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En marche ? Mais vers quel avenir ?

dimanche 30 avril 2017, par Robert Paris

Edito

En marche ? Mais vers quel avenir ?

Pris en sandwich entre Le Pen et Macron, non merci !!! Pris en sandwich entre terrorisme et anti-terrorisme, non merci !!! Pris en sandwich entre USA et Russie, non merci !!! Pris en sandwich entre république des bandits et dictature policière, militaire ou fasciste, non merci !!!

L’Amérique, de plus en plus pauvre sauf une minorité, serait représentée par le milliardaire Trump. La France de plus en plus pauvre, sauf quelques possesseurs de capitaux qui sont de plus en plus riches parce qu’ils sont nourris à milliards sur fonds publics et par la BCE, serait représentée par deux millionnaires, Le Pen et Macron ! Mensonge !

Macron, c’est un homme prêt à dépenser un SMIC par jour mais prêt aussi à imposer aux salariés de travailler plus en étant payés moins ! La bourse peut sauter de joie ! Mais qu’elle ne se rassure pas trop vite ! Le danger, pour les profiteurs, ce n’est pas Le Pen, c’est la classe ouvrière ! Elle se tait parce qu’elle ne peut pas s’exprimer dans le cirque organisé, au sein du système, mais elle n’est pas battue, elle conserve toutes ses perspectives et sa force !

On n’aurait que le choix entre la démagogie fasciste et le représentant des banquiers et des boursicoteurs au sein de la démocratie bourgeoise ? On n’aurait le choix de n’en sortir que par le fascisme ou par la dictature de quelques généraux putschistes qui s’agitent de plus en plus ? Le cheminement irait vers une dictature militaire et policière ? Et si on changeait ce parcours fatal ?

On n’aurait que le choix entre perdre son travail ou le voir devenir plus dur de jour en jour, avec un salaire plus bas, une charge de travail plus pesante ?

On n’aurait que le choix de financer les trusts de la santé et de définancer sans cesse le médicament, l’hôpital, la sécu, toute la santé publique qui ne cesse de décliner, les plus démunis n’ayant plus les moyens de se soigner et le service public de santé étant transformé en machine à profit d’un côté et en usine de l’autre.

On n’aurait que le choix entre la barbarie des terroristes et celle des armées anti-terroristes ?

On devrait renoncer aux droits démocratiques pour se protéger des attentats… la suppression de la démocratie pour défendre… la démocratie ?!!!

On devrait donner aux flics le droit d’arrêter qui bon leur semble, sans le moindre contrôle, de cogner les manifestants, d’interdire les grèves, tout cela sous prétexte des menaces terroristes, que ces mêmes flics n’ont jamais empêché !

Ou on en finit d’un seul coup avec tous ces chantages ?

Nous, travailleurs, ne sommes pas représentés dans les élections bourgeoises et les milieux populaires non plus ! La petite bourgeoisie elle-même essaie de se croire représentée dans le chevalier blanc Fillon mais c’est difficile d’y croire ! Raison de plus pour s’exprimer en dehors du système, contre le système ! Seule la classe ouvrière peut unir toutes les couches sociales qui n’exploitent personne contre le grand capital, contre les banques, contre les spéculateurs, contre les boursicoteurs, contre les trusts !

Si nous prenons conscience que nous ne sommes pas représentés, cela signifie que nous allons, à un moment ou à un autre, vouloir nous exprimer autrement.

Quel meilleur moyen que de constituer nos propres comités, nos conseils, nos assemblées, nos coordinations, nos élections de délégués…

Cela ne signifie pas que les politiciens soient de plus mauvais clowns que leurs prédécesseurs, cela ne signifie pas qu’ils soient plus menteurs ! Cela signifie que la société perd la boussole. Si la corruption grandit, c’est parce que le système capitaliste est en perte de vitesse. L’argent coule à flots d’un côté, pour « sauver le système », pour éviter que les trusts et les banques ne coulent, et, de l’autre, les hommes du système se sucrent.

Une autre époque ressemble à celle-ci : celle de la chute de Louis XVI, qui était parvenue au summum de défiance populaire, avec la multiplication des scandales, de la corruption, des détournements de fonds publics par les classes dirigeantes au moment même où les caisses de l’Etat étaient pleines de trous…

Ah ça ira, ça ira, ça ira, les financiers, les banquiers, les patrons des trusts et des sociétés publiques, à la lanterne !!!

Et le peuple aux commandes, par la Commune ouvrière et révolutionnaire ! Comme en 1871 à Paris ! Comme en 1917 à Pétrograd et Moscou ! Comme en Finlande, en Hongrie, en Bavière, en Ukraine !

Reconstruisons nos communes et détruisons leurs bastilles !

Mais on ne refera pas la révolution française de 1789 ! Pas de bourgeois démocrate pour nous tromper ! Pas de dirigeant « de gauche », pas de « démocrate », pas de réformiste syndical pour nous faire prendre des vessies pour des lanternes ! Pas de discours pour nous calmer, nous dire de rester dans la légalité bourgeoise, celle qui autorise des pleins aux as de nous jeter à la rue ! Pas de discours d’un Mélenchon, d’un Montebourg ou d’un Hamon pour nous dire qu’ils vont repeindre la république bourgeoise pour en faire une sixième république tout aussi trompeuse, voleuse et destructrice que les précédentes !

La république bourgeoise, ça suffit ! Il faudra s’en prendre définitivement au pouvoir des exploiteurs, des profiteurs, des spéculateurs et mettre en place le pouvoir des travailleurs, de ceux qui vivent de leur travail et n’exploitent personne !

Et, surtout, l’important pour les travailleurs, c’est de remettre en route leur propre mode d’expression, d’organisation, de lutte : leurs comités dans les entreprises et les quartiers et les coordonner régionalement et nationalement, en liant entre elles les entreprises, entre eux les secteurs, les corporations, en cassant toutes les barrières. C’est aussi de donner à ces organisations des perspectives qui ne respectent plus la sacro-sainte légalité du grand capital, celle qui recommande de laisser crever le chômeur et d’engraisser les milliardaires qui spéculent, qui détruisent la société !

Assez de la loi du capital qui jette à la rue des familles, qui pousse au suicide des salariés stressés, qui jette au chômage des milliers de salariés, qui bombarde des peuples entiers sous prétexte de lutte contre des groupes terroristes, eux-mêmes financés par des capitalistes !

Assez d’un pouvoir entièrement aux mains d’une infime minorité et qui se cache de plus en plus mal sous les faux semblants de la démocratie électorale ! Il faut sortir les profiteurs et les spéculateurs, les bandits de la bourse et de la finance du pouvoir ! Il faut retirer les moyens de nuire aux capitalistes et en finir avec un pouvoir d’Etat aux mains de la grande bourgeoisie ! Ce ne sont pas les élections bourgeoises qui le permettront !

La classe ouvrière va être de plus en plus amenée à se persuader qu’il est impossible de combattre l’effondrement des investissements productifs, la hausse massive du chômage et de la misère, ainsi que l’insécurité qui en découle sur tous les plans, sans s’en prendre au pouvoir bourgeois, à l’Etat bourgeois, à la propriété bourgeoise, à la légalité bourgeoise, à tout l’ordre capitaliste, sur chaque pays comme sur le monde. On ne peut régler aucun des problèmes cruciaux de l’heure, sur le terrain économique, social ou politique sans s’en prendre à l’ordre capitaliste, aux classes dirigeantes et sans mener, même au cours de luttes défensives, des actions visant à enlever tout pouvoir à ces classes dirigeantes, pouvoir économique, social et politique.

Une seule solution : la révolution sociale ! Comme vient de le démontrer la mobilisation populaire de Guyane, le baril de poudre est prêt. Une exaction de trop peut demain mettre le feu aux poudres. Un Macron, trop imbu de lui-même et de sa capacité à faire prendre des vessies pour des lanternes, voilà peut-être l’occasion de jeter le peuple travailleur dans la rue ! Mais, attention, c’est là qu’il ne faudra pas se laisser diriger par ceux qui nous ont mille et mille fois promenés, les intersyndicales et les réformistes de tous poils ! Il faudra nous diriger nous-mêmes, nous organiser nous-mêmes et imposer notre direction de la lutte, nos revendications, nos décisions !

Ce que les élections ne peuvent pas nous apporter, la lutte sociale le peut !

8 Messages de forum

  • En marche ? Mais vers quel avenir ? 1er mai 08:27, par R.P.

    Attention ! En période de crise historique du capitalisme, le nationalisme mais aussi le réformisme politique et syndical mènent… au fascisme !

    UNE SEULE SOLUTION : LA REVOLUTION SOCIALE !

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  • Le candidat d’En marche n’a pas fait mystère de son intention, s’il est élu, de revoir en profondeur le code du travail à coups d’ordonnances. Au menu : dialogue social décentralisé, limitation des indemnités prud’homales et fusion des instances du personnel.

    En perspective, de nouveaux cadeaux au patronat sans aucune contrepartie de la part des capitalistes !

    La loi El Khomri se poursuit et s’aggrave...

    ...si on laisse les directions syndicales diriger les luttes dans le mur !

    Car ce sont elles qui liment nos forces en les transformant en journées d’action...

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  • En marche ? Mais vers quel avenir ? 5 mai 07:50, par R.P.

    Le capitalisme nécrophile scie lui-même la branche sur laquelle il est assis !

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    • Prudente, la FED, banque centrale américaine, s’octroie un délai pour savoir s’il faut ou non repousser une hausse des taux d’intérêt. La croissance est si timide qu’elle craint de la détruire avant qu’elle commence même à se construire. Quelle confiance dans l’avenir du capitalisme !

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  • En marche ? Mais vers quel avenir ? 5 mai 07:52, par alain

    alors, une seule solution, la révolution ?

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  • En marche ? Mais vers quel avenir ? 5 mai 07:52, par Robert

    « Une seule solution, la révolution » n’est pas un slogan si valide, même si on peut tomber d’accord que la seule perspective valable soit révolutionnaire mais ce n’est pas « une solution », car la révolution sociale ne fait qu’ouvrir une nouvelle situation qui ouvre la porte non seulement au socialisme mais aussi à la contre-révolution, à la terreur blanche, à la guerre ! Il ne suffit pas de « faire la révolution ». Il faut aussi comprendre la révolution pour la diriger vers son succès et c’est loin d’être évident de comprendre la révolution car son fonctionnement n’est pas du tout le même que celui de la société des jours habituels…

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  • Macron a déclaré aux salariés de GM&S : « Je ne suis pas le père Noël » ! Mais l’Etat français, dirigé par Macron, est majoritaire dans Renault, trust qui a coulé GM&S !!!

    200 salariés d’un autre sous-traitant de Renault dans la Sarthe se sont mobilisés devant l’usine du Mans pour cause de menace de fermeture de leur entreprise. Le cas de GM&S en Creuse n’est pas un cas à part ni un cas rare. Renault et PSA augmentent la pression sur les sous-traitants, avec comme conséquence des suppressions d’emplois et des fermetures… Là non plus, Macron n’est pas le père Noël, il est le père la bavure !!!

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  • Selon le magazine Alternatives Economiques, qui affirme avoir pris connaissance des préprojets d’ordonnances sur les licenciements pour motif économique et sur la reprise d’activité de site, le ministère du Travail envisagerait notamment de relever le seuil de déclenchement d’un plan de sauvegarde pour l’emploi (PSE), qui avait été fixé par les partenaires sociaux dans un accord national interprofessionnel du 20 octobre 1986.

    Actuellement, l’ouverture d’un PSE est obligatoire dans les entreprises d’au moins 50 salariés, lorsque le projet de licenciement concerne au moins 10 salariés sur une période de 30 jours. Le projet du gouvernement serait de remonter ce seuil à 30 salariés, toujours sur 30 jours.

    Une entreprise pourrait donc réaliser jusqu’à 29 licenciements économiques sans devoir ouvrir un PSE.

    Le projet du gouvernement prévoirait également d’alléger les mesures obligatoires de reclassement (interne ou externe, formation, soutien à la création d’activités nouvelles ou à la reprise d’activités existantes, etc) intégrées à un PSE : une entreprise doit officiellement tout mettre en œuvre pour reclasser un salarié qu’il prévoit de licencier.

    Le gouvernement réintroduirait une disposition de la loi El Khomri consistant à évaluer la cause économique des licenciements au niveau d’un établissement et non plus d’une entreprise ou d’une branche d’activité d’un groupe. La majorité précédente y avait renoncé face à l’opposition des syndicats.

    Concernant les cessions d’activité, le gouvernement pourrait étendre à toutes les entreprises (de plus de 50 salariés) la possibilité données aujourd’hui aux plus grandes (1.000 personnes minimum), de réaliser un pan social en amont de la reprise de son activité.

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