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Blanqui, le révolutionnaire, le communiste, l’organisateur prolétarien, le penseur, le visionnaire

lundi 8 juin 2015, par Robert Paris

« Oui, Messieurs, c’est la guerre entre les riches et les pauvres : les riches l’ont voulu ainsi ; ils sont en effet les agresseurs. Seulement ils considèrent comme une action néfaste le fait que les pauvres opposent une résistance. Ils diraient volontiers, en parlant du peuple : cet animal est si féroce qu’il se défend quand il est attaqué ! »

« Les armes et l’organisation, voilà l’élément décisif de progrès, le moyen sérieux d’en finir avec la misère. Qui a du fer a du pain. » « Les instruments ni les fruits du travail n’appartiennent pas aux travailleurs, mais aux oisifs. Les branches gourmandes absorbent la sève de l’arbre, au détriment des rameaux fertiles. Les frelons dévorent le miel créé par les abeilles. Tel est notre ordre social, fondé par la conquête, qui a divisé les populations en vainqueurs et en vaincus. La conséquence logique d’une telle organisation, c’est l’esclavage. »

Blanqui, le révolutionnaire, le communiste, l’organisateur prolétarien, le penseur, le visionnaire

Le "toast de Londres"

Instruction pour une prise d’armes

Rapport sur la situation intérieure et extérieure de la France depuis la révolution de juillet

Appel de Blanqui aux étudiants

Formulaire de réception à la Société des Saisons

Qui fait la soupe doit la manger

Appel du Comité de la Société des Saisons

Les Accusés du 15 mai 1848 devant la Haute Cour de Bourges

A propos des clameurs contre l’avis au peuple

Proclamation à l’armée

Proclamation aux Parisiens

Proclamation du 20 février 1866

Contre le positivisme

L’éternité par les astres

L’armée esclave et opprimée

L’usure

Le communisme, avenir de la société

Capital et Travail (tome un)

Capital et Travail (tome deux)

Science et foi

La patrie en danger

Sa défense devant la Cour d’Assises

Banquet des travaileurs socialistes

Qui était Auguste Blanqui ?

Une biographie

Toast à Auguste Blanqui, détenu à Vincennes

Portraits de Blanqui

Auguste Blanqui, communiste

Writings of Blanqui (in english)

Democratic Propaganda

David Riazanov, The Relations of Marx with Blanqui

Blanquisme et social-démocratie, par Rosa Luxemburg

La révolution permanente de Blanqui

Les idées politiques et sociales de Blanqui, par V. P. Volguine

Blanquisme et marxisme, de Dommanget

Wikipedia

Blanqui et Rimbaud

Wikirouge

« Traîtres seraient les gouvernements qui, élevés sur les pavois prolétaires, ne feraient pas opérer à l’instant même :

1° - Le désarmement des gardes bourgeoises.

2° - L’armement et l’organisation en milice nationale de tous les ouvriers.

(…) Qui a du fer, a du pain.

On se prosterne devant les baïonnettes, on balaye les cohues désarmées. La France hérissée de travailleurs en armes, c’est l’avènement du socialisme. En présence des prolétaires armés, obstacles, résistances, impossibilités, tout disparaîtra.

Mais, pour les prolétaires qui se laissent amuser par des promenades ridicules dans les rues, par des plantations d’arbres de la liberté, par des phrases sonores d’avocat, il y aura de l’eau bénite d’abord, des injures ensuite, enfin de la mitraille, de la misère toujours.

Que le peuple choisisse ! »

Le toast de Londres

16 Messages de forum

  • Auguste Blanqui, « Sur la révolution »

    (1850)

    « Une révolution détermine dans le corps social un travail instantané de réorganisation semblable aux combinaisons tumultueuses des éléments d’un corps dissous qui tendent à se recomposer en une forme nouvelle. Ce travail ne peut commencer tant qu’un souffle de vie anime encore la vieille agrégation. Ainsi, les idées reconstitutives de la société ne prendront jamais corps aussi longtemps qu’un cataclysme, frappant de mort la vieille société décrépite, n’aura pas mis en liberté les éléments captifs dont la fermentation spontanée et rapide doit organiser le monde nouveau. Toutes les puissances de la pensée, toutes les tensions de l’intelligence ne sauraient anticiper ce phénomène créateur qui n’éclate qu’à un moment donné. On peut préparer le berceau, mais non mettre au jour l’être attendu. Jusqu’à l’instant de la mort et de la renaissance, les doctrines, bases de la société future, restent à l’état de vagues aspirations, d’aperçus lointains et vaporeux. C’est comme une silhouette indécise et flottante à l’horizon dont les efforts de la vie humaine ne peuvent arrêter ni saisir le contour. Il vient aussi une heure, dans les temps de la rénovation, où la discussion épuisée ne saurait plus avancer d’un pas vers l’avenir. En vain elle se fatigue à lever une barrière infranchissable à la pensée, une barrière que la main seule de la révolution pourra briser. C’est le mystère de l’existence future dont le voile impénétrable aux survivants tombe de lui-même devant la mort. Qu’on démolisse la vieille société : on trouvera la nouvelle sous les décombres ; le dernier coup de pioche l’amènera un jour triomphante. »

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  • Messieurs les jurés,

    Je suis accusé d’avoir dit à trente millions de Français, prolétaires comme moi,
    qu’ils avaient le droit de vivre. Si cela est un crime, il me semble du moins que je
    ne devrais en répondre qu’à des hommes qui ne fussent point juges et parties dans
    la question. Or, Messieurs, remarquez bien que le ministère public ne s’est point
    adressé à votre équité et à votre raison, mais à vos passions et à vos intérêts ; il
    n’appelle pas votre rigueur sur un acte contraire à la morale et aux lois ; il ne
    cherche qu’à déchaîner votre vengeance contre ce qu’il vous représente comme une
    menace à votre existence et à vos propriétés. Je ne suis donc pas devant des juges,
    mais en présence d’ennemis ; il serait bien inutile dès lors de me défendre.

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  • On ne cesse de dénoncer les prolétaires comme des voleurs prêts à se jeter sur
    les propriétés : pourquoi ? Parce qu’ils se plaignent d’être écrasés d’impôts au profit
    des privilégiés. Quant aux privilégiés, qui vivent grassement de la sueur du
    prolétaire, ce sont de légitimes possesseurs menacés du pillage par une avide
    populace. Ce n’est pas la première fois que les bourreaux se donnent des airs de
    victimes.

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  • Voilà le gouvernement que les bouches d’or du ministère nous donnent comme le chef-d’œuvre des systèmes d’organisation sociale, le résumé de tout ce qu’il y a
    eu de bien et de parfait dans les divers mécanismes administratifs depuis le déluge ; voilà ce qu’ils vantent comme le nec plus ultra de la perfectibilité humaine en matière de gouvernement ! C’est tout bonnement la théorie de la corruption poussée à ses dernières limites.

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  • « Les organes ministériels répètent avec complaisance qu’il y a des voies ouvertes aux doléances des prolétaires, que les lois leur présentent des moyens réguliers d’obtenir place pour leurs intérêts. C’est une dérision. »

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  • Le peuple n’écrit pas dans les journaux ; il n’envoie pas de pétition aux chambres : ce
    serait temps perdu. Bien plus, toutes les voix qui ont un retentissement dans la sphère politique, les voix des salons, celles des boutiques, des cafés, en un mot de tous les lieux où se forme ce qu’on appelle l’opinion publique, ces voix sont celles des, privilégiés ; pas une n’appartient au peuple ; il est muet ; il végète éloigné de ces hautes régions où se règlent ses destinées. Lorsque, par hasard, la tribune ou la presse laissent échapper quelques paroles de pitié sur sa misère, on se hâte de leur imposer silence au nom de la sûreté publique, qui défend de toucher à ces questions brûlantes, ou bien on crie à l’anarchie. Que si quelques hommes persistent, la prison fait justice de ces vociférations qui troublent la digestion ministérielle. Et puis, quand il s’est fait un grand silence, on dit : « Voyez, la France est heureuse, elle est paisible : l’ordre règne ! ... »

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  • « Mais qu’en dépit des précautions le cri de faim, poussé par des milliers de malheureux, parvienne jusqu’aux oreilles des privilégiés, ils rugissent, ils s’écrient : il faut que force reste à la loi ! »

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  • « Les apologistes du gouvernement représentatif ont principalement fondé leurs éloges sur ce que ce système consacrait la séparation des trois pouvoirs législatif, judiciaire et exécutif. Ils n’avaient pas assez de formules admiratives pour ce merveilleux équilibre qui avait résolu le problème si longtemps cherché de l’accord de l’ordre avec la liberté, du mouvement avec la stabilité. Eh bien ! il se trouve que c’est précisément le système représentatif, tel que les apologistes l’appliquent, qui concentre les trois pouvoirs entre les mains d’un petit nombre de privilégiés unis par les mêmes intérêts. N’est-ce point là une confusion qui constitue la plus monstrueuse des tyrannies, de l’aveu même des apologistes ? »

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  • Vous avez confisqué les fusils de Juillet. Oui ; mais les balles sont parties. Chacune des balles des ouvriers parisiens est en route pour faire le tour du monde ; elles frappent incessamment ; elles frapperont jusqu’à ce qu’il n’y ait plus debout un seul ennemi de la liberté et du bonheur du peuple.

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  • Il ne faut pas se dissimuler qu’il y a guerre à mort entre les classes qui composent la nation. Cette vérité étant bien reconnue, le parti vraiment national, celui auquel les patriotes doivent se rallier, c’est le parti des masses.

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  • « Par quelle fatalité, cette révolution faite par le peuple seul et qui devait marquer la fin du régime exclusif de la bourgeoisie ainsi que l’avènement des intérêts et de la puissance populaire, n’a-t-elle eu d’autre résultat que d’établir le despotisme de la classe moyenne, d’aggraver la misère des ouvriers et des paysans et de plonger la France un peu plus avant dans la boue ? Hélas ! le peuple, comme cet autre ancien, a su vaincre, mais n’a pas su profiter de la victoire. La faute n’en est pas toute à lui. Le combat fut si court que ses chefs naturels, ceux qui auraient donné cours à sa victoire, n’eurent pas le temps de sortir de la foule. Il se rallia forcément aux chefs qui avaient figuré en tête de la bourgeoisie dans la lutte parlementaire contre les Bourbons. »

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  • Blanqui devant le tribunal :

    « Ma profession ? Prolétaire ! C’est la profession de trente millions de Français qui vivent de leur travail et
    qui sont privés de leurs droits politiques. »

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  • « L’État est une pompe aspirante et foulante qui foule la matière appelée peuple pour en aspirer des milliards incessamment versés dans les coffres de quelques oisifs... »

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  • « Des individus se sont emparés par ruse ou par violence de la terre commune, et, s’en déclarant les possesseurs, ils ont établi par des lois qu’elle serait à jamais leur propriété... Ce droit de propriété s’est étendu... du sol à d’autres instruments, produits accumulés du travail désignés par le nom générique de capitaux. »

    Auguste Blanqui à son procès

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  • « Comme les capitaux stériles d’eux-mêmes ne fructifient que par la main-d’œuvre et que, d’un autre côté, ils sont nécessairement la matière première œuvrée par les forces sociales, la majorité, exclue de leur possession, se trouve condamnée aux travaux forcés, au profit de la minorité possédante... La conséquence logique d’une telle organisation, c’est l’esclavage. »

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