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Accueil du site > 06- Livre Six : POLITIQUE REVOLUTIONNAIRE > 4- Ce qu’est le socialisme et ce qu’il n’est pas > Les « propositions » de Mélenchon

Les « propositions » de Mélenchon

mercredi 21 décembre 2016, par Robert Paris

Mélenchon et Tsipras

Les « propositions » de Mélenchon, candidat du PCF, du Parti de Gauche et de la Gauche Insoumise

Elles s’intitulent :

- l’argent

- l’urgence démocratique

- la paix

- l’urgence sociale

- l’urgence climatique

Et la lutte des classes dans tout cela ?

Qui ne conviendrait qu’il y a là un ensemble de priorités pour la société et particulièrement pour les milieux populaires, en premier pour la classe ouvrière. Cependant on remarquera que jamais les programmes de Mélenchon ne parlent de la classe des exploités, sous aucune forme, ni en les appelant prolétaires, ni travailleurs, ni classe ouvrière, ni encore comme opprimés ou comme exploités. Ces termes, Mélenchon ne les emploie pas car il en appelle à la démocratie, c’est-à-dire à une idéologie dans laquelle tous les citoyens et électeurs sont égaux devant la loi et devant le vote ou devraient l’être. Dans ces conditions, le moyen numéro un du changement est… le vote et la classe ouvrière n’a pas davantage de rôle à jouer que d’autres couches sociales et finalement que tous les électeurs…

L’illusion que la démocratie bourgeoise permet réellement de changer les choses, Mélenchon la cultive à fond, aussi bien que l’ont fait le parti communiste français, le parti socialiste ou les syndicats.

Or, ce qu’affirme Mélenchon au travers de son programme, c’est que l’on peut changer l’ordre social et politique, ce qui signifie que c’est possible simplement en votant !!! Mensonge pur et simple. Si un vote permettait une telle chose, la bourgeoisie ferait sauter ce vote par une intervention policière et militaire, ce qui signifie que ce serait encore le rapport de forces des travailleurs face aux capitalistes et à leur appareil d’Etat, cette bande d’hommes en armes pour la sauvegarde de la classe dirigeante, qui serait déterminant, contrairement à ce que laisse croire Mélenchon…

Jamais Mélenchon ne laisse entendre, bien sûr, que l’on peut se passer des luttes sociales ou politiques mais jamais non plus il n’y fait allusion dans ses candidatures électorales. Et même en dehors des élections, jamais Mélenchon ne permet à qui que ce soit de savoir ce qu’il pense des stratégies syndicales, elles qui ont permis à toutes les luttes de ces dernières années d’atterrir direct dans le mur… Mais lui ne l’a jamais dit. Bien au contraire, il a seulement appelé à suivre les appels syndicaux, sans dire de s’en méfier, sans appeler les travailleurs à s’organiser de manière indépendante.

On peut se dire que, quand même, Mélenchon élu président, il ferait plein de bonnes choses comme supprimer la loi El Khomri. Mais, s’il l’affirme, cela signifie surtout qu’il ne toucherait pas à toutes les autres lois antisociales et elles sont des centaines !!!

Candidat contre quel système ? Le système capitaliste ?

Dans ces conditions, on pourra penser que Mélenchon s’il ne parle pas d’exploités dénonce les exploiteurs et les combat directement. Il affirme dans son programme : « Notre projet propose d’en finir avec ce système. »

Mais de quel système s’agit-il quand les hommes politiques se présentent comme anti-système, il suffit de voir que Trump s’est dit anti-système, Le Pen aussi, Macron encore ou Poisson, etc.

Cependant, « contre le système » ne dit pas en clair « pour la suppression du système capitaliste » et encore « pour la suppression de la propriété privée des moyens de production et des capitaux », bien évidemment. Cela signifie plutôt contre le fait que « l’oligarchie impose ses règles ».

D’ailleurs les « propositions » de Mélenchon montrent bien qu’il ne s’agit nullement d’en finir avec le pouvoir du grand capital, « capital » dont le terme n’est pas non plus employé et pas par hasard.

Les propositions contre le prétendu « pouvoir de l’argent » est de « limiter son pouvoir par des règles politiques et financières » sans dire lesquelles, « redistribuer des richesses pour réduire les inégalités » mais pas pour les supprimer et sans indiquer l’ampleur de cette « redistribution » et enfin « protéger l’écosystème ».

Quand on propose une nouvelle distribution des richesses, il faut bien comprendre que cela signifie ne pas toucher aux bases mêmes du système capitaliste qui n’est pas la distribution des richesses mais leur production, c’est-à-dire la production de la plus-value par l’exploitation du travail. En somme, il est clair que Mélenchon ne propose nullement d’en finir avec l’exploitation de l’homme par l’homme ni même de faire un seul pas dans ce sens. Au contraire, un tout petit peu de redistribution a pour but de pérenniser le système en le rendant moins injuste et moins révoltant…

En général, ceux qui parlent de « redistribuer les richesses » par le vote sous-entendent qu’on peut réaliser « plus de justice sociale » par un meilleur système d’impôts. Hollande avait promis la même chose et toute la gauche avec lui mais la réalité est là : jamais les riches n’ont été réellement appauvris en faveur des pauvres, et surtout pas les exploités en la défaveur des exploiteurs. Parce que les gouvernants n’avaient pas le programme de Mélenchon ou parce que le rôle des dirigeants de l’Etat bourgeois consiste à défendre la bourgeoisie ? Poser la question, c’est y répondre !!!

« Place au peuple » ? Auquel ?!!!

Mélenchon ne parle pas de donner le pouvoir aux travailleurs mais de « redonner sa souveraineté au peuple français », à chacun de se demander ce qu’il entend par cette « souveraineté » et qui il accuse de la lui avoir ôtée, est-ce les capitalistes, est-ce « l’étranger » comme tous les souverainistes ? L’utilisation du terme de « souveraineté » d’ailleurs en donne la réponse. Le fait de donner cette souveraineté non aux travailleurs ni même aux milieux populaires mais au « peuple français », voilà aussi qui en dit long !!! Qui est-ce donc que le « peuple français » quand on n’ignore pas que la société est divisée en gros en trois classes sociales : prolétaires, capitalistes et classe moyenne ? Rien ! C’est seulement un terme mensonger !

Le terme « peuple français » sous-entend que la nationalité est l’élément déterminant et pas le rôle économique et social au sein de la société, et encore moins la position par rapport à la question de la propriété privée des moyens de production, ceux qui la détiennent et ceux qui ne la détiennent pas, ceux qui exploitent le travail d’autrui et ceux qui ne le font pas.

Et que se passerait-il donc si « le peuple français retrouve sa souveraineté » ? Eh bien, Mélenchon affirme que « nous serons capables de créer 3,5 millions d’emplois par la relance de l’activité et l’emploi public ».

L’activité, c’est quoi ? C’est le fonctionnement des entreprises capitalistes ? Et il a besoin d’ « être relancé » ? Pourquoi donc ? Qu’est-ce qui l’empêche de fonctionner ? Le manque de souveraineté ? Quel rôle aurait donc la souveraineté nationale en termes économiques ?

Cela signifie que, si les emplois chutent en France, c’est parce que les autres pays, eux, grâce aux accords internationaux, récupèrent tous les emplois qui bénéficieraient sinon au « peuple français ».

Au lieu de la lutte des classes, on arrive, au nom de la souveraineté, à la lutte des Français contre les autres nationalités, à l’inverse même de la lutte des classes puisqu’il s’agit d’unir le peuple français, travailleurs et patrons français, contre « les étrangers », en réalité les travailleurs des autres pays !!! Voilà le souverainisme de Mélenchon à l’œuvre !

Défendre ce qui n’est pas à nous ou nous emparer de ce qu’ils nous ont volé ?

Le programme de Mélenchon « protège notre économie » écrit-il. Mais c’est quoi « notre économie » ? Est-ce que dans le monde actuel on peut parler de « notre économie » ? Est-ce que l’économie est à nous ? Est-ce que les capitaux nous appartiennent, est-ce que les entreprises nous appartiennent, est-ce que les banques nous appartiennent, est-ce que les trusts et les bourses nous appartiennent ? Bien sûr que non ! Alors « défendre notre économie », c’est encore une belle arnaque tout comme défendre « notre souveraineté » puisque les opprimés et les exploités ne sont souverains sur rien du tout !!!!

Et dans la suite de ses propositions, Mélenchon va encore défendre « notre Etat » et « notre démocratie », et même « notre république », ainsi que « notre pays, la France ».

La France est à nous opprimés et exploités ? Non !

L’Etat et la démocratie sont entre nos mains ? Non !

Cette république qui en est arrivée à sa cinquième étape a jamais été à nous ? Comme première jusqu’à cinquième, a-t-elle jamais été à nous, à ceux qui ne vivent que de leur travail, qui n’exploitent personne, qui ne possèdent pas leurs moyens de production, aux travailleurs et aux milieux populaires ? Non, mille fois non !!!

Alors, si la première, la deuxième, et jusqu’à la cinquième république ont été des républiques bourgeoises, au service des possesseurs de capitaux, en quoi « la république » serait la nôtre, en rien !!!

Pourquoi devrions nous souhaiter mettre en place une « sixième république » qui serait une sixième manière de nous piéger dans la république bourgeoise ? Et si Mélenchon voulait, au contraire, que les opprimés et les exploités dictent cette fois leur loi, pourquoi ne choisit-il pas de dire que sa démarche est la suite de la première république des travailleurs, de la commune de Paris de 1871. Car, alors, il dirait : mettons en place la deuxième « Commune des travailleurs » ! Et il ne compterait pas, pour cela, sur les élections organisées par la classe bourgeoise et à son propre service !!!

La France appartient aux capitalistes au même titre que l’Europe appartient aux capitalistes et le monde appartient aux capitalistes. Dans ces conditions, pourquoi suffirait-il que la France retrouve soi-disant « sa souveraineté » pour que l’on s’émancipe du grand capital qui n’est pas moins exploiteur et oppresseur quand il se prétend français ?!!!

A quoi servira cette « sixième république » et cette « souveraineté retrouvée » ? Il répond à « être libérés de l’austérité budgétaire et de la destruction des services publics ». Mais l’Angleterre qui a retrouvé sa souveraineté en sortant de l’Europe est-elle sortie de l’austérité ou, au contraire, entrée dans une austérité encore plus grande ? Détruit-elle moins ses services publics ou les détruit-elle plus encore ? Là encore, poser la question, c’est y répondre. Mélenchon ne s’attaque jamais aux racines des malheurs que subit la population car il ne discute jamais des vraies causes de crise et sacrifices, de la racine même de la crise du capitalisme, celle de 2007-2008 qui n’a rien à voir avec la souveraineté de la France ou avec la cinquième ou sixième république. Mélenchon est comme le malade d’une maladie qui se propose de faire des prières pour se soigner, et qui affirme qu’il faut cesser de prier le dieu du Mal pour prier le dieu du Bien !!! C’est tout aussi efficace !

Cependant, on pourrait se dire qu’il y a un slogan qu’on ne peut que soutenir : « Nous voulons que la France soit le fer de lance d’une politique internationale de paix ».

En effet, comment ne pas souhaiter que nos hommes politiques favorisent la paix du monde plutôt que la guerre ?!!!

Les questions auxquelles Mélenchon se garde de répondre

Peut-on nous expliquer seulement quelles sont les raisons qui poussent actuellement tous les hommes politiques du monde à développer partout les guerres et les discours guerriers ? Quelle logique les amène à penser qu’aujourd’hui il faut aller vers la guerre alors que les mêmes hommes politiques et les mêmes classes sociales, avant 2007, affirmaient qu’il fallait aller vers le désarmement, le rapprochement Est/Ouest ou Nord/Sud, et rapprocher USA/Europe/Japon et Russie/Chine alors qu’aujourd’hui ils font tout pour les opposer violemment ? S’il y a une explication à chercher à cette montée des violences guerrières, il ne faut pas compter sur les programmes ou propositions de Mélenchon pour nous en donner la réponse… La question n’y est même pas posée !

Certes, l’expression favorite de Mélenchon est « la France insoumise » mais il n’a pas précisé : soumise à quoi ? Avec lui au pouvoir, c’est la France qui ne sera plus soumise, pas les travailleurs, pas les exploités, pas les opprimés, pas les peuples !

Mais aujourd’hui, ce n’est pas « la France » (c’est qui la France ? ceux qui ne possèdent rien, ceux qui n’ont rien ou ceux qui ont tout ?) qui est opprimée, ce sont les travailleurs, les chômeurs et les milieux populaires, ce n’est pas pareil !!!

Mélenchon explique qu’il faut « récupérer notre indépendance militaire » en sortant de l’OTAN, comme s’il suffisait de cesser de faire partie de l’OTAN pour être indépendant des plus grandes puissances armées de la planète !!! C’est encore un mensonge !

Aujourd’hui, les armes françaises sont aux mains non des « puissances étrangères » mais des généraux français. Demain, avec Mélenchon, elles seraient également aux mains des généraux français car Mélenchon se garde de vouloir enlever les armes à la hiérarchie militaire, de casser l’appareil de répression et de tuerie de la bourgeoisie française ! Il ne conteste nullement l’utilisation de ces armées par exemple en Afrique ou dans les anciennes colonies françaises comme les Antilles.

Que signifie agir pour la paix si l’ensemble du capital mondial décide de faire basculer la terre dans une nouvelle conflagration mondiale ? Rien ! Comme le reste de propositions creuses de Mélenchon !

Le blabla de Mélenchon va jusqu’à atteindre… les hauteurs de la philosophie d’où son choix de lettre clef le « phi » grec !!! Et d’affirmer que lui serait adepte de l’ « amour de la sagesse », du « nombre d’or » symbole de l’harmonie. Que de paroles creuses et de déclarations démagogiques !

Même les affirmations sociales et économiques positives comme sur les salaires, les emplois, les retraites, la santé ou les services publics, ce ne sont encore que des promesses creuses car si on prenait à la lettre ces promesses, cela nécessiterait une lutte de classes des travailleurs, ce que le candidat président se garde de dire et de préparer !

Mais comment Mélenchon trouve-t-il les fonds pour « créer 3,5 millions d’emplois » ? Il les emprunte à la Banque centrale européenne ! Eh bien, elle est belle son indépendance !!! On ne dépend pas des organismes auxquels on emprunte, demandez-le au copain grec de Mélenchon, le chef de l’Etat grec Tsipras !!!!

Il propose donc d’augmenter l’endettement auprès des organismes financiers comme si on se soulevait en se tirant pas les cheveux !!!

Et cela signifie que les propositions économiques de Mélenchon ne s’attaquent nullement aux patrons français mais proposent au contraire d’emprunter pour les aider financièrement encore et toujours !!!

Pas un mot pour dire que l’endettement actuel de l’Etat français continuera à être payé par les impôts ou si on le fera payer aux responsables de cet endettement : les grands capitalistes !

Pas un mot pour dire que les entreprises aidées sur fonds publics depuis 2007 devraient appartenir au « public » et non au privé !

Pas un mot pour dire que nous, le peuple !, n’avons pas à payer ni les dettes des capitalistes, des banquiers, des bourses et des financiers et même que nous devons exiger le remboursement immédiat de toutes les sommes qui leur ont été donnés !

Pas un mot de Mélenchon pour nous dire qu’il est contre les aides de la BCE aux financiers par des rachats massifs de « titres pourris » !

Pas un mot de Mélenchon pour nous affirmer qu’il ne soutiendrait jamais les banques, les trusts, toutes les grandes entreprises qui se diraient menacées car, lui au contraire, est pour soutenir les entreprises française !!!

Mélenchon est beaucoup plus dissert sur ce qu’il ferait avec l’argent public, embauches massives, aides aux entreprises massives, hausses des salaires et des retraites, développement des services publics, que pour nous dire comment il récoltera cet argent public et qui paiera !

Il ne reprend pas tout à fait le slogan ancien de « faire payer les riches » mais son slogan de « redistribution des richesses » et de « un pays riche mais dont l’argent est monopolisé par une minorité » laisse entendre qu’il serait pour s’en prendre au grand capital.

C’est cela la démagogie : faire croire qu’on défend les travailleurs sans jamais le dire clairement et ne faisant pas le moindre geste qui irait véritablement dans le sens d’une mobilisation, même politique, en faveur d’un regroupement politique ou d’un programme politique de classe des travailleurs !

Mélenchon, s’il était élu, serait un autre Tsipras, ce dirigeant qui a fait voter tout le peuple grec pour dire « non à l’austérité imposée par l’Europe » avant de se donner à lui-même le rôle de mettre en place cette austérité aggravée, de casser les emplois, les retraites, les salaires, les fonctionnaires, les services publics, les travailleurs, les chômeurs ! Mélenchon soutenait Tsipras et demain il ferait de même !

Pourquoi le capitalisme s’effondre ? Pourquoi le capitalisme a atteint ses limites ? Pourquoi le capitalisme ne peut plus mener qu’à la guerre et à la barbarie mondiale ? Pourquoi les massacres d’Irak, de Syrie ou d’Ukraine nous montrent notre avenir si on reste dominés par le grand capital ?

Mélenchon n’en dit absolument rien ! C’est le médecin qui prétend connaitre les bons médicaments mais refuse de vous dire de quoi vous êtes malades !!!

Les banques et les trusts n’ont pas fini de nettoyer leurs bilans, grevés par les investissements spéculatifs pourris. Que ferait Mélenchon pour résoudre ce problème ? Les capitaux privés ont fait chuter leurs investissements productifs. Que ferait Melenchon pour leur imposer de les reprendre ? Motus et bouche cousue. Chacun attend la prochaine chute financière massive qui devra faire face à des dettes mondiales trois fois supérieures à celles de 2007. Que proposera Mélenchon dans ce cas. Silence total !

Loin de dénoncer les « plans de relance économique » massifs sur le dos des fonds publics, qu’ont réalisé tous les Etats de la planète soi-disant pour sauver les entreprises et les emplois depuis 2007, Mélenchon en propose une nouvelle mouture, encore plus couteuse et qui ne s’attaquera pas davantage aux vraies causes de l’effondrement de l’économie, puisqu’il se garde même de se poser la question de ce qu’est cette cause de la chute des investissements productifs privés !

Il ne vaut pas plus cher que les autres politiciens bourgeois. Il ne met pas davantage en cause le système qui nous jette aujourd’hui dans l’abime. Il n’offre pas du tout d’en sortir. Il ne dénonce aucun de nos véritables ennemis et tout particulièrement l’ennemi le plus pernicieux : le nationalisme !!!

Pas un mot de Mélenchon pour nous dire pourquoi les stratégies des centrales syndicales amènent systématiquement dans le mur toutes les luttes sociales ! Pas un mot pour nous dire quelles leçons tirer de ces luttes et comment nous organiser à l’avenir !

En somme, nous n’avons rien de plus et rien de moins à attendre de Mélenchon que des autres…

Avec lui comme avec les autres politiciens bourgeois, les illusions n’engagent que ceux qui y croient !

Le programme de Mélenchon

Qui est Mélenchon ?

Mélenchon, amoureux de l’impérialisme français

Le programme de Mélenchon en 2012

Mélenchon cautionne l’intervention impérialiste au Mali

Mélenchon appuie l’impérialisme français au Gabon

Le parcours de Jean-Luc Mélenchon

La politique de Mélenchon en 2012

Mélenchon et Tsipras

2 Messages de forum

  • « La parole au peuple », qu’il disait mais, dès que celui-ci se met à parler, il s’énerve et coupe le débat !!

    La discussion est démarrée par un cheminot, devant la préfecture de Périgueux, en Dordogne, lieu d’une manifestation contre la suppression d’emplois dans un technicentre, qui lance à l’adresse du candidat Mélenchon : “On vous attend au tournant, qui que vous soyez, droite, gauche, extrême droite, extrême gauche. Quand on va péter les plombs, il y aura une révolution dans le pays”.

    Jean-Luc Mélenchon, conserve tout d’abord son calme, lance un “D’accord” et lui tourne le dos pour s’en aller au lieu de discuter de la nécessité que les travailleurs surveillent les politiques et les classes dirigeantes.

    Mais le cheminot le retient, et lui répond “Droite, gauche mélangée, vous ne nous respectez pas. On arrive à un point de rupture”. Une phrase qui agace le candidat de La France insoumise, qui lance “Ca va !”.

    Mélenchon se sent visé quand la classe ouvrière se méfie des politiciens, et quand elle affirme qu’elle va tous les contrôler, c’est bien significatif !!!

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  • Mélenchon reprend les vieux discours du colonialisme français en s’ébahissant par exemple qu’avec « 11 millions de km2 de surface maritime, la France est le deuxième géant maritime mondial, presque à égalité avec les États-Unis ».

    La France est une «  nation universaliste  » qui a vocation à «  s’étendre sans fin (…) du point de vue des principes qui l’organisent et la régissent  ».

    Mélenchon s’attache à transposer la question sociale en question purement nationale et nationaliste, en opposant «  la souveraineté du peuple français  » à «  l’Europe allemande  ».

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