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Bulletin La Voix des Travailleurs de l’Hôpital Public

jeudi 29 mai 2014, par Robert Paris

LA VOIX DES TRAVAILLEURS

« Travailleurs de tous les pays unissez-vous »

Karl Marx


Le 22 mai et après….

Le 22 mai, des personnels de nombreux hôpitaux de France (120 personnes et 57 établissements) se sont retrouvés à Nanterre (la CGT et la direction ayant interdit l’Hôtel-Dieu) pour discuter de la nécessité de coordonner leurs luttes, trop divisées, dispersées, isolées. Des militants syndicalistes et d’extrême gauche de quelques hôpitaux (à partir de la grève de celui de Caen) ont ainsi tenté de favoriser la préparation d’une lutte d’ensemble. Il est à remarquer que les fédérations syndicales ont été loin d’appuyer cet effort, la CGT militant contre quelques militants. Quand on choisira d’entrer vraiment en lutte, il ne suffira pas de laisser à une quelconque intersyndicale la direction des luttes et il faudra la diriger nous-mêmes par des comités élus dans les hôpitaux.

Hirsch, l’émir de l’APHP

Hirsch, responsable de l’APHP, s’est déclaré fier de réserver un étage entier d’un hôpital public à un émir du pétrole, déclarant qu’il agit ainsi en « Robin des bois » pour remplir les caisses. Quant aux malades, ils n’ont qu’à aller se faire soigner dans cet émirat et on pourra appeler cela du couch-surfing !

Les feuilles mortes se ramassent à la pelle

Les hôpitaux changent d’essuie main et choisissent un nouveau plus doux. Mais, pour faire des économies, ils l’ont choisi plus petit et il tombe sans cesse ! Comme on ne peut pas utiliser un essuie-main tombé à terre…

La saison des entretiens

Voilà un bien joli titre : « le printemps de l’évaluation ». C’est ce que vous pouvez lire sur les petites fiches en couleur que la direction nous a sorties. Elle prétend nous expliquer ce qu’est l’entretien professionnel. Pour le personnel, ce serait le moment de fixer ses objectifs, d’exprimer ses difficultés, etc…Pour les cadres, pour la direction, c’est d’écouter, d’identifier, de reconnaître, etc… Mais rien en ce qui concerne de régler les vrais problèmes !!! Car l’objectif du personnel est très clair : travailler dans de bonnes conditions, sans le stress dû à la surcharge de travail et au manque de personnel. Et donc ces fameux entretiens d’évaluation se transforment souvent en reproches, en accusations, en culpabilisations, en règlements de comptes qui sont faits sur le dos du personnel. Qu’ils évaluent bien la situation : nous ne nous laisserons pas faire, ni au printemps, ni à l’automne, ni jamais !

Pré-ambule à la fermeture de lits

A les entendre, la chirurgie ambulatoire serait la solution miracle. C’est elle qui est censée permettre à l’hôpital de faire plusieurs milliards d’euros d’économies et de rendre les personnels plus efficients. C’est elle qui est censée coûter moins cher. Mais on sait qu’il n’existe pas de solution miracle et que cette « solution » en est surtout une pour permettre à l’hôpital privé de prendre le relais. Car celui-là pourra ainsi sélectionner les malades les plus aisés. Et aussi les moins dépendants, ceux qui pourront entrer le matin à l’hôpital et rentrer chez eux le soir. Mais, pour les autres patients plus âgés, polypathologiques, qui devront rester hospitalisés et que le privé ne prendra pas en charge car pas assez rentables, où iront-ils. Dans le public bien sûr qui accueille tous les patients, même les « moins rentables ». Eh oui, l’ambu, c’est pas pour tout le monde !

C’est juste pour nous anesthésier

Les IADE (infirmiers anesthésistes diplômés d’Etat) qui sortiront prochainement de l’école ne bénéficieront plus des grades masters (bac + 5). Prétextant des problèmes administratifs, la direction a encore trouvé un bon moyen de faire des économies sur le dos des personnels. Rappelons que les IADE avaient obtenu le grade master en 2010 après 7 mois de grève. On voit bien qu’ils sont prêts à reprendre d’une main ce qu’ils avaient accordé de l’autre. Les promesses des dirigeants n’engagent que ceux qui croient !

Le service public… sur les rails

Chacun aura retenu la belle histoire des TER commandés par la direction de la SNCF et qui ne sont pas taillés… pour passer sur quais. On aura aussi remarqué comment une direction de service public, qui ne cesse de matraquer les personnels sur la nécessité de faire des économies de personnel et de moyens, explique que cela ne lui posera aucun problème de débourser dizaines ou centaines de millions pour raboter les quais en moins de deux ans. La même s’estimait incapable de modifier les quais pour les handicapés, bien sûr ! Eh bien, il ne faut pas croire que cela ne concerne que les chemins de fer ! L’hôpital a connu ce type de décision bureautique de travaux, par exemple pour les constructions de l’hôpital Pompidou ou de l’hôpital francilien d’Evry, dans lesquelles des dizaines et centaines de millions ont été dépensés en pure perte… Et le même type de dirigeants que Rappoport et Pépi ont déclaré comme eux alors qu’il fallait en conclure la nécessité de réformer sur le dos des personnels et du service public !

La direction nous offre 100€… mais sur notre dos

A l’Hôpital Saint-Antoine, les personnels ont reçu le montant à déclarer pour les impôts à peine une semaine avant la date limite, un délai trop court pour vérifier. D’autant plus qu’il y avait un écart de plus d’une centaine d’euros par rapport à la déclaration fiscale pré-remplie. On ne peut pas dire que la direction n’a pas eu le temps (plus de quatre mois) pour nous envoyer des déclarations correctes. Sachant qu’il suffit de quelques euros pour impacter le montant à payer. Nous saurons être vigilants pour faire payer la facture à la direction. Et cela sérieusement.

Mourir au travail

La mort d’environ trois cent mineurs en Turquie a frappé les esprits. C’est présenté comme un accident alors qu’il s’agit d’un nouveau crime des patrons des mines de Turquie ! Il faut savoir que la sécurité est inconnue de ces patrons et que plus de 3000 mineurs y sont déjà morts ! Les mines du monde entier fournissent d’ailleurs un très gros contingent des morts par accident du travail. Et ont meurt partout aussi du fait des conditions de travail : 2 morts par jour en France et 5000 morts par jour dans le monde ! Quand on pense que certains continuent de prétendre que l’exploitation et la lutte des clases sont dépassées, que c’était juste bon au temps de Zola !

Ebola n’intéresse pas les trusts pharmaceutiques

On entend très peu parler du virus Ebola alors que c’est une pandémie qui frappe gravement l’Afrique. Ce virus très contagieux, transmis par le sang, la salive, le sueur, etc… La propagation est très rapide et il est mortel dans 50% des cas. Il a déjà fait de nombreuses victimes : plus d’une centaine de morts en Guinée et il se propage aux pays voisins : Libéria, Mali, etc…

Tous les écrits de l’OMS rappellent qu’il n’existe pas de vaccin, pas de traitement et que le seul mode d’intervention consiste à isoler le malade en attendant qu’il meure… Mais aucun de ces rapports n’indique qu’il serait opportun de pousser les labos à faire plus de recherche car il faudrait les payer lourdement, vu que la clientèle payante ferait défaut ! L’OMS vient seulement de mener une action en envoyant en Guinée… un ingénieur travaillant pour le CNR de Lyon !!!! Le rapport précédemment cité de l’Institut Pasteur rappelle l’absence de traitement et de vaccin mais ne dit pas que l’Institut Pasteur se lance dans cette recherche !!! Il indique seulement que cet institut est très fier d’être celui qui a analysé et reconnu la maladie. Point final. Il existe très peu d’équipes mondiales et très peu de moyens financiers lancés dans cette recherche et celles qui le sont ne travaillent que depuis peu d’années alors que le virus s’est déclaré et a été reconnu en 1976, soit depuis presque quarante ans !!!

Les recherches sur Ebola nécessitent des laboratoires dits P4, travaillant sur des micro-organismes très pathogènes. En 2000, un laboratoire P4 a été mis en place par les labos Mérieux à Lyon. Il n’en existait alors aucun en France ! Il n’existe actuellement que trente laboratoires P4 dans le monde… Et rien ne dit que ces trente là trouvent intérêt à se lancer dans cette recherche ! Les plus grands laboratoires de recherche américains sont ceux de l’armée américaine qui font des recherches d’armes biologiques et pas pour soigner les maladies, comme le centre de recherche Lougar est l’un des organismes les plus secrets et les plus fermés de Géorgie.

La très grande ignorance des scientifiques sur Ebola est au point que l’on ignore comment une grande partie des populations est naturellement immunisée contre Ebola… Une étude menée par le Centre International de Recherches Médicales de Franceville au Gabon. prouve cette immunisation naturelle. Des porteurs sains qui ont des anticorps auraient pu contracter l’Ebola de manière légère et être ainsi vaccinés.

En Europe, le premier laboratoire à recevoir l’autorisation de travailler sur Ébola, en l’an 2000, fut le laboratoire P4 Jean Mérieux, à Lyon (France). L’institution P4 de Mérieux (en commun avec l’Institut Pasteur) à Lyon, la plus grande d’Europe avec ses 200 mètres carrés, née en 2000, ne développe pas ses propres projets de recherche, mais loue ses locaux à des institutions privées (tarif : environ 1000 euros la demi-journée) ou publiques (630 euros), étrangères ou françaises. Ces rentrées d’argent l’aident à financer des frais d’entretien de plus d’un million et demi d’euros par an. Les plus grands laboratoires du monde ne comptent nullement s’investir dans la recherche sur Ebola tant qu’il ne sera pas prouvé qu’ils pourront y trouver des financements massifs d’Etat...

Les plus grands trusts pharmaceutiques du monde n’ont engagé absolument aucune recherche sur le virus Ebola et celui-ci ne fait nullement partie de leurs objectifs à court terme !

Pour comprendre l’aveuglement des pays occidentaux, dits civilisés, il faut se rappeler qu’au départ de l’épidémie de Sida, ils avaient le même manque d’intérêt. Tant que cela frappe des pays dont le peuple est impécunieux et les Etats sont pauvres, les labos ne voient pas pourquoi ils engageraient des recherches trop poussées. Mais, ne vous inquiétez pas, ils étudient Ebola, au cas où l’affaire deviendrait intéressante en touchant les pays riches !

Le prolétariat international n’est ni pro européen ni anti européen !

TLes anti européens ont surtout réussi à favoriser le parti le plus anti : le FN et quant aux pro européens qui sont aussi pro capitalistes, pro banquiers, pro financiers, pro licenciements pro sacrifices pour les milieux populaires, ils ont aussi fait le jeu de Le Pen. Résultat : un record pour le parti de Le Pen aux européennes. Mais ne vous inquiétez pas : cela ne va pas les amener à changer de politique, bien au contraire !

La France est loin d’être le seul pays européen à voir flamber les voix d’extrême droite anti-européennes, anti-immigrés, nationalistes… Dans toute l’Europe, de l’Angleterre au Danemark et de l’Autriche à la Grèce, l’opinion petite bourgeoise et de certains milieux populaires s’affolent et aimeraient bien accuser l’Europe plutôt que le capitalisme, les immigrés plutôt que les patrons, l’étranger plutôt que les classes dirigeantes ! Le discrédit des partis et syndicats réformistes, incapables face à la crise du système, a porté ses fruits et toute leur politique, pas seulement leur action économique, favorise l’extrême droite. Ce sont eux qui désignent du doigt l’étranger et les étrangers !

Dans ces élections, tous les partis politiques hexagonaux ont pris parti, soit pro soit anti sur la question de l’Europe, y compris les groupes de l’extrême gauche officielle. Pourtant, face à la crise, l’Europe n’est pas le vrai problème. C’est le capitalisme qui est en cause.

Mais est-ce que le prolétariat, classe internationale qui, selon les termes de Karl Marx « n’a pas de patrie et que ses chaînes à perdre car il ne peut pas perdre ce qu’il ne possède pas », devrait défendre la nation contre l’Europe ou l’Europe contre la nation ?

L’Europe n’est nullement opposée aux nations bourgeoises mais leur émanation. Elle n’a pas du tout supprimé les états nationaux, leurs armées, leurs intérêts particuliers, y compris leurs guerres particulières, leurs entités coloniales particulières et leur concurrence parfois violente. L’Europe n’est en rien opposée aux autres entités capitalistes auxquelles elle s’est toujours alliée, pour des buts commerciaux, politiques ou militaires. Le prolétariat ne peut pas perdre sa nation car les nations n’appartiennent qu’aux classes dirigeantes.

Voilà le discours qui n’est nullement celui de l’extrême gauche et qui serait pourtant dans la logique du communisme, du marxisme et du socialisme, si ces idées étaient défendues par des gens qui se réclament du prolétariat et de la révolution sociale.

Les « révolutionnaires », les gauches et les syndicats anti-européens disent que l’Europe est capitaliste comme si la France était communiste ! Les « révolutionnaires », les gauches et les syndicats pro-européens disent que c’est le capitalisme qui frappe l’Europe et pas l’Europe qui frappe les peuples. Mais d’où viendrait cette dichotomie entre capitalisme et Europe. Tous nous parlent d’une Europe des travailleurs. Comme s’il suffisait de garder l’Europe et de rajouter les travailleurs. Comme si on parlait d’un capitalisme… des travailleurs !

C’est une manière pour l’opportunisme de l’extrême gauche de cacher son suivisme vis-à-vis du réformisme, que ce soit celui des appareils syndicaux, du PCF ou des écolos, des décroissants et autres « anticapitalistes » qui récusent le renversement du capitalisme par le prolétariat.

Quant aux partis bourgeois, du PG, au PCF, au PS, à l’UMP, aux centristes, et aux partis d’extrême droite, tous disent aux peuples qu’il y a une guerre à mener contre d’autres peuples. Soit ils y voient une guerre contre la Chine, contre les pays émergents qui « nous prennent nos emplois », soit ils y voient une guerre contre les USA, contre « la dictature financière ». Comme si la dictature financière avait une seule nationalité, une seule origine.

Comme s’il y avait une région qui était victime du capitalisme et une autre qui était profiteuse du capitalisme. Le monde entier est maintenant mondialisé, c’est-à-dire divisé en prolétaires et en exploiteurs. Il y a des exploiteurs partout dans le monde et partout ils sont les premiers ennemis des travailleurs qui y vivent.

Les travailleurs n’ont aucune alliance à accepter avec les patrons de « leur région », de « leur nation » de leur « regroupement de nations » car ces nations et ces régions ne leur appartiennent en rien, ne les défendent en rien, ni en termes de salaires, ni en termes d’emploi.

Ce qui appartient aux travailleurs du monde, c’est le monde, ses richesses, ses usines, ses moyens de production, ses richesses, ses capacités, ses moyens d’existence. C’est la seule chose à revendiquer. Affirmer que nous voulons seulement « notre » région, « notre » nation, s’est nous préparer à des lendemains terribles, dans lesquels le capitalisme arrivé à son terme nous emploiera contre nos frères des pays voisins en nous opposant dans des affrontements meurtriers, guerres régionales, guerres mondiales et guerres civiles. La manière dont ces pays ont transformé la révolution syrienne en boucherie en donne un avant-goût. Ce qui se passe en Ukraine le montre également. Ce sont aussi bien les Etats nationaux européens, comme la France, qui poussent à la guerre en Ukraine, aussi bien que l’Europe, les USA ou leurs alliés comme le Japon. Ce sont aussi bien les Etats nationaux européens, comme la France, qui poussent à la guerre en Syrie, aussi bien que l’Europe, les USA ou leurs alliés comme le Japon.

La démagogie qui oppose la France et l’Europe ou l’un des deux au capitalisme, à la finance, aux trusts est mensongère. Les trusts sont partout. La finance est partout. Le capitalisme est partout. Y compris en Chine et en Russie. Y compris dans des pays comme le Bangladesh ou le Vietnam.

Lutter contre l’Europe et pour la France, ce n’est pas du tout lutter pour les travailleurs et les peuples ! C’est, au contraire, présenter les exploiteurs et les licencieurs des travailleurs de France comme des victimes de la concurrence des patrons étrangers. Lutter pour l’Europe et contre la Chine, c’est encore présenter les patrons européens comme des victimes. Lutter pour l’Europe ou la France et contre l’alliance avec les USA (TAFTA), c’est encore blanchir les patrons et présentant les patrons américains comme les responsables des licenciements et des bas salaires.

Le capitalisme se moque des frontières quand cela lui chante et se protège derrière quand cela l’arrange. Mais cela ne veut pas dire que les frontières puissent servir de protection pour les travailleurs. Les Etats n’ont pas été faits pour défendre les peuples, ni les regroupements d’Etats, pas plus que les pactes et autres alliances ne relient et n’unissent autre chose que les classes dirigeantes.

On n’a pas plus à défendre un patron national qu’un patron étranger, d’autant qu’un patron ne défend pas davantage les emplois et les salaires des travailleurs sur son territoire de base qu’à l’étranger.

Tous les capitalistes ne défendent que leurs intérêts de classe même s’ils tiennent un discours mensonger et démagogique qui prétend le contraire.

Quant aux réformistes qui prétendent implanter parmi les travailleurs la défense d’intérêts économiques nationaux des peuples, ils ne réforment absolument rien car le capitalisme ne peut pas être réformé. On ne reviendra pas plus en arrière vers l’ancien capitalisme national que l’on ne reviendra sur le machinisme ou sur les trusts, sur la financiarisation ou sur la mondialisation. C’est une utopie réactionnaire qui vise surtout à remplacer la lutte des classes par la lutte entre les nations, c’est-à-dire à préparer la guerre mondiale pour éviter la révolution sociale.

Dans la campagne européenne en France, le futur traité commercial et industriel de l’Europe avec les USA, le TACTA, est au centre des débats. Il est le principal accusé des anti-européens (d’une part le Front National de Le Pen et de l’autre le PCF, le PG, le Front de Gauche) et le principal point faible des pro-européens (l’UMP, le PS, les centristes).

Le raisonnement est fallacieux : l’Europe n’a pas besoin d’un traité pour défendre les profits des capitalistes européens. Elle n’a pas besoin du traité pour faire pression en faveur des OGM, en faveur du gaz de schiste, en faveur de la casse des retraites et des aides sociales, en faveur de l’aide aux entreprises, etc…

Les partis anti-TAFTA comme pro-TAFTA ont en commun de placer la lutte des nations ou des régions comme base de la situation actuelle alors que sa vraie base est toujours la lutte des classes ! Les uns nous proposent d’unir l’Europe et l’Amérique contre la Chine et la Russie et les autres la France à l’Europe contre les USA ! Toutes ces politiques consistent à opposer les prolétaires à leurs frères d’autres pays ou régions, que ce soient des pays impérialistes, des impérialismes émergents ou des pays pauvres. Nous, prolétaires, ne devons suivre ni les uns ni les autres.

On nous propose de défendre notre pays, nos regroupements de pays, nos régions du monde. Aujourd’hui par nos votes, nos sacrifices, nos soutiens politiques et demain par notre soutien aux affrontements meurtriers, par notre sang et celui de nos enfants.

Nous n’avons aucune bourgeoisie à défendre : ni celle d’une région, d’un pays, d’un ensemble quelconque du monde. Nous n’avons pas à prendre parti pour ou contre Poutine et la Russie, pour ou contre la Chine, pour ou contre les USA ni pour ou contre l’Europe.

Nous sommes le prolétariat, la seule classe d’avenir justement parce que la seule qui n’est pas attachée par ses intérêts à la vieille société capitaliste qui a fait son temps et ne peut que chuter. Nous sommes la seule classe qui n’a pas intérêt au maintien des frontières, des états nationaux, du système d’exploitation et de la propriété privée des moyens de production. Nous sommes la seule classe qui dispose des moyens d’offrir une alternative au vieux monde de l’exploitation de l’homme par l’homme, celui qui a besoin des frontières, des Etats, des armées, des guerres pour la mainmise et le repartage des richesses mondiales. Nous sommes la seule classe qui est capable de concevoir et de construire une société qui utilise les moyens techniques construits sous le capitalisme mais en les mettant au service de toute la population de la Terre. Nous sommes la seule classe capable de débarrasser la planète de toutes les sortes d’exploiteurs et de dictateurs.

Il ne nous manque qu’une seule chose : prendre confiance dans nos capacités afin de nous réunir afin de prendre toutes les décisions sur la manière de mettre en œuvre nos buts. Vive l’avenir qui sera porté par les conseils de travailleurs, de chômeurs, de jeunes et de femmes alliés à tous ceux qui vivent de leur travail au sein des classes moyennes, petits paysans, petits artisans, petits pêcheurs, petits épargnants. Nous n’avons à perdre que nos chaînes et tous les Etats du monde font partie de ces chaînes !

2 Messages de forum

  • Bulletin La Voix des Travailleurs de l’Hôpital Public 28 mai 2014 16:21, par Robert Paris

    Suite à l’annonce d’une diminution des journées de travail de 8h à 7h36 en contrepartie d’une réduction de 9,5 jours de RTT par an, à compter du 1er août, le personnel de l’hôpital psychiatrique Paul Guiraud de Villejuif a lancé un appel à la grève à compter du lundi 2 juin, au terme d’une assemblée générale qui a attiré entre 450 et 500 personnes selon les syndicats.
    La direction de cet hôpital s’était permis unilatéralement de décréter que les personnels pouvaient se passer de repos, faisant passer de 28 à 18 jours par an les RTT !!!

    Ça ne passera pas ! Qu’on se le dise !

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  • Alors qu’il fallait attendre 29 jours en 2012 pour obtenir une IRM « en urgence » et 30,5 jours en 2013, le temps d’attente moyen s’établit aujourd’hui à 37,7 jours, soit en termes d’aggravation, la « pire année depuis onze ans ».

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