English German Espagnol Portugese Chinese Japanese Arab Rusian Italian Norvegian Dutch Hebrew Polish Turkish Hindi
Accueil du site > 08- Livre Huit : ACTUALITE DE LA LUTTE DES CLASSES > Le Maroc est à vendre. La royauté est le maître d’oeuvre, le notaire et le (...)

Le Maroc est à vendre. La royauté est le maître d’oeuvre, le notaire et le principal bénéficiaire. Le peuple est autorisé à mendier auprès de ces nouveaux riches du Maroc des miettes du banquet.

dimanche 29 mai 2011, par Robert Paris

De Casablanca à Marrakech, les maisons, villas, immeubles, terrains et sociétés sont à vendre à l’étranger et même construites neuves pour être vendues à l’étranger...

C’est un plan immense qui modifie complètement la propriété au Maroc...

A vendre

Dans tout le pays, des terres, des maisons, des propriétés, des sociétés sont à vendre dans le monde entier au plus offrant. Sous ce nouveau colonialisme, le roi est en train de mettre en coupe réglée le pays, de le dépecer et de le vendre...

On peut voir, par exemple, en France des affiches pour acheter au Maroc des maisons, des villas, des terrains et autres sociétés.

A vendre

A vendre

A vendre

Tout le pays est à vendre, y compris sa population.

Pour le roi, les jeunes femmes du Maroc sont bonnes à vendre comme chair humaine...

Mais le peuple marocain n’est pas complice des magouilles de la royauté...

Rien d’étonnant : pendant qu’on construit partout pour vendre à de riches étrangers, le peuple, lui, n’a pas où se loger et s’entasse dans des masures ou des immeubles dégradés...

... ou dans des bidonvilles

Casablanca n’arrive pas à cacher la misère de sa population.

La pauvreté atteint des proportions alarmantes. A chaque coin de rue, nous rencontrons des enfants, des jeunes filles, des femmes âgées, des pères de famille qui tendent la main pour demander quelques pièces. A la tombée de la nuit, la ville se métamorphose. En dehors de quelques bars ouverts jusqu’à une heure tardive, on ne rencontre dans les rues que des SDF et autres marginaux. Les artères sont envahies par des prostitués, hommes et femmes. Une simple virée à la Corniche, une zone connue pour son animation et ses restaurants prisés, vous renseigne sur l’ampleur de la prostitution. Autre visage de la ville : Anfa. C’est aujourd’hui le quartier le plus cher de Casablanca. Y louer un appartement coûte pas moins de 15 000 DH par mois [1 330 euros]. C’est d’ailleurs ce boulevard qu’a choisi Saadi Kadhafi, l’un des fils du dirigeant libyen, pour y construire deux immeubles : un hôtel et un centre commercial. Le lieu le plus fréquenté par la jeunesse de Casa est Maarif. Ce quartier commerçant est apprécié pour ses tours jumelles baptisées Twin Center et ses grands magasins européens. Il est essentiellement peuplé de classes moyennes. Ici, pas d’école publique. "Les gens envoient leurs enfants dans des écoles privées. Elles sont de plus en plus nombreuses et les autorités ont finalement détruit les établissements publics puisque plus personne ne s’y inscrivait", nous explique Mohamed, un architecte de Maarif. Pour acquérir un bien immobilier ici, il faut un budget exorbitant. "Pour permettre l’achat des terrains, l’Etat a décidé d’accorder des crédits sans intérêt, remboursables sur vingt-cinq ans", souligne notre interlocuteur. Les grosses légumes, les riches, les hommes d’affaires résident quant à eux sur le boulevard Panoramique. "Alors que des Marocains crèvent de faim, les gens du régime ont amassé des sommes colossales et érigé de luxueuses villas. Ce quartier est habité par des notables qui font la pluie et le beau temps. Ce sont eux qui détiennent le monopole des affaires et du business aujourd’hui chez nous", déclare un journaliste. Nous avons quitté ces quartiers huppés pour nous rendre à Derb Sultan, où habitent des milliers de familles pauvres et marginalisées. En dépit des promesses faites par les autorités d’améliorer les conditions de vie des habitants, la situation n’a pas évolué. Elles ne semblent pas retenir les leçons de l’Histoire. En effet, c’est dans cette zone que se sont déroulées les émeutes urbaines de 1981. Les habitants s’étaient alors révoltés suite à l’appel du parti d’opposition, l’USFP [Union socialiste des forces populaires]. Les autorités avaient réprimé la manifestation dans le sang. Aujourd’hui, l’USFP participe à la gestion des affaires publiques, mais rien n’a changé à Derb Sultan.

Ce n’est pas pour eux que REPIMMO Maroc construit ces maisons :

ni que l’on vend ces appartements, ces ensembles, ces villas

la royauté est à la tête de cette vente à marche forcée des richesses du pays ...

Des raisons de se révolter

Des centaines de programmes immobiliers pour étrangers aisés avec des villes entières nouvelles comme "nouveau Fès" :

une véritable recolonisation sans armes et par le fric ...

C’est une très vieille tradition de la royauté marocaine que celle-ci invite les occupants et exploiteurs étrangers à sa table ;..

Car les rois du Maroc cultivaient la tradition et la religion tout en se comportant en occidentaux corrompus avec des moeurs dans leurs palais dignes du bordel le plus dégradé et dégradant...

Tradition aussi de la royauté, tout en étant très ouverts sur les occupants impérialistes, d’être intraitables vis-à-vis des opposants...

L’Etat ne se contente pas d’autoriser sans limite des achats d’étrangers. Il les favorise :

- l’étranger paiera moins de 1% ’impôt foncier et l’acheteur étranger est exonéré de cet impôt pendant les cinq premières années

- pas nécessaire d’un "numéro d’identité d’étranger" pour acheter une maison au Maroc

- la TVA est déductible de l’impôt

- si la vente s’est faite à l’étranger, les litiges se jugent à l’étranger

- le prêt hypothécaire n’a pas besoin d’être signé au Maroc

- le Maroc garantit les ventes sur plan en cas de non livraison

- l’achat peut se faire en monnaie étrangère

- la revente est autorisée avec sortie des capitaux du pays...

On peut dire que la royauté est douce pour les étrangers riches comme elle ne l’est pas pour les pauvres du Maroc...

Au nom de la bourgeoisie française, merci de nous aider à mettre le pays en coupe réglée !!!

Mais le peuple ne se laisse pas faire et descend dans la rue...

23 Messages de forum

  • A vendre

    Tout le pays est à vendre, y compris sa population.

    Pour le roi, les jeunes femmes du Maroc sont bonnes à vendre comme chair humaine...

    Répondre à ce message

    • C’est effectivement une horreur. Pouvez vous développer et étayer cette info ?

      Répondre à ce message

      • Marrakech la ville symbole de la réussite du modèle touristique marocain est au centre d’un débat qui agite le Maroc au gré des découvertes et des scandales. Il s’agit bien sûr d’un tourisme moins honorable, le tourisme sexuel, appelé pudiquement « dégradation des mœurs ».

        La pauvreté est la cause principale du développement du tourisme sexuel à Marrakech. Une des causes est le nombre d’enfants non scolarisés faute de moyens : « A Marrakech et ses environs des enfants n’ont jamais été scolarisés faute de quoi s’acheter les fournitures scolaires et de quoi payer un photographe pour les 4 photos nécessaires, à Marrakech des enfants meurent parfois faute d’un médicament qui coûte 63DH ».

        On ne peut plus cacher ce qui se passe à Marrakech, ni sur les autres villes, certes, le tourisme sexuel est le premier responsable, mais c’est pas le seul, la pauvreté ?

        ’affaire Servaty (journaliste belge impliqué dans le scandale pornographique d’Agadir) a valu à notre pays d’être comparé à la Thaïlande, pas moins ! Le journal le Monde est le premier média crédible « aux yeux des responsables marocains » à avoir sonné la charge par la plume de sa meilleure arme anti-marocaine : JPT (Jean Pierre Tuquoi). Son article publié le 22 juin, ne va pas par quatre chemins « Le royaume, qui voit débarquer depuis le tsunami en Asie d’anciens habitués de la Thaïlande, veut éviter des scandales publics. ». Il suffit qu’un média étranger s’empare de l’affaire pour que nos responsables découvrent le phénomène. Est-ce la sacro-sainte image du Maroc à l’étranger ou c’est tout simplement le complexe du colonisé qui sévit encore de nos jours ?

        Aujourd’hui la prostitution a changé de visage, de plus en plus de femme font ça après leur travail pour avoir un peu plus d’argent, des lycéennes ou des étudiantes qui vivent chez leur parents et qui sont entretenues par eux chichement...

        Quant à Marrakech...Les récits qui courent au Maroc sur les avanies que subissent des mineurs derrière les murs de certains riads cossus sont épouvantables » souligne Le quotidien d’Oran.

        Plus que l’âge des « proies », ce qui choque le plus les populations locales c’est la violence symbolique de cette transaction. « Cela montre que l’argent permet de tout acheter dans l’impunité la plus totale » s’emporte A. Certains gigolos ont fait des fortunes considérables grâce aux Européennes. Ils exhibent fièrement les signes extérieurs de leur richesse. « J’ai trois maisons. La première, c’est une Allemande qui me l’a offerte. La seconde, c’est une Britannique. La troisième, c’est une Suissesse » me déclarait fièrement l’un d’entre eux. Guère difficiles à rencontrer, ils déambulent sur les plages en short et torse nu. Quand ils ne font pas des pompes, ils passent de la pommade-de la crème solaire sur le dos des Européennes. Leur succès économique fait grincer bien des dents.

        Depuis que le business du sexe a pris son essor, le prix de l’immobilier s’est envolé. Du coup, les autres habitants de la région ont de plus en plus de mal à se loger, notamment les pêcheurs. Traditionnellement, cette région côtière vivait de la pêche, or les eaux de la région sont de moins en moins poissonneuses. Du coup, les « hommes de la mer » ont de plus en plus de mal à faire vivre leurs familles, malgré les risques qu’ils prennent. L’étalage de l’argent facile des gigolos les irrite d’autant plus.

        Dans les boîtes de nuit de la région, les chasseurs de sexe se croient tout permis. Même si une fille est déjà accompagnée, ils lui font des propositions. Si son entourage se révolte, ils deviennent agressifs, sûrs de leur bon droit. Allant jusqu’à dire qu’ils peuvent tout se permettre parce qu’ils travaillent pour des ambassades occidentales. Même si c’est le plus souvent totalement faux. Un argument révélateur d’un état d’esprit et d’un sentiment de toute puissance. « A cause du tourisme sexuel, la haine des Occidentaux gagne du terrain. Des campagnes de presse de plus en plus violentes se développent » souligne Aïcha, une habitante. En terre musulmane, l’étalage de sexe tarifé choque les populations et fait le jeu des islamistes les plus radicaux. Cette arrogance est d’autant plus dangereuse que nombre d’occidentaux ont décidé de vivre une grande partie de l’année dans ces « paradis ensoleillés ». Au Maroc, en Tunisie et au Sénégal, des dizaines de milliers de Français ont pris leur retraite. Il serait regrettable qu’ils fassent les frais des ressentiments populaires.

        « Le pire, dans l’affaire, avertit l’écrivain algérien Akram Belkaïd, c’est que les peuples notent et enregistrent en silence. Fausse résignation qui, un jour, pourrait se transformer en vengeance physique »

        On peut lire ainsi : "Où en sont les libertés individuelles ? Le peuple marocain n’a pas le droit à l’expression, au Maroc il n’y a pas de justice, c’est l’arbitraire et le fascisme, tous les pouvoirs sont entre les mains des colonialistes présentés par le petit roi. Pour diviser , désosser la société marocaine.. Le capitalisme occidental a voulu faire du Maroc une figure de la société occidentale : il apporte ses valeurs, il utilise la liberté. La femme est exposée , elle est un objet , c’est une maîtresse, une prostituée, une travailleuse , fait des enfants, s’occupe de son mari , elle s’occupe de son amant, s’occupe de la maison, souvent finit sa vie divorcée, seule, dans l’isolement et la précarité et la solitude aucune pitié ; elle est utilisée pour tout et la femme occidentale , malheureusement , ne s’en rend pas compte et finit après tant de lutte à se trouver à bout de souffle comme une voiture qu’on mis a la casse et on va cherché une femme plus jeune . Tous les excès de la société occidentale ont été exposés au Maroc : l’argent roi, le pouvoir, les privilèges, la dégradation des mœurs, la soumission, on traite mal le peuple, l’exploitation, la marginalisation etc…on a obligé le marocain à se soumettre et à accepter ces excès. Les bourgeois occidentaux ont formé une fausse élite qui représente la culture occidentale (ses excès) l’objectif c’est de détruire notre socle de valeurs et nous marginaliser. L’occident haineux se couvre de la liberté (prétendue), la démocratie (fausse), l’indépendance (qui n’existe pas chez eux) pour imposer et museler et accentuer le fascisme chez nous (ils nous imposent des valeurs qui n’ont rien à voir avec nos valeurs à nous exemple : des pédés qui s’embrassent dans la rue , des femmes nues les gens alcoolisés dans la rue qu’il faut ensuite soigner , des drogués la pédophilie , la prostitution l’exploitation , le vole le mépris, le sur homme,etc…) tout cela est responsable de cette situation qui va leur exploser dans la figure et qui aura des conséquences désastreuses ."

        Répondre à ce message

  • La 8ème édition du salon de l’immobilier marocain à Paris( SMAP IMMO MAROC) se tiendra du jeudi 2 au dimanche 5 juin 2011 au Parc des expositions- Porte de Versailles.
    00. RAKFTZ
    Le Maroc dispose d’atouts indéniables pour attirer les investisseurs, alors que la conjoncture économique est jugée encore difficile de par le monde. Preuve en est notamment, le progrès de sa notation par Standard & Poor’s qui l’a fait passer en 2010 à la catégorie « Investment Grade ».

    Les investissements directs étrangers ont ainsi progressé de 29% en 2010, la majorité ayant concerné l’industrie, le tourisme et l’immobilier, ce dernier en accaparant l’essentiel. Le secteur de l’immobilier résidentiel se porte bien également grâce à une demande intérieure tirée par la croissance nationale. Nouvelles mesures fiscales et aides en faveur de l’investissement dans l’immobilier Pour soutenir cette reprise, le gouvernement marocain a adopté plusieurs nouvelles mesures, parmi lesquelles :

    * Des aides permettant d’afficher des 1ers prix à 22 000 € dans l’habitat social, désormais accessibles aux Marocains résidant à l’étranger, afin de favoriser l’accession du plus grand nombre à la propriété.

    * Des subventions en faveur de l’amélioration de l’efficacité énergétique dans le bâtiment.

    * L’exonération des intérêts de l’épargne logement pour l’acquisition ou la construction d’un logement à titre d’habitation principale (ou assimilé, pour les Marocains résidant à l’étranger). Marché du neuf très dynamique et projets immobiliers « spécial seniors » pour séduire de nouvelles cibles La fiscalité très douce réservée aux résidents étrangers, notamment aux seniors (abattement d’impôt sur la pension de retraite de 40 %, réduction d’impôt sur le revenu jusqu’à 80 %), non double imposition, absence de droits de successions, s’accompagne de la construction de complexes touristiques inspirés du modèle des résidences de tourisme françaises. Parfaitement équipées (golf, piscine, marina, spa, tennis, services médicalisés….) elles offrent aux acquéreurs, outre une possibilité d’occupation personnelle, un revenu locatif performant, le marché de la location saisonnière étant soutenu par une politique de développement touristique très ambitieuse.

    D’où les nombreux projets qui fleurissent un peu partout (Casablanca, Agadir, Tanger, Oued Chbika, Tafedna Bay…)

    Parmi ceux-ci, le très important projet immobilier dédié aux seniors européens, celui de Morocco Riviera qui prévoit d’accueillir 270 000 retraités d’ici 15 ans. Lancé au sud du Maroc, dans la région de Tan Tan, il prévoit la construction de 3600 villas, 24 000 appartements et 3 maisons de retraite médicalisées. 3000 lits en bord de mer, une marina disposant de 700 anneaux, un port en eaux profondes et 8 golfs complètent ce programme d’envergure.

    L’édition 2011 de SMAP IMMO Paris, la vitrine des nouveaux investissements immobiliers au Maroc

    50 000 visiteurs sont attendus, du 2 au 5 juin à au SMAP IMMO Paris, le plus grand salon dédié à l’immobilier marocain en Europe, pour découvrir toutes les opportunités d’investissement dans le Royaume avec le conseil et l’appui de la meilleure expertise financière, administrative, juridique et fiscale, au travers de cycles de conférences organisés quotidiennement.
    Informations :

    SMAP IMMO MAROC

    Répondre à ce message

  • Le Maroc, un pays riche aux habitants pauvres

    Gisements miniers, artisanat remarquable, capacités touristiques certaines, infrastructures conséquentes… beaucoup de pays envient au Maroc ses richesses. Avec un PIB par habitant de 4300 dollars environ, une inflation maîtrisée à 3% et un taux moyen de croissance de 5% depuis 10 ans, le Maroc est actuellement la 5ème puissance africaine et fait partie des pays émergents. Le pays a toujours su profiter de sa double façade maritime, et le nouveau port de Tanger Med devrait devenir le plus grand port africain en matière de transport de marchandises.

    Malgré ses performances économiques encourageantes, le pays se trouve seulement à la 126ème place sur 174 de l’indice pour le développement humain (IDH) de l’ONU en 2008 . Selon la Banque mondiale, un Marocain sur cinq vit en dessous du seuil de pauvreté, avec moins de 1$ par jour. Près de la moitié de la population adulte est encore analphabète, surtout les femmes, et le taux de scolarisation reste insuffisant (L’enseignement public marocain en crise ).
    Le pays vit un développement à deux vitesses avec un fort contraste ville/campagne et la présence d’une économie souterraine dans tous les secteurs d’activité. Résultat : le Maroc est un pays riche, mais ses habitants sont pauvres.

    Première richesse du pays : les phosphates, dont le Maroc possède les ¾ des réserves mondiales ! Le pays en produit 24 millions de tonnes dont plus de la moitié est exportée à l’état brut surtout vers l’Europe occidentale. Le Maroc est le premier exportateur de phosphates au monde.

    Le Maroc est également le 2e exportateur mondial d’agrumes et d’huile d’olive.

    Avec ses côtes atlantique et méditerranéenne, l’ensoleillement important, la beauté des paysages, le désert au sud du pays, les villes impériales, l’activité artisanale, le Maroc possède de nombreux atouts et le tourisme est la deuxième source de revenu du pays, rapportant près de 3 milliards d’euros. Entre sept et huit millions d’étrangers visitent le Maroc chaque année, mais malgré l’engouement pour les ryiads et plusieurs plans de développement au niveau national, l’objectif d’arriver à attirer 10 millions de touristes en 2010 ne sera vraisemblablement pas atteint.

    Autre manne importante : les entrées des travailleurs émigrés. Près de trois millions de Marocains vivent hors de leur pays, principalement en France (800 000), aux Pays-Bas, en Belgique et en Espagne. Ces MRE (Marocains Résidant à l’Etranger) gardent cependant des liens étroits avec leur pays et envoient chaque année à leur famille une partie de leur épargne, dont le montant est estimé à 3 milliards d’euros, soit plus que l’ensemble des exportations de phosphates et de produits agricoles !

    L’artisanat marocain est remarquable par sa diversité : bois, argent, fer, cuivre, cuir, terre, laine dont les fameux tapis qui occupent une large place dans les exportations. Deuxième employeur après l’agriculture, l’artisanat marocain représente 19 % du PIB mais le secteur traverse une période difficile. Il peine en effet à attirer les jeunes, qui préfèrent se lancer dans des métiers plus rémunérateurs et subit le manque d’intérêt de la clientèle traditionnelle (marocaine).

    Grâce à sa situation géographique, le Maroc est l’un des pays arabes dont le commerce est le plus étroitement lié à la Communauté européenne : près de 70% des échanges actuels s’effectuent avec l’Europe, principalement avec la France. Toutes les grandes entreprises, banques et sociétés d’assurance occidentales sont présentes sur le marché marocain. Le Maroc s’est vu octroyer en 2008 un "statut avancé" auprès de l’Union Européenne ; la suppression des droits de douane entre l’Europe et le Maroc est prévue en 2012, bien que les réformes nécessaires pour la mise au niveau avec l’économie européenne tardent…

    Malgré tout ces atouts, la population marocaine vit mal et surtout très inégalement. Il faut dire qu’en 20 ans, la population marocaine a doublé pour atteindre environ 33 millions actuellement, dont la moitié a moins de 25 ans ! Le pays vit un développement à deux vitesses : une modernisation accélérée dans les villes et la pérennité des archaïsmes dans les campagnes.

    Les disparités de revenus sont énormes, l’éventail des salaires varie de 1 à 1000, phénomène classique des pays en voie de développement. Le salaire minimum est fixé à 1850 Dirhams par mois (166 euros) et 20% des Marocains consomment près de la moitié de la richesse nationale. Le chômage touche environ 10% de la population, dont le quart des jeunes diplômés, avec un fort écart entre la ville (18%) et la campagne (4%). Le pourcentage des pauvres augmente, et dans les grandes agglomérations, bidonvilles et villas luxueuses se côtoient non sans une certaine tension. Le système de santé publique est inadapté et 9 Marocains sur 10 n’ont pas de couverture sanitaire. Le système de soins est à deux vitesses : cliniques privées de niveau européen pour les riches, et hôpital public qui manque de tout et où soins et médicaments restent payants. Le système de retraites demeure très insuffisant lui aussi.

    Répondre à ce message

  • Selon des sources proches de l’enquête diligentée par Bank Al-Maghrib pour connaître l’état de la fortune de certaines grosses pointures considérées comme intouchables, on serait réellement dans un scénario à la Trabelsi, du nom de la belle famille de l’ex dictateur tunisien Ben Ali, qui avait mis en coupe réglée l’économie de ce pays maghrébin.

    Rappel des faits. Il y a quelques semaines Bank Al-Maghrib, la banque centrale marocaine, avait diligenté une discrète enquête pour connaître l’origine et l’état de la fortune de certains fortunés marocains. Certains d’entre eux extrêmement bien placés dans la nomenklatura du Makhzen économique.

    Aujourd’hui, Bank Al-Maghrib ne sait plus quoi faire des informations en sa possession. Surtout en ces moments troubles où les peuples arabes recouvrent l’un après l’autre leur dignité et appellent à la fin de la corruption.

    Pour l’un de ces « rapaces », comme définissait un câble américain de Wikileaks les indélicats qui pillent l’économie nationale, c’est un un jeune homme bien qui dirige actuellement l’une des plus grandes entreprises du Maroc et peut-être d’Afrique du nord (une société qui a des intérêts dans quasiment tous les secteurs de l’économie nationale). Bank Al-Maghrib aurait découvert qu’il possède 600 millions de DH en liquides « dispersés » dans plusieurs banques du royaume.

    Pour le deuxième « rapace », un « panéliste » connu et proche parmi les proches du sommet, il serait actuellement considéré comme le deuxième déposant dans Attijariwafa Bank, première banque marocaine, et maghrébine, et septième banque africaine selon le classement de 2010. C’est tout dire.

    Enfin, la Banque centrale marocaine aurait découvert que le Crédit agricole, une banque à capitaux publics, aurait délivré une caution à une société créée trois ou quatre jours avant qu’elle ne soumissionne pour l’obtention d’une ferme agricole de 800 hectares.

    Cerise sur le gâteau, cette société bénéficiaire de la générosité du Crédit agricole appartiendra pour moitié à l’épouse du « panéliste » et pour l’autre moitié à un autre jeune homme sympathique qui a été le prédécesseur de Monsieur 600 millions. Ce jeune homme a dirigé dans le passé le cabinet d’un ministre « ittihadi » chargé des fruits et légumes.

    On parle de retrait de passeport à ces quatre « rapaces », mais pour l’instant l’information n’est pas confirmée. Et en plus, il n’est dans l’intérêt de personne d’ouvrir cette boite de Pandore de la corruption.

    Franchement, pourquoi aller chercher l’Eldorado en Amérique latine si le rêve marocain est là, à nos pieds.

    Badr Soundouss

    Répondre à ce message

  • Le Figaro écrit :

    Soleil, mer et palmiers. Depuis quelques années les Français plébiscitent les achats immobiliers au Maroc. Mais n’y fait-on que de bonnes affaires ? A l’occasion de la septième édition du Salon de l’immobilier marocain, voici quelques conseils pour éviter les pièges et réaliser un investissement avisé.

    Villa avec piscine, palmeraie, plage, … les mots font rêver, et s’offrir un petit coin de paradis à seulement quelques heures d’avion au tarif low cost qui plus est - séduit de plus en plus. Selon les données du ministère des Affaires étrangères 38.800 Français dont 46% de binationaux - sont ainsi établies de façon permanente au Maroc, et 40.000 autres y résident plusieurs mois par an.

    Une aubaine pour les promoteurs. Des programmes immobiliers, destinés à cette clientèle fleurissent un peu partout dans tout le pays. L’argumentaire soleil, coût de la vie réduit, activités sportives- est tentant. Pourtant, investisseurs ou jeunes retraités désireux d’en profiter doivent rester vigilants.

    le Maroc offre également de bonnes opportunités car l’immobilier y reste globalement peu cher par rapport à la France. Des produits haut de gamme et des biens d’exceptions comme les villas sur la corniche de Casablanca vendues aux alentours de 700.000 euros sont de bons investissements. Si Olivier Collin déconseille de s’intéresser aux programmes locatifs soutenus par l’Etat, « des ensembles de 500 à 600 logements bâtis sur le front de mer » à des tarifs assez bas, il estime intéressant en revanche ceux développés pour accueillir les retraités, des appartements vendus entre 100.000 et 150.000 euros. « Sur ce type de bien, on a plus de chance de payer le juste prix car ils intéressent également les Marocains. Il s’exerce de fait une sorte de contrôle interne sur les prix », explique-t-il. Quant à sauter le pas pour s’installer définitivement au Maroc et y passer sa retraite, mieux vaut éviter de fantasmer sur le coût de la vie. « C’est un paramètre qui ne doit pas être déterminant dans le choix, car l’écart avec la France est de moins en moins marqué. Les prix à Marrakech sont aujourd’hui quasiment européens ».

    Répondre à ce message

  • A Sebaa Aioun, dans la région de Meknès, un homme a mis fin à ses jours en s’immolant par le feu. Selon des sources locales, son geste est intervenu suite au refus des autorités locales, de lui délivrer un document administratif.

    Abdelkader Al Atawi, un Marocain âgé d’une cinquantaine d’années est mort, lundi, à Sebaa Aioun, une commune située à 15 km au sud-est de Meknès. L’homme, père de cinq enfants, s’est d’abord aspergé d’essence, avant de s’immoler par le feu devant la municipalité de la ville. Selon l’AFP, qui cite les autorités locales, ce quinquagénaire a voulu, à travers son geste, protester contre le refus de la municipalité de lui délivrer un document administratif indispensable à la prise en charge de son épouse malade.

    Au chômage depuis quelques temps déjà, Abdelkader Al Atawi avait, en effet, besoin de l’original de son acte de naissance, ce qui lui aurait permis de faire établir une nouvelle carte nationale d’identité. « Mais comme il est natif de la région de Ouarzazate, la municipalité où il s’est présenté n’a malheureusement pu répondre à cette requête », explique une source de sécurité, contactée par l’AFP.

    Avant que l’irréparable ne soit commis, l’homme avait sollicité plusieurs fois ce document, en vain, a fait savoir Habid Benkarroun, représentant local de l’Association marocaine des droits humains (AMDH). Le responsable de l’association confirme que, Abdelkader Al Atawi était dans l’incapacité de payer les frais d’hospitalisation de son épouse souffrante et avait besoin de ce document pour la faire prendre en charge.

    Les autorités marocaines ne se sont pas encore prononcées sur ce drame. Aucune version officielle des faits n’a été communiquée par le ministère de l’Intérieur jusqu’à présent. Ce n’est pas la première fois qu’un tel incident se produit au Maroc. Depuis l’immolation par le feu, en décembre 2010, du Tunisien Mohamed Bouazizi, plusieurs faits similaires ont été enregistrés au royaume. En mai dernier, Mbarek El Karrassi, jeune vendeur ambulant de Marrakech, est décédé après s’être immolé par le feu. L’homme voulait ainsi protester contre la confiscation de sa marchandise par les autorités locales.

    Répondre à ce message

  • La manifestation organisée vendredi soir dans la capitale marocaine pour dénoncer la grâce accordée par le roi Mohamed VI à Daniel Galvan Viña, un ressortissant espagnol condamné pour pédophilie à 30 ans de prison, a été dispersée de manière musclée par la police anti-émeute. Plusieurs dizaines de personnes, dont des journalistes rassemblés devant le Parlement à Rabat, ont été blessés par les forces de l’ordre munies de matraques.

    Sur les réseaux sociaux, de nombreux manifestants ont publié des photos pour témoigner de ces heurts grâce au hashtag #DanielGate. "Beaucoup de têtes ensanglantées ici", raconte @Selabadi sur son compte twitter. "Au Maroc on préfère libérer les pédophiles et tabasser les journalistes", s’emporte pour sa part la journaliste Kerima Mendes. "Mais où va le Maroc ? Maintenant on torture des manifestants qui essayent de défendre un peuple indigné ? C’est du n’importe quoi !”, s’indigne également Oumaima Labiad.

    Ce rassemblement faisait suite à la décision prise le 30 juillet par le roi Mohamed VI de libérer 48 ressortissants espagnols emprisonnés au Maroc, en réponse à une demande formulée par le roi Juan Carlos d’Espagne lors de sa visite en juillet dernier.

    Parmi ces détenus, le souverain marocain a accordé sa grâce à Daniel Galvan Viña, un homme de 60 ans condamné en 2011 à 30 ans d’emprisonnement pour le viol de 11 enfants âgés de 4 à 15 ans et pour avoir filmé ses actes. Cette annonce a choqué la population marocaine qui demande depuis que cet Espagnol retourne en prison.

    Répondre à ce message

  • Le roi du Maroc a annoncé l’ouverture d’une enquête, à la suite de la grâce royale accordée à un pédophile espagnol multirécidiviste, qualifiée de "regrettable libération". Mohammed VI a assuré qu’il n’était pas au courant du dossier.

    Le roi a ordonné qu’une "enquête approfondie soit diligentée en vue de déterminer les responsabilités et les points de défaillance qui ont pu mener à cette regrettable libération", indique un communiqué du Palais royal.

    Cette enquête devra permettre "d’identifier le ou les responsables de cette négligence afin de prendre les sanctions nécessaires", selon la même source.

    Scandale national

    La grâce accordée mardi dernier par le roi à un pédophile espagnol multirécidiviste a viré au scandale au Maroc, où des milliers de personnes ont exprimé leur colère dans plusieurs villes du royaume, bravant la répression policière.

    D’après le texte du Palais, "le roi n’a jamais été informé, de quelque manière que ce soit et à aucun moment, de la gravité des crimes abjects pour lesquels l’intéressé a été condamné".

    "Il est évident que jamais le souverain n’aurait consenti" à ce que ce prisonnier "puisse arrêter de purger sa peine, au regard de l’atrocité des crimes monstrueux dont il a été reconnu coupable", poursuit-il.

    L’homme en question, âgé d’une soixantaine d’années et qui aurait déjà quitté le Maroc, avait été condamné en 2011 à 30 ans de prison pour des viols sur onze mineurs. Il faisait partie d’une liste de 48 prisonniers graciés au nom de l’excellence des relations entre les deux pays.

    De nouveaux sit-in de protestation ont été programmés pour mardi et mercredi à Casablanca et Rabat.

    Répondre à ce message

  • Le roi du Maroc Mohammed VI a décidé de retirer la grâce accordée au pédophile espagnol multirécidiviste dont la récente libération a entraîné de vives protestations dans le royaume, a annoncé dimanche soir le Palais royal dans un communiqué. Le souverain « a décidé de procéder au retrait de la grâce précédemment accordée au dénommé Daniel Galvan Fina », indique le texte publié par l’agence officielle MAP, évoquant une décision « à caractère exceptionnel ». Alors que selon plusieurs médias l’ancien détenu a déjà quitté le Maroc, il est précisé que le ministère de la Justice devra étudier avec Madrid « les suites à donner au retrait de cette grâce ».

    Répondre à ce message

  • Plusieurs centaines de personnes ont de nouveau manifesté mercredi soir à Rabat pour réclamer notamment que toutes les responsabilités soient établies.

    Malgré l’annulation de sa grâce par le roi Mohammed VI dimanche puis l’arrestation de Daniel Galvan lundi en Espagne et son placement en détention, la colère n’est pas retombée au Maroc.

    Mercredi soir, un nouveau rassemblement a ainsi eu lieu devant le Parlement à Rabat, où une première manifestation d’envergure avait été violemment réprimée vendredi dernier. Ces incidents avaient alors renforcé le mouvement d’indignation après la grâce accordée au pédophile espagnol.

    Les manifestants ont cette fois pu se réunir dans le calme. Les slogans scandés et les pancartes brandies appelaient notamment à une totale transparence sur les raisons de la présence de Daniel Galvan, condamné en 2011 à 30 ans de prison pour des viols sur 11 mineurs, dans la liste des 48 prisonniers espagnols graciés par Mohammed VI au nom de l’excellence des relations entre Rabat et Madrid.

    Pour l’instant, les conclusions de l’enquête ordonnée par le roi ont entraîné la révocation du directeur de l’administration pénitentiaire. Celle-ci est accusée d’avoir "transmis par inadvertance des informations erronées (sur) la situation pénale de l’intéressé". Samedi, le Palais royal avait assuré que le souverain n’était pas au courant des crimes de Daniel Galvan.

    Répondre à ce message

  • L’usage de la répression pour taire les habitants d’Imider, en colère depuis août 2011, n’aura pas suffi pour les dissuader. Depuis cette date, pas un jour ne passe sans qu’ils ne se réunissent sur le mont Alebban, dans la région de Ouarzazate, pour y assurer, à tour de rôle, un sit-in. Une chaîne sans relâche pour protester contre l’exploitation abusive des ressources naturelles par la société minière d’Imider (SMI), une filiale du groupe minier Managem, du holding royal SMI. Mais aussi pour mettre un terme à la pollution de l’environnement au cyanure par la SMI et exiger la fin des violations et des injustices subies par la population.

    Une histoire de pouvoir...

    Le silence du roi Mohammed VI, attendu de pied ferme à Imider, n’enlève en rien la détermination de ces révoltés qui se rassemblent chaque jour au bord de la Nationale 10, à l’endroit même où la SMI a creusé un puits pour fournir de l’eau à la mine d’argent située à 2 km plus loin. Les hommes, d’un côté, et les femmes, de l’autre, forment un cercle au milieu duquel un meneur, mégaphone à la main, rappelle le but de cette mobilisation à rallonge.

    Snobé par la presse marocaine, hormis d’irréductibles combattants en faveur de la liberté d’expression, à l’instar de Tel Quel, le soulèvement des habitants d’Imider a trouvé un écho outre-Atlantique, notamment chez le New York Times qui a consacré fin janvier un long article intitulé : « On Moroccan Hill, Villagers Make Stand Against a Mine ».

    …d’eau

    Tout commence en 2004 lorsque la SMI décide de procéder à une série de forages pour pomper l’eau et l’acheminer vers la mine. Mais pendant le mois de ramadan 2011, le débit d’eau dans les foyers s’affaiblit dangereusement jusqu’à atteindre 30 minutes par jour. C’est alors que les habitants d’Imider réagissent et coupent l’alimentation du principal forage qui fournit la mine en eau, sur le fameux mont d’Alebban, à 1400 mètres d’altitude, pour empêcher la réouverture de la vanne. Des campements sont érigés pour assurer la surveillance, jour et nuit, du château d’eau.

    …d’intimidation

    Sur les murs du château d’eau, les habitants ont peint une fresque en hommage à Mustafa Ouchtoban, écrit Tel Quel. Ce jeune employé de la mine a été condamné en 2012, à l’âge de 27 ans, à quatre de prison ferme pour le vol d’une pépite de 18 grammes.

    « Le jour, il travaillait dans la mine, et le soir, il venait soutenir le sit-in. Suite à un contrôle de son véhicule, les gardiens ont trouvé un morceau de minerai qu’il aurait volé. Nous pensons qu’il s’agit d’une machination pour faire peur aux habitants et briser la contestation. Il a écopé de la peine maximale », raconte Ahmed Daoudi, membre du comité d’organisation de la contestation.

    ...de travail

    Outre les accusations des habitants d’Imider contre l’entreprise minière, désignée responsable des dégâts environnementaux que connaît la région, les villageois réclament que l’exploitation de la mine leur garantisse 75% des emplois. Ce que refuse la direction du groupe, prétextant une impossibilité de « résoudre tous les problèmes de chômage dans la région ».

    Indignée, la population d’Imider accuse Rabat, inerte face à ses réclamations, de soutenir la SMI. Mohammed VI se décidera-t-il à lever l’ancre du nord vers le sud ?

    Répondre à ce message

  • De passage au Maroc, le ministre français de l’Intérieur Bernard Cazeneuve a annoncé samedi que Paris décorerait prochainement Abdellatif Hammouchi. Patron du contre-espionnage marocain, celui-ci est pourtant visé en France par une plainte pour "torture"...

    Pas dégouté Cazeneuve !

    Pas la peine de parler de démocratie !!!

    Bernard Cazeneuve a profité d’un point presse conjoint avec son homologue marocain Mohamed Hassad pour rendre hommage au travail du patron de la Direction générale de la surveillance du territoire (DGST), dont le "rôle est déterminant dans la coopération contre le terrorisme". "La France avait déjà eu l’occasion de distinguer monsieur Hammouchi en 2011 en lui attribuant le titre de Chevalier de l’ordre de la Légion d’honneur. Elle saura prochainement lui témoigner à nouveau son estime en lui remettant cette fois les insignes d’Officier", a-t-il indiqué.

    Officier spécialisé en torture ?!!!

    M. Lamtalsi affirme avoir été arrêté en octobre 2008 près de Tanger (nord), puis torturé pendant trois jours à Temara, près de Rabat, avant qu’on ne l’oblige selon lui à signer des aveux. Il a nié devant le tribunal marocain les faits qui lui étaient reprochés mais a été condamné selon l’Acat en novembre 2008 à 10 ans de prison pour détention et trafic de cannabis. Il a par la suite été transféré en France pour y purger sa peine. M. Hammouchi est visé dans cette plainte pour complicité de torture.

    Répondre à ce message

  • Deux journalistes français ont été arrêtés dimanche soir à Rabat dans les locaux de l’Association marocaine des droits de l’Homme (AMDH), où ils effectuaient une interview, et les autorités étaient sur le point de les expulser.

    Des policiers sont arrivés dans les locaux de l’association, ils « ont arrêté les deux journalistes et saisi leur matériel », a déclaré à l’AFP un responsable de l’AMDH, Youssef Rissouni. Ces policiers n’ont « produit aucune pièce d’identité ou mandat d’arrêt, mais ils nous ont dit que les journalistes n’avaient pas d’autorisation légale pour tourner au Maroc », a-t-il précisé.

    Selon Paul Moreira, les journalistes avaient demandé depuis plusieurs semaines une autorisation à Rabat sans avoir de réponse, ce qui leur avait fait croire qu’ils pouvaient travailler dans la légalité.

    Cazeneuve va-t-il nommer les deux journalistes officiers de la légion d’honneur, au nom de la liberté d’expression et reconsidérer le Maroc qu’il a affirmé être un point d’appui de la lutte pour la liberté d’expression ?!!!

    Répondre à ce message

  • France Inter révèle que l’un des enregistrements audio, utilisé pour mettre en cause deux journalistes français soupçonnés d’avoir voulu faire chanter le roi du Maroc, a été "retravaillé". Pour la défense, la pièce maîtresse de l’accusation est fragilisée.

    Répondre à ce message

  • Le Maroc appelle à autodétermination des kabyles… algériens : réplique à l’autodétermination des sahraouis demandée par l’Algérie !

    Répondre à ce message

  • En un mois, au Maroc, 40.000 arrestations de « terroristes » ou prétendus tels. Il semble bien que tout opposant politique ou syndical, tout travailleur combatif ou tout jeune bougeant soit catalogué ainsi !!!

    Répondre à ce message

  • Tous les châteaux royaux ne lui suffisent pas, il lui faut aussi des châteaux en France...

    Le château de Betz dans l’Oise, acheté en 1972 par Hassan II, est un lieu de villégiature prisé par Mohammed VI. Une royale présence qui ne passe pas inaperçue.

    En cette fin de mois d’août, le drapeau du Maroc flotte à Betz. La gendarmerie filtre les personnes qui transitent à proximité de la résidence de Mohammed VI. Des camions de livraison pénètrent dans la propriété sous le regard méfiant de la garde personnelle du roi. Un ballet incessant de berlines noires aux vitres teintées effectue des va-et-vient. Qui s’offre un court séjour provincial ? Famille du souverain, amis proches ou le souverain lui-même…, personne ne sait. Les secrets de la vie de château bessine restent bien gardés.

    Le roi Mohamed VI du Maroc est un des hommes les plus riches du monde alors qu’en 1956, son grand-père ne possédait aucune fortune notable. L’essentiel de cette immense fortune a été accumulé par Hassan II, père du roi actuel en ponctionnant l’économie marocaine. Elle est en grande partie investie à l’étranger.

    Dans les années 1990, un opposant au régime, Abdelmoumern Diouri, en avait dressé un inventaire (contesté par le Palais) : quelque 10 milliards de francs déposés dans une vingtaine de banques française, américaine et suisse. Au Maroc, une vingtaine de palais, plusieurs milliers d’hectares de terres agricoles (confisquées en 1963 aux colons français), le groupe ONA (Omnium nord-africain) présent dans tous les secteurs de l’économie… À l’étranger, plusieurs immeubles à Paris et à New-York, de nombreux pied-à-terre luxueux aux États-Unis et en France, notamment le château d’Armainvilliers (Seine-et-Marne) deux cents pièces et quatre cents hectares de parc… un portefeuille boursier considérable comprenant des titre américains et européens… Des rumeurs ont circulé sur les bénéfices que Hassan II aurait tiré du commerce du haschisch, cultivé au Nord du pays, mais sur ce trafic, rien n’a pu être prouvé. Que ceux qui ont des preuves se gardent d’en faire part, ils ne vivraient pas vieux...

    Répondre à ce message

Répondre à cet article