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Le matriarcat, ses causes et sa fin sous les coups de la guerre sociale

mercredi 25 avril 2012, par Robert Paris

13 Messages de forum

  • Alain Daniélou dans « Histoire de l’Inde » écrit :

    « Le régime social des anciennes populations de l’Inde est le matriarcat. C’est la vieille femme qui commande et gouverne. Nous retrouvons ce type d’organisation dans certaines cultures évoluées comme celle du Kerala au sud de l’Inde. La polyandrie, très répandue, découle du système matriarcal ; soit qu’elle prenne la forme d’un libre choix, soit que la femme épouse un homme et ses frères (comme c’est le cas chez les Khasa). Cette forme de polyandrie est commune également au Tibet. Elle est mentionnée dans le grand poème épique, le Mahãbhãrala, dont les principaux héros sont cinq frères, les Pãndavas, et leur épouse commune Draupadi. Bien que les Pãndavas appartiennent probablement à une deuxième couche de civilisation, la civilisation dravidienne, on peut y voir l’influence, comme c’est toujours le cas, de la plus ancienne culture du pays sur les institutions des civilisations ultérieures. Nous pouvons retrouver de telles survivances jusque dans les civilisations les plus modernes de l’Europe et de l’Asie. Ces premiers habitants dont il existe encore des survivants non assimilés dans l’Inde parlaient et parlent encore des langues munda… Ils sont directement apparentés aux plus anciennes couches de la population de la Birmanie, de la Malaisie, de l’Indochine, aux Vãddas de Ceylan, aux Talas des Célèbes, aux Batins de Sumatra, ainsi qu’aux anciennes populations d’Australie. Le groupe des langues munda est le plus largement diffusé sur la terre. On en retrouve la trace, de l’ïle de Pâques, près des côtes de l’Amérique du sud à l’est, jusqu’à Madagascar à l’ouest, et de la Nouvelle Zélande au sud jusqu’au Panjab au nord…. Les groupes ethniques qui, dans l’Inde, ont maintenu les caractères sociaux de ces anciens peuples et les langues munda sont nombreux. Les principaux sont les Santals, qui sont environ aujourd’hui trois millions, puis les Gonds, les Bhils…et les populations de l’Inde centrale, enfin les populations de l’île de Nicobar dans le golfe du Bengale, et les Khasis de l’Assam.

    Les langues munda… ne font pas de distinction entre le masculin et le féminin…
    Cette civilisation indienne a été suivie de celle des dravidiens (civilisation dite de l’Indus). Les femmes occupaient une place importante dans la société dravidienne et particulièrement activement à la vie littéraire et artistique. Le système matriarcal, où toute la propriété familiale appartient à la femme, et où c’est la fille qui hérite de la mère, reste encore aujourd’hui le système pratiqué au Kerala. Même dans les familles royales, le trône passe de mère en fille, et le roi n’est qu’un consort. Cette pratique est considérée comme la seule manière efficace d’assurer la transmission du sang royal. Selon l’ancien dicton indien, « Quand un père dit, voici mon fils, c’est la foi ; quand une mère le dit, c’est la connaissance. » ; or les institutions sociales doivent reposer sur des réalités et non sur des croyances. »

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  • « L’économie domestique communiste, où les femmes appartiennent pour la plupart, sinon toutes, à une seule et même gens, tandis que les hommes se divisent en gentes différentes, est la base concrète de cette prédominance des femmes universellement répandue dans les temps primitifs, et dont c’est le troisième mérite de Bachofen que d’en avoir fait la découverte. J’ajoute encore que les récits des voyageurs et des missionnaires sur le travail excessif qui incombe aux femmes chez les sauvages et les barbares ne contredisent nullement ce qui précède. La division du travail entre les deux sexes est conditionnée par des raisons tout autres que la position de la femme dans la société. Des peuples chez lesquels les femmes doivent travailler beaucoup plus qu’il ne conviendrait selon nos idées ont souvent pour les femmes beaucoup plus de considération véritable que nos Européens. La « dame » de la civilisation, entourée d’hommages simulés et devenue étrangère à tout travail véritable, a une position sociale de beaucoup inférieure à celle de la femme barbare, qui travaillait dur, qui comptait dans son peuple pour une véritable dame (lady, frowa, Frau : domina), et qui d’ailleurs en était une, de par son caractère. »

    Friedrich Engels dans « L’origine de la famille, de la propriété privé et de l’Etat »

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  • Les Naxi de la région du Lijiang, les Mo-suo du lac Lugu, ou Pays des femmes », ont une civilisation antique fondée sur la communauté indépendante de femmes qui ne sont jamais mariées à un homme. Ils forment une société matrilinéaire (les enfants sont rattachés au groupe parental maternel, qui les élève, leur transmet le nom et l’héritage), matrilocale (les femmes sont au centre de leur famille et ne la quittent pas pour rejoindre leur conjoint après une union) et avunculaire (la paternité des enfants est exercée par leur oncle maternel). On peut parler de société matriarcale, au sens familial du terme (tel qu’il fut utilisé par Edward Tylor, ou encore Alfred Radcliffe-Brown. La société matrilinéaire des Moso a été étudiée et révélée en Occident par l’explorateur austro-américain Joseph Rock en 1924. Par la suite, des recherches sur le terrain ont été entreprises par l’anthropologue Wang Shu Wu en 1954 et l’ethnologue Yan Ruxian en 1980. Enfin, une expédition au pays des Moso a été organisée en 1993 par l’ethnologue allemande Heide Goettner-Abendroth, de l’International Academy for Modern Matriarchal Studies and Matriarchal Spirituality. Les familles sont constituée de fratries, frères et sœurs de plusieurs générations vivent ensemble et forment une famille. Les amoureux ne vivent pas en couple mais chacun dans sa fratrie d’origine. Les enfants sont rattachés à la fratrie de la mère pour y être élevés par les hommes et les femmes qui la compose (la mère et ses frères et sœurs : oncles et tantes ; la grand-mère et ses frères et sœurs : grands-oncles et grandes-tantes).
    L’homme élève donc les enfants de sa sœur, avec qui il partage foyer, nom, héritage et ancêtres communs, mais n’élève pas ses enfants biologiques. L’organisation familiale fait qu’un enfant sera proche de son oncle maternel et éprouvera à son égard le même type d’affection qu’il aurait envers son père dans d’autres types de société6.
    La naissance d’une fille est cruciale car elle permet la continuité de la lignée. Si une famille n’a que des descendants de sexe masculin, les enfants de ces derniers habiteront la maison de leur mère et la lignée s’éteindra. La naissance d’un garçon est aussi importante car il exercera plus tard la paternité des enfants de sa sœur. Le bon fonctionnement d’une famille passe donc par la présence des deux sexes. Le statut de minorité ethnique des Moso permet à chaque femme d’avoir autant d’enfants qu’elle souhaite, indépendamment de la politique de contrôle de la population du gouvernement chinois.
    Si malgré tout, une famille n’a pas de descendance d’un sexe, elle peut avoir recours à l’adoption. L’enfant ou l’adulte adopté sera alors considéré comme un membre à part entière de sa nouvelle famille, avec l’ensemble des droits et devoirs qui en découlent.

    Les Mosuos jouissent d’une grande liberté amoureuse et sexuelle. Hommes et femmes sont libres d’avoir autant de partenaires qu’ils le désirent. Comme les familles sont acquises de naissance et ne dépendent pas d’un conjoint, les ruptures ne sont pas un problème : se séparer revient simplement à effacer le lien entre deux membres de deux familles distinctes qui resteront intactes. Les enfants étant élevés par le clan maternel, leur cadre social ne s’en retrouve pas altéré et il n’y a pas de conflits conjugaux concernant la garde. Les amours se font et se défont sans contraintes et sans instabilité familiale. Seul l’inceste est interdit. les relations s’effectuent généralement selon le principe de la « visite furtive » : chaque fille Moso bénéficie à 13 ans d’une chambre individuelle avec accès direct appelée « babahuago » (ou chambre des fleurs) où elle est libre d’accueillir les garçons qu’elle souhaite. A la nuit tombée, les hommes quittent leur domicile familial pour rejoindre la chambre d’une amante, et repartent chez eux tôt le matin.
    Les relations demeurent généralement secrètes, à tel point qu’il est parfois difficile de savoir qui fréquente qui. Sans vie de couple, en toute liberté et discrétion, ce système exclut si radicalement la possession que la jalousie en devient honteuse. Malgré les efforts du gouvernement chinois pour diffuser le modèle familial conjugal, de nombreux Mosos restent attachés à leurs traditions. Certaines femmes estiment ne vivre avec leur compagnon que des moments d’amour et de sentiments partagés sans que les questions pratiques ne s’immiscent dans cette relation. Les aspects matériels, les questions de propriété, de l’éducation des enfants, tous les sujets dont débattent nécessairement les couples qui vivent ensemble, n’ont qu’une importance secondaire dans la relation entre amants du peuple Moso. Il n’y a pas de relations arrangées ou forcées, ils se sont choisis et lorsque l’homme se languit d’une compagne, il va la voir.

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  • Albert Meynard écrit dans « Le sexe du cerveau » :

    « Les déesses mères ont précédé les totems phalliques et les amazones, les preux guerriers. Le passage de la chasse à l’élevage et de la cueillette à l’agriculture au cours du néolithique, en instaurant la sédentarisation, a certainement joué un rôle fondamental dans la place respective qu’occuperont désormais les cultes et les femmes dans la société. »

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  • Le matriarcat au Québec selon Jules Verne : commentaire

    Lire le roman : cliquer ici

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  • Dans l’ancienne Irlande, les femmes occupaient une place unique, jouissaient de droits et de protections, pouvaient aspirer à toutes les fonctions à égalité avec les hommes. Dirigeants politiques, guerriers à la tête des troupes dans les batailles, elles exerçaient aussi les professions de médecin, de magistrat, de juriste, de poète et d’artisan. Par exemple, dans les années 650, Brig Briugaid, Aine Ingine Iugaire et Dari étaient des femmes juges d’Irlande. Dari était même l’auteur d’un texte de loi particulièrement remarquable du VIe siècle. Les femmes étaient protégées par la loi contre le harcèlement sexuel, la discrimination et le viol. Concernant le divorce, elles jouissaient des mêmes droits que les hommes et pouvaient exiger une part des biens de leurs maris. Elles héritaient en leur nom propre des propriétés leur venant de leur famille.

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  • Contrairement à ce qu’elle prétend, c’est la bourgeoisie qui a développé l’oppression des femmes…

    Engels écrit dans L’Origine de la famille... :

    “Dans l’ancienne économie domestique (...), la direction du ménage, confiée aux femmes, était une industrie publique de nécessité sociale, au même titre que la fourniture des vivres par les hommes. Avec la famille patriarcale, et plus encore avec la famille monogamique, il en alla tout autrement. La direction du ménage perdit son caractère public. Elle ne concerna plus la société ; elle devint un service privé ; la femme devint la première servante, elle fut écartée de la participation à la production sociale. C’est seulement la grande industrie qui a réouvert - et seulement à la femme prolétaire - la voie de la production sociale.”

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  • Comme le remarque Frans de Waal dans « Le bonobo, dieu et nous », les bonobos sont matriarcaux, pacifiques et portés sur la sexualité plutôt que sur la guerre, ce qui a gêné les primatologues qui les ont découverts. En effet, on était en pleine thèse dominante selon laquelle l’homme était sorti d’une animalité violente et patriarcale où l’homme des cavernes tirait sa femme par les cheveux ! Certains primatologues auraient été jusqu’à dire qu’il suffisait de faire silence sur ces bonobos qui étaient en voie de disparition et rester centrés sur les chimpanzés agressifs, querelleurs et guerriers pour montrer d’où était sorti l’humanité !!!

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  • Matriarcat des bonnobos ?

    L’hégémonie des femelles caractérise les bonobos sauvages, explique Furuichi, dans « Les bonobos » :

    « Quand des femelles s’approchaient de mâles en train de manger à un endroit privilégié d’un site d’alimentation, les mâles cédaient la place aux femelles arrivées plus tard. De plus, habituellement, les mâles attendaient à la périphérie du site que les femelles aient fini de manger. Quand éclatait un conflit ouvert, des femelles alliées pourchassaient parfois des mâles, mais les mâles ne constituaient jamais d’alliance contre les femelles. Même le mâle alpha pouvait se retirer à l’approche de femelles de rang moyen ou inférieur. »

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  • Une nouvelle preuve du matriarcat antique !!!

    Le disque crétois de Phaitos contenait une prière à la déesse-mère !!! En 1908, un mystérieux disque, vieux de 4000 ans a été découvert en Crète dans le palais de la ville aujourd’hui disparue de Phaistos. Cent ans plus tard, personne n’avait encore réussi à traduire le mystérieux langage écrit sur le disque datant de 1700 avant Jésus-Christ. Deux spécialistes du langage pensent avoir enfin résolu l’énigme.

    Selon les conclusions des deux chercheurs, ce disque serait en fait un texte de prière à la déesse mère, une figure capitale du panthéon minoen. Prudence cependant, comme le rappelle le site spécialisé Archeology News Network, de nombreuses interprétations ont été avancées concernant ce disque. Le problème : il n’y a que 241 signes gravés sur les deux faces, "ce qui représente un très court texte et donc empêche de pouvoir infirmer ou confirmer toute proposition". De plus, le disque de Phaistos donne à voir un système d’écriture jamais encore retrouvé dans les fouilles des sites minoens, ni même ailleurs.

    Selon l’interprétation des deux linguistes, un mot revient à plusieurs reprises sur les deux faces, celui de "mère". La première face du disque parle d’une femme attendant un enfant, la seconde rendrait hommage à une femme qui vient d’être mère. Gareth Owens et John Coleman se sont en fait appuyés sur des études précédentes sur les hiéroglyphes crétois ainsi que sur le linéaire A, un système d’écriture minoen et sur le linéaire B, un système d’écriture mycénien pour pouvoir le décrypter.

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  • Pouvez-vous me citer un exemple d’une grande société prospère dont on sache qu’elle était matriarcale et dont on ait la preuve qu’elle se situait avant l’Etat ?

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  • Dans les peintures qui ornent les rochers sahariens, l’image de la femme est particulièrement spécifique. Sa corpulence est différente à celle de la femme occidentale. Le corps de la saharienne est fort, robuste, musclé et ses formes sont parfois inexistantes. Par exemple, on retrouve des peintures où la femme est mise dans des scènes de chasse, et sans cette nouvelle approche l’erreur est quasi assurée. Sachant que dans les anciennes bibliographies la chasse et la danse sont des activités qui étaient attribuées exclusivement à l’homme.

    Or, des femmes étaient bien présentes sur ces peintures. « On y trouve aussi des scènes de différentes positions d’accouchement chez les femmes sahariennes — proto-Berbères installés au Sahara il y a de cela 3000 ans dans le Tassili et le Hoggar. Les dessins nous permettent également de connaître le rôle de la femme dans la vie politique, dans les relations sociales ainsi que dans la vie religieuse de l’époque préhistorique », précise Mme Safrioun. Elle explique par ailleurs que même si la recherche archéologique a donné l’occasion aux chercheurs de reconstituer la vie matérielle des sociétés du temps passé, il est par contre impossible de déterminer leurs tâches quotidiennes.

    C’est pourquoi l’art rupestre avec ses différentes techniques de peintures et de gravures est considéré comme étant une fenêtre ouverte sur le passé social, politique, spirituel et rituel de ces populations. « Seul l’art rupestre nous permettra de relater le vécu de ces sociétés. C’est le Hollywood de la préhistoire », ajoute-elle. Une fois que le chercheur arrive à établir la distinction entre l’image de la femme et celle de l’homme, il entame alors son enquête sur le rôle de ces figures minutieusement tracées sur les rochers du grand Sahara. « Lorsqu’on arrive à déterminer les images de la femme saharienne, on aura donc la possibilité d’attribuer avec fiabilité son rôle dans sa société.

    A ce moment-là, surgira une foule de questions restées longtemps sans réponses : est-ce que la femme saharienne pratiquait la chasse ? Jouait-elle un rôle dans la vie politique ou pas ? Quelle était sa place dans la société ? La culture matriarcale qui existait un peu partout dans le monde dans la période néolithique est-elle arrivée dans la région saharienne ? Et le matriarcat qui domine actuellement la société targuie est-il un héritage de la préhistoire ? L’art rupestre répondra certainement à toutes ces questions », soutient Mme Safrioun.

    Par ailleurs, la chercheure indique que l’art rupestre saharien est passé par quatre périodes différentes datant de 10 000 ans à 1500 ans : la première période est celle des têtes rondes. On remarque dans ces représentations que la tête des êtres humains est symbolisée par un cercle. Ensuite vient la période bovidienne caractérisée par des scènes de troupeaux de bœufs, des scènes de chasse et l’émergence de l’activité pastorale. La période caballine, quant à elle, est marquée par le l’abondance des images de chars tirés par des chevaux.

    A cette époque, la région a connu un changement climatique important : la désertification. Et, enfin, la période des camélidés caractérisée par des représentations de chameaux. « La femme est présente dans l’art rupestre appartenant aux quatre périodes. Sa physionomie, sa place, son rôle et même ses habits diffèrent d’une période à l’autre. La femme occupait-elle une place importante dans son environnement ? C’est ce que je tente de savoir à travers cette étude basée sur une approche scientifique en conjuguant des spécialités différentes pour briser enfin le mystère de l’art rupestre saharien », conclut la chercheure. Dans ce type de recherches, ce sont les sciences humaines qui sollicitent les sciences exactes.

    Aujourd’hui, les sciences humaines font appel à divers domaines de la science dite technique pour acquérir plus de précision et de rigueur dans l’interprétation des choses. Aussi, elles s’appuient sur des outils informatiques pour faciliter l’accès à toutes les données indispensables à la recherche. Et cela pourra permettre aux chercheurs de déconstruire ce présupposé qui assigne à la femme des tâches limitées seulement aux soins des foyers et des enfants, alors que depuis l’antiquité la femme était déjà l’égale de l’homme.

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