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Accueil du site > 12- Livre Douze : OU EN SONT LES GROUPES REVOLUTIONNAIRES ? > Tout notre soutien aux travailleurs de Tunisie et d’Algérie !

Tout notre soutien aux travailleurs de Tunisie et d’Algérie !

dimanche 16 janvier 2011, par Robert Paris

Tout notre soutien aux travailleurs de Tunisie et d’Algérie !

Tunisie

Depuis le 17 décembre 2010, jour où un marchand ambulant s’est immolé, à Sidi Bouzid, pour protester contre la confiscation de ses marchandises, les affrontements se sontmultipliés avec la police et l’armée tunisiennes. La brutalité de la répression (66 morts au moment où ces lignes sont écrites) a mis dans la rue tout un peuple qui n’en peut plus d’être dirigé par un groupe notoirement corrompu et lié à des intérêts impérialistes, français surtout. Maintenant les émeutes on gagné la capitale, Tunis. C’est tout le régime qui est rejeté, à tel point que l’UGTT, le syndicat officiel lié au parti du dictateur Ben Ali, s’est vu contraint de soutenir les revendications et d’ouvrir ses locaux aux manifestants. La jeunesse et les travailleurs de Tunisie n’en peuvent plus du chômage, ils n’en peuvent plus de voir leur dignité bafouée quotidiennement, contraints à l’émigration etmême au suicide comme seule arme de protestation. Cependant, le geste de Mohamed Bouazizi et le cynisme des « autorités » ont provoqué une telle indignation qu’aujourd’hui et désormais la peur a changé de camp. Les tunisiens sont debout, exigeant d’en finir avec cette dictature corrompue.

Algérie

En six mois, le cours du blé a presque doublé, passant de 430 à 820 dollars la tonne. Certes, on n’est pas encore au 1300 dollars du début du printemps 2008, mais la tendance est là. Tous les jours une presse bien intentionnée nous prépare à « l’inéluctable » : les mauvaises récoltes en Russie, en Argentine ou en Australie seront responsables, la fatalité... Nombre de gouvernements (comme ceux de Lybie, du Maroc ou de Jordanie) s’inquiètent d’explosions analogues, cependant il serait réducteur de ne voir dans les affrontement en Algérie de « simples » émeutes de la faim. Le taux de chômage est de 35%, loin de 11,8% officiels, il atteintmême 75% des jeunes ! Ceci, alors que le ministre de l’économie, Abdelmalek Zoubeidi, a naguère déclaré que : « La santé financière de l’Algérie est excellente et sa position financière extérieure reste confortable » en raison notamment d’un « bon volume des réserves de changes officielles, estimé à 150 milliardde dollars à fin juillet 2010 ». Cent cinquante milliards de dollars ! Jamais, depuis l’indépendance, l’Algérie n’a disposé de telles réserves de changes, alors que ses « partenaires » étasuniens, français, italiens ou espagnols continuent à lui dicter sa politique. Parties des quartiers populaires d’Alger (Belcourt et Bab-el-Oued) les émeutes se sont propagées à tout le nord du pays, notamment la Kabylie. Au moins cinq personnes ont été tuées et des centaines blessées. Les travailleurs et les jeunes n’en peuvent plus. Tunisie et Algérie Dans les deux pays, la jeunesse est à l’avantgarde du combat, la jeunesse diplômée dont les capitalistes n’ont que faire, la jeunesse sans diplôme rejetée dans la marginalité, les travailleurs exploités, les femmes doublement exploitées, méprisées : les peuples tunisien et algérien hurlent leur colère.

Cependant, l’Union Européenne s’inquiète de « l’usage disproportionné » de la force. Comme c’est joliment tourné pour dire aux dictateurs Ben Ali et Bouteflika : « vous aller aggraver la mobilisation au lieu de la faire refluer » ! De même, Michèle Aliot-Marie, Ministre des affaires étrangères du gouvernement Sarkozy- Fillon, s’est permis de proposer, mardi 11 janvier, devant l’Assemblée nationale que « le savoir faire, reconnu dans le monde entier, de nos forces de sécurité, permette de régler des situations sécuritaires de ce type ». « C’est la raison pour laquelle nous proposons effectivement aux deux pays (c’est nous qui soulignons, NdR) de permettre dans le cadre de nos coopérations d’agir pour que le droit de manifester puisse se faire en même temps que l’assurance de la sécurité. » (Le Point.fr - Publié le 11 et 12/01/2011).

Quelle honte !Quel culot, l’ancienne puissance coloniale, principal oppresseur impérialiste de la Tunisie et de l’Algérie, « propose » à Ben Ali et Bouteflika de les aider à rétablir l’ordre !

En Côte d’ivoire, en Algérie, en Tunisie, comme hier au Rwanda, la liste des victimes de l’impérialisme français risque encore de s’allonger en Afrique ! C’est parce qu’il est loin d’être mort, que nous appelons toutes les organisations, qui se revendiquent du mouvement ouvrier, à se mobiliser aux côtés des peuples et à lutter contre l’impérialisme français, fauteur de guerre et d’exploitation.

C’est aux tunisiens, c’est aux algériens de se prononcer sur l’avenir de leur pays, pas à Barroso, pas à Sarkozy !Ne laissons pas l’armée française intervenir au Maghreb !

Dehors les dictateurs, dehors Ben Ali et Bouteflika !

Impérialistes, hors du Maghreb !

GSI LIT-CI

3 Messages de forum

  • La honte serait plutôt du côté du mouvement ouvrier car pour ce qui est de l’Etat Français, il n’attend pas 2012 pour agir quand ces intérêts sont menacés et c’est bien normal.
    Faire croire que l’Etat peut être autre chose qu’une machine à tuer les peuples, c’est ça qui est honteux quand on se réclame des tradtions du mouvement ouvrier depuis les communards jusqu’au trotskystes.

    Dans le dernier mensuel de la CGT du mois de Janvier, on parle de la Tunisie....comme destination touristique à portée des bourses de certains travailleurs.(dernières pages du mensuel, 1/4 page pour une pub d’une agence de tourisme)

    Mettre dans les têtes que la CGT devrait soutenir, au lieu de dénoncer qu’elle est à l’opposé de cette préoccupation, voilà ce qui est la honte pour une organisation qui se prétend trotskyte.

    Demander au gouvernement d’un pays impérialiste de s’excuser car il a proposé ses services à une dictature, voilà la honte pour des partis qui se disent révolutionnaires.

    Mais en fait rien n’est honteux car chacun fait des choix en accord avec ses idées profondes, alors arrêtons la morale et discutons sérieusement de notions importantes comme l’impérialisme, l’Etat, le rôle des syndicats, et au passage démasquons ceux qui n’ont pas le courage d’assumer leurs idées réformistes.

    Le problème n’est pas de s’envoyer des compliments ou des missiles mais de reconnaître nos divergences profondes sur des sujets fondamentaux.

    La France n’est pas "honteuse", la France planifie des génocides, fait et défait des régimes dictatoriaux pour défendre ses intérêts économiques et politiques. La France c’est cette classe sociale qui licencie dans le monde entier, car le capitalisme est en crise et c’est cette classe qui prépare la prochaine guerre mondiale.

    Le discours hypocrite des marionnettes politiques est une chose, la réalité des classes sociales en est une autre : pourquoi ,par exemple, le Portugal surendetté (comme les autres pays) mais qui n’est pas connu pour son arsenal militaire, investi dans l’achat de 4 SOUS MARINS NUCLEAIRES ET PLUSIEURS CENTAINES DE VEHICULES BLINDEES ?

    Voilà une question que se pose des prolétaires en ce moment en chair et en os ?
    Pourquoi diminuer tous les budgets de la fonction publique portugaise et acheter de l’armement stratégique et tactique ?

    Pourquoi ?

    Pourquoi la FRance a organisé un génocide au Rwanda de 2 millions de morts ?

    Pourquoi les syndicats sont tous d’accord qu’il faut négocier avec un gouvernement qui casse "les fameux acquis " au nom de leur sauvetage, alors que les milliards pleuvent quand il faut sauver des banques.

    Pourquoi les syndicats ne veulent absolument pas de grèves générales ?

    La classe ouvrière n’a pas besoin qu’on la soutienne, elle a besoin de comprendre ce qui l’entoure, comment ça fonctionne et quelles expériences sa classe a dèjà réalisées dans le passé, y compris les expériences de luttes de classes en générales.

    Pour le reste, prolétaires de tous les pays, sauvons nous nous mêmes !

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  • "C’est parce qu’il est loin d’être mort, que nous appelons toutes les organisations, qui se revendiquent du mouvement ouvrier, à se mobiliser aux côtés des peuples et à lutter contre l’impérialisme français, fauteur de guerre et d’exploitation."

    C’est justement l’inverse, les représentants d’un système qui est mort, essaye de cacher son cadavre en détournant l’attention grace à des comportements soi disant anti terroristes, de démocrates anti barbus, etc...le voleur qui crie au voleur quand les passants veulent comprendre ce qui se passe.

    Un cadavre est d’ailleurs plus dangereux car il va tous nous empoisonner si nous ne l’enterrons pas définitivement et surtout si sa famille et ses amis font croire à tout le monde qu’il est bien vivant : on les comprend car soi par intérêt économique ou par choix idéologique ils n’imaginent pas faire sans ce système qu’il pense éternel, un peu comme un vieux monsieur moustachu avec une casquette.

    On s’étonne alors qu’une dictature et ses amis réagissent par la force ?
    Mais un sanglier qui vient de se prendre un coup de fusil, est il moins dangereux ? demandez à des chasseurs et surtout attention si vous faites l’expérience sans avoir une réponse de spécialiste : ne demandez donc pas à des pêcheurs ou des chasseurs de moineaux...

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  • "De même, Michèle Aliot-Marie, Ministre des affaires étrangères du gouvernement Sarkozy- Fillon, s’est permis de proposer, mardi 11 janvier, devant l’Assemblée nationale que « le savoir faire, reconnu dans le monde entier, de nos forces de sécurité, permette de régler des situations sécuritaires de ce type ».

    Et oui le gouvernement se permet car dans certaines situations il faut le consentement du parlement, du sénat, de l’Etat et de ses généraux....de ses syndicats et partis politiques.
    Pourquoi ? pour déclarer un jour ou un autre que la France vote les crédits de guerre et que l’ensemble des forces de la nation appelle à la mobilisation.

    Eux font de la politique et pas de la morale quand il s’agit de crises révolutionnaires.
    Le gouvernement de la bourgeoisie gouverne et ce serait pour nous surprendre : les révolutionnaires pensent sérieusement que les travailleurs ont besoin qu’on traffique à ce point la réalité.

    Ce n’est pas parce que le gouvernement dit "nous avons sauvé les retraites" que des révolutionnaires doivent critiquer la position personnel et hypocrite d’un Sarkozy (ce qu’ils ne font pas toujours quand ils expliquent que les capitalistes font payer la crise et que l’attaque contre les retraites est une étape dans la démolition générale du batiment).

    Ou alors on pense que les millions de travailleurs qui ont participé aux défilés syndicaux, faisaient du shopping ou qu’il soutenait le gouvernement pour une bonne réforme !

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