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On prend les mêmes trompeurs et on recommence ?

mardi 16 mai 2017, par Robert Paris

Edito

On prend les mêmes trompeurs et on recommence ?

Macron, président, qu’est-ce que cela change ? Va-t-il se servir de ses 66% des voix au second tour pour imposer des « réformes » antisociales ?

Macron, on le sait, n’est pas si nouveau que cela : c’est lui qui, ministre de l’Economie, a commencé à déréglementer le code du travail, qui a inspiré la loi El Khomri, même s’il ne lui a pas laissé son nom. C’est lui qui a accéléré les suppressions d’emplois de fonctionnaires, qui a diminué les crédits des services publics, notamment ceux de la santé et de l’hôpital public. C’est lui qui a affirmé que les comptes publics devaient cesser d’être débiteurs, tout en soutenant toutes les aides financières au grand capital, aux banques, aux trusts, aux bourses. C’est lui encore qui a considéré que le gouvernement n’allait ni assez loin ni assez vite dans le sens des attaques contre les travailleurs. Il clame que ce sont les entrepreneurs qui créent les emplois, qu’il faut les aider en diminuant le coût du travail, la réglementation du travail, les taxes, les droits des salariés, etc. S’il diverge de Hollande-Valls, c’est en pire. On comprend que la bourse ait pavoisé à l’annonce de son élection.

Macron prétend s’appuyer sur son élection à la présidentielle, sa place de premier au premier tour, puis d’élu avec deux fois plus de voix que son adversaire Marine Le Pen, pour affirmer que les Français ont approuvé son programme économique et social, sa décision de gouverner par ordonnances, d’imposer ainsi rapidement ses mesures qu’il intitule « pour l’emploi et l’économie » et qui, selon lui, seraient à la fois favorables au capital et au travail. Comme si c’était possible !

Et comme si, en période de crise historique du système capitaliste, les profits et l’emploi marchaient dans le même sens ! C’est exactement l’inverse : les profits des capitalistes rentrent mais ils n’investissent plus dans la production et cette question est sans cesse occultée en ne posant que celle des aides publiques à l’économie privée !

Pourquoi est-ce que Macron, ministre des Finances, détenteur majoritaire des actions de Renault, a été incapable d’imposer à ce trust automobile, qui a largement profité des fonds publics pour se maintenir en 2008, à ce trust qui annonce des profits record, de cesser de supprimer massivement des emplois ? Pourquoi Macron président agirait-il différemment de Macron ministre, puisqu’il ne compte jamais imposer aux « entrepreneurs » d’embaucher et même de ne pas supprimer des emplois, y compris pour des trusts qui annoncent des profits fabuleux !!!

En somme, on connaît le programme et on connaît la méthode. C’est du Hollande-Valls en pire…

Quant au crédit de Macron, soi-disant indiqué par ses voix à la présidentielle, il convient de rappeler que ce n’est nullement le cas à dans la classe ouvrière et dans les milieux les plus populaires. Il n’a que très peu de voix parmi les travailleurs et les petites gens. Même dans la population générale, il est très loin de disposer d’un crédit de 66% qu’il n’a obtenu que du fait du chantage à la menace fasciste. En réalité, en rapport avec le nombre de votants (et pas d’exprimés) il n’a représenté que 16% des Français au premier tour… Et bien moins encore dans tous les milieux de travailleurs.

Macron est certes élu, mais cela ne signifie pas que Macron ait le pouvoir. Ce ne sont pas les présidents qui ont le pouvoir, ce sont les classes possédantes. Macron est certes millionnaire mais pas milliardaire. Ce n’est même pas l’un des capitalistes. Et il est loin d’avoir tant de pouvoir que cela. C’est la lutte des classes qui détermine l’évolution de la société et pas la seule classe capitaliste. Certes, au pouvoir, Macron va porter tout son effort pour aider les capitalistes mais cela ne signifie pas qu’il gagnera nécessairement…

Macron n’a pas fait que lancer des attaques contre les travailleurs, contre les prud’hommes, contre la sécu, contre la santé, contre les services publics (lançant notamment les cars privés contre la SNCF). Il est favorable à l’ubérisation de toute l’économie, de façon que le privé pousse partout au dépend des services publics. Il a soutenu les mesures de Sapin en faveur des banques, notamment la loi Sapin II, qui prévoit que les banques pourront voler la totalité des comptes en banques des particuliers ainsi que leurs épargnes, l’Etat se contentant de prétendre qu’il versera une somme fixe, mais étant incapable en réalité de le faire en cas de krach général…

Du coup, il n’y a aucune raison qu’il bénéficie d’un quelconque « bénéfice du doute » de la part des travailleurs et des milieux populaires, d’une trêve sociale au départ, d’autant qu’il annonce par avance que ses attaques seront toutes lancées en pleines grandes vacances, sans réel débat parlementaire, sans réelle consultation syndicale. Les organisations réformistes ont beau continuer à affirmer qu’elles continuent sur la même lancée réformiste, quelle place y a-t-il pour prétendre défendre des « bonnes réformes » quand toutes les réformes prétendues menées servent à casser, à détruire, à supprimer des emplois, à faire tomber dans la misère, à cautionner des suppressions d’emplois, à servir les intérêts privés à l’aide des fonds publics ?

Il faut remarquer non seulement le soutien public de la CFDT au candidat puis au président Macron alors qu’on vient de voir que son programme est tout ce qu’il y a de plus clair et en particulier clairement anti-ouvrier, anti-social, anti-services publics, hostile au code du travail, anti-retraites, etc… Mais il faut aussi remarquer la réserve des autres syndicats qui sont loin d’être aussi offensifs, de leur côté, que l’est déjà le président, du sien c’est-à-dire de celui des banques et des trusts ! Quand des syndicalistes ont proposé de manifester dès l’élection de Macron, les centrales syndicales sont restées très calmes, et n’ont pas accepté cette proposition des militants les plus radicaux de leurs propres syndicats, ceux du front syndical, ceux du syndicalisme lutte de classe, ceux de l’extrême gauche également.

Toutes les centrales syndicales se sont dites prêtes à négocier avec Macron et affirment qu’en débattant avec lui, elles défendront les intérêts des salariés et du public. Mais où a-t-on vu qu’accepter de négocier sur des plans d’attaque préétablis, déjà entièrement prévus et programmés, pourrait servir à défendre les intérêts des travailleurs ? Les syndicats avaient négocié précédemment toutes les fois où nos revendications ont été jetées brutalement à la poubelle, sur les retraites, sur la privatisation de la SNCF, sur l’hôpital public, sur RadioFrance, sur tout… A chaque fois, les fameuses négociations n’ont servi qu’à faire croire que la démocratie, que le consensus, que le dialogue social étaient respectés alors qu’en fait rien du tout ne l’était.

Certes, les mêmes syndicats qui discutaient bien gentiment avec nos ennemis, y compris quand les travailleurs avaient clairement exprimé leur refus de toute négociation – comme les RadioFrance ou les agents de l’Hôpital public -, avaient également participé à des manifestations et des journées d’action pour désapprouver les politiques des gouvernants et des patrons. Mais est-ce que cette stratégie, qui n’a cessé ces dernières années de mener à des défaites cuisantes, va-t-elle encore se reproduire face à Macron ?

Est-ce que l’on ne va pas enfin tirer la leçon non seulement des défaites syndicales mais aussi des anciennes victoires ouvrières, des grèves générales insurrectionnelles, celle de 1936, de 1953, de 1968, de 1995, ou plus récemment celle des travailleurs et du peuple de Guyane ? Pourtant, devant chacun de ces mouvements, qui ne ressemblaient en rien au ballet promenades-journées-négociations, le patronat et le gouvernement ont dû céder et devant les stratégies des « intersyndicales », aucun gouvernement n’a cédé d’un pouce et même chaque mouvement mené par l’intersyndicale a été suivi immédiatement de nouvelles attaques, montrant bien que c’est notre méthode qui n’est pas la bonne…

A chaque fausse lutte, fausse mobilisation, non pas fausse du côté des travailleurs ou des espoirs des militants, mais fausse parce que la stratégie choisie ne faisait nullement peur aux possédants et à leurs défenseurs gouvernementaux, les gouvernants ont parlé sur un ton plus haut aux dirigeants syndicaux. Et si Macron s’est permis de dire d’avance qu’il ne cèderait pas aux syndicats, qu’il imposerait ses vues « libérales », que cela plaise ou pas aux syndicats, c’est bien que leurs méthodes de lutte n’ont en rien prouvé leur capacité à renforcer le camp des travailleurs... Au contraire, l’encadrement syndical, même s’il est de bonne foi à la base, n’a servi qu’à faire échouer toutes les luttes, celles pour la défense des services publics, celles pour la défense des emplois, celles pour la défense des retraites, celles pour la défense des aides sociales, celles pour la défense de l’école, celles pour la défense de la recherche, etc.

Et déjà, ces stratégies ont cherché à isoler chacune de ces questions alors que l’attaque les concernait ensemble. Les salariés de chaque entreprise se retrouvent seuls face aux plans sociaux, isolés des autres entreprises alors que les patrons sont, par l’action gouvernementale notamment, soudés derrière chaque patron licencieur.

Dans aucun des mouvements précédemment cités, les syndicats n’ont accepté que se mettent en place des assemblées générales interprofessionnelles. Jamais ils n’ont laissé se mettre en place des comités de lutte par lesquels les grévistes pourraient diriger eux-mêmes leurs luttes, décider des revendications, des moyens d’action, organiser la liaison avec les entreprises voisines ou celles du secteur d’activité. Jamais ils n’ont accepté les demandes clairement exprimées de ne pas négocier des attaques antisociales et des reculs. Non seulement, ils se sont ainsi comportés de manière bureaucratique mais aussi de manière tout ce qu’il y a de plus inefficace pour faire reculer patronat et gouvernants à son service. Rien n’aurait plus fait peur aux possédants qu’un mouvement auto-organisé dans les entreprises, se dirigeant lui-même spontanément et non contrôlé par les appareils syndicaux comme en 1936 ! Rien n’obligerait plus les patrons à reculer dans leurs attaques qu’un mouvement de travailleurs qui se dirigent eux-mêmes, qui prend lui-même ses décisions, plutôt que d’avoir affaire à leurs interlocuteurs habituels des appareils syndicaux…

Ces appareils ne détiennent leur importance, leur poids, l’essentiel de leurs finances, que de l’argent patronal et gouvernemental, c’est-à-dire que de nos ennemis. Ces appareils sont profondément hostiles à la véritable démocratie ouvrière. Il y a belle lurette qu’ils sont hostiles à l’existence de comités de grève, élus et révocables par les grévistes, menant la grève en lieu et place des intersyndicales qui n’ont été élues par personne ! Il y a belle lurette qu’ils ont refusé toute généralisation des grèves, leur extension d’une entreprise à une autre, leur extension au-delà des journées d’action, qu’ils ont refusé que ce soient vraiment les travailleurs qui en décident.

Avec la nouvelle attaque antisociale qui se profile à la suite de l’élection de Macron, les appareils syndicaux n’ont rien changé à leurs propositions, à leurs méthodes, à leurs conceptions, et ont refusé de tirer la moindre leçon des échecs précédents, dont celui contre la loi El Khomri. Pour ces appareils, la seule leçon serait que les travailleurs ne les auraient pas suffisamment suivis ! Même au lendemain de journées d’action massivement suivies, ces appareils ont parfois laissé passer des semaines sans action, laissé retomber le mouvement, avant de reproposer, à froid, une nouvelle journée, ou une manifestation, quand ce n’est pas une journée d’action un jour férié ou un dimanche !!! L’intersyndicale n’a pas été la seule méthode pour empêcher la montée de la lutte, la division syndicale y a servi également. Ainsi, la CGT SNCF était contre une grève reconductible parce que SUD la proposait, puis, quand le mouvement initié par SUD commençait à fatiguer, la CGT a annoncé qu’elle allait, plus tard, mener elle aussi une grève reconductible. Couper les pattes de la lutte ainsi, on ne peut pas faire mieux pour aider nos adversaires !

Certaines luttes ont éclaté en même temps sans que les appareils syndicaux n’acceptent de les fusionner comme la lutte des hospitaliers, des cheminots et des enseignants, en même temps que ceux des raffineries, des centrales nucléaires et des entreprises qui licencient. Est-ce que le rassemblement des travailleurs en lutte n’aurait pas renforcé tous les mouvements ?

On a bien vu en Guyane que ce ne sont pas les appareils syndicaux qui ont lancé le mouvement. Celui-ci s’est développé spontanément pendant une semaine de blocages de la colonie avant que les syndicats ne la rejoignent, pour finalement mettre tout leur poids dans le sens des patrons qui voulaient arrêter le mouvement et du gouvernement qui essayait de reculer modérément pour couper les ailes à la lutte. Mais si la lutte des travailleurs de Guyane a fait reculer Hollande-Cazeneuve alors qu’aucune lutte en métropole n’y était parvenue, c’est bien parce que la méthode de blocage total, de grève générale insurrectionnelle était la seule à être entendue des classes dirigeantes.

Plus que jamais, en période de crise historique du système capitaliste, on ne peut pas faire avancer la cause des travailleurs et des milieux populaires sans employer des moyens adéquats, sans auto-organisation, sans lutte dirigées par les travailleurs eux-mêmes, sans blocage complet de l’économie, c’est-à-dire sans mettre en œuvre les véritables moyens de la lutte des classes, dont nous travailleurs disposons toujours, même si les appareils syndicaux refusent toujours de les employer.

Il est nécessaire de réellement menacer la classe possédante pour la faire reculer et cela suppose de ne pas craindre de bloquer toute l’économie, comme l’ont fait les travailleurs guyanais avant que les syndicats ne les contraignent à arrêter le blocage et à reprendre le travail…

Mais les appareils syndicaux ne sont pas capables, quelles que soient la gravité des attaques antisociales, de sortir de la loi, de ne pas respecter la propriété privée des moyens de production. Ils sont respectueux de l’ordre social dont ils font partie. Seule une lutte de classe, autonome et auto-organisée, peut réellement faire peur à la classe possédante, peut lui faire penser que son droit sacro-saint sur les entreprises est menacé et peut l’obliger à reculer.

Face à la lutte des classes menée violemment par les patrons et le gouvernement, nous ne pourrons nous défendre que par la lutte des classes des travailleurs. Celle-ci nécessite des organisations dans les entreprises, des comités, des conseils, des coordinations, nécessite la liaison interentreprise, intercorporative, entre travailleurs et chômeurs, entre entreprises et quartiers, entre jeunes et vieux, entre hommes et femmes, entre privé et public, entre salariés en fixe et précaires, comme cela a été le cas lors de l’explosion sociale en Guyane…

Nous ne ferons pas l’économie d’une véritable explosion sociale ! Et si nous, travailleurs, ne la menons pas dans le sens que nous souhaitons, nous, elle se fera quand même et contre nous, par des bandes fascistes ! Il est encore temps mais ne tardons pas trop !!!

Il est encore temps pour nous de montrer notre force de classe, il est encore temps de lier notre sort dans les grandes entreprises à celles des petites, de lier notre sort à celui des jeunes chômeurs, de lier notre sort à celui de tous ceux qui travaillent sans exploiter personne, des petits paysans, des petits commerçants, des petits artisans, des petits pêcheurs, etc… Là encore, c’est ce qui s’est passé en Guyane et ce n’est pas une rêverie sans fondement !

Il n’y a aucune fatalité pour les travailleurs et pour les militants syndicalistes honnêtes et conscients, de suivre les appareils syndicaux. Ce ne sont pas nos chefs ni nos patrons, ils ne nous commandent pas. Nous pouvons écouter leurs conseils dans les assemblée sgénérales mais ils ne doivent pas imposer leur loi, ne serait-ce parce que les patrons et les gouvernants ne les craignent pas, et parce que leurs stratégies qui perdent, on les a déjà pratiquées et on ne cesse de les payer !!!

Macron a d’avance indiqué sa feuille de route : il va "consulter" les syndicats mais son projet est bouclé : il s’agit d’aggraver la casse du code du travail pour augmenter la profitabilité aux dépens des salariés sans aucune compensation d’obligation d’embaucher du côté patronal. Pourtant, ces directions réformistes syndicales annoncent déjà qu’elles sont prêtes à négocier. Elles s’apprêtent elles aussi à nous rejouer le cirque des promenades - journées d’action - négociation !!! Et si on changeait un peu de scénario ?!!! Si on remerciait les dirigeants syndicaux de leurs propositions de stratégie intersyndicale et qu’on décidait nous-mêmes de la manière de lutter ? N’oublions pas que la meilleure défense, c’est l’attaque et qu’on ne respectera pas des travailleurs qui ne se font pas respecter de leurs prétendus dirigeants et qui ne dirigent pas eux-mêmes leurs luttes !!! Réunissons-nous partout dans les entreprises et les quartiers et décidons nous-mêmes de notre avenir !!! Le réformisme est dans l’impasse et nous noiera avec le système capitaliste, si on le laisse nous mener par le bout du nez, mais, par la lutte des classes, nos forces et nos perspectives restent intactes !!!

18 Messages de forum

  • Edouard Philippe fait partie des quelques parlementaires – vingt-trois sur un total de 1 048 déclarants, députés et sénateurs sortants et entrants – mis à l’index par l’autorité indépendante chargée de contrôler et de promouvoir la probité des responsables publics, à l’occasion de leurs toutes premières déclarations de patrimoine légales de 2014.

    Soumis alors à l’obligation de déclarer l’ensemble de ses biens immobiliers et de ses avoirs (comptes bancaires, actions, etc.), deux ans après sa prise de fonctions à l’Assemblée nationale, comme l’ensemble de ses pairs, l’élu avait dans un premier temps rendu à la HATVP une déclaration incomplète.

    Il avait ainsi pris soin d’indiquer, à la main, sur le formulaire officiel de la HATVP, n’avoir « aucune idée » de la valeur de son appartement parisien, « aucune idée » non plus de celle de ses parts dans une résidence de Seine-Maritime et encore « aucune idée » de ce que pouvait bien valoir son dernier bien situé en Indre-et-Loire, précise Mediapart.

    Une façon, visiblement, de redire sa réticence envers cette loi de transparence, adoptée dans la foulée de l’affaire Cahuzac, contre laquelle il avait voté lors de la séance publique du 17 septembre 2013, comme la plupart des députés UMP de l’époque.

    Il avait même maintenu sa position dans un second temps, refusant de se plier à la loi et de répondre aux précisions demandées par la HATVP, et recevant alors une « appréciation », dans le jargon de la Haute Autorité, autrement dit une observation, prévue par la loi, et s’apparentant en fait à un blâme.

    M. Philippe aurait toutefois fait figurer sur sa déclaration – consultable à la préfecture de Seine-Maritime, mais dont il est interdit de faire état, pour ceux qui l’ont personnellement consultée – les prix d’achat des biens, « parfois en francs ».

    Certes, constatant ces manquements, l’autorité de contrôle présidée par l’ancien haut magistrat Jean-Louis Nadal n’avait pas jugé bon d’activer l’article 40 du code de procédure pénale, en transmettant le dossier à la justice, comme elle l’avait fait alors, en 2015, pour d’autres parlementaires en situation d’infraction manifeste à la loi.

    Du fait de l’existence, les concernant, d’un « doute sérieux quant à l’exhaustivité, l’exactitude et la sincérité de leurs déclarations de situation patrimoniale, du fait de la sous-évaluation manifeste de certains actifs et de l’omission de certains biens immobiliers », les cas de Josette Pons, Thierry Robert, Patrick Balkany, Bernard Brochand, Lucien Degauchy, Dominique Tian, Bruno Sido et Serge Dassault avaient été signalés au procureur financier de la République.

    Mais la décision de « blâmer » M. Philippe, en raison du caractère « inexact » de ses déclarations, n’avait rien d’anodin, de telles observations, publiques, étant censées pousser les responsables politiques à plus de transparence pour le futur.

    De la même façon, le député avait refusé de dévoiler la plupart de ses revenus à la date de son élection comme député, et pour les cinq années précédentes, dans sa « déclaration d’intérêts et d’activités » également exigée par la loi des responsables publics, afin de prévenir d’éventuels conflits d’intérêts.

    Il n’avait ainsi renseigné aucun montant en face de la mention « directeur des affaires publiques d’Areva (2007-2010) ». Surtout, il avait à nouveau laissé poindre son agacement, interpellant la HATVP au sujet de ses activités d’avocat exercées de 2011 à 2012 : « Je ne suis pas certain de comprendre la question, écrit-il dans cette déclaration pour sa part consultable librement sur Internet. Vous voulez connaître mon taux horaire au jour de l’élection ? Ma rémunération mensuelle moyenne ? Annuelle ? »

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  • Muriel Pénicaud, une ministre du Travail au "profil exemplaire" selon les patrons !

    Et aussi selon certains syndicats !!!

    La CFDT qui avait appelé à voter Macron l’appelle à dialoguer...

    La réaction la plus flatteuse vient de FO par la voix de son secrétaire général qui se dit même rassuré. Muriel Pénicaud "est quelqu’un que je connais, qui a eu une grande expérience à la fois en cabinet ministériel puisqu’elle fut au cabinet de Martine Aubry, ministre du Travail, mais à la fois comme DRH de grandes entreprises, dont Danone qui est une entreprise quand même assez réputée sur sa dimension sociale, a souligné Jean-Claude Mailly sur France info. C’est "quelqu’un de direct, qui dit les choses et qui a une connaissance à la fois technique et politique des dossiers, donc a priori un bon profil".

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  • avec le nouveau gouvernement, le ministère de la Fonction Publique a disparu ! A la place , le "ministère de l’action et des comptes publics". Les mots ont un sens...

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  • Pas d’état de grâce pour Macron-Philippe ! Crédité de 45 % de confiance auprès des Français selon le baromètre Elabe pour «  Les Echos  » et Radio Classique, Emmanuel Macron prend ses fonctions à l’Elysée, avec une cote inférieure à tous ses prédécesseurs. Même chose pour son Premier ministre.

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  • Pas besoin de préciser dans quel sens Macron va tenter de gouverner : il suffit d’entendre les cris de victoire du MEDEF, des patrons, des banques, des bourses, du Figaro et autres représentants de la grande bourgeoisie. Il suffit aussi de voir que les ministres, dont le premier, sont des suppôts affirmés du patronat, dont tout le passé les montre au service du grand capital, que ce soit d’Areva, de Total ou d’autres trusts ou banques, comme Macron lui-même, des défenseurs aussi de l’aide publique au patronat privé et de l’Etat aux ordres du capital.

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  • Souvenez-vous, voici cinq ans, son élection à peine acquise, et alors qu’Emmanuel Macron était déjà secrétaire général adjoint de l’Élysée, le Président Hollande s’en était immédiatement pris aux retraités avec un rapport lourdement à charge, partiellement erroné et particulièrement injuste de la Cour des comptes (comme par hasard !), suivi immédiatement après de la création d’une taxe dépendance de 0,30% sur les pensions, laquelle fut d’ailleurs immédiatement détournée de son objet.

    En réalité, ce nouvel impôt qui ciblait uniquement les retraités ne faisait que marquer pour ces derniers le début d’un éprouvant chemin de croix fiscal, qui allait s’accentuer tout au long du quinquennat.

    Force est de reconnaître que le programme du nouveau Président ne démarre guère sous de meilleurs auspices, puisque d’entrée de jeu et selon ses propres chiffres, 60% des retraités – soit quand même quelque 10 millions de Français – vont prendre de plein fouet et sans compensation aucune l’augmentation de 1,70% de la CSG, alors que toutes les autres catégories sociales, tous les actifs notamment, se voient offrir en compensation une diminution de 3,10% de leurs cotisations sociales.

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  • C’est ainsi qu’en pratiquement 5 ans et sous deux présidences de Gauche successives, 10 millions de retraités se sont vus ou se verront spécifiquement imposer des impôts ou des suppléments d’impôts dont la charge nette ne pèse que sur eux : en 2012, 0,30% de contribution dépendance + en 2017, 1,70% pour la prochaine augmentation de CSG.

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  • Edouard Philippe, plus blanc que blanc, transparent…

    L’objectif numéro un affiché par Macron président était la transparence financière de ses ministres. Ça a mal commencé : son premier ministre n’est en rien un homme transparent financièrement. Pas moyen de lui faire dire ce qu’il a gagné à Areva par exemple. Il fait partie de la minorité des élus qui ont toujours refusé de répondre aux questions de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique. Macron croise les doigts : qu’on ne trouve pas chez son premier ministre des fausses déclarations d’impôts ou des conflits d’intérêts…

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  • Le vice-président du Medef, Thibault Lanxade, a déclaré : « Maintenant il y a une forme de maturité pour pouvoir réformer ce code du travail et aller vite parce que les entreprises attendent... La CGT n’est plus l’organisation syndicale première. Elle a été dépassée par la CFDT qui est une organisation plus progressiste. Je veux bien qu’il y ait une contestation de façade de la CGT qui est toujours dans sa même articulation. »

    Il appelle à donner une majorité aux listes de Macron...

    Le patronat est ouvertement dans la ligne Macron...

    Les syndicats sont très loin d’être tous contre...

    Déjà, ils acceptent tous de discuter, ce qui est la première tromperie...

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  • Face à la lutte des salariés de GM&S, Le Maire a obtenu un sursis avec le soutien des syndicats, car il craint que le conflit des travailleurs de l’équipementier automobile avec les constructeurs comme PSA et Renault ne se développe en un mouvement plus large. Le gouvernement Macron est très faible et impopulaire. Il a été élu alors qu’un Français sur trois a voté nul ou s’est abstenu. Bruno Le Maire ne voulait pas risquer un mouvement des travailleurs plus large contre les licenciements alors que le gouvernement assure l’intérim en attendant les législatives de juin.

    Toutefois, cette victoire partielle ne doit obscurcir ni le caractère fondamentalement réactionnaire du nouveau gouvernement Macron, ni la défaillance des syndicats, qui ont totalement isolé la lutte des travailleurs de GM&S.

    Le gouvernement Macron se prépare à mener une contre-révolution sociale avec la participation des syndicats pour la réforme du Code du Travail, que l’exécutif imposera par ordonnances, sans passer par le parlement. C’est une offensive sans merci contre l’emploi.

    Cette réforme prévoit l’instauration d’un plafond et d’un plancher pour les indemnités prud’homales pour licenciement sans cause réelle et sérieuse, ce qui veut dire faciliter les licenciements et la suspension des allocations en cas de refus de 2 emplois décents (selon des critères de salaire et de qualification) ou si l’intensité de la recherche d’emploi est insuffisante.

    Les syndicats qui ont soutenu Macron au second tour de la présidentielle feront partie des négociations pour la réforme du Code du Travail, qui ira plus loin que la loi El Khomri. Le rapport de France Stratégie remis au Premier ministre le 5 mai dernier « considère qu’il serait souhaitable qu’avant le lancement des travaux le Gouvernement consulte tout d’abord les partenaires sociaux sur les réformes importantes qu’il souhaite réaliser sur les sujets relatifs au Code du travail, ainsi que sur les objectifs et la nature des travaux qu’il entend confier à cette commission. »

    Plus largement, la bourgeoisie ne pardonne pas l’opposition de la classe ouvrière comme l’avait noté le négociateur pour GM&S Industry : « Ce qui leur est reproché, c’est un mouvement social qui avait conduit au blocage de l’approvisionnement il y a plusieurs années, ainsi que la défaillance des deux derniers repreneurs ».

    Dès que le gouvernement qui sera avec Macron sera stabilisé après les élections législatives, il voudra lancer l’offensive contre les travailleurs pour rendre l’économie française plus compétitive.

    La défense des travailleurs de GM&S nécessite l’élargissement de la lutte aux travailleurs des autres branches pour préparer un mouvement politique contre les licenciements de masse que prépare Macron et la bourgeoisie dans son ensemble. Le rôle des syndicats, comme le démontre entre autres le cas de GM&S, sera de temporiser le plus possible et puis d’engager les luttes sous les conditions les plus défavorables, en les isolant, afin de ne pas trop déstabiliser Macron.

    Les travailleurs ne pourront remporter aucune victoire réelle sans ôter le contrôle de leurs luttes aux appareils syndicaux et lutter indépendamment de tous les partis et organisations liées au PS et à Macron. Pour cela il faut que les travailleurs rompent avec les syndicats qui font partie prenante de la politique d’attaques contre les acquis sociaux et les emplois des travailleurs, et qu’ils luttent sur un programme révolutionnaire, internationaliste et socialiste.

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  • Macron n’a aucune légitimité pour imposer son programme antisocial violent. La loi travail était profondément impopulaire, même sans ses éléments plus controversés, et la politique de l’ancien président PS, François Hollande, à laquelle Macron a travaillé, était à 4 pour cent dans les sondages. A présent, Macron part à l’assaut après une élection qu’il a gagnée non pas par adhésion à son programme, mais parce que son opposante était une néo-fasciste impopulaire, Marine Le Pen.

    Macron, un ex-banquier d’affaires à Rothschild, veut imposer le diktat arrogant des banques. Sous Hollande, alors que les niveaux de vie des travailleurs chutaient, le patrimoine des principaux multimilliardaires français, dont Liliane Bettencourt et Philippe Arnault, a presque doublé. Mais l’économie mondiale est toujours en crise, et la position économique de la France et son poids dans le commerce international continuent à chuter ; la classe dirigeante veut à tout prix extraite plus de profits des travailleurs pour les donner à l’aristocratie financière.

    La classe ouvrière est confrontée à une lutte politique contre un gouvernement sans merci qui, afin d’imposer sa politique, aura recours à des formes de répression qui n’ont pas été utilisées en France depuis les années 1940. Le nouveau gouvernement sait qu’il est confronté à une opposition énorme, et il prépare des projets détaillés pour écraser les grèves et les manifestations.

    La semaine dernière, les médias ont rapporté que le PS avait projeté de lancer un coup d’Etat après les présidentielles si Marine Le Pen les remportait. Le but n’était pas de renverser Le Pen, mais d’écraser des manifestations antifascistes et d’imposer un gouvernement PS à Le Pen en suspendant les usages républicains.

    Le ministre de l’Intérieur, Gérard Collomb, a dit vendredi qu’il examinerait l’état d’urgence, en indiquant qu’il voudrait le prolonger à nouveau, après la date d’expiration actuelle, le 15 juillet. « Je crois qu’à un moment donné, il faudra sortir de cet état d’urgence. Est-ce le bon moment ? Peut-être pas juste après la formation du gouvernement », a-t-il dit à RTL.

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  • Une semaine après la nomination de son premier gouvernement, le ministre de la Cohésion des territoires et compagnon de route de la première heure d’En Marche, Richard Ferrand est épinglé par le Canard enchaîné ce mercredi pour « arrangement familial » à but lucratif. A la clé, un montage immobilier dont l’opportunisme manifeste laisse place au soupçon de conflit d’intérêts.

    Les faits remontent à janvier 2011. Richard Ferrand est alors directeur général des Mutuelles de Bretagne, en faillite quand il en a pris les rênes en 1993 qu’il a depuis si bien redressées qu’elle cherche des locaux pour se développer à Brest. Réuni en sa présence, le conseil d’administration de l’organisation de soin à but non lucratif étudie alors trois offres de location. Et s’arrête sur celle d’une société civile immobilière du nom de Saca, qui, curiosité, n’a pourtant à cet instant ni existence légale, ni le titre de propriété du bien qu’elle propose. Et pour cause. Comme le souligne le Canard enchaîné, ce n’est qu’une fois le choix acté par les Mutuelles, que la femme de Richard Ferrand, Sandrine Doucen, a déposé à son nom les statuts de cette société en préfecture, puis acheté le bien immobilier 100% à crédit grâce à un emprunt au Crédit agricole du Finistère… Un crédit dont le remboursement est par la suite couvert par le loyer annuel de 42 000 euros qu’acceptent de verser les Mutuelles.

    Fillon bis repetita...

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  • Les uns endorment la lutte de classe des travailleurs et les autres la cassent...

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  • Le député sortant du Calvados Alain Tourret, investi aux législatives par La République en marche (REM), a été épinglé par Mediapart pour avoir utilisé son indemnité de frais de mandat à des fins "personnelles"...

    Fillon n’est pas disparu...

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  • Macron a déroulé le tapis rouge à Poutine après s’être fait rabrouer par Trump... Macron s’est révélé plus proche de Poutine que Le Pen et Fillon, qui faisaient pourtant profession de foi pro-Poutine lors des présidentielles !!! Il fait mine d’être d’accord avec lui sur bien des points, d’être prêt à une entente sur la Syrie, sur la Tchétchénie comme sur l’Ukraine, sur l’économie comme sur la paix et sur la démocratie. C’est le produit de la politique anti-européenne de Trump et la réponse de la bourgeoisie européenne aux menaces des USA.

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  • Parmi les grandes déclarations d’amour de Macron à la Russie, citons la référence enthousiaste à la visite du tsar de Russie en France, pour visiter le roi. C’est l’anniversaire de cette visite des têtes couronnées qui a rappelé à Macron l’amitié franco-russe ! Pas l’anniversaire de la révolution russe !!! Monarchiste, l’ami du tsar actuel ?!!!

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  • La grève des transporteurs d’essence et autres matières dangereuses, bien suivie, est pourtant menée isolément des autres secteurs par des syndicats qui ne veulent à aucun prix déstabiliser le gouvernement Macron.

    Martinez a d’ailleurs affirmé qu’il ne désirait que la fin de cette grève et que le fait que les patrons du transporteur négocient.

    La posture réformiste est réaffirmée face à Macron...

    Mais surtout la décision d’isoler les luttes les unes des autres, de spécifier les revendications séparées de chaque corporation...

    Et cela alors qu’on a un gouvernement des patrons qui globalise l’attaque !!!

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  • Alors que dans de nombreux autres secteurs, y compris les transports, des grèves sont soit en cours, soit annoncées, la CGT et FO insistent pour dire que celle-ci, la première au niveau national depuis la fin du large mouvement de grève contre la loi E-Khomri en juillet dernier, reste une grève sectorielle, limitée à des revendications spécifiques.

    Au début du mois de mai, la CGT et FO avaient désiré inscrire ces « spécificités » dans la convention collective du transport routier, puis devant le refus du patronat, agité une menace de grève qui n‘a pas impressionné ce dernier. Devant le refus du patronat même de négocier, la CGT et FO lui demandent à présent de bien vouloir revenir à la table de négociation. Un représentant CGT à Donges près de Saint-Nazaire, Erwan Praud, l‘a formulé ainsi :« Si des négociations se tiennent dans le week-end, ça ira. S’il n’y en a pas, on reprend lundi matin ».

    La CGT et FO font très attention à ne pas interrompre le bon fonctionnement des industries et des services. Quand le barrage à la raffinerie de Donges s’est avéré trop efficace, la CGT l‘a interrompu.

    « À Donges, vu qu’il commençait à y avoir quelques petits soucis de carburant à l’aéroport de Nantes, on a libéré quelques camions...“ a dit le délégué CGT déjà cité.

    Les barrages sont organisés de telle façon que la grande partie des dépôts ne soient pas bloqués mais seulement gênés, laissant entrer et sortir les camions, alors que « les entreprises de transport ont eu recours à des intérimaires et donnent une prime exceptionnelle de 100 euros à ceux qui travaillent » selon un porte-parole de la CGT.

    Alors que la CGT et FO sont prêtes à stopper la grève au premier signe de danger pour les employeurs ou d‘extension à d‘autres secteurs qui aurait le potentiel de menacer le gouvernement Macron, le gouvernement s‘est apparemment assuré avant la grève que les citernes seraient pleines.

    Alors qu‘il existe une colère profonde dans la classe ouvrière en France et en Europe, les syndicats feront tout pour bloquer une opposition au gouvernement Macron, déjà impopulaire, avant les élections législatives. Leur but est de stabiliser ce gouvernement, qui poursuit et intensifie la politique de Hollande et avec lequel ils s‘apprêtent à négocier le renforcement des attaques déjà contenues dans la loi Travail.

    Leurs premières discussions avec Macron et ses ministres la semaine dernière ont clairement montré leur volonté de collaborer avec lui et qu‘ils acceptaient le principe de l‘imposition par ordonnances d‘une « loi Travail II » renforcée, et le maintien d‘un état d‘urgence qui suspend les droits fondamentaux des travailleurs et permettra de réprimer brutalement les mouvements de grève et les manifestations.

    Ils essaieront tout au plus de se servir des grèves qu‘ils ne peuvent empêcher pour avoir quelque chose « à négocier » et ne pas avoir tout à fait l‘air d‘être des instruments de l‘aristocratie financière, dont Macron est le représentant. En même temps, ils tenteront de répandre l‘illusion fatale qu‘on peut « faire pression sur Macron », qui servira à démoraliser les travailleurs en lutte et à les pousser dans une impasse dangereuse.

    L‘an dernier déjà, la CGT avait tout fait, sous couvert du mot d‘ordre d‘une « généralisation des grève », pour bloquer une grève générale qui risquait de se développer contre la loi El-Khomri et le gouvernement Hollande. Alors que le dirigeant de la CGT, Philippe Martinez menait des discussions secrètes avec le premier ministre Valls, sa centrale s‘efforça surtout de garder le contrôle politique de la situation pour permettre au gouvernement Hollande de rester en place et de faire passer sa loi Travail en force, grâce à l‘article 49-3.

    Contre tous ceux qui, comme la CGT et les autres syndicats, Mélenchon et la pseudo-gauche, ont appelé au second tour de la présidentielle à soutenir le programme réactionnaire de Macron en utilisant le chantage du vote « anti-Le Pen », le PES a lancé un appel à un boycott actif du second tour.

    Il l‘a fait pour permettre à la classe ouvrière, qui entrera inévitablement en lutte contre le gouvernement Macron, de développer pour cette lutte une perspective entièrement indépendante de la politique des partis capitalistes, que les syndicats veulent imposer avec quelques aménagements mineurs, aux travailleurs.

    Sans une telle rupture consciente d‘avec la perspective pro-patronale des syndicats, il ne sera pas possible de gagner aucune lutte contre celui-ci. Il faut une claire perspective révolutionnaire, socialiste et d‘union internationale. Alors que les entreprises, des transports routiers en particulier, sont structurées au niveau européen et au delà, on ne peut s‘y opposer efficacement qu‘en luttant avec les travailleurs des autres pays européens et du monde.

    Les travailleurs en grève devront s‘organiser indépendamment des syndicats et contre leurs tentatives d‘isoler les grèves en les limitant à un secteur, dans une lutte politique contre Macron et contre l’UE. Pour cela il faut former des comités d‘action qui étendront la grève, rechercheront le soutien d‘autres catégories de travailleurs, comme ceux du pétrole et des transports en général, et entreront en contact avec leurs frères et sœurs de classe des autres pays à travers l’Europe et le monde.

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