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Après Trump, Le Pen ?

mardi 21 février 2017, par Robert Paris

De nouveau d’actualité ?!!!

Editorial

Après les USA, l’Inde, la Turquie, la Hongrie, l’Ukraine et le Japon, après certains pays de l’Est, où l’extrême droite grimpe au pouvoir, après certains pays d’Orient et du Moyen-Orient (une extrême droite qui se cache derrière la religion), est-ce que la France basculera vers l’extrême droite ?

A entendre les média français, la montée importante de Le Pen dans les sondages pour la présidentielle, semblerait avoir un caractère franco-français. Pourtant, ce n’est pas le discours de Le Pen qui, elle, s’appuie sur le Brexit anglais et sur l’élection de Trump, affirmant que « les peuples » n’acceptent plus de se faire dicter « la loi du système ». Si l’image du « candidat anti-système », pour Le Pen, est Trump, cela en dit long puisque ce dernier est le milliardaire bien connu, l’homme des trusts pétroliers, l’homme du Ku Klux Klan, raciste et fasciste sans la moindre gène. Le Brexit de Madame May, qui gouverne maintenant l’Angleterre et entend le mettre en oeuvre, voilà un exemple pour Le Pen. Cela en dit long aussi puisque le gouvernement de May est très à droite, antisocial comme ceux qui l’ont précédé. On est fixés ainsi sur le caractère soi-disant pro-ouvrier que Le Pen entend donner à sa candidature. Si les trusts ou les banques anglaises ne paient pas le Brexit, mais les travailleurs anglais le paient déjà. Le prétendu programme social de Le Pen, puisqu’elle affirme admirer l’antisociale May, ce n’est que de l’affichage. On voit également que Trump, que Le Pen prétend aduler, annonce une entente avec l’Angleterre contre l’Europe, la France y compris. Le nationalisme français exacerbé du FN ne serait qu’un masque ? Une autre sympathie marquée de Mme Le Pen, c’est le dictateur russe Poutine ! Là encore, cela en dit long sur les sentiments démocratiques de Le Pen !

Finalement, le premier argument positif qu’engrange Le Pen, ce n’est ni à ses positions qu’elle le doit ni à son programme mais à la politique de ses adversaires, au fait que la droite et la gauche ont déjà gouverné et que la population en a ras-le-bol des uns comme des autres, de leurs discours mensongers et de leurs politiques dont les petits bourgeois et les milieux populaires ont fait les frais, au seul profit du 1% de banquiers, de patrons de trusts et de spéculateurs. Est-ce que Le Pen serait réellement l’adversaire des capitalistes ? Non, bien entendu. Les électeurs qui choisissent Le Pen ne le croient pas non plus. Mais ils s’imaginent, en poussant dehors ceux qui les ont trompé, montrer leur colère et faire ainsi pression sur les classes dirigeantes. Ils s’imaginent montrer ainsi que des corrompus comme Sarkozy, Cahuzac ou Fillon, qui pillent les fonds publics tout en faisant de la morale à la population, on en a ras-le-bol. Même si Le Pen a eu moins d’occasions de se servir aux coffres publics, elle et son parti ont montré qu’ils ne rechignaient pas aux emplois fictifs, au détournement des fonds destinés aux élus et autres corruptions diverses des politiciens bourgeois. Pas plus que Macron, l’homme des banquiers qui a d’abord cautionné la politique de Hollande avant de quitter au dernier moment le navire, et qui, lui, s’est servi des fonds de son ministère pour commencer sa campagne électorale. Là encore, les électeurs de Le Pen n’ont pas énormément d’illusions que ce serait différent avec Le Pen. Ils pensent seulement envoyer par le fond les anciens partis gouvernants pour leur donner une espèce d’avertissement, exactement comme les primaires de la gauche et de la droite ont envoyé dans le fossé tous les ténors politiques : Sarkozy, Copé, Hollande et Valls et comme le désaveu public de celui qui se présentait comme le chevalier blanc, défenseur des fonds publics, y mène Fillon.

Le principal argument positif de Le Pen, ce sont les arguments négatifs contre ses adversaires, à commencer par la gauche gouvernementale. C’est une France, qui votait majoritairement à gauche et qui a été violemment trompée et déçue, qui se trouve déboussolée et peut voter à l’extrême droite. Car la population avait majoritairement voté contre la politique droitière de Sarkozy et pas pour voir Hollande-Valls-Cazeneuve faire encore pire, plus à droite, entérinant la casse des retraites et les cassant encore plus, cassant le code du travail, développant les aides aux trusts et aux banques, cassant la santé publique et les autres services publics dont la SNCF avec toutes leurs lois et plans d’ « aides aux entreprises » comme la loi Macron, la loi El Khomri, le CICE et autres lois Sapin, etc…

Et c’est le gouvernement Hollande-Valls qui a donné crédit à tous les mensonges racistes de l’extrême droite lepéniste, affirmant que l’essentiel problème du monde actuel était l’islam, qu’il fallait lui mener une guerre intérieure et extérieure, développant plus de guerres extérieures que jamais, faisant passer la France sous l’occupation militaire de l’état d’urgence, multipliant les suppressions d’emplois dans les services publics mais embauchant massivement dans l’armée et la police en développant des thèses sécuritaires pire encore que celles de Sarkozy, allant jusqu’à interdire des manifestation écologiques de la COP21, des jeunes et des syndicats contre les licenciements ou contre la loi El Khomri, attaquant violemment des manifestants pacifiques traités comme des casseurs, attaquant violemment aussi des travailleurs grévistes comme de vulgaires terroristes ainsi qu’on la vu pour les Goodyear, les postiers ou les Air France, développant aussi une propagande violemment antisyndicale et déconsidérant les libertés et la démocratie, présentée comme du laxisme face au terrorisme et à l’intégrisme, développant aussi l’idée que l’ennemi principal de la population française serait l’islam, les roms et les migrants, pas plus pas moins qu’une Le Pen ! On rigole après quand on entend Hollande ou Valls, qui ont mille fois fait ainsi le lit de Le Pen, nous menacer du danger Le Pen !

C’est cette politique criminelle de la gauche gouvernementale qui a permis à Le Pen d’engranger des voix et des soutiens comme jamais. Il n’y a pas eu meilleurs soutiens de Le Pen que la droite et la gauche quand elles gouvernaient. Et ils continuent à faire le lit de l’extrême droite. Ils conspuent tous ensemble la jeunesse des banlieues alors que c’est leur police, celle de Cazeneuve-Hollande comme de Sarkozy-Guéant, qui monte de provocations violente impunies qui enflamment les banlieues.

Bien sûr, l’hostilité aux musulmans est l’ingrédient de base du lepénisme et cette hostilité a atteint en France des sommets, poussée aussi bien par Hollande, Valls, Cazeneuve que par Sarkozy, Fillon et aussi Macron. Ce n’est plus un groupe d’extrême droite plutôt marginal qui affirme que la France serait menacée par l’islam et les migrants, ce sont toutes les classes dirigeantes françaises qui sèment ce message de haine et de pogrom. On peut rappeler les propos de tous les dirigeants politiques des grands partis…

Mais ce que démontrent ces propos, ce n’est pas que Le Pen aurait dit la vérité, c’est que la bourgeoisie tout entière bascule vers le fascisme, vers la haine raciale, vers la violence interreligieuse et que ce n’est pas seulement les USA qui se mettent à suivre des Trump, ce n’est pas seulement quelques pays qui basculent dans le fascisme, c’est une transformation qui est trop générale pour ne pas être liée à la crise mondiale du capitalisme, celle de 2007-2008 dont le système dominant est incapable de se sortir et qui menace de se transformer en soulèvement des peuples travailleurs, comme les révolutions égyptienne et tunisienne l’ont révélé. Curieusement, la vague des terrorismes dits intégristes a été la réponse des classes dirigeantes à cette menace révolutionnaire. Les intégristes ont tenté d’endiguer la révolte, de la détourner, de la transformer en guerre, en bain de sang. Et les dirigeants des grandes puissances, menacés par la vague révolutionnaire qui menaçait de se propager à la Syrie ou la Libye notamment, ont poussé dans ce sens, ont armé des groupes terroristes dans ces deux pays entre autres. La bourgeoisie française sous l’égide de Sarkozy et Hollande a armé les groupes terroristes, les a financés, les a aidé. Soi disant pour renverser les dictateurs Kadhafi et Assad. En réalité pour endiguer les révolutions. Et, bizarrement, la poussée à l’extrême droite, dont Le Pen se félicite de faire partie, a commencé dans ces pays du Moyen Orient. Car l’intégrisme musulman est d’abord et avant tout un courant d’extrême droite nationaliste, identitaire, raciste, prônant un pouvoir fort, et fondé sur les mêmes bases qui donnent un appui à Le Pen : une petite bourgeoisie et des milieux populaires apeurés par la crise du capitalisme, déboussolés par les défaites et les renoncements des organisations ouvrières ou de gauche, dégoûtés par les mensonges des politiciens et des classes dirigeantes et qui tournent leur colère contre les étrangers, contre les autres peuples, contre les autres races ou religions. L’intégrisme musulman, ce n’est rien d’autre que du lepénisme du moyen orient !

C’est sciemment que les hommes politiques poussent à la haine contre les musulmans, contre les migrants, contre les roms, contre les fonctionnaires, contre les services publics, contre les droits démocratiques, contre les syndicats, etc. C’est sciemment que Merkel, Juncker et Hollande ont fait monter l’opinion publique d’extrême droite en faisant croire qu’ils allaient ouvrir les portes de l’Europe à une vague d’invasion de migrants alors qu’en réalité leurs polices continuaient de bloquer les frontières. C’est sciemment que l’Etat allemand a laissé croire que les migrants avaient été responsables d’une vague de viols collectifs à Francfort et on apprend maintenant que Bild, le journal qui a laissé ce bobard, reconnaît aujourd’hui que tous les témoignages qui prétendaient fonder cette affirmation étaient mensongers. C’est sciemment que les bourgeoisies ont prétendu que Saddam ou Kadhafi justifiaient des interventions guerrières des grandes puissances, prétendant qu’ils soutenaient le terrorisme et menaçaient leurs pays, et qu’ils ont ainsi détruit des pays entiers, soutenu les groupes terroristes, et lancé une vague de migrations en terrorisant des peuples entiers.

C’est sciemment que la bourgeoisie mondiale a poussé le monde à des affrontements entre peuples. C’est sciemment qu’aux USA elle pousse à des affrontements entre noirs et blancs, entre migrants et américains, entre hommes et femmes. C’est sciemment que la bourgeoisie pousse les peuples européens à la haine des migrants. C’est sciemment qu’elle pousse les peuples à la haine des musulmans. La raison de fond, comme à l’époque où les bourgeoisies européennes poussaient sciemment à la haine des juifs et des roms, est la crise mondiale de la domination capitaliste, provenant de l’impasse économique du système.

Ce qui est en jeu, ce n’est pas juste un combat politicien. Ce n’est pas une élection. Ce n’est pas un poste de président. Ce qui est en jeu, c’est notre avenir et celui de nos enfants. Les classes dirigeantes nous préparent un avenir de sang et de boue. Ils veulent nous faire revivre les années du fascisme et de la dernière guerre mondiale, en pire peut-être.

Ce qui est en jeu n’est pas l’évolution politique de la France. Bien des gens ignorent sans doute que l’extrême droite est arrivée au pouvoir déjà dans bien des régions du monde (de l’Inde où le président Modi est un chef intégriste terroriste hindou à l’Ukraine où l’Europe a imposé les fascistes prêts à attaquer des cités ouvrières au lance-flamme, d’Israël à la Turquie et au Japon) ou est en train d’y parvenir et ce que cela signifie de menaces mortelles pour le monde entier mais aussi à quel point cela souligne l’impasse auquel est parvenu le système d’exploitation économique qui a longtemps dominé le monde.

La montée politique de l’extrême droite, avec tous les Trump, les Modi, les Nétanyahou, les Erdogan, les Orban comme les Le Pen, n’est pas la cause de l’effondrement du système économique, de son impasse, de son incapacité à développer les investissements productifs, de sa dérive vers la violence généralisée, vers le racisme, vers la guerre, vers la guerre civile, elle en est la conséquence. Quant aux partis bourgeois qui se disent anti-Le Pen comme anti-Trump ou anti-Nétanyahou, anti-Modi ou anti-Erdogan, au nom de la démocratie, on ne peut compter sur eux que pour faire le lit de l’extrême droite à laquelle ils ne font que donner des arguments, des soutiens et des troupes par leur politique. Ce n’est pas les partis bourgeois qui nous sauveront du fascisme si la bourgeoisie décide que le fascisme est nécessaire pour combattre les risques de révolution sociale devant la crise du capitalisme. Ce n’est pas non plus les institutions de l’Etat bourgeois qui nous défendront, bien au contraire, comme l’ont bien montré les fascismes italien, allemand, français ou chilien notamment.

Le capitalisme ne peut plus que nous envoyer, à court ou à moyen terme, dans des impasses sanglantes même si les réformistes politiques et syndicaux continuent de nier l’évidence. On ne fera pas renaître un capitalisme dynamique créant des emplois et développant l’économie et la démocratie ne pourra qu’être remise en cause de plus en plus violemment par les classes dirigeantes partout dans le monde. Le capitalisme, ayant atteint la limite de ses capacités d’investissement, ne peut plus que décliner rapidement et jeter les peuples dans les pires violences pour cacher ses échecs et détourner les peuples de la seule issue : la révolution sociale et la suppression de la propriété privée des moyens de production qui étouffe dorénavant tout progrès économique, social et politique.

Le réseau fasciste en France

4 Messages de forum

  • Après Trump, Le Pen ? 28 février 2017 08:23

    On a un bon exemple de propos fascistes anti-fonctionnaires : ceux de Marine Le Pen qui déclarait :

    "Je veux dire aux fonctionnaires, à qui un personnel politique aux abois demande d’utiliser les pouvoirs d’État pour surveiller les opposants, organiser à leur encontre des persécutions, des coups tordus, ou des cabales d’État, de se garder de participer à de telles dérives. Dans quelques semaines, ce pouvoir politique aura été balayé par l’élection. Mais ses fonctionnaires, eux, devront assumer le poids de ces méthodes illégales. Ils mettent en jeu leur propre responsabilité. L’État que nous voulons sera patriote."

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  • Après Trump, Le Pen ? 5 mars 2017 08:16

    Le mythe de l’Etat fort en quelques citations

    « Un Etat fort ne signifie pas un peuple fort », disait Emiliano Zapata, rajoutant « un peuple fort n’a pas besoin d’un homme fort à sa tête »

    Louis XIV : « L’État, c’est moi. »

    Pierre Corneille : « Le pire des États, c’est l’État populaire. »

    Marat : « Ah ! Sauvez-le l’Etat, vous à qui il assure un sort tranquille et heureux ; n’exigez rien de nous, c’est bien assez que le destin cruel nous ait réduit à la cruelle nécessité de vivre parmi vous. »

    Karl Marx : « L’État n’est rien d’autre qu’un appareil pour opprimer une classe par un autre, et cela, tout autant dans la république démocratique que dans la monarchie. »

    Friedrich Engels : « Un État libre est un État qui est libre à l’égard de ses citoyens, c’est à dire un État à gouvernement despotique. »

    Karl Marx : « L’Etat bourgeois n’est rien de plus qu’une assurance mutuelle de la classe bourgeoise contre ses membres individuels et contre la classe exploitée, assurance qui deviendra nécessairement de plus en plus coûteuse et, apparemment, de plus en plus autonome en face de la société bourgeoise ; c’est que la répression de la classe exploitée devient de plus en plus difficile. »
    Karl Marx : « L’appareil d’État centralisé qui, tel un boa constrictor, enserre avec ses organes militaires bureaucratiques, ecclésiastiques et judiciaires, omniprésents et compliqués, le corps vivant de la société bourgeoise, fut d’abord forgé au temps de la monarchie absolue comme une arme de la société moderne naissante dans sa lutte émancipatrice contre le féodalisme. [...] La première Révolution française, dont la tâche était de fonder l’unité nationale (...) fut donc forcée de développer l’œuvre commencée par la monarchie absolue, à savoir la centralisation et l’organisation du pouvoir d’État, d’en étendre la sphère et les attributs, d’en multiplier les instruments, d’en accroître l’indépendance et l’emprise surnaturelle sur la société réelle. »

    Nicolas Sarkozy : « On peut placer la liberté au-dessus de tout, mais on ne peut pas imaginer la France sans un Etat fort. »

    François Hollande : « La France est forte et doit être consciente de sa force. »

    Alain Juppé : Un État fort, c’est un État qui assume avec autorité ses missions régaliennes de sécurité et de justice… »

    Jean-Luc Mélenchon : Nous avons besoin d’un vrai État, fort, respecté, efficace pour assurer la sûreté de tous. »

    Dominique Voyné : « N’a-t-on pas mesuré… comment était fort le besoin d’Etat… »

    Nathalie Arthaud : « On ne peut évidemment qu’être choqué des agressions gratuites répétées à l’encontre des policiers. Ils sont en première ligne pour constater la dégradation sociale et, au sens propre comme au sens figuré, la prendre en pleine figure. »

    Marine Le Pen : « Nous voulons un Etat fort, un Etat stratège, qui peut nous en faire le reproche si l’Etat c’est vous ! »

    François Fillon : « Je respecte l’État et je le veux fort. »

    Bernard Cazeneuve : « La force de notre République est de se défendre avec les armes de l’État de droit : nous proposons la prolongation de l’état d’urgence. »

    Manuel Valls : « La France, c’est la confiance dans l’Etat, à qui l’on doit donner les moyens d’agir, avec ses fonctionnaires, ses services publics, et ses services publics locaux notamment. Il faut un Etat fort, c’est-à-dire moderne, efficace, présent dans tous les territoires. »

    François Hollande : « La France ne pourra gagner que si l’État reste fort »

    Daniel Guérin dans « Fascisme et grand capital » (sur les fascismes allemand et italien) : « En Italie et en Allemagne, les magnats capitalistes disposent enfin de l’"Etat fort" souhaité, qui, par une série de mesures d’ordre social et économique, va s’appliquer à enrayer la chute de leurs profits, à rendre "rentables" leurs entreprises. »

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  • Après Trump, Le Pen ? 5 avril 2017 10:24, par Will

    Les Le Pen, une famille en or !

    Il suffit de dresser une petite liste de ce qui est connu dans les possessions familiales de Marine, celle qui se prétend le porte-parole des ouvriers, des plus démunis, des sans voix :

    - une superbe propriété de grand luxe sur les hauts de Saint-Cloud valant au bas mot 9 millions d’euros

    - une demeure cossue de Rueil-Malmaison avec 1200 m² de jardins valant 4 millions d’euros

    - une maison bretonne de la Trinité-sur-mer valant 400.000 euros

    - une villa de Millas dans les Pyrénnées orientales valant 400.000 euros

    Et on en passe des comptes en banque et autres valeurs investies ici ou là…

    Le patrimoine actuel de la seule Marine Le Pen avoisinerait en tout les trois millions d’euros !

    Et la même se moquait de Fillon, en déclarant que « ses affaires démontrent qu’il aime l’argent » et de Macron présenté comme « le candidat de l’argent » !

    Marine Le Pen n’a pas l’air d’être aussi étrangère qu’elle le prétend au monde de l’argent, au monde des revenus non déclarés, au monde des emplois fictifs et des affaires louches !!!!

    Trois millions d’euros, c’est déjà le minimum de la somme volée au fisc par les Le Pen ! Beaux défenseurs de l’intérêt public que voilà !!!

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  • Après Trump, Le Pen ? 26 avril 2017 07:57

    Depuis plusieurs années, les médias français débordaient de reportages sur la « dédiabolisation » du Front national (FN). On mettait également l’accent sur le remplacement du fondateur du parti Jean-Marie Le Pen, négationniste et ex-lieutenant d’une unité de parachutistes tortionnaires en Indochine et en Algérie, par sa fille Marine Le Pen.

    À quelques jours des élections, alors qu’elle est en bonne position pour accéder au second tour, Marine Le Pen inverse cette tendance, pour se référer directement aux fondamenttaux de son parti : l’agitation contre les immigrés et la référence au régime fasciste de Pétain.

    Elle a déclaré lors d’un meeting à Paris lundi soir qu’elle souhaite « un moratoire sur toute l’immigration légale » de plusieurs semaines, qualifiant l’immigration de « délire » et exprimant le souhait d’établir un solde de zéro entre les entrées et les sorties d’immigrants. Elle a également parlé de « conditions beaucoup plus drastiques » qu’elle souhaite appliquer à l’immigration.

    Jusqu’en 2015, son programme mentionnait un objectif de seulement 10 000 entrées d’immigrants par an (au lieu de 200 000). Dans l’objectif des présidentielles, le parti s’était ensuite contenté de réclamer un « solde migratoire » de 10 000.

    L’autre point d’ancrage politique du FN, c’est la référence au régime fasciste du maréchal Pétain. À la fondation du parti en 1972, le FN était déjà la vitrine électorale du groupe néofasciste Ordre nouveau. Le terme « ordre nouveau » était tiré du premier grand discours politique de Pétain après son arrivée au pouvoir en 1940.

    Dans le cadre de la « dédiabolisation » Marine Le Pen avait qualifié en 2011 les chambres à gaz de « summum de la barbarie ». Puis, elle avait accepté l’exclusion de son père en 2015 afin de se positionner en parti de gouvernement bourgeois crédible, décision approuvée par 53 pour cent des adhérents du parti, notamment des adhérents récents.

    Elle est revenue sur cette orientation plus présentable lors d’une déclaration sur la rafle du Vélodrome d’Hiver (Vél d’Hiv) en 1942, affirmant que « la France n’est pas responsable du Vél’ d’Hiv ». Auparavant, elle s’était déjà plainte qu’une trop grande place était accordée à la collaboration dans les programmes d’enseignement de l’Histoire.

    Avec ces provocations, Le Pen lance un appel aux éléments les plus réactionnaires de son camp, dans le contexte d’une crise sérieuse de sa stratégie électorale. Le

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