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Accueil du site > 02 - Livre Deux : SCIENCES > Biologie : Rétroaction de la vie et de la mort > Les arbres sentent-ils et communiquent-ils ?

Les arbres sentent-ils et communiquent-ils ?

dimanche 21 décembre 2014, par Robert Paris

11 Messages de forum

  • La Langue des Arbres

    La langue que j’aime

    Oh, combien douce et mélodieuse

    Est la langue des Êtres muets

    Elle est plus douce à mon cœur

    Que la langue rauque des gens

    Si calmement, si doucement

    Me parlent les arbres

    Le roseau sur le bord de l’eau

    La bruyère sur la montagne.

    Les genêts des garennes

    Le vent ondulant

    La mer d’or des landes

    Qui me raconte des contes

    Qui me chante ses vers :

    Arthur. Iseult. Merlin...

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  • À la Faculté de droit de Paris, immeuble qui ne passe certainement pas pour le refuge des rigolades fin de siècle, fut, le mois dernier, abordée la question des forêts baladeuses.
    M. Ducrocq, le très aimable professeur de droit administratif, proféra ces paroles textuelles :
    « À cette époque, messieurs (vers 1872, 1873), les forêts nationales se sont promenées de ministère en ministère, de l’Agriculture aux Finances, des Finances à l’Agriculture, etc., etc. »
    Hein, mon vieux Shakespeare, les voilà bien les forêts qui marchent, les voilà bien !
    Sans nous arrêter à la légitime stupeur du flâneur rencontrant la forêt de Compiègne dans la rue de Rivoli, passons à une troisième communication qui ne fut pas sans me bouleverser :
    « Il y a des arbres, m’écrit M. le vicomte de Maleyssie, notamment les bouleaux et les chênes, qui éprouvent un trac abominable quand passe, non loin d’eux, un troupeau de moutons. Et cette frayeur se traduit par un retrait immédiat de la sève dans l’arbre, au point qu’il n’est plus possible de détacher l’écorce de l’aubier. »
    Un peu, ce me semble, comme lorsque nous éprouvons un sentiment de constriction à la gorge.
    Et, à l’appui de son dire, M. le vicomte de Maleyssie m’adressa des documents, dont quelques-uns assez précieux ; entre autres, le numéro d’avril 1833 du Cultivateur.
    À la page 210 de ce vieil organe, je trouve le récit suivant dû à la plume du grand-père même de M. de Maleyssie :
    « Des ouvriers étaient employés à écorcer des chênes sur l’un des penchants d’un coteau situé entre deux vallées, dans la propriété que j’habite. Le temps était très favorable à ce genre de travail ; aussi avançait-il assez vite, lorsque peu à peu il devint moins aisé. L’écorce ne se souleva plus qu’avec peine, et bientôt il fut impossible de l’enlever autrement que par petits morceaux. _ » Les ouvriers, n’ayant aperçu aucune variation dans l’état de l’atmosphère, attribuèrent unanimement ce phénomène au voisinage de quelque troupeau de moutons. _ » En effet, j’avais donné l’ordre au berger d’amener le sien sur le revers du coteau où travaillaient les ouvriers. _ » Cela bien constaté, je fis retirer les moutons, et à mesure qu’ils s’éloignaient, le pelage des arbres devenait plus aisé. Néanmoins, la sève, pendant toute la journée, ne reprit pas sa circulation avec la même activité qu’auparavant. _ » Cette expérience, répétée deux années de suite, a produit le même effet. »
    Les Annales de la Société d’Horticulture de Paris (tome XII, page 322), s’occupent également de cet étrange phénomène et citent un cas analogue constaté dans les pépinières royales de Versailles en 1817.

    L’auteur de la communication conclut ainsi :

    « Quoique je sois très porté à chercher une explication, bonne ou mauvaise, à tous les phénomènes de la végétation, je ne suis jamais arrivé à expliquer celui-là. C’est sans doute le plus délicat de tous ceux que nous offrent les végétaux. M. de Candolle n’en a rien dit dans sa Physiologie générale. »
    Vous pensez bien que si M. de Candolle n’a rien trouvé à dire sur cette question, ce n’est pas un pauvre petit gars comme moi qui éclairera les masses botanisantes.
    Seulement, je pense que si le roseau apprenait la frousse énorme qu’un simple mouton peut infliger à
    Celui de qui la tête au ciel était voisine
    Et dont les pieds touchaient à l’empire des morts,
    il rirait bien, le souple et charmant roseau.

    Alphonse Allais, dans Deux et deux font cinq (2+2=5)

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  • Pour voir s’il me consolerait,

    Je m’approchai d’un pin vert.

    De me voir pleurer,

    Il a pleuré

    Asturiana, Manuel De Falla

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  • Effectivement, un des exemples frappants des communications entre arbres est celui de la floraison. Celle-ci se fait de manière coordonnée pour des arbres proches et est différente pour des arbres un peu éloignés. De même, pour les réactions aux agressions par des animaux.

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  • Les arbres sentent-ils et communiquent-ils ? 27 mai 2015 07:49, par Robert Paris

    Le micocoulier, Jacques Prévert :

    A Antibes rue de l’hôpital

    Où l’herbe à chat

    Surgit

    Encore indemne entre les pavés

    Il y a un grand micocoulier

    Il est dans la cour de l’asile des vieillards

    Eh oui c’est un micocoulier

    Dit un vieillard de l’asile

    Assis sur un banc de pierre

    Et sa voix

    Est doucement bercée par le soleil

    Micocoulier

    Et ce nom d’arbre

    Roucoule

    Dans la voix usée

    Et il est millénaire

    Ajoute le vieil homme

    En toute simplicité

    Beaucoup plus vieux que moi

    Mais tellement plus jeune encore.

    Millénaire et toujours vert

    Et dans la voix

    De l’apprenti centenaire

    Il y a un peu d’envie

    Beaucoup d’admiration

    Une grande détresse

    Et une immense fraicheur.

    Jacques Prévert, Arbres (1976)

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  • A lire, de Jacques Tassin : « A quoi pensent les plantes ? »

    On a longtemps vu la plante comme un être passif et immobile, spécialisé dans la fascinante alchimie de la photosynthèse. Les progrès de la biologie végétale donnent aujourd’hui de la plante une image radicalement nouvelle : les plantes ont de multiples façons de percevoir leur environnement. Mieux : elles se parlent et communiquent tous azimuts avec leurs congénères par voie chimique, s’avertissant d’un danger potentiel, mais aussi avec les animaux qui les pollinisent ou vivent en symbiose avec elles.

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  • A lire aussi : "La vie secrète des arbres" de Peter Wohlleben :

    Les arbres sont des créatures sociales. Ils apprennent, se souviennent, s’entraident et, grâce à un système de communication fongique, sorte de réseau social des bois, ils s’envoient des microsignaux pour se prévenir de dangers. Courtois, ils se font des faveurs, dirigent leurs branches de manière à laisser passer la lumière pour leurs congénères. Fidèles, ceux qui ont passé leur existence côte à côte tirent leur révérence en même temps. Révérencieux, ceux qui restent nourrissent via leurs racines les souches de leurs voisins des années encore après leur mort.

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  • Tout ce qui touche aux arbres, doit nous intéresser...

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  • LES ARBRES

    Aimez et vénérez, ne tuez pas les arbres ;

    Tout peuple meurt, après que ses grands bois sont morts ;

    Il ne suffit donc pas de la splendeur des marbres :

    Ces verts abris perdus, les peuples sont moins forts.

    Ce n’est pas seulement pour la douceur du rêve,

    Par nous goûtée en l’ombre apaisante des bois,

    Qu’il conviendra toujours de respecter leur sève,

    Sœur pâle du sang rouge, et sacrée autrefois :

    C’est qu’ils gardent en eux lame de la patrie,

    Son vieil esprit, ses mœurs, son antique vigueur :

    Quand la sève à Ilots coule en la forêt meurtrie,

    Un peu de notre sang quitte aussi notre cœur.

    Un être obscur et deux vraiment dort sous l’écorce.

    Les chênes autrefois étaient des demi-dieux,

    Protecteurs de la race et gardiens de sa force,

    Et leur horreur sacrée étonnait nos aïeux.

    Nous la devons aimer, la forêt fraternelle,

    Dont l’âme épanche encor le silence et la paix,

    La paix des jours premiers réfugiée en elle,

    En la verte fraîcheur de ses rameaux épais.

    Et, parfois, je voudrais qu’étendant sur la terre

    A nouveau son empire et son calme divin,

    Elle nous survécût, auguste et solitaire,

    Ayant enseveli tout le vain bruit humain.

    Jean Lahor

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  • C’est l’incroyable découverte relayée par la revue "New Scientist" : les arbres ont un comportement nocturne pouvant s’apparenter à des "pulsations cardiaques". Un pouls lent et faible.
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  • Qu’ont senti ces arbres ?

    Que nous communiquent-ils ?

    Des chercheurs alertent sur la mort de certains des plus vieux baobabs d’Afrique...

    Selon ces scientifiques, neuf des treize plus vieux baobabs sont entièrement ou partiellement morts lors de ces douze dernières années.

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