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Les classes dirigeantes sont-elles vraiment capables de nous plonger dans la barbarie d’une troisième guerre impérialiste mondiale ?

samedi 13 mai 2017, par Robert Paris

édito

Les classes dirigeantes sont-elles vraiment capables de nous plonger dans la barbarie d’une troisième guerre impérialiste mondiale ?

La réponse est non : pas avant d’être sures que la crise économique va faire plonger le système capitaliste dans le gouffre !

Mais, oui, dès qu’elles en seront convaincues !!! L’horreur ne les arrêtera nullement pas plus qu’elle ne les a jamais arrêtées !

Et cela pour une raison qui n’est ni la méchanceté, ni la cruauté, ni le cynisme, mais la conscience de classe : ne pas jeter le monde dans la boucherie guerrière mondiale en cas d’effondrement économique, ce serait laisser tout simplement le pouvoir au prolétariat révolutionnaire et communiste !!!

Tous les jours, des incidents militaires graves ont lieu qui pourraient déboucher aisément sur des affrontements militaires à grande échelle car ils opposent non seulement les armées des plus grandes puissances aux groupes terroristes mais aussi ces armées entre elles : l’Europe et les USA, appuyés par le Japon, le Canada et l’Australie, à la Corée du nord et même à la Chine et à la Russie. Ces affrontements peuvent du jour au lendemain passer de la menace à la guerre. Les avions militaires se frôlent, les sous-marins en font autant, les mouvements armés se font face en mer de Chine, en Ukraine, en Syrie ou ailleurs… Des manœuvres militaires occidentales font face à d’autres manœuvres militaires de la coalition Chine-Russie-Iran-Syrie… Menace de guerre mondiale en Ukraine, en Syrie, en mer de Chine, en Corée du nord, au Cachemire, au Yémen, guerre Inde/Cachemire, guerres chiites/sunnites, etc…

A quoi jouent les dirigeants des grandes puissances à simuler ainsi des débuts d’affrontements armés qui pourraient mener à la guerre mondiale ? Pourquoi ont-ils repris la course aux armements qu’ils avaient abandonnée suite à la chute du mur de Berlin ?

L’un des symptômes que la crise du monde capitaliste n’est pas en voie de résolution mais en chemin vers l’effondrement du système, ce n’est pas seulement la hausse mondiale du chômage, la hausse mondiale de la misère, la hausse mondiale des maladies, des populations qui ne peuvent plus se soigner, la hausse mondiale de la spéculation qui détruit l’investissement productif, la hausse des dettes publiques au profit des trusts et des banques, c’est aussi la hausse mondiale des armements, des affrontements, des guerres et des menaces de guerre mondiale.

Avec des tensions sur la péninsule coréenne déjà sur le fil du rasoir, les États-Unis ont expédié le sous-marin nucléaire, USS Michigan dans la région. Le sous-marin, qui est capable de lancer jusqu’à 150 missiles de croisière Tomahawk à plus de 1500 kilomètres, est attendu aujourd’hui dans le port sud-coréen de Busan.

L’arrivée de l’USS Michigan coïncide avec la spéculation médiatique intense selon laquelle la Corée du Nord mènera un essai, soit nucléaire, soit de missile balistique, pour marquer sa Journée de la Fondation Militaire. L’administration Trump a déclaré à maintes reprises que les États-Unis utiliseront « toutes les options » pour empêcher Pyongyang de développer un missile balistique intercontinental nucléaire (ICBM) capable de frapper le continent américain.

En même temps, le porte-avions nucléaire USS Carl Vinson, avec son groupe d’attaque de destroyers et croiseurs, se dirige vers les eaux de la péninsule coréenne. Selon les derniers reportages, le Carl Vinson se trouvait dans la mer des Philippines où il a rejoint deux destroyers japonais et rencontrera ensuite des navires de guerre sud-coréens en route pour le nord. Les forces aériennes américaines et sud-coréennes participent actuellement à manœuvres conjointes.

Plus tôt ce mois, le président Trump a averti la Corée du Nord que les États-Unis « envoyaient une armada » en Asie du Nord-Est. « Nous avons des sous-marins. Très puissants. Beaucoup plus puissants que le porte-avions. Je peux vous le dire », a-t-il déclaré au Fox Business Network.

Trump a renforcé la menace hier quand il a rencontré les ambassadeurs des membres du Conseil de sécurité de l’ONU, déclarant que le statu quo en Corée du Nord était « inacceptable ». En demandant à l’ONU d’imposer des sanctions supplémentaires et plus fortes, il a qualifié l’arsenal nucléaire rudimentaire de Pyongyang de « menace réelle pour le monde », « un grand problème mondial » que « nous devons enfin régler ».

Le claironnement guerrier incessant a continué la semaine dernière avec des déclarations des ministères américains de la défense et des affaires étrangères. Le porte-parole du Pentagone, Gary Ross, a condamné Pyongyang pour « des actions et une rhétorique provocatrices et déstabilisantes, disant : « Les programmes d’armes illégales de la Corée du Nord représentent une menace claire et grave pour la sécurité nationale des États-Unis. »

Trois mois après l’arrivée au pouvoir du gouvernement le plus à droite dans l’histoire moderne des États-Unis, le sens de la doctrine de « l’Amérique d’abord » proclamée par Donald Trump dans son discours inaugural a été indiqué clairement par les actes de Washington : la guerre américaine partout.

La plus récente menace d’agression militaire a été prononcée mercredi par le secrétaire d’État Rex Tillerson contre l’Iran. Elle est intervenue au milieu de la stratégie de la corde raide nucléaire de Washington sur la péninsule coréenne et suivait l’attaque américaine aux missiles de croisière lancée contre la Syrie au motif d’allégations sans aucune preuve sur l’utilisation d’armes chimiques, et le bombardement en Afghanistan avec la bombe la plus destructrice utilisée depuis les attaques atomiques sur le Japon en 1945.

La diatribe belliqueuse de Tillerson est intervenue un jour après que le gouvernement a certifié au Congrès américain que Téhéran respecte pleinement l’accord nucléaire négocié en 2015 avec les grandes puissances, réduisant son programme nucléaire en contrepartie de la levée de sanctions économiques punitives. Les termes de l’accord empêchent l’Iran de développer des armes nucléaires, ce que son gouvernement a toujours dit n’avoir jamais eu l’intention de le faire.

La déclaration du secrétaire d’État américain semblait avoir été orchestrée pour dissiper toute illusion que le respect par Téhéran de l’accord nucléaire aurait la moindre influence sur les intentions de Washington d’organiser des provocations militaires ou des agressions directes contre l’Iran.

Tillerson a lancé une accusation cinglante, bien que parfois peu cohérente, contre l’Iran, « le principal État commanditaire du terrorisme dans le monde ». Il l’a accusé d’avoir « intensifié de multiples conflits et compromis les intérêts des États-Unis dans des pays comme la Syrie, le Yémen, l’Irak et le Liban, et avoir continué à soutenir les attaques contre Israël. »

Il a ensuite dénoncé l’Iran pour ce qu’il a qualifié de « l’un des plus graves bilans du non-respect des droits de l’homme au monde. »

De telles allégations, qui sortent de la bouche de l’ancien PDG d’ExxonMobil, qui est maintenant le visage de Washington dans le monde, puent l’hypocrisie.

En Syrie, au Yémen et en Irak, l’impérialisme américain porte la responsabilité directe de la mort de plus d’un million de personnes, du déplacement de dizaines de millions d’autres et, dans le cas du Yémen, de la conduite d’une population entière au bord de la famine. L’invasion américaine de l’Irak il y a 14 ans, les interventions militaires directes des Américains et les guerres orchestrées par la CIA pour les changements de régime en Libye et en Syrie, et le soutien des États-Unis pour la guerre presque génocidaire dirigée par l’Arabie Saoudite contre les Yéménites, ont détruit des sociétés entières et transformé une grande partie de la région en un gigantesque champ de bataille.

Bien sûr, les classes dirigeantes affirment que cette montée des menaces mondiales de guerre n’est pas due à la crise économique du capitalisme ayant atteint son sommet en 2007 et seulement retardée depuis, que les perspectives économiques sont bonnes, que les banques ont de bons chiffres, que la cause des affrontements, des guerres, des menaces armées de toutes sortes sont ailleurs : terrorisme, intégrisme, affrontements avec la Syrie, la Russie, la Chine, le Yémen, la Corée du nord et on en passe… Des pays en guerre et des pays où les grandes puissances interviennent militairement, la liste en grandit sans cesse, des pays qui entrent en guerre avec leurs voisins ou en menacent, avec des troupes de part et d’autre des frontières, avec le doigt sur la gachette comme le Maroc et l’Algérie, comme la Corée du nord et la Corée du sud, comme Israël et le Liban. Elle est loin l’époque où les classes dirigeantes affirmaient qu’avec la fin du mur de Berlin, avec la chute du stalinisme, c’était aussi la fin des guerres et des dictatures !

Bien sûr, personne ne peut nier l’existence du terrorisme ! Mais sous le même vocable on nous présente des choses extrêmement différentes : d’un côté des individus terroristes radicalisés qui tuent de manière qu’on pourrait qualifier d’artisanale même si elle fait peur et de l’autre des armées terroristes qui dominent plusieurs pays, qui détiennent armes, argent et troupes en masse qui sont capables de faire face à plusieurs armées occidentales. Et les Etats, qui prétendent combattre ces individus dangereux, sont les mêmes qui ont financé, armé, aidé les armées terroristes, sous prétexte de renverser des dictateurs, des Saddam, des Kadhafi, des Assad, des Gbagbo. Même si on nous qualifie de « théorie du complot », il faut bien admettre que les USA, la France et l’Angleterre ont organisé des interventions armées qui ont détruit des pays entiers (Afghanistan, Irak, Pakistan, Yémen, Libye, Syrie…) sans y détruire la dictature, sans en finir avec le terrorisme, sans libérer les peuples qu’ils prétendaient défendre. Il faut bien admettre que les mêmes Etats occidentaux qui envoient leurs armées pour écraser ces pays n’en ont rien à faire que les peuples de ces pays soient contraints de quitter brutalement leurs maisons, leurs pays, qu’ils soient obligés de partir sur les routes, dans les bâteaux, qu’ils soient sous la coupe des passeurs, des bandits, des fascistes, qu’ils subissent des exactions, des violences, qu’ils soient rejetés de partout.

Qui peut nier que les USA aient fabriqué Al Qaïda, financé et armé Ben Laden sous prétexte de combattre la Russie ? Qui peut nier que les USA aient alors pris la tête d’une organisation mondiale de recrutement d’intégristes militants, qu’ils les aient organisé, qu’ils leur aient appris à tuer à grande échelle ? Qui peut nier que les USA aient soutenu également des groupes terroristes contre Saddam Hussein en Irak ? Qui peut nier que les USA et la France aient soutenu des groupes terroristes en Libye sous prétexte de renverser Khadafi ? Qui peut nier que les USA et la France aient soutenu des groupes terroristes en Syrie sous prétexte de renverser Assad ? Quel est le pays où ces grandes puissances ont mené des interventions armées et où ils aient apporté autre chose que la désolation, le désastre, l’effondrement de toutes les infrastructures, de tout le développement économique, de toutes les libertés.

Les responsables des Etats occidentaux ne font qu’utiliser cette situation, qu’ils ont eux-mêmes contribué à créer, pour justifier des dérives sécuritaires et liberticides soi-disant pour protéger les peuples des risques terroristes. Ils se servent des peurs qu’ils ont contribué à développer pour justifier la suppression des libertés, du droit de grève, du droit de manifester, du droit de critiquer, du droit de se protéger des dérapages policiers, du droit de critiquer, du droit de de s’informer, du droit de ne pas être enfermé sans jugement, du droit de ne pas être licencié sous prétexte de « radicalisation », un terme qui met dans le même sac le travailleur qui défend son emploi avec le tueur terroriste !!!

Oui, le but de la montée des violences guerrières, terroristes, policières, anti-terroristes, répressives, fascistes, c’est de répondre à la montée des mécontentements des peuples face à la crise !

Ce n’est pas des dictatures que les classes dirigeantes veulent se débarrasser, ni même du terrorisme. Elles ont maintes fois utilisé et soutenu les deux ! Il n’est plus nécessaire de le démontrer ! Même le fascisme ne leur a pas fait peur. Les horreurs de masse, elles y ont maintes fois recouru et recommenceront demain sans le moindre état d’âme, si cela existe dans les sentiments des exploiteurs et de leurs représentants étatiques. Ces derniers sont des massacreurs des peuples et ils l’ont maintes fois prouvé. Ce n’est donc nullement cela qui les arrêterait pour mener une nouvelle boucherie mondiale. Mais l’essentiel est ailleurs : pour quelle raison s’orientent-ils vers une telle horreur ?

C’est la crise de 2007 qui leur a révélé où en était le système capitaliste ! C’est elle qui a montré que le capitalisme ne pouvait plus supporter une simple crise financière et que laisser chuter une seule banque, la Lehman Brothers, c’était laisser chuter tout le système ! Et ils en ont déduit qu’aucune grande banque et qu’aucun trust, qu’aucun grand financier ne devait plus chuter, que les crises capitalistes ne pouvaient plus réguler le système, que les Etats et les banques centrales devaient sans cesse intervenir désormais pour sauver chaque capitaliste menacé, sous peine d’effondrement immédiat. Ainsi, elle a sonné le glas du système, tout en retenant le coup le plus possible pour préparer des suites politiques et sociales : à savoir des guerres, des fascismes, des affrontements de toutes sortes entre les peuples !

Tout cela parce que ce qui motive ces classes dirigeantes, ce n’est pas la peur de la guerre, pas la peur de la dictature mais la peur de la révolution prolétarienne !!! Même si on a convaincu les peuples du contraire, même si on les a même convaincu que le communisme était identique au stalinisme et donc au fascisme, cela ne signifie pas qu’objectivement la révolution prolétarienne ne soit pas à nouveau une menace pour le capitalisme ayant atteint ses limites historiques et ne pouvant plus que chuter.

Désormais, lutter contre la guerre, lutter contre la dictature, lutter contre le fascisme, cela ne peut plus être que lutter pour sortir l’humanité du pétrin capitaliste et bâtir le socialisme, ce qui suppose de renverser les Etats bourgeois et donner le pouvoir au prolétariat révolutionnaire ! Que les bons esprits pensent que cela fait « collector » et que le communisme n’est pas possible n’y change rien ! Le pouvoir aux travailleurs est le seul avenir possible de l’humanité. L’autre hypothèse ne mène qu’à l’horreur de la boucherie mondiale avec des moyens de destruction qui font frémir !

Il n’est pas nécessaire d’attendre que les classes dirigeantes décident que la crise financière va faire basculer leur système et qu’ils décident, du coup, de nous jeter dans l’horreur, pour que nous, les prolétaires, nous décidions que l’humanité mérite un autre avenir et que les luttes passées de la société humaine ne doivent pas périr dans un bain de sang et une horreur générale dans laquelle la Syrie ne serait qu’un petit prélude… Nous avons un tout autre avenir…

Au bord du gouffre, soit l’humanité chute soit elle fait un grand pas en avant…

1 Message

  • L’aviation militaire de Trump provoque un incident militaire avec la Chine en envoyant un avion dans la zone chinoise de la mer de Chine !

    Voici comment le camp occidental commente l’incident :

    Un avion de patrouille maritime américain a été intercepté mercredi de manière "non professionnelle et non sûre" par deux avions de combat chinois au-dessus de la mer de Chine méridionale, selon le Pentagone vendredi.

    L’incident entre un avion de patrouille maritime P-3 Orion et deux avions J-10 chinois est le deuxième incident aérien américano-chinois rapporté en deux semaines en mer de Chine.

    Le premier incident avait eu lieu en mer de Chine orientale le mardi 16 mai, lorsqu’un avion militaire américain avait été intercepté, de manière "non professionnelle" selon le Pentagone, par deux avions chinois.

    Le P-3 Orion américain intercepté cette semaine en mer de Chine méridionale a pu continuer sa mission sans problème après l’incident, a précisé le Pentagone.

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