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En Egypte, le pouvoir fabrique le chaos et se présente comme la seule garantie face au chaos ! Une seule issue : casser l’unité de l’armée, entraîner les soldats avec le peuple travailleur, organisés tous les deux en comités populaires

jeudi 3 février 2011, par Robert Paris

COMMENT LA BATAILLE DE LA PLACE TAHRIR A ETE GAGNEE PAR LES MANIFESTANTS

Un complot ? Oui, celui du pouvoir !!! Assez des assassins, des tortionnaires, des profiteurs sur le dos du peuple égyptien !!!

Assez de la fausse neutralité de l’armée ....

Le pouvoir prétend que les violences qui ont lieu en Egypte sont le fait d’un complot de l’étranger mais les organisateurs des contre-manifestations violentes sont à chercher dans les forces de répression lancées par le pouvoir et se déplaçant en civil....

Le pouvoir a lâché ses assassins contre le peuple révolté, mensongèrement appelés "manifestants pro-Moubarak comme si des manifestants vont arriver tous en même temps avec la même fabrique de drapeaux, avec les mêmes armes, des machettes et des grenades lacrymogènes (où de simples citoyens auraient pris ces armes ?) et il nous joue la comédie selon laquelle il est en train d’essayer de séparer les combattants..... !

C’est une scène étonnante que découvre notre envoyée spéciale à l’entrée de la bouche de Métro Saddate « des manifestants anti-Moubarak ont entassé des cartes du ministère de l’Intérieur, mais aussi des armes qu’ils ont saisi sur leurs adversaires, démontrant qu’il s’agit bien de policiers. Il y a là, pêle-mêle des machettes, couteaux, cutters, poignards... », décrit-elle.

Ces bandes fascistes très déterminées. il faut l’être pour s’attaquer à un peuple qui vient de défiler au nombre de deux millions dans les rues du pays !!

Il faut avoir la caution du pouvoir pour s’autoriser ainsi à blesser et tuer impunément.

Selon un médecin sur place, quatre personnes ont été tuées jeudi matin par des tirs visant des manifestants hostiles au président Hosni Moubarak sur la place Tahrir, dans le centre du Caire, portant à sept le nombre de morts au cours de ces dernières 24 heures. Il est très évident qu’il s’agit de la police qui a quitté ses commissariats et agit en civil...

Un correspondant de Reuters a vu des dizaines de personnes le visage en sang à la suite des échauffourées. Sous la pression de leurs adversaires, de nombreux opposants ont fui la place, leur lieu de rassemblement depuis plusieurs jours. "Ce sont les voyous du Parti national démocratique (au pouvoir). J’étais à l’entrée de la place Tahrir, faisant un barrage humain, et un groupe (...) s’en est pris à nous et ensuite j’ai été touché par une pierre", a déclaré Walid, le visage en sang. D’autres opposants ont affirmé que des policiers en civil étaient mêlés aux partisans de Moubarak, ce qu’a démenti le ministère de l’Intérieur. Environ 1.500 partisans de l’opposition, moins que les jours précédents, s’étaient rassemblés dans la matinée dans ce lieu symbolique pour exiger le départ immédiat de Hosni Moubarak, 82 ans, au pouvoir depuis près de trente ans. Plusieurs centaines de leurs amis venus du nord de la ville avaient tenté de leur venir en renfort mais ils ont été repoussés par les partisans de Moubarak, dont certains sont montés sur des véhicules de l’armée pour leur lancer des pierres. Les manifestants pro-Moubarak, qui scandaient "Merci, Monsieur le président", portaient des pancartes sur lesquelles on lisait : "Nous allons libérer Tahrir". D’autres affiches accusaient les médias arabes, notamment les chaînes de télévision Al Djazira et Al Arabia, de diffuser de la propagande anti-Moubarak. L’ancien directeur général de l’Agence internationale de l’énergie atomique (AIEA) Mohamed ElBaradeï a accusé le gouvernement de recourir à "la tactique de la peur" pour faire taire l’opposition. Affirmant avoir des preuves que des policiers en civil étaient impliqués dans les affrontements, il a souhaité que l’armée sorte de sa neutralité et s’attend à ce qu’elle intervienne "dans la journée" pour "protéger les Egyptiens", selon Al Djazira. Il a dit également espérer que Moubarak s’en irait "avant vendredi". A Suez, entre 300 et 400 pro-Moubarak ont défilé dans la ville, brandissant des drapeaux égyptiens et des banderoles "Oui à Moubarak", "Moubarak, tu es dans nos coeurs". Dans la matinée, l’armée avait demandé aux manifestants antigouvernementaux de mettre fin à leurs actions, affirmant que leur message avait été entendu et qu’il fallait désormais faciliter le retour au calme. Lors d’une allocution télévisée mardi soir, Hosni Moubarak a annoncé qu’il ne briguerait pas un septième mandat à l’élection présidentielle de septembre mais qu’il voulait garder jusque-là les rênes du pouvoir pour assurer la transition. Le couvre-feu a été allégé et court désormais de cinq heures du soir à sept heures du matin, au lieu de trois heures de l’après-midi à huit heures du matin, et internet a commencé à être rétabli au Caire et dans d’autres villes comme Alexandrie. Malgré ces mesures d’apaisement, l’opposition continue à exiger le départ de Moubarak et a redit qu’elle ne voulait dialoguer qu’avec le vice-président, Omar Souleimane. Elle a appelé à la poursuite des manifestations place Tahrir et a décidé le maintien de son grand rassemblement de vendredi.

Donc le pouvoir attaque les manifestants en vue de sauver Moubarak. C’est du moins ainsi que c’est présenté.

Mais ce n’est pas le vrai but.

Moubarak est fichu et les généraux ne tiennent pas tant que cela à sauver. Ils veulent surtout sauver leur avenir à eux, leurs profits à eux, et en particulier les grands avantages liés à la direction de l’armée égyptienne : des sociétés privées,des profits colossaux, des sommes importantes venues des USA et de l’Etat égyptien.

La stratégie qui a été retenue par le pouvoir consiste à faire peur à toute la population, manifestants ou non manifestants, pour que ceux-ci se jettent au cou de l’Etat considéré du coup comme un sauveur....

Mais c’est l’Etat lui-même qui sème consciemment le chaos, c’est lui qui manipule les tueurs...

De nouveaux affrontements ont éclaté jeudi à la tombée de la nuit autour de la place Tahrir, dans le centre du Caire, où des tirs étaient entendus et des pillages et des incendies signalés. Plus tôt dans la journée, le Premier ministre égyptien Ahmed Shafiq a présenté des excuses pour l’attaque commise la veille par des partisans du "raïs" contre des protestataires anti-Moubarak et a promis une enquête.

Le vice-président Omar Souleimane a assuré pour sa part que le fils du président Hosni Moubarak, Gamal, ne briguera pas la présidence égyptienne à l’issue du mandat de son père en septembre. Gamal Moubarak, âgé de 46 ans, était considéré comme le très probable dauphin de son père malgré une forte opposition de l’opinion publique à cette succession.

Cette information, si elle est confirmée, apparaît comme une concession aux anti-Moubarak qui manifestent depuis dix jours. Mardi soir, face aux manifestations réclamant son départ, le président Moubarak, au pouvoir depuis 1981, avait annoncé qu’il ne briguerait pas un nouveau mandat.

Dans un entretien diffusé à la télévision nationale, le vice-président Omar Souleimane a fait savoir jeudi qu’un million de touristes étrangers avaient quitté l’Egypte en neuf jours, un manque à gagner d’un milliard de dollars (733.000 euros environ) pour le pays. Il a aussi accusé des étrangers, notamment, d’avoir attisé le mouvement de protestation. Et il a dit qu’il avait invité les Frères musulmans à engager des négociations avec le gouvernement.

Parallèlement, au Caire, l’armée égyptienne a commencé à s’interposer entre les manifestants soutenant le président Hosni Moubarak et ceux qui exigent son départ, semblant vouloir faire cesser les affrontements, après la mort d’au moins trois personnes la veille, selon un militant anti-Moubarak.

Des groupes pro-Moubarak ont attaqué des journalistes, des ressortissants étrangers et des travailleurs humanitaires, tandis que l’armée rassemblait les journalistes étrangers présents sur les lieux. Des coups de feu ont été entendus et au moins une personne a été blessée.

L’armée a été vue en train d’interpeller huit journalistes.

De nombreux journalistes de presse écrite, de télévision et photographes ont été victimes de violences.

A bord de l’avion Air Force One qui emmenait le président Barack Obama en Pennsylvanie, le porte-parole de la Maison Blanche Robert Gibbs a jugé "totalement inacceptable" que des journalistes puissent être pris pour cible de façon "systématique". "Tout journaliste qui a été interpellé doit être libéré immédiatement", a-t-il insisté.

"Je crois que nous devons dire clairement que le monde observe ce qui se déroule en ce moment en Egypte", a souligné Robert Gibbs, rappelant que "le gouvernement d’Egypte doit veiller à ce que des manifestations pacifiques puissent avoir lieu". Il a souligné que la transition démocratique devait débuter immédiatement, sans pour autant appeler Hosni Moubarak à se retirer.

Le président Barack Obama a entamé son intervention jeudi au petit-déjeuner de la prière nationale en priant pour que "la violence en Egypte s’arrête et que les droits et aspirations du peuple égyptien seront réalisés".

Le "processus d’une transition (...) rapide et ordonnée doit commencer dès maintenant" en Egypte, ont estimé pour leur part cinq dirigeants de l’Union européenne, dont Nicolas Sarkozy, condamnant "la violence" exercée contre les manifestants anti-Moubarak.

Dans une déclaration commune, Angela Merkel (Allemagne), David Cameron (GB), José Luis Zapatero (Espagne), Silvio Berlusconi (Italie) et Nicolas Sarkozy disent observer "la dégradation de la situation en Egypte avec une extrême préoccupation".

De leur côté, les Nations unies ont annoncé que quelque 350 personnes travaillant pour l’organisation en Egypte allaient être évacuées "temporairement" vers Chypre afin d’assurer leur sécurité. Une partie du personnel reste en Egypte pour assurer "les fonctions essentielles".

Enfin, dans la Bande de Gaza, plusieurs centaines de partisans du Hamas se sont rassemblés devant les bureaux de la représentation égyptienne pour manifester contre le président Hosni Moubarak. C’est le premier rassemblement de ce type dans le territoire palestinien contrôlé par le Hamas, le Mouvement de la résistance islamique, depuis le début de la révolte en Egypte il y a plus d’une semaine.

Pour que ça change vraiment, il faut rompre l’unité de l’armée en s’adressant aux soldats et les appeler à constituer leurs propres comités et ne plus obéir aux officiers

7 Messages de forum

  • En Egypre, une seule issue : casser l’nité de l’armée, entraîner les soldats avec le peuple travailleur, organisés tous les deux en comités

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  • Epicentre de la contestation , la place Tahrir, au centre du Caire, s’est de nouveau transformée ce jeudi, dès le début de la matinée, en champ de bataille à l’initiative de partisans d’Hosni Moubarak qui ont attaqué les opposants. Les heurts, plus ou moins intenses, se sont poursuivis toute la journée de manière sporadique. L’armée, après être restée très discrète mercredi, est cette fois intervenue à plusieurs reprises, souvent pour protéger les opposants.

    En fin d’après-midi, les partisans du pouvoir semblaient avoir quitter les lieux et les opposants, qui défiaient de fait le couvre-feu, toujours en vigueur, criaient victoire. Le reste du Caire est en revanche resté plutôt calme, tout comme l’ensemble du pays.

    Selon le bilan officiel, diffusé jeudi en milieu d’après-midi, il y aurait au moins 13 morts et plus de 800 blessés depuis mercredi.

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  • Le président égyptien Hosni Moubarak a déclaré à la chaîne de télévision américaine ABC qu’il aimerait quitter le pouvoir mais qu’il ne peut le faire par crainte du "chaos" qui s’installerait alors dans son pays.

    après moi le chaos dit Moubarak

    avec lui, l’oppression et la terreur

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  • L’Histoire paraît pour l’heure basculer en faveur des manifestants de la place Tahrir.

    La contre-attaque des pro-Moubarak avec leurs pierres, leurs bâtons, leurs chevaux et leurs dromadaires a fait long feu et ressemble pour l’instant à un baroud d’honneur. La contre-manifestation était, au moins partiellement, organisée par des membres les plus jusqu’au-boutistes des services de sécurité. Leur tactique peut se résumer en deux points :

    1 - tenter de rallier une partie de la population exaspérée pour prouver que le "peuple d’Egypte" n’est pas d’un seul côté

    2 - entretenir une atmosphère de guerre civile sous l’œil des caméras pour préparer une éventuelle reprise en main.

    La population du Caire ne les ayant pas (suffisamment) soutenus et la résistance (courageuse) des opposants de la place Tahrir les ayant finalement obligé à refluer, il est apparu clairement que les ultra ont raté leur coup.

    Pour l’instant.

    Car si le vice président Omar Souleimane a promis qu’une enquête serait ouverte et des sanctions prises contre "ceux qui ont conduit ces jeunes manifestants de se diriger vers la place Tahrir", il a aussi revendiqué le droit de manifester "son soutien et son amour" au président Moubarak. Ce qui veut dire que ces manifestants sont susceptibles de revenir, en force.

    L’interview d’Omar Souleimane ce jeudi soir montre surtout que les pro Moubarak ont l’intention de résister, sinon de contre-attaquer. A ceux qui demandent le départ de Moubarak, il répond qu’on ne peut pas être "vraiment égyptien" et demander une chose pareille dans un pays où "l’on respecte le père et le leader". De même que sont "anti-egyptiens" certains journalistes étrangers qui "enflamment les manifestants contre leur pays".

    Les opposants résistent. Le pouvoir résiste. Tout est en place pour la grande confrontation de ce vendredi. Qui cédera le premier ?
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  • L’Histoire paraît pour l’heure basculer en faveur des manifestants de la place Tahrir.

    La contre-attaque des pro-Moubarak avec leurs pierres, leurs bâtons, leurs chevaux et leurs dromadaires a fait long feu et ressemble pour l’instant à un baroud d’honneur. La contre-manifestation était, au moins partiellement, organisée par des membres les plus jusqu’au-boutistes des services de sécurité. Leur tactique peut se résumer en deux points :

    1 - tenter de rallier une partie de la population exaspérée pour prouver que le "peuple d’Egypte" n’est pas d’un seul côté

    2 - entretenir une atmosphère de guerre civile sous l’œil des caméras pour préparer une éventuelle reprise en main.

    La population du Caire ne les ayant pas (suffisamment) soutenus et la résistance (courageuse) des opposants de la place Tahrir les ayant finalement obligé à refluer, il est apparu clairement que les ultra ont raté leur coup.

    Pour l’instant.

    Car si le vice président Omar Souleimane a promis qu’une enquête serait ouverte et des sanctions prises contre "ceux qui ont conduit ces jeunes manifestants de se diriger vers la place Tahrir", il a aussi revendiqué le droit de manifester "son soutien et son amour" au président Moubarak. Ce qui veut dire que ces manifestants sont susceptibles de revenir, en force.

    L’interview d’Omar Souleimane ce jeudi soir montre surtout que les pro Moubarak ont l’intention de résister, sinon de contre-attaquer. A ceux qui demandent le départ de Moubarak, il répond qu’on ne peut pas être "vraiment égyptien" et demander une chose pareille dans un pays où "l’on respecte le père et le leader". De même que sont "anti-egyptiens" certains journalistes étrangers qui "enflamment les manifestants contre leur pays".

    Les opposants résistent. Le pouvoir résiste. Tout est en place pour la grande confrontation de ce vendredi. Qui cédera le premier ?

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  • Les partisans du président égyptien n’ont pas tué de manifestants anti-gouvernementaux au cours des violences qui ont secoué Le Caire, a affirmé jeudi le vice-président égyptien Omar Souleiman à quelques heures de la nouvelle manifestation prévue vendredi. Interviewé sur la chaîne ABC News à propos des tirs qui ont visé les manifestants regroupés sur la place Tahrir, au centre deu Caire, M. Souleiman a affirmé : "Ils se sont bien comporté". "Personne n’a été tué par des tirs d’armes ou des snipers. Impossible".

    C’était bien des gens des services spéciaux envoyés par le pouvoir !!!

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  • un seul homme partira mais son système restera puisque son successeur , Omar Souleiman , est précisément celui qui en qualité de chef des RG exerçait la répression et permettait à Moubarak de donner toute sa mesure de tyrannie ...incroyable comme résultat , et pourtant pas tant que cela si l’on songe aux préoccupations musclées des USA qui ont interdit un autre choix de remplacement dans cette région poudrière jouxtant Israël . Il est probable que le sort des égyptiens ait été décidé et bradé par des échanges continus entre Obama , Netaniaou et Souleiman . Il faut parier qu’en tant que force structurée les frères musulmans ne seront pas lésés dans ce bradage de la volonté populaire . Ce qui est étonnant c’est que les choses soient si apparentes , si lisibles , signe de décisions à prendre très rapidement sans doute . Le grand perdant sera le peuple égyptien , tenu sous une férule implacable pendant trente ans et trahi à présent par les puissances étrangères du coin .

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