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Pourquoi les grandes puissances capitalistes mondiales ont occupé et occupent encore militairement Haïti ?

dimanche 3 avril 2016, par Robert Paris

Pourquoi les grandes puissances capitalistes mondiales ont occupé et occupent encore militairement Haïti ?

Ni or, ni pierres précieuses, ni pétrole, ni importante activité économique, ni tourisme, ni zones stratégique mondiale, Haïti n’a rien qui puisse attirer les classes exploiteuses du monde et pourtant les grandes puissances n’ont jamais cessé d’intervenir pour défendre leur mainmise sur cette moitié d’îlot qui est pourtant l’un des pays les plus pauvres et opprimés du monde. Actuellement, Haïti est occupée par des forces armées venues du monde entier. Ce sont encore des forces étrangères qui dirigent les forces policières. Le prétexte de cette situation a été le tremblement de terre subi par Haïti mais ce n’était nullement la vraie raison de cette intervention militaire massive, notamment américaine ou française. Et l’intervention n’avait pas davantage de but humanitaire : les besoins humanitaires ne sont toujours pas satisfaits des années après cette intervention. Le logement, la nourriture, l’éducation, la santé, rien n’est réglé en Haïti. Les maladies continuent de frapper. Les médicaments n’arrivent pas. Par exemple, le vaccin contre la diphtérie n’étant pas distribué, l’épidémie menace. La corruption reste de règle. L’argent de la solidarité internationale a été quasi entièrement détourné.

L’intervention étrangère qui a suivi le tremblement de terre n’a été que la suite des multiples attaques armées étrangères et impérialistes, que ce soit celles des pouvoirs esclavagistes, colonialistes ou impérialismes, celles de la France, de l’Angleterre, de l’Espagne ou des Etats-Unis.

A l’époque de l’esclavagisme de la France en Haïti, celle du code Noir qui réglementait les horreurs subies par le noir esclavagisé, l’île n’est pas sans intérêt économique cependant. Lorsque le peuple d’Haïti commence, avec la révolution de Boukman de 1791, de remettre en question l’esclavage, l’oppression et l’exploitation, celle-ci représente en richesse un tiers de commerce extérieur de la France (et de son empire) ce qui n’est pas rien ! Haïti fournit l’essentiel de la production mondiale de sucre, une partie notable de la production d’indigo et de café. Dans les années qui précèdent la révolution haïtienne, la production de sucre dépasse celle de toutes les colonies européennes réunies, les exportations de café bondissent : la révolution française n’a nullement représenté une diminution de l’exploitation des esclaves noirs et encore moins leur libération. Il faut même remarquer que l’esclavage atteint sur un plan en record mondial : celui du rapport numérique entre nombre d’esclaves et nombre de maîtres d’esclaves !!! Ce rapport est par exemple vingt fois supérieur à celui qui existe dans la partie espagnole de la même ile. La vie d’un esclave noir d’Haïti est celle d’un camp de concentration dans lequel la mort est programmée, affreuse et pleine d’horreurs et où le travail aaccompli ne suffit nullement à éviter les coups et les tortures…

Boukman n’est nullement le premier révolté. Les révoltes d’esclaves sont nombreuses en Haïti. Il y a un grand nombre de « nègres marrons ». Les punitions contre les esclaves révoltés sont de véritables horreurs : dévorés par les chiens, broyé dans le moulin, enduits de miel et placés dans un nid de forumis, etc…

Boukman est un créole qui sait lire. Le 14 août 1791, il débute une action qui ne ressemble en rien à celle des nègres marrons ou des individus révoltés. C’est une action collective, concertée, consciente, organisée, et qui témoigne même d’une capacité politique hors du commun…

Il commence par préparer l’action en réunissant les insurgés en pleine nuit à Bois-Caïman. Ce sont des milliers d’esclaves du nord de l’ile qui s’y retrouvent et programment la jacquerie pour le 22 août 1791. L’information n’a pas filtré et les esclavagistes français sont totalement pris par surprise. Ils sont aussi surpris par l’ampleur de cette révolte, par son organisation, par sa violence, par sa durée.

Une fois démarrée, la révolte frappe systématiquement ses ennemis, sans pitié…

De plus, la révolte d’esclaves ne cesse de s’étendre, non seulement à l’ile d’Haïti mais aussi à la Guadeloupe et à Sainte-Lucie.

La République française, qui est toujours esclavagiste, est contrainte de reculer devant la force du mouvement de libération.

Sonthonax, le proconsul d’Haîti nommé par la Convention française, proclamait encore en 1792, après un an de révolution haïtienne, qu’ « il y a deux classes en Haïti : homme libre et esclave ». Il est contraint de déclarer en août 1793 que « tous les nègres et sang-mêlés actuellement dans l’esclavage sont déclarés libres ».

Ce n’est pas la direction bourgeoise de la révolution française qui a pris conscience que, même en Haïti, « tous les hommes sont libres et égaux en droit » !

Non ! ce sont les esclaves eux-mêmes qui ont renversé l’ordre esclavagiste. Les esclavagistes ont tout intérêt à abandonner la forme même de l’esclavage s’ils veulent conserver la possession de la région et en maintenir l’exploitation. C’est un simple recul tactique de leur part.

En fait, face à la révolution des esclaves qui gagne progressivement toute la région Caraîbe, centre et sud-américaine, les grandes puissances coloniales bourgeoises opèrent un repli tactique et tentent de préserver l’essentiel.

Mais Haïti va désormais représenter le cas typique des esclaves révoltés qui représentent un danger mortel pour les classes dirigeantes.

Et c’est cette image qui ne va jamais s’effacer.

Les épîsodes vont se multiplier et se diversifier. Après Boukman, ce sera Toussaint Louverture. A près Toussaint, ce sera Dessalines.

Et les interventions militaires étrangères vont également se succéder pour écraser dans le sang cette révolution noire qui renait sans cesse de ses cendres…

Le soulèvement des esclaves entraîna de vifs débats à la nouvelle Assemblée législative de Paris. Celle-ci fut d’abord sensible aux arguments des colons : Elle envoya des commissaires civils pour ramener à l’ordre les libres et les esclaves. Alors que ces derniers étaient demandeurs d’une paix honorable, la raideur des colons ranima les révoltes. La Législative finit alors par se rallier aux arguments des Girondins comme Brissot, Elie Guadet et Armand Gensonné. Le 4 avril 1792, fut promulguée dans l’enthousiasme l’égalité des droits des libres et des blancs. Pour la faire appliquer, de nouveaux commissaires civils, dont Léger-Félicité Sonthonax et Etienne Polverel, furent envoyés à Saint-Domingue, appuyés de quatre mille volontaires de la garde nationale.

Ceux-ci débarquèrent au Cap le 18 septembre 1792, à la veille de la proclamation de la République française. Sonthonax annonça à son arrivée qu’il entendait préserver l’esclavage. Mais il avait écrit un an plus tôt : « Les terres de St Domingue doivent appartenir aux noirs. Ils les ont acquises à la sueur de leur front » et ne reçut que défiance de la part des colons. Les commissaires s’allièrent d’abord aux mulâtres pour s’imposer. Ils eurent du succès, notamment à Port-au-Prince. Mais l’exécution du roi, le 21 janvier 1793, déclencha un nouveau clivage. Le 21 juin 1793 au Cap-Français, le nouveau gouverneur Galbaud, royaliste, s’allia aux colons pour renverser les commissaires. Acculés, ceux-ci promirent la liberté à tout esclave qui se battrait pour la République. Des hordes envahirent la ville, la pillèrent et l’incendièrent. Dix mille colons s’expatrièrent.

De leur côté, l’Angleterre et l’Espagne, qui avaient déclaré la guerre à la France, attaquaient Saint-Domingue, qui par la mer, qui par les terres depuis la partie orientale de l’île, possession espagnole. Les espagnols avaient avec eux des colons royalistes ainsi que des bandes d’esclaves révoltés, comme celle de Jean-François et de Biassou, à qui ils avaient promis la liberté. A l’été, de nombreux ports et la plus grande partie du pays étaient occupés.

A la recherche d’alliés, Sonthonax proclama l’abolition de l’esclavage dans le Nord le 29 août 1793. Un mois plus tard, Polvérel fit de même dans le reste du pays.

Aprenant cette décison, la Convention vota, dans l’enthousiasme, le 4 février 1794 l’abolition de l’esclavage dans toutes les colonies. Toussaint Louverture et la révolution noire.

L’affranchi Toussaint Bréda (du nom de la plantation au Haut-du-Cap où il naquit en 1743) exerçait, malgré sa laideur et sa petite taille, un ascendant tant par ses origines africaines qu’on disait royales Arada que par ses qualités de lettré, de cavalier et de médecin par les plantes.

Il devint aide-de-camp de Georges Biassou, un des successeurs de Boukman, qui se rallia aux Espagnols de l’est de l’île en 1793 afin de combattre les colons. Initié à l’art de la guerre, il remporta plusieurs victoires audacieuses qui lui valurent le surnom de L’Ouverture. L’abolition de l’esclavage par les commissaires civils le fit réfléchir. Après un échange de courriers avec le général républicain Etienne Lavaux, il changea brutalement de camp en mai 1794. En quelques mois, il refoula les espagnols à la frontière orientale de l’île et vainquit les troupes de ses anciens chefs qui leur étaient restés fidèles. En 1795, il libéra l’intérieur des terres. La Convention l’éleva au grade de général en juillet 1795. En mars 1796, le gouverneur Laveaux, qu’il avait délivré d’une révolte au Cap, le nomma Lieutenant Général de Saint-Domingue.

A mesure de ses victoires, Toussaint confirmait l’émancipation des esclaves.

Grâce aux renforts arrivés de métropole en mai 1796, il reprit la lutte contre les anglais qui tenaient de nombreux ports. Lassés d’un combat sans espoir, ceux-ci finirent par négocier directement avec lui et abandonnèrent St Domingue le 31 août 1798.

Toussaint avait, en effet, éloigné les représentants de l’autorité métropolitaine, y compris Lavaux en octobre 1796, et Sonthonax en août 1797, pourtant revenu comme commissaire civil. Il avait habilement fait élire ces derniers députés de St Domingue à Paris. Le dernier commissaire envoyé par le Directoire, le général Hédouville, embarqua en octobre 1798, après avoir constaté que l’armée n’obéissait qu’à Toussaint.

Les mulâtres, menés par le général André Rigaud étaient les derniers à discuter son autorité. Ils tenaient le sud du pays. Avec l’aide de ses lieutenants Christophe et Dessalines, Toussaint les vainquit en août 1800 après une guerre civile sanglante d’un an. Rigaud embarqua pour la France.

Enfin, après avoir envahi en un mois la partie espagnole de St Domingue (janvier 1801), il établit son autorité sur toute l’île. Toussaint organisa la remise en marche de l’économie en invitant les colons à y revenir, y compris ceux qui avaient choisi le parti contre-révolutionnaire. Il publia le 12 octobre 1800 un réglement de culture obligeant les noirs à reprendre le travail sur les plantations. Ce travail forcé fut mal perçu par la population. En novembre 1801, une révolte éclata dans les ateliers du Nord. Il la mata et fit fusiller treize meneurs, dont son neveu adoptif, le général Moyse.

Le 8 juillet 1801, il promulgua une constitution autonomiste qui lui donnait les pleins pouvoirs à vie.

La reconquête française et la guerre d’indépendance [modifier] En représailles, Napoléon Bonaparte, qui avait signé avec l’Angleterre les préliminaires de la paix d’Amiens le 18 octobre 1801, expédia une expédition militaire française de vingt mille hommes et quatre-vingt-six vaisseaux, menée par son beau-frère le général Leclerc, pour reprendre le contrôle de l’île. Les instructions secrètes de Bonaparte étaient de rétablir l’esclavage.

Toussaint arrêta une stratégie de défense de marronnage : Devant l’arrivée des français, en février 1802, les villes furent incendiées et les troupes se retirèrent sur les hauteurs pour pratiquer une guerre d’usure. Les français investirent le plus souvent des villes en ruines, comme le Cap. Les noirs résistèrent, mais durent reculer devant la puissance de l’armée de Leclerc. A la fin avril, les français tenaient toute la côte au prix de cinq mille morts et autant de malades ou blessés.

Leclerc offrit la liberté à Toussaint et l’intégration de ses hommes dans l’armée française en échange de sa reddition. Toussaint accepta. Mais, un mois plus tard, le 7 juin 1802, trompé par de fausses garanties, il fut fait prisonnier. Il aurait dit en embarquant : "En me renversant, on n’a abattu que le tronc de l’arbre de la liberté des Noirs. Il repoussera par les racines, car elles sont profondes et nombreuses." Enfermé au Fort de Joux, dans le Jura, il y mourra le 7 avril 1803.

Les vingt mille soldats de Toussaint restèrent un temps fidèles à Leclerc. Mais ce dernier ordonna le désarmement général de la population et, pour y aboutir, usa d’exécutions sommaires. Il rétablit l’esclavage dans l’est de l’île, anciennement espagnole, en juillet 1802. En octobre 1802, les troupes ralliées aux français firent défection, sous la conduite des anciens lieutenants de Toussaint, dont Pétion, Christophe et Dessalines. Par des attaques multiples, plusieurs villes furent reprises dans le mois. Les troupes françaises, frappées de plus par les maladies tropicales, résistaient mal. Leclerc décèda de la fièvre jaune le 1er novembre.

Le général Rochambeau lui succèda. Energique, connaissant Saint-Domingue pour y avoir fait campagne en 1792, il sut reprendre quelques villes, mais pas l’intérieur du pays. Sa cruauté était telle qu’elle eut pour effet d’amplifier la résistance.

Jean-Jacques Dessalines fédèra la rébellion et lui donna une ambition de guerre d’indépendance. Le 18 mai 1803, le blanc du drapeau français fut déchiré pour créer le drapeau de l’armée indigène bleu et rouge. Il symbolisait l’alliance des noirs et des mulâtres, séparés des blancs. D’août à octobre, les villes furent reprises. Les français ne détenaient plus guère que le Cap. La défaite finale eut lieu à la bataille de Vertières le 18 novembre 1803.

Le 1er janvier 1804, Dessalines déclara l’indépendance du pays qu’il baptisa de son nom indien. Haïti devint ainsi la première république noire du monde.

Le bilan en vies humaines fut particulièrement lourd. En 1804, la population haïtienne était réduite à environ 300 000 âmes, au lieu des quelques 550 000 à la veille de la révolution.

Il faudra, de plus, attendre 1825 pour que la France de Charles X "concède" l’indépendance à Haïti, moyennant le paiement d’une indemnité de 150 millions de francs or pour "dédommager les anciens colons". Renégociée en 1838 à 90 millions, cette dette d’indépendance fut entièrement honorée par versements successifs jusqu’en 1883. Certains historiens identitaires caribéens affirment que cette dette a rendu Haïti la nation la plus sous-développée d’Amérique.

Petite chronologie des interventions militaires des grandes puissances en Haïti :

Le 12 octobre 1492 : découverte de l’île d’Haïti par Christophe Colomb et qu’il nomme Hispaniola (« Petite Espagne »)

À son deuxième voyage en 1493, il y fonda la première ville européenne du Nouveau Monde, baptisée La Isabela, et s’y installa. Après avoir vaincu, surtout par ruse, les cinq caciques qui dirigeaient le pays, les Espagnols soumirent les autochtones à des travaux forcés afin d’extraire l’or des mines. En moins de vingt-cinq ans, les populations indiennes furent décimées par la brutalité de l’esclavage et les maladies importées par les conquérants.

Le nouveau gouverneur Nicolás de Ovando tenta dès 1503 de faire venir des Noirs d’Afrique pour remplacer les autochtones. La majeure partie des esclaves noirs qui ont été deportés vers l’île sont originaires du Dahomey mais aussi de la Guinée et du Nigéria, ce qui explique l’importance du culte vaudou en Haïti (le culte vaudou est originaire du Dahomey et se pratique aussi au Nigéria) . La traite fut autorisée en 1517 par Charles Quint, qui l’interdît officiellement quinze ans plus tard, avant même la lettre Veritas ipsa de Paul III.

La ville du sud, Santo Domingo, devient le port de départ de la colonisation du Nouveau Monde. Les Espagnols importent en quantité des chevaux, bovins et porcins qu’ils laissent en liberté, ne s’intéressant qu’à l’or. Dès 1530, l’île commence à ne plus en rapporter. Les Espagnols concentrent leurs efforts dans la partie orientale de l’île qui recèle encore un peu d’or et abandonnent ensuite l’ouest.

En 1625, des Français occupèrent la partie Nord-ouest de l’île et gagnèrent progressivement vers le sud. Sous l’impulsion, en métropole du ministre Colbert et sur place du premier administrateur, Bertrand d’Ogeron, nommé en 1665, la colonie prit son essor. Sa première capitale, Le Cap-Français, fut fondée en 1670. À la suite du traité de Ryswick (1697) et de l’accession au trône espagnol d’un petit-fils de Louis XIV, le Duc d’Anjou Philippe de France (1700), l’Espagne abandonna ses prétentions à la possession de l’ensemble de l’île et toléra la présence française dans sa partie occidentale. Celle-ci devint alors la colonie de Saint-Domingue (la future Haïti). Le traité d’Aranjuez (1777) officialisa la souveraineté de la France sur ces territoires. C’est en 1685 que fut édicté le Code noir, une ordonnance de Louis XIV destinée à réglementer le régime de l’esclavage en précisant les devoirs des maîtres et des esclaves. Les dispositions pourtant sévères de ce code envers les esclaves furent souvent amplifiées.

La colonie de Saint-Domingue devint la plus riche des Antilles. À la fin du XVIIIe siècle, la valeur de ses exportations dépassait même celle des États-Unis. Cette prospérité reposait principalement sur le sucre et le café qui avaient supplanté les premières cultures et nécessitaient de grandes plantations. Au milieu du XVIIIe siècle, Saint-Domingue comptait quelque 200 000 esclaves. En 1789, à la veille de la Révolution française, elles employaient près de 500 000 esclaves noirs pour 32 000 Blancs et 28 000 gens de couleur libres (mulâtres et affranchis).

La révolte des noirs débuta en août 1791 à la suite de la Cérémonie de Bois-Caïman, dans la plaine du Nord : plus de 1 000 Blancs furent égorgés et les habitations incendiées. Sous la conduite de leurs chefs — dont le plus important fut Toussaint Louverture — les Noirs passèrent d’une révolte à une guerre de libération en s’alliant d’abord aux Espagnols de Saint-Domingue, en guerre contre la nouvelle République française. De nombreux Blancs, royalistes, soutinrent les Britanniques ou les Espagnols. Les commissaires de la Convention, guidés à la fois par leur idéal et la nécessité de se trouver des alliés, proclamèrent la liberté des esclaves ; Sonthonax, le 29 août 1793, pour la province du Nord, et Polverel, progressivement jusqu’en octobre dans les provinces du Sud et du Centre.

Comprenant que seule la République entendait libérer les esclaves, Toussaint Louverture se rallia en 1794. En quelques mois, à la tête d’une armée de 20 000 anciens esclaves, il renversa la situation militaire et libéra la moitié du territoire. En récompense, il fut nommé en 1796 général de division et vice-gouverneur de l’île. En 1798, agissant comme un gouverneur, il négocia directement avec les Britanniques la libération des ports qu’ils détenaient encore. Il démontrait ainsi qu’il était le seul chef de la colonie. Il imposa la suprématie des Noirs sur les mulâtres au cours d’une guerre civile en 1800. En 1801, il étendit même son autorité sur l’ensemble de l’île en envahissant la partie orientale espagnole et y en promulguant une constitution. Il remit l’économie de plantation sur pied en instaurant le travail forcé, n’hésitant pas à rappeler les anciens colons et à réprimer par la force la contestation des Noirs.

En se faisant nommer gouverneur à vie par la constitution du 12 juillet 1801, Toussaint Louverture défia Bonaparte. Ce dernier décida alors l’envoi de l’Expédition de Saint-Domingue, au prétexte de rétablir l’ordre. Mais en même temps que l’Expédition faisait inscrire sur les drapeaux : « Braves Noirs, la France reconnaît seule vos droits et votre liberté », le Corps législatif s’apprêtait à décréter l’esclavage dans les colonies. Bonaparte avait en effet, par un arrêté secret et antérieur à l’Expédition (du 25 décembre 1800), envoyé trois commissaires pour y rétablir les « cultures », autrement dit l’esclavage.

L’expédition de Saint-Domingue arrive le 29 janvier 1802. Elle comporte les généraux André Rigaud et Alexandre Pétion, ainsi que Jean-Pierre Boyer, « hommes de couleur » issus de Saint Domingue.

Une flotte de trente mille hommes à bord de quatre-vingt-six vaisseaux est ainsi menée par le beau-frère de Bonaparte : le général Leclerc.

Toussaint Louverture, qui était informé des projets de Bonaparte, donne l’ordre à ses lieutenants de faire une guerre d’extermination aux Français ; les villes sont incendiées et les rivières empoisonnées. Le 17 février 1802, le commandant de l’armée expéditionnaire allait mettre les chefs noirs hors la loi.

Dès son arrivée, l’expédition de Saint-Domingue se présente immédiatement, le 4 février, devant le port du Cap-Français, où commandait Henri Christophe, qui refusa de céder les forts et la place confiés à son commandement sans la permission de Toussaint Louverture. Il écrivit à Leclerc : « Si vous avez la force dont vous me menacez, je vous prêterai toute la résistance qui caractérise un général ; et si le sort des armes vous est favorable, vous n’entrerez dans la ville du Cap que lorsqu’elle sera réduite en cendres, et même sur ces cendres, je vous combattrai encore ». Lorsque Leclerc débarque, malgré la résistance qu’opposent les habitants et la milice, Henri Christophe donne l’ordre d’incendier la cité ainsi que tous les édifices publics.

Les Noirs résistent, mais reculent devant la puissance de l’armée de Leclerc. À la fin avril, au prix de cinq mille morts et autant de malades ou blessés, les Français tiennent toute la côte.

Les généraux de Toussaint Louverture, dont Christophe (en avril) et Dessalines (à la Crête-à-Pierrot après trois semaines de combat inégal et sanglant en mars 1802) se rendent aux Français après d’âpres combats si bien que Toussaint Louverture lui-même accepte sa reddition en mai 1802. Il est autorisé à se retirer sur l’une de ses plantations, à proximité du bourg d’Ennery, dans l’ouest de l’île, non loin de la côte. Le 7 juin 1802, Toussaint Louverture est arrêté malgré sa reddition et Dessalines, défait par les Français à la Crête-à-Pierrot, participe à cette arrestation4. Louverture est déporté en France, il est interné au fort de Joux, dans le Jura, où il mourra des rigueurs du climat et de malnutrition le 7 avril 1803, après avoir prophétisé la victoire des Noirs.

Toussaint Louverture neutralisé, Leclerc décide le désarmement de la population et le met en œuvre à grand renfort d’exécutions sommaires ; alors les chefs de couleur se détachent peu à peu de l’expédition de Saint-Domingue et rejoignent les insurgés, prenant conscience que cette opération n’avait d’autre but plus important que celui de rétablir l’esclavage à Saint-Domingue.

C’est en apprenant le rétablissement de l’esclavage à la Guadeloupe qu’Alexandre Pétion donne le signal de la révolte, le 13 octobre 1802. À la tête de cinq cent cinquante hommes, il marche contre le principal poste français du Haut-du-Cap, le cerne, le fait désarmer et sauve quatorze canonniers que les siens voulaient égorger : l’armée des « indépendants » est alors formée. Les généraux Geffrard, Clervaux et Christophe, viennent se joindre à Pétion qui, plein d’abnégation, cède au dernier le commandement de l’insurrection.

Dessalines rejoint alors de nouveau les révoltés, dirigés par Pétion, en octobre 1802. Au congrès de l’Arcahaye (15-18 mai 1803), Dessalines réalise à son profit l’unité de commandement. C’est lors de ce congrès que naît le premier drapeau haïtien, bicolore bleu et rouge, inspiré du drapeau français dont la partie blanche a été déchirée. Le 19 novembre 1803, à la tête de l’armée des indigènes, avec à ses côtés Henri Christophe, Dessalines impose à Rochambeau - le cruel successeur de Leclerc - qui utilisait des chiens féroces achetés à Cuba contre les insurgés, entraînés à chasser et manger les Noirs, la capitulation du Cap après la défaite des armées françaises, la veille, à la bataille de Vertières. Rochambeau n’a alors d’autre choix que d’ordonner l’évacuation de l’île.

Après le départ des Français, Dessalines provoque aussitôt le massacre de la population blanche ; à l’exception des prêtres, médecins, techniciens et de quelques négrophiles. Il redonne à Saint-Domingue son nom indien d’Haïti (Ayiti) et déclare l’indépendance de la République le 1er janvier 1804 aux Gonaïves.

La première république noire libre du monde vient alors de naître.

Mais à peine créée, la république d’Haïti est déjà endettée : la France ne reconnut l’indépendance du pays qu’en échange d’une indemnité de 150 millions de francs-or (la somme sera ramenée en 1838 à 90 millions de francs).

La révolution de Dessalines

Le 25 février 1805 : Dessalines à la tête de 30 000 hommes s’empare de Santiago. Le 7 mars l’armée haïtienne converge sur la ville de Santo Domingo et l’assiège. Le 21 mars, les assiégés reçoivent en renfort un escadron français, mené par l’amiral Comte de Missiessy. Le 28 mars, Dessalines abandonne le siège de Santo Domingo et fait retraite vers Haïti. Il va alors commencer les Massacres de 1804 en Haïti contre les blancs qui restent dans le pays (5000 morts).

L’empereur Dessalines est tué par un des généraux de Pétion dans une embuscade le 17 octobre 1806 au Pont-Rouge, à l’entrée de Port-au-Prince, trahi par l’un de ses chefs de bataillon.

Alors que le trouble régnait dans la partie occidentale de l’île et dans un climat de sécession, les Français qui restaient dans la partie orientale de l’île furent battus par les habitants hispanico-créoles, sous le commandement de Juan Sánchez Ramírez, à la bataille de Palo Hincado le 7 novembre 1808.

La capitulation française dans la partie orientale de l’île se fit à Santo Domingo le 9 juillet 1809. Les autorités réinstaurèrent alors la colonie, en l’appelant « La España Boba » (littéralement l’Espagne idiote, parce que le pays, après s’être rebellé, s’était remis volontairement sous l’autorité de l’Espagne). L’Espagne idiote dura 12 ans jusqu’à la première proclamation d’indépendance de la République dominicaine en 1821.

En 1821, la partie orientale de l’île redevenue colonie espagnole se souleva et proclama son indépendance le 1er décembre 1821.

Le nouveau président, Salnave, excita dès octobre 1867 la population contre la chambre des députés et ferma celle-ci. Le nord, puis le sud du pays firent sécession en 1868. Des groupes de paysans armés, appelés « cacos », s’organisèrent dans le nord. Toujours prêts à la révolte, ils constitueront pendant un demi-siècle l’épée de Damoclès de tous les dirigeants, y compris de ceux qui s’appuieront d’abord sur eux pour accéder au pouvoir. Plusieurs coups d’État se succédèrent. L’incurie était telle qu’en juin 1872, le gouvernement allemand utilisa la force militaire pour que l’État haïtien remboursât une dette envers des citoyens allemands.

En septembre 1883, devant une insurrection bourgeoise à Port-au-Prince, le président noir Lysius Salomon fit massacrer 4 000 mulâtres. Il fallut la menace d’une intervention étrangère pour que le calme revint. Salomon, néanmoins, sut rétablir les finances du pays ; il acheva le paiement de la dette. Il développa l’enseignement secondaire et rural. Devant une double révolte de Port-au-Prince et des cacos, il dut s’exiler en août 1888.

Après plus d’un an d’anarchie, Florvil Hyppolite prit le pouvoir. En 1891, il tint tête à la volonté des États-Unis de se faire concéder la pointe nord-ouest du pays : le môle Saint-Nicolas. La même année, devant une sédition d’une partie de sa garde, il fit massacrer 150 personnes. Il développa le téléphone et construisit plusieurs marchés, abattoirs et quais, au prix d’une forte inflation. En 1896, les révoltes reprirent ; Hyppolite mourut d’une crise cardiaque.

L’État haïtien était si déconsidéré que, fin 1897, à la suite de l’emprisonnement musclé d’un résident allemand, Lüders, l’Allemagne expédia deux navires de guerre pour exiger une indemnité exorbitante de 20 000 $ et les excuses officielles du chef de l’État, Tirésias Simon Sam, qui dut s’exécuter.

1915 : Haïti. Nouvelle intervention et occupation des troupes américaines pendant 19 ans. Les Américains décidèrent d’occuper militairement Haïti, notamment pour défendre les intérêts de la banque d’affaires américaine Kuhn, Loeb & co. Le 28 juillet 1915, la foule se préparait à lyncher le président Jean Vilbrun Guillaume Sam dans la légation de France, à la suite du massacre de 167 prisonniers politiques par ce dernier. Les rebelles « cacos » étaient dirigés par Rosalvo Bobo qui se proclamait farouchement anti-américain. Le Président américain Woodrow Wilson envoya donc le jour même les Marines à Port-Au-Prince. Ils débarquèrent pour occuper le pays jusqu’en 1934. Les commandos de Marines attaquèrent le Fort Rivière dans lequel s’étaient retranchés les insurgés cacos, hostiles au régime haïtien et à l’intervention américaine. En six semaines, les États-Unis firent élire un Président, le président du Sénat Philippe Sudre Dartiguenave et signer un Traité, base légale de l’occupation, par lequel ils prenaient le contrôle des douanes et de l’administration. L’administrateur américain avait le pouvoir de veto sur toutes les décisions gouvernementales d’Haïti et les officiers des Marines servaient dans les provinces. Ainsi, 40 % des recettes de l’État passaient sous le contrôle direct des États-Unis. L’armée était dissoute au profit d’une gendarmerie, destinée à maintenir l’ordre intérieur. Les officiers étaient américains. Les institutions locales, cependant, continuaient à être dirigées par les Haïtiens.

À la fin de l’année 1919, le pays fut en état d’insurrection. Les paysans armés, surnommés « cacos » furent jusqu’à 40 000. Leurs chefs les plus connus furent Charlemagne Péralte et Benoît Batraville qui allèrent jusqu’à attaquer la capitale, Port-au-Prince en octobre 1919. Il fallut deux ans aux Marines américains pour mater la révolte au prix de plus de deux mille morts.

Les Haïtiens conservèrent une forte hostilité envers l’occupant américain qui n’hésitait pas à faire usage des armes. En 1929, la crise économique mondiale réduisit les exportations agricoles alors que des taxes et normes nouvelles frappaient les paysans. Le 6 décembre, des paysans protestataires se heurtèrent à des Marines au lieu-dit de Marchaterre : il y eut plus de dix morts. L’opposition se déchaîna. Le Président américain Herbert Hoover proposa au Congrès l’envoi d’une commission d’enquête dans le but de se retirer d’Haïti. Les troupes américaines partirent le 21 août 1934. Les États-Unis maintiendront cependant leur contrôle sur les douanes jusqu’en 1946.

En octobre 1937, se déroule un massacre d’Haïtiens en République dominicaine. Ce fut un évènement dramatique survenu à la suite de la décision du président de la République dominicaine, Rafael Leónidas Trujillo Molina, d’éliminer physiquement les membres de la communauté haïtienne travaillant dans les plantations dominicaines. Ce massacre organisé par l’armée dominicaine, sous le nom d’"Opération Perejil" va causer la mort d’environ 20 000 Haïtiens, hommes, femmes et enfants. Ce massacre est surnommé "Kouto-a" ou kout kouto (le couteau) par les Haïtiens. Il se déroula près de la frontière haïtiano-dominicaine le long de la rivière du Massacre nommée ainsi depuis ce carnage.

L’année 1957 fut troublée de putschs, attentats et scandales. Le président provisoire Daniel Fignolé fut défait par le chef de l’armée qu’il avait nommé lui-même un mois plus tôt. En septembre 1957, l’armée organisa des élections : le médecin François Duvalier, dit « Papa Doc », fut élu président de la République, grâce au soutien des Noirs qui virent en lui le moyen de mettre fin au règne des Mulâtres. Le régime s’appuya sur une milice paramilitaire, les Volontaires de la sécurité nationale surnommés les « tontons macoutes ». Avec cette garde prétorienne personnelle, il neutralisa l’armée, sema la terreur dans tout le pays et parvint à étouffer toute résistance. En février 1971, François Duvalier organisa un plébiscite pour désigner son fils, Jean-Claude, comme successeur.

En 1984, la révolution commence en Haïti : voir ici En janvier 1986, un soulèvement populaire renversa le fils Duvalier qui s’exila en France le 7 février. La population participa au déchoucage des notabilités compromises avec le régime précédent.

Toutefois, la fin des Duvalier ne signifia pas la fin de la dictature. Une junte militaire dirigée par le général Henri Namphy prit le pouvoir. L’armée ou les anciens miliciens réprimèrent dans le sang les manifestations et tentèrent d’assassiner un prêtre activiste : Jean-Bertrand Aristide. Les élections du 29 novembre 1987 furent empêchées par l’intervention d’un groupe armé. L’armée organisa en janvier 1988 des élections qui furent boycottées. Le président élu, Leslie François Manigat, osa déplaire et dut s’exiler au bout de deux mois. En septembre 1988, un nouveau coup d’État militaire porta le général Prosper Avril au pouvoir. Acculé au départ en mars 1990 sous la pression américaine, Avril s’exila pour ouvrir la voie à des élections sous contrôle international.

Jean-Bertrand Aristide, ancien prêtre qui se fait l’avocat des pauvres, remporte la victoire le 16 décembre 1990 par 67 % des voix. Son accession à la présidence de la République redonne un peu d’espoir au peuple haïtien. Mais, le 29 septembre 1991, il est renversé par une junte militaire dirigée par le général Raoul Cédras. Aidé par la CIA et le gouvernement de George Bush père ; Aristide se réfugie alors aux États-Unis.

1994 : Haïti. Ayant occupé Haïti de 1915 à 1934 puis soutenus les deux effroyables dictatures de François et Jean-Claude Duvalier de 1957 à 1986, les États-Unis se montrent favorables au renversement par coup d’État, en 1991, contre le dictateur Raoul Cédras remplacé par le le président en exil Jean-Bertrand Aristide escorté par 22000 soldats américains. Parmi les militaires impliqués dans le coup d’État, le colonel François qui a été formé, comme les dictateurs latino-américains Noriega et d’Aubuisson, dans la même académie militaire américaine. Trois ans plus tard les États-Unis interviennent militairement pour remettre en scelle le président déchu.

2004 : Haïti. Intervention militaire US avec l’aide de la France pour chasser le président Jean-Bertrand Aristide.

2010 : le séisme sert de prétexte à une intervention impérialiste contre le peuple travailleur haïtien

2010 - L’intervention militaire en Haïti pour réprimer la population

Haïti : l’intervention "humanitaire" cache une guerre contre le peuple révolté

Les grandes puissances interviennent parce qu’elles craignent la révolution sociale

Quelle situation sociale en Haïti craignent les classes dirigeantes mondiales

Haïti : l’aide internationale à la reconstruction ... de l’Etat

Que veut dire Haïti occupée par des forces armées étrangères ?

Haïti : et pourquoi ?

Haïti : la guerre « humanitaire » de l’impérialisme

Pour le peuple haïtien, j’accuse…

Proverbe haïtien :

Konstitisyon se papie

Baionet se fe

Ce qui veut dire :

La constitution est en papier

Les baïonnettes sont en acier

Quelques films :

Commémoration du 93ème anniversaire de l’Occupation Américaine

Commémoration du 93ème anniversaire de l’Occupation Américaine

Histoire d’Haïti

Années 50 en Haïti

Années 60 en Haïti

1963 en Haïti

1982 en Haïti

1984 en Haïti

1986 : la chute de Duvalier

2 Messages de forum

  • Le Regroupement des Haïtiens de Montréal contre l’occupation d’Haïti (Rehmonco) dénonce et condamne énergiquement le choix du gouvernement libéral, dirigé par le premier ministre Justin Trudeau, de renforcer l’occupation militaire d’Haïti.

    Selon Le Devoir (9 mars 2016), le Canada aurait l’intention d’envoyer 2,000 soldats en Haïti, l’objectif étant de prendre la direction des forces de l’occupation de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (Minustah) dans le pays.

    Cette stratégie, qui aurait été discutée à Ottawa, lors de la visite du secrétaire général de l’Onu, Ban Ki-Moon, viserait à permettre au Canada de briguer un siège au Conseil de Sécurité des Nations Unies.

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  • Haïti est toujours occupée militairement par les USA et la Minustah, toujours à cause du séisme, mais du séisme social et politique que représente un peuple travailleur révolté !!!

    De nombreuses organisations haïtiennes regroupées dans une Coordination haïtienne pour le retrait des troupes de l’ONU d’Haïti rappellent entre autres :

    "...Dix (10) ans plus tard le bilan de la MINUSTAH est lourd en termes de violation du droit à l’autodétermination du peuple haïtien et celle des droits humains dont l’ONU en tant qu’Organisation qui se charge de les faire respecter. Les soldats de l’ONU participent dans les différents massacres dans les quartiers pauvres : Cité Soleil, Bel Air, La Saline, Grand-Ravine. Ils ne cessent de commettre descrimes de viol, de pendaison, d’homicide, de torture dans le pays et ceci en toute impunité. Pour eux l’immunité est synonymeà l’impunité. En 2010, les soldats de l’ONU ont introduit l’épidémie de Choléra en Haïti qui a déjà tué plus de 8.000 Haïtiens et infecté plus de 800.000 autres. La mauvaise gouvernance et la corruption sont devenues la règle sous les yeux de cette force......."

    Nous disons NON à l’occupation !

    Nous jeunes, étudiants, travailleurs, paysans, organisations syndicales, progressistes, plus que jamais, appelons à une large mobilisation contre la présence des troupes de l’ONU en Haïti le 1er juin 2014.

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