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Le prolétariat d’Haïti et les révolutionnaires

jeudi 11 mars 2010, par Robert Paris

Commentaire du communiqué de Lutte Ouvrière du samedi 16 janvier 2010

« La catastrophe de Haïti, et l’hypocrisie des grandes puissances Après le tremblement de terre du 12 janvier, les grandes puissances, à commencer par les USA et la France, se sont répandues en discours pour mettre en valeur l’aide qu’elles allaient apporter à la population de l’île. Mais après le séisme lui-même, c’est maintenant le manque total de moyens de secours qui tue les Haïtiens. Le manque de médecins, d’équipements hospitaliers, d’engins pour dégager les victimes ensevelies sous les débris, de nourriture, d’eau potable. Mais cette misère, elle existait déjà avant le séisme. Et il y a déjà six ans que la « Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti » est présente sur place. Elle ne pouvait pas ignorer dans quelles conditions indignes vivait la population de cette île, que le colonialisme français, puis l’impérialisme américain, avait ruiné. Et elle n’a rien fait, en dehors de former une force de police capable de s’opposer à d’éventuels troubles sociaux. Aujourd’hui, c’est bien le moins que les pays riches envoient quelques équipes de secours, mais les moyens qu’ils mobilisent (trois avions et 200 hommes pour la France) sont dérisoires en comparaison de ceux qu’ils ont déployés en Irak ou en Afghanistan ! Alors, la simple décence voudrait qu’ils envoient plus d’aide, et qu’ils cessent de s’en vanter ! »

Arlette Laguiller, Nathalie Arthaud

Il y a beaucoup à dire, et à redire, à ce texte. Il peut sembler, en première lecture, que Lutte Ouvrière a une position critique vis-à-vis de l’impérialisme en Haïti, mais il n’en est rien !

En effet, s’il est écrit « les moyens qu’ils mobilisent sont dérisoires », cela est totalement faux. L’impérialisme a, dès le lendemain du séisme, mobilisé des moyens impressionnants. Les buts de cette intervention ne sont pas clairement soulignés par la communiqué. Alors que le but est clairement d’envahir militairement l’île contre tout risque lié au vide du pouvoir, cela n’est pas évoqué et il est seulement dit qu’il faudrait « qu’ils envoient plus d’aide », ce qui sous-entend que l’opération serait un sauvetage mais sans grands moyens !

Voilà ce qui apparaît dès le premier abord. Mais, si on y regarde de plus près, on s’aperçoit que les mensonges de l’impérialisme sont systématiquement couverts.

Prenons la phrase : « la « Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti » est présente sur place … ne pouvait pas ignorer dans quelles conditions indignes vivait la population de cette île ». Voilà qui peut sembler critique. D’autant que s’y adjoint celle-ci : « Et elle n’a rien fait, en dehors de former une force de police capable de s’opposer à d’éventuels troubles sociaux. »

Mais cela, c’est un mensonge de grande ampleur.

Non ! La Minustah n’a pas fait que former une force de police en Haïti et Lutte Ouvrière le sait bien, elle qui avait rapporté en son temps que cette force « de paix », plus exactement « de stabilisation »... de la dictature avait attaqué les bidonvilles, les quartiers populaires, participé à la dure répression contre les émeutes de la faim de 2008 et enfin attaqué encore la classe ouvrière lors de la grève de 2009 pour les 200 gourdes. De tout cela le bilan est un grand nombre de morts et de blessés dans les milieux populaires, de multiples arrestations, notamment parmi les militants de la classe ouvrière et des milieux populaires.

Du coup, l’expression « ne pouvait pas ignorer dans quelles conditions indignes vivait la population de cette île » prend un tour tout différent. Le boucher ne peut pas ignorer l’état de la bête !!!

Quant à la phrase parlant de « force de police capable de s’opposer à d’éventuels troubles sociaux », elle sous-entend que ces troubles étaient seulement une éventualité à venir... Alors que la Minustah s’est opposée à des troubles sociaux bien réels, qui plus est causés par la classe ouvrière elle-même. C’est le rapport de la Minustah qui avait conclu à un échec de ces tentatives de combattre la révolte sociale et à la nécessité d’une intervention militaire massive avec occupation de l’île par des armées étrangères et « mise sous tutelle d’Haïti ». De tout cela, pas un mot dans le communiqué. Celui qui le lit serait bien en peine de comprendre que, derrière l’opération de façade humanitaire, il s’agit seulement d’une opération militaire de répression d’un peuple révolté !

Du coup, on mesure aussi la saveur de la phrase, « c’est maintenant le manque total de moyens de secours qui tue les Haïtiens. », après avoir refusé de nous dire que la Minustah, avant tuait déjà les Haîtiens !!

Mais le manque de moyens de cette petite île déjà très pauvre n’est-il pas le prétexte à cette intervention impérialiste ? Et, en écrivant, « Mais cette misère, elle existait déjà avant le séisme. », Lutte Ouvrière combat un drôle d’ennemi : la misère. On aurait aussi pu dire que la richesses existait aussi en Haïti avant le séisme et que c’est la richesse qui tuait en Haïti plus sûrement que la misère !!!!

Et cela même si Lutte Ouvrière rajoute « le colonialisme français, puis l’impérialisme américain, avait ruiné. » car l’impérialisme n’a pas fait que ruiner l’île. Il l’a exploité et continue de le faire. Et c’est parce que les exploités ne se laissaient plus faire que les classes exploiteuses ont été jusqu’à détruire la base de l’exploitation comme les usines et les zones industrielles.

N’aurait-il pas été nécessaire pour un communiqué s’adressant aux travailleurs de France de rappeler que si les grandes puissances réalisent l’opération « humanitaire » la plus importante de tous les temps – sans parler de la grande mobilisation médiatique de l’opinion mondiale-, c’est parce qu’ils ont peur des prolétaires haïtiens qui leur ont montré depuis la révolte de 1984-1986 contre Duvalier fils qu’ils n’étaient pas près de rentrer dans le rang...

Rappelons-le donc puisque LO ne le fait pas. Non seulement, le mouvement des masses a monté de 1984 au départ de Bébé Doc en février 1986, mais il a continué de monter jusqu’en juillet 1987 lorsque la dictature militaire dirigée par Namphy a tenté de contrôler les élections. La dictature n’a a lors cessé d’organiser des assassinats dans les masses populaires, estimant que celles-ci n’étaient pas calmées. Et, lorsque Lafontant, chef de macoutes, a pris le pouvoir le 7 juillet 1990, un mouvement de masse populaire l’a renvoyé le 6 janvier 1991. C’est ce mouvement de masse qui a obligé les classes dirigeantes à se résoudre à l’investiture d’Aristide le 7 février 1991. Et on a pu voir que la classe ouvrière était mobilisée puisque dès le 10 juillet 1991, elle manifestait devant le Parlement pour exiger la hausse du salaire minimum. C’est encore parce que le pouvoir, aux mains d’Aristide, ne parvenait pas à calmer les masses populaires et ouvrières que Cédras lui a enlevé le pouvoir le 29-30 septembre 1991. la meilleure preuve : c’est dans les quartiers pauvres que s’est exercée l’attaque de Cédras à peine arrivé au pouvoir. Non pas qu’Aristide ait jamais représenté vraiment les masses populaires ! N’oublions pas qu’Aristide avait nommé chef d’Etat-major des armées et s’était bien gardé d’appeler la population à se méfier de l’armée et encore moins à armer les masses populaires pour éviter les coups d’états !!!

D’où vient que le peuple d’Haîti est dans cette situation catastrophique. Certainement pas seulement au fait que l’impérialisme a succédé au colonialisme mais au fait que la révolution commencée en 1984 a tourné en eau de boudin grâce à des adversaires auxquels les masses ne s’attendaient pas. Mais ce n’est pas le communiqué de Lutte ouvrière qui nous apprendra qu’Haïti paie une révolution qui a été trahie au lieu d’être menée à son terme. Le mot révolution n’est pas prononcé.

Les grandes puissances, elles, craignent la révolution mais le groupe révolutionnaire, dit-il, n’en parle pas....

Pour conclure, la position de Lutte Ouvrière, non seulement n’appelle pas au retrait des forces armées impérialistes, dont celles de notre propre impérialisme, le français, mais elle ne donne comme perspective qu’une bonne aide bien faite et suffisante des grandes puissances.

Ce qu’il y a à souligner dans la politique des grandes puissances n’est pas l’hypocrisie mais la crainte de la force des prolétaires et c’était important de le faire savoir aux travailleurs de France comme du monde alors que la crise nous rapproche d’une confrontation inévitable...

Appeler le loup à venir aider les malheureuses brebis, il faut le faire ! Quant à la leçon de morale au loup l’appelant au nom de "la simple décence" qui, comme on le sait, règne dans nos sociétés capitalistes avancées...., elle revient à dire que le rôle de l’Etat est d’aider la population, comme il le fait sans doute déjà en France avec les sans logis, les sans papiers, les chômeurs, les licenciés et on en passe ! Ce n’est pas une erreur : cela s’appelle du réformisme ! Ah, comme la vie serait jolie disent les éditos de LO si l’impérialisme redonnait au peuple haïtien une toute petite part de tout ce qu’ils lui ont volé. Ce serait « la moindre des choses » vu le malheur qui frappe ce peuple....

Et si, au lieu de pleurer sur la méchanceté ou l’hypocrisie de nos adversaires, des révolutionnaires se contentaient de donner des éléments d’analyse permettant de comprendre ce qui se joue en Haïti, non seulement pour le peuple haïtien mais pour tous les peuples du monde, comment l’impérialisme est en train de mettre en place une stratégie mondiale pour écraser préventivement les révoltes et révolutions possibles et probables face à la crise du système mondial …

La vraie perspective, que les comités de quartier et d’usine profitent du vide du pouvoir pour s’organiser en vue d’un pouvoir des masses travailleuses, les travailleurs français n’en entendrons pas parler de la part de cette organisation, ni dans ce communiqué, ni dans aucun éditorial !!!

Robert Paris

La Voix des Travailleurs

www.matierevolution.fr

Les groupes révolutionnaires en France à la lumière d’Haïti

13 Messages de forum

  • Le prolétariat d’Haïti et les révolutionnaires 11 février 2010 09:43, par MOSHE

    Et si, au lieu de pleurer sur la méchanceté ou l’hypocrisie de nos adversaires, des révolutionnaires se contentaient de donner des éléments

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  • Le prolétariat d’Haïti et les révolutionnaires 11 février 2010 09:45, par MOSHE

    Appeler le loup à venir aider les malheureuses brebis, il faut le faire ! Quant à la leçon de morale au loup l’appelant au nom de "la simple décence" qui, comme on le sait, règne dans nos sociétés capitalistes avancées...., elle revient à dire que le rôle de l’Etat est d’aider la population,

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  • Le prolétariat d’Haïti et les révolutionnaires 11 février 2010 09:47, par MOSHE

    Les grandes puissances, elles, craignent la révolution mais le groupe révolutionnaire, dit-il, n’en parle pas....

    Pour conclure, la position de Lutte Ouvrière, non seulement n’appelle pas au retrait des forces armées impérialistes, dont celles de notre propre impérialisme, le français, mais elle ne donne comme perspective qu’une bonne aide bien faite et suffisante des grandes puissances.

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  • Le prolétariat d’Haïti et les révolutionnaires 11 février 2010 09:48, par MOSHE

    Les grandes puissances, elles, craignent la révolution mais le groupe révolutionnaire, dit-il, n’en parle pas....

    Pour conclure, la position de Lutte Ouvrière, non seulement n’appelle pas au retrait des forces armées impérialistes, dont celles de notre propre impérialisme, le français, mais elle ne donne comme perspective qu’une bonne aide bien faite et suffisante des grandes puissances.

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  • Le prolétariat d’Haïti et les révolutionnaires 11 février 2010 10:22, par MOSHE

    je suis tres cotent de cette refutation du texte de lutte ouvriere oui je pense que le capital ne fonctionne pas avec la moral du tipe ypocrite bla bla merci en tout cas moi ça m’a bien plus cette reponse a lutte ouvriere. moshe

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  • Le prolétariat d’Haïti et les révolutionnaires 11 février 2010 12:36, par MOSHE

    MOSHE :

    Quelle est cette organisation qui, il y a quelque année, 5 ou 6 ans si je ne me trompe pas, a laissé mourir de faim un militant engagé, de son organisation, dans un bidonville de Port-au-Prince en Haîti ?

    Et, quelques semaines plus tard, la même organisation collait des affiches dans les secteurs de banlieue, des affiches éléctorals coûtant plusieurs centaines de milliers d’euros, pratique rare de la part de cette organisation qui se disait révolutionnaire prolétarienne à l’époque ?

    Une partie des crocodille étaient au courant et étaient très choqués quand ils ont entendu la nouvelle.

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  • Le prolétariat d’Haïti et les révolutionnaires 11 février 2010 17:43, par Robert Paris

    Effectivement, n’oublions pas que ce n’est pas par une action économique que le capitalisme a détruit la zone industrielle de Port-au-Prince mais parce que les opprimés qui s’y révoltaient devenaient dangereux....

    Ce "facteur politique", LO l’oublie en faveur du "facteur économique".

    Cette organisation affirme que le capitalisme a volé Haïti, appauvri Haïti mais il oublie de dire que l’impérialisme a mené une politique de classe et que cette politique se heurtait à une situation de révolution sociale et pas seulement d’exploitation.

    Cela désarme celui qui voudrait comprendre ce qui se passe.

    Les classes dirigeantes locales ne sont incapables que parce qu’elles se heurtent à un problème qu’elles ne peuvent résoudre et qui est lié à la mobilisation prolétarienne. celui qui ne le dit pas non seulement ment mais désarme les travailleurs...

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  • Le prolétariat d’Haïti et les révolutionnaires 11 février 2010 20:02, par Robert Paris

    Faire croire que la campagne des média sur Haïti est une campagne hypocrite parce que les impérialismes ne vont pas verser beaucoup d’argent, c’est cacher la réalité. Ils peuvent verser de l’argent mais c’est contre le peuple travailleur d’Haïti. cela a un sens de classe, contrairement à la position de LO qui essaie d’effacer le sens de classe.

    Ce sens de classe, c’est que l’impérialisme intervient contre le prolétariat haïtien, pour l’écraser durablement dans son combat.

    Ne faire que dénoncer le manque de moyens mis par l’impérialisme, c’est contribuer à mettre le voile sur la politique réelle de l’impérialisme.

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  • Le prolétariat d’Haïti et les révolutionnaires 12 février 2010 01:12, par Max

    En Afrique du Sud, au début de l’apartheid en 1948, Le ministre blanc sud Africain Strijdom, responsable du parti nationale et militant du courant Nazi, a expliqué la politique de déportation, répression et de contrôle des noirs.

    Un extrait d’une interview vient de passer à la télévision dans une émission consacrée à Nelson Mandela.

    Strijdom dit que l’apartheid est une expression mal comprise en afrikaans qui signifie "relations de bon voisinage". Ce "monsieur" explique cela d’un air sérieux et ironique tel un homme politique républicain et démocratique. Pas de signe de croix gammée, pas de salut nazi, juste un costume et un sourire qui en disent long.

    Alors pourquoi mentir ? Pourquoi cacher la vérité ? Pour les blancs mais pas n’importe lesquels. Car les noirs eux sont certains du régime dans lequel ils vivent ou s’ils ont des doutes ils vont vite comprendre la nature de l’apartheid.

    Non le mensonge s’adresse à la classe ouvrière blanche et au reste du monde. Il faut pour soutenir le gouvernement fasciste Sud Afriquain, que les autres pays impérialistes soient à l’aise avec l’image qu’il envoie.

    Est ce que la séparation entre travailleurs noirs et blancs étaient inéluctables ? certainement pas et l’histoire ouvrière en ait la preuve : (http://www.matierevolution.fr/spip.php?article1066) .

    Mais le parti communiste de l’époque avait déjà de toutes autres objectifs et comme pour la révolution chinoise, il va marcher derrière le parti nationaliste.

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  • Le prolétariat d’Haïti et les révolutionnaires 12 février 2010 01:32, par Max

    LE titre du forum est ambigu : de quels révolutionnaires parlent on ?

    de LO , c’est à dire ce groupe qui est en train de refaire l’histoire récente d’Haiti et de son prolétariat, un groupe qui :

    "Appele le loup à venir aider les malheureuses brebis"

    Non il faut appeler ce forum : Le prolétariat d’Haiti et les faux révolutionnaires.

    Nous ne devons rien demander à ce groupe, c’est à dire à sa direction.

    Car les militants eux doivent nous lire pour comprendre ce que leur parti leur cache dans un évènement aussi actuel que l’invasion impérialiste de l’île.

    Et il faut que nous aussi ne laissions aucune illusions sur ce type de dérive : ce n’est pas "une erreur, c’est du réformisme".

    Le titre doit appeler un chat un chat, surtout quand on s’attaque directement à un texte de LO.

    Ou alors si on veut laisser la conclusion aux lecteurs, il aurait fallu un titre dénonçiateur : "qu’est ce que la simple décence pour des militants qui se disent révolutionnaires ?"

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  • Le prolétariat d’Haïti et les révolutionnaires 21 septembre 2012 21:03, par Robert

    Lutte ouvrière déclarait :

    « La « Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti » est présente sur place. Elle ne pouvait pas ignorer dans quelles conditions indignes vivait la population de cette île. »

    Ne donnons qu’un exemple que la Minustah ne peut pas ignorer ... qu’elle a elle même massacré et pas observé !!!!

    Le 6 juillet 2005, à 3 heures du matin, 1 440 soldats brésiliens et jordaniens ont encerclé Cité Soleil avec leurs tanks et attaqué. Des hélicoptères ont largué des bombes et les troupes de l’ONU ont tiré plus de 22 000 balles, faisant d’innombrables dizaines de victimes parmi les civils, dont des femmes et des enfants. (En d’octobre 2005, les résidents de Cité Soleil ont dit à une délégation d’enquête pour le Tribunal international sur Haïti que de nombreux cadavres avaient rapidement été emportés dans des véhicules de l’ONU pour disparaître à tout jamais.) Des groupes de défense des droits humains ont qualifié le carnage de « massacre ».

    « On ignore encore le degré d’agressivité dont a fait preuve la MINUSTAH, quoique 22 000 projectiles représentent une grande quantité de munitions pour n’avoir fait que six victimes » (le nombre de morts officiel selon l’ONU), écrit Foley dans un câble de l’ambassade daté du 26 juillet 2005 obtenu par le professeur Keith Yearman en vertu de la loi sur l’accès à l’information. L’ONU a prétendu avoir uniquement tué« le chef de gang Dred Wilme et cinq de ses associés », selon le câble, tout en affirmant qu’« à l’hôpital Saint-Joseph près de Cité Soleil, Médecins sans frontières a reçu 26 victimes par balle de Cité Soleil le 6 juillet, dont 20 femmes et au moins un enfant ».

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