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La chasse aux sorcières à la fin du Moyen-Âge : une vraie guerre de type fasciste pour démolir les droits des femmes

lundi 15 avril 2013, par Robert Paris

17 Messages de forum

  • La persécution des sorcières culmine aux XVIe et XVIIe siècles et coïncide avec la Renaissance, c’est-à-dire le début de l’époque moderne qui est caractérisé par l’humanisme et les débuts de l’imprimerie. Les courants bourgeois, protestant, humaniste, etc, n’ont nullement protégé les femmes... Les grands penseurs humanistes ne s’élevèrent pas contre ce mouvement, à l’exception de Heinrich Cornelius Agrippa von Nettesheim qui fut attaqué pour soutien à la sorcellerie.

    Le pasteur allemand Anton Praetorius de l’Église réformée de Jean Calvin édita en 1602 le livre De l’étude approfondie de la sorcellerie et des sorciers (Von Zauberey und Zauberern Gründlicher Bericht) contre la persécution des sorcières et contre la torture. Le jésuite Friedrich Spee von Langenfeld qui a accompagné de nombreuses prétendues sorcières au bûcher publia sous l’anonymat un livre pour les défendre (cautio criminalis), toute sa vie il se battit pour les défendre, et invitait les juristes et tous ceux qui contribuaient à cette chasse, d’assister à une séance de torture au cours des quelles il dit avoir vu blanchir ses cheveux en voyant tant de détresse et de souffrance qu’il ne pouvait soulager. Il les adjurait d’appliquer la constitution caroline de Charles Quint, un système de droit pénal évolué et protecteur des droits des accusés.

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  • Quelques hommes courageux se sont battus contre la diabolisation des femmes et contre les exorcismes religieux face aux névroses

    Lire ici

    Jean Wier

    Anton Praetorius

    Friedrich Spee von Langenfeld

    Montaigne

    Jean Nydault

    Nicolas Malebranche

    Michelet

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  • De quelles activités, les femmes ont été expulsées au profit d’une bourgeoisie par la campagne « contre les sorcières » ?

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  • Les femmes occupaient au Moyen-Age la première place dans toutes les activités liées à la santé et sans nécessairement être des religieuses. Elles étaient non seulement sages-femmes, pourvoyeuses de moyens contraceptifs et d’avortement mais aussi infirmières, pharmacologues, herboristes, fabricantes d’onguents, de parfums, de produits aux plantes, de soins pour les blessés, etc… Les professions qui allaient devenir purement masculines étaient celles de médecin, chirurgien, pharmacien, etc…

    Il faut y rajouter tous les restaurateurs, les proxénètes (même la prostitution était ainsi aux mains des hommes), et surtout tous les travaux artisanaux et marchands dont les femmes sont évincées à la faveur de cette campagne anti-femmes…
    Si la religion a tenu à écarter les femmes, la bourgeoisie masculine est la principale bénéficiaire.

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  • Rosemary Ruether souligne dans New Woman, New Earth : Sexist Ideologies and Human Liberation que « beaucoup d’idées projetées ensuite sur les sorcières, comme les orgies nocturnes et les sacrifices d’enfants, avaient d’abord été dirigées par l’Inquisition contre les hérétiques... L’image du Juif comme étranger démoniaque était semblable de bien des manières à celle de la sorcière... Le Juif était considéré comme un adorateur du diable, équipé de cornes, de griffes et d’une queue, et chevauchant une chèvre satanique. On croyait que le Juif, comme la sorcière, volait l’eucharistie et se livrait à d’autres caricatures blasphématoires des rituels catholiques »

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  • La chasse au sorcière, ce n’est pas du passé. C’est aujourd’hui !!!

    Il existe des régions du monde où l’église chrétienne continue de persécuter des femmes accusées de sorcellerie !!! Il existe également des régions, notamment en Afrique comme au Centrafrique par exemple, où l’Etat continue de condamner des femmes après jugement sur ce même motif. Il existe de nombreux pays où des gens sont assassinés par la population sur cette même accusation !!! Et la religion chrétienne, en continuant à accuser les sorcières, est l’un des responsables de ces crimes !!!

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  • Amnesty International a appelé la Papouasie-Nouvelle-Guinée à cesser les crimes commis contre les femmes soupçonnées de pratiquer la magie noire. Ce n’est pas le seul pays dans lequel les femmes sont victimes de ces croyances ancestrales.

    Cela a servi à justifier le meurtre d’une femme en Papouasie-Nouvelle-Guinée. La victime, prénommée Misila, a été tuée dans une partie reculée de la région des Highlands, d’après Amnesty International. « Le meurtre brutal de Misila met en lumière l’échec patent du gouvernement de Papouasie-Nouvelle-Guinée à faire cesser la vague d’attaques dirigées contre les personnes accusées de sorcellerie et qui sont principalement des femmes », écrit Kate Schuetze, membre de l’association, dans un communiqué. « Le gouvernement doit agir immédiatement pour s’assurer que les auteurs de ces attaques soient traduits en justice. »

    Les défenseurs des droits de l’homme se démènent depuis longtemps pour que cessent les lynchages de personnes accusées de sorcellerie. Car des cas de magie noire sont régulièrement signalés dans ce pays pauvre de la Mélanésie. En 2013, le meurtre particulièrement brutal d’une jeune femme avait relancé leur campagne de sensibilisation. Kepari Leniata, 20 ans, avait été dénudée, attachée, arrosée d’essence et brûlée vive devant les parents d’un garçon décédé des suites d’une maladie. Après ce meurtre commis en 2013, les autorités avaient annulé une loi de 1971 qui prévoyait que les auteurs d’un crime commis contre des personnes soupçonnées de sorcellerie pouvaient bénéficier de circonstances atténuantes et d’une condamnation allégé.

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  • Dans « Sorcières, sages-femmes et infirmières », Barbara Ehrenreich compare cette chasse aux sorcières - souvent réduite à un épiphénomène - à une véritable « guerre contre les femmes » menée par les classes dirigeantes entre les XIVe et XVIIe siècles, guerre qui a fait des centaines de milliers de victimes. Selon l’écrivain, ces femmes menaçaient alors la structure du pouvoir en place en Occident. Les sages-femmes et les guérisseuses étaient « les seuls médecins généralistes de la population (féminine paysanne), qui n’avait ni docteurs ni hôpitaux et qui souffrait amèrement de la pauvreté et de la maladie ». Elles proposaient une médecine douce à base de plantes à l’opposé de celle, « héroïque », faite de saignées et de lavements. Aujourd’hui, et pour d’autres raisons, propres à chaque culture, plusieurs régions du monde continue de pourchasser leurs prétendues sorcières « mal aimées ».

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  • Nela a 9 ans, les cheveux courts et crépus, de grands yeux noirs. Elle vit dans un orphelinat de Viana, à la périphérie est de Luanda, la capitale de l’Angola.
    Pourtant, ses parents sont bien vivants. Mais ils ne veulent plus la voir. Ils l’ont bannie de leur famille et de leur vie parce qu’ils l’accusent d’être une sorcière.

    La rupture a eu lieu, il y a trois ans. Nela a alors six ans, une petite sœur de deux ans et un frère encore nourrisson. La mère est fragile et rencontre des difficultés. Elle consulte le marabout du village.

    Ce dernier cherche la cause du mal et il la trouve en la personne de Nela et de son frère. Il les accuse de porter en eux de mauvais esprits, d’être le mal. Il traite Nela de « bruxa », c’est-à-dire « sorcière » en portugais.

    « Ma mère m’a accusée d’être une sorcière, elle s’est mise à me battre et elle voulait me tuer parce qu’elle avait parlé avec son marabout. Sur ses conseils, elle a tué mon frère. Elle l’a tué. Ils nous accusaient tous les deux d’être des sorciers alors elle l’a pris, elle l’a noyé et il est mort », raconte Nela d’une toute petite voix.

    Les cas d’enfants accusés de sorcellerie comme Nela sont concentrés dans le nord de l’Angola, à la frontière avec la République démocratique du Congo. Et pour cause, le phénomène est originaire de cette zone, celle du bassin du Congo sur des territoires appartenant à l’aire culturelle Kongo.

    On le retrouve donc également en République démocratique du Congo (RDC) et au Congo-Brazzaville et dans quelques pays voisins, mais de façon plus sporadique.

    Les conflits et déplacements de population, nombreux dans cette zone, ont contribué à diffuser ces pratiques. Toutefois, en Angola comme dans les pays voisins, il est impossible de savoir le nombre d’enfants concernés.

    En avril 2010, un rapport de l’Unicef sur le sujet soulignait que 23.000 enfants étaient contraints de vivre dans les rues de Kinshasa, en raison d’accusations de sorcellerie.

    Toujours selon ce même rapport, ils étaient 423 dans une ville du nord de l’Angola d’après les estimations des autorités locales.

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  • Le Vatican demandera-t-il pardon aux victimes des procès de sorcellerie ?

    Le canton de Glaris a officiellement réhabilité mercredi Anna Göldi, « dernière sorcière d’Europe », 226 ans après sa condamnation par l’Eglise et sa décapitation. La gouvernante avait été jugé Le canton de Glaris a officiellement réhabilité mercredi Anna Göldi, « dernière sorcière d’Europe », 226 ans après sa condamnation par l’Eglise et sa décapitation. La gouvernante avait été jugée pour avoir empoisonné une fillette dont elle avait la garde.

    Après Glaris en 2008, Fribourg vient de blanchir « sa » dernière sorcière, brûlée en 1731. Normal, en ces temps de réhabilitations tous azimuts et très médiatisées : la Suisse détient le record européen de cette chasse particulière.

    Au Moyen Age, quand il s’agissait d’expliquer les catastrophes ou les épidémies, il fallait en punir les responsables, forcément coupables de magie et de pactes avec le diable dirigés contre la chrétienté.

    Pour « faire » une sorcière, il suffisait qu’un comportement rebelle ou marginal attire l’attention, nourrisse la rumeur publique jusqu’à alerter les autorités, lesquelles déclaraient alors la chasse ouverte.

    Deuxième étape : pour condamner une sorcière, il suffisait de lui briser les jambes, de lui arracher les ongles, de lui faire le coup de la baignoire, etc. A la seule vue de ces techniques raffinées, actuellement exposées au Musée de Morat (Fribourg), on a envie d’avouer avoir tué père et mère.

    C’est la torture qui faisait les sorcières. Et le fanatisme religieux.

    Un record, et même un double record. « Fribourg a été le 3e lieu en Europe à exécuter des sorcières, dès 1429. Et une des premières autorités politiques à instruire des procès en sorcellerie sans inquisiteurs religieux », souligne la médiéviste.

    Au départ, c’est l’Eglise la plus orthodoxe, soutenue par le pouvoir laïc, qui s’est mise à poursuivre l’hérésie, puis la magie, au point de créer cette hérésie imaginaire.

    L’Inquisition, poursuit Kathrin Utz Tremp, « avait besoin de cette sorte de ’contre-monde’ dirigé par le diable, même si cela ne correspondait à aucune réalité ». A partir du 16e, et surtout du 17e siècle, ce sont les pouvoirs politiques qui prennent le relais.

    Ils décident que, comme la magie noire, la magie blanche, plus ou moins innocente, repose elle aussi sur un pacte préalable avec le diable. Pour la médiéviste, ce concept se distingue de la sorcellerie actuelle dans le tiers monde, « qui ne repose pas sur une religion et d’où le diable est absent ».

    C’est ainsi que les procès pour hérésie menés par l’Eglise ont débouché sur des procès pour sorcellerie menés par l’Etat laïc, qui a eu besoin de la sorcellerie pour construire son territoire et asseoir sa juridiction, surtout dans les campagnes.

    Au 15e siècle, les procès concernaient une majorité d’hommes qui ne se soumettaient pas à la cathédrale ou à la cité. Là, il y avait une notion politique de révolte.

    A partir du 16e, et surtout du 17e siècle, une fois leur pouvoir bien assis, les autorités se mettent à utiliser la sorcellerie pour assurer l’ordre public et la discipline sociale. « Et c’est là que la grande chasse a commencé », poursuit Kathrin Utz Tremp.

    Cette dernière précise que la répression fit alors entre 70 et 80% de victimes féminines coupables d’être pauvres, célibataires et... femmes, comme la Catillon, exécutée en 1731 à Fribourg.

    L’historienne relève encore que la répression a été beaucoup plus forte en Suisse romande. « L’Eglise a été confrontée à l’hérésie d’un mouvement laïc, les Waldenser, alors qu’il n’y a pas eu d’Inquisition en Suisse orientale, plutôt orientée vers la magie blanche. »

    La religion a toujours joué un rôle prépondérant dans le canton du Valais, et surtout dans celui de Fribourg. « Là, il existait une sorte de contre-histoire qui faisait que l’histoire de ce canton était souvent réactionnaire. C’est pareil pour les persécutions qui partaient d’une orthodoxie très dure, apparue à la fin du 16e siècle avec la contre-réforme. »

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  • Même de grands poètes ont versé dans la haine des sorcières !!!!

    En 1550, Ronsard, le Prince des poètes, se déchaîne contre une "vieille sorcière" du Vendômois, et regrette que le bourreau se soit contenté de la fouetter.

    Puisse-t-elle mourir bientôt !

    Et que ses os diffamez (és)

    Privez(és) d’honneur de sépulture

    Soient des corbeaux goulus pasture (pâtures)

    Et des chiens affamez (és)

    Les forces mauvaises de la nature lui obéissent.

    Au seul soupir de ton haleine

    Les chiens effrayez (és) par la plaine,

    Aiguisent leurs abois,

    Du Bellay, accuse de même une autre vieille femme :

    Par toy (toi) les vignes sont gelées,

    Par toy (toi) les plaines sont greslées (grêlées)

    Par toy (toi) les arbres se démentent (renversent)

    Par toy (toi) les laboureurs lamentent

    Leurs bledz (blés) perdus, et par toy (toi) pleurent

    Les bergers leurs troupeaux qui meurent.

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  • En 1326, Jean XXII rédigea la bulle "Super Illius Specula" ; la sorcellerie est désormais assimilée à une hérésie, les inquisiteurs pouvaient enfin la poursuivre.
    Confirmé par les bulles de 1585 et 1623.

    En 1484, Innocent VIII, reconnaît la réalité des pratiques magiques.

    En 1521, Léon X proteste avec menace d’excommunication et d’interdit, auprès du sénat de Venise qui contrecarre l’action des inquisiteurs de Brescia et de Bergame.
    Adrien VI ordonne aux inquisiteurs de Crémone et de Côme de poursuivre la sorcellerie avec sévérité.

    Dans les diocèses de Cologne, Trèves, Cambrai, Malines, Tournai, Anvers, Namur, Metz et Liège, 17 conciles, tenus entre 1536 et 1643, avaient appelé à la répression de la sorcellerie.

    L’archevêque de Trèves fit brûler, entre 1587 et 1593 et ceci dans 22 villages, 368 "sorcières".

    A Wurzburg en Allemagne, le Prince Evêque Philippe Adolf von Ehrenberg qui régna de 1623 à 1631, fit brûler 900 "sorcières".

    A Bamburg en Allemagne, l’évêque Gottfried Johan Georg II Fuchs von Dornhem, qui regna de 1623 à 1630, fit brûler au moins 600 "sorcières", ce qui lui valut le surnom de "l’évêque des sorcières"

    Les autorités protestantes firent de même. Aux Provinces-Unies, entre 1580 et 1620, 15 synodes condamnèrent et excommunièrent les sorciers.

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  • Le tournant de la chasse aux sorcières se fait en 1550. Là, le nombre de procès augmente significativement, les accusations de sorcellerie se démocratisent et surtout, se féminisent. L’accusation devient une arme sexiste contre les femmes qui "remettaient en cause la vision patriarcale de la femme idéale", écrit Alison Rowlands.

    "Avec un taux plausible de 48% des condamnations à mort sur 110.000 procès recensés en Europe (hors lynchages), les juges laïques font exécuter environ 60.000 à 70.000 sorcières et sorciers – 7 à 8 femmes sur 10 condamnés (Levack, 2001)", lit-on dans "Présumées coupables" (éd. Iconoclaste, 2017).

    Maxime Gelly - Perbellini ajoute :

    "La question de la sorcière embrasse celle des stéréotypes que l’on véhicule sur les femmes et plus globalement sur les personnes à la marge. Ces stéréotypes peuvent se rapprocher de ce qu’on dit sur les juifs ou les errants, par exemple."

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  • Et en Angleterre ? Le pouvoir a joué à la chasse aux sorcières ?

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  • Jacques 1er d’Angleterre a, lui-même, encouragé les procès de sorcières avant de changer d’avis… Il assiste au procès des sorcières de North Berwick, la première persécution importante en Écosse depuis le Witchcraft Acts de 1563. Plusieurs personnes, dont la plus connue, Agnes Sampson étaient convaincues de sorcellerie et d’avoir provoqué des tempêtes contre les navires du roi. Jacques devint obsédé par ces menaces et écrivit même le Daemonologie, traité de démonologie opposé aux pratiques de sorcellerie et qui a pu servir de matériaux à la tragédie de Shakespeare Macbeth. Jacques a personnellement supervisé des séances de torture sur des femmes accusées de sorcellerie. Après 1599, il devint plus sceptique et plus tard écrivit à son fils, le prince Henri le félicitant de suivre également cette voie et l’encourageant à faire preuve de prudence face à de fausses accusations qui ne reposent que sur des illusions.

    Voir ici par exemple

    Et ici encore

    On peut lire aussi ceci

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  • Pourquoi parler seulement de sorcières brûlées et pas de sorciers ?

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  • L’explication est là : ce sont essentiellement des femmes qui ont été condamnées au bûcher !

    « L’unique médecin du peuple, pendant mille ans, fut la Sorcière… »

    Sprenger dit (avant 1500) : « Il faut dire l’hérésie des sorcières, et non des sorciers ; ceux-ci sont peu de chose. » — Et un autre sous Louis XIII : « Pour un sorcier, dix mille sorcières. »

    Lire la suite

    Wier s’apitoie sur les sorcières ; il les appelle pauvresses, petites vieilles, petites femmes malheureuses (misellae, anicalae, mulierculae, vetulae), et il apostrophe vigoureusement, avec une indignation généreuse, leurs juges, qu’il appelle bourreaux.

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