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L’hôpital public en coupe réglée aux dépens des personnels et des malades !!!

mercredi 1er avril 2015, par Robert Paris

L’hôpital public assassiné !

L’Etat ne veut pas réformer hôpital public et SNCF, il veut les détruire en tant que services publics

Hôpitaux en grève

Convergence des luttes à l’hôpital public ?

La santé publique est gravement en danger

Profit capitaliste et santé publique sont incompatibles

L’hôpital public en coupe réglée aux dépens des personnels et des malades !!!

Un directeur qui se croit toujours à Emmaüs !

Martin Hirsch, Directeur général de l’APHP (Hôpitaux de Paris) a écrit au personnel et il affirme que « plusieurs journaux ont publié des informations alarmistes sur les économies demandées à l’hôpital public, dont il est annoncé qu’elles pourraient se traduire par des suppressions d’emplois et de nouvelles restrictions budgétaires ». Comme s’il s’agissait d’un simple bruit de couloir mensonger ! Comme si nous ne vivions pas en direct ces « économies » sur notre dos ! Comme si nous étions assez bêtes pour croire la presse sans croire ce que l’on voit tous les jours : des effectifs et des crédits en chute à l’hôpital public. Ce n’est pas les bonnes paroles de Hirsch qui nous convainquent car nous avons vu ses actes ! Le directeur des Hôpitaux de Paris presse les syndicats d’accepter de revoir l’accord sur les 35 heures signé en 2002. Martin Hirsch souhaite ouvrir des discussions avec les syndicats à qui il propose de réviser le protocole de 2002 sur le temps de travail à l’Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP). Une refonte de l’organisation qui permettrait selon l’ancien président d’Emmaüs France d’économiser 20 à 25 millions d’euros par an. Il a également décidé de diminuer massivement les fonds de l’hôpital public et prétend que cela ne nécessitera pas de réduire l’offre de soins et les effectifs. Mais gouverner, c’est mentir...

Plateforme pour pressurer le personnel

Le personnel ouvrier et technique de l’hôpital Saint-Antoine est en grève depuis une semaine. Il proteste contre la mise en place de la plate-forme téléphonique que veut mettre en place la direction avec seulement 3 agents pour les 4 hôpitaux du GH. Il veut aussi maintenir les 2 de secrétaires existants (elles ne soient pas incluses dans le personnel de la plate forme téléphonique). Car l’objectif de la direction est clairement de supprimer des postes.

On voit mal comment le service pourrait fonctionner avec très peu d’effectif, quand on connaît les problèmes du standard et la galère que c’est pour les joindre (on doit s’y reprendre à plusieurs reprises et passer des heures au téléphone) à cause justement à un tel regroupement. Le personnel craint la dangerosité de ce projet et pour la sécurité des patients comme pour le personnel quand il faudra les joindre pour des problèmes urgents.

Regrouper pour réduire la santé publique

La reconstruction de l’hôpital d’Orléans a coûté un milliard d’euros et connaît de graves difficultés. Initialement prévu pour regrouper les spécialités sur un seul site (médical, chirurgie, obstétrique) et aussi faire des économies, il devait, du coup pour fonctionner, amener mille emplois supplémentaires (médicaux et non médicaux). En réalité, il va ouvrir avec 300 lits supplémentaires mais sans création d’emplois. Du coup, depuis le 2 mars, les personnels exercent leur droit de retrait pour exiger un nombre d’emploi en conséquence du travail demandé. Ils sont en grève reconductible. Ils ont bien raison : on nous demandera toujours de faire ce qui est impossible tant qu’on ne dira pas STOP !!!

Ambulatoire signifie plus de profits

Une équipe de France 2 a visité l’hôpital Saint-Antoine pour faire de la publicité à « la chirurgie ambulatoire de plus en plus présente dans cet hôpital ». Dans cet interview, le chirurgien de Saint-Antoine déclare : « L’économie, elle est réalisée en ce sens qu’on va pouvoir prendre en charge un autre patient, au cours d’une hospitalisation classique, grâce au lit qui a été libéré et qui avant était pris par un malade opéré d’une hernie ou pour une vésicule. » L’interview affirme : « L’hôpital réalise également des économies avec un rythme très intense d’opérations. Ici, les patients se succèdent sur la table d’opération qui ne reste pas vide plus de 10 minutes en moyenne. » Comme on le voit, il s’agit de renvoyer les opérés chez eux immédiatement pour augmenter l’activité et la rentabilité, bien entendu aux dépens des personnels et des malades.

Embauchez tous les CDD

La direction, refusant d’embaucher en fixe, prend de plus en plus de personnel en CDD. Certains syndicats se félicitent (il y a toujours des gens qui se félicitent même quand tout va de plus en plus mal…) ! Et de quoi donc ? D’avoir réussi à prolonger des CDD, d’avoir une toute petite partie des CDD qui va être stagiarisée. Au lieu d’exiger immédiatement que ces personnels, dont la qualité du travail est reconnue, et de refuser tout compromis sans cette embauche, ils continuent à négocier des reculs avec la direction…

RTT = Repos Très Tassés

Dans une note, la direction de l’APHP a indiqué la diminution du temps de travail de quelques minutes par jour qu’elle a programmé pour les agents. Comme d’habitude, le but réel va dans le sens inverse de l’affichage. En effet, le but est de supprimer cinq jours de RTT pour les agents et six jours pour les cadres sur leur forfait. Les personnels devront effectuer le même travail dans un délai réduit. Sachant que l’on court déjà toute la journée avec le sous-effectif chronique et une charge de travail explosive, les personnels épuisés verront leurs jours RTT diminués et, si on ne fait rien, progressivement supprimés. Tant va la cruche à l’eau…

Une augmentation passée inaperçue

La deuxième étape de la revalorisation des grilles salariales pour la catégorie C a eu lieu en janvier, après celle de février 2014. Cela dit, on ne s’en est même pas aperçus au vu de cette ridicule augmentation : 23,15€ brut. Certainement que le gouvernement a pensé nous préserver afin d’éviter de ne pas nous choquer ou nous émouvoir, c’est selon ! Mais on constate qu’il est plus facile de donner des milliers de milliards aux banques et aux trusts que des euros aux salariés !

Une augmentation, mon oeil !

Et surtout que cela cache une baisse de salaire progressive sur toute la durée de la carrière, car, avec la suppression des derniers échelons, le nombre de points d’indice répartis sur les autres échelons. La direction a supprimé les derniers échelons et les points attribués aux différents échelons sont baissés en fait. Alors, derrière son « cadeau » de 19 euros, il y a des ponctions bien plus importantes sur nos salaires !

Point… à la ligne

Les syndicats écrivent de nombreux tracts dans lequel ils se glorifient d’avoir négocier activement et efficacement pour la revalorisation des salaires. Curieusement, dans les mêmes tracts, ils nous apprennent que ces ridicules augmentations seront rognées par la diminution du nombre du point d’indice, qui diminue de fait le salaire dans le temps. Par exemple, entre le premier et le dernier échelon, il y a eu une régression de 41 points soit 190€ en 2015. Négociez, négociez, c’est la direction qui y gagne.

Et si on arrêtait de jouer leur jeu truqué des négociations, de la collaboration syndicale, des tractations sans fin et sans intérêt pour les salariés. Les syndicats n’auraient plus l’impression de jouer leur petit rôle mais la direction n’aurait plus l’impression de tenir les organisations syndicales à sa merci.

Etudiants-mendiants ?

La charge des études des étudiants infirmiers va dorénavant leur retomber dessus. Cela signifie plusieurs milliers d’euros à payer pour tous ceux qui ne sont pas pris en charge par une institution ou un organisme pour leurs études. Ce sont encore de fausses économies puisqu’en échange ces étudiants devaient ensuite effectuer leur service dans la santé publique ce qui lui rapportait aussi quelque chose bien entendu. La frénésie des réductions de dépenses mène les directions à couper la branche sur laquelle ils sont assis mais pas jusqu’à diminuer leurs propres rémunérations et primes diverses, régulières et exceptionnelles qui augmentent même à chaque fois qu’ils suppriment des dépenses utiles ! Le but : un directeur super-riche à la tête d’un hôpital sans personnel et dont les patients iront se soigner ailleurs !

La santé en danger en Europe

De plus en plus d’infirmières venant d’Espagne et du Portugal sont embauchées à l’APHP. Si cela est une très bonne chose pour l’hôpital, cela signale que la santé de ces deux pays est en train de s’effondrer, suivant en cela la situation catastrophique de la Grèce et de l’Europe du Sud et de l’Est. C’est aussi notre avenir si nous laissons les classes dirigeantes et les gouvernants faire. C’est ensemble, tous les travailleurs d’Europe, qui pouvons défendre la santé publique et les droits des personnels de santé.

Le 9 avril, quoi de neuf ?

A croire les média, tous les syndicats, à part la CFDT et la CGC, seraient mobilisés pour une grève générale interprofessionnelle le 9 avril. Par contre, alors que cette fatidique approche, on ne constate absolument aucune véritable mobilisation, parfois aucun tract, toujours aucune réunion préparatoire, aucune discussion sur les objectifs et l’importance de cette journée qui semble bien devoir être encore un coup pour rien et où on dira encore qu’on n’était pas bien nombreux.

Cette « journée contre l’austérité » du gouvernement et du patronat n’est pas réellement organisée sérieusement par les centrales syndicales puisque la plupart des travailleurs n’en sont même pas au courant ! Il y a pire : certains syndicats comme la CGT des cheminots n’appellent même pas à la grève. Et cela alors que la SNCF est menacée par la privatisation !

Quand nous voudrons vraiment lancer une grève générale, il ne faudra certainement pas procéder ainsi mais nous réunir d’abord entre salariés pour en discuter et la préparer, mettre au point nos objectifs et certainement pas annoncer que tout sera terminé le lendemain. Mais pour cela, ce n’est pas les syndicats qui devront mener la danse mais des comités de travailleurs.

Où est passé le trou de la Sécu ?

La ministre de la santé Marisol Touraine a annoncé en grande pompe avoir fait baisser le déficit de la Sécu à son niveau de 2008 grâce à sa politique d’économies, soit un gain prétendu de deux milliards d’euros. En réalité, l’Etat a devancé ses paiements de cotisations ainsi que ceux d’autres organismes institutionnels de santé, ce qui signifie que le trou de 2014 a été déplacé sur 2015. Dans tous les domaines des dettes publiques et privées, les gouvernants ne font pas autre chose que déplacer les dettes car ils sont incapables de les combler tout en soutenant les intérêts des capitalistes privés.

La convergence indispensable

Actuellement, Radio France se retrouve en lutte exactement contre les mêmes attaques qu’à l’hôpital public, qu’à la SNCF ou qu’à La Poste. Qu’est-ce qui nous empêche de faire converger nos luttes sinon les absurdes politiques syndicales ?


La boussole dont la classe ouvrière a besoin

La classe ouvrière et les milieux populaires sont attaqués comme jamais mais réagissent pour le moment moins que jamais. La première raison, c’est que tout est fait pour les déboussoler. Les attaques viennent de la gauche gouvernementale dont ils attendaient au contraire un soutien. Il faut dire que les syndicats nous avaient servi le discours selon lequel la gauche allait nous sauver du dragon Sarkozy. Et voilà Sarkozy qui revient, accompagné par la montée de Le Pen. Pire que cela, c’est le lepénisme qui monte non seulement dans les élections mais aussi dans toutes les politiques, y compris de ceux qui dénoncent le Front National. Sarkozy a un discours de plus en plus lepéniste, sous prétexte de tailler des croupières à Le Pen. Valls, lui aussi, tient des discours que ne désavouerait pas Le Pen, tout en faisant mine de dénoncer violemment le FN. Ainsi, Sarkozy vient de lancer une nouvelle provocation démagogique, déclarant qu’il n’est pas pour l’alternative au porc dans les menus des cantines scolaires ! Mais qui a banalisé Le Pen sinon Hollande la recevant à l’Elysée sous prétexte des attentats, sinon Valls attaquant les Roms, les immigrés, les musulmans sous le même prétexte ?

Les risques ne sont pas qu’électoraux, même si c’est la seule chose qui intéresse les politiciens. La fascisation de la société, en période de crise économique aiguë, peut devenir une menace pour la vie quotidienne, au plan économique, social et politique.

Mais la perte de boussole des travailleurs ne s’arrête pas aux mensonges et tromperies du monde politicien. La vie sociale a ses propres mensonges. Tout le monde, du gouvernement au patronat, est soi disant mobilisé pour lutter contre le chômage alors qu’en réalité tous se battent pour faire monter le chômage, le gouvernement supprimant en masse les emplois publics et les patrons supprimant les emplois privés, y compris quand la SNCF ou Renault annoncent des embauches massives, bien inférieures en réalité aux emplois supprimés.

Ensuite, il y a de nouvelles attaques contre les retraites. Les travailleurs attribuaient ces attaques à la droite sarkozyste mais voilà que Hollande-Valls s’y mettent et, loin de remettre en question les attaques précédentes, aggravent la destruction des retraites. Il en va de même dans tous les domaines, de la sécu aux services publics, des transports à la santé et de l’éducation à la recherche. Aux attaques contre les salariés du privé, avec la remise en cause du code du travail, se rajoutent les attaques contre les salariés du public. Et tout cela se cache sous Sarkozy comme sous Hollande-Valls derrière le joli nom de « réformes » ! Macron prétend même qu’ « il faut accélérer les réformes.. On peut en tirer des bénéfices politiques » ! Quand on sait que les prétendues réformes de gauche sont une des causes de désaffection de l’électorat de gauche qui est dégoutté que la gauche mène une politique aussi propatronale sinon plus que la droite ! Réformer la recherche, c’est lui retirer ses subsides. Réformer l’université, c’est mettre ses fonds à plat. Réformer les hôpitaux, c’est les fermer et les mettre dans le rouge. Réformer les transports, c’est les laisser se dégrader et les privatiser. Il y a de quoi se demander où est le nord et où est le sud si la boussole est sans cesse en train de tourner et indique n’importe quoi.

La situation internationale n’est ni plus réjouissante, ni plus facile à décrypter. Les attentats se multiplient dans le monde mais les pays occidentaux, qui les dénoncent violemment, continuent de soutenir Arabie saoudite ou Qatar qui les financent, et arment et financent eux-mêmes des groupes terroristes se revendiquant de l’islam en Libye ou en Syrie, cautionnent le régime du Nigeria qui refuse de combattre les terroristes. Et ces fameux terroristes ne sont apparus dans ces différents pays que suite aux guerres des pays occidentaux comme en Irak, en Libye, en Afghanistan, au Yémen, au Pakistan, etc… Ces groupes terroristes n’existaient pas dans ces pays avant les interventions massives des armées occidentales et ont prospéré après ces interventions. Il y a de quoi être déboussolé si on écoute le discours anti-terroriste des gouvernants occidentaux qui mentent comme ils respirent et ne cherchent nullement à sauver les peuples ni du terrorisme ni des dictatures comme ils le prétendent pour faire perdre complètement la boussole à leurs opinions publiques.

Le terrorisme n’est d’ailleurs pas la seule menace internationale actuellement. L’affrontement contre Russie et Chine monte aussi, menaçant à nouveau la planète d’une guerre mondiale. L’Ukraine, la Syrie ou la mer de Chine sont le théâtre de ces affrontements, limités pour le moment mais demain qui sait, en fonction de la gravité de la crise ? Le gouvernement anglais vient ainsi de déclarer qu’il va lancer le réarmement du pays face à la prétendue menace guerrière de la Russie…

Car la crise de 2007 n’a pas été suivie d’une vraie reprise. Et ce n’était d’ailleurs pas une vraie crise. Dans toutes les crises capitalistes du passé, les trusts et les banques en faillite avaient chuté et cela avait permis à l’économie capitaliste de repartir sur de nouvelles bases. Cette fois, les gouvernants et les classes dirigeantes ont estimé que, si on laissait chuter une seule grande banque comme Lehman Brothers ou Dexia, un seul trust comme General Motors ou PSA, une seule grande assurance comme AIG ou AXA , ce serait tout le système mondial qui chuterait irrémédiablement. Du coup, ils ont injecté des sommes colossales, des milliers de milliards de dollars, pour pallier aux investissements privés dans l’économie, en particulier dans le secteur productif. Sans ces sommes de fonds publics invraisemblables, il n’y aurait pas un trust, pas une banque, pas une bourse, pas une assurance, pas un financier qui tiendrait aujourd’hui debout. La signification de cette crise, voilà encore une raison pour les milieux populaires d’être complètement déboussolés. Les Etats, qui se disent complètement désargentés, ne cessent pourtant d’inonder les marchés avec de l’argent public et multiplient des guerres très coûteuses aux quatre coins du monde.

Restent les organisations qui prétendent défendre les travailleurs comme la gauche de la gauche, les syndicats et l’extrême gauche. Eux dénoncent le grand capital, dénoncent l’austérité, dénoncent les politiques gouvernementales mais ils ne sont pas plus crédibles pour autant car aucun ne nous explique vraiment ce que signifie la situation actuelle. Quel avenir pour le capitalisme ? Quel avenir pour nous ? Suffit-il de dire non à l’austérité ? Ce n’est pas l’austérité qui a causé l’effondrement de 2007 ! Le capitalisme peut-il chuter irrémédiablement ? Les « gauches » ne sont-ils pas en train de nous mentir sur la pérennité du capitalisme ? Eux qui ont des « solutions » pour l’économie française, pour l’Etat français, comment les croire s’il n’existe plus de solution pour sauver le capitalisme mondial ?

Les centrales syndicales ont leur responsabilité particulière dans cette perte de boussole, elles qui ont contribué à faire croire au sauveur Hollande contre Sarkozy. Elles ont une responsabilité dans la baisse des réactions ouvrière face au gouvernement Hollande, qu’elles soutiennent tout en le critiquant doucement. Par exemple, on pourrait croire qu’en ce moment la plupart des syndicats seraient mobilisés par la perspective d’une mobilisation interprofessionnelle du 9 avril, une prétendue grève générale appelée par CGT, SUD et FO notamment. Ça c’est le discours médiatique. La réalité est tout autre. La CGT des cheminots n’appelle pas à faire grève ce jour-là sans s’en expliquer. Dans le secteur hospitalier, pourtant durement frappé et en colère, il n’y quasiment pas d’appels pour cette journée d’action. En réalité, les dirigeants syndicaux ne veulent pas trop fâcher leurs amis du gouvernement. Et ne parlons pas de la CFDT qui a des ex dirigeants au gouvernement et qui ne voit même pas d’austérité dans les mesures gouvernementales qui cassent pourtant tous les budgets sociaux, universitaires, de santé ou des mairies.

Où la trouver cette boussole si on ne peut compter pour cela ni sur la gauche, ni sur la droite, ni sur l’extrême droite et pas même sur la gauche de la gauche, les syndicats et même l’extrême gauche ? En effet, comment croire aux médications d’un médecin qui refuse de dire d’où vient la maladie ? Car aucun d’entre eux ne veut nous dire que le capitalisme ne peut plus diriger la société et qu’il s’agit maintenant pour les travailleurs, les milieux populaires, les peuples de se gouverner eux-mêmes. Les syndicalistes réformistes, les syndicalistes de gauche, gauche de la gauche ou d’extrême gauche sont tous dans la dénonciation des politiques libérales et font comme s’il suffisait de changer de politique nationale quand il devient vital de changer de système social mondial.

Or, s’il s’agit de réellement changer les fondements de la société, tel n’est pas le but des syndicats actuels qui ne servent que de passerelle entre la classe ouvrière, la bourgeoisie et l’Etat bourgeois. Ce ne sont pas non plus des partis électoralistes qui risquent d’organiser le renversement de l’Etat bourgeois ! Et pas un de ces courants n’est prêt à dire un mot qui aille dans le sens de la constitution de comités de travailleurs, de conseils ouvriers, organes pourtant indispensables pour débattre entre nous de cette situation historiquement nouvelle et des moyens d’y faire face. Pourtant, ce serait bel et bien le premier pas indispensable pour en construire une de boussole et pour que la classe ouvrière joue son rôle de classe d’avenir de la société humaine maintenant que le capitalisme ne fait plus que s’accrocher au pouvoir par des ficelles de plus en plus fragiles ! Ce ne sont ni les gauches, ni les droites, ni les syndicats, ni l’extrême droite ni les terroristes qui vont s’attaquer au capitalisme, non, tous y sont attachés même s’ils disent se combattre.

En fait, la seule chose que craignent les gouvernants et les classes dirigeantes, ce n’est ni la montée des fascismes, des guerres, des terrorismes, des violences sociales de toutes sortes liées à la misère grandissante, non ce qu’ils craignent c’est nous, travailleurs, et la capacité qu’ils nous attribuent toujours, comme le pensait Karl Marx, d’être capables de construire une société nouvelle, après le capitalisme, société qui ne serait plus fondée sur la propriété privée des moyens de production ni sur le grand capital mais sur le travail humain et sur le bien-être de tous. Reste à savoir si nous, prolétaires du monde, allons décevoir leurs pires craintes ou faire résonner à nouveau le « Prolétaires sauvons nous nous-mêmes » de Karl Marx…

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