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Au Mali, quel problème a été réglé par la guerre française ?

mardi 4 février 2014, par Robert Paris, Tiekoura Levi Hamed

Tombouctou (Nord Mali) après le passage de l’aviation française

Au Mali, quel problème a été réglé par la guerre française ?

Au Mali, quel problème a été réglé par l’intervention militaire française ? Le terrorisme ? La paix dans le Nord ? Le dialogue avec les Touarègues et autres populations du Nord ? La dictature ? La misère ? La sécurité ? Le retour des réfugiés du Nord ? La reconstruction ? Le chômage ? La question touarègue ? Ou bien l’écrasement de la révolte populaire des petits soldats mais aussi des femmes, des jeunes, des paysans pauvres, des ouvriers, des nomades ?

Poser la question, c’est y répondre… Rien de tout cela n’a avancé. On est seulement revenus à la case départ, avant les révolutions du Mali, avant la chute de Moussa, avant la chute d’ATT et de la hiérarchie militaire, à l’ « ordre français » ! Les mêmes corrompus qui dirigent et s’en mettent plein les poches avec les mêmes liens avec le même impérialisme post-colonial. La reconstruction des maisons, des écoles, des services publics tarde à venir au Nord. Sans parler de la reconstruction de l’économie qui n’est pas prête de se produire et encore moins au Nord qu’au Sud. Du coup, les populations du Nord ne peuvent rentrer. C’était soi-disant pour elles que la guerre avait lieu mais ni la France ni le gouvernement d’IBK ne se préoccupe nullement d’elles…

De dialogue avec les Touarègues, le nouveau gouvernement d’IBK n’en veut pas, qu’il soit ou pas parrainé par les dirigeants africains ou internationaux. Il l’a montré de manière tout à fait claire. Il envoie même promener les envoyés du Conseil de Sécurité ou ceux des Etats africains, venus plaider pour le dialogue Nord-Sud, en jouant le nationaliste pur et dur. Maintenant qu’il tient le pouvoir, IBK ne veut plus entendre parler d’ingérence étrangère… autre que française ! Les médiateurs ont beau parler de réconciliation et de coopération, de confiance et de respect, c’est parler d’honnêteté dans la maison du bandit. C’est pure hypocrisie !

Quant au MNLA, le pouvoir de Bamako se refuse même à admettre son existence et plus encore sa représentativité et sa crédibilité… Cela ne signifie nullement qu’il compte démontrer directement aux populations du Nord, notamment touarègues, que tout a changé dorénavant et que l’argent ne restera plus entre les mains des riches de Bamako. Bien au contraire ! Du coup, les troupes terroristes qui se sont seulement momentanément réfugiées en Libye peuvent revenir du jour au lendemain au Mali, d’autant que l’Algérie a rompu avec la France pour officialiser ses épousailles avec la Chine… Elles pourront à nouveau trouver au Nord Mali un terrain pour leur politique et leurs exactions en s’appuyant sur celles des autorités du Sud et sur la misère qui continuera au Nord !

De tout cela, le gouvernement de Hollande se moque. Dans sa guerre au Mali, la France a défendu non l’intérêt du peuple malien mais l’intérêt des classes dirigeantes, maliennes comme françaises, et encore a-t-elle défendu seulement la partie des classes dirigeantes maliennes qui voulait le maintien de la relation néocoloniale avec la France en mettant à l’écart celle qui cherchait à s’unir avec le concurrent chinois... Car le Mali, comme le Niger ou l’Algérie, sont l’objet d’une concurrence féroce entre France et Chine !

Par exemple, les motifs français d’intervenir sont liés au fait que toute la région est l’une des régions essentielle du monde pour l’uranium, non seulement celui du Niger voisin mais aussi les réserves découvertes récemment à Kidal. De même, les réserves pétrolières et gazières du nord-ouest du Mali. L’ex président ATT déclarait le 21 décembre 2008, à Kéniéba, lors de la pose de la première pierre de la Route Kita – Sekokoto- Falémé- Dabia- Saraya- kédougou, que « l’une des plus grandes réserves d’uranium a été découverte dans la Région de Kidal. ». L’uranium est, on le sait, la grande cause du combat économique entre la France et la Chine et les peuples du Mali ou du Niger en sont les victimes collatérales…

Les nouvelles autorités de Bamako ont bien l’intention de continuer à donner les riches minières, gazières, pétrolières, en pierres précieuses et produits agricoles aux grandes compagnies occidentales et elle veulent s’assurer qu’une partie non négligeable leur reviendra dans les poches. Le temps du néocolonialisme n’est pas fini au Mali !

Voilà qui préoccupe bien plus IBK et ses corrompus au pouvoir que le mauvais état du système scolaire, du système de santé, de l’emploi, du mauvais état physique, économique, social et moral de la jeunesse, des femmes, des peuples.

Ce n’est pas un IBK qui va sortir le Mali du marécage mais bien au contraire lui qui va contribuer à l’y enfoncer.

Sa seule préoccupation politique a été d’enterrer toute forme de contestation, que ce soit parmi les petits soldats ou dans les milieux populaires. Les hauts gradés, qui se terraient et restaient silencieux il n’y a pas si longtemps, paradent à nouveau et étalent leur mépris et leur fric. Les riches maliens ne se sentent plus pisser et s’autorisent de nouveau des comportements de classe et de caste à l’égard de leurs subordonnés. Tous pensent que s’en est fini des révolutions qui ont marqué le Mali ces dernières années, que ce soit contre Moussa ou contre ATT.

C’est bien mal connaître les travailleurs, les jeunes, les femmes, les nomades, les paysans du Mali ! Les exactions d’aujourd’hui ne préparent rien d’autre que les révolutions de demain. Mais, s’il y a une leçon qu’il faudra avoir tiré des échecs des révolutions passées, c’est la nécessité pour le peuple travailleur de s’organiser lui-même, en comités de femmes, de jeunes, de soldats, de nomades, de paysans et d’ouvriers et que ces comités, par leurs délégués élus, deviennent le vrai pouvoir du pays, pouvoir s’étendant à la région et au-delà…

Quoi de neuf avec IBK ? Pour les coupures d’eau ? Pour les coupures d’électricité ? Pour les ruptures de livraisons d’essence ? Pour les prix des aliments de première nécessité ? Pour les soins des enfants ou des femmes enceintes ? Pour les exactions des militaires et des autres uniformes ? Pour la corruption des classes dirigeantes ? Pour les détournements de fonds publics par les hauts sommets ? Pour la dépendance du Mali face aux grandes puissances ?

Rien de neuf ! Tout est reparti pour un tour.

Ce n’est pas une élection qui pouvait changer tout cela, quel que soit le président élu. Ce n’est pas dans le cadre des élections bourgeoises que l’on peut permettre au peuple travailleur d’exprimer ses volontés. Dans ces élections, il n’est même pas représenté et il n’a même pas le droit à la parole. Contrairement aux autres classes sociales, la classe des travailleurs n’est pas organisée et ne dispose pas de moyens d’expression. Elle n’est nullement poussée à développer son propre point de vue et tout la pousse à chercher d’autres forces chargées de la tâche impossible de la sauver alors que c’est elle seule qui est porteuse potentiellement de perspectives pour toute la société, non seulement pour ceux qui disposent d’un travail, non seulement pour ceux qui vivent dans les villes, non seulement pour les autochtones mais pour tous les opprimés.

La suite...

21 Messages de forum

  • Lire aussi : La contre-révolution triomphe au Mali

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  • Soumis aux chefs d’Etat africains concernés début janvier, présenté au secrétaire américain à la Défense Chuck Hagel trois semaines plus tard, le redéploiement militaire français sur le front sahélien prend tournure. Il s’agit pour Paris d’affiner son dispositif et de le rapprocher des foyers de tensions criminalo-djihadistes. A commencer par le Sud libyen, vaste aire semi-désertique livrée à l’anarchie, et terreau propice à l’essor des réseaux terroristes et des trafics en tous genres (armes, drogues, migrants). A la faveur d’une nouvelle tournée en Afrique centrale -la troisième en moins de deux mois-, le ministre de la Défense Jean-Yves Le Drian a ainsi obtenu avant-hier l’aval du chef d’Etat du Tchad Idriss Déby Itno pour installer à N’Djamena le commandement opérationnel régional de ce dispositif reformaté, installé jusqu’alors à Bamako (Mali). Il est probable que l’effectif présent dans la capitale tchadienne, où se trouvent stationnés la plupart des moyens aériens français -avions de chasse Rafale et Mirage 2D- sera porté a minima de 950 à 1200 hommes.

    Dès lors, cette configuration inédite, dictée par la nouvelle donne géopolitique, reposera sur quatre pôles. A savoir, outre N’Djamena, Niamey (Niger), centre névralgique du renseignement et port d’attache des deux drones Reaper acquis voilà peu auprès des Etats-Unis, Ouagadougou (Burkina Faso), base arrière des forces spéciales, et Gao (Mali). Des postes avancés, situés au plus près du bourbier libyen, compléteront l’architecture résumée ici. Ils ont vocation à accueillir des petits détachements et à abriter des stocks de carburant et de munitions. Parmi les emprises pressenties, citons Faya-Largeau -un classique- et Zouar au Tchad, ou encore Madama, dans l’extrême nord-est.

    La guerre française s’étend...

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  • ” Le poisson se trompe s’il croit que le pêcheur est venu pour le nourrir ”

    Karamoko Bamba (Mouvement Nko)

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  • Comment la France profite encore du Mali ?

    Voici un communiqué du Quai d’Orsay (ministère des affaires étrangères français) :

    « Le secrétariat des Nations unies a attribué hier cinq contrats de gré à gré à des entreprises françaises, afin de construire dans le nord du Mali des infrastructures au profit de la mission des Nations unies (MINUSMA). Le montant total de ces contrats s’élève à 34,7 MEuros.
    Ce succès remporté par nos entreprises et l’opérateur public du ministère des Affaires étrangères, France Expertise Internationale, s’inscrit dans le cadre de nos efforts en matière de diplomatie économique et des partenariats entre entreprises et pouvoirs publics.
    Dans le cadre de cette procédure, les Nations unies négocient exclusivement avec les Etats, qui ensuite peuvent recourir à des prestataires privés. C’est la première fois qu’une telle procédure est mise en oeuvre par la France. »

     !!!!..........

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  • Rien n’est réglé !!!

    Les Maliens ont appris la démission de leur Premier ministre via un communiqué lu à la télévision nationale durant la nuit de samedi à dimanche. Le président Ibrahim Boubacar Keïta a désigné Moussa Mara Premier ministre et l’a chargé de former un nouveau gouvernement.

    Dans une lettre au président malien, Oumar Tatam Ly explique les raisons de sa décision. Il y invoque "des dysfonctionnements et des insuffisances" dans la marche du gouvernement "qui réduisent grandement sa capacité à relever les défis". Il souligne n’avoir pas pu "convaincre" le président Keïta de changer de cap dans la gouvernance du pays.

    M. Ly, un banquier de 50 ans, ancien conseiller spécial du gouverneur de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), était l’un des artisans du programme économique du président Keïta.

    Premier chef de gouvernement du Mali post-crise, M. Ly s’était engagé "à relever les défis et missions qui (lui) ont été assignés par le président" Keïta. Il s’agissait notamment de redresser et réconcilier le Mali déchiré par 18 mois de crise politico-militaire.

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  • Rien n’est réglé !!

    La guerre civile reprend.

    Le cessez-le-feu qui prévalait tant bien que mal depuis juin dernier a été rompu. Samedi, pendant près de onze heures, la ville de Kidal, dans le nord du Mali, a résonné de coups de feu, contraignant les habitants à rester cloîtrés chez eux. Les combats ont opposé, parfois à l’arme lourde, les soldats de l’armée malienne aux combattants du MNLA (Mouvement national de libération de l’Azawad), dont Kidal est le fief. Les rebelles touaregs ont également été soutenus par leurs alliés du HCUA (Haut Conseil pour l’unité de l’Azawad), des rebelles touaregs en grande partie issus du groupe islamiste Ansar Dine, et par le MAA (Mouvement arabe de l’Azawad), chaque groupe occupant des positions distinctes dans la ville.

    Le MNLA s’est notamment emparé du bâtiment du gouvernorat, un lieu symbolique qui lui a longtemps servi de base, et qui avait été rendu aux autorités maliennes en novembre dernier. Le MNLA affirme avoir fait pas moins de vingt-huit prisonniers, vraisemblablement des fonctionnaires maliens. Huit soldats maliens ont été tués. Le ministère malien de la Défense affirme avoir tué vingt-huit combattants parmi les groupes rebelles, mais le MNLA assure ne déplorer que cinq blessés.

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  • Eh oui, la guerre reprend !!!!

    Quatre jours après des affrontements meurtriers dans cette ville, des combats ont repris à Kidal, mercredi 21 mai, entre des soldats et des groupes armés, dont des rebelles touareg du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA).

    Dans la matinée, l’armée a confirmé avoir lancé une offensive pour récupérer cette grande ville du nord du pays, située à plus de 1 500 kilomètres de Bamako. Celle-ci est retombée sous le contrôle du MNLA au cours du week-end, après des combats qui ont coûté la vie à une trentaine de soldats.

    Mercredi, des soldats maliens ont été tués, et d’autres ont été faits prisonniers par les groupes armés, d’après une source militaire à l’ONU sur place. Selon elle, les groupes armés ont « pris nettement le dessus sur les forces armées maliennes ». Les rebelles touareg ont de leur côté affirmé qu’ils contrôlaient totalement la ville, et qu’ils avaient des prisonniers.

    « Les combats se poursuivront jusqu’à ce que nous ayons entièrement libéré la ville », a réagi l’armée. « Nos hommes sont toujours sur le terrain face aux forces coalisées d’Aqmi (Al-Qaida au Maghreb islamique), du Mujao (Mouvement pour l’unicité et le djihad en Afrique de l’Ouest) et autres trafiquants », a aussi assuré un responsable du ministère de la défense.

    Le secrétaire général de l’ONU, Ban Ki-moon, a de son côté appelé à « la cessation immédiate des combats » et à « la mise en place d’un cessez-le-feu » à Kidal, soulignant « en particulier (...) que la protection des civils est une obligation qui s’impose à toutes les parties ».

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  • Au Mali, l’armée mise en déroute par les rebelles touaregs !!!

    Quatre jours après des affrontements meurtriers à Kidal, au nord ouest du Mali, les combats ont repris dans la région mercredi 21 mai. Ils opposent des soldats maliens et plusieurs groupes armés, dont des rebelles touareg du Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA), qui ont réussi à prendre le dessus sur les militaires.

    L’armée malienne cherche à récuper la grande ville du nord du pays, située à plus de 1 500 kilomètres de Bamako, retombée sous le contrôle du MNLA le 17 mai, après des combats qui ont coûté la vie à une trentaine de soldats maliens, déclenchés lors d’une visite sur place du premier ministre.

    Le MNLA a déclaré mercredi soir avoir conservé le contrôle de Kidal, qui est son fief, et pris le contrôle d’autres localités de la région avec l’aide de deux autres groupes armés : le haut conseil pour l’unité de l’Azawad (HCUA) et le mouvement arabe de l’Azawad (MAA).

    Un porte-parole du MNLA a assuré mercredi soir :

    « La situation est calme ce soir à Kidal. Nous avons pris plusieurs villes d’où l’armée a fui, sans combats : Anderamboukane, Ménaka, Aguelhoc, Tessalit, Anefis. »

    Des observateurs indépendants ont fait état du même constat. Un membre de l’ONU sur place avait indiqué plus tôt dans la journée que les rebelles armés avaient « pris nettement le dessus sur les forces armées maliennes ».

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  • Le Mali était en crise vendredi après la prise par les rebelles touareg de deux villes du nord du pays, dont le bastion de Kidal, une défaite humiliante pour le gouvernement contraint d’appeler à un "cessez-le-feu immédiat".
    Une vingtaine de soldats maliens ont été tués et une trentaine blessés dans les combats, a déclaré le ministre de la Défense, Soumeylou Boubeye Maiga, à la télévision.

    Un dirigeant du Mouvement national de libération de l’Azawad, la rébellion touareg indépendantiste, a dressé un bilan différent, parlant de 40 soldats maliens tués et 70 faits prisonniers depuis le début des hostilités samedi, ainsi que de la prise de dizaines de véhicules et de plusieurs tonnes d’armes et de munitions.
    Selon l’ONU, en plus de Kidal, les combattants MNLA ont pris Ménaka, une ville de 20.000 habitants située près de la frontière nigérienne dans l’est du Mali, à 660 kilomètres au sud par la route de Kidal, ce qui montre l’étendue de l’offensive rebelle contre l’armée. La perte de Ménaka a toutefois été contestée par le ministre de la Défense.
    Le gouvernement malien a admis la défaite de l’armée à Kidal et a appelé à un "cessez-le-feu immédiat".
    "Nous avons toujours été ouverts au dialogue, à l’échange avec nos frères",a déclaré le président malien Ibrahim Boubacar Keïta.
    La communauté internationale a multiplié les appels au dialogue pour résoudre cette crise.
    En visite express à Bamako jeudi, le chef de l’Etat mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz, président en exercice de l’Union africaine, a appelé "à surmonter les difficultés avec le dialogue".
    Paris, qui dispose toujours de 1.600 soldats au Mali, a jugé "essentiel que les hostilités cessent et que des pourparlers démarrent".
    Le chef des opérations de maintien de la paix de l’ONU, Hervé Ladsous, a appelé à "un cessez-le-feu" et au retour "à la situation antérieure".
    Les combats avaient éclaté le 17 mai à Kidal entre forces maliennes et groupes armés touareg, à l’occasion d’une visite du Premier ministre Moussa Mara. Environ 45 soldats français étaient présents mais leur rôle s’est borné à assurer la sécurité du Premier ministre malien.

    Kidal représente un défi de taille pour l’Etat malien : dans ce fief du MNLA situé à 1.500 km au nord-est de Bamako, il n’a jamais réussi à complètement reprendre pied, malgré l’offensive lancée en 2013 par l’armée française qui a permis de libérer le nord du Mali de l’emprise de groupes islamistes.
    Les rebelles touareg réclament de longue date l’indépendance ou l’autonomie des vastes étendues désertiques du nord du Mali, et ont lancé déjà mené plusieurs insurrections depuis les années 1960.
    Les dernières violences ont suscité à Bamako et dans plusieurs villes des réactions d’hostilité envers les soldats français et onusiens déployés dans le Nord, accusés de passivité vis-à-vis du MNLA et des indépendantistes touareg.

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  • Le nord du Mali est en proie à de nouvelles tensions, à moins d’une semaine de la réunion de dialogue inter-malienne, prévue à Alger mercredi prochain. Des informations concordantes font état de concentrations militaires et même d’avancées de troupes des groupes armés dans les localités du nord.

    C’est en tous cas ce qu’affirme le gouvernement malien dans un communiqué. La situation est confuse, mais, selon notre correspondant, des combats ont eu lieu entre Gao et Kidal.

    De nouvelles tensions ont éclaté ce vendredi, au nord du Mali, moins d’une semaine avant la réunion de dialogue inter-malienne, organisée à Alger mercredi prochain. Le gouvernement malien dénonçait hier des phénomènes de « concentrations militaires et d’avancées de troupes des groupes armés dans les localités du nord ». Des combats ont eu lieu entre Gao et Kidal et auraient fait plusieurs morts, selon des sources locales.

    Des affrontements ont eu lieu toute la journée de vendredi autour des localités d’Anéfis, à 100km au sud de Kidal, et de Tabankort. C’était une zone contrôlée par les rebelles touaregs du Mouvement national pour la libération de l’Azawad (MNLA).

    Le MNLA explique y avoir été attaqué vendredi à l’aube. L’un de ses représentants, Moussa Ag Assarid, a déclaré : « vers 5h du matin, un de nos postes avancés a été attaqué par une coalition déjà identifiée et formée du Mujao, de milices pro-gouvernement malien et d’éléments de l’armée malienne. » « C’est faux », a rétorqué l’état-major malien. « Il y a bien eu des affrontements entre groupes, mais nous n’y sommes en aucune manière mêlés », explique l’armée. Depuis l’accord de cessez-le-feu, signé le 23 mai dernier, les militaires affirment ne pas quitter leurs positions dans le village d’Almoustarat.

    Le MNLA accuse aussi le MAA, le Mouvement arabe de l’Azawad, qu’il accuse d’être des « narco-terroristes ». Ces derniers assurent n’avoir fait que se défendre et repousser leurs agresseurs. Une source indépendante, sur place, parle de véhicules calcinés et de blessés à l’issue de ces affrontements.

    Le profil bas des militaires est accrédité à Bamako par Hervé Ladsous, le secrétaire général adjoint de l’ONU en charge des opérations de maintien de la paix : « J’observe que l’armée malienne est absente de la région depuis deux ou trois mois. Je pense qu’il y a d’autres acteurs. »

    L’ONU annonce une enquête pour déterminer ce qu’il s’est passé. Mais elle dénonce une violation caractérisée du cessez-le-feu, une provocation et un très mauvais signal à quelques jours des discussions d’Alger.

    Selon un communiqué du gouvernement malien, la situation sécuritaire dans le nord du pays se dégrade. Des groupes armés non observés auparavant occupent désormais le terrain, prenant possession de certaines localités. Sur place, des sources sécuritaires proches de la mission de l’ONU confirment cette information et vont même plus loin : les jihadistes sont de plus en plus souvent de retour et s’infiltrent parmi les populations, en pratiquant notamment des vivres. L’objectif est clair, reprendre dès que possible les armes.

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  • Rien de réglé pour les réfugiés maliens !

    Le Haut-Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) a déclaré mardi que le nombre de réfugiés maliens au Niger a atteint son plus haut niveau depuis que le conflit a éclaté en 2012 dans ce pays d’Afrique de l’Ouest.

    Malgré la signature d’un accord de paix en juin dernier entre le gouvernement, une milice loyaliste et une coalition rebelle menée par les Touaregs, des milliers de personnes ont fui le Mali vers le Niger voisin au cours des dernières semaines, a indiqué un porte-parole du HCR, Leo Dobbs, lors d’un point de presse à Genève.

    « La signature de l’accord d’Alger a apporté des progrès importants vers la paix dans certaines régions du Mali, mais il n’a pas enrayé le flux en direction du Niger et c’est une évolution et un sujet de préoccupation inattendus qui met une pression sur notre opération au Niger », a déclaré le porte-parole, précisant que ceux qui arrivent dans le pays disent fuir l’anarchie, l’extorsion, les pénuries alimentaires, les rivalités tribales, les combats entre éleveurs et agriculteurs et un vide du pouvoir en l’absence d’un gouvernement malien fort et d’une présence militaire dans l’est.

    Selon le HCR, le nombre de réfugiés maliens au Niger se situait autour de 50.000 durant la guerre civile (2012-2013), qui a pris fin lorsque les troupes françaises et maliennes ont vaincu les forces rebelles. Après les élections présidentielles de 2013, le HCR a par ailleurs aidé à rapatrier environ 7.000 réfugiés maliens.

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  • La dictature a changé de mains mais pas de visage, la corruption aussi, la misère et le chômage aussi, la confrontation avec les touarègues de même. Tout a recommencé. Et à nouveau, les groupes rebelles attaquent. Onze soldats maliens ont été tués et cinq blessés lors de cette opération menée, dans la matinée de dimanche, contre la base de Boulikessi proche du Burkina Faso. Les attaques djihadistes ont augmenté dans le centre du Mali alors que par le passé elles étaient concentrées dans le nord du pays. Par ailleurs, à quelques heures de l’installation des autorités intérimaires, un vent de panique souffle sur la ville de Tombouctou. Des groupes armés se sont postés à toutes les entrées et sorties de la localité, a constaté un habitant du quartier périphérique d’Abaroudjou. « Les éléments de la CMA [Coordination des mouvements de l’Azawad - ex-rébellion] et de la Plateforme [groupes armés progouvernementaux] ont pris position partout hors de la ville. Nous avons vraiment peur d’être pris entre deux feux », s’inquiète-t-il. Il affirme, en outre, avoir vu « des colonnes de véhicules équipés d’armes lourdes à la sortie de Tombouctou, côté fleuve ». D’autres sources ont fait état "d’une très forte puissance de feu de l’ennemi" qui a contraint les militaires maliens à la "débandade". Le crédit de l’armée malienne va de nouveau être mis à mal alors que le régime d’IBK se fonde essentiellement sur l’armée, comme celui de tous ses prédécesseurs... Et, comme le leur, il mérite juste de tomber !

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  • La guerre continue au nord-Mali ! Le terrorisme continue ! Le nord-Mali est coupé de toute aide extérieure ! Rien n’est réglé pour les peuples, ni pour les Touaregs, ni pour les autres. Le plan de paix de 2015 n’est pas appliqué par le gouvernement malien sous prétexte qu’il ne l’est pas à Kidal. La reconstruction est en panne. Où est ce fameux succès de l’intervention antiterroriste de la France au Mali ? A part d’imposer une armée d’occupation permanente internationale et française ?

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  • « Nous avons gagné cette guerre », déclarait en septembre 2013 à Bamako un François Hollande triomphant au terme d’une intervention militaire française menée au pas de course pour déloger les mouvements djihadistes au Mali. Quatre ans plus tard, dans une région sahélienne à la dérive, les mots de l’ancien président de la République résonnent de façon tragique. Le Mali a sombré dans un état de délitement inquiétant. Au nord, les groupes politico-militaires se disputent toujours le contrôle des territoires et des trafics. Au centre, l’Etat a reculé dans les zones rurales où prospèrent milices communautaires, bandes criminelles et insurgés se revendiquant du djihad. Pis, débordant du territoire malien, les violences touchent désormais les pays voisins, Burkina Faso et Niger en particulier.

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  • Le Mali et ses voisins sont aujourd’hui le théâtre de multiples interventions sécuritaires qui se superposent : opération française « Barkhane » et G5 Sahel, mais aussi force de stabilisation de la Mission multidimensionnelle intégrée des Nations unies pour la stabilisation au Mali (Minusma), mission de formation de l’Union européenne au Mali (EUTM), mission civile de l’Union européenne (EUCAP) et opérations des forces spéciales américaines.

    Non seulement cet empilement n’a pas amélioré la situation sur le terrain, mais il suscite le malaise des opinions publiques malienne et nigérienne de plus en plus rétives à ces présences militaires étrangères. Celles-ci ont échoué jusqu’ici à contenir les groupes qui se revendiquent du djihad. Ces derniers se sont adaptés aux interventions internationales : chassés des villes, ils ont appris à se recomposer dans les zones rurales. Ils cherchent à s’y enraciner en y assurant un certain ordre, à la place d’un Etat absent et souvent perçu comme illégitime.

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  • Rien n’est réglé dans le Sahel, où les djihadistes continuent de sévir et de multiplier les attentats. Ce week-end, ils en ont fait la démonstration au Mali, lors d’une attaque inédite par son ampleur. « Particulièrement complexe et sournoise », a précisé l’état-major français, qui déplore sept blessés parmi ses soldats...

    Les guerres de la France n’ont pas plus réglé de problème au Mali qu’en Libye ou ailleurs !!!

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  • « Je ne pense pas qu’il soit possible de régler le problème au Mali en moins de dix à quinze ans, si tant est que nous le puissions. » Le pronostic est du chef d’état-major des armées français, le général François Lecointre. Il s’exprimait devant des députés, fin février. Cinq ans après le début de l’opération Serval pour déloger les jihadistes qui s’étaient emparés de la moitié du pays, le Mali est toujours malade

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  • Au moins 12 morts, des civils, samedi 19 mai à Boulikessi, localité malienne située à la frontière avec le Burkina Faso dans une bavure de l’armée malienne !!!

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  • 134 morts civils désarmés dans un village et l’armée accuse le village voisin !!!

    Une partie de la hiérarchie militaire malienne a été limogée et une milice de chasseurs dissoute, dimanche 24 mars, au lendemain de la tuerie perpétrée dans le village peul d’Ogossogou, dans le centre du pays. Dans la soirée, la télévision publique ORTM a annoncé un « bilan provisoire » de 136 tués par de présumés chasseurs dogons, dans le village d’Ogossagou-Peul, dans la zone de Bankass, près de la frontière avec le Burkina Faso.

    Parmi les militaires limogées par la présidence figurent le chef d’état-major général des armées et celui de l’armée de terre, selon les informations du Monde. Un groupe d’autodéfense dogon, que les associations de défense des Peuls accusent d’avoir mené l’attaque d’Ogossogou, a été dissous par décret.

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