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Edito- La terreur mondiale du grand capital au nom de ... la lutte contre le terrorisme

lundi 23 février 2015, par Robert Paris

Une image de la prétendue lutte anti-terroriste

Edito- La terreur mondiale du grand capital au nom de ... la lutte contre le terrorisme

Inutile de rappeler que la priorité de tous les Etats du monde occidental s’appelle désormais « guerre contre le terrorisme ».

Mais que signifie réellement cet anti-terrorisme ? Que les pays impérialistes n’emploient pas des moyens de terreur dans les guerres qu’ils mènent ? Pas du tout ! Il suffit de voir qu’ils ont soutenu la terreur d’Etat menée par Israël contre la population civile de Gaza, sous le prétexte que trois jeunes ont été enlevés (en réalité par des bandits israéliens et pas par les organisations palestiniennes). Il suffit de voir que les USA et l’Europe soutiennent la terreur utilisée par les fascistes du pouvoir de Kiev contre le peuple de l’Est de l’Ukraine sous prétexte de contrer les Russes, exactement comme ils avaient soutenu la formation et l’armement d’Al Qaïda, sous le même prétexte… Pour avoir une idée de ce qui est couvert sous le terme d’anti-terrorisme, il suffit de voir que c’est à ce titre que la France a décidé à ce titre de décorer de la Légion d’Honneur le chef du contre-espionnage et des services très spéciaux de sa majesté le roi du Maroc alors que ce dernier est inculpé en France pour faits de torture. Il suffit de voir que, toujours à ce titre, la France vient de décider de modifier sa législation, admettant désormais de ne plus inculper aucun ressortissant marocain sans l’accord du Maroc !

Et c’est loin d’être le seul exemple où l’anti-terrorisme couvre la terreur ! N’oublions pas que, durant des décennies, les USA ont mené le contre-terrorisme de l’Amérique du sud à l’Asie, appelant à l’époque terrorisme les régimes progressistes ou proches de l’URSS. Cela a justifié des massacres, des fascismes, de la torture, des bombardements de masse et on en passe…

Les grandes puissances occidentales se félicitent des « actions de résistance » ou « de rébellion » contre le régime syrien d’Assad, lesquelles actions consistent à placer des bombes dans des écoles, dans des quartiers populaires, à bombarder des civils et autres joyeusetés pour lesquelles ces grandes puissances leur fournissent argent et matériel, sans parler du soutien politique, le tout au nom de la lutte contre « le terrorisme du dictateur Assad » !!! Elles ont fait de même en Libye contre Kadhafi. Dans ces deux cas, l’essentiel des "résistants" en question sont des terroristes se couvrant de l’Islam dit radical et cela ne les gêne nullement sauf qu’elles se gardent de le rendre public quand leur pays !

Et bien des choses sont désormais justifiées par cette lutte dite anti-terroriste dont le contrôle policier généralisé sur les média, sur les liaisons téléphoniques et internet, et les interventions policières de toutes sortes. Ce qui se faisait déjà est désormais revendiqué ouvertement par les forces policières et les services spéciaux. Ces moyens répressifs ne sont pas seulement dirigés contre les terroristes mais contre quiconque critique, manifeste, lutte ou fait grève dans l’un de ces pays occidentaux, à commencer par les Etats-Unis. La guerre contre le terrorisme sert également de justification à la montée des mouvements fascistes anti-musulmans. Et surtout, ce sont les guerres que les pays occidentaux menaient déjà qui sont maintenant justifiées par l’anti-terrorisme. Cependant, il convient de se rappeler que la relation entre les guerres des USA et de l’Europe et le terrorisme en Afghanistan, en Irak, en Syrie, en Libye, au Pakistan ou au Yémen sont à l’inverse du discours officiel : dans tous ces pays, le terrorisme n’est apparu qu’après les interventions armées et à cause d’elles quand ce n’est pas les pays occidentaux eux-mêmes qui ont créé, aidé, armé ou financé ces terroristes sous prétexte de lutter contre l’URSS, contre Saddam Hussein ou contre Kadaffi.

On retiendra surtout que cela signifie que le monde capitaliste, incapable de se sortir de l’effondrement économique de 2007-2008 malgré des injections colossales de milliers de milliards de toutes les banques centrales du monde, est entré en guerre à l’échelle du monde. En guerre contre le terrorisme ou en guerre pour développer la terreur contre les peuples, c’est ce qu’il s’agit justement d’étudier.

Le terrorisme et l’anti-terrorisme sont surtout une réponse du monde capitaliste à la crise historique de sa domination mondiale, crise initiée en 2000 et achevée en 2007. Certes, la classe capitaliste est toujours au pouvoir mais son système économique et social a achevé son fonctionnement normal et ne vit plus que par inertie, en s’appuyant sur des déboursements de fonds astronomiques des Banques centrales que des centaines de générations seraient bien incapables de rembourser et qui ne résolvent en rien la crise.

Le terrorisme n’est pas d’abord issu du moyen âge musulman mais du monde moderne capitaliste et de sa crise historique. Les groupes terroristes qui se réclament de l’Islam ont été armés, politiquement, socialement et financièrement par les grandes puissances. Et pas seulement Al Qaïda (fondé par les USA contre l’URSS). Mais aussi les terroristes d’Afghanistan, les terroristes d’Irak (soutenus par les USA contre Saddam Hussein), les terroristes de Syrie (soutenus par les USA et l’Europe contre Assad), les terroristes de Libye (fondés et soutenus par les USA et la France pour renverser Kaddaffi) et on en passe… L’objectif n’est nullement religieux. Les grandes puissances capitalistes se servent de l’existence de ces groupes pour justifier leurs interventions militaires violentes partout dans le monde. Et ils servent maintenant de l’intervention de terroristes dits « islamiques » dans les pays capitalistes du monde occidental pour justifier l’évolution de ces pays vers des dictatures fascistes et l’évolution du monde entier vers la guerre mondiale.

Le terrorisme est donc une réponse politique du monde capitaliste à sa propre crise : il prend en otage les peuples, les contraint de choisir entre les milices terroristes et le terrorisme d’Etat des grandes puissances avec le massacre de peuples entiers. Il oppose entre eux les peuples d’un bout à l’autre de la planète ou à l’intérieur même de chaque pays. Il oppose entre eux les communautés, les religions, les groupes sociaux, les races, les couleurs de peau et divise les prolétaires. Il permet de justifier les guerres locales et de préparer la guerre mondiale, seule réponse à la menace de révolution prolétarienne que les révolutions du Maghreb et du monde arabe n’ont fait que révéler…

Le terrorisme n’est pas seulement le fait de groupes non étatiques ou se revendiquant du prétendu « Etat islamique ». Il est d’abord le fait des armées des pays occidentaux, à commencer par les Etats-Unis et la France. Il y a eu bien plus de morts du fait des armées de ces deux pays que de la part des bandes se couvrant de l’Islam pour commettre leurs crimes. Des pays entiers ont été bombardés par les pays occidentaux. Le prétexte des guerres de Bush était la lutte contre le terrorisme mais il s’est avéré que le terrorisme de Saddam Hussein était largement exagéré et ses « armes de destruction massive » totalement inventées.

Si le président américain Bush affirmait mener une croisade du monde occidental et chrétien contre le monde musulman, Obama fait exactement les mêmes guerres en prétendant exactement le contraire. Pour lui, le terrorisme n’a rien à voir avec la religion, rien à voir avec l’Islam. C’est du moins ce qu’il a affirmé lors des trois jours de « sommet international contre le terrorisme » qu’il a organisées.

Il faut dire que les USA ont été le siège d’une intense émotion suite à l’assassinat raciste de trois étudiants musulmans, même si les autorités, policières et politiques, ont fait tout ce qu’elles ont pu pour cacher le caractère anti-musulman de ce crime. Et cela le gênerait qu’un soulèvement intérieur ait lieu contre l’Etat américain au moment où les forces de police américaines se sont déjà révélées violemment racistes contre les Noirs.

Mais si Obama a tenu à dire que la religion n’a rien à voir avec le terrorisme, c’est pour relier celui-ci à la misère des masses pauvres du monde arabe et aux dictatures locales. Il veut montrer ainsi que sa préoccupation, c’est la révolte des masses exploitées et pas le fascisme…

Il a déclaré : « Quand des millions de personnes vivent dans la pauvreté, quand des millions de jeunes ne sont nullement respectées, ils deviennent plus vulnérables à la théorie du complot. »

Au sommet international anti-terroriste où ont participé 60 pays, Obama a déclaré que l’ennemi ne s’appelle pas islamisme ni exactement terrorisme mais extrémisme et c’est la révolution sociale qu’il a particulièrement ciblée, expliquant que la montée de l’extrémisme ou du radicalisme provient « des millions de personnes qui vivent dans la pauvreté ». C’est la vague de révolutions du monde arabe qui le préoccupent. Et la théorie du complot qui l’inquiète est celle qui accuse le monde capitaliste. Le choix des termes « extrémisme » et « radicalisme » pour désigner l’ennemi à abattre en dit long…

Obama parle de « prolifération d’idéologies haineuses » pour toutes les idées selon lesquelles ont pourrait se passer du capitalisme ! Il affirme qu’il faut faire des efforts contre la misère, les inégalités et les injustices pour éviter les risques du radicalisme social.

Eh oui, les USA ne sont pas d’abord mobilisés contre le radicalisme musulman. Ils ne vont pas le faire au moment où la Maison Blanche soutient les Frères Musulmans en Egypte, où les USA normalisent leurs relations avec l’Iran, où ils appuient la résistance islamiste de Syrie, où ils ont laissé les armes lourdes à disposition des forces islamistes en Libye et s’opposent toujours à toute intervention contre eux dans ce dernier pays tout en faisant beaucoup de publicité à leurs actions contre eux en Irak ou en Syrie.

En Libye, les puissances impérialistes (notamment France et USA) ont alors fait parvenir d’énormes quantités d’argent et d’armes aux milices islamistes et aux combattants d’Al-Qaïda, et ont assuré leur soutien aérien sous la forme d’une campagne massive de bombardements qui a tué des dizaines de milliers de Libyens.

La Libye a aussi servi de terrain d’entraînement à des forces islamistes soutenues par la CIA et se préparant à combattre le régime syrien du président Bashar Al-Assad. Le groupe EI est aujourd’hui le plus fort précisément là où Washington est intervenu le plus agressivement. Un autre article publié dans le NYT durant le weekend prévient : « L’Etat islamique s’étend au delà de sa base, en Syrie et en Irak, afin d’établir des filiales militaires en Afghanistan, en Algérie, en Egypte et en Libye ». Le journal ne mentionne pas le fait que les Etats-Unis ont envahi ou financé des guerres islamistes par procuration dans quatre des six pays cités : la Syrie, l’Irak, l’Afghanistan et la Libye. La responsabilité du désastre libyen incombe pleinement à l’ancien président français Nicolas Sarkozy, instigateur initial de la guerre de l’OTAN en Libye, au Président Obama, dont le gouvernement a fourni l’essentiel des armes qui ont détruit les forces armées libyennes et les grandes villes du pays, et aux puissances alliées de l’OTAN qui ont participé à cette aventure meurtrière.

Dans ses journées anti-terroristes, Obama n’a parlé ni d’« islamisme radical », ni de « djihadisme », ni d’« extrémistes islamiques ». Il se borne à dénoncer « l’extrémisme violent ». Pourtant, Obama n’a jamais cherché à désarmer les groupes fascistes et racistes violents de son propre pays. Il n’est nullement gêné de soutenir les extrémistes de droite d’Ukraine qui, de la place Maidan à l’Est de l’Ukraine ont fait de nombreux morts, blessés et destructions.

L’extrémisme que vise Obama n’est pas l’extrémisme de droite. Il souhaite au contraire sa progression mais le radicalisme social né de la crise du système d’exploitation… Ce n’est pas pour rien qu’il craint les conséquences de la misère et de l’injustice sociale et qu’il tient à conserver la croyance qu’il peut s’y attaquer dans le monde arabe et musulman, lui qui n’a nullement fait disparaître la misère déjà aux USA puisque celle-ci est plus grande que jamais…

Non ! C’est la révolution sociale à laquelle s’oppose la politique dite « anti-terroriste » et ce ne serait pas la première fois que les classes bourgeoises du monde utiliseraient et instrumentaliseraient le terrorisme contre les risques de révolution sociale…

Quelques attentats terroristes instrumentalisés par les classes dirigeantes et l’Etat ont marqué l’Histoire :

A Chicago, le 4 mai 1886, les ouvriers s’assemblent en masse à Haymarket Square, quand 180 policiers de Chicago chargent la foule encore présente. Un provocateur manipulé par la police jette une bombe sur la masse de policiers, en tuant un sur le coup. Dans le chaos qui en résulte, sept agents sont tués. Les forces de police tirent dans le tas, dans la foule des travailleurs présente et les morts sont très nombreux, la police déclarant « avoir tiré pour tuer ». Tous les leaders ouvriers, qui n’avaient rien à voir avec l’attentat, sont arrêtés et condamnés à mort.

Entre 1874 et 1914, la bourgeoisie française a combattu le mouvement ouvrier, politique et syndical, au nom de l’anti-terrorisme, la thèse officielle des classes dirigeantes de l’époque étant que le syndicalisme mène au terrorisme. Les classes dirigeantes ont alors mis en place pour la première fois une grande campagne de presse pour influencer l’opinion publique contre le mouvement ouvrier et faire passer les ouvriers grévistes comme des terroristes en puissance… La police s’était mise en cheville avec une certaine presse pour distiller jour après jour des informations sur les terroristes et pour les monter en épingle, tenant en haleine la population qui croyait à chaque instant être menacée et acceptait ainsi les répressions anti-ouvrières.

C’est encore le terrorisme qui a permis de justifier la guerre mondiale de 1914-1918… En juin 1914 : l’attentat contre l’archiduc François-Ferdinand d’Autriche précipite, nous dit-on, l’Europe dans la Première Guerre mondiale. En réalité, la guerre mondiale n’avait rien à voir avec cet attentat. Toute la région de Serbie, de Bosnie, du Monténégro comme certaines régions de l’empire ottoman étaient le siège de mouvements terroristes soutenus par l’un ou l’autre des Etats. En somme, ils soutenaient un terrorisme et en dénonçaient un autre, suivant les pays où ils se déroulaient. Le terrorisme n’était donc rien d’autre que le début de la guerre mondiale mais l’attentat de Sarajevo n’a nullement entraîné la guerre mondiale. Celle-ci dest devenue nécessaire aux classes dirigeantes parce qu’elles ne parvenaient pas à se sortir de la crise de 1907 et que la vague révolutionnaire menaçait de renverser le système. La guerre mondiale a servi à retarder cet affrontement social.

C’est encore au nom de l’anti-terrorisme que les puissances occidentales ont mené une guerre sans merci contre les révolutions sociales survenues en Europe alors que ces révolutions étaient le produit direct des horreurs de la boucherie mondiale, de la Russie à la Hongrie, de la Finlande à l’Allemagne et à l’Italie. Les travailleurs et les peuples organisés pour défendre leur propre vie, voilà ce que ces puissances impérialistes appelaient terrorisme bolchevique !

C’est encore contre la révolution allemande que l’anti-terrorisme a été brandi. Une première fois en 1918, quand le peuple travailleurs allemand a fait chuter la dictature du Kaiser et terminé la guerre mondiale. Les classes dirigeantes ont alors désigné comme terroristes les dirigeants révolutionnaires Liebknecht et Rosa Luxemburg ainsi que les dirigeants des soviets ouvriers allemands, avant de les faire massacrer par de vrais terroristes, les corps francs fascistes commandés par les socialistes réformistes Ebert et Noske.

C’est encore en Allemagne que l’anti-terrorisme a servi une nouvelle fois à s’attaquer au mouvement ouvrier. Le palais du Reichstag, siège du parlement allemand à Berlin, est incendié dans la nuit du 27 au 28 février 1933. L’action a été mensongèrement attribuée par le chancelier Hitler au parti communiste allemand et justifié la vague de terreur contre les communistes qui sont arrêtés en masse et internés dans les premiers camps de concentration. La terreur contre le mouvement ouvrier et la démocratie a commencé, justifiée par cet attentat terroriste. Sous prétexte de défendre le parlement, le nazisme a tué le parlementarisme et toute démocratie afin de détruire le mouvement ouvrier qui menaçait les intérêts de la bourgeoisie.

Il n’y a pas besoin d’une « théorie du complot » visant à attribuer les attentats récents à des manipulations, il suffit de comprendre que les classes dirigeantes retournent contre les peuples les armes des groupes fascistes de tous bords qu’ils se gardent bien de désarmer vraiment même quand ils prétendent leur faire la guerre.

Le seul « complot » consiste en la tâche permanente des Etats qui consiste à défendre à tout prix les intérêts des classes dirigeantes et pas du tout ceux des peuples.

Pour s’en rendre compte, il suffit de se demander : à qui ont profité les attentats commis contre les pays occidentaux ? Pas aux peuples bien sûr ! Pas aux classes ouvrières ! Pas aux peuples des pays opprimés non plus ! Pas aux peuples du monde musulman non plus !

Quand le World Trade Center s’apprêtait à être le siège de la plus grande crise déjà prévue, celle de 2001, alors que nombre de grands trusts avaient déjà chuté lourdement en 2000, ce sont les avions de Ben Laden qui ont sauvé la situation, entraînant à la fois l’unité des travailleurs avec leurs classes dirigeantes, unité qui était menacée par la crise, des politiques antisociales justifiées par la lutte anti-terroriste, des méthodes policières durement aggravées sous le même prétexte, une mobilisation de moyens financiers massifs pour la guerre d’Afghanistan dite anti-terroriste, toujours avec les mêmes justifications.

Qui a profité des attentats dans les pays occidentaux, y compris les derniers en France, en Grande Bretagne, au Canada ou aux USA sinon les classes dirigeantes qui ont prétendu, sous ce prétexte, unir une fois de plus les exploités aux exploiteurs, les opprimés aux oppresseurs.

Cette politique a été menée plusieurs fois dans le monde et l’Algérie comme l’Egypte ont connu des révolutions sociales qui ont amené les classes dirigeantes à craindre pour leur pouvoir au point de préférer livrer les populations aux islamistes avant de prétendre les combattre à mort, avec un grand nombre de morts au nom de la lutte anti-terroriste.

Non, le capitalisme ne mène aucune guerre contre le terrorisme. Le développement de Boko Haram comme celui des fascismes syrien ou libyen, loin de le gêner, lui permet de faire face aux révolutions sociales dans ces pays, de livrer les peuples aux terroristes et de les obliger à se solidariser avec l’appareil d’Etat de leurs bourgeoisies avec l’espoir, toujours déçu, que ces Etats utiliseront réellement leurs forces pour les sauver.

Le capitalisme en crise mène inéluctablement à la violence de masse, terrorisme d’Etat comme terrorisme de milices fascistes, qu’elles soient sous couvert de religion ou pas.

La seule solution face au basculement du monde capitaliste dans la barbarie est le socialisme et cela nécessite que les travailleurs, loin de se solidariser avec leur appareil d’Etat, le renverse par la révolution et établisse la domination des peuples travailleurs et le désarmement de toutes les forces bourgeoises. Ce n’est pas l’Etat bourgeois qui nous sauvera du fascisme. Il nous a toujours livré pied et poings liés à celui-ci quand les risques du fascisme montaient. C’est aux travailleurs eux-mêmes, organisés dans leurs conseils et se dotant des moyens de se défendre que revient le rôle de se débarrasser de toutes les dictatures à commencer par celle du grand capital qui aide et justifie toutes les autres. Seul le prolétariat peut en finir avec le terrorisme. Il n’existe pas de « guerre au terrorisme » qui ne soit en même temps un combat contre la domination et la terreur capitaliste.

18 Messages de forum

  • « Un peuple prêt à sacrifier un peu de liberté pour plus de sécurité finit par perdre les deux. »

    Benjamin Franklin

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  • Si le président américain a insisté de façon répétée sur le besoin de parler « honnêtement et sans détours » des « causes premières » du terrorisme, ses remarques ne furent en fin de compte qu’une suite de banalités à peine cohérentes, entre autres une citation tirée de la carte de Saint-Valentin d’un jeune de 12 ans. Toutes visaient à masquer les liens de causalité irréfutables qui existent entre le terrorisme et les catastrophes en chaîne déclenchées par les guerres d’agression menées par les Etats-Unis au cours de la dernière décennie.

    Dans ce forum de débats, il ne s’agissait ni de décisions, ni d’engagements ni de changement de politique. Aux discours rebattus sur l’inclusion religieuse s’associèrent des conseils ridicules sur la façon de reconnaître un adolescent qui s’est tourné vers l’« extrémisme radical » et qui semblaient sortis tout droit d’un fascicule de l’Administration américaine des stupéfiants décrivant les signes que votre enfant consomme peut-être de la marijuana.

    L’objectif perceptible de cette réunion dans la mesure où il y en avait un, était celui de soutenir une propagande servant à justifier la poursuite de la guerre à l’étranger et les mesures d’Etat policier à l’intérieur.

    Obama a promis que les Etats-Unis demeureraient « immuables dans [leur] lutte contre les organisations terroristes, » et a présenté des plans pour la continuation et l’expansion des opérations américaines en Afghanistan, en Irak, en Syrie, au Yémen, en Somalie, au Nigeria et ailleurs.

    Il a expliqué que la croisade contre l’« extrémisme violent » ne devait pas seulement être menée contre « des terroristes qui tuent des gens innocents, » mais aussi contre les « idéologies, l’infrastructure des extrémistes – les propagandistes, les recruteurs, les bailleurs de fonds qui radicalisent et recrutent ou incitent les gens à la violence » – une catégorie si vaste et si mal définie qu’elle avait le potentiel d’inclure quasiment tous ceux qui condamnent la politique prétendument « modérée » de l’impérialisme américain.

    Les contradictions qui sous-tendaient toute cette propagande étaient plus que flagrantes. Dans son discours Obama a proclamé que la lutte contre le terrorisme nécessitait « davantage de démocratie », de « forces de sécurité et de police respectant les droits humains et traitant les gens avec dignité. » Et pourtant Washington compte parmi ses alliés les plus proches dans cette lutte la monarchie tyrannique d’Arabie saoudite et le régime égyptien contrôlé par l’armée, tristement célèbres pour leur répression, leurs décapitations et leurs meurtres de masse.

    Obama a tenté, de façon absurde, de présenter le terrorisme comme le produit des « idéologies tordues » de groupes tels qu’al Qaida et l’EI (Etat islamique) ou d’« idées » et de « notions » erronées, de « courants de pensée » présent dans des secteurs étendus du monde musulman.

    « La notion que l’Occident est en guerre avec l’islam est un vilain mensonge, » a dit Obama dans ses remarques. En effet, Washington est un agresseur qui tient compte de l’égalité des chances. Il se prépare à des guerres, plus importantes encore, contre des non musulmans cette fois-ci, dans des pays allant de l’Europe de l’Est à l’Extrême-Orient.

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  • Le terrorisme comme l’anti-terrorisme ont un but commun : lutter contre la révolution sociale !

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  • Les guerres coloniales et néocoloniales se sont toujours intitulées elles-mêmes « lutte contre le terrorisme ». Voir, par exemple, la guerre d’Algérie ou la guerre du Vietnam…

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  • Et c’est encore un attentat terroriste, sans doute organisé au plus haut niveau de l’Etat par Poincaré et Viviani, l’assassinat de Jaurès, qui a marqué le lancement de la guerre mondiale et assujettissement du mouvement ouvrier.

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  • Rappelons ce que disait l’ex-socialiste ami de Blum Charles Péguy dans le Petit Journal daté du 22 juin 1913 : « Dès la déclaration de guerre, la première chose que nous ferons sera de fusiller Jaurès. Nous ne laisserons pas derrière nous un traître pour nous poignarder dans le dos. »

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  • Rappelons aussi que, pour les commémorations de l’entrée dans la première guerre mondiale, Hollande et Valss ont tous les deux tenu à dire qu’entre Jaurès et Clémenceau, ils choisissaient le deuxième !

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  • La campagne de peur continue et les grandes puissances continuent de feindre d’ignorer qui finance une telle action d’envergure mondiale djihadiste, telle qu’elle est actuellement décrite par la "théorie du complot djihadiste" défendue par les puissances occidentales.

    Le ministre américain de la Sécurité intérieure Jeh Johnson a appelé les consommateurs à la prudence dimanche, après des menaces d’attaques djihadistes dans les centres commerciaux occidentaux, en particulier à Paris, Londres, au Canada et aux États-Unis.

    L’organisation islamiste des shebab, branche d’Al-Qaida en Somalie, a diffusé une vidéo dans laquelle elle appelle à conduire des attaques similaires à celle du Mall Westgate à Nairobi, au Kenya, qui avait fait 67 morts et plus de 175 blessés en septembre 2013, selon SITE, le centre américain de surveillance des sites islamistes.
    « La guerre a à peine commencé », a déclaré le porte-parole des shebab, dans une vidéo diffusée sur internet et publiée par SITE. « Westgate est juste une goutte dans l’océan […] les attaques vont continuer », a menacé Ali Mahmoud Ragi.

    A la fin de la vidéo de soixante-six minutes, en versions anglaise et arabe, un individu masqué appelle à s’attaquer aux centres commerciaux occidentaux, en mentionnant spécifiquement le gigantesque Mall of America du Minnesota (nord) ou encore le Forum des Halles à Paris et la galerie marchande des Quatre Temps à La Défense.

    « Nous sommes dans une nouvelle phase dans laquelle ces organisations s’appuient de plus en plus sur des acteurs indépendants pour les inspirer, les attirer à leur cause et pour conduire leurs propres attaques […] Je suis très inquiet », a estimé le ministre de la Sécurité intérieure.

    Il a annoncé un renforcement des mesures de sécurité mais a souligné que « la vigilance publique, la conscience publique et la prudence publique sont particulièrement importantes dans des situations comme celles-ci ».

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  • C’est encore au nom de l’antiterrorisme qu’agissait la police vichyste !

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  • Le dictateur de Syrie, Assad, lui aussi massacre au nom de l’anti-terrorisme....

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  • Le monde occidental se plaint de l’Irak mais qui a renversé le régime irakien de Saddam Hussein sans que le peuple ait lui-même pu le faire en se dotant de son propre régime et permis, du coup, aux terroristes de s’en faire un terrain d’action ? Le monde occidental se plaint de l’Afghanistan mais qui a renversé le régime taliban de Mollah Omar sans que le peuple ait lui-même pu le faire en se dotant de son propre régime et permis, du coup, aux terroristes de s’en faire un terrain d’action ? Le monde occidental se plaint de la Libye mais qui a renversé le régime lybien de Kadhafi sans que le peuple ait lui-même pu le faire en se dotant de son propre régime et permis, du coup, aux terroristes de s’en faire un terrain d’action ? Le monde occidental se plaint de la Syrie mais qui a fait tout pour renverser le régime syrien de Assad sans que le peuple ait lui-même pu le faire en se dotant de son propre régime et permis, du coup, aux terroristes de s’en faire un terrain d’action ?

    Il y a peu, les peuples occidentaux étaient persuadés que les guerres que leur impérialisme menait aux quatre coins du monde n’auraient pas de conséquences dans leur propre pays. C’est cette croyance qui s’est effondrée progressivement du 11 septembre aux attentats en Europe. Il est clair maintenant que, si on laisse les impérialismes européens massacrer aux quatre coins du monde, ces guerres nous reviendront en boomerang dans les pays occidentaux.

    Il est clair que les travailleurs et les peuples ne peuvent pas considérer que les actions impérialistes de « leur Etat » n’est pas de leur responsabilité. Nous avons un rôle international à jouer et une responsabilité internationale dans le fait que « nos Etats » se servent de leur rôle dominant, de leurs grands moyens financiers et militaires pour massacrer les peuples. Nous ne pouvons pas, comme les syndicats et les partis de gauche, cautionner ces politiques criminelles ou sinon nous le paierons cher et ne pourrons pas nous considérer comme de naïfs étourdis.

    Les travailleurs doivent avoir une politique internationale. Il y va de leur avenir et même de leur vie. Et ils ne peuvent pas se solidariser avec la politique internationale de leur bourgeoisie, même si celle-ci est présentée comme un moyen de défense des peuples et de leurs libertés.

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  • Aujourd’hui, Hollande-Valls reçoivent officiellement Khaled Khodja dirigeant de l’opposition armée syrienne, pourtant une opposition à Bachar El Assad qui est unie au Front islamique, opposition armée largement majoritairement et islamiste radicale !!! Quels beaux ennemis du « radicalisme islamiste » que Hollande-Valls !!!!

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  • L’anti-terrorisme doit respecter la démocratie, affirme l’ONU ...

    Le Haut Commissaire aux Droits de l’Homme des Nations-Unies a appelé à ne pas violer les principes démocratiques fondamentaux au nom de la lutte contre le terrorisme, et à s’attaquer aux injustices alimentant l’extrémisme.

    On en est loin !

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  • Comme Al-Qaïda avant lui, l’EI est une création de l’impérialisme américain et occidental, lancée contre les peuples de la région dans la poursuite d’objectifs stratégiques bien précis. En Libye, les islamistes désormais affiliés à EI ont fourni les forces terrestres principales de la guerre menée par les États-Unis et l’OTAN pour renverser Mouammar Kadhafi. En Syrie, l’EI, le Front Al Nusra affilié à al-Qaïda et des milices islamistes de même type ont joué un rôle similaire dans une guerre de changement de régime soutenu par Washington et ses alliés.

    Toutes les informations s’accordent pour dire que les soi-disant « combattants étrangers » constituent la plus grande composante des forces « rebelles » ayant cherché à renverser le président syrien Bachar al-Assad au cours des trois dernières années. On les estime à plus de 20 000, leurs recrues venant de toute l’Europe, de l’Amérique du Nord, de l’Asie centrale et d’ailleurs encore.

    Les médias présentent le flux de ces combattants vers la Syrie comme un mystère mais il est facile de dire comment ils y sont arrivés. La CIA, le MI5 et d’autres agences de renseignement occidentales ont non seulement fermé les yeux sur les islamistes allant vers le champ de bataille syrien depuis leurs pays respectifs, mais elles les ont encore activement encouragés. La Turquie, un allié clé des États-Unis, a facilité l’acheminement de ces éléments vers la Syrie à travers sa frontière.

    Il convient de rappeler que les gouvernements et les médias occidentaux ont dépeint des forces telles que l’EI en Syrie comme des ‘révolutionnaires’ démocrates menant une lutte progressiste contre un tyran. On a utilisé la guerre, alimentée par des provocations orchestrées, pour justifier une intervention « humanitaire. »

    Armes et finances ont coulé à flots pour soutenir des ‘rebelles’, islamistes pour la plupart, alors même que Washington et ses alliés intensifiait constamment la menace d’une intervention directe. L’administration Obama fut à deux doigts de lancer un bombardement sauvage de la Syrie en Septembre 2013 et opéra une retraite tactique face à une opposition inattendue.

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  • À trois reprises au cours des quatre derniers jours, le gouverneur du Wisconsin Scott Walker, l’un des candidats bien placés pour la nomination présidentielle républicaine, a souligné le lien étroit entre la lutte contre la classe ouvrière aux Etats-Unis et la politique militariste de Washington à l’étranger.

    Faisant le lien entre la répression des protestations ouvrières et la lutte contre le terrorisme, il a présenté son succès à défier les manifestations de masse qui ont eu lieu en 2011 dans le Wisconsin contre ses attaques sur les droits sociaux et démocratiques, comme la preuve de sa capacité à affronter et à vaincre l’Etat islamique.

    S’exprimant jeudi à la Conférence action politique conservatrice (CPAC) dans la banlieue de Washington, Walker a présenté son expérience à faire passer la législation anti-ouvrière comme la preuve de son aptitude à la présidence. « Si j’ai été capable d’affronter 100 000 manifestants, je pourrais faire la même chose partout dans le monde, » s’est-il vanté, comparant de fait des foules de salariés du secteur public et d’étudiants de l’Etat du Wisconcin à des terroristes du groupe EI.

    Le lendemain, Walker a repris ce thème devant le Club pour la croissance, un auditoire de milliardaires et de leurs conseillers politiques rassemblés à Palm Beach, en Floride. Il a déclaré que « la décision de politique étrangère la plus significative au cours de ma vie » a été lorsque le président Ronald Reagan a écrasé la grève de PATCO en 1981 et licencié en masse 11000 aiguilleurs du ciel. « Cela a envoyé un message non seulement à toute l’Amérique mais au monde entier, » a-t-il dit, qui signalait que le gouvernement Reagan était déterminé à affronter ses ennemis et que « l’on ne plaisantait pas avec nous. »

    Deux jours plus tard Walker a répété sur "Fox News Dimanche," que vaincre les syndicats des fonctionnaires dans le Wisconsin était pertinent pour la lutte contre les terroristes du groupe EI, tout en prétendant nier faire une comparaison directe. « Je veux dire clairement ici même que je ne fais pas de comparaison entre ces deux entités, » a-t-il dit, avant de faire précisément cela.

    « Ce que je voulais dire, c’est que c’était une question de leadership, » a-t-il déclaré, « le leadership que nous avons donné dans des circonstances extrêmement difficiles, les plus difficiles sans doute, pour un gouverneur de ce pays. » Il a ajouté que « s’[il devait se] présenter à la présidence, et s’[il devait] gagner et devenir le commandant en chef, je crois que c’est ce type de leadership qui est nécessaire pour affronter le terrorisme islamiste radical. »

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  • Au mois d’août dernier, le gouvernement des Etats-Unis et les médias avaient réagi à la décapitation brutale du journaliste américain James Foley par le groupe Etat islamique (EI) en faisant un grand étalage d’indignation morale. L’assassinat fut exploité pour justifier une escalade de la guerre lancée une semaine auparavant contre l’EI en Irak et son extension à la Syrie peu de temps après. Le président Barack Obama avait dénoncé l’exécution de Foley comme « un acte de violence qui choquait la conscience du monde. »

    Il s’avère maintenant qu’au moment même où Obama et d’autres responsables se disaient horrifiés par les atrocités de l’EI, ils cachaient, avec la complicité des médias, des preuves, sous forme de photographies et de vidéos, de crimes similaires menés à grande échelle par des forces soutenues par les Etats-Unis en Irak.

    Les actualités de la chaîne de télévision ABC ont rapporté la semaine dernière que des unités militaires irakiennes et des milices chiites, formées et armées par les Etats-Unis, faisaient l’objet d’une enquête du gouvernement irakien pour de possibles crimes de guerre. Il s’agit de tortures, d’exécutions sommaires de prisonniers sunnites, dans de nombreux cas par décapitation, et de profanations de corps. La chaîne était au fait de ces crimes depuis septembre de l’année dernière quand elle a découvert une vidéo en ligne posté par un membre des forces de sécurité irakiennes et montrant un prisonnier menotté et exécuté par une balle dans la tête.

    L’enquête aurait été ouverte par le gouvernement irakien après qu’un journaliste d’ABC News a présenté du matériel prouvant que des « soldats en uniforme de certaines des unités d’élite irakiennes et des miliciens massacraient des civils, torturaient et exécutaient des prisonniers et exhibaient des têtes coupées. »

    De nombreuses images postées par ABC la semaine dernière montrent des soldats portant des uniformes des Forces d’opérations spéciales irakiennes et de la Brigade d’intervention d’urgence, qui opèrent sous l’autorité du ministère irakien de l’Intérieur, posant avec des têtes coupées. D’autres montrent des forces spéciales irakiennes traînant des cadavres derrière leurs Humvees. Une autre image montre un cadavre suspendu à la tour de garde d’une base militaire irakienne.

    En réponse à la révélation des crimes de guerre commis par ses agents en Irak, l’administration Obama a publié un communiqué déclarant : « Si ces allégations sont confirmées, les responsables doivent répondre de leurs actes. »

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  • They are declaring war ! Against whom ? Against dictatures ? Against terrorism ? Against islamism ? No ! There war are against us, against the workers population of the world !

    US Army soldiers simulated assaults and set off explosives in Flint, Michigan last week as part of 10 days of urban warfare training exercises staged in southeastern Michigan.
    The exercises have been carried out under a thick veil of secrecy. They were initially publicized by local media only after terrified Flint residents began calling in reports about apparent gun battles raging near their homes.

    Residents of areas impacted by the drills were informed either at the last minute or after the fact, with many caught completely unaware.

    The war games in Michigan are a prelude to the upcoming two-month long Jade Helm 15 (JH15) exercises, which are set to become the largest ever special forces training exercise held in the continental United States.

    Referred to by the Pentagon as “Realistic Military Training” (RMT), the July-September exercises will simulate counterinsurgency operations on a continental scale, coordinated across a battle-space encompassing large areas of the American south and west. It will be one of the largest and most elaborate military exercises ever conducted on US territory by the Defense Department.

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  • Le groupe EI d’aujourd’hui a pris forme dans le contexte des guerres américaines d’abord en Libye contre Mouammar Kadhafi, sous la forme d’une campagne aérienne des États-Unis et de l’OTAN, puis en Syrie, avec la guerre par procuration pour renverser le président Bachar al-Assad. Dans les deux cas, les États-Unis et leurs alliés ont beaucoup compté sur les forces islamistes composées de l’EI et de milices sunnites du même genre.

    Longtemps après que Washington ait pris conscience du fait que les « rebelles » syriens étaient majoritairement constitués de l’EI et d’éléments d’Al-Qaïda (comme le démontre le rapport secret du renseignement américain d’août 2012, récemment déclassifié), la CIA a continué à coordonner l’acheminement d’armes et de fonds, provenant également des monarchies pétrolières du Golfe, vers ces groupes.

    En soutenant les islamistes en Syrie, les États-Unis cherchaient à renverser Assad afin d’affaiblir les alliés les plus proches du régime de Damas, l’Iran et la Russie. Maintenant, en Irak, ils s’appuient sur les milices chiites soutenues par l’Iran pour mener l’essentiel des combats contre l’EI, tout en déplorant verbalement leur rôle.

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