English German Espagnol Portugese Chinese Japanese Arab Rusian Italian Norvegian Dutch Hebrew Polish Turkish Hindi
Accueil du site > 05 - Livre Cinq : ECONOMIE POLITIQUE > 5- L’économie mondiale en route vers une nouvelle crise systémique (...) > Capitalisme : la fin. Point à la ligne.

Capitalisme : la fin. Point à la ligne.

mardi 10 décembre 2013, par Robert Paris

« Il ne faut pas compter sur ceux qui ont créé les problèmes pour les résoudre. »

Albert Einstein

Capitalisme : la fin. Point à la ligne.

Quelques lectures sur la fin du capitalisme Pourquoi le capitalisme s’autodétruit de manière irrémédiable et pourquoi il est inutile de chercher à le réformer

Qu’est-ce qui caractérise la situation actuelle : une crise ou un fonctionnement qui n’est plus capitaliste ?

A quel mur infranchissable se heurte le développement capitaliste mondial ?

Pourquoi l’économie capitaliste ne repart pas ?

Réflexions sur la signification de la crise

Discussion sur la crise

Penser la fin du capitalisme

Le capitalisme touche à sa fin

La faillite du capitalisme

Quelle fin ?

Théorie de l’effondrement

Nouvel effondrement en 2014 ?

Crise finale ?

Marx n’était pas le seul à voir des contradictions mortelles dans le capitalisme

Qu’en dit le poète ?

Crise grave, crise systémique ou bout du monde pour le capitalisme ?

L’annonce de la mort du capitalisme est-elle prématurée ?

Marx et la pérennité du capitalisme

Marx et les limites du capitalisme

Rosa Luxemburg et les limites du capitalisme

Où va le système ?

Les deux manières de mourir du capitalisme

Crise et guerre

Conclusion : Le système ne va pas renaître. Personne ne va le remettre en route. Il cherche seulement à gagner du temps pour éviter les risques révolutionnaires mondiaux du prolétariat. Le capitalisme n’aura pas une fin purement économique mais politique, sociale, révolutionnaire ou contre-révolutionnaire, socialiste et communiste ou fasciste et guerrière. Si les anciennes classes dirigeantes gardent le pouvoir politique, ce sera une barbarie féodale qui suivra et devant laquelle l’ancien capitalisme apparaitra comme un paradis...

7 Messages de forum

  • Pierre Yves Cossé, ancien commissaire au Plan écrit dans le journal patronal « La Tribune » :

    Les réformistes, dont je suis, se sont comportés comme si la société pouvait être transformée sans que les acteurs comprennent exactement l’ampleur des transformations qui la secouaient. Et lorsque nous soupçonnions leur ampleur, nous avons trouvé plus sage de jeter un voile de peur d’inquiéter et de démobiliser les bonnes volontés. D’où un certain nombre d’erreurs. Voici quelques exemples de réalités que nous avons plus ou moins esquivées… Nous avons parlé seulement de crise économique et financière, à caractère conjoncturel, et non de changement de monde. Nous avons renoncé de fait à tout « grand récit » sur notre nouvelle place dans ce monde nouveau… La classe politique s’est tue, en partie par incompréhension du fait de son hexagonalité et surtout par prudence. Les Français seraient incapables de comprendre cette nouvelle donne. Il était urgent de gagner du temps.
    Le diagnostic économique est pourtant clair : un pays en croissance faible qui ne peut durablement équilibrer sa balance des paiements courants vit au-dessus de ses moyens. Il lui faut produire plus et mieux, travailler davantage et répartir les « sacrifices » de façon équitable. Qui le dit clairement dans ce pays ?
    Les réformistes on cru qu’ils pouvaient développer leurs « fonds de commerce » indépendamment de cette bascule du monde et de ce déséquilibre majeur. Cela ne leur a guère réussi car ils ont peu avancé sur des problèmes exclusivement franco-français comme le logement, l’école, la protection sociale, soit que les fonds publics aient manqué, soit que la peur croissante et diffuse engendrée par le changement du monde ait accru les blocages et les conservatismes... Lorsque le président de la Société Générale annonçait un objectif de retour sur capital (ROE) supérieur à 15%, qui impliquait une déconnexion de l’économie réelle et des prises de risques dans des opérations de marché, ni le ministre de l’Économie, ni le gouverneur de la Banque de France n’ont mis en garde. Pour ma part, m’inquiétant auprès d’un conseiller de Dominique Strauss- Kahn, je m’entendis répondre « il ne faut pas inquiéter la bourse. La « création de valeur (quelle valeur ?) » était la panacée. Toujours, la priorité à l’immédiat… Nous nous sommes réjouis de la montée de l’individualisme : effacement des contraintes sociales et familiales, émancipation des femmes, des jeunes et des groupes les plus ignorés. A titre personnel, nous sommes tous devenus plus individualistes, sans en voir toutes les implications… Cet effacement du collectif est pour une part la résultante d’une inquiétude généralisée sur l’avenir et d’un renoncement à tout projet de transformation de la société. Si demain sera pire qu’aujourd’hui, ne nous préoccupons que du présent et de l’économie.

    Répondre à ce message

  • Capitalisme : la fin. Point à la ligne. 22 septembre 2014 16:17, par R.P.

    Qui a écrit ?

    « La caractéristique chronique que l’actuelle crise financière a pris ne fait qu’annoncer une issue encore plus violente et désastreuse de cette crise. L’Europe se trouve en ce moment dans la situation d’un homme au bord de la banqueroute qui est obligé, à la fois de continuer à exercer toutes ses entreprises qui l’ont mené à la ruine et à saisir tous les moyens désespérés possibles avec lesquels il espère différer et empêcher l’ultime krach effroyable… Manifestement l’Empire français se distingue du romain en ceci : l’un craignait sa mort de l’avance des barbares, l’autre du recul des spéculateurs en bourse. »

    C’est Karl Marx, dans le "New York Tribune", 6 décembre 1856

    Répondre à ce message

  • La crise capitaliste est en effet le moment où le capital tente de refaire l’unité de son équilibre général en corrigeant toutes les disproportions entre les choses qui le minent, mais cela pour accroître la production de plus-value que bloquent ces disproportions et qui est son seul but, sa condition d’existence. La crise est donc un moment particulier du renforcement des rapports d’appropriation et des antagonismes qu’ils génèrent. La crise comme un moment d’unification, c’est une observation que Marx a souvent faite. Par exemple : « La crise n’est rien d’autre que la mise en œuvre de l’unité des phases du procès de production, qui se sont autonomisées l’une vis-à-vis de l’autre… Les crises du marché mondial doivent être comprises comme regroupant réellement, et égalisant violemment, toutes les contradictions de l’économie bourgeoise ».

    Mais toutes les crises n’y parviennent pas. C’est justement l’originalité de la crise contemporaine que le capital est incapable, à travers elle, de reconstruire cette unité, ses équilibres spécifiques. Cela manifeste que le capitalisme a atteint le stade de sa fin.

    Répondre à ce message

  • Capitalisme : la fin. Point à la ligne. 14 mai 2015 14:41, par Robert Paris

    Tous les empires ont chuté, peu après avoir atteint le plus haut sommet de leur influence, de leur rayonnement, de leur richesse et de leur domination : empire égyptien, empire phénicien, empire étrusque, empire perse, empire hittite, empire grec, empire macédonien, empire romain, empire arabe, empire wisigoth, empire byzantin, empire ottoman, empire russe, empire austro-hongrois, empire allemand, empire chinois, empire mongol, empire aztèque, empire toltèque, empire colonial français, empire colonial anglais, empire capitaliste ont eu leur heure de triomphe et de gloire qui a juste précédé leur chute brutale et étonnante, parce que leur succès correspondait aux limites de leurs possibilités, des capacités de leur système. Il est remarquable que la chute de ces empires laisse à chaque fois plus de ruines que de souvenirs ou d’influence réelle sur la suite de l’Histoire. Impressionnant aussi à quel point le niveau élevé de domination de l’empire cachait les faiblesses et les contradictions profondes de ces sociétés, contradictions qui allaient être remises en œuvre par une crise apparemment pas plus grave que les précédentes.

    Répondre à ce message

  • "Nous assistons à l’effondrement du vieux monde qui croule par pans entiers, jour après jour. Ce qui est le plus surprenant, c’est que la plupart des gens ne s’en aperçoivent pas et croient marcher encore sur un sol ferme."

    Rosa Luxemburg

    Répondre à ce message

  • Grèce : la Bourse d’Athènes rouvre et chute immédiatement de près de 20 %...

    Le début de semaine a été un désastre pour l’économie chinoise. La bourse de Shanghai a chuté de 10% en deux jours entrainant à la baisse tous les marchés financiers du monde. Plus grave, les remèdes de Pékin se révèlent inopérants.

    Répondre à ce message

  • Un symptôme de la chute !

    On avait remarqué la chute du niveau de santé en Russie post-stalienne. On remarquera dorénavant la chute de la santé des USA de Bush à Trump, en passant par Obama. Le déclin général de la santé, cela ne s’était pas vu sous le capitalisme jusqu’à présent…

    Répondre à ce message

Répondre à cet article

SPIP | squelette | | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0