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Troisième guerre mondiale ou révolution mondiale : qui l’emportera ?

vendredi 12 septembre 2014, par Robert Paris

Troisième guerre mondiale ou révolution mondiale : qui l’emportera ?

Bien sûr, certains vont croire que le but des guerres des grandes puissances occidentales est justement d’éviter que le monde bascule dans de grands conflits guerriers, c’est le mythe bien connu de la guerre pour la paix, de la guerre pour la démocratie, de la guerre pour la liberté qui a été développé durant bien des conflits dont deux guerres mondiales… Mais les puissances en question n’ont pas fait la deuxième guerre mondiale pour lutter contre le fascisme ! Sinon elles n’auraient pas pactisé avec le fascisme… stalinien, elles n’auraient pas laissé au pouvoir, après leur victoire, les dictateurs fascistes du Japon (l’empereur), du Portugal, de l’Espagne, de la Grèce, et un grand nombre de potentats fascistes comme en Autriche ou dans les pays de l’Est. Ils n’auraient pas laissé faire l’extermination des Juifs des camps de la mort pendant toute la guerre. Ils n’auraient pas cherché à pactiser avec Mussolini et avec ses sous fiffres, etc, etc… Quant au bombardement massif des populations civiles des pays vaincus à la fin de la guerre, il a été une action fasciste de premier ordre puisqu’il s’agissait de terroriser la classe ouvrière et de l’écraser pour que dans ces pays la guerre ne se termine pas en révolution sociale… Mais comment croire les buts de guerre des puissances occidentales impérialistes ? Comment croire par exemple la prétention de lutter pour la démocratie quand on voit le régime que ces puissances imposent en Afghanistan, en Irak, en Libye, en Egypte et en Tunisie, sans parler des pouvoirs qu’ils soutiennent en Afrique, en Arabie saoudite ou en Asie ! Sans parler de la dictature des banquiers et des capitalistes qui règne aux USA ou en Europe et au Japon ! Et que dire des buts de guerre visant à combattre le terrorisme islamique ? Quand on voit que ces mêmes puissances ont soutenu, financé et armé Al Qaïda en Afghanistan, qu’elles soutiennent et arment des bandes armées islamistes en Syrie contre le régime en place, qu’elles en ont soutenu et armé aussi contre Khadaffi, qu’elles soutiennent les régimes des monarchies pétrolières qui financent ces bandes armées comme l’Arabie saoudite et le Qatar ! Comment croire qu’elles sont hostiles aux dictatures qui dominent en Russie et en Chine ? Quand on sait que ce sont les USA qui ont favorisé les régimes en place dans ces deux pays, prétendant qu’ils étaient devenus de vraies démocraties ou, au moins, des régimes accceptant « la liberté du marché » et soutenant désormais « le monde libre » ! Interdit par exemple dans le monde occidental de parler du goulag chinois qui concerne pourtant des millions d’hommes traités en esclaves. Comme il était interdit à la fin de la guerre dans ces démocraties occidentales de critiquer le stalinisme de type fasciste sans être traité de…fasciste et d’ « hitléro-trostskyste » !

Dans le monde entier, les gouvernements bourgeois sont plus que jamais en guerre contre les milieux populaires et, dans le monde entier aussi, on n’a jamais vu autant de pays qui basculent dans des affrontements violents, qui se lancent dans des guerres nouvelles, qui reprennent de guerres qu’ils avaient interompu et il y a un lien entre les deux : la guerre des bourgeoisies contre la classe ouvrière et les milieux populaires et les interventions armées qui se multiplient aux quatre coins du monde (Yémen, Syrie, Irak, Nigeria, Mali, Libye, Somalie, Irak, Palestine, etc, etc…) et dont les peuples sont victimes. Les deux ont une origine commune : la crise du système capitaliste débutée en 2007-2008 et dont le système est bien incapable de sortir. Car il s’agit de bien autre chose que d’une récession, d’une crise classique, conjoncturelle, mais bel et bien d’un chant du cygne du système qui a si longtemps gouverné le monde… Vu de loin, vu des téléviseurs des populations des pays riches, la guerre semble encore lointaine. Elle semble encore localisée. Bien des gens ne voient pas le lien : Gaza n’a rien à voir, disent-ils, avec Donetzk, ni le Yémen avec la Syrie, ou la Libye avec le Nigeria. Bien sûr, c’est une manière de découper les questions. Un peu comme quelqu’un qui dirait que la casse du code du travail n’a rien à voir avec la casse des retraites, ni la casse des services publics avec la hausse du chômage ou encore avec la casse de la sécu et de la santé. Tout ça, diraient-ils, c’est des questions différentes. Et les mêmes prétendraient que la crise en Europe, c’est un problème différent de la crise économique en Ukraine ou de la crise économique en Russie ou en Inde. Il ne faut pas tout globaliser, nous disent-ils. On défend les Palestiniens face au massacre et à l’oppression d’Israël mais cela n’a paraît-il aucun rapport avec l’opposition armée entre la Chine et la Corée du Nord d’un côté et le Japon et la Corée du sud de l’autre. Rien à voir non plus avec l’opposition en Ukraine entre la Russie d’un côté, l’Europe et les USA de l’autre. Bien sûr, les mêmes auraient trouvé que la question des Balkans qui opposait Autriche, Russie et Empire ottoman ne risquait pas d’entraîner toute l’Europe et les USA dans la première guerre mondiale, pas plus que l’occupation par l’Allemagne de l’Est de l’Europe et de l’Autriche n’allait pas entraîner le monde entier dans la guerre. Mais ils se seraient trompés. Parce qu’un autre facteur doit être pris en compte, c’est l’état du système capitaliste. A chaque fois qu’il a commencé tous les conflits locaux en une guerre générale, c’est qu’il était entré dans une crise systémique dont il ne se voyait pas sortir sans de graves conflits de classe, sans des insurrections ouvrières et populaires. Si bien qu’hier, on apprenait que le Yémen basculait dans la guerre, avant-hier qu’une vaste alliance autour des USA lançait une guerre en Irak et en Syrie, que la Libye était devenue ingouvernable et livrée à une guerre civile, que le Nigéria l’était également, que la Somalie ne valait pas mieux, que la guerre continuait au Pakistan sans jamais avoir été déclarée, que l’Afghanistan, l’Irak et la Syrie étaient devenus ingouvernables, sans parler du Centrafrique, du Mali, du Niger à deux doigts de retomber dans la violence. La guerre progresse dans le monde de manière presque épidémique, aussi vite qu’Ebola et les prétendus efforts de la communauté internationale semblent autant de la poudre aux yeux dans les deux cas. Il semble bien que les pays d’Afrique touchés par Ebola, la Guinée, le Sierra Leone, le Liberia et le Nigeria, et bientôt le Sénégal ou la Côte d’Ivoire, vont devenir aussi ingouvernables, du fait de l’affolement et de la révolte des populations, que les précédents pays en guerre et en guerre civile. On assiste à un basculement impressionnant de la planète dans la violence.

En même temps, les pays riches connaissent des radicalisations vers la xénophobie, vers le racisme, vers le fascisme, comme on le voit avec la police et l’extrême droite aux USA, comme on le voit également en Europe ou encore avec les gouvernements d’extrême droite d’Israël ou du Japon. Là aussi, on peut se dire, voilaà autant de situations différentes qui ne doivent pas être globalisées. Mais est-ce vrai qu’il n’y aurait aucun rapport entre ces diverses situations, qu’elles n’ont pas toutes un rapport avec l’effondrement mondial du système ?

Dans la classe ouvrière, les organisations qui s’en réclament ne poussent nullement à connecter les différentes évolutions globales internationales. Les organisations syndicales par exemple ne veulent déjà pas relier la politique sociale de la bourgeoisie et sa politique internationale. Elles ne veulent même pas relier intervention sociale des travailleurs et intervention politique de classe. Elles ne tiennent pas tellement à défendre des points de vue sur la politique internationale de la bourgeoisie, y compris dans des pays impérialiste, ce qui leur permet de la cautionner de fait en se taisant pour l’essentiel sur leurs crimes. Du coup, s’ils dénoncent telle ou telle situation dans le monde, c’est en se gardant de fonder cela sur une analyse de la situation mondiale. Quand ils se fendent d’une analyse de la crise économique c’est plutôt pour dire que c’est un prétexte bien commode pour obliger les travailleurs à des sacrifices pendant que les patrons s’en mettent plein les poches. Loin de chercher à rendre la classe ouvrière consciente du danger que représente la situation mondiale, les syndicats tiennent à en faire une situation nationale. Loin d’aider les travailleurs à mesurer les enjeux historiques, ils se donnent des enjeux locaux, profession par profession, secteur par secteur. Loin de permettre à la classe ouvrière de montrer sa force face à une classe capitaliste en déconfiture, ils étalent celle-ci, la décomposent en revendications partielles, en luttes partielles, en journées d’action, en fausses offensives suivies d’interruptions puis de nouvelles négociations et enfin de nouveaux reculs sociaux. Le ballet entre syndicats de salariés, syndicats patronaux et gouvernement est répétitif à l’excès : déclarations, protestations, finalement signature de syndicats aux bottes, manifestation et échec. Ils ont des propositions à faire au gouvernement. Ils ont des propositions à faire au patronat. Mais ils n’en n’ont pas à faire aux travailleurs face à la situation mondiale. Ils n’ont pas de programme de rechange face au programme des bourgeoisies capitalistes, face à la vaste entreprise de destruction et de guerre qui se met en place. Ils n’admettent même pas que la bourgeoisie est entrée en guerre car ils n’ont nullement l’intention de mener une telle lutte. Quant à la crise générale du capitalisme mondiale, ils font comme s’ils ne l’avaient pas vue. Ils n’ont rien d’autre à dire que : non à l’austérité ! Mais l’austérité, ce n’est pas la crise du capitalisme ; c’est seulement une politique antisociale d’un gouvernement. Il suffirait d’un bon gouvernement, vraiment de gauche par exemple, pour en changer.

La crise fondamentale du capitalisme, ils ne veulent surtout pas la voir. Parce qu’elle nécessiterait de reconnaître qu’ils sont au pied du mur. Là où il faut soit préparer la révolution, soit préparer son propre enterrement. Même une fois que les patrons ont démontré mille fois qu’ils veulent seulement détruire, ils vont continuer à dialoguer mille fois avec eux. Même une fois que le gouvernement de gauche, qu’ils avaient appelé mille fois de leur vœux, a démontré mille fois qu’il était du côté du patronat, s’est fait acclamer par lui, ce n’est pas pour cela qu’ils vont abandonner leur réformisme fondamental, leur souci du dialogue, leur attitude de proposition, de négociation. Il faut bien qu’ils aient l’air de se fâcher un tout petit peu. On leur demande de cautionner des reculs importants. Il faut bien qu’ils se dandinent en ayant l’air d’avoir mal au derrière ! Il faut bien qu’ils nous promènent périodiquement dans les rues avant de retourner s’asseoir dans des négociations sans fin avec le patronat et le gouvernement. Mais ils se gardent de dire aux travailleurs quels sont les vrais enjeux de cette situation, que ce qu’on leur cache est bien plus important que ce qu’on leur montre : derrière les politiques d’austérité, il y a une situation autrement sérieuse qu’aucune politique bourgeoise, de droite, de gauche ou d’extrême droite ne peut résoudre. Le capitalisme est bel et bien en bout de course. Aucune austérité ni aucune relance ne vont le sauver. Ce n’est pas la France qui est ne faillite. Ce n’est pas l’Europe. C’est le capitalisme. C’est mondial. C’est historique. C’est cela qui mène à la guerre mondiale. C’est cela qui mène aux affrontements violents, au fascisme, à la dictature.

Il ne s’agit pas de s’affoler. Il ne s’agit pas de se jeter dans les bras d’une extrême droite tout aussi attachée au capitalisme que la droite ou la gauche et tout aussi hostile à la classe ouvrière. Il s’agit maintenant que la classe ouvrière offre une alternative, s’affirme comme une classe qui vise le pouvoir politique, économique, social, qui offre un autre choix que celui de s’enfoncer dans la misère et la dictature qui ne peuvent que résulter de l’effondrement capitaliste, masqué avec peine par les cadeaux de milliers de milliards de fonds publics aux capitalistes. Il s’agit que le prolétariat affiche son indépendance politique vis-à-vis des buts de sa bourgeoisie, de son gouvernement, de son Etat, de sa nation. Il s’agit que la classe ouvrière mette en place des formes nouvelles d’organisation, lui permettant de débattre en permanence en son propre sein, débattre à la fois de la situation inédite et des solutions pour y faire face. Il s’agit que chaque réunion qu’organise la classe ouvrière, que chaque lutte que mène la classe ouvrière implante le programme social du prolétariat, le programme d’avenir qui s’adresse non seulement aux travailleurs mais à toutes les couches sociales qui sont et vont être frappées.

Il s’agit que la classe ouvrière déclare haut et fort : les guerres que mène l’Etat en notre nom ne sont pas nos guerres. Qu’elle affirme : les politiques soi-disant pour sauver l’économie ne sont pas nos mesures, ne visent pas à sauver notre société mais la société capitaliste. Si le capitalisme est incapable de continuer à fonctionner, s’il doit ponctionner toujours plus les fonds sociaux, sans pour autant offrir à nouveau des emplois, qu’il meurt, nous ne mourrons pas avec ! Nous ne voulons pas sauver les banques ! Nous ne voulons pas sauver les financiers ! Nous ne voulons pas sauver les trusts ! Nous ne voulons pas soutenir les guerres aux quatre coins du monde que ces Etats en faillite trouvent encore les moyens de mener, soi-disant pour lutter contre les dictatures, soi-disant pour lutter contre les terrorismes, soi-disant pour libérer les peuples ! Nous ne voulons pas revivre la première guerre mondiale que l’on nous sert dans les média comme pour nous remettre dans le bain. Nous ne voulons pas une nouvelle fois être envoyés pour mourir face à nos frères des pays voisins ! Cette société n’est pas la nôtre et nous n’allons pas donner notre peau pour la sauver ! Le capitalisme, bien des travailleurs s’y sont accoutumés tant qu’on pouvait y vivre à peu près correctement dans les pays riches. Mais, pour autant, ce n’est pas notre société, ce n’est pas notre démocratie, ce n’est pas notre avenir qui y est attaché. Nous avons un tout autre avenir à proposer et à défendre. C’est le moment de s’en souvenir au lieu de rechercher dans des équipes politiciennes bourgeoises ce qu’elles ne peuvent pas nous offrir, qu’elles soient de gauche, de droite, du centre, des verts, d’extrême droite… Si les hommes politiques nous dégouttent, cessons de nous occuper de leur agitation.

La politique, faisons-la nous-mêmes en constituant nos propres comités de travailleurs, en y débattant de politique. Les syndicats ont trop longtemps prétendu que nos luttes sociales ne devaient pas être politiques. C’est faux. Ils ont affirmé que les revendications économiques devaient être dissociées des questions politiques. C’est faux. Du coup, ils ne donnent aucune réponse politique à la situation : à la crise, à la montée de la guerre, à la montée du fascisme. Nous, travailleurs, que nous soyons ou pas syndicalistes, nous devons être indépendants de ces appareils syndicaux qui sont trop liés à la société bourgeoise, à son Etat, à ses institutions pour penser même de manière indépendante de la société bourgeoise, de ses lois, de son ordre social.

Or, c’est justement tout cela qu’il faut repenser, qu’il faut remettre en question, qu’il faut renverser. Il faut affirmer haut et fort : toutes les guerres que mène l’Etat en notre nom sont des guerres contre nous, travailleurs ! Toutes ces guerres locales qui s’étendent préparent la guerre mondiale.Toutes préparent une situation où les armées seront le seul pouvoir, où la grève sera bannie, où le droit syndical sera banni, où la démocratie sera bannie.

Ainsi, à chaque fois qu’ils entrent en guerre dans le monde, les Etats augmentent l’attirail de lois répressives intérieures qui les autorisent à emprisonner sans jugement, à interdire de manifester, à réprimer, à arrêter des militants, à empêcher la diffusion d’informations, toujours au nom de la sécurité nationale, toujours du fait de la mobilisation pour la guerre. Chaque guerre nouvelle que mènent ces Etats aggrave un peu plus cet attirail répressif et vise à plonger petit à petit le monde dans l’ambiance de la mobilisation générale. N’oublions jamais qu’Etat en guerre est toujours une dictature. L’Etat français, dans la première guerre mondiale par exemple, faisait fusiller les soldats qui refusaient de partir au front se faire massacrer et arrêter les militants ouvriers qui dénonçaient la guerre… Un jour, on ne nous dira plus qu’on entre en guerre au Mali, en Côte d’Ivoire, en Libye, en Syrie, en Irak. On ne nous dira plus que l’armée de métier va faire le boulot. On dira que c’est la mobilisation générale. On nous dira que l’on entre en guerre pour sauver les Ukrainiens contre la Russie ou pour sauver les Coréens contre la Chine. Et ce sera la troisième guerre mondiale. La raison fondamentale, c’est bien sûr la concurrence que se livrent ces grandes puissances, ce n’est pas l’opposition entre les anciennes puissances comme les USA, la France, l’Angleterre, le Japon et les nouvelles puissances comme les BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du sud). Mais, plus fondamentalement, la raison de ce basculement vers la violence de masse de toute la société capitaliste, c’est la nécessité pour un capitalisme aux abois de s’attaquer à la classe ouvrière, de s’attaquer aux peuples travailleurs du monde, pour empêcher ceux-ci de contester l’ordre social, pour empêcher la révolution sociale de renverser le pouvoir des capitalistes. La guerre de la bourgeoisie, c’est toujours d’abord et avant tout une guerre contre la classe ouvrière !

Nous entrons dans une phase historique pour l’humanité, dans une période où seront à l’ordre du jour les révolutions comme les contre-révolutions, les insurrections comme les fascismes et les guerres.

Cela ne doit pas nous affoler devant l’ampleur de la tâche et la petitesse des moyens. Certes, à peu près tout nous fait défaut pour faire face à cette situation nouvelle. Mais, ne l’oublions pas, c’est la classe capitaliste qui est historiquement aux abois. C’est elle qui s’affole et voudrait, pour se sauver, nous affoler aussi. C’est le fonctionnement capitaliste qui ne marche plus, au point que, juste pour tenir quelques années, il a besoin de ponctionner sans cesse plus les fonds publics, les Etats et les banques centrales.

Ce sont les capitalistes qui ne veulent plus investir. C’est eux qui n’ont plus confiance dans l’investissement productif. C’est eux qui scient la branche sur laquelle ils étaient assis. La société qui s’effondre, c’est leur société. Cela n’a jamais été la nôtre. Ce n’est pas notre démocratie non plus. Ce n’est pas nos institutions. Ce n’est pas notre Etat. Ce n’est pas notre nation. Notre avenir, c’est notre classe, celle des travailleurs, qui ne vivent que de leur travail, qui n’exploitent personne, qui ne font de guerre à personne, qui n’ont pas besoin qu’on bombarde le peuple libyen, le peuple ivoirien, le peuple malien, le peuple irakien, qui n’ont pas besoin qu’on assiste les banques, les trusts, les bourses à coups de milliers de milliards, qui n’ont pas besoin qu’on sauve le système capitaliste, la propriété privée des moyens de production et des capitaux, qui ne veulent pas qu’on jette à nouveau la planète dans une boucherie générale comme en 1914 et en 1939 parce que le capitalisme a fait son temps, qu’il doit céder la place et qu’il va tout tenter pour ne pas le faire.

Notre avenir, c’est la défense de notre vie sociale à nous, de nos salaires, de nos retraites, de nos emplois, de notre santé, de nos services publics, de nos logements, de notre eau, de notre gaz, de nos transports, de notre éducation. Le capitalisme ne les assure plus ? Qu’il cède la place ! Les gouvernements bourgeois ne les assurent plus. Que la classe ouvrière gouverne elle-même ! Ce n’est pas l’équipe gouvernementale qu’il faut changer : c’est la classe qui tient entre ses mains les destinées du monde ! Défendre le Travail, ce n’est pas demander au Capital de continuer à assurer l’exploitation quand il n’en est plus capable, ce n’est pas non plus le demander à l’Etat bourgeois au service du Capital, c’est, au contraire, libérer le travail de tout asujettissement au Capital et supprimer toute mainmise du Capital sur l’Etat !

Et en dépend non seulement la paix mondiale mais aussi la vie des hommes, des femmes et des enfants menacés par de nouvelles guerres, par des nouveaux fascismes, des nouveaux génocides comme lors des guerres mondiales capitalistes précédentes. Nous sommes trop peu nombreux à penser ainsi ? Nous allons être isolés si nous expliquons cela ? Nous serons pris pour des oiseaux de mauvais augure ?

Non ! Les événements nous donneront raison. Nous dirons la vérité. Nous n’aurons pas à suivre les mensonges de ceux qui nous gouvernent et font tourner les têtes comme des girouettes pour mieux déboussoler les peuples ! Nous aurons une perspective, un avenir à défendre ! Il n’y a pas d’autre avenir que celui de la classe ouvrière décidant de se gouverner elle-même par ses comités pour se préparer à gouverner le monde par l’Etat de ces comités ouvriers et botter ainsi le derrière de tous ses ennemis, les capitalistes et les Etats à leur service ! Il n’y aura de paix que si nous désarmons ces Etats de tueurs, que si nous nous fédérons avec d’autres Etats ouvriers ! Il n’y aura de mesures sociales que celles que nous prendrons, une fois que la classe ouvrière sera au pouvoir. Il ne s’agit pas d’attendre le grand jour. Il faut que chaque situation politique de crise le prépare. Il faut que chaque lutte sociale ou politique le prépare. Il faut que chaque grève le prépare. Il faut que chaque discussion avec nos camarades de travail, avec nos amis, avec nos voisins le prépare. Calmement, tranquillement, par la discussion, sans grandes proclamations, il faut diffuser des vérités qui sont cachées et dévoiler les mensonges officiels.

Les événements mondiaux nous offriront des occasions pour défendre nos idées. Les prochains craquements de la crise économique mondiale se chargeront des dernières croyances dans le système d’exploitation. Les prochaines crises politiques se chargeront d’enlever les illusions restantes dans les équipes politiciennes. La croissance des affrontements mondiaux se chargera de montrer l’importance des enjeux et l’impossibilité de rester passifs devant la montée vers la catastrophe.

Les classes dirigeantes savent tout cela et elles savent que le gouffre est devant elles. Les travailleurs ignorent certes leur force. Ils ne se sont pas encore emparés de leur programme. C’est au cours des luttes et des événements de demain que tout cela pourra se faire. Ni affolement, ni découragement. Nous, travailleurs, n’avons pas encore montré nos capacités mais cela ne veut pas dire que nous soyons abattus ni d’avance battus. C’est la société capitaliste qui n’a plus d’avenir. L’avenir des travailleurs est devant nous !

Tout est fait et sera fait pour nous faire croire que la fin du monde capitaliste est la fin du monde, de toute société humaine mais cela est faux. La transformation initiée par la Commune de Paris de 1871 et par la révolution d’Octobre 1917 doit être appliquée à l’échelle planétaire : la libération du travail de la mainmise du capital, la fin de la propriété privée des moyens de production et de commercialisation ainsi que des capitaux et leur remise à la collectivité organisée en comités, conseils, collectifs, coordinations et soviets. La fin du capitalisme n’est que la fin des sociétés fondées sur l’exploitation de l’homme par l’homme et peut être soit le début d’une barbarie encore pire, si la révolution ne nous débarrasse pas des Etats défendant les armes à la main l’exploitation, soit le début de la libération de l’humanité si les travailleurs reprennent le flambeau de leurs frères de 1871 et 1917. Malgré tous les discours pessimistes sur les capacités révolutionnaires du prolétariat moderne, l’avenir est à nous ! Aujourd’hui, le prolétariat est la principale classe sociale de toute la société et dans le monde entier et la bourgeoisie subit la pire crise de son histoire. Dans les mois et années qui viennent, toutes les économies et tous les pouvoirs vont être gravement déstabilisés. La bourgeoisie et son Etat vont subir des coups réels de grande ampleur et une perte de confiance non seulement du côté de la classe ouvrière mais aussi de la part de ses alliés potentiels, la jeunesse, les femmes, les milieux populaires, les petits-bourgeois, les peuples opprimés, eux aussi durement frappés. La classe capitaliste n’a plus de perspective et la classe ouvrière débute à peine à développer les siens. Cherchez de quel côté doit aller la confiance !

Bien des travailleurs nous disent : comment voulez-vous que nous soyons capables de gouverner puisque même des spécialistes de l’économie, de la sociologie, de la politique, formés dans les grandes écoles ont autant de mal à gouverner ? Comment voulez-vous que le gouvernement des travailleurs par eux-mêmes soit capable de répondre aux questions du monde moderne ? Comment voulez-vous qu’il soit capable de se défendre vues les énormes forces militaires des Etats les plus puissants ? Comment saurons-nous, travailleurs, faire face à la crise économique mondiale si les capitalistes eux-mêmes sont incapables de s’en sortir ? Comment gérerons-nous les relations économiques, dans un pays comme en Europe ou dans le monde ? Comment gérerons-nous le pouvoir afin de s’assurer qu’il ne devienne ni dictatorial ni bureaucratique et ne revienne pas vers d’anciennes classes dominantes ? etc, etc… Mais justement, voilà des questions qui devraient se poser dans des assemblées ouvrières, requérir au sein de ces assemblées toutes les compétences des travailleurs, des ouvriers, des techniciens, des ingénieurs. La classe ouvrière produit toutes les armes de la planète et elle les connaît mieux que les politiciens interchangeables et incompétents. La classe ouvrière travaille dans tous les réseaux économiques, productifs, comme commerciaux, bancaires et financiers de la société capitaliste. Collectivement, elle en connaît tous les rouages.

Mais ce qui lui fait défaut, c’est de mettre en commun ses compétences et ses réponses politiques et sociales. C’est la tâche du moment…

14 Messages de forum

  • Pour la première fois depuis une dizaine d’années, le budget militaire a augmenté dans 70 pays dans le monde ! Comme un peu avant la Première Guerre mondiale et le quadruplement du budget militaire de l’Allemagne, mais aussi avant la Seconde Guerre mondiale, avec le budget de l’armée qui occupait la première place du budget de l’État ;

    Voyez par vous-même l’accroissement impressionnant des montants octroyés par l’État à l’armée de ces pays, qui sont extrêmement importants sur l’échiquier mondial : États-Unis, Russie, Algérie, Arabie saoudite, France, Chine, Japon.

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  • Dans la montée des affrontements nationalistes qui marquent l’évolution de la société bourgeoise vers la guerre généralisée, notons la guerre entre islam sunnite et islam chiite, la guerre entre musulmans et chrétiens (de la Syrie à la Centrafrique), les renouvellements des affrontements indépendantistes (Irlande, Catalogne, Écosse, Groenland, etc...)

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  • Guerre contre le djihadisme ou guerre contre les peuples, à commencer contre celui de son propre pays ?

    L’ « alliance militaire contre EI » n’est pas en guerre contre le terrorisme mais contre les peuples et les travailleurs de toute la planète, en particulier les peuples et les travailleurs de leur propre pays, USA, France, Grande Bretagne, etc…

    Les cibles ne sont pas seulement celles que l’on croit.

    On le voit déjà au fait que les pays en guerre annoncent de nouvelles lois répressives pour les média alternatifs ou les manifestations sous prétexte de lutte contre le terrorisme. On le voit par exemple en France ou le premier ministre Valls et son président Hollande (et pas le contraire) annoncent que les Musulmans de France veulent faire la djihad !!! Valls affirme qu’il faut vérifier la compatibilité entre Islam et démocratie » !!!

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  • Hollande affirme que « le chaos fait le jeu du terrorisme » mais qui a semé le chaos en Irak et en Syrie sinon les grandes puissances qui ont prétendu suppléer à l’action des peuples pour « se débarrasser des dictateurs » ?

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  • Washington veut-il la guerre avec la Russie ? Si l’on revient sur les actions récentes des Etats-Unis concernant la crise ukrainienne, alors se pose clairement une question qui, il n’y a pas si longtemps encore, aurait semblé impensable. Le gouvernement Obama joue un jeu très dangereux de roulette russe.

    Ces dernières 48 heures, le Pentagone a annoncé le déploiement d’unités de parachutistes américains en Pologne et dans les trois anciennes Républiques baltes de l’Union soviétique, l’Estonie, la Lettonie et la Lituanie, amenant de ce fait les soldats américains à la frontière même de la Russie. Un autre navire de guerre américain a été envoyé dans la Mer noire et davantage de forces américaines seront déployées en Ukraine cet été, dans le cadre d’un exercice portant le nom d’Opération Rapid Trident.

    Ces manoeuvres militaires de Washington se déroulent dans le contexte d’une crise aigüe au sein de l’Ukraine et qui, du fait des machinations de Washington et ses alliés fantoches, menacent de déclencher une guerre civile de grande envergure.

    Moins d’une semaine après la signature d’une déclaration commune entre la Russie, les Etats-Unis et l’Union européenne à Genève promettant de mettre fin à toute violence en Ukraine et de désarmer les groupes illégaux, le régime fantoche des Etats-Unis à Kiev a donné l’ordre à son armée d’organiser une répression « anti-terroriste » contre la population russophone du sud-est industriel du pays. A cette fin, il a envoyé non seulement des soldats, des tanks et des avions de guerre mais aussi des gros bras armés du groupe néo-fasciste Secteur droit.

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  • Avec la production industrielle dans la zone euro toujours inférieure à son niveau de 2007, les perspectives médiocres se reflétaient dans les remarques faites par le président de la BCE, Mario Draghi. Il a fait référence aux « risques de réduction des effectifs », à « une perte de l’impulsion de croissance cyclique » et à « un manque de confiance dans l’avenir. » Comme pour souligner ces commentaires, un rapport publié le lendemain a révélé que l’investissement avait baissé dans la zone euro au cours du deuxième trimestre.

    Les tendances à l’aggravation de l’économie européenne sont l’expression la plus manifeste des développements mondiaux. Au Japon, troisième plus grande économie nationale du monde, « Abenomics », qui aurait dû favoriser une reprise grâce à un plan de relance fiscal et monétaire, est largement reconnu comme étant « à bout de souffle. »

    La Chine, deuxième économie mondiale, serait en train de « se défaire » au moment où s’accentuent les craintes sur l’instabilité du système financier dans un contexte de chute du marché immobilier et du placement immobilier et qui avaient en grande part été à l’origine de l’expansion économique après 2008.

    Le fait que l’économie des Etats-Unis, où la croissance économique n’a affiché en tout que 1,0 pour cent au cours de la première moitié de cette année, soit considérée être une « lueur d’espoir » est une indication de la détérioration des perspectives économiques mondiales.

    Ces faits et ces chiffres montrent clairement que l’effondrement financier de septembre-octobre 2008 n’était pas un événement conjoncturel, mais le début de ce qui est devenu un désastre continu.

    L’ampleur de l’effondrement a été révélée dans des preuves présentées le 22 août lors d’une audience aux Etats-Unis. Dans un document soumis au tribunal fédéral américain pour créances pécuniaires (US Court of Federal Claims), Ben Bernanke, président de la Réserve fédérale américaine avait déclaré au plus fort de la crise : « Septembre et octobre 2008 ont été la pire crise financière de l’histoire mondiale, y compris la Grande dépression. Sur les 13 plus importantes institutions financières des Etats-Unis, 12 couraient le risque d’une faillite qui risquait de se produire en l’espace d’une à deux semaines. »

    Les conséquences considérables de l’effondrement sont visibles dans chacun des aspects de la vie économique, sociale et politique.

    Ne disposant d’aucune solution à la crise du système capitaliste de profit, les élites dirigeantes du monde entier sont en train d’intensifier leurs attaques contre la classe ouvrière, déterminées à briser toute opposition au moyen de l’armée, comme l’ont clairement montré les événements de Ferguson, dans le Missouri.

    L’inégalité sociale se creuse, comme le prouvent les données de la Réserve fédérale américaine qui font ressortir un recul de 5 pour cent des revenus médians des ménages américains entre les années 2010 et 2013, durant la soi-disant « reprise » économique.

    La situation géopolitique se caractérise par un militarisme croissant, ce qui rend la possibilité d’une nouvelle guerre mondiale plus proche qu’à n’importe quelle époque depuis 1939.

    Analysant les causes qui sous-tendent le déclenchement de la Première Guerre mondiale en 1914, Léon Trotsky avait établi le lien entre la crise de l’économie mondiale et le tournant vers le militarisme. Ses remarques n’ont rien perdu de leur pertinence aujourd’hui.

    Les années qui ont précédé le début de la Première Guerre mondiale, tout comme la période qui a précédé 2008, furent marquées par une croissance économique houleuse. Cependant, en 1913-14 les limites de cette croissance avaient été atteintes et l’économie mondiale connut un changement fondamental.

    Dès le milieu des années 1890, expliqua Trotsky, la courbe de base du développement capitaliste grimpa abruptement. Mais cet essor même créa les conditions d’une rupture.

    « En 1914, une crise éclata, » écrivit Trotsky, « qui fut la marque non pas uniquement d’une oscillation périodique, mais le début d’une époque de stagnation économique durable. La guerre impérialiste fut une tentative pour sortir de cette impasse. »

    La poursuite du développement économique au rythme de la période précédente était « extrêmement difficile » car la bourgeoisie « se heurtait aux limites du marché. »

    « Ceci créa des tensions de classe, aggravées par la politique, et c’est ce qui mena à la guerre en août 1914. »

    Bien sûr, l’histoire ne se répète pas. Mais les parallèles qui existent entre la période qui a précédé 1914 et notre propre époque sont néanmoins frappantes. En 2006, à peine un an avant que le système financier ne commence à connaître des turbulences croissantes, l’économie mondiale connut son plus haut taux de croissance depuis plus de trois décennies.

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  • « Je ne sais pas quelles armes seront utilisées pour la troisième guerre mondiale, si elle a lieu. Mais la quatrième se règlera à coups de massues. »

    Albert Einstein

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  • La Syrie devient de plus en plus le terrain d’entrainement de la prochaine guerre mondiale entre les blocs impérialistes !

    En Syrie, Poutine ordonne de détruire « toute cible menaçant les unités russes »…

    La candidate démocrate favorite pour la présidentielle, Hillary Clinton, est l’un des principaux défenseurs de l’escalade de l’intervention militaire américaine dans la guerre civile syrienne, exigeant dans un entretien télévisé dimanche, « une campagne aérienne beaucoup plus robuste contre des cibles de l’État islamique, contre l’infrastructure pétrolière, contre leurs dirigeants », ainsi qu’une augmentation du nombre de forces spéciales américaines.

    Quant à son principal rival pour l’investiture, le soi-disant « socialiste » Bernie Sanders, il cherche à éviter toute discussion de la politique étrangère, parce qu’il est partisan de longue date de la guerre impérialiste au Moyen-Orient.

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  • Tout pour la guerre : recrutements massifs, nouveaux matériels, préparatifs, nouvelles oppositions de puissances, nouvelle politique des blocs...

    Et maintenant le drones de combat : Paris et Londres y investissent "plus de 2 milliards d’euros".

    La grande bourgeoisie s’investit dans la guerre faute d’être capable d’investir dans l’économie !!!

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  • Sommes-nous en état de « guerre civile mondiale » ? Lire la suite

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  • Des avions russes frôlent un navire américain en mer Baltique : les impérialismes jouent à se faire peur en préparant la guerre mondiale…

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  • Le secrétaire américain à la Défense Ashton Carter a fait monter la tension avec la Chine au sujet de la mer de Chine méridionale durant son voyage aux Philippines la semaine dernière. Le 15 avril, il a défendu à bord du porte-avions USS John C Stennis la présence dans cette mer de cet immense navire de guerre, disant : « Nous avons été ici des décennies et des décennies. » Il a rendu « le comportement chinois » responsable de la confrontation croissante dans ces eaux contestées.

    Par ses remarques, Carter déclarait que les États-Unis avaient l’intention de maintenir par la force militaire leur position dominante dans la région Asie-Pacifique, une menace à peine voilée à l’égard de la Chine. La propagande américaine condamne régulièrement la « militarisation » par la Chine de la mer de Chine méridionale, mais l’USS Stennis, son escorte d’attaque navale et ses 90 avions et hélicoptères, sont une force gigantesque comparés à la présence militaire limitée de Pékin sur les îlots de cette zone.

    Depuis l’annonce en 2011 du « pivot » ou « rééquilibrage » du gouvernement Obama vers l’Asie, les États-Unis ont envoyé dans cette région leurs armes les plus avancées, y ont renforcé les liens militaires et forgés de nouveaux accords de bases militaires. Carter est arrivé aux Philippines au moment où 8.000 soldats américains et philippins participaient aux manœuvres annuelles conjointes « Balikatan ». « Avec chaque exercice Balikatan et passage du Stennis, avec chaque nouvel exercice multilatéral et chaque nouvel accord de défense, nous ajoutons un nouvel élément au réseau de sécurité de la région », a-t-il dit.

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  • Lors d’une conférence de presse conjointe le 14 avril, Carter a annoncé que les Etats-Unis commenceraient leur stationnement aux Philippines par des avions de combat et des troupes des Forces spéciales dont cinq avions d’attaque A-10 Thunderbolt, trois hélicoptères H-60G Pavehawk et un avion de combat MC-130H Talon utilisé pour infiltrer des unités des forces spéciales.

    Le Wall Street Journal a qualifié ces mesures d’« avant-garde d’un déploiement majeur dans ce pays d’Asie du Sud-Est alors que Washington et ses alliés montent une réponse coordonnée à la hardiesse de Pékin en mer de Chine méridionale. »

    Carter a justifié ce déploiement en disant que les actions de la Chine en mer de Chine méridionale « causaient l’anxiété et augmentaient les tensions régionales. » Il a dit que la présence des États-Unis préparerait le terrain à des patrouilles aériennes conjointes dans la région. Le secrétaire philippin à la Défense Voltaire Gazmin a dit espérer que le renforcement américain dissuaderait « la Chine d’entreprendre des mesures indésirables ».

    Carter a aussi annoncé 40 millions de dollars d’aide militaire pour stimuler le partage de renseignement, la surveillance et les patrouilles navales dans le cadre de l’Initiative de sécurité maritime de Washington (425 millions de dollars sur 5 ans), la plus grande partie étant destinée aux Philippines. Il a révélé pour la première fois que les USA et les Philippines avaient déjà effectué deux opérations maritimes conjointes en mer de Chine méridionale depuis mars. Il y eut aussi des patrouilles conjointes avec le Japon.

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  • Sur instigation de Washington, la réunion au Japon des ministres des Affaires étrangères du G7 avait exprimé le 11 avril « une forte opposition à toute action unilatérale d’intimidation, de coercition ou de provocation qui pourrait modifier le statu quo et accroître les tensions. » La déclaration, clairement dirigée contre la Chine, avait provoqué une réponse furieuse de Pékin qui a convoqué tous les diplomates de haut rang des pays du G7 pour leur adresser une protestation formelle.

    Les États-Unis et leurs alliés exploiteront immédiatement une décision de la cour internationale, même relative, contre la Chine pour condamner comme "illégales" les activités chinoises en mer de Chine méridionale et justifier une nouvelle escalade des provocations militaires. Tout comme les invasions américaines de l’Afghanistan et de l’Irak n’avaient rien à voir avec une « guerre contre le terrorisme » ou des « armes de destruction massive », les actions irresponsables de Washington en Asie n’ont rien à voir avec la « liberté de navigation ». L’impérialisme américain a de nouveau recours à la force militaire pour assurer sa domination en Asie et dans le monde, malgré le danger croissant d’une guerre catastrophique entre puissances nucléaires.

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