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Les personnels de l’hôpital public en ont ras-le-bol !!!

mercredi 1er mars 2017, par Robert Paris

Un mois de retard, tous les mois !

Et effectivement, c’est à cela qu’on assiste en ce qui concerne les fiches de paie. On en a plus qu’assez de ne recevoir celles du mois précédent à la fin du mois… suivant !!! Cela nous pénalise pour toutes nos démarches et retarde nos prestations ou même parfois les supprime car on nous demande des documents plus récents. Il y en a assez de ne recevoir que des cacahouètes en guise de paie et en plus ne pas pouvoir prétendre aux prestations auxquelles nous aurions droit à cause de ce retard. Mesdames et Messieurs de la direction, sachez que votre petit manège a assez duré : un mois de retard de votre part tous les mois alors qu’on nous reproche parfois des secondes de retard !!!

Elle est alèse, la direction !

L’époque faste des alèses bleues turquoise, rappelant la mer, est révolu. Au départ, on avait un super océan tant les alèses étaient grandes. Puis, ensuite, l’océan s’est réduit en lac et en flaque d’eau, tellement ils les ont raccourcis, avant de les faire disparaître complètement de l’horizon…

Après quoi on nous fait courir ?

En plus du manque cruel de personnel, nous subissons le manque de moyens matériels. Dans les services, ce défaut de matériel met le personnel à bout car, au lieu de soins à apporter aux patients, nous sommes contraints d’apporter d’abord tous nos soins à chercher du matériel de poste en poste, de service en service, de bâtiment en bâtiment et parfois de revenir sans en avoir trouvé car les autres sont logés à la même enseigne. On est payés pour soigner, pas pour courir !

Surpris par la grippe saisonnière, il faut le faire !

Nous avons quitté, paraît-il, le pic de la grippe qui a provoqué de nombreux morts en France. On a vu à quel point l’hôpital public a été incapable d’y faire face vu qu’il est déjà en flux tendu quand il ne se passe rien. On se demande ce qui se produirait en cas de grosse catastrophe sanitaire et à quel point il serait alors impossible de faire face à un afflux de milliers de personnes. On l’a vu, par exemple, à Saint-Antoine lors de la mise en place, face à la grippe, du « service de crise » qui, au sommet de l’épidémie, n’avait ni personnel, ni matériel, pas même le plus élémentaire. Il a fallu aller dans les services prendre à gauche et à droite des matériels indispensables. Cela démontre le mensonge des propos de la ministre de la Santé qui affirmait que l’hôpital public n’était nullement débordé par la grippe !

S’autoremplacer, c’est du bidon !

Le nouveau leitmotiv des cadres – on a bien vu que tous sont revenus avec la même leçon aux lèvres - c’est de s’auto-remplacer. Il n’y a pas de personnel pour vous remplacer quand vous voulez des repos ou vos congés annuels, eh bien trouvez vous-mêmes des collègues pour vous remplacer et vous les remplacerez ensuite ! Nos CA eux-mêmes sont menacés parce qu’on nous les refuse si nous ne nous arrangeons pas entre nous.

Un autre des leitmotivs de nos cadres : « vous êtes mal organisés » quand on souligne que les arrêts maladie sont non remplacés. Une fois encore, on nous rétorque que c’est à nous de « nous arranger » pour « tourner entre nous ».

Et leur dernière idée, suggérée encore par la direction, a été de nous imposer de poser nos vacances de toute l’année avant le 31 janvier alors que le règlement n’impose que le 31 mars et seulement pour les grandes vacances ! Ces cadres, qui répètent la leçon du maître mot à mot, feraient bien de se méfier : ils pourraient facilement être remplacés par des robots !

Ils veulent supprimer la suppléance ?

De nombreux signes démontrent une volonté de ne plus faire appel à la suppléance pour les remplacements. C’est sûrement encore une riche idée de Hirsch ! Cela prend de multiples formes suivant les hôpitaux mais partout, on va dans le même sens. A Tenon, les équipes de nuit se voient refuser l’appel à la suppléance pour prendre des jours de repos. A Saint-Antoine, c’est même aux équipes de jour qu’on le refuse !

Du coup, on nous impose des changements intempestifs de la veille au soir et de faire des échanges entre collègues. On se retrouve avec des CET que l’on ne peut plus prendre et on est crevé bien avant la fin de l’année ! On comprend bien que s’auto-remplacer s’est s’auto-épuiser !

Tout est fait pour imposer des changements continuels de plannings. Il semble même que le cadre qui ferait le moins appel à la suppléance serait récompensé. A force de tirer sur la corde, la direction ne s’étonnera pas qu’elle lui pète à la figure ! Merci à la direction de préparer ainsi la grève générale illimitée auto-organisée par les personnels sur tout l’hôpital public ! C’est bien la seule chose qu’elle n’aura pas volée !

La Maternité de Tenon toujours sous pression

La grève de la Maternité de Tenon s’est terminée sans avoir obtenu satisfaction sur l’essentiel et la direction a fermé la néonatalité d’une manière extraordinaire : avec une semaine de préavis ! Et elle l’a fait d’une manière délibérément conflictuelle. Elle a mis la faute de tout ce qui arrivait sur le personnel. Elle l’a fait partir de toute urgence en lui imposant de trouver des points de chute dans d’autres hôpitaux sans délai. Cela ne l’a pas empêchée ensuite de prendre d’autres personnels en CDD à la place !

La direction n’a même pas accepté de signer le protocole de fin de conflit auquel elle s’était engagée et qui ne l’engageait pas à grand-chose pourtant ! Histoire de montrer à tous les personnels à quel point elle méprise tout le monde ! Merci de la leçon : on la retient et on en fera bon usage !

Une journée d’action… comme d’habitude

Le 7 mars, on aurait bien des raisons de suivre la journée d’action des syndicats pour la sécurité sociale et la défense de l’hôpital public, contre le blocage de nos salaires, le manque de personnels et la casse du système public de santé. Par contre, nous n’avons aucune raison de penser que cette journée servira à nous organiser mieux, à nous lier d’un hôpital à l’autre, d’un secteur à l’autre, d’une profession à l’autre, et à nous lier aussi aux autres secteurs publics ou privés attaqués.

L’attaque est générale mais la riposte est divisée : les postiers d’un côté, les hospitaliers d’un autre, les cheminots d’une troisième, sans parler du privé. Quant aux journées d’action, elles ont montré qu’elles ne font nullement peur à nos adversaires du patronat et du gouvernement, pas plus que leurs dirigeants syndicaux avec lesquels ces adversaires discutaillent bien gentiment comme ils le faisaient avec Hirsch lorsque nous exigions dans la rue qu’ils cessent de négocier ! Donc c’est seulement sur nous-mêmes qu’il faudra compter pour renverser la vapeur, pour nous faire craindre, et plus encore pour réellement les faire reculer…

Il faudra pour cela des coordinations, des assemblées souveraines et qui décident des revendications, des modes d’action, des négociations ou pas négociations, de tout l’avenir de nos luttes et qui médiatisent eux-mêmes tous ces points et pas à la manière réformiste des appareils syndicaux !

Comme à Renault et à France Telecom, une direction qui nie sa responsabilité

Hirsch s’est déplacé à l’HEGP. Il ne l’a pas fait parce qu’il était préoccupé par le suicide d’un infirmier ni par le suicide d’un cardiologue. Toujours pas à cause du malade en fugue, trouvé mort dans les sous-sols ! Non, c’est pour féliciter sa directrice à l’occasion de l’inauguration d’une nouvelle plateforme de chimiothérapie à l’HEGP ! Ce n’est donc pas par inquiétude pour les personnels qui sont pourtant gravement perturbés dans leur travail par les conditions inadmissibles dans la manière de traiter les personnels. Et, à la tête de la direction générale, on a ce sinistre individu qui se déplace pour défendre « sa » directrice, une fois encore mise en cause et que Hirsch a traité de « cible vivante » avant de « lui rendre hommage ». Hirsch a cependant annoncé que la directrice de l’HEGP allait quitter son poste tout en affirmant que ce n’est pas parce qu’elle aurait démérité !!! Quant à la direction de l’hôpital, pour éviter les suicides, selon elle, il suffirait de fermer la terrasse !!! Depuis cet été, sans aucune réaction de Hirsch, c’est presque une dizaine d’infirmiers qui se seraient suicidés. La direction de l’APHP n’en tient aucun compte, considérant que, même quand la personne se suicide au travail, cela ne serait pas des accidents du travail et elle n’aurait aucune responsabilité même quand des pressions inadmissibles de la direction ont été exercées juste avant contre les personnels en question, comme cela a été le cas à l’HEGP !

Quel vaccin contre les labos pharmaceutiques ?

Le gouvernement français ne le dit pas, pas plus que la direction des hôpitaux, mais une étude scientifique canadienne le révèle : le vaccin contre la grippe saisonnière n’est efficace au maximum qu’à 42 % et c’est moins pour les personnes les plus âgées. Cette étude rappelle que l’efficacité était encore moindre pour l’hiver 2014-2015 et estimée à 18% !!! Le gouvernement a affirmé que le pic de mortalité provenait du fait qu’on ne voulait pas faire confiance aux vaccins. La réalité, c’est que ce pic provient du vaccin lui-même et qu’une fois de plus le gouvernement couvre d’abord les profits des labos, tout comme l’avait fait avant lui le gouvernement de Bachelot !

Le bulletin La Voix des Exploiteurs

La direction de l’APHP a l’audace de nous distribuer le tract qu’elle édite sous le titre mensonger « Nous, lettre des personnels de l’AP-HP » alors que c’est une lettre conçue et dirigée par Hirsch lui-même ! On y trouve évoquée ainsi l’autojustification de la direction au conseil de surveillance concernant la perte de 80 millions d’euros pour le changement de système informatique en 2011. On se souvient des 120.000 euros de repas de Macron, ministre des finances, que Cazeneuve a prétendu justifier ces dépenses et on se demande si Hirsch aurait lui aussi de tels « frais de bouche »…

Défenseur des intérêts privés au sein du public

Martin Hirsch, a présenté les conclusions d’un rapport prétendant mieux contrôler les « conflits d’intérêts » entre médecins et industriels de la santé. Mais présenter lui-même un tel rapport c’est déjà un conflit d’intérêt ! Il est partie prenante d’une telle affaire, celle qui le lie aux intérêts des labos pharmaceutiques, des entreprises de matériel médical et aux trusts du Bâtiment qui officient dans tous ses hôpitaux.

D’Etat d’urgence en… des tas de coups de matraques

Le gouvernement a décrété, jeudi dernier, qu’étaient illégales les grèves des lycéens et leurs manifestations, la police diffusant le message selon lequel on pouvait être inculpé de participation à des manifestations interdites ! Les lycéens s’étaient simplement indignés des violences policières qu’ils connaissent et subissent. Indignés du sort inadmissible de Théo. Ils dénonçaient aussi les méthodes policières allant au-delà d’une brebis galeuse. En effet, la police des polices affirme que c’est un simple accident. Pourtant, les faits prouvent que c’est une méthode employée déjà plusieurs fois sans que les victimes osent toujours porter plainte contre la police. Parler d’accident, de contrôle qui a mal tourné, comme le fait le ministre de l’Intérieur, c’est couvrir le crime que Hollande n’a pas réellement dénoncé, tout en essayant de limiter la révolte en allant au chevet de la victime.

Alors, il est maintenant illégal en France de manifester, illégal de faire grève, illégal de dénoncer ce qui est pas qu’une simple bavure, illégal de dénoncer les contrôles au faciès, les insultes racistes, les coups et les morts (celle d’Adama Traoré par exemple) ? Et alors que les policiers accusés n’ont jamais été arrêtés, jamais été faire un tour en prison ni en garde à vue, les jeunes arrêtés pour délit de solidarité, eux, sont déjà arrêtés, jugés et condamnés, y compris à de la prison ferme !

Il n’est pas illégal pour un avocat de policier ou pour un syndicat de policier ou pour l’Inspection de la police de déclarer que c’était juste un contrôle viril et musclé ? Il n’est pas illégal de traiter des jeunes de couleur de « bamboula », de les bousculer, de les provoquer, de les frapper et même de les tuer ?

Elle va bien la démocratie policière, et ce n’est ni la droite de Sarkozy-Guéant, ni l’extrême droite de Le Pen qui fait tout cela, c’est la gauche de Hollande-Valls suivie de celle de Hollande-Cazeneuve…

Oui, ce n’est pas une question de couleur politicienne, c’est un choix de la classe dirigeante de radicaliser les affrontements, de pousser d’abord, par des provocations, les jeunes de banlieues à des violences avant de les dénoncer. Sarkozy-Guéant avaient déjà monté la méthode avec le « nettoyage au karcher ». Sarkozy n’avait pas davantage réglé les vrais problèmes des banlieues que Hollande ni que le prochain locataire de l’Elysée, que ce soit Macron, Hamon, Le Pen ou Fillon. Les jeunes de banlieue vont en tôle pour un oui, pour un non, mais Macron peut détourner 120.000 euros du ministère des finances ou Fillon un million deux cent mille sans aller direct à la case prison comme les jeunes de banlieue… leur jugement à eux ayant lieu deux jours après et leur mise en tôle… tout de suite !

Et cette fois, le régime d’exception, la mobilisation policière et l’intervention violente contre les manifestants n’a pas besoin de justifications anti-terroristes comme lorsque Valls prétendait interdire les manifestations environnementales ou syndicales, ou encore celles des jeunes. Contre les jeunes de banlieue, Cazeneuve n’a même pas fait allusion à l’Etat d’urgence, pourtant prolongé sans arrêt et sans limite !

Que ce soit sous prétexte du terrorisme ou sous celui des violences des banlieues, les méthodes répressives violentes se développent et ont pour but de casser les droits démocratiques, ceux de tous les citoyens, droits que ces méthodes prétendent justement défendre ! Oui, ce sont des prétextes puisque le gouvernement se sert du terrorisme (que ses armées ont produit, soutenu ou armé) ou des violences des jeunes (que ses forces de répression ont provoqué) pour mettre en question les droits démocratiques de ceux qui veulent manifester contre les dérives du gouvernement, que ce soit sur le terrain environnemental, syndical, associatif ou des méthodes policières.

Oui, c’est la fin des droits démocratiques si on interdit le droit de manifester aux grévistes, aux travailleurs, aux jeunes, aux associations et pas aux catholiques, aux racistes, aux anti-grévistes et autres réactionnaires.

Oui, c’est la fin des droits démocratiques si on ne peut pas protester quand un jeune est violemment molesté ou tué par les forces de l’ordre alors que celles-ci n’étaient nullement menacées.

Et c’est nous tous qui sommes menacés par ces violences policières, ainsi que nos enfants ! Il n’y a pas besoin d’avoir le teint basané, de venir d’une banlieue désignée du doigt, d’une religion qui ne plait pas au pouvoir ou d’être radicalisé religieusement, socialement ou politiquement pour être demain victimes d’un Etat qui s’autorise toutes les dérives violentes. Il suffit d’être licencié et de protester. Il suffit de travailler à La Halle, dans l’une des banques, dans l’une des entreprises qui suppriment des milliers d’emplois.

Car les interdits de manifester, de faire grève, de protester, de se « radicaliser » ne touchent pas que les terroristes ou que les jeunes de banlieue violents, elle concerne toute la population travailleuse. On a bien vu que les travailleurs de Goodyear ou d’Air France étaient accusés de violence, de radicalisation, de banditisme même, alors qu’ils ne faisaient que défendre leurs emplois et leurs gagne-pain. La chemise d’un DRH, et du patron provoquant, violent et licencieur que celui-ci couvrait, était plus à défendre que la gagne-pain des travailleurs et de leur famille !

Bien des travailleurs sont trompés par le fait que, dans leur exaspération provoquée, les jeunes brûlent des voitures ou ciblent des bus, et ils ne voient que les violences provoquées et pas ceux qui les ont consciemment provoquées. Mais, surtout, ils ne voient pas que l’objectif est la radicalisation des forces de l’ordre, c’est de pousser la police à l’extrême droite, de la durcir, de la fasciser. Et la raison n’est pas à chercher dans les violences des banlieues mais dans les affrontements sociaux que prévoient les classes dirigeantes du fait de la crise de la société capitaliste.

La dérive violente des méthodes de répression a la crise économique et sociale du système capitaliste pour origine. Car les gouvernants savent qu’ils vont devoir s’attaquer de plus en plus aux droits sociaux, aux travailleurs, aux milieux populaires, aux services publics et que la corde se tend et va craquer. Hollande-Valls-Cazeneuve l’ont bien montré en voulant criminaliser les manifestations contre la loi El Khomri ou celles des environnementalistes et écologistes radicaux. Les gouvernants savent parfaitement que la crise déclenchée en 2007-2008 n’a été dépassée mais seulement momentanément retardée par des injections massives de fonds publics, et qu’elle ne fera que reprendre de plus belle très bientôt, avec la circonstance aggravante que les banques centrales n’auront plus les moyens financiers d’intervenir massivement pour sauver les trusts, les banques et les bourses.

Les Etats bourgeois de la planète, et pas seulement l’Etat français, se radicalisent, deviennent plus violents et même plus terroristes. Dans chaque pays, ils organisent des provocations qui sont censées justifier cette radicalisation de la répression. Aux USA, ils provoquent les noirs et les mexicains. Ailleurs, ce sont les musulmans. Ailleurs encore les Hindous. Partout, le monde devient plus violent. En accuser les jeunes de banlieue, c’est trouver un bouc émissaire.

Si le chômage grimpe partout dans le monde et même en Chine, en Inde ou au Brésil, ce n’est pas la faute des jeunes de banlieue ! Si des gouvernants d’extrême droite radicalisent la répression en Turquie, en Hongrie, en Inde, en Afrique, en Orient et… aux USA, ce n’est pas la faute des jeunes de banlieue. Partout dans le monde, on sait accuser de la dérive violente de la société bourgeoise, soit les noirs, soit les musulmans,soit les roms, soit les chinois, soit les kurdes, soit les caucasiens, soit les femmes, soit… les jeunes de banlieue !

Si la société se délite en France, ce n’est pas la faute des jeunes de banlieue. Les travailleurs qui se tromperaient d’ennemi feraient bien de se rappeler que, lorsqu’on casse leur emploi, que l’on ferme leur entreprise, que l’on leur interdit alors de protester, ils ne sont pas traités mieux par les forces de répression que les jeunes de banlieue et on les accuse, de la même manière, d’être des bandits, des assassins et des terroristes ! Et ce sont les policiers, soi-disant là pour les protéger des violences des banlieues, qui sont surtout là pour les casser, les matraquer, les arrêter et les faire condamner ! Et pour leur imposer les licenciements, la casse des droits sociaux et des services publics. Ne nous trompons pas d’adversaire !

La principale insécurité qui menace nos sociétés a pour racines les suppressions d’emplois, le chômage, la misère et ce sont ces causes là qui produisent les ghettos des banlieues, les violences et les révoltes. Il ne faut pas inverser les rôles. La violence et la drogue ne frappent pas les cités qui ne sont pas massivement chômeuses, qui ne sont pas rejetées de tous les emplois, qui ont du travail, des revenus, un avenir.

Il ne suffit pas de prétendre que les jeunes qui brûlent sont idiots et violents, il faut se rappeler que, si nous travailleurs ne sommes pas à l’avenir capables de mobiliser avec nous tous les milieux populaires, les travailleurs mais aussi les chômeurs, les jeunes, les immigrés, dans un vaste mouvement populaire contre les capitalistes, les spéculateurs et les banquiers, nous serons alors tous victimes de classes dirigeantes qui nous opposeront violemment les uns aux autres et nous recommencerons à subir ce qu’ont subi nos parents ou grands-parents avec la France de Vichy, celle du fascisme et de la guerre mondiale.

3 Messages de forum

  • L’APHP déclare : « L’Assistance publique-Hôpitaux de Paris vient de reconnaître "pleinement sa responsabilité" » !

    Ce n’est des nombreux suicides qu’il s’agit mais seulement du patient qui s’est égaré dans l’HEGP !!!

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  • Regrouper des hôpitaux pour supprimer lits et emplois !

    Une fois encore, on constate que l’on va regrouper trois hôpitaux (Longjumeau,, Juvisy-sur-Orge et Orsay) en cassant l’hôpital de proximité qui est pourtant une garantie de soins rapides en cas d’urgence, pour créer l’hôpital régional Nord-Essonne à Saclay, en supprimant 600 postes au moins et en faisant passer le nombre de lits de 978 à 416. Les ambulances d’urgence n’auront qu’à faire la queue dans les bouchons pour amener les malades graves à Saclay ou à chercher d’autres hôpitaux encore plus loin parce qu’il n’y aura pas assez de lits et de personnels à Saclay !!!

    Par contre, ce projet est l’un des plus grands pour le secteur du Bâtiment que les fonds publics de santé sont chargés de favoriser pour combattre la crise. Il s’agit d’une des plus grosses affaires que les trusts du Bâtiment ont réussi à se mettre dans la poche ! On n’arrête pas le progrès de la santé publique en France, vache à lait des intérêts privés du Bâtiment comme du Médicament ou du Matériel médical ! Et ce n’est pas les programmes des principaux candidats à la présidentielle qui veulent tous supprimer des emplois de fonctionnaires qui vont nous rassurer !!! Inutile d’attendre que ça s’améliore avec de nouveaux gouvernants : il vaut mieux compter sur notre capacité de changer les choses en changeant le rapport de forces !

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  • Dans le rouge !

    Le déficit de l’hôpital public est inquiétant. Il va atteindre 1,3 milliard, et on nous demande en plus 1,6 milliard d’économie…Mais les dépenses de construction de bâtiments neufs sont organisées de manière folle partout et par les mêmes qui disent qu’il faut économiser sur les effectifs et sur les moyens pour soigner et pour accueillir les patients !!!

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