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L’affrontement social actuel oppose-t-il un capitalisme pro-austérité et un capitalisme anti-austérité ?

jeudi 29 janvier 2015, par Robert Paris, Tiekoura Levi Hamed

L’affrontement social actuel oppose-t-il un capitalisme pro-austérité et un capitalisme anti-austérité ?

Le seul problème de la situation actuelle, nous disent certains, serait les politiques d’austérité des Etats !

Qui peut prétendre que lutter contre l’austérité, ce serait s’attaquer aux causes de la crise actuelle ? Qui peut prétendre que les causes de l’effondrement de 2007-2008, de la crise débutée en 2000, ce serait l’austérité, alors qu’à l’époque il n’y avait justement aucun Etat pratiquant une politique d’austérité !!!

La dernière en date des tromperies selon lesquelles le capitalisme, depuis 2007, ne serait pas mortellement atteint, mais seulement un peu malade et très soignable si on fait appel aux bons médecins, est celle des politiciens qui se disent « anti-austérité », à la tête desquels on trouve les staliniens, les gauche de la gauche, les anti-européens, les dirigeants syndicaux « de gauche », les écologistes et autres leaders bourgeois dits souverainistes. L’essentiel de leurs efforts consiste à développer l’idée que le capitalisme en crise serait très supportable si on prenait les bonnes mesures, bien nationales, bien réformistes, et soi-disant soucieuses du bien-être des populations.

Pas question pour eux d’envisager que le capitalisme ne soit plus pour les travailleurs et les peuples que leur tombe ni que, pour le prolétariat international, l’avenir capitaliste ne soit plus lui aussi que… la tombe !

Pas question d’envisager que le prolétariat ait d’autres perspectives que de prendre le pouvoir en l’ôtant au grand capital. Non, toute leur perspective se déroule économiquement, politiquement et socialement dans le cadre bourgeois, avec pas une seule ombre de sortie de ce cadre étouffant dans lequel des millions de personnes sont sans travail, sans logement, sans santé, sans éducation, sans retraite, sans revenus, etc, etc… Pas question pour ces staliniens, ni pour les courants politiques et syndicaux proches du même réformisme nationaliste, d’imaginer ce que Marx appelait « la suppression de la propriété privée des moyens de production » ! Pas question d’envisager que les travailleurs puissent se passer des patrons, des trusts, des banques et de l’Etat au service du capital.

Pas question pour ces gens-là d’admettre que la classe ouvrière ait des moyens d’agir hors du système capitaliste, hors des lois bourgeoises, hors du système électoral taillé sur mesure par et pour la bourgeoisie, hors de la propriété privée des moyens de production, hors de l’asservissement du Travail au Capital !

Pas question pour ces courants politiques d’admettre que l’organisation du prolétariat est envisageable hors des élections bourgeoises, hors des appareils de compromis syndicaux, c’est-à-dire au travers de la démocratie directe des comités de salariés, de chômeurs, de ménagères, de tous les milieux populaires, allant jusqu’à la prise du pouvoir par de tels comités, conseils, coordinations, les travailleurs et les milieux populaires gouvernant directement au travers de leurs délégués et sans passer par le cadre électoral bourgeois, la bureaucratie de l’Etat bourgeois et le fonctionnement des forces de répression bourgeoises !

Pas question pour ces courants de reconnaître que le capitalisme a atteint ses limites, qu’il ne peut porter plus loin le système fondé sur l’investissement privé du capital et qu’actuellement il ne fait que perdurer, en roue libre, grâce aux investissements massifs des banques centrales palliant l’absence d’investissements privés du capital, qui était pourtant la locomotive du système, même dans les période de crise.

Pas question pour ces hommes politiques de penser que le peuple travailleur peut mener lui-même son action autonome en se passant des Etats bourgeois, mieux même en les supprimant radicalement ! Eux ne veulent pas le supprimer, ils veulent le sauver !

Pas question pour eux d’admettre que si, dans la dernière « crise », le système a refusé toute chute d’un trust, d’une grande banque ou d’une grande assurance, cela n’est pas une preuve de vitalité mais d’incapacité pour le système de laisser fonctionner l’alternance récession-reprise qui était son mode classique de respiration, son moyen d’expurger les éléments boiteux, non rentables et que, du coup, il n’y a plus de reprise réelle possible, seulement des fausses prospérités fondées sur la machine à sous des banques centrales….

Pas question donc pour eux de renoncer au capitalisme bien que nombre d’entre eux se prétendent communistes ou socialistes.

Bien au contraire, ils voient au capitalisme de multiples perspectives d’avenir, du moment que le pouvoir limiterait un tout petit peu la casse, qu’on s’arrange pour rendre acceptable aux travailleurs et aux peuples des sacrifices en démontrant qu’on a essayé de les limiter, de les cantonner, de les réduire, de rendre les pauvres et les riches plus solidaires…

Ne s’opposer qu’aux politiques d’austérité des Etats, c’est d’abord blanchir les politiques de la classe capitaliste elle-même qui désinvestit, spécule, se goberge et détruit l’économie. Mais faire croire qu’on peut « changer de politique » en la matière, c’est faire croire que le grand capital pourrait faire autre chose qu’aller dans le sens de ses intérêts économiques ! Or ces intérêts qui, autrefois, l’amenaient à investir dans la production en exploitant le plus possible de salariés l’amènent aujourd’hui à désinvestir massivement en mettant au chômage le plus possible de salariés. C’est l’état du capitalisme qui a changé, pas les capitalistes ! Et les prétendus réformistes n’y peuvent rien !

Une politique anti-austérité consiste à faire croire que l’on peut à la fois donner plus aux salariés et aux milieux populaires et développer plus l’économie, c’est-à-dire donner au moins autant aux patrons ! C’est pure démagogie !

Celui qui se présente en sauveur du peuple grec, Alexis Tsipras dirigeant de Syriza, présenté comme un « leader marxiste grec » et nouveau chef d’Etat bourgeois de la Grèce, s’est fait élire en affirmant qu’il pouvait sauver la Grèce sans sortir du capitalisme, sans sortir de l’Europe capitaliste, sans abandonner l’exploitation capitaliste des prolétaires. Dès son arrivé au pouvoir, il a déclaré que les électeurs lui avaient confié un mandat pour mener des changements radicaux mais pas révolutionnaires et qu’il voulait seulement rétablir la souveraineté et la dignité de la Grèce. Il a promis de négocier un allègement de la dette, sans "affrontement destructeur" avec les créanciers d’Athènes. En somme, des chèvres et des loups, il affirme pouvoir sauver les deux… Vous avez dit bizarre, comme c’est bizarre ! "Nous sommes un gouvernement de salut national, notre but est de négocier un allègement de la dette", a-t-il dit lors du premier conseil des ministres de son gouvernement.

La « salut national » étant le salut de la nation et celle-ci appartenant, que l’on sache, au grand capital, cela va donc continuer à être le cas et on va seulement négocier si des miettes ne pourraient pas être jetées au bon peuple afin que celui-ci ne sorte pas de ses gonds, du moins pas pour l’instant car le peuple travailleur n’est pas encore assez démoralisé pour qu’on puisse admettre que la société grecque est complètement mise en faillite. La « transition » Syrizas est faite pour gagner un peu de temps sur la colèe ouvrière et populaire, temps permettant à la bourgeoisie d’enfoncer un peu plus les travailleurs dans la misère et la démoralisation et de préparer le passage au fascisme et à la guerre, seule véritable perspective de ce monde capitaliste définitivement effondré et sans issue… "Nous n’entrerons pas dans un affrontement mutuellement destructeur mais nous ne poursuivrons pas une politique de soumission", a-t-il poursuivi. Quel affrontement serait ainsi « naturellement destructeur », sinon la lutte des classes, la lutte des travailleurs, des chômeurs et des milieux populaires contre leurs véritables ennemis du grand capital ?

Tsipras commence par faire alliance avec la droite souverainiste. Il dit qu’il veut ensuite s’entendre avec les dirigeants de l’Europe capitaliste et pas les combattre. Enfin, il affirme ne pas vouloir s’opposer aux créanciers, aux marchés financiers, aux banquiers mais là aussi s’entendre avec eux. Quant aux travailleurs, il va leur demander bien entendu de suspendre leurs luttes de classes pour favoriser l’entente qu’il va réaliser en négociant avec tous les adversaires des travailleurs et des milieux populaires !

Commentant le programme de Syriza quelques jours avant l’élection, le Financial Times avait déclaré qu’une fois au pouvoir, le parti mènerait d’abord « une politique du geste qui ne coûte rien ou relativement peu » tel que la réembauche de 595 nettoyeurs licenciés par le dernier gouvernement. Derrière ces gestes symboliques, cependant, la véritable tâche du gouvernement Syriza sera de préparer la base politique et sociale pour un assaut encore plus virulent contre la classe ouvrière.

La victoire de Syriza n’est en aucun cas l’approbation populaire qu’en font les médias et ses divers apologistes de la pseudo-gauche. Près de 40 pour cent de l’électorat n’a pas voté, 63 pour cent seulement (6,3 millions sur un électorat de 9,9 millions).

C’est extrêmement faible compte tenu de la couverture médiatique et de la présentation de l’élection comme la plus importante dans l’histoire de la Grèce moderne. Le taux de participation était inférieur à celui de l’élection de mai 2012 (65,1 pour cent), quand Syriza avait fait sa première percée électorale.

Le parti de Tspiras est, sans le mériter, le bénéficiaire d’une hostilité généralisée à la Nouvelle Démocratie et surtout au PASOK social-démocrate, qui ont gouverné la Grèce depuis la chute de la junte militaire au pouvoir de 1967 à 1974.

Nous aurons bientôt la preuve irréfutable que les marchés financiers sont capables de faire ravaler les prétentions des dits réformistes, les obligeant eux aussi à des choix antipopulaires. En effet, tant qu’on ne remet pas en cause la domination du grand capital, on ne peut absolument rien remettre en question dans les politiques étatiques en période de crise aiguë car l’Etat est exclusivement au service du grand capital que les élus le veuillent ou pas.

C’est à l’effondrement de la confiance des travailleurs dans la bourgeoisie et son Etat que la gauche anti-austérité entend répondre pour empêcher ce discrédit et sauver la bourgeoisie capitaliste !!!

Ce que serait le programme d’action des travailleurs réellement mobilisés contre la bourgeoisie, pour en finir avec ce monde de plus en plus noir, de chômage, de misère, de guerre, de terreur et de fascismes, n’a rien à voir avec celui des « gauches » anti-austérité ou des droites souverainistes ni des syndicalistes réformistes. Contre les idées d’unité nationale des réformistes anti-austérité, développons les idées de classe du prolétariat international :

- organisation de comités, de conseils, de coordinations de travailleurs, de jeunes et de chômeurs, de ménagères et de sans emploi, sans logis et sans papiers sur tous les lieux de travail et d’habitation populaire et prise de contrôle progressif de toutes les décisions par ces comités élus à tous les échelons et se fédérant du local au régional, au national et à l’international

- liaisons de toutes sortes avec les travailleurs des autres pays et affirmations de la solidarité prolétarienne avec tous les opprimés du monde

- interdiction de tout licenciement sous peine de réquisition des entreprises et des capitaux par les travailleurs eux-mêmes

- interdiction de toute coupure de courant, de gaz, de toute fermeture de compte en banque, de toute expulsion d’un logement

- réquisition de tous les logements vides

- obligation d’embaucher et d’augmenter les salaires pour toutes les entreprises faisant des bénéfices et réquisition de toute entreprise se livrant à la spéculation ou faisant sortir ses capitaux

- mise sous contrôle par les conseils de travailleurs de toutes les administrations d’Etat et de tous les conseils d’administration des trusts

- mise sous contrôle également de toutes les forces de répression

- arrêt immédiat de toutes les interventions guerrières extérieures et rapatriement de tous les soldats en guerre ou en occupation d’autre pays

- interdiction de tous les groupes fascistes sous le contrôle des travailleurs eux-mêmes, y compris le fascisme d’Etat des forces spéciales, des services secrets et de la contre-terreur…

etc, etc…

Et finalement, il s’agit d’ôter le pouvoir économique et politique à la classe capitaliste et la mainmise sur l’Etat des trusts,des banques et des financiers et le pouvoir aux travailleurs.

Sans un tel pouvoir aux travailleurs, inutile de prétendre "ne pas payer les frais de la crise" !

8 Messages de forum

  • Syrizas : dernière tentative en Grèce pour éviter la révolution ou la contre-révolution, la véritable alternative

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  • Rien n’illustre mieux la vraie nature de la politique de Syriza que le choix de son partenaire de coalition. Les Grecs indépendants sont un parti droitier, nationaliste, formé en 2012 par Panos Kammenos, ancien ministre adjoint de la marine marchande et membre du parti conservateur Nouvelle Démocratie. Il a été décoré, avec dix autres députés de la Nouvelle Démocratie, par le président français conservateur Nicolas Sarkozy.

    Les Grecs indépendants font de l’agitation contre l’immigration et le multiculturalisme, tout en préconisant un système chrétien orthodoxe d’éducation et la formation d’un patriotique « Front démocratique ». Kammenos s’insurge contre « les usuriers de l’étranger » et il a récemment affirmé que les juifs grecs payaient moins d’impôts que les autres et jouissaient d’un traitement préférentiel.

    Les médias dépeignent l’alliance de Tsipras et des Grecs indépendants comme une « surprise » mais c’est précisément avec cette alliance en vue que le dirigeant de Syriza a conduit sa campagne électorale. Dans son dernier meeting électoral ont prédominé les appels à « une nouvelle alliance sociale et patriotique » et à la fin de « l’humiliation nationale », tout comme les appels aux sentiments chauvins anti-allemands. Parmi ses premiers actes publics après l’élection figurait la réception de Tsipras, à sa demande, par l’archevêque d’Athènes et de Grèce, Ieronymos II.

    Tsipras et Syriza ont d’autres amis notables à l’extrême droite. Leur victoire a été saluée par Marine Le Pen, la dirigeante du Front national en France, comme une « gifle démocratique monstrueuse » donnée par « le peuple grec » à l’Union européenne.

    Le New York Times a pratiquement approuvé la victoire de Syriza comme seul moyen de sauver le capitalisme grec et l’Union européenne. Dans un éditorial publié lundi sur son site web, le Times notait avec satisfaction que Tsipras avait « signalé aux Européens qu’il était prêt à modérer ses ambitions une fois au pouvoir. »

    Le journal a demandé à la chancelière allemande Angela Merkel de renégocier la dette grecque et de collaborer avec Syriza. Il écrit : « La Grèce a besoin d’espace pour respirer, non seulement pour donner à M. Tsipras une chance de redresser la situation du pays, mais aussi dans l’intérêt du reste de l’Europe. » Puis donnant au nouveau Premier ministre ses ordres de route, il a déclaré : « Bien sûr, M. Tsipras doit faire usage de son mandat populaire pour faire passer les réformes internes fondamentales que son prédécesseur, Antonis Samaras, avait entamées. »

    Tout cela sera déclaré sans importance par les nombreux apologistes de Syriza parmi les groupes petits-bourgeois soi-disant de gauche. Ceux-ci ont applaudi Syriza, l’ont présenté comme de « gauche » ou « socialiste » et même (à en croire la « Gauche unitaire » anglaise), comme la tête d’un « gouvernement ouvrier » qui, nous dit l’ISO (Organisation socialiste internationale) des Etats-Unis, « a besoin du soutien des travailleurs et des mouvements sociaux de toute l’Europe. »

    Syriza n’affirme rien de tel. Tsipras a déclaré avant l’élection : « Syriza ne veut pas l’effondrement mais le sauvetage de l’euro... Et sauver l’euro est impossible pour les États membres lorsque la dette publique est hors de contrôle. » Celui qu’il envisageait à ce moment comme ministre du Développement, George Stathakis, a déclaré au Financial Times, « Nous voulons rendre la vie plus facile aux gens d’affaires, pour aider à éliminer les problèmes de bureaucratie dont ils se plaignent. »

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  • Avant l’élection, Syriza avait annoncé son intention de dissoudre la police anti-émeute et de l’incorporer au reste de la police. Après son arrivée au gouvernement, cette promesse n’a pas duré une journée : un secrétaire d’Etat à l’Intérieur a annoncé que « la police aur[ait] des armes au cours des manifestations. »

    Il est bien connu que le personnel de la police grecque se compose en bonne partie de partisans du fascisme. Dans l’élection de la semaine dernière, comme dans celle de 2012, entre 40 et 50 pourcent des policiers ont voté pour le parti fasciste Aube dorée.

    La déclaration de Voutsis n’est pas de la naïveté politique. Il informe la police et l’armée que dans les circonstances d’une crise économique et sociale qui s’aggrave et confronté à l’inévitable apparition d’une contestation de masse dès qu’il commencera à imposer son propre programme d’austérité, Syriza aura recours à la force armée de l’Etat pour écraser l’opposition.

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  • Dans la politique internationale, Syriza a signalé son alliance d’ensemble avec l’impérialisme européen en soutenant les sanctions contre la Russie à la réunion des ministres des Affaires étrangères de l’UE, le 29 janvier. « Nous sommes d’accord avec l’opinion majoritaire, Nous ne sommes pas le mauvais garçon », a déclaré Nikos Kotzias, ministre des Affaires étrangères de Tsipras. Cet ancien membre du KKE avait soutenu l’écrasement du mouvement Solidarnosc par le régime stalinien polonais dans les années 1980.

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  • Syriza ne se préoccupe pas de mettre fin aux attaques contre la classe ouvrière grecque. Il se plaint des mesures d’austérité avancées par le gouvernement d’Angela Merkel parce que selon lui, elles nuisent tant au capitalisme grec qu’européen.

    Le gouvernement Syriza en appelle aux pays européens, à l’Italie et à la France et surtout aux Etats-Unis, pour qu’ils encouragent le genre de stratégie de relance (l’assouplissement quantitatif) déjà annoncé par la Banque centrale européenne (BCE) – pour empêcher que se produise une nouvelle descente vers une récession mondiale. Son programme déclaré se fonde sur un appel aux créanciers internationaux pour qu’ils acceptent un gel temporaire de la dette grecque de €300 milliards en échange d’une promesse de maintenir un budget équilibré et de créer les conditions d’un remboursement ultérieur.

    Signalant l’intention de Syriza de développer une politique économique ayant pour but de créer les meilleures conditions pour l’exploitation capitaliste, le vice Premier ministre, Giorgos Dragasakis, a dit jeudi, « L’économie grecque a beaucoup d’opportunités, notre gouvernement s’intéresse à attirer de nouveaux investissements….Nous préparons une longue liste de projets et d’opportunités d’investissement. »

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  • De façon compréhensible, les commentaires sur la victoire historique de Syriza ont quelque peu écrasé les autres observations possibles sur l’évolution de la vie politique grecque. Or, c’est tout un système de partis qui a été bouleversé depuis 2009, date après laquelle ont été appliqués des plans d’austérité drastiques en échange d’un sauvetage financier du pays de la part de l’UE et du FMI.

    La ND et le Pasok portaient d’une part la responsabilité de l’insertion imprudente de la Grèce, un pays de la périphérie du capitalisme européen, dans la zone euro, et d’autre part celle d’avoir accepté et mis en œuvre des plans d’austérité ayant ravagé l’économie et la société grecques. L’Etat social, mais aussi les réseaux clientélistes par lesquels ils avaient assuré le consentement de la population à leur domination gouvernementale, ont été sapés au cours de ce processus, de façon particulièrement ravageuse pour le Pasok.

    Alors qu’ils rassemblaient environ 80% des voix dans les années 2000 (avec là encore une tendance à l’érosion), cette proportion est tombée à un tiers, le petit sursaut de juin 2012 résultant d’un mécanisme de « vote utile » pour la ND afin de favoriser la formation d’un gouvernement.

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  • En fait, c’est la démocratie bourgeoise qui est en train d’atteindre ses limites avec la venue de Syriza au pouvoir. Ensuite, c’est révolution ou contre-révolution...

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  • Les réformistes de gauche prétendent toujours que l’austérité serait cause de la crise, que le manque de consommation des masses serait cause de faiblesse des achats et de crise, alors qu’à l’inverse une aide aux masses populaires permettrait de résoudre la crise en favorisant les achats…

    Insistons donc pour répéter que, pour Marx, « la limitation de la consommation des masses » n’est « la raison ultime » de la crise « qu’en face de », que relativement à, la tendance illimitée du capitalisme au développement des forces productives.

    Le problème, c’est le caractère illimité des capacités productives et le caractère limité des investissements bénéficiaires.

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