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Qui était François Mitterrand, président "socialiste" de la cinquihaine république ?

mardi 10 mai 2011, par Robert Paris

Un des plus illustres massacreurs du colonialisme français en Algérie s’appelle Mitterrand...

Mitterrand a été douze fois ministre ou secrétaire d’Etat mais jamais du côté de la gauche avant de se servir de la gauche pour devenir président. Mais il n’a jamais cessé de défendre exclusivement les intérêts de la bourgeoisie.

Aujourd’hui, 10 mai 2011, toute la gauche socialiste se penche sur la tombe de la gauche gouvernementale venue au pouvoir le 10 mai 1981 avec l’élection à la présidence de Mitterrand, espérant retourner au pouvoir, et clame que Mitterrand était socialiste. Et pourtant ce dernier non seulement n’a rien à voir avec le socialisme mais est tout ce qu’il y a de moins reluisant en tant que politicien bourgeois. Il a même été trois fois fasciste !!!

Un grand bourgeois d’extrême droite...

Qui a réhabilité le fascisme français de Vichy en étant le premier président français à déposer une gerbe sur le tombeau de Pétain et à adhérer au comité de réhabilitation des pétainistes ?

Qui avait été décoré par lui ?

Qui a développé la guerre coloniale d’Algérie ?

Qui a organisé, armé, financé les bandes fascistes du Rwanda ?

Qui a soutenu la dictature de tous les pays d’Afrique et du Maghreb ?

Qui s’est attaqué le premier aux retraites à la sécu à l’emploi aux salaires ?

Qui a supprimé l’échelle mobile des salaires en 1982 ?

Qui a organisé les licenciements massifs de la sidérurgie lorraine sous couleur de modernisation en 1984 ?

Qui a cassé le parti communiste ?

Qui a le plus intégré le mouvement syndical à l’Etat bourgeois ?

Mitterrand ! Mitterrand ! Mitterrand ! Mitterrand ! Mitterrand !

Qui a dit :

« Je fais don de ma personne au maréchal Pétain comme il a fait don de la sienne à la France. Je m’engage à servir ses disciplines et à rester fidèle à sa personne et à son oeuvre. »

En 1943, Mitterrand qui reçoit la francisque de Vichy et prête ce serment.

Ministre de la France d’Outre-mer (1950-51) , cette action détermine son conception future. Il l’expliquera lui-même plus tard : « Mon passage au ministère de la France d’Outre-mer est l’expérience majeure de ma vie politique dont elle a commandé l’évolution » « Notre opiniâtre maintien en Indochine nuit à notre perspective africaine, la seule valable. [...] La possession du sous-sol, le développement de l’enseignement, la définition de la monnaie, le contrôle du crédit, l’occupation des zones stratégiques, l’armée et la diplomatie en bloc, voilà l’essentiel négligé, menacé. [...] La sécurité, la protection, la défense de l’Afrique nous créent des obligations ; la paix civique et la paix sociale ne sont pas les moindres conditions de la présence française. Dire à nos alliés que là est notre domaine réservé et dire aux populations d’Afrique que ce domaine est aussi et surtout le leur, c’est, je le crois, commencer par le commencement. » François Mitterrand, Aux frontières de l’Union Française, éditions Julliard, 1953.

François Mitterrand (ministre de l’intérieur, nov. 1954) proclame :

« Des Flandres au Congo (...), la loi s’impose et cette loi est française. (...). Telle est notre règle, non seulement parce que la Constitution nous l’impose, mais parce que cela est conforme à nos volontés. »

François Mitterrand, ministre de l’Intérieur du gouvernement Mendès France, déclarait à l’Assemblée nationale :

« Faut-il que l’Algérie ferme la boucle de cette ceinture du monde en révolte depuis quinze ans contre les nations qui prétendaient les tenir en tutelle ? Eh bien ! non, cela ne sera pas, parce qu’il se trouve que l’Algérie, c’est la France »,

« La France de Dunkerque à Tamanrasset ! »

et…

« L’Algérie, c’est la France et la seul négociation avec le peuple algérien, c’est la guerre… » : Mitterrand ministre qui a envoyé en Algérie les généraux de l’Indochine pour qu’ils cassent des Algériens comme ils avaient cassé des Indochinois, par la torture… Quand le garde des Sceaux, François Mitterrand, quitte son ministère, en mai 1957, en pleine guerre d’Algérie, 45 nationalistes ont été guillotinés.

C’est lui qui donna pour le gouvernement français avis favorable donné également par Mitterrand à l’exécution du militant communiste Fernand Iveton, lequel avait déposé dans son usine une bombe qui, découverte à temps, n’explosa pas. François Mitterrand — comme la totalité des membres du CSM — s’est bien opposé à la grâce du seul Européen exécuté pendant la guerre d’Algérie, un homme qui n’avait pourtant tué personne.”

De 1960 à 1970, il réaffirme à propos du colonialisme français en Afrique qu’il veut maintenir : « Je dis que le premier devoir de la France, c’est de tout faire pour que les liens ne soient pas coupés, de tout faire pour que nos frère africains restent unis à notre destin… La France reste celle qui conduit, celle dont on a besoin, celle à laquelle on se rattache. Il ne pourra y avoir d’histoire de l’Afrique si la France est absente »

Président de la République, il n’opère pas de modification de sa vision des relations franco-africaines. « Je ne peux pas signer – et je m’y refuserai – à la disparition de la France de la surface du globe, en dehors de son pré carré » (Le Monde, 18 novembre 1983). Après le génocide rwandais, son discours reste le même et il déclare en novembre 1994 : » Je le dis solennellement : la France doit maintenir sa route et refuser de réduire ses ambitions africaines. La France ne serait plus tout à fait elle-même si elle renonçait à être présente en Afrique » (Discours d’ouverture de la conférence de Biarritz, 08/11/94).

Lorsque François Mitterrand arrive à la présidence, la France a déjà remplacé la Belgique au Rwanda, depuis les accords de 1962. Il établit aussitôt des relations amicales avec le président Habyarimana. Il lui déclare, en 1982 : « Nos relations sont anciennes et la France a déjà reconnu en vous un ami fidèle, un homme sur lequel nous pouvons fonder une amitié durable. »

Le président français est informé de l’offensive du FPR d’octobre 1990 alors qu’il se trouvait dans un avion revenant d’Oman. Il prend seul et secrètement la décision d’envoyer des troupes pour soutenir l’armée rwandaise. Le 10 décembre 1990, le journal rwandais Kangura, publication raciste financée par des proches d’Habyarimana, publie un portrait de François Mitterrand avec en légende : « Les grands amis, on les rencontre dans les difficultés. C’est dans ce même numéro que furent publiés les fameux » Dix commandements du Hutu » qui appellent à la haine raciale anti-tutsi.

“Nous entretenons des relations amicales avec le Gouvernement du Rwanda qui s’est rapproché de la France après avoir constaté la relative indifférence de la Belgique à l’égard de son ancienne colonie.” Intervention du Président de la République M. François Mitterrand en Conseil des Ministres du 17 octobre 1990.

De 1990 à 1994, M. Mitterrand attache une importance particulière à un pays dont il affirme que le dictateur « représentait à Kigali une ethnie majoritaire à 80 % ». Lors de ses déplacements, il se tient en permanence informé de la situation militaire au Rwanda (Politique africaine, octobre 1993). Durant le génocide, il apparaît comme le responsable français le mieux informé de la question. Lors des innombrables réunions de cellules de crise ou comités interministériels consacrés au problème, il expliquait aux autres la situation. Il continue de recevoir les concepteurs et les réalisateurs du génocide alors même que celui-ci était dénoncé par la communauté internationale. Il fait porter des fleurs à Agathe Habyarimana à son arrivée en France, bien qu’elle soit membre du clan des ultras qui ont planifié les massacres. Au cours du mois d’avril 1994, il reçut Jean-Bosco Barayagwiza et Jérôme Bicamumpaka, deux responsables du génocide, respectivement leader du parti raciste CDR et ministre des Affaires étrangères du gouvernement intérimaire, que la France fut le seul État à reconnaître.

Mitterrand parle d’un « gouvernement représentant à Kigali une ethnie majoritaire à 80%. » cité par Jean-Paul Gouteux dans « La nuit rwandaise ». Cité également par Mehdi Ba dans « Rwanda, un génocide français » et par Patrick de Saint Exupéry dans « L’inavouable ».

Le 22 mai 1994, le président du gouvernement intérimaire qui assure l’’exécution du génocide, Sindikubwabo, adresse à François Mitterrand une lettre. Alors que les cadavres de plusieurs centaines de milliers de Tutsi et opposants politiques jonchent le sol rwandais, cette lettre, lue et commentée à l’Élysée, montre à quel point les deux instances sont soudées autour du projet d’’extermination : « Le Peuple rwandais vous exprime ses sentiments de gratitude pour le soutien moral, diplomatique et matériel que Vous lui avez assuré depuis 1990 jusqu’à ce jour. En son nom, je fais appel à Votre généreuse compréhension et celle du Peuple français en Vous priant de nous fournir encore une fois Votre appui tant matériel que diplomatique. Sans Votre aide urgente, nos agresseurs risquent de réaliser leurs plans et qui Vous sont connus. » Dès 1990, les militaires français ont formé les futurs « cadres » du génocide. Entre 1990 et 1994, l’’armée rwandaise passe ainsi de 5000 à 50000 hommes. Des rescapés et des bourreaux témoignent de l’implication directe de l’armée française dans l’extermination de Tutsi*. Des « conseillers » militaires français, comme ceux qui officient encore aujourd’’hui dans les dictatures françafricaines, sont restés au Rwanda pendant le génocide. Avant le déclenchement des massacres, lorsque la majeure partie des effectifs a déjà plié bagage, certains d’’entre eux se font surprendre à Kigali et déclarent alors y être revenus pour passer des « vacances ». L’appel au front racial, qui a permis de cimenter les forces du génocide, ainsi que la formation du gouvernement intérimaire, ont été réalisés sous la houlette de la diplomatie française Les livraisons d’armes par la France se sont poursuivies tout au long du génocide, en dépit de l’’embargo de l’ONU.

Ce que nos médias et représentants politiques ont qualifié de « massacres interethniques », de « double génocide », de « guerre tribale », ou encore de colère spontanée suite à un attentat. C’était un génocide, une destruction planifiée perpétrée sur un groupe désigné comme « ennemi intérieur » par ses bourreaux. Ce fut l’aboutissement de l’idéologie coloniale et raciale, telle qu’elle a été élaborée au XIXè siècle. Ce crime des crimes n’a été que l’application de la guerre dite révolutionnaire, une technique militaire théorisée dans les années 50 par les colonels Trinquier et Lacheroy.

« Dans ces pays-là, un génocide, ce n’est pas trop important » Le président François Mitterrand dans une déclaration de l’été 1994, citée par Le Figaro du 12/01/1998

Pour minimiser le génocide, François Mitterrand défend alors l’idée d’un double génocide. Ainsi, au sommet franco-africain de Biarritz, fin 1994, il parle « des » génocides. Interrogé sur la question, il répond : « De quel génocide voulez-vous parler ? De celui des Tutsis ou celui des Hutus ? » 8 novembre 1994

Dans le texte écrit du discours de François Mitterrand aux participants du Sommet franco-africain de Biarritz, il est question "des génocides " du Rwanda, les adversaires étant renvoyés à leur envie réciproque de " s’autodétruire ".

« Je ne suis pas né à gauche, encore moins socialiste, on l’a vu. Il faudra beaucoup d’indulgence aux docteurs de la loi marxiste, dont ce n’est pas le péché mignon, pour me le pardonner. J’aggraverai mon cas en confessant que je n’ai, par la suite, montré aucune précocité. (…) J’ai pensé qu’il était possible d’obtenir de la société capitaliste qu’elle se réformât elle-même. (…) Bref, j’ai dialogué. Et la société en question a dialogué avec moi, comme elle a dialogué avec tous les autres qui lui parlaient aussi poliment. » dans « Ma Part de vérité »

« Notre objectif fondamental, c’est de refaire un grand Parti socialiste sur le terrain occupé par le PC, afin de faire la démonstration que, sur les cinq millions d’électeurs communistes, trois millions peuvent voter socialiste. »

Discours prononcé devant le congrès de l’Internationale socialiste, le 27 juin 1972, quelques heures après avoir signé le Programme commun.

Défendant la gloire de la bourgeoisie « des entrepreneurs » : « Les Français commencent à comprendre que c’est l’entreprise qui crée la richesse, qui détermine notre niveau de vie et notre place dans la hiérarchie mondiale. (…) Les termes modernisations, entreprise, innovation, seraient de droite ? Postulat impossible. »


1935. Adhésion aux Volontaires nationaux du colonel de La Rocque. En un mot l’extrême droite et surtout le parti le plus à même de compter aux prochaines élections.

Le colonel de La Rocque président des « Croix de Feu » en 1934, symbolise pour la gauche et le Front populaire le danger fasciste en France (en 36 le Fascite c’était pas papy LePen mais Hitler et Mussolini). Le Mouvement Social Français, qui regroupait les associations Croix de Feu et Volontaires Nationaux fera l’objet d’une dissolution par le Ministre de l’Intérieur du gouvernement de Blum, Roger Salengro le 18 juin 1936.

À partir de novembre 1934, François Mitterrand milite pendant environ un an aux Volontaires nationaux, mouvement de jeunesse de la droite nationaliste des Croix-de-feu du Colonel de La Rocque. Il participe aux manifestations contre « l’invasion métèque » en février 1935 puis à celles contre le professeur de droit Gaston Jèze, après la nomination de ce dernier comme conseiller juridique du Négus d’Éthiopie, en janvier 1936. Il cultive par la suite des relations d’amitiés ou de famille avec des membres de La Cagoule. Il est un temps critique littéraire et écrit sur la société contemporaine et la politique dans la Revue Montalembert et dans le quotidien L’Écho de Paris d’Henry de Kérillis, proche du Parti social français. Il y écrit notamment un article regrettant que le quartier latin se soit laissé envahir par le « dehors ». « Désormais, le quartier Latin est ce complexe de couleurs et de sons si désaccordés qu’on a l’impression de retrouver cette tour de Babel à laquelle nous ne voulions pas croire. »

Le Parti Social Français du colonel de La Rocque vers 1938 réunit plus d’adhérents que les partis de gauche, SFIO et SFIC. Il aurait, selon les historiens, remporté un succès important aux élections législatives, si leur déroulement n’avaient pas été remis en cause par la déclaration de guerre.

14 juin 1940. Blessé près de Verdun, il est fait prisonnier. En décembre 1941 il réussi à s’évader à sa troisième tentative. Il rejoint quelques mois plus tard, à Vichy, le Commissariat au Reclassement des Prisonniers et se fait embaucher comme agent public contractuel du maréchal Philippe Pétain - préfet -, il est décoré de la Francisque à ce titre, par Pétain lui-même en 1943.

Janvier 1947. Ministre des Anciens Combattants dans le gouvernement Ramadier ; il sera huit fois ministre sous la IVe République, notamment à l’Intérieur (gouvernement Mendès France, 1954) et à la Justice gouvernement Mollet, 1956 qui intensifiera la guerre d’Algérie au lieu de l’arrêter comme promis par Guy Mollet aux électeurs français.

En 1956 donc il soutient Guy Mollet contre Mendès-France, obtient le ministère de la Justice, couvre la répression en Algérie, et place la justice sous l’autorité de l’armée dans les départements algériens. Ce qui a pour but entre autre de permettre a l’armée de torturer les prisonniers.

Mitterrand en Algérie

François Mitterrand a approuvé plus de trente exécutions capitales de militants du FLN entre 1956 et 1957 pendant la guerre d’Algérie alors qu’il était garde des Sceaux nous dit une enquête du ’’Point’’.

François Mitterrand est un bourgeois qui venait de l’extrême droite patriote traditionaliste et fasciste à l’époque du Front populaire. Après la guerre et la défaite du fascisme il était passé allègrement à l’ idéologie de gauche plus propice a lui permettre de profiter du pouvoir.

Mais son plus proche, celui à qui il confie la sécurité de sa fille et l’homme d’extrême droite qui l’a toujours suivi, est De Grossouvre et qui ne le lâchera, au prix de sa vie, que devant la responsabilité de déclencher le massacre du Rwanda.

Alors qu’il est un anti-communiste viscéral, il est à l’initiative du programme commun, signé en 1972 par le PS, le PC, et le mouvement des radicaux de gauche. Homme très intelligent, stratège hors pair, cette union de façade ne se fit que par pragmatisme, ayant besoin des communistes pour conquérir le pouvoir. Lorsqu’il parvient à la magistrature suprême en 81, le gouvernement Mauroy comprend quatre ministres du PC. Il le fait avec l’autorisation de la bourgeoisie française et ... de l’impérialisme américain qu’il est allé chercher en personne. Dans son bilan, il y aura la fin du PCF comme premier parti de France...

Quel bilan social de Mitterrand au pouvoir au nom de la "gauche" ?

Sous les deux présidences de Mitterrand, de 1981 à 1995, les attaques n’ont pas manqué contre la classe ouvrière. Dès 1982, le gouvernement Mauroy a organisé le blocage des salaires et interdit d’indexer ceux-ci sur le coût de la vie. Pendant ce temps-là, l’impôt sur les bénéfices des sociétés, qui était de 50% sous Giscard, passait à 45% en 1986, avant que le gouvernement Jospin-Fabius ne décide de le ramener à 33% en 2000.

La politique menée par les socialistes sous Mitterrand déçut à tel point l’électorat populaire que la majorité élue en 1981 fut battue aux élections législatives de 1986, comme celle issue des urnes après la réélection de Mitterrand en 1988 fut laminée aux élections législatives de 1993. À chaque fois la gauche prépara le terrain pour un retour de la droite, qui elle-même, par son cynisme et sa morgue envers le monde du travail, permit au PS de se refaire une virginité. C’est ce que les commentateurs appellent « l’alternance », mais une alternance dans laquelle ce sont toujours les possédants qui sont les gagnants, et les classes populaires les perdantes.

La gauche a fait ce que la droite n’avait pas osé : lever le tabou de la privatisation des services publics, en vendant de larges parts de France Telecom et d’Air France, cette dernière sous l’égide du ministre communiste Gayssot. Le gouvernement a d’ailleurs franchi une première étape, en faisant voter par l’assemblée, en février 1999, l’ouverture du marché de l’électricité. Le gouvernement Jospin a mis La Poste et la SNCF sur la même voie de « l’ouverture du marché » et de la rentabilisation par secteurs.

Le bradage passé de France Telecom et à venir d’EDF n’était pas simplement destiné à donner à des bourgeois français de nouvelles opportunités de profits, il doit aider à faire de ces groupes des géants capitalistes mondiaux. EDF, qui réalise déjà presque le quart de son chiffre d’affaires à l’étranger veut faire passer cette part à 50 % d’ici 2004/2005. Pour cela l’entreprise souhaite justement l’ouverture du marché européen pour conquérir de nouvelles positions à l’extérieur et l’ouverture de son capital pour mobiliser des fonds sur les marchés financiers et négocier des fusions-acquisitions. Sous la tutelle de la gauche, EDF et GDF n’ont pas attendu leur privatisation pour se lancer dans la spéculation sur le marché international de l’énergie. Elles ont monté leur propre filiale de trading (le métier d’Enron, la société américaine dont la faillite fait actuellement scandale), EDF-trading (en collaboration avec Vivendi) et Gaselys (avec la Société Générale). Mais pour grossir à l’étranger et devenir des numéros un mondiaux, ces entreprises doivent bien présenter la facture à quelqu’un. Ce sera leurs salariés, dont les conditions de travail se dégradent, et les usagers, qui ont vu le gouvernement augmenter plusieurs fois les tarifs du gaz et de l’électricité. L’avenir est programmé : comme France Telecom, EDF et GDF tenteront de plus en plus de se libérer des contraintes du service public, au profit de la rentabilité immédiate ...aux dépens des salariés comme des usagers. Tout en faisant passer au privé les secteurs les plus rentables du secteur public, il a soumis le reste à une diète de 5 ans. Dès 1997, il a proclamé le « gel de l’emploi public ». Le plan Juppé de 1995 a été prolongé. Les hôpitaux ont continué d’être rationnés en effectifs et en moyens. Dans la première moitié des années 1990, les dépenses du secteur hospitalier avaient augmenté de 7 % par an, ce qui était déjà insuffisant pour suivre le développement de l’activité. Mais entre 1995 et 2000, cette augmentation a été de 7 % au total ! Un lit sur 15 a été supprimé de 1994 à 1999. En 2002, alors que le passage aux 35 heures aurait nécessité la création d’au moins 80 000 postes, le gouvernement n’en promet que 40 000, et les hospitaliers exaspérés multiplient les grèves. Gel de l’embauche, surcharge de travail, pénurie de moyens : le même traitement a été réservé aux transports, à la poste ou encore à l’éducation nationale. Le gouvernement "de gauche" a continué d’étendre la précarité : sur 3,4 millions de salariés des trois fonctions publiques, il y a aujourd’hui 960 000 non titulaires et plus de 300 000 « contrats aidés » (CES, emplois-jeunes, contrats de ville…). De quoi donner envie de voir Jospin goûter à son tour à la précarité de l’emploi.

La gauche au gouvernement a bien sûr mis en place de nouvelles lois, comme les 35 heures, pris des mesures budgétaires, comme les emplois-jeunes, et avalisé des règles nouvelles, comme le PARE imposant aux chômeurs de nouvelles contraintes pour leur faire accepter n’importe quel travail à n’importe quel prix. Mais si ces mesures ont eu des conséquences certaines sur les conditions de vie de bon nombre de salariés, leurs effets réels sur l’emploi sont, eux, tout à fait incertains. Pour les 35 heures il n’a ainsi jamais été vraiment possible d’en évaluer les effets sur l’emploi. Le gouvernement a prétendu que l’application de la loi avait permis la création de plusieurs centaines de milliers de postes. Mais personne n’a jamais pu savoir quelle était dans ces chiffres la part des embauches en compensation de la réduction du temps de travail, et celle de « l’effet d’aubaine », permettant aux patrons de rafler les cadeaux en matière de charges sociales, pour des embauches qu’ils auraient de toutes façons été amenés à réaliser. Ce qui est par contre parfaitement palpable (surtout pour ceux qui les touchent), ce sont les milliards sous forme de baisses de charges sociales récupérées par le patronat au titre de la prétendue réduction du temps de travail. Et c’est aussi que cette loi concoctée et votée par la gauche, a ouvert la porte à une généralisation de la flexibilité et dans bien des cas détérioré les conditions de travail des salariés, en même temps que donné lieu à des réductions de salaires ou de primes. Autre certitude, l’application des 35 heures a provoqué de très nombreux mouvements de grève et protestations – jusqu’à aujourd’hui – révélateurs de l’appréciation des salariés concernés sur les prétendus bienfaits de la loi. Quant aux emplois-jeunes, la gauche qui en avait promis 700 000 n’en a réalisés sur la législature qu’un peu moins de la moitié, créés par les seuls secteurs public et associatif. Ces emplois ont certes été considérés comme un dépannage bienvenu par une partie des jeunes concernés, en fin de scolarité ou déjà au chômage, ou encore salariés depuis peu et saisissant l’occasion de changer de patron. Mais ces emplois, sous forme de contrats de cinq ans, financés à 80 % par l’Etat, ont inauguré une nouvelle forme de précarité et de salaire au rabais. Embauchés dans l’enseignement, dans la police, dans les transports en commun, dans les municipalités, etc., les jeunes en question se sont souvent retrouvés à boucher des trous dans des administrations qui ont ainsi pourvu les postes manquants en les payant en dessous du tarif.

Augmentation de la précarité et de l’insécurité au travail

Rien n’a été fait par ailleurs par le gouvernement de gauche contre la précarité en général. Sauf à considérer que la disposition de la dernière loi dite « de modernisation sociale », passant de 6 % à 10 % la prime de précarité des CDD pour l’aligner sur celle des intérimaires, puisse constituer une réelle pression sur les patrons. La progression de la précarité a au contraire accompagné la création des nouveaux emplois, avec pour corollaire l’insécurité au travail. Entre 1999 et 2000 le nombre d’accidents du travail a ainsi progressé de 4,6 % selon les chiffres du ministère de l’emploi qui précise que le secteur de l’intérim est particulièrement touché et que la précarité et la flexibilité des horaires en sont les principales causes. Quant aux licenciements collectifs pour motif dit économique, ils se sont mis à grimper à nouveau brutalement avec la rafale des plans sociaux au printemps dernier. En un an, de novembre 2000 à novembre 2001, leur nombre a progressé de 39,8 % pendant que le chômage lui progressait de 12,7 %. Pour faire croire qu’il se préoccupait des licenciements économiques, le gouvernement a proposé un dispositif, toujours dans le cadre de cette loi de « modernisation sociale », suscitant une longue discussion parlementaire. Le texte n’est finalement qu’une collection de dispositions légales déjà existantes et de vagues recommandations. Et de plus la définition du licenciement économique – fruit de concessions de Jospin au PCF mais qui ne pouvait tout au plus que permettre de retarder de quelques jours la mise en application des licenciements – a été retoquée par le Conseil Constitutionnel.

Conclusion : le point essentiel est que la gauche a fait passer dans le mouvement ouvrier l’idée de la réforme... idée reprise ensuite par sarkozy pour casser tous les droits sociaux.

Et, effectivement, les attaques de Sarkozy ne sont rien d’autre que la mise en oeuvre des projets de la "gauche".

Il n’y a ni gauche ni droite, il y a des classes sociales : il faut le dire et le redire mille fois même à ceux que l’idée de réforme attire car elle les attire dans un piège !!!

Il y a 25 ans : « Mitterrand trahison »... la marche des sidérurgistes sur Paris

Le 13 avril 1984, des dizaines de milliers de travailleurs de la sidérurgie manifestaient à Paris, à l’appel des syndicats. Ils protestaient contre l’adoption par le gouvernement d’Union de la gauche d’un nouveau plan Acier, synonyme d’une nouvelle saignée dans les effectifs de la sidérurgie.

Ce n’était certes pas la première fois que le gouvernement planifiait les suppressions d’emplois et aidait le patronat à les réaliser. En septembre 1978, le gouvernement de droite de Raymond Barre avait transformé les dettes des maîtres de forge en prise de participation de l’État. 22 milliards de francs de fonds publics furent engloutis dans la sidérurgie et 21 000 emplois furent liquidés. C’était alors le dernier d’une série de plans qui, depuis 1967, sous prétexte de modernisation, prévoyaient des suppressions massives d’emplois. Il permettait aux patrons de la sidérurgie, les de Wendel et les autres, de dégager leurs capitaux pour aller les placer ailleurs.

En 1981, Mitterrand avait remporté l’élection présidentielle et nommé un gouvernement d’Union de la gauche comprenant quatre ministres communistes, du jamais vu depuis la Libération. Sitôt élu, en octobre il faisait une tournée en Lorraine et déclarait : « Aucun poste de travail ne peut être supprimé dans la sidérurgie sans qu’un autre n’ait été créé auparavant dans un autre secteur », dénonçant à Longwy « le coût social d’un capitalisme sauvage. » Mais il ne fallut pas attendre bien longtemps pour que les paroles de Mitterrand s’envolent.

Votée au Parlement en octobre, la nationalisation complète de la sidérurgie fut achevée en février 1982, sans que les patrons y perdent un centime. Cette nationalisation était présentée par le PCF, depuis des années, comme la panacée.

Dès le mois de juin 1982, l’État annonçait 12 000 suppressions d’emplois. En Lorraine, c’était le début de la fin de l’aciérie de Pompey, celle qui avait coulé l’acier ayant servi à bâtir la tour Eiffel. « J’ai voté pour eux en 1981. Aujourd’hui ils ferment mon usine », pleurait, désespéré, un sidérurgiste de Pompey monté à Paris pour manifester, cité par le journal Le Monde.

Moins de deux ans plus tard, le 29 mars 1984, le gouvernement socialiste Mauroy - comportant toujours quatre ministres communistes - révisait le plan Acier et annonçait la suppression de 21 000 emplois supplémentaires. Ce fut alors la colère et le sentiment d’une immense trahison chez les travailleurs. Dans la région de Nancy, les aciéries de Pompey étaient définitivement rayées de la carte et celles de Neuves-Maisons au trois quarts liquidées. Le tiers des emplois de l’usine de Gandrange (qui en comptait plus de 6 000 à l’époque) étaient condamnés. Mais, surtout, ce plan Acier sonnait le glas de la sidérurgie à Longwy.

Dans toutes les usines souffle alors un vent de colère. Le 4 avril est journée de grève générale interprofessionnelle en Lorraine. On dénombre 150 000 manifestants dans les villes de la région, soigneusement encadrés par les syndicats qui craignent plus que tout une explosion sociale, la réédition des émeutes de Longwy de 1979.

Le vendredi 13 avril, les syndicats organisent une grande marche des sidérurgistes sur Paris. Loin de s’appuyer sur la colère des sidérurgistes et d’en faire une marche contre les licenciements, contre le patronat et le gouvernement, les syndicats lui donnent un caractère régional avec, en tête de cortège, majorettes en costume régional et croix de Lorraine. Et pourtant, ce plan Acier est décidé quelques mois seulement après les licenciements massifs chez Talbot à Poissy et, le 13 avril, c’est Citroën qui annonce près de 6 000 suppressions d’emplois. Les confédérations n’ont pas appelé l’ensemble des travailleurs à venir à la manifestation, très encadrée par le service d’ordre syndical et qui traverse des quartiers déserts de Paris.

En donnant à la lutte des sidérurgistes un caractère régional, en l’orientant sur le terrain de la politique industrielle, les confédérations syndicales l’envoyaient sur une voie de garage. Le secrétaire général du PC, Georges Marchais, était venu à la manifestation du 13 avril et il avait même critiqué le plan Acier. En Lorraine, les dirigeants du PC expliquaient que les ministres et les députés communistes n’accepteraient jamais le plan Acier et rompraient avec le PS s’il était appliqué. Il n’en fut rien. Le PCF vota en mai au Parlement la confiance au gouvernement Mauroy et, si le Parti Communiste choisit de ne pas participer au gouvernement Fabius formé plus tard, en juillet, ce fut après un résultat catastrophique aux élections européennes de juin : en cinq ans, le PC passait de 20,5 % des voix à 11,28 %. C’est devant ce recul électoral qu’il renonça à participer au gouvernement, pas en riposte aux attaques contre les travailleurs.

La politique de la direction du PC a non seulement fait fuir les électeurs mais, surtout, elle a puissamment contribué à démoraliser les militants dont l’énergie et le dévouement ont été gaspillés en vain, alors qu’ils auraient pu et dû servir à préparer une nécessaire contre-offensive du monde du travail. Mais pour cela, il aurait fallu un parti réellement et exclusivement au service des intérêts du monde du travail, ce que le PCF n’était plus, et depuis longtemps.

TROIS FOIS FASCISTE : VICHY, ALGÉRIE, RWANDA

QUELLE CONSTANCE DANS LE FASCISME !!!

Repas avec René Bousquet, le fasciste

Préfet de Pétain, décoré par Vichy, Mitterrand a eu son brevet de fascisme et il ne l’a pas renié puisqu’il est le premier président à mettre une couronne sur la tombe de Pétain et à appartenir au comité de réhabilitation des pétainistes

"Avec le peuple algérien, la seule négociation, c’est la guerre", déclarait Mitterrand ministre de l’Etat colonialiste qui massacrait en Algérie et il signait les condamnations à morts des militants anti-colonialistes

Et Mitterrand, ami de Habyarimana, était aussi le formateur des milices fascistes et l’ordonnateur du massacre rwandais : « Dans ces pays-là, un génocide, ce n’est pas trop important » déclarait le président François Mitterrand à l’été 1994, cité par Le Figaro du 12/01/1998

12 Messages de forum

  • Mitterrand (François), alors ministre de la Justice, a donné un avis défavorable à la grâce de quarante-cinq condamnés à mort algériens, au début de la guerre d’Algérie.

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  • La vraie nature de Mittérand : celle d’un fin manipulateur qui cache au moment de se faire élir ses convictions fascistes et qui séduit la classe ouvrière avec des phrases et des bons mots aux accents socialistes.
    Mais surtout un dirigeant bourgeois, cultivé et conscient que le pouvoir se gagne et se conserve aussi en saignant les peuples et les intérêts des prolétaires au moment ou ceux ci sont désorientés et "trahis" par ceux qui se disaient les représenter : FLN, PC, CGT, FPR et en général tous les mouvements d’opposition dits démocratiques.
    Les révolutions, sont dangereuses pour les classes dirigeantes et donc capitalistes et celles ci attendent leur heure pour riposter et écraser ce danger qui les menacent dans leur existence même.

    L’Egypte est la proie actuellement d’une tentative de répression anti ouvrière avec pour prétexte de combattre les terroristes anti chrétiens, musulmans.
    En tout cas les dirigeants français sont prêts et très au courant de la situation.

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  • Au fait, connaissez-vous le nom du président « socialiste » français qui a soutenu jusqu’au bout les fascistes serbes dans la guerre de Yougoslavie auteurs de crimes de masse ?

    Eh bien, il s’appelle Mitterrand ! François de son prénom !!!

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  • Mitterrand discute avec les assassins fascistes serbes Ratko Mladic, Radovan Karadžić. Il les couvrira jusqu’au bout (voir les cachoteries de la DGSE…). Parlant des bosniaques victimes des massacres serbes, François Mitterrand écrira dans son livre L’année des adieux à la page 175 : « Il est vrai que ce qu’ils cherchent depuis le début, c’est l’internationalisation, si nécessaire, par des provocations. Il y a quelques jours, M. Boutros Ghali m’a dit être sûr que l’obus tombé sur le marché de Sarajevo était une provocation bosniaque ». Le massacre de Srebrenica par les forces serbes de Radovan Karadzic appuyées par les milices ultranationalistes et racialistes de Ratko Mladic est considéré depuis comme le plus grand massacre européen depuis 1945, à la charge symbolique immense. Le président Izetbegovitc déclare à Mitterrand le 28 juin 1992 que les serbes fascistes ont mis en place des camps d’extermination et Mitterrand… n’en dira jamais un mot !!!

    Courrier International écrit sous la plume de Juan Goytisolo : « Les défenseurs de la cause bosniaque qui manifestaient à Paris avec des pancartes représentant le président français sur les crânes des victimes, avec pour légende “François Ier, roi des Serbes”, avaient raison. Le génocide de 120 000 Musulmans de Bosnie obéissait à un machiavélisme qui préférait ignorer les “dommages collatéraux” du siège de Sarajevo. Jamais François Mitterrand n’exprima sa compassion pour les victimes ; cette indifférence, dissimulée sous le masque d’une prétendue impartialité envers “les parties impliquées dans le conflit”, poussa les souffrances des Bosniaques aux confins de l’indicible. »

    Libération écrit : « Dans une interview à la Frankfurter Allgemeine Zeitung (29 novembre 1991), François Mitterrand justifie sa politique pro-serbe : « Comme vous le savez, la Croatie faisait partie du bloc nazi, pas la Serbie… Pendant les premiers mois de la guerre en Bosnie, les informations sur les atrocités commises par les troupes de Ratko Mladic n’avaient pas suffi à émouvoir une opinion que l’affaire des faux charniers de Timisoara avait rendue sceptique. Il faudra, en ce mois d’août 1992, les images des camps serbes diffusés par les télévisions, les témoignages de réfugiés sur le « nettoyage ethnique » serbe, sur les viols de femmes bosniaques, pour que l’opinion occidentale commence à basculer. « Izetbegovic m’a dit qu’il avait donné la liste des camps à Mitterrand lors de son voyage à Sarajevo, affirme Bernard-Henri Lévy. Et Mitterrand a refusé de croire à ces camps. »

    France Inter déclare ici :

    « Oui, les serbe avaient hérité du gros de l’arsenal de l’armée Yougoslave. Mais François Mitterrand restait farouchement opposé, même à la levée de l’embargo sur les armes en ex-Yougoslavie qui aurait permis d’aider indirectement les bosniaques. Il disait qu’il ne fallait pas « ajouter la guerre à la guerre »… Cet argument raisonne étrangement aujourd’hui à propos de la Syrie. Pour le conflit des Balkans, François Mitterrand dira plus tard « moi vivant, jamais la France ne fera la guerre à la Serbie ». Pendant ces 27 et 28 juin 1992 François Mitterrand aura rencontré le président Izetbegovic…Mais aussi le général Mladic à l’aéroport avant de repartir… Ces deux hommes auront compris la vraie nature du voyage. Le siège pouvait continuer de plus bel. Ils avaient compris que François Mitterrand resterait fidèle à la tradition pro serbe de la France. »

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  • Ivar Petterson : « Le principal support de la Serbie était Mitterrand et son entourage, prisonniers d’une mythologie pro-serbe remontant à la Première Guerre mondiale. Paradoxalement, un des principaux contrepoids à Mitterrand était Nicolas Kovac, Ambassadeur de la République de Bosnie-Herzégovine, d’origine serbe... Parmi les pro-serbes notoires, on peut citer Jean-Pierre Chevènement, le général Pierre-Maris Gallois, Régis Debray, Peter Handke, Daniel Salvatore, Schiffer. »

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  • Sympathisant du colonel François de La Rocque, Mitterrand adhère aux Volontaires nationaux, organisation de jeunesse des Croix-de-feu en 1934. Cette adhésion à la vision de La Rocque durera entre un et trois ans. Le 1er février 1935, François Mitterrand participe à la manifestation de l’Action française contre les médecins étrangers autorisés à exercer en France, aux cris de « La France aux Français » (plus connue sous le nom réducteur de manifestation contre « l’invasion métèque »). En janvier 1935, Eugène Deloncle fonde une organisation secrète d’extrême droite, l’Organisation secrète d’action révolutionnaire nationale, surnommée la Cagoule par Maurice Pujo. C’est Eugène Schueller, le fondateur de la société L’Oréal, qui met ses moyens personnels et financiers à disposition de la Cagoule et organise des réunions au siège de sa société. Plusieurs jeunes gens, amis et étudiants pour la plupart, résidant à l’internat des pères maristes du 104, rue de Vaugirard à Paris, fréquentent alors les chefs de la Cagoule. Sans tous adhérer au mouvement ou faire état publiquement d’une quelconque approbation, on y retrouve Pierre Guillain de Bénouville, Claude Roy, François Mitterrand et André Bettencourt. Mitterrand avait accepté le double parrainage de cagoulards Gabriel Jeantet et Georges Soulès-Abellio lorsqu’il se vit remettre francisque en 1943. À la Libération, Bouvyer bénéficie du témoignage en sa faveur de François Mitterrand, qui explique que l’ancien cagoulard avait caché chez lui du matériel et fabriqué de faux papiers pour le Mouvement national des prisonniers de guerre, le mouvement de résistance dirigé par François Mitterrand et Maurice Pinot. En 1945, Mitterrand fut nommé, pour peu de temps, président-directeur général des Éditions du Rond-Point (appartenant au groupe de Schueller), lesquelles publiaient un magazine intitulé Votre Beauté. Durant l’hiver 1936, François Mitterrand participe à des manifestations contre le professeur de droit public Gaston Jèze. Ces manifestations, qui durent de janvier à mars 1936, à l’instigation de la droite nationaliste et de l’Action française, demandent la démission de Gaston Jèze, pour avoir accepté d’être le conseiller d’Hailé Sélassié, négus d’Éthiopie, chassé d’Addis-Abeba par les troupes mussoliniennes. Installé à Vichy en janvier 1942, bien que recherché par les Allemands comme prisonnier évadé, il occupe un emploi contractuel d’abord à la Légion française des combattants (LFC) puis en mai 1942, au Commissariat général aux prisonniers de guerres et rapatriés et aux familles de prisonniers de guerre (sous les ordres de Maurice Pinot) dont la compétence est principalement civique et sociale. En janvier 1943, le commissariat prendra cependant une orientation pro-nazie. François Mitterrand, alors chef de service de l’Information du commissariat pour la zone sud, démissionne. Il garde un poste à la tête des centres d’entraide et c’est à ce titre qu’il reçoit la Francisque gallique en mars-avril 1943. François Mitterrand aurait tenu les propos suivants à propos de René Bousquet, ancien secrétaire général de la police du régime de Vichy : « Une carrière ainsi brisée à trente-cinq ans, ce n’est pas supportable... Bousquet en souffrait cruellement. Imaginez cette cassure, cette carrière foudroyée ... » En 1974, René Bousquet soutenait et apportait son concours financier au candidat François Mitterrand contre Valéry Giscard d’Estaing. Une photographie de l’époque témoigne de ces contacts entre les deux hommes, réunis autour d’une tablée familiale dans la maison de Latche. En défense, François Mitterrand déclarait que « René Bousquet avait participé au financement de tous les principaux hommes politiques de gauche, des années 1950 au début des années 1970, Pierre Mendès France compris ». En 1981, après la victoire de François Mitterrand à l’élection présidentielle, Bousquet sera reçu au palais de l’Élysée « pour parler politique ». Pendant la présidence de François Mitterrand, la tombe de Pétain est fleurie officiellement pour la première fois par le chef de l’Etat le 22 septembre 1984 (jour de la rencontre avec le chancelier Helmut Kohl à Verdun), puis le 15 juin 1986 (70e anniversaire de la bataille de Verdun), puis chaque 11 novembre entre 1987 et 1992.

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  • En développant son projet d’état policier, de pays en guerre tous azimuths, de dérive d’extrême droite de la France, Hollande peut à bon droit s’estimer fidèle à Mitterrand.

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  • Quand on pense que ce mec là est le modèle de Mélenchon !!!

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  • Enfin quelqu’un qui dit la vérité sur ce soit disant socialiste. Personnellement j’ai toujours compris que ce personnage a infiltré le parti socialiste, pour mieux le dynamiter de l’intérieur, ce faisant détruisant toute la gauche en commençant par le parti communiste. Il a bien réussi, son oeuvre diabolique. D’autres "infiltrés" derrière lui continuent son oeuvre de démolition systématique.

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    • Tout à fait d’accord avec toi d’autant que Mitterrand est devenu premier secrétaire du parti socialiste alors qu’il n’était pas au parti socialiste et qu’il avait été un des hommes clefs de la guerre d’Algérie et que nombre de dirigeants socialistes s’étaient opposés à la guerre... On ne peut pas dire que les Rocard, les Martinet et autres ignoraient qui était Mitterrand !!!

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  • « Mesdames et Messieurs : le nationalisme, c’est la guerre ! » disait Mitterrand le 17 janvier 1995, peu de temps avant la fin de son mandat et à l’occasion de la présentation de la présidence française de l’Union européenne.

    Il savait ce qu’il disait pour avoir participé à de multiples tentatives pour faire monter le nationalisme outrancier et même fasciste !!! Des guerres impérialistes, des guerres coloniales et autres dont il était le donneur d’ordre, comme en Algérie, au Rwanda ou en Serbie…

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