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Histoires drôles de la science

lundi 26 janvier 2015, par Robert Paris

Histoires drôles de la science

La peoplisation de la science en France en 1910

Alors que les grands scientifiques de France Marie Curie et Paul Langevin assistent au congrès Solvay, qui rassemble la fine fleur des physiciens mondiaux, dont Einstein, la presse française se lance dans une grande campagne concernant ces deux physiciens. Pour applaudir leurs travaux et leurs grandes capacités ? Pas du tout ! Pour dénoncer la liaison sentimentale qu’ils soupçonnent entre les deux ! Le Journal publie un article, titré "Une histoire d’amour : madame Curie, veuve depuis quatre ans, et le professeur Langevin" et signé par un certain Fernand Hauser. Le torchon prétend que les deux physiciens se sont enfuis ensemble. Un tissu de mensonges puisqu’ils assistent officiellement au congrès. Mais tous les journaux de l’époque embraient sur l’histoire et en rajoutent. Surtout Le Petit Journal, dont l’un des directeurs est le beau-frère de Jeanne Langevin. Les articles présentent cette dernière comme une épouse éplorée, victime d’une étrangère qui lui vole son mari. Le 7 novembre, coup de tonnerre, on apprend que Marie Curie décroche le prix Nobel de chimie. La presse française passe quasiment sous silence la nouvelle. Einstein croit la défendre en assurant que sa consoeur "n’est pas assez séduisante pour être dangereuse pour quiconque". L’Action française, dirigée par Léon Daudet, entre dans la danse. Le journal tire à boulets rouges sur Marie Curie la Polonaise, la dreyfusarde, la briseuse de couple. L’Intransigeant prend le relais. Les deux journaux menacent de publier les lettres de Curie et de Langevin, mais finalement abandonnent cette ignominie à L’OEuvre, un torchon. La publication intervient le 23 novembre. Haro sur l’étrangère qui détruit un foyer français ! C’est une nouvelle affaire Dreyfus. Le journaliste décrit une "France aux prises avec le ramas de métèques qui la pillent, la souillent, la déshonorent". Des extraits des lettres de Marie sont publiés, surtout les plus compromettants. Le scandale fait tache d’huile au point d’inquiéter la faculté des sciences de la Sorbonne, qui emploie Marie Curie….

Le physicien Léon Lederman :

« On raconte que nombre des discussions entre Bohr et Einstein se sont déroulées lors de promenades en forêt. Je peux imaginer ce qui s’est passé lorsqu’ils sont tombés nez à nez avec un ours énorme. Bohr a immédiatement tiré de son sac une paire de chaussures de course Reebok à 1500 francs et a commencé à les enfiler. Einstein : « Que faites-vous, Niels ? Vous savez bien que vous ne pouvez pas battre un ours à la course ? » « Oh, je n’ai pas besoin de battre l’ours, cher Albert, répondit Bohr. Je n’ai besoin que de vous battre. »

Einstein en société :

Einstein est devenu la cocluche de la bonne société quand sa théorie de la relativité a été connue des média et du grand public. Le « relativité » fait fureur dans les salons parisiens, bien qu’on n’y comprenne goutte à la physique, qu’elle soit einsteinienne ou pas. En visite à Paris au printemps 1922, Einstein est invité par Mme Ménard-Dorlan, femme du monde en vue et qui tient salon dans son hôtel parisien. La réponse d’Einstein sera publiée par « La Lanterne » du 2 avril 1922 :

Madame, je suis infiniment touché de l’invitation si gracieuse que vous avez eu l’extrême amabilité de m’adresser. Mais je remarque à votre papier à lettres que vous avez le téléphone dans votre hôtel. Or il m’est de toute impossibilité de séjourner dans le voisinage de cet appareil. C’est pourquoi je vous prie de souffrir que je décline votre respectueuse invitation. Je reste votre très reconnaissant Einstein. »

Un jour, dans une de ces réunions mondaines qu’il exécrait, son hôtesse, une femme du monde, demande à Einstein d’expliquer en termes simples la théorie de la relativité.

"Pas de problème" dit-il, et le voici prenant la parole au milieu de l’assemblée.

"Un jour, je me promenais avec un ami aveugle. La journée était chaude et je me tourne vers mon ami aveugle et lui dis : "J’aimerais bien prendre un verre de lait froid."

"Verre et froid", me répond mon ami, Je sais ce que c’est. Mais qu’entends-tu par lait ?"

Je lui explique : "Hum... le lait est un liquide blanc",

"Maintenant, liquide, je sais ce que c’est, dit mon ami. "Mais que veut dire blanc ?"

"Oh, le blanc est la couleur des plumes du cygne."

"Des plumes, je sais ce que c’est, mais qu’est-ce qu’un cygne ?"

"Un cygne est un oiseau avec un cou tordu."

"Cou, je sais ce que c’est, mais qu’est-ce que tu entends par tordu ?"

À ce stade, j’ai perdu patience. J’ai saisi le bras de mon ami aveugle et je l’ai tendu. "Maintenant ton bras est droit. Puis j’ai plié le bras de mon ami aveugle au coude.

"Maintenant, il est tordu."

"Ah", me réponds mon ami aveugle. "Maintenant je sais ce qu’est le lait."

Et Einstein, se servant une tasse de thé, s’assit.

Quand on lui demandait s’il était fier que le grand public l’acclame, Einstein répondait qu’il était parfaitement conscient que la popularité d’Einstein ne provenait nullement d’un intérêt ni d’une compréhension de sa théorie mais d’une tentative après les déceptions de la première guerre mondiale de faire croire à nouveau que le petit bourgeois peut réussir dans la société capitaliste…

Le prix Nobel de Physique Léon Lederman dans « Une sacrée particule » :

« Le Nobel nous impressionne très probablement à cause des lauréats… Le prix donne au collègue qui l’obtient une certaine aura. Même quand votre meilleur ami, celui avec qui vous avez fait pipi dans les bois, obtient le prix, quelque chose change dans votre manière de le voir… En fait, il y a beaucoup de physiciens – je suis sûr que c’est aussi vrai pour les candidats en chimie, en médecine et dans les domaines non scientifiques – qui n’auront pas le Nobel mais dont les travaux sont équivalents à ceux qui furent récompensés… Vous pouvez reconnaître un bon professeur au nombre de ses étudiants qui ont gagné le prix Nobel, dit un proverbe aztèque… Lorsque finalement l’annonce du Nobel me parvint, sous la forme d’un coup de fil à 6 heures du matin le 10 octobre 1988, je fus pris d’une hilarité incontrôlable… Lorsqu’un journaliste du New York Times me demanda ce que j’allais faire de l’argent du prix, je lui répondis que je n’arrivais pas à me décider entre une écurie de chevaux de course et un château en Espagne… »

Einstein :

« La théorie, c’est quand on sait tout et que rien ne fonctionne. La pratique, c’est quand tout fonctionne et que personne ne sait pourquoi. Ici, nous avons réuni théorie et pratique : Rien ne fonctionne... et personne ne sait pourquoi ! »

Le faux-vrai Nobel par erreur de Enrico Fermi

Enrico Fermi qui reçoit la distinction suprême pour, je cite, "sa découverte de nouveaux éléments radioactifs, développés par l’irradiation des neutrons, et sa découverte à ce propos des réactions de noyaux, effectuées au moyen des neutrons lents". Le communiqué explicite cette découverte ainsi : “Fermi a en effet réussi à produire deux nouveaux éléments, dont les numéros d’ordre sont 93 et 94, éléments auxquels il a donné le nom d’ausénium et d’hespérium.” Seulement voilà, d’ausénium et d’hespérium il n’y avait en réalité point dans l’expérience du savant transalpin. Fermi s’était trompé dans son interprétation et il avait néanmoins eu le prix Nobel pour la découverte de deux éléments imaginaires... Fermi aurait eu bien d’autres raisons de recevoir le prix Nobel mais ce ne fut pas le cas… On peut citer notamment : Réaction en chaîne (nucléaire), Radioactivité β, Statistique de Fermi-Dirac, Paradoxe de Fermi, neutrino, isotopes radioactifs, première pile atomique, etc, etc…

Histoire de matheux :

Deux mathématiciens spécialistes de la logique se rencontrent et discutent :

- Salut vieux ! j’ai de bonnes nouvelles ! Ma femme a récemment mis au monde notre premier enfant.

- Ah ! Félicitations ! C’est un garçon ou une fille ?

- Oui, c’est exact.

Quand les lobbys font la science

La commission européenne s’apprêtant à voter un texte réglementaire restreignant l’usage des perturbateurs endocriniens comme le bisphénol A, qui causent des cancers, les industriels de la chimie ont réagi. Dix huit toxicologues ont publié dans quatorze revues spécialisées une tribune retentissante qui affirme que ces perturbateurs ne perturbent pas. Manque de chance : 17 de ces 18 toxicologues se sont révélés être payés par les industriels produisant ces perturbateurs. Bilan : la commission européenne aura retardé sa décision d’un an. C’est toujours ça de gagné pour les trusts de la perturbation…

La transparence, version labos, Coluche aurait aimé

Certains personnels hospitaliers ont reçu un étrange courrier des labos Sanofi les informant que leurs noms, leurs qualifications et des liens prétendus avec le labo allaient être rendus publics. Ce serait la loi sur la transparence des liens entre labos privés et santé publique qui mènerait Sanofi à annoncer que tel agent a « bénéficié » de 13 ou 14€ sans qu’il comprenne de quoi il retourne. Ne vous inquiétez pas pour ce qui concerne la direction, les médecins, les parlementaires et gouvernants, pour eux les sommes ne seront pas publiées, dit la lettre. C’est pas le personnel qui en croque des relations avec les labos et, bien entendu, ceux qui en profitent ne seront pas mis à jour. La santé, ce n’est plus le serment d’Hippocrate mais le serment de l’hypocrite !

L’homme et le singe

Une expérience a été tentée pour comparer les méthodes des hommes et des singes dans l’apprentissage. Il en résulte un résultat étonnant : c’est l’homme qui « singe » ses semblables alors que le singe tente de résoudre les problèmes par lui-même !!!

Une vraie discussion entre grands scientifiques rapportée par Werner Heisenberg :

« Il existe des domaines de la connaissanceoù le système de concepts de la mécanique newtonienne n’est plus suffisant pour nous. Pour ces domaines-là, nous avons besoin de structures conceptuelles tout à fait nouvelles, et ces structures nous sont fournies par exemple par la théorie de la relativité et la mécanique quantique. La physique newtonienne possède – et c’est cela que je considère comme important – un caractère compact et fermé que le bagage de l’ingénieur, sur le plan de la physique, ne pourra jamais posséder au même degré. (…) »

« D’où sait-on, demanda Barton, qu’un domaine de la physique est réellement fermé, au sens que tu donnes à ce mot à propos de la mécanique newtonienne ? (…) »

Je répondis : « Le critère essentiel d’un domaine fermé est sans doute la présence d’une axiomatique formulée de façon précise, ne comportant pas de contradictions internes, fixant à la fois les concepts et les lois valables à l’intérieur du système considéré. (…) Si l’on s’en tient à ce critère, j’aurai tendance à définir dans la physique développée jusqu’à maintenant, quatre domaines fermés : la mécanique newtonienne, la théorie statistique de la chaleur, la théorie de la relativité restreinte en combinaison avec l’électromagnétique maxwellienne, et enfin la mécanique quantique qui vient de naître. (…) »

« Pourquoi, me demanda-t-il, attaches-tu tant d’importance à souligner que le passage à un autre, par exemple de la physique newtonienne à la théorie quantique, se fait de façon discontinue plutôt que continue ? (…) Que ce progrès s’effectue de façon continue ou au contraire par pas successifs, cela me semble assez indifférent. » « Non, répliquai-je, ce n’est pas indifférent du tout. Ton idée d’un progrès continu au sens du travail de l’ingénieur enlèverait à notre science toute vigueur. (…) On abandonnerait ainsi le plus important critère de vérité de notre science, c’est-à-dire la simplicité des lois naturelles qui se manifeste toujours en fin de compte. » (…)

Le mathématicien Von Neuman dit : « Le mathématicien amena le biologiste à la fenêtre de son bureau et dit : « Voyez-vous là-bas sur la colline, la jolie petite maison de campagne ? Elle est née par hasard. Au cours de millions d’années, la colline a été formée par des processus géologiques, les arbres on poussé, ont vieilli, se sont décomposés. (...) Une fois, au bout d’un temps très long, ils ont produit cette maison de campagne. »

3 Messages de forum

  • Histoires drôles de la science 22 février 2015 12:21

    La serveuse de l’université demanda à Feynman s’il voulait du lait ou du citron dans son thé, Feynman a répondu les deux (ignorant que le citron ferait cailler le lait). On peut être grand physicien et ignorer la chimie...

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  • Histoires drôles de la science 31 juillet 2015 07:54

    Depuis 1996, un biologiste américain a démontré que l’utilisation du Bisphénol A (BPA) entraînait chez le vivant des dysfonctionnements et des malformations. Une liste sans fin de produits alimentaires en contenant ou servant d’emballage fait l’objet de milliers d’articles dans les médias, ce qui a conduit à son interdiction en France en principe à partir du1/01/2105. Mais cela reste lettre morte car sans interdiction au niveau européen, au nom de la liberté du commerce, les produits contenant du BPA peuvent entrer librement dans le pays.

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  • Histoires drôles de la science 21 octobre 2015 14:27

    De Bernard Werber :

    Dans le cadre de fouilles dans le sous-sol russe jusqu’à 100m de profondeur, les scientifiques russes ont trouvé des vestiges de fil de cuivre qui dataient d’environ 1000 ans.

    Les Russes en ont conclu que leurs ancêtres disposaient déjà il y a 1000 ans d’un réseau de fil de cuivre.

    Les Américains, pour faire bonne mesure, ont également procédé à des fouilles dans leur sous-sol jusqu’à une profondeur de 200m.

    Ils y ont trouvé des restes de fibre de verre. Il s’est avéré qu’elles avaient environ 2000 ans.
    Les Américains en ont conclu que leurs ancêtres disposaient déjà il y a 2000 ans d’un réseau de fibre de verre numérique. Et cela, 1000 ans avant les Russes !

    Une semaine plus tard, en Belgique on a publié le communiqué suivant : "Suite à des fouilles dans le sous-sol belge jusqu’à une profondeur de 5000m les scientifiques belges n’ont rien trouvé du tout. Ils en concluent que les Anciens Belges disposaient déjà il y a 5000 ans d’un réseau Wifi.

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