la Guerre civile en France).

    Extrait de "La révolution prolétarienne et le renégat Kautsky" de Lénine

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    • Quelques textes sur la conception marxiste de l’Etat 18 décembre 2010 10:44, par MOSHE

      L’Etat est une question essentielle dans la vie des citoyens et encore plus essentielle dans la lutte des travailleurs. Cependant, elle reste incomprise et ce n’est pas un hasard. Cet organisme est placé de telle sorte qu’il apparaisse comme la clef de voûte de l’édifice mais assez incompréhensible pour être inaccessible. En fait, la plupart des gens le considèrent comme le défenseur des intérêts généraux de la population alors qu’il est tout le contraire : le défenseur des intérêts généraux d’une infime minorité d’exploiteurs.

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  • « Où est la patrie de ceux qui n’ont aucune propriété, qui ne peuvent prétendre à aucun emploi, qui ne retirent aucun avantage du pacte social ? Partout condamnés à servir, s’ils ne sont pas sous le joug d’un maître, ils sont sous celui de leurs concitoyens (…) Que pourraient-ils devoir à l’Etat qui n’a rien fait que cimenter leur misère et river leurs fers ; ils ne lui doivent que la haine et les malédictions. Ah ! Sauvez-le l’Etat, vous à qui il assure un sort tranquille et heureux ; n’exigez rien de nous, c’est bien assez que le destin cruel nous ait réduit à la cruelle nécessité de vivre parmi vous. »

    Marat, novembre 1789

    « Un jeune garçon pâtissier se donnait un jour les airs d’aimer sa patrie.
    "Qu’entends-tu par ta patrie ?" lui dit un voisin : "Est-ce la rue où demeuraient ton père et ta mère, qui se sont ruinés, et qui t’ont réduit à enfourner des petits pâtés pour vivre ?" »

    Voltaire dans son Dictionnaire philosophique

    « Traîtres seraient les gouvernements qui, élevés sur les pavois prolétaires, ne feraient pas opérer à l’instant même :
    1° - Le désarmement des gardes bourgeoises.
    2° - L’armement et l’organisation en milice nationale de tous les ouvriers. »

    Auguste Blanqui – Le toast de Londres

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  • « L’Etat bourgeois n’est rien de plus qu’une assurance mutuelle de la classe bourgeoise contre ses membres individuels et contre la classe exploitée, assurance qui deviendra nécessairement de plus en plus coûteuse et, apparemment, de plus en plus autonome en face de la société bourgeoise ; c’est que la répression de la classe exploitée devient de plus en plus difficile. »

    Karl Marx, Nouvelle gazette rhénane

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  • « L’appareil d’État centralisé qui, tel un boa constrictor, enserre avec ses organes militaires bureaucratiques, ecclésiastiques et judiciaires, omniprésents et compliqués, le corps vivant de la société bourgeoise, fut d’abord forgé au temps de la monarchie absolue comme une arme de la société moderne naissante dans sa lutte émancipatrice contre le féodalisme. [...] La première Révolution française, dont la tâche était de fonder l’unité nationale (...) fut donc forcée de développer l’œuvre commencée par la monarchie absolue, à savoir la centralisation et l’organisation du pouvoir d’État, d’en étendre la sphère et les attributs, d’en multiplier les instruments, d’en accroître l’indépendance et l’emprise surnaturelle sur la société réelle [...] Le moindre intérêt individuel issu de relations entre les groupes sociaux fut séparé de la société elle-même ; rendu indépendant sous la forme de l’intérêt d’État dont la défense est confiée à des prêtres d’État remplissant des fonctions hiérarchiques bien déterminées. »

    (Karl Marx, Adresse sur la Commune, brouillon, 1871).

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