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Pourquoi une telle prolifération des cancers de la thyroïde en Algérie ?

samedi 23 avril 2016, par Robert Paris

Pourquoi une telle prolifération des cancers de la thyroïde en Algérie ?

Les cancers thyroïdiens en Algérie, voir ici

Durant ces dernières années, les cas de cancer ont augmenté de manière considérable passant de 80 cas pour 100.000 habitants en 1993 à 120 cas durant les années 2000.

Pour calmer l’opinion, le pouvoir affirme que l’Algérie rejoindrait ainsi les statistiques des pays occidentaux. Ils prétendent que l’augmentation des cancers en Algérie serait comme en Europe lié au vieillissement de la population. En somme, on serait plus malade parce qu’on vivrait plus vieux.

Il est vrai que la population agée de 60 ans et plus a plus que triplé ses effectifs de 1966 à 2008.

Mais, sur la même période, les effectifs de cancers en Algérie, eux, ont été bien plus augmentés. Il l’ont été d’une manière tout à fait différente que les effectifs de population âgée et à un moment bien différent.

On pourrait penser aux essais nucléaires français du Sahara et effectivement ceux-ci ont engendré des cancers mais qui sont localisés dans le pays (les zones sahariennes) et ne sont pas récents.

En effet, les cancers ont pris une augmentation folle à partir de la fin des années 1990 et un certain nombre de spécialistes établissent une liaison avec un événement qui s’est produit en 1986 en Ukraine : Tchernobyl !!!

Vous me direz : c’est loin l’Ukraine et ce n’est quand même pas le nuage radioactif qui aurait fait de tels dégâts ! Non, ce n’est pas le nuage !

Par contre, le régime algérien a acheté en masse des produits ukrainiens suite à la catastrophe car ces produits agricoles et industriels avaient vu leurs prix dégringoler. Le blé ukrainien ainsi que les pâtes, importés en quantité phénoménales et à bas prix, a permis de combler en masse le déficit en produits agricoles algériens et d’éviter une rupture de distribution de pain et donc d’éviter des émeutes du pain… Le blé ukrainien est donc devenu un moyen d’éviter l’explosion sociale. Le résultat est venu beaucoup plus tard, avec l’explosion… des cancers. Car le blé ukrainien provenait de régions contaminées par la catastrophe de Tchernobyl, ce qui n’avait pas préoccupé la classe dirigeante algérienne, plus soucieuse de considérations économiques et sociales… Et il n’y avait pas que les produits agricoles. Le pire est ailleurs : dans les produits pour le bâtiments car des constructions des années fin 90, il y en a partout et les familles y vivent et attrapent des cancers... Car, dans les années 1990, Russie et Ukraine vendaient massivement des armes à l’Algérie, et aussi des matériels d’infrastructures mais également des céréales et du lait…

En effet, tous ces produits bon marché, industriels comme agricoles, étaient contaminés !!!

Vous me direz : le gouvernement ukrainien ne pouvait pas vendre des produits contaminés ? Eh bien si ! Il avait décidé d’interrompre les mesures de contamination des produits exportés comme des produits vendus dans le pays…

Le cancer ne cesse de prendre de l’ampleur en Algérie. De plus en plus de personnes sont touchées par cette maladie redoutable. Chaque année, quelque 45 000 nouveaux cas sont recensés à travers tout le pays. Parmi les cancers les plus répandus se trouvent ceux des poumons, du colon et de la prostate pour les hommes, et celui du sein et de l’utérus chez les femmes. Un autre type de cancers concerne spécifiquement l’Algérie : les cancers du nez et ils sont particuliers à ce type de contamination...

Les chiffres portant sur l’ampleur de la pathologie et révélés par Abdelkader Fiala, directeur de la formation continue au ministère de la Santé, donne froid dans le dos.

Plus de 45 000 cas sont annuellement recensés, dont 80% découverts malheureusement à un stade avancé « métastasique » et ce, en dépit de l’efficacité du dépistage précoce qui peut prolonger l’espérance de vie du malade de quelques 10 ans.

Pour ce qui est de la fréquence de certains types de cancer, le responsable cite le cancer des poumons qui arrive en tête de liste dans 15% des cas chez l’homme, suivi par le cancer du côlon, de la prostate et de la vessie avec un taux de 37,5 %. Occasionné par la surconsommation du tabac, l’âge et l’hygiène de vie, le cancer des poumons est passé, en Algérie, de 11 à 20 nouveaux cas par an pour 100.000 hommes, durant la période de 1986 à 2010. Chez la femme, M. Fiala souligne la prédominance du cancer du sein et du col de l’utérus avec un taux de 40,45% et 12,5 %, respectivement.

Le directeur de la formation continue au ministère de la Santé a, par ailleurs, ajouté que le taux de prévalence de la maladie est passé de 80 nouveaux cas pour 100.000 habitants en 1990 à 130 nouveaux cas pour le même nombre d’habitants en 2010.

Mais, direz-vous, en Algérie, les cancers de la thyroïde liés au nucléaire, étaient environ de 1%.

Eh bien, justement, ils sont montés en flèche !

Environ 1 400 à 1 500 nouveaux cas de cancer de la thyroïde sont recensés chaque année en Algérie.

Les spécialistes endocrinologues et en médecine nucléaire réunis, lors d’une journée d’étude sur le cancer thyroïdien, ont tiré la sonnette d’alarme contre les cancers de la thyroïde ! Comme par hasard !!!

Selon le Pr Semrouni, président de la Société algérienne d’endocrinologie et métabolismes, en 2012, le CPMC de l’hôpital Mustapha-Pacha à Alger, a recensé 400 nouveaux cas de cancer de la thyroïde

Actuellement, précise-t-il, seules trois wilayas, à savoir Alger, Oran et Annaba, ont réussi à mettre en place un registre validé par l’OMS. Ce spécialiste explique que les malades développent la tumeur de la thyroïde sans aucune raison apparente.

Le professeur Mourad Semraoui, chef de service endocrinologie au CPMC (Centre Pierre et Marie Curie), dira qu’il n’existe pas de statistiques fiables sur le nombre de personnes atteintes à l’échelle nationale, mais précisera que son service a pris en charge, à lui seul et pour la seule année 2007, 250 cas de cancers de la tyroïde, alors qu’il y a 25 ans de cela, « il y avait 12 cas seulement dans ce service, le seul du genre au niveau national », précise-t-il. Des chiffres qui témoignent de l’évolution de la maladie. Aujourd’hui, notre pays compte une dizaine de services d’endocrinologie, dont quatre à cinq dans la capitale. Ce professeur met en exergue la recrudescence des maladies thyroïdiennes et des cancers de la tyroïde.

On l’a dit : il n’y avait qu’1% de cancers de la thyroïde et maintenant l’Algérie fait partie de la liste des pays ayant le plus fort taux d’incidence du cancer de la thyroïde…

Des spécialistes ont indiqué que le cancer de la thyroïde est en hausse et le nombre de patients est en nette augmentation, notamment chez la femme. A Alger seulement, il est d’une prévalence estimée à 11 nouveaux cas sur 100.000 femmes ! Ce type de cancer mortel chez la gent féminine occupe la 2e position après le cancer du sein après avoir été au 5e rang il y a quelques années, alors que chez les hommes, il vient au 13e rang en termes des cancers les plus fréquents.

Prés de 1500 nouveaux cas de cancer de la thyroïde recensés chaque année : les spécialistes tirent la sonnette d’alarme : lire ici

L’Algérie enregistre chaque année entre 1.500 et 2.000 nouveaux cas de cancer de cavum (rhino-pharynx), dont 20% représentent des malades ayant moins de 20 ans, a révélé mercredi à Alger le Pr. Mustapha Lounici, chef de service à l’hôpital central de l’Armée.

Mais le régime ne fait aucun effort pour systématiser la collecte des informations sur ces cancers. Personne n’a un registre exact des cancers thyroïdiens !!!

Ce n’est pas un hasard comme on l’a expliqué au dessus… Cela accuserait le pouvoir !!!

Pour les soins, on ne peut pas non plus compter sur le pouvoir !!! Lire ici

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