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Lutte des classes en Iran et en Irak

vendredi 12 décembre 2014, par Robert Paris

15 Messages de forum

  • Lutte des classes en Iran et en Irak 19 décembre 2014 07:21

    Des milliers de travailleurs irakiens d’entreprises étatisées sont descendus dans les rues partout dans le pays pour exiger d’être payés. Ils veulent que le Ministère de l’Industrie paie leurs salaires après trois mois passés à les attendre.

    Les manifestants sont employés par des entreprises étatisées qui sont auto-financées. Cela signifie que leurs salaires ne sont pas garantis par le gouvernement dans le cas où ces entreprises rencontrent des difficultés financières.

    Les protestataires, parmi lesquels un grand nombre sont membres des syndicats affiliés à IndustriALL, veulent que leurs salaires soient versés au départ du Budget général et non pas via le système d’auto-financement.

    Parmi les revendications des travailleurs, on retrouve :

    La conversion des entreprises étatisées auto-financées vers le financement public
    Une remise à plat de la législation sur les entreprises auto-financées
    La formation d’une commission mixte entre le Conseil des Ministres et le Parlement pour élaborer des solutions adéquates aux obstacles rencontrés par ces entreprises
    L’activation de la résolution N° 88 de 2013 du Conseil des Ministres qui oblige tous les ministères à se fournir auprès du Ministère de l’Industrie et des Ressources naturelles
    L’application des législations douanières, la protection des industries nationales et la protection des consommateurs

    Hashmeya Muhsin al-Saadawi, président du Syndicat général des Ouvriers et Techniciens de l’Électricité d’Irak, par ailleurs membre du Comité exécutif d’IndustriALL, déclare :

    “L’Irak fait face à des circonstances exceptionnelles, étant confronté à une guerre sans merci contre le terrorisme, ainsi qu’à une bataille à livrer contre la corruption qui se répand dans l’ensemble de l’économie. Pour venir à bout de cette situation compliquée, il faut sécuriser les emplois dans tous les secteurs et les travailleurs et travailleuses doivent être protégés par des législations du travail et syndicales équitables.”

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  • Les travailleurs du secteur industriel à Bagdad, Kut, Hilla et de nombreuses autres villes d’Irak se sont engagés dans une des luttes les plus unies et les plus organisées de l’histoire contemporaine de la lutte des classes en Irak pour défendre leur niveau de vie et leurs emplois. Ils font face, avec héroïsme et enthousiasme, à ceux qui s’attaquent à leur niveau de vie en tentant d’implanter des mesures d’austérité pour résoudre la crise financière. Par des protestations de masse, les travailleurs se sont engagés dans une véritable confrontation avec ceux qui dirigent l’Irak. Les ouvriers ont publiquement déclaré que ceux qui dirigent ne peuvent s’attendre à conserver le pouvoir en attaquant les conditions de vie des travailleurs, des ouvriers et des masses appauvries en Irak et alors que leur programme bourgeois extrémiste et néo-libéral devient chaque jour plus clair.

    De nombreux ouvriers de différentes compagnies et usines du secteur industriel se sont organisés et entrent dans cette guerre de classe. Ils luttent avec détermination pour la défaite du gouvernement et des partis bourgeois islamistes et nationalistes et des autres groupes qui veulent utiliser la crise financière en Irak et la guerre contre Daesh pour faire passer leurs politiques bourgeoises néo-libérales. Ces politiques ont pour but de licencier les travailleurs, de faire baisser leurs salaires, de mettre fin aux aides financières, de privatiser l’économie et d’ouvrir la porte au pillage pur et simple des biens publics.

    Les travailleurs sont entrés dans cette lutte des classes pour leurs revendications économiques. Mais les conditions et autres facteurs dans lesquels se déroule cette lutte et les obstacles qu’ils rencontrent pour faire aboutir leurs revendications économiques, transforment cette lutte en une lutte politique. C’est ce qui se passe aujourd’hui et c’est une réalité importante dans la lutte des classes en Irak. Les politiques du gouvernement irakien s’en prennent naturellement et à tout moment aux intérêts des travailleurs, mais actuellement ces politiques sont sérieusement remises en cause par les ouvriers grâce à leur lutte massive et organisée. La portée des luttes ouvrières contre le gouvernement et ses politiques se renforce et s’intensifie chaque jour. En plus, un nombre croissant de travailleurs, par l’expérience pratique de la lutte quotidienne, n’a plus aucune illusion sur la nature de classe bourgeoise du gouvernement, des courants islamistes et nationalistes au pouvoir et leurs politiques.

    Les ouvriers du secteur industriel n’affrontent pas une politique administrative du ministère de l’industrie ou un plan de l’administration de certaines compagnies au sein de ce ministère. Les ouvriers font face à une politique d’austérité brutale qui implique des licenciements massifs, des baisses de salaires et tout le bagage des politiques économiques néo-libérales en faveur du capital et des partis bourgeois au pouvoir.

    Face à cette attaque de la bourgeoisie et de ses partis au pouvoir, les travailleurs n’ont pas d’autres options que d’avancer dans leur lutte et de la transformer en lutte de masse avec leur propre perspective politique de classe dans le but d’arriver à la défaite du gouvernement et de ses politiques.

    Les ouvriers du secteur industriel ont franchi la première étape dans le processus de la lutte politique de classe et ne retourneront pas en arrière. Cela ne remet pas en cause l’importance et l’urgence des revendications économiques. En fait cette étape prépare les conditions nécessaires pour faire aboutir ces revendications économiques. Chaque étape pratique dans cette bataille enseignera aux travailleurs et à tous ceux qui ont intérêt à leur victoire de profondes leçons, aussi nous devons participer consciencieusement à cette lutte et la faire avancer vers la victoire finale.

    La classe ouvrière irakienne du secteur productif, des services et de l’administration, avec ses syndicats, organisations et le mouvement communiste en Irak fait face à des tâches historiques pour les aspirations vitales et radicales du mouvement de protestations ouvrières. La victoire des travailleurs dans cet affrontement de classes sera une étape importante sur le chemin de la victoire politique finale de la classe ouvrière et de son émancipation, et sera un exemple fantastique pour les luttes de la classe ouvrière de toute la région contre la bourgeoisie et ses politiques néo-libérales.

    Nous, Parti Communiste-Ouvrier d’Irak, saluons la lutte des travailleurs du secteur productif pour leurs revendications économiques. Nous soutenons fortement leur lutte face aux autorités et leurs politiques. Nous appelons la classe ouvrière d’Irak, ses syndicats et ses organisations, à unir leurs rangs et à soutenir ce mouvement de protestation. Nous appelons la classe ouvrière, les syndicats ouvriers et les partis communistes et de gauche du Moyen-Orient et du monde entier à soutenir la lutte des travailleurs du secteur industriel en Irak et de faire pression sur les autorités en Irak pour stopper leurs politiques d’austérité hostiles à la classe ouvrière.

    Pour la victoire des travailleurs du secteur industriel en Irak !

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  • Voilà quatorze jours que 1200 ouvriers de l’usine de tuyaux d’Ahwaz, dans le sud-ouest de l’Iran, sont en grève et manifestent. Voilà deux mois qu’ils n’ont pas touché de salaires.

    Le non paiement des salaires est un des nombreux fléaux du régime des mollahs qui contraint les salariés à s’endetter jusqu’aux dents et parfois même à vendre un organe, comme un rein, pour subvenir à leurs besoins. Le salaire moyen en Iran est d’un million de tomans, et le seul loyer d’une mansarde engloutit 50% de ce salaire. La nourriture est devenue hors de prix, le pain ayant même augmenté de 30% d’un coup. En plus de la misère et de la pollution, les Iraniens connaissent désormais la faim.

    La situation sociale est de plus en plus explosive.

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  • Près de 300 travailleurs de l’usine Polyacril d’Ispahan ont manifesté pour réclamer le limogeage du PDG, en scandant : « C’est notre ultimatum, Sadeghian doit être limogé ».

    Les paysans de la ville de Saman se sont rassemblés devant le bureau du gouverneur pour protester contre la confiscation de centaines d’hectares de leurs terres par les forces de Pasdaran.

    Les travailleurs licenciés de la société Pounel à Pakdasht ont organisé une protestation devant le bureau du gouverneur, pour protester contre leur licenciement.

    La route principale en direction de la mine d’or de Zarreh Chouran dans la ville de Takab Rouz a été bloquée par les travailleurs pour protester contre la perte de leur emploi. Leur manifestation a ensuite été brisée par les forces de sécurité.

    Les travailleurs licenciés de la société de chemin de fer de Machad ont également organisé une manifestation en raison de la perte de leur emploi.

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  • Les ouvriers métallurgistes de l’industrie Zagros Kurdistan d’Iran, ont bloqué la rue principale de Sanandaj (ouest de l’Iran) le 6 avril, protestant contre des conditions de travail précaires. Les travailleurs ont tenu à distance les forces de sécurité qui tentaient de les disperser et ont promis de continuer à manifester jusqu’à ce que leurs demandes soient satisfaites.

    Le 5 avril, plus de 300 travailleurs de l’entreprise iranienne de l’eau et des eaux usées ont organisé une manifestation massive dans la ville d’Ahwaz (sud-ouest de l’Iran) pour réclamer cinq mois de salaires impayés.

    Le même jour, le personnel du groupe industriel Falat Goharrang a organisé une marche devant la mairie de Charmahal, une province Bakhtiary dans le sud-ouest de l’Iran, réclamant leurs salaires impayés depuis trois mois.

    Le 5 avril, des travailleurs limogés de l’usine de savon à Khoramchahr (sud-ouest) ont protesté contre le non paiement depuis deux ans de leurs salaires et ont demandé à être réembauchés.

    Les travailleurs d’une entreprise à Rastin, au Kurdistan, ont organisé une manifestation le 5 avril, en face de l’entreprise à Sanandaj, pour réclamer leur réinsertion au sein de l’entreprise d’où ils ont été limogés il y a deux mois.

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  • Selon des rapports reçus de plusieurs villes en Iran, les enseignants dans des écoles primaires, des collèges et des lycées ont participé le dimanche 22 février à des actions de protestation organisées via des réseaux sociaux sur Internet.

    L’agence de presse officielle Ilna a rapporté pour sa part que dans plusieurs villes du pays, les enseignants ont refusé d’aller en classe, notamment à Eslamchahr, Robat Karim, cité de Qods située près de Karadj, Chahriar, Chiraz, Chahroud, Saghez, Baneh et Mariwan.

    Selon les rapports qui nous sont parvenus, ce mouvement de grève a également été suivi dans plusieurs autres villes, notamment à Téhéran, Chahreza, Zarrine Chahr, Ghazvine, Bouchehr et Ispahan.

    Les enseignant grévistes ont protesté contre le niveau bas de leur salaire et ont affirmé que la prochaine augmentation de 14% de leur salaire – qui leur a été promise – est largement insuffisante. Ils ont souligné que pour l’an prochain, le budget du ministère de l’Education nationale n’a augmenté que de 20%, alors que le budget des pasdaran (gardien de la Révolution) a augmenté de 60%.

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  • Depuis le début de l’année 2011, le nom de Qarchak est connu comme le nom d’une prison de femme particulièrement impitoyable. Beaucoup d’Iraniens s’y réfèrent aussi comme un camp de la mort.

    Toutes les détenues de droit commun de la prison d’Evine de Téhéran et de Radjaïchahr, en banlieue, ont été transférées dans cette maison d’arrêt située à Chahr Ray, dans le 20e district de la capitale. On trouve parmi elles des prisonnières politiques et d’opinion. Les conditions effroyables dans lesquelles elles sont détenues ont soulevé une vague de protestation.

    Hakimeh Chokri et Atena Farghdani prisonnières politiques, viennent d’y être envoyées.

    Cette prison est composée de plusieurs hangars d’élevage de poulets. L’air et l’eau y sont très insalubres. Il n’y a pas de cellule. 2000 femmes y sont entassées sans la moindre hygiène dans le froid ou la chaleur insupportable.

    Le transfert à Qarchak est une menace brandie par le parquet de Téhéran et de la prison d’Evine pour briser la résistance des détenues politiques

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  • Ces jours-ci, le régime fait marcher sa machine d’exécutions avec une extrême sauvagerie.

    En seulement trois jours, il a fait exécuter 60 personnes, six d’entre eux étaient des prisonniers de conscience sunnites. Accélérer les exécutions dans des conditions où le régime a besoin de la susciter l’indulgence de l’Occident pour arriver à un accord dans le dossier suspect et aventuriste de son programme nucléaire, s’explique seulement par la grande frayeur qu’il ressent du soulèvement populaire, des conflits internes, des crises sociales et de la désintégration de son système. Cependant, les pressions extrêmes causées par la pauvreté généralisée et l’oppression, ont entrainé une situation sociale au point de non-retour.

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  • « Nous sommes tous Younes » disaient les pancartes dans les tribunes d’un match de football à la mémoire d’une jeune qui s’est immolé pour protester contre le régime iranien...

    A la suite d’un match de football entre les équipes du Khouzistan et Al-Helal d’Arabie Saoudite dans l’après-midi du 17 mars, les habitants et la jeunesse courageuse d’Ahwaz (dans le sud-ouest de l’Iran) ont lancé une manifestation de grande ampleur contre le fascisme religieux au pouvoir en Iran. Ils ont laissé cours à leur colère et à leur rejet des mesures criminelles et répressives qui s’abattent en particulier sur leur province.

    Les Ahwazis brandissaient des pancartes où on pouvait lire : « Nous sommes tous Younes ». Younes Assakareh est un homme de 31 ans qui gagnait sa vie et celle de sa famille en vendant des pacotilles dans une échoppe à Khorramchahr. Le 13 mars, il s’est immolé par le feu pour protester contre les attaques répétées des forces de sécurité sur les échoppes et tous les obstacles qui les empêchent de travailler. Père de deux enfants en bas âge, il souffre de brûlures profondes. Cette effroyable immolation a déclenché la colère de plusieurs villes, surtout dans la province du Khouzistan.

    Au cours de la rencontre sportive de mardi, les agents de sécurité, en civil et du renseignement ont chargé violemment les spectateurs et ont arrêté un grand nombre d’entre eux, en particulier ceux qui portaient des djellabas. Durant ces affrontements qui ont duré trois heures, beaucoup de gens ont été blessés, surtout des jeunes, et des centaines arrêtés. Les supporters interpellés ont été emmenés en fourgonnettes vers des destinations inconnues. Au moins deux véhicules des forces de sécurité ont été incendiés.

    La population du Khouzistan est durement confrontée à la misère, au chômage et à la faim. Une grande partie du pétrole iranien est produit dans cette région et cette province possède les terres les plus fertiles de l’Iran. Mais l’immense richesse des Iraniens alimente la répression interne, l’exportation du terrorisme et de la guerre dans la région, ainsi que la course à l’arme atomique. Elle est aussi directement accaparée par les dirigeants de ce régime.

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  • Lire aussi sur l’émeute en Iran suite à l’immolation de Younes : cliquer ici

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  • Les Brics se sont opposé aux sanctions contre l’Iran et le dernier accord des USA avec l’Iran est certainement une tentative d’empêcher l’Iran d’adhérer aux BRICS. L’Iran veut faire partie du groupe des BRICS et de ses mécanismes financiers, déclarait le vice-ministre de l’Economie et des Finances de la République islamique, Behrouz Alisherí en 2013 :
    "L’Iran qui soutient le groupe des BRICS, est appelé à devenir l’un de ses membres dans le cadre de son fonds de réserve.

    Un accord pratiquement historique a été signé en janvier 2015 entre la Russie et l’Iran. L’accord intergouvernemental en question prévoit notamment l’élargissement des échanges de délégations, la coopération entre les états-majors des deux nations, la participation commune à des exercices militaires et à la formation du personnel, ainsi que l’échange d’expérience dans les activités visant l’instauration de la paix et la lutte contre le terrorisme. En effet, l’Iran partage avec la Russie et la Chine des positions communes sur le conflit syrien, en opposition totale avec les élites occidentales, qui ont parrainé et soutenu les barbares terroristes massacrant et martyrisant la population civile syrienne, et commis les pires crimes de guerre contre les représentants de l’Armée arabe syrienne. L’Iran a d’ailleurs exprimé il y a déjà un certain temps sa volonté de rejoindre les BRICS, ainsi que les mécanismes financiers de l’alliance. La nation perse est également observatrice auprès de l’Organisation de coopération de Shanghai (OCS), dont la Russie et la Chine sont membres fondateurs avec des pays ex-membres de l’URSS d’Asie centrale (Kazakhstan, Ouzbékistan, Kirghizistan, Tadjikistan).

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  • En Mai 2016, la Cour du « Tribunal Révolutionnaire » de Téhéran, présidée par le sinistre « Juge » Abdolqassem Salavati, avait précédemment condamnée Mme Narges Mohammadi à un peine de cinq ans de prison pour « Organisation d’une collusion dans l’intention de commettre un crime contre la sécurité nationale », assortie d’une autre peine d’un an pour « Propagande contre le système » et de dix années supplémentaires pour l’accusation suivante : « d’Avoir été la fondatrice et la principale collaboratrice du groupe Illégal LEGAM« – La LEGAM est une organisation indépendante regroupant des écrivains renommés, des intellectuels, des juristes et des militant-es défenseurs des droits humains et civils qui ont lancé la campagne Step by Step to Stop Death Penalty‎, au sein de laquelle ils militent ensemble pour l’arrêt de la peine de mort en Iran – Ndr.

    Le mari de Narges Mohammadi, Mr Taghi Rahmani a déclaré aux journalistes et activistes du site Iran Human Rights- IHR « En Mai 2016 les accusations qui ont eu pour résultats la condamnation prononcée contre Mme Mohammadi ont été écrites de toute pièces par les services du Ministère des Renseignements qu’il ont ensuite transmises au « juge » Salavati pour qu’il les fasse appliquer, ma compagne Narges n’a jamais été le fondatrice de la LEGAM, mais juste une de ses membre« […] « Le fait que le jugeSalavati ai fait condamner Narges à dix ans de prison juste parce qu’il a été décrété qu’elle était la fondatrice de la LEGAM, nous démontre qu’il n’est en aucun cas un magistrat indépendant et que son verdict est purement politique et sans aucune valeur juridique » a conclu M. Taghi Rahmani dans cette déclaration.

    Une source proche de Mme Mohammadi a déclaré aux activistes du d’ Iran Human Rights : « Notre amie Narges va devoir passer maintenant plus de dix ans derrière les barreaux d’une prison. Le 3 Mai 2015 elle avait été convoquée par la Cour mais cette audience avait été reportée après que ses avocats se soient plaints de ne pas pouvoir correctement examiner son dossier d’accusation. Deux jours seulement après cette audience, les autorités Iranienne ont fait arrêter Narges à son domicile, elle fut ensuite transférée vers la prison d’Evin, sans qu’on ne lui ai donné la moindre explication ».

    En Mars 2013 suite à une rencontre entre Narges Mohammadi et Catherine Ashton une des représentantes du Bureau des affaires étrangères de l’Union Européenne, les agents du Ministère des Renseignements l’avaient convoqué à plusieurs reprises pour des interrogatoires. Elle a aussi fait ensuite l’objet de plusieurs campagnes particulièrement insultantes et calomnieuses, orchestrées par les principaux médias d’Etat Iraniens.

    « Faire condamner Narges Mohammadi à une lourde peine de prison, uniquement en raison de ses activités pacifiques de militante défenseure des droits humains et des droits civils, est une preuve de plus du manque total de crédibilité du système judiciaire Iranien. Ceci est également une nouvelle démonstration des atteintes continuelles aux droit de l’homme commises par les autorités politiques et judiciaires de la République Islamique » […] « La communauté internationale doit fermement condamner cette peine d’emprisonnement prononcée contre Mme Mohammadi par les autorités Iraniennes et leur signifier le coût politique qu’implique sa condamnation » a déclaré M. Mahmood Amiry-Moghaddam, le porte-parole du site Iran Human Rights

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  • Iran Khodro est une boite Contrôlée à 48 % par le régime théocratique et fasciste des Mollahs et les « Gardiens de la Révolution ou Pasdarans ». A noter que Pars Khodro collabore activement avec le groupe Renault Nissan puisque c’est une joint-venture qui fabrique des Renault en licence Iranienne.

    Le nom du délégué du syndicat libre d’Iran Khodro arrêté est Davood Rafiei, il a tout d’abord été transféré dans la prison de Varamin (Région de la province de Téhéran) après son arrestation, puis placé en détention préventive dans la nouvelle prison centrale de Téheran connue aussi sous le nom de Fashafooyeh Prison.

    Ses deux autres camarades arrêtés ont été libérés sous caution, mais devront passer devant un tribunal ultérieurement.

    Ces camarades étaient déjà menacés de licenciements suite à leurs participations à des mouvements sociaux dans l’usine Pars Khodro en 2014 et 2015. Avant d’être arrêtés ils avaient participé à des protestations avec d’autre de leurs camarades. Parce que le « Chef de la sécurité » un ancien militaire des « Gardiens de la Révolution » du nom de Paksirat ait ordonné les licenciements du délégué syndical Davood Rafiei et de plusieurs autres de ses camarades.

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  • Le dirigeant syndical enseignant de Téhéran, M. Esmail Abdi, a été condamné à six ans de prison sur des fausses accusations, dont une pour « rassemblement et collusion contre la sécurité nationale ». Ces accusations sont injustes et contreviennent à diverses conventions relatives aux droits de l’homme, y compris celles qui protègent la liberté d’expression et d’association, ainsi que le droit des syndicats d’être consultés sur les politiques éducatives. Les autorités tentent de faire taire les griefs des enseignants par la répression et l’incarcération prolongée des syndicalistes et des militants.

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  • En Iran, les syndicalistes continuent d’être une cible des autorités. Leurs droits syndicaux et leurs libertés civiles sont bafoués et leurs dirigeants sont détenus pour des raisons liées à leurs activités de défense des intérêts des travailleurs. L’Internationale de l’Éducation et la Fédération Internationale des Ouvriers du Transport sont particulièrement préoccupés par le sort de deux d’entre eux : Reza Shahabi et Esmail Abdi.
    Reza Shahabi, trésorier du Syndicat des travailleurs de la Compagnie des autobus de Téhéran et des banlieues, était en congé maladie après avoir subi de graves maltraitements lors d’une incarcération. On lui a refusé une prolongation de son congé maladie et il est maintenant de retour en prison. En outre, sa détention a été prolongée de 968 jours à la suite de son absence. Reza Shahabi a participé à une grève de la faim le 9 août pour protester contre les conditions inhumaines de détention dans les prisons iraniennes.
    Esmail Abdi, un dirigeant de l’Association des enseignants de Téhéran, fut condamné à six ans de prison sur de fausses accusations, il a été transféré à l’hôpital au trente-huitième jour d’une grève de la faim en signe de protestation contre la répression continuelle des enseignants et l’absence d’indépendance judiciaire en Iran. Il a été renvoyé à la prison d’Evin deux jours plus tard. Esmail Abdi a été brièvement libéré sous caution en juin puis arrêté de nouveau le 27 juillet.

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