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Profit capitaliste et santé publique sont incompatibles

jeudi 15 mai 2014, par Robert Paris

Profit capitaliste et santé publique sont incompatibles

Tout le secteur privé est celui où le profit capitaliste est le but exclusif. Lui donner le moyen de pénétrer la santé c’est faire de la santé publique un domaine où l’objectif numéro n’est plus le malade mais celui qui profite sur son dos et sur les fonds publics.

Même un service public de santé dans lequel le privé intervient aux marges n’est qu’au service du privé, qu’il s’agisse du secteur privé du Bâtiment, du secteur privé des instruments et matériels médicaux, du secteur privé du médicament, du secteur privé des médecins, du secteur privé des examens médicaux, du secteur privé des ambulances, du secteur privé des pharmaciens, du secteur privé des vétérinaires, etc, etc…

La santé au service du public et la santé au service du profit, c’est deux orientations diamétralement opposées et qui ne peuvent nullement s’entraider.

Dès qu’on laisse le secteur du profit pénétrer, on laisse également ce dernier détourner et acheter les médecins, les pharmaciens, les spécialistes, les revues spécialisées, les média, les hommes politiques, les décideurs et l’appareil des Etats ou de l’Europe…

L’exemple des labos pharmaceutiques devenus des trusts pharmaceutiques est probant : ils sont devenus le véritable pouvoir du médicament, faisant la pluie et le beau temps dans le pays où ils oeuvrent, dominant les gouvernements, les administrations, les professionnels de santé, les services hospitaliers. Dès qu’on sort du pays, on a leurs médicaments sont interdits, dénoncés, refusés. Dans le pays, rien n’est dit, le public n’est pas prévenu et on attend seulement le scandale pour interdire (le plus tard possible) le médicament (et seulement dans le pays, pas dans les pays étrangers acheteurs !). Et pourtant, les scandales pharmaceutiques sont légion, se répètent et les prétendus moyens de contrôle d’Etat n’empêchent pas que cela se reproduise. Les services de l’Etat sont dupes quand ils ne sont pas tout simplement complices et ils considèrent que l’intérêt des trusts prime.

Les comportements des services privés liés à la santé ne sont nullement spécifiques à ce domaine mais, dans ce domaine, ils ont immédiatement des conséquences qui peuvent être catastrophiques pour la santé :

- soit en ponctionnant les sommes allouées à la santé publique comme c’est le cas pour le secteur du Bâtiment ou celui des matériels médicaux.

- soit en obligeant le service public à dépenser l’essentiel de ses rentrées publiques (provenant de la Sécurité sociale) à faire profiter le secteur privé.

- soit en imposant des orientations, des méthodes, des objectifs, des diagnostics, des soins au secteur professionnel et spécialisé de la santé qui sont fondés non sur des études scientifiques mais sur des études détournées par le secteur privé.

Par exemple, les campagnes publiques appelant à se faire vacciner dans tel ou tel cas sont dictées par les intérêts des labos. Ce sont les mêmes intérêts qui imposent le choix des médicaments reconnus et autorisés. On peut s’en assurer en remarquant qu’un autre pays producteur de médicaments ne reconnaît pas les médicaments du pays voisin. De même pour les vaccins. Dans le pays producteur du vaccin, personne n’est prévenu des risques. Ils sont systématiquement minimisés ou niés, les conséquences cachées.

Les exemples abondent de médicaments ayant des effets nuisibles connus des labos et de l’Etat mais non reconnus, ni interdits. Le public sera le dernier averti… Il est une victime car tout ce qui est en fasse est complice : laboratoires, commissions d’autorisation et de mise sur le marché, commissions de contrôle du médicament, commissions de spécialistes, vendeurs, responsables d’Etat, média, dirigeants de l’hôpital public et des hôpitaux privés, revues spécialisées, etc… Tous se liguent pour présenter des médicaments inefficaces pour efficaces, des produits dangereux comme sans danger, des faux génériques comme de vrais génériques, des faux bilans du médicament pour des vrais, des faux bilans d’efficacité, des faux rapports de risques encourus, etc…

La concurrence mondiale entraîne d’autres dérives aussi catastrophiques comme le blocage de médicaments ou de vaccins efficaces, en attendant que les trusts du pays fabriquent un concurrent. Tant pis pour les malades qui en meurent !

La course au profit ne suffit pas, il leur faut atteindre le profit maximum et celui-ci ne cesse d’augmenter, réduisant à la portion congrue les précautions, les études, les analyses, les scrupules…

Il en découle que certains médicaments ne sont plus produits. Ils sont rentables mais pas assez à l’égard des nouvelles normes de profit capitaliste. Tant pis pour les malades qui ne peuvent plus être soignés !

En bloquant la production de certains médicaments, les labos tiennent en otage la santé publique, peuvent chantager les Etats, menacer la vie de la planète…

Le « conflit d’intérêt » est rendu permanent entre les intérêts des labos et ceux des décideurs, des bureaux de recherche, des secteurs du contrôle et des acteurs de la santé qui sont impliqués dans mille liens avec le secteur privé de santé.

L’exemple des laboratoires Servier est parlant : à de multiples reprises, il a été prouvé que ce laboratoire cachait des rapports, tronquait des résultats, trafiquait ses produits. Cela n’a nullement mené les responsables du médicament en France à lui retirer son accréditation et chaque faux médicament (en fait dangereux) a été retiré longtemps après que des doutes ou même des certitudes aient montré que ces médicaments devaient être retirés. Le Mediator est loin d’être seul en cause… Il y a même un médicament qui vient seulement d’être considéré comme une drogue entraînant une grave addiction : l’antidépresseur Stablon. On découvre que l’Etat le savait depuis un rapport de… 2005 !!! Mediator a été retiré du marché en 2009, Locabiotal 1% a été retiré en 2005. Survector a été retiré en 1999. Isoméride a été retiré en 1997. Mais les laboratoires Servier n’ont jamais été retirés de l’accréditation !!!

Les trusts ont ainsi dans leurs mains la vie de la planète.

Redisons-le : la santé publique est totalement incompatible avec la propriété privée des moyens de production. La mainmise des propriétaires de capitaux sur tous les niveaux d’intervention dans le secteur de la santé ne cesse de croitre à la faveur de l’effondrement capitaliste car les Etats s’endettent pour aider les trusts et se lancent dans les privatisations pour donner de nouvelles perspectives aux investissements et pour réduire leur endettement… Le serpent se mord la queue.

En tout cas, les responsables du service public de santé, comme des autres services publics, est chargé de la casse, de la vente, de la privatisation sous toutes ses formes…

De nombreux indicateurs montrent que le privé est sans cesse en train de rogner des parts du marché de la santé et que les gouvernants, de gauche comme de droite, loin de freiner cette évolution, militent plus ou moins ouvertement pour elle.

Tous les indicateurs montrent cette montée du privé. La proportion grandissante de malades contraints de faire appel à des spécialistes dans leurs cabinets privés augmente du fait des délais d’attente invraisemblables dans le public. Les résultats financiers, le nombre d’établissements et les profits qu’ils réalisent sont en croissance dans le privé alors que le secteur public hospitalier s’enfonce dans le rouge, endetté par le mode de gestion imposé par les responsables et pas par un réel endettement croissant.

La part des fonds publics dédiés à la santé (Etat et Sécurité sociale) qui irrigue le secteur privé augmente sans cesse alors que la part qui sert à payer personnels et moyens du secteur public diminue sans cesse, ainsi que le nombre de lits, de services, d’établissements et d’effectifs du secteur public.

Pour parvenir à leurs fins, rendre privé tout ce qui peut être rentable dans la santé et précariser le reste, les Etats ont une stratégie : discréditer le secteur public : lire ici

A l’heure où le gouvernement veut encore imposer dix milliards d’économies dans la Santé, dont deux pour les hôpitaux, les cliniques privées, elles, se portent à merveille… Les revenus de la Générale de Santé sont de 2 milliards d’euros, Médipôle 1,1 milliards d’euros, Vitalia 700 millions d’euros… On ne cite pas les profits des trusts pharmaceutiques et des trusts du matériel médical… Eux non plus ne sont pas ponctionnés. Ni les profits des trusts du Bâtiment sur les multiples travaux dans l’hôpital public. En dix ans, pour mieux faire profiter le secteur privé sur le dos de la santé publique, l’APHP a perdu 4000 emplois et 1600 lits !

Evidemment, ce n’est pas dans les poches des actionnaires que l’Etat compte faire des économies. Et ce n’est pas les personnels du secteur privé qui en profitent !

Dans tous les domaines où le profit privé a réussi à pénétrer la santé, il a perverti, corrompu, détourné, volé, trompé, acheté, menti, caché, contourné, fait des faux rapports, fait du lobbying, et finalement détruit la santé publique. Aucune mesure n’a jamais permis de l’empêcher de nuire à part l’exclure totalement et définitivement de toute pénétration dans le service public de santé. Tous les scandales du monde n’y ont rien changé, quelque soit le nombre de morts et de blessés graves qui en est résulté, quelque soient les souffrances infligées.

34 Messages de forum

  • Je suis tombé sur le dernier livre de Jean de Kervasdoué à la bibliothèque (surtout il ne faut pas l’acheter même si on manque de PQ !) : au départ je ne savais pas qui c’était et le titre est plutôt agicheur "Ils ont perdu la raison (Diesel, Nucléaire, Pesticides, Santé, OGM, Energie, Science, Pourquoi les gouvernants prennents les mauvaises décisions)". Cependant, dès les premières pages il y a anguille sous roche. Même si il se présente comme scientifique jugeant les politiques du haut de sa chaire académique c’est en fait un des principaux responsable de la mise en place de la tarification à l’acte dans les hopitaux (sous Mitterrand déjà). Ce livre en dit long sur le genre de personnages qui dirrigent la santé (voir même qui dirrigent tout court), et on ne peut que s’étonner que ça n’ailles pas plus mal. Ce petit oubli dans sa carte de visite n’est sûrement pas la seule chose qu’il nous cache car on ne tarde pas à découvrir que son discours "scientifique" ressemble comme deux gouttes d’eau à un salmigondi de lobbïste payé par les plus grands trusts.

    Dans tous les chapitres il part toujours sur une "idée reçue" ou un sophisme pour le démonter rigoureusement, mais au moment le mieux choisi il assènne lui même une conclusion encore plus fausse et trompeuse que le postulat de départ : pour les OGM c’est vraiment le pompon : en premier lieu il commence par disséquer le titre d’un journal "Oui, les OGM sont des poisons" pour conclure qu’étant donné que le pluriel n’est pas justifié dans cette phrase (puisque l’article parlait de l’étude de Séralini concernant un seul type d’OGM) alors les journalistes n’ont dit que des conneries ! et donc de conclure que les OGM sont sans danger ?! Si ça ce n’est pas un sophisme alors je ne m’y connai pas. Les autres arguments sont presque tous de la même veine : "l’OGM n’a pas été conçu pour être toxique lors de sa consomation" donc... il n’est pas toxique ??? (on crois rêver : l’OGM incriminé a été fait pour pouvoir ajouer des pesticides sans tuer la plante : et à ce que je sache le pesticide est toxique par définition !) "quasiment tous les annimaux d’élevage et les américains en mangent sans problème depuis plusieurs années" donc... si c’était mauvais ça se saurait ??? (à ce compte là, le plomb à prouvé par son utilisation depuis des siècles qu’il n’y avait rien de plus inofensif ? a non là ça ne marche pas ? dommage ! mais l’argument reste quand même dans le bouquin) . il aura fallu attendre 48 heures pour avoir les résultats brute de l’étude de Séralini : c’etait sûrement pour cacher quelque chose : Donc les résultats son douteux ! (les autres études n’ont peut-être jamais sorti de résultats brute mais elles sont sérieuses ?) On peut encore siter le complot des vendeurs "sans-OMG" pour augmenter les prix ? les rats mal choisis, la mortalité annormale du groupe témoin : tous les moindres doutes son mis sur le tapis et l’auteur par effet d’accumulation vas finir par nous faire croire que les OGM sont bon pour la santé à partir de l’étude qui montre le contraire (au fait pour la conclusion le pluriel tant récrié au départ est bien là !)

    Des mensonges gros comme le nez au millieu de la figure servent à essayer de nous convaicre que le Nucléaire c’est ce qu’il y a de mieux, le principe de précaution c’est de la merde, la santé n’est pas assez réformée, sans pesticides on creverais de faim, ses salauds d’écolos nous empêchent de chercher des gaz de schistes, et le diesel c’est super !

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  • Le Sovaldi est un médicament dont le but est de lutter contre l’hépatite C, responsable de 3.000 morts par an en France, soit presque autant que les accidents de la route. Le problème, c’est que sont prix est exorbitant Il est en effet facturé 280 fois plus cher que que coûte sa production par le laboratoire américain Gilead. Du coup, pour la première fois, des députés français ont décidé de demander un rendez-vous au président du groupe pharmaceutique pour qu’il revoie à la baisse le tarif de ce médicament extrêmement efficace.

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  • Le tribunal administratif de Paris juge l’Etat "responsable des fautes commises" par l’agence du médicament qui l’avait tardivement retiré du marché.

    L’Etat est, en partie, responsable de l’affaire Mediator. Dans une décision rendue publique mercredi, le Tribunal administratif de Paris juge en effet l’Etat "responsable des fautes commises" par l’agence du médicament qui l’avait tardivement retiré du marché. L’Etat pourra d’ailleurs, s’il l’estime fondé, se retourner contre les laboratoires Servier.

    La décision. Saisi l’an dernier par une patiente, qui se présente comme une victime du Mediator, le tribunal a déclaré "l’État responsable des fautes commises par l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé pour ne pas avoir suspendu ou retiré à compter de 1999 l’autorisation de mise sur le marché du Mediator, dès lors que les dangers du benfluorex, substance active du Mediator, étaient alors suffisamment caractérisés".

    Dans son jugement rendu le 3 juillet, le tribunal a considéré que, "pour importantes que soient les fautes et les manœuvres imputables aux laboratoires Servier le fabriquant (...), il n’y a pas lieu d’exonérer l’Etat" de sa "responsabilité".

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  • Le Sovaldi coûtera 41 000 € pour trois mois de traitement, remboursés à 100 %. Au risque de faire déraper les comptes de la Sécu ?

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  • C’est une très mauvaise nouvelle pour le groupe pharmaceutique suisse Novartis. L’utilisation de son vaccin contre la grippe vient d’être suspendue en Italie, car elle est suspectée d’avoir provoqué la mort de trois personnes âgées. Une quatrième est tombée malade.

    L’agence italienne de pharmacologie (AIFA) a interdit deux lots du vaccin Fluad après la mort de trois personnes qui venaient d’être vaccinées et alors qu’une quatrième est tombée gravement malade. Les victimes sont deux femmes âgées de 87 et 79 ans ainsi qu’un homme de 68 ans, tous décédés entre le 12 et le 19 novembre dans le sud de l’Italie, selon les médias italiens. La quatrième personne est un homme de 92 ans.

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  • Grippe : Pourquoi le vaccin a-t-il été si peu efficace ?

    8500 morts en France !

    Parce que, si la labos n’ont pas réussi à faire un vaccin efficace, ils écoulent le précédent en sachant qu’il ne fera rien !!!!

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  • Les laboratoires pharmaceutiques ont dépensé plus de 245 millions d’euros en cadeaux et plus encore au travers de quelque 230.000 contrats avec des professionnels de santé, surtout des médecins, entre janvier 2012 et juin 2014, a affirmé mardi l’association Regards Citoyens.

    Ils achètent en somme les professionnels pour faire leurs petites affaires…

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  • La cour administrative d’appel de Paris a confirmé le principe de la responsabilité de l’Etat envers une victime du Mediator, a fait savoir aujourd’hui son avocate, Martine Verdier. Me Verdier avait obtenu en 2014 une série de jugements du tribunal administratif en ce sens, ouvrant la voie à des indemnisations. L’Etat avait fait appel et dans une première décision, rendue le 31 juillet, la cour administrative d’appel a confirmé le premier jugement.

    Elle a notamment jugé qu’une décision de retrait du marché du médicament des laboratoires Servier aurait dû intervenir « au plus tard » le 7 juillet 1999, date d’une réunion de la « commission nationale de pharmacovigilance où a été évoquée la situation du benfluorex », le principe actif du Mediator. Or un cas d’hypertension et un cas de « valvulopathie cardiaque imputables au benfluorex » avaient alors déjà été signalés à l’Agence française de sécurité sanitaire des produits de santé (Afssaps, devenue ANSM).

    En outre, la cour estime que, sans attendre le résultat des procédures pénales en cours, d’éventuels « agissement fautifs, voire frauduleux, des laboratoires Servier » ne sont pas de nature à « exonérer l’Etat de sa responsabilité, » point dont s’est félicité Me Verdier. Les éventuelles indemnisations sont soumises à une expertise ordonnée en première instance pour « déterminer le lien de causalité entre la pathologie et les préjudices subis », en l’attente de laquelle la cour d’appel a refusé le versement d’une provision. L’Etat dispose de la possibilité de se pourvoir en cassation devant le conseil d’Etat, plus haute juridiction administrative du pays.

    Utilisé par cinq millions de personnes en France, le Mediator est à l’origine de graves lésions des valves cardiaques et pourrait être responsable à long terme de 2.100 décès, selon une expertise judiciaire. Le médicament a été prescrit pendant 30 ans, d’abord contre l’excès de graisses dans le sang, puis comme traitement adjuvant pour les diabétiques en surpoids. Il était de fait largement utilisé pour ses propriétés de coupe-faim.

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  • Certains pharmaciens évoquaient récemment des ruptures de stock sur plus de 300 médicaments… Pourquoi une telle envolée ?

    La réponse de Philippe Gaertner, président de la Fédération des Syndicats Pharmaceutiques de France (FSPF) dans les média :

    « C’est surtout lié au processus de production des laboratoires pharmaceutiques. Pour préserver leurs marges face à la baisse tendancielle des prix des médicaments, ils produisent de plus en plus à flux tendu. Du coup, au moindre pépin (défaut de qualité d’un lot, capacité de production insuffisante pour répondre à la demande…), cela coince. La mondialisation joue aussi un rôle. La demande mondiale augmente, et les prix des médicaments sont parfois plus élevés dans d’autres pays étrangers. Conséquence : lorsqu’il y a une forte demande mondiale à combler, la France n’est pas forcément parmi les premiers servis… »

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  • Ci-joint un article qui dénonce le lobby marketing des vendeurs d’antidépresseurs : http://www.chrysippe.org/# !intervie...

    statistiquement, la baisse de de la sérotonine est enregistrée chez les dépressifs... mais cette statistique qui semble établir la corrélation entre les deux faits ou événements n’a aucun fondement en terme de causalité...

    Or, les vendeurs se basent sur une causalité qui ne serait qu’un mythe selon l’interview...
    c’est un psychiatre qui défend certainement sa chapelle qui dénonce cette idée, et un site de coaching et ressources humaines (qui a donc autre chose à vendre que des pilules...) qui relaie ça sous forme d’interview.

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  • À ce jour, les laboratoires Servier n’auraient toujours pas versé d’indemnités aux victimes du Mediator. Le docteur Irène Frachon avait révélé le scandale en 2009. Aujourd’hui, elle estime que les laboratoires Servier jouent la montre. "Ils contestent tout et puis, on peut malheureusement suspecter aussi qu’ils attendent la mort de certains patients ou le découragement d’autres. Le décès coûte moins cher que l’indemnisation d’une personne vivante", explique en plateau la pneumologue.

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  • La pneumologue estime que certains médecins sont complices de la situation. "Servier inonde de cet argent qu’il refuse aux victimes les congrès, les symposiums, la formation médicale, la prise en charge de frais de déplacement de congrès... C’est absolument scandaleux. Nous appelons la communauté médicale à un sursaut éthique", conclut Irène Frachon

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  • Selon une étude qui vient d’être publiée dans la revue The Lancet Oncology, des millions de personnes meurent chaque année d’un cancer curable, faute d’accès aux soins nécessaires. "Sur les 15, 2 millions de nouveaux cas de cancer en 2015, plus de 80% des cas devront avoir recours à la chirurgie, certains même plusieurs fois. A l’horizon 2030, nous estimons que chaque année 45 millions de procédures chirurgicales seront nécessaires dans le monde entier pour soigner le cancer. Pourtant, moins de 25% des patients atteints de cancer dans le monde bénéficient aujourd’hui d’une chirurgie sécuritaire, abordable, ou réalisée en temps opportun" soulignent les auteurs de cette étude présentée lors du Congrès européen de cancérologie qui se tient actuellement à Vienne (Autriche).

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  • La France a connu dix fois plus de ruptures d’approvisionnement de médicaments d’intérêt thérapeutique majeurs en 2014 qu’en 2008.

    Toujours le profit pour guide, ça coûte cher !

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  • La mort de deux chiens et d’un singe lors des tests préliminaires de la molécule à l’origine du décès d’un volontaire à Rennes ne remettait pas en cause le feu vert donné à l’époque pour son utilisation chez l’homme, a affirmé jeudi l’agence du médicament ANSM !!!

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  • Des médicaments plus efficaces pour lutter contre le cancer. Mais à quel prix ? Les plus grands cancérologues de France s’inquiètent, car certains médicaments pourraient ne plus être remboursés. Ils dénoncent la volonté des laboratoires pharmaceutiques de vouloir faire toujours plus de profit. Pour soigner un malade, le Glivec contre la leucémie coûte 37 000 euros par an, le Solvadi contre l’hépatite C 41 000 euros et le Keytruda, contre le mélanome, autour de 100 000 euros par an.

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  • Les prix des traitements contre le cancer devraient être multipliés par sept entre 2004 et 2020. Ils peuvent varier d’un pays à l’autre, d’une année à l’autre. Les cancérologues français réclament des prix plus raisonnables et que les pays en développement aient accès plus rapidement aux génériques de ces traitements.

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  • Totalement… corrompu…

    Le Canard Enchainé et Libération ont révélé qu’un médecin pneumologue, chef de service à l’hôpital Bichat, qui affirmait devant la commission d’enquête sur la pollution, n’avoir « aucun lien d’intérêts avec des acteurs économiques », était en fait médecin-conseil chez Total !

    Il avait omis ce détail, qui ne lui rapportait que la modique somme d’un peu plus d’un million d’euros, venait se rajouter à son siège au « conseil scientifique » de PSA (rien à voir avec ses avis sur le diesel comme danger médical pour la population qui blanchissait celui-ci). Et il avait également oublié qu’il participait également à l’Institut Servier (bien connu pour sa transparence et sa correction en matière de santé !!!), sans parler d’autres labos pharmaceutiques comme GSK (lui aussi tout ce qu’il y a de plus blanc !), les labos Boston Scientific et Novartis…

    La faculté Paris VII lui avait même confié la présidence de la commission de contrôles des activités extérieures des personnels ! Un domaine dont il est effectivement spécialiste, bien plus que la défense de la santé publique !!!

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  • Pour compenser une pénurie persistante de vaccins BCG contre la tuberculose, des doses initialement destinées au marché polonais sont mises à disposition en France par le laboratoire Sanofi Pasteur MSD (SPMSD), a indiqué l’Agence du médicament (ANSM).

    Merci pour les malades polonais sans doute moins fortunés et bravo aux trusts pharmaceutiques qui font monter les prix en organisant des pénuries !!!

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  • Le 17 janvier dernier, un patient décédait à l’hôpital de Rennes. Il faisait partie d’un panel de cinq personnes testant une molécule du laboratoire portugais Bial censée agir sur le système nerveux, combattre diverses douleurs et soigner l’anxiété.

    Jusqu’ici, pour expliquer le drame, on évoquait les antécédents médicaux des patients (l’individu mort à la suite du traitement avait souffert d’un traumatisme crânien lourd) mais aussi des doses quotidiennes trop élevés : les cobayes devaient ingérer 50 mg de la molécule "BIA 10-2474". Désormais, un nouvel élément fait surface. Révélé par Le Figaro santé et inconnu des gendarmes selon le quotidien, il a été transmis à des experts médicaux chargés d’apporter leurs expertises.

    Ce document, l’IRM cérébral d’un patient ayant participé à une expérience similaire au mois de novembre au sein d’un autre panel, révèle un AVC survenu en novembre 2015. La date n’a rien d’anodin : elle correspond à l’époque où il expérimentait la même molécule, au CHU rennais également. Ce quinquagénaire a d’ailleurs éprouvé à deux reprises des troubles visuels passagers peu après l’ingestion.

    Mais c’est après cette période de test qu’il se rend à nouveau au CHU afin d’y faire une IRM cérébrale. On est alors au mois de janvier, et les développements tragiques des tests de la molécule poussent le personnel médical à l’inciter à faire cette démarche. On découvre alors qu’il a été victime d’un accident vasculaire-cérébral.

    Le professeur qui le reçoit le lui signale tout en précisant que l’AVC est "ancien" et qu’il est impossible d’arriver à être plus net sur la question. Ce n’est, visiblement, pas l’avis des experts contactés par Le Figaro santé, qui ont daté l’attaque à "environ deux mois" avant l’examen. L’hôpital garde la silence, arguant du secret médical.

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  • "Les laboratoires pharmaceutiques s’intéressent plus à leur pognon qu’aux malades" déclare le professeur Henri Joyeux qui comparaît devant la chambre disciplinaire du Conseil des médecins de Languedoc-Roussillon pour avoir tenu un "discours alarmistes" sur les vaccins. Des accusations dont il s’est défendu sur RMC, dénonçant une attaque des lobbys.

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  • Tous les ans, 27 000 cas de maladie de Lyme sont diagnostiqués en France. Elle reste pourtant peu médiatisée selon les patients.

    Cette maladie n’intéresse ni les gouvernants ni les labos !!!

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  • 70 patients atteints de la maladie de Lyme ont annoncé ce vendredi vouloir attaquer l’Etat en justice. Les plaignants dénoncent le fait que la forme chronique de la pathologie infectieuse ne soit toujours pas officiellement reconnue dans l’Hexagone comme une maladie à part entière. Une plainte sera également déposée contre le laboratoire Mérieux, dont les tests de dépistage ne seraient pas efficaces, selon les patients.

    Aujourd’hui tous atteints de séquelles graves (handicap moteur, surdité…), ces 70 patients estiment qu’ils n’ont pas été diagnostiqués assez tôt, la faute notamment au test fabriqué par bioMérieux. En Allemagne, chaque année, 300 000 cas de maladie de Lyme seraient diagnostiqués contre 27 000 en France, soulignent les patients. Des chiffres qui font pour eux la preuve de l’inefficacité française...

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  • La fièvre jaune se développe et menace la planète :

    Lire ici

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  • Des signes alertaient déjà sur cette triste tendance, qui ne fait que se confirmer avec le baromètre santé Ipsos/Secours Populaire : les personnes les plus pauvres font l’impasse sur leur santé, qui leur sert de variable d’ajustement budgétaire. En effet, parmi les Français dont le revenu mensuel net est inférieur à 1.200 euros, la moitié ont repoussé, voire même annulé, une consultation chez le dentiste (+22 points par rapport à 2008 !), et 4 sur 10 en ont fait de même avec l’ophtalmologiste. Et 64% avouent avoir eu du mal à payer des actes médicaux, même quand ils sont d’ailleurs remboursés par la Sécurité sociale.

    Et les difficultés s’accumulent, 48% des ménages les plus modestes admettent avoir du mal à avoir une alimentation saine, et 53% à se doter d’une mutuelle. Pire encore, ce report de soins médicaux indispensables touche également les enfants : 12% des ménages français ont déjà renoncé et/ou retardé des soins dentaires pour leurs enfants et 10% des soins optiques.

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  • Et la situation, lentement mais sûrement continue à se diffuser à des catégories de la population qui, sans en être totalement préservées, pouvaient jusque-là échapper à la tendance : les personnes ayant un emploi. "Le travail n’apporte plus forcément la garantie d’une autonomie financière : certains salariés ne sont plus à l’abri des privations et peinent également à se soigner", confirme Julien Lauprêtre.

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  • Se faire vacciner contre la grippe chez son pharmacien, ce sera bientôt possible. Jeudi 27 octobre, l’Assemblée nationale a donné son accord, à titre expérimental. Les médecins pourront, quant à eux, stocker les vaccins dans leur cabinet. Une "vraie mauvaise solution" a dénoncé Jean-Paul Ortiz, président de la Confédération des syndicats médicaux (CMSF), sur franceinfo, vendredi 28 octobre.

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  • le laboratoire Sanofi devra indemniser les victimes de la Dépakine !!!!

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  • Rejets inexpliqués des dossiers, délais extrêmement longs, gaspillage de fonds publics : l’Office national d’indemnisation des accidents médicaux (Oniam) est épinglé par la justice administrative.

    « Taux énorme de rejet des dossiers » (74 % des demandes sont écartées), « refus inexpliqués », augmentation du nombre des contestations de propositions financières (de 11 à 17 % entre 2011 et 2015), manque de transparence, « gestion légère », « usage parfois frivole des fonds publics »… Tel est le constat de la juridiction administrative.

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  • En 2013, la nouvelle ministre de la santé, macroniste, s’était illustrée en déclarant à propos des trusts pharmaceutiques : « L’industrie pharmaceutique joue son rôle, et je n’ai jamais crié avec les loups sur cette industrie qui a permis d’énormes progrès en cancérologie. Nous serions fous de nous passer de sa recherche. Je participe beaucoup en revanche à des débats publics, sur l’expertise en particulier, suite à la loi de renforcement de la sécurité sanitaire. Il faut expliquer que vouloir des experts sans aucun lien avec l’industrie pharmaceutique pose la question de la compétence de l’expert. » En somme, une fervente de l’industrie pharmaceutique qui assume même leur mainmise sur les expertises après de nombreuses preuves de triches des experts liés à cette industrie !!!

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  • Mediator : le parquet demande un grand procès pour Servier et l’Agence du médicament...

    Le parquet de Paris a annoncé avoir requis mercredi le renvoi du groupe pharmaceutique, présent dans 148 pays et qui compte plus de 21.400 collaborateurs, pour "tromperie aggravée, escroquerie, blessures et homicides involontaires et trafic d’influence". Il demande aussi un procès pour l’Agence nationale de sécurité du médicament (ANSM) pour "blessures et homicides involontaires".

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  • L’UFC-Que Choisir met en garde contre 1 000 produits cosmétiques, dont 23 « hors la loi »...
    L’association se scandalise que les pouvoirs publics ferment les yeux sciemment !!!

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  • Le Canard enchaîné affirme, dans son édition du mercredi 25 octobre, que de la viande de vaches malades de la tuberculose se retrouve dans les rayons des supermarchés français. Bien qu’environ 8 000 vaches soient diagnostiquées positives à la tuberculose dans les exploitations françaises chaque année, leur viande est proposé à la consommation. Ce qui représente plus de 3 000 tonnes de viande chaque année.

    Cette pratique est autorisée par les autorités sanitaires qui assurent que les carcasses sont sans danger pour l’homme lorsque les organes les plus infectés sont retirés. "Lorsqu’une lésion tuberculeuse a été retrouvée dans les ganglions lymphatiques d’un seul organe ou partie de la carcasse, seuls l’organe ou la partie de carcasse infectée doivent être déclarées impropres à la consommation", écrit le règlement 854/2004, qui encadre la question.

    Ces informations sur les animaux malades ne sont pas mentionnés sur l’emballage et cette viande est "vendue en barquettes ’premier choix’", rapporte Le Canard enchaîné. L’hebdomadaire précise que "la quasi-totalité des bovins exécutés pour cause de tuberculose sont, en effet, des races à viande, proposées plus cher en rayon que la vulgaire vache de réforme", qui a fourni du lait pendant onze ans.

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  • Une plainte visant notamment la ministre de la Santé et le ministre de l’Économie a été déposée vendredi au tribunal de Grasse pour non-assistance à personne en danger dans l’affaire du Levothyrox, dont certains patients se plaignent du changement de formule, a indiqué ce dimanche l’avocate à l’origine de cette action.

    Elle vise nommément ces deux ministres mais aussi le laboratoire Merck fabricant de ce médicament, contre qui elle a déjà déposé plainte pour un autre motif, et l’Agence nationale de la sécurité du médicament (ANSM). La plaignante, elle-même sous Levothyrox et avocate au barreau d’Ajaccio, reproche à la ministre de la Santé Agnès Buzyn de n’avoir « pas su gérer la crise sanitaire » et au ministre de l’Economie Bruno Le Maire de ne pas « avoir essayé de transacter (sic) avec le laboratoire Merck ».

    Elle vise également, cette fois contre X, les médecins et pharmaciens « ayant refusé de prendre en considération les symptômes indésirables de leurs patients », les journalistes et les médias qu’elle accuse d’avoir « orienté les informations » et enfin les députés, sénateurs et maires qui n’auraient pas « honoré leur devoir d’intérêt général ».

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