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A bas le nucléaire capitaliste mais aussi à bas le capitalisme nucléaire !!!

lundi 2 mai 2011, par Robert Paris

C’est encore le capitalisme qui tue avec l’industrie nucléaire

Anniversaire de Tchernobyl et accident nucléaire du Japon contribuent à faire monter la révolte contre le nucléaire mais faut-il s’en tenir à combattre une industrie ou faut-il combattre le système tout entier qui orchestre ce scandale et des milliers d’autres ?

Le nucléaire se révèle depuis longtemps être un danger mortel pour l’humanité et pas seulement pour l’Ukraine ou pour le Japon. Mais ce n’est pas la seule industrie nucléaire qui est en cause, c’est le caractère criminel des classes dirigeantes qui choisissent consciemment de prendre ce risque pour assurer leurs profits. et cela dépasse largement le domaine du nucléaire.

L’amiante est un crime. le plomb est un crime. Le pétrole est un crime.

Le capitalisme ne s’arrête pas à la vie humaine si ses profits sont en jeu.

Ce n’est pas seulement vrai sur le terrain des risques pour les populations avoisinantes et pour les ouvriers qui y travaillent. C’est vrai aussi des système politiques que le capitalisme met en place. le capitalisme a sur les mains le sang des peuples lors de multiples massacres, guerres locales ou mondiales, etc...

On a remarqué non seulement que les Verts ne rechignent pas à réintégrer Hulot, faire-valoir du nucléaire et des trusts, dans leurs rangs et même comme futur candidat présidentiel éventuellement...

On a remarqué aussi que la nébuleuse anti-nucléaire milite très bien contre le nucléaire mais ne dénonce pas de la même manière le capitalisme nucléaire. Ainsi, elle ne cible pas le bloc CEA-EDF-Areva qui profite pourtant de ce système dangereux pour l’humanité. On ne lit pas aisément sous leur plume des dénonciations de ce que fait la France au Niger et de la contamination des mineurs du Niger. On lit encore moins des dénonciations de la responsabilité directe de ces trusts français dans la gestion des centrales du Japon. Si ces trusts s’empressent bénévolement au chevet des centrales japonaises, c’est qu’elles vont être impliquées dans les fonds pour dédommager le peuple japonais car les filiales de ces trusts géraient la centrale de Fukushima et lui livraient le combustible au plutonium, le fameux MOX...

Même "sortir du nucléaire" qui milite vraiment contre l’industrie nucléaire ne parle jamais de "sortir du capitalisme" !

Mais peut-on combattre le nucléaire sans se battre pour renverser le capitalisme ? NON !!!!

La planète tout entière est en train d’être contaminée et nous n’allons pas le savoir car les organismes de surveillance sont justement des agents des trusts du nucléaire. Combattre le nucléaire sans combattre les trusts, c’est comme combattre contre quelques gouttes de pluie et se jeter dans l’océan... Or, des gens comme les Verts, venus au pouvoir de la bourgeoisie, capables de signer le rapport Quilès qui déclare la France non coupable dans le massacre du Rwanda, capables comme Hulot de pactiser avec ces mêmes trusts, ne peuvent nullement se battre contre le nucléaire capitaliste...

Au Japon aussi, le combat contre le nucléaire n’est rien d’autre que le combat contre le capitalisme et l’Etat à son service...

Les principaux séismes au japon sont encore à venir : ils sont nucléaires, économiques, sociaux, politiques et d’abord ils seront ceux des masses populaires contre les responsables d’un véritable crime contre l’humanité !!!

Le grand capital a réalisé au Japon un véritable miracle nous disait-on il y a peu. Toyota était cité en exemple. Les réussites du capitalisme au japon se transformaient en y a-qu’à et le PDG de Renault n’avait à la bouche que des japoniaiseries pour inciter les travailleurs de France à imiter les soi-disant petits soldats prolétariens du Japon ... On voit où cela mène aujourd’hui !

Les super-profits tirés du Japon l’ont été de la surexploitation des travailleurs (ceux de Toyota par exemple) et non d’un quelconque miracle qui aurait été découvert par le capital au japon ni d’une super capacité technique. le nucléaire japonais nous montre ce qu’est cette super capacité technique : on refroidit les centrales nucléaires avec des arrosoirs !!!!

La mafia du nucléaire a, elle, arrosé tout : les autres trusts, le pouvoir japonais, les capitalistes des autres pays pour qu’ils ferment les yeux...

Pas parce que ce sont des Japonais mais parce que ce sont des capitalistes.

De toute façon, ce n’est pas le tremblement de terre lui même qui a causé la défaillance des centrales japonaises (déjà deux réacteurs en cours de fusion, probablement incontrôlable, et on parle de six autres qui connaissent de graves soucis de refroidissement) mais le tsunami consécutif qui a endommagé les circuits de refroidissement... Zone sismique ou pas en France, nous ne sommes pas à l’abri d’une grosse tempête combinée à une forte marée, comme Xinthia par exemple, qui atteindrait les centrales situées en bord de mer, ou encore d’un hiver rigoureux qui gèlerait les fleuves qui refroidissent celles situées à l’intérieur des terres...

Les capitalistes ont fait de même en France... Les séismes en France ? Et la centrale de Bugey ? Les risques des bords de mer en France ? Et la centrale des Blayais en cas de tempête exceptionnelle ?!!!! Rappelez-vous, l’été dernier : « Des rejets d’effluents radioactifs "sans impact sur l’environnement" ont été constatés dans une usine exploitée par une filiale d’Areva à Romans-sur-Isère (Drôme) à la suite d’une rupture de canalisation, a annoncé vendredi à l’AFP l’Autorité de sûreté nucléaire (ASN). » avouaient, ne pouvant faire autrement les porte paroles de cette industrie. Ils assuraient « qu’il n’y a pas du tout d’impact sur l’environnement, car les quantités d’uranium sont très faibles, de l’ordre de quelques centaines de grammes" (Evangelia Petit, porte-parole de l’ASN). "La nappe phréatique est très éloignée et le sol est très étanche", a-t-elle précisé.

Ben voyons ! Ceci est arrivé quelques jours après le rejet de 360 kg d’uranium dans la nature à Socatri.

Des déchets, il y en a des grands et des petits, des ingérables et des éternels à l’échelle d’une vie d’homme. Il y en a partout, ces tonnes par milliers. Dans les années 50, ne sachant que faire des plus dangereux résidus, les scientifiques du Commissariat à l’énergie atomique n’hésitaient pas à les répandre au fond des océans… Et dans les années 70, ce qui se passe au Tricastin en atteste, on en planquait des moins dangereux sous des buttes de terre. A Marcoule par exemple, l’activité actuelle principale est de sortir et de vitrifier le contenu des milliers de fûts de déchets radioactifs stockés simplement dans des bidons de 200 l genre fut d’essence, rangés les uns contre les autres sur des centaines de mètres ! Ceci depuis des décennies, sous le ruissellement qui amène bien sûr les effluents au Rhône voisin…

Le profit du nucléaire est énorme et il justifie tout, même si cette technique est autrement dangereuse.

Cela a justifié que, pendant des années, le nucléaire a financé les chercheurs du monde entier pour qu’ils trouvent que le plus dangereux serait ... le gaz carbonique pour la simple et belle raison que le nucléaire n’en produit pas !!!! Et toute l’écologie mondiale est tombée dans le panneau. Sinon comment expliquer que EDF et Areva aient financé par exemple Hulot ?

Comment expliquer justement que "sauvons la planète", qui se mobilise contre le gaz carbonique, défende le nucléaire ? Et les effets de la catastrophe au Japon sont loin d’avoir reçu toute leur amplitude. La pollution radioactive menace les mers, les airs, l’eau du robinet, les aliments, les plantes, le sol.... La population de Tokyo serait contrainte de s’enfuir.

Le gouvernement a tenté de se montrer rassurant, répétant que le niveau de radioactivité présent dans la pluie, l’eau du robinet, ou dans certains aliments autour des réacteurs endommagés ne menaçait pas la santé. Il a néanmoins décidé d’interdire la vente du lait produit à Fukushima, ainsi que la commercialisation des épinards et du kakina, un légume japonais à feuilles vertes, cultivés dans quatre préfectures proches de la centrale (Ibaraki, Tochigi, Gunma et Fukushima). Les autorités refusent d’informer la population, aggravant les risques. Jean-Luc Godet, directeur à la direction des rayonnements ionisants et de la santé, a précisé que les autorités japonaises n’ont pas établi, ou pas transmis de cartographie des dépôts radioactifs et il n’est pas illusoire de penser que cette zone (contaminée) s’étend au-delà de la zone des 20km,à l’intérieur de laquelle les populations ont été évacuées. « Compte tenu de la météo, il est probable que des contaminations aient eu lieu au-delà, jusqu’à une centaine de kilomètres », a-t-il ajouté.

Les trusts japonais sont soutenus à bouts de bras par l’Etat pendant que la population cherche en vain de la nourriture, des couvertures et des soins dans les zones sinistrées....

Les spéculateurs jouent le Japon à la chute et en tirent des profits fabuleux....

Le capital a misé sur le Japon au risque de tuer la population et maintenant qu’elle est menacée, il va en profiter pour miser le Japon à la chute...

Mais les peuples n’ont pas dit leur dernier mot.

Le plus grand séisme sera celui des masses populaires du Japon et d’ailleurs....

Sur la responsabilité des capitalistes dans la catastrophe nucléaire du Japon

Un crime contre l’humanité du système capitaliste

Japon : de l’Etat au service des capitalistes à la catastrophe nucléaire

Le nucléaire français tue

Que trame le nucléaire français au Niger ?

Sur l’implication des trusts français dans le nucléaire du Japon

Sur le discours actuel d’Hulot

Faut-il faire confiance au solaire quand le plus grand trust mondial du solaire va s’appeler Total ?

4 Messages de forum

  • FUKUSHIMA " L’inquiétude de scientifiques français"....au bout de 1mois et demi.

    Mercredi 20 avril. La catastrophe de Fukushima commence de provoquer comme un frémissement chez les scientifiques, en particulier les physiciens. Ainsi c’est un « appel [aux scientifiques] » que nous avons reçu aujourd’hui à Sciences et Avenir et avons décidé de publier sur le site du magazine (1). Il vient de M. Harry Bernas, spécialiste des effets d’irradiation dans les matériaux et ancien directeur d’un laboratoire CNRS de physique nucléaire. « Où sont les scientifiques ? » s’interroge-t-il. « Après Three Mile Island et Tchernobyl, Fukushima symbolise un véritable changement pour l’avenir de l’humanité,...

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  • Nicolas Sarkozy a une nouvelle fois défendu le nucléaire ce mardi, lors d’une visite dans la plus grande centrale atomique d’Europe occidentale, à Gravelines, dans le Nord-Pas-de-Calais. "J’ai confiance dans la sécurité du parc nucléaire français", a-t-il déclaré devant les salariés de cette structure gérée par EDF. "Je n’ai pas été élu pour le remettre en cause. Il ne sera donc pas remis en cause, a-t-il ajouté. Nous allons continuer à investir dans le nucléaire."

    Un mois et demi après la catastrophe de Fukushima, qui a provoqué une levée de bouclier de la part des anti-nucléaires, Nicolas Sarkozy a dénoncé une peur "irrationnelle" et "moyenâgeuse". S’il a promis le développement des énergies renouvelables, il a aussi mis l’accent sur l’indépendance énergétique de la France, dont près de 80% de l’électricité est d’origine atomique.

    Mais le parti socialiste est très loin de contester le nucléaire. "Un référendum vise à trouver une réponse immédiate à un problème. Or il est évident que l’on ne peut pas arrêter de suite le nucléaire qui fournit 78% de notre électricité", souligne aussi Aurélie Filippetti qui est pourtant la plus anti-nucléaire du lot ! Alors, que propose le parti socialiste ? Martine Aubry suggère un "audit" de l’état de toutes les centrales, avant un éventuel débat national. Une façon de gagner du temps, voire de repousser le problème aux calendes grecques dans un parti qui s’est longtemps montré divisé, voire timoré sur la question ? Il est vrai que le PS n’est pas sans entretenir certains "atomes crochus" avec le secteur du nucléaire. La présidente d’Areva, Anne Lauvergeon est une ancienne conseillère de François Mitterrand. Gilles Ménage, directeur de cabinet de ce même François Mitterrand, présida EDF, de même que François Roussely, ancien directeur de cabinet de Pierre Joxe. Et Dominique Strauss-Kahn lui-même a mené des missions d’audit pour EDF…

    Les Verts eux-mêmes ne proposent pas du tout de combattre les trusts nucléaires et d’en sortir rapidement ! "Il faut que le programme d’alternative de la gauche lance un grand débat d’un ou deux ans et organise un référendum sur la sortie du nucléaire et ses modalités", a encore répété lundi l’eurodéputé Daniel Cohn Bendit.

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  • Tout le monde n’est pas de son avis, mais pour l’experte en nucléaire Helen Caldicott*, il n’y a pas photo : la catastrophe de Fukushima est pire que celle de Tchernobyl.
    La physicienne australienne, qui étudie depuis plus de trente ans les effets des armes nucléaires, ne mâche pas ses mots : "Ce qui est arrivé au Japon est bien pire que Tchernobyl qui a contaminé 40% de l’Europe."
    Dans son dernier rapport, Caldicott revient sur Tchernobyl et indique que près d’un million de personnes sont mortes suite à cette catastrophe nucléaire et dénonce le silence des autorités sur le sujet.
    ....
    "Mais Tchernobyl n’est rien par rapport à ce qui s’est passé à Fukushima. L’un des éléments les plus meurtriers est le plutonium, qui vient de Pluto, dieu des enfers. Un millionième de gramme vous donne le cancer, si vous l’inhalez. Si vous répartissez un demi kilo de plutonium à travers le monde, c’est toute la population mondiale qui souffrira d’un cancer. Fukushima contenait 250 kilos de plutonium... C’est suffisant pour dire adieu à l’hémisphère Nord.

    Lire l’article en entier sur le site Resosol

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  • Hulot poursuit son soutien au capitalisme nucléaire tout en affirmant qu’il combat pour l’écologie, c’est ce qu’il a toujours fait !

    "C’est trop grave", disait Nicolas Hulot en 2011 à propos du nucléaire, évoquant la catastrophe de la centrale de Fukushima (Japon). Six ans plus tard, devenu ministre, il décide de reporter l’objectif de réduction de la part du nucléaire dans la production d’électricité française à 2030 ou "au plus tard" à 2035.

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