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Luttes de classes au Pakistan

vendredi 7 juillet 2017, par Robert Paris

Luttes de classes au Pakistan

Présentation du Pakistan

Pakistan antique

La révolution sociale qui a renversé la civilisation de l’Indus

Les révolutions de l’Inde/Pakistan antique

L’invention des "Indo-Européens", nos glorieux ancêtres

Castes et classes

Marx et le colonialisme

1913-1947 : le mythe de Gandhi

1913-1947 : le mythe de Djinnah

1930 : les dangers de la révolution

1932 : les problèmes du mouvement ouvrier

1934 : les débuts du trotskysme en Inde/Pakistan

1942 : les classes sociales et leur rôle politique

1942 : l’action de l’impérialisme britannique

1942 : le mouvement d’indépendance d’août 1942

1944 : la situation politique

1944 : la trahison de Gandhi

1946 : les trotskistes au Pakistan

1946 : la politique de la bourgeoisie

1947 : le plan impérialiste anglais de partition Inde/Pakistan

1947 : indépendance et faux socialisme

1947 : partition Inde/Pakistan

1948 : la situation politique

De 1947 à 1968-1969 : luttes de classes

1965 : contre la division Inde/Pakistan, pour une fédération des peuples

1968-1969 : la révolution

1969 : situation politique et sociale

1971 : guerre contre le Bengale

1977 : renversement de Ali Bhutto

1977 : le coup d’état de Zia ul-Haq

1980 : à la frontière Afghanistan/Pakistan

1988 : la mort « accidentelle » du dictateur Zia ul-Haq

2001 : les effets du onze septembre sur la politique de l’Etat pakistanais

2005 : menace de guerre Inde-Pakistan

2007 : répression antisyndicale

2007 : revenir en arrière sur la partititon ?

2007 : démocratie et mouvement ouvrier

2008 : la fausse transition démocratique

2008 : rivalités inter-impérialistes

2009 : émeute de l’électricité

2009 : bombardements américains

2009 : grève des raffineries

2009 : les contradictions violentes

2010 : émeutes à Karachi

2010 : les inondations

2010 : on laisse crever les victimes des inondations

2010

2011 : répression antisyndicale

2011 : encore sur la répression antisyndicale

2011 : contre la passivité de l’Etat face aux interventions armées des USA

2011 : mort de Ben Laden

2011 : la police réprime les grévistes des aéroports

2012 : 300 travailleurs assassinés !

2012 : tortures de syndicalistes

2012 : fondation du parti des travailleurs Awami

2012 : révolte contre les usines qui flambent

2013 : la guerre qui n’a jamais été déclarée

2013 : attaques de drones américains

2013 : crise politique

2013 : grève contre les salaires impayés

2014 : marche de la liberté

2013 : les assassinats « ciblés » des drones de la CIA

2014 : attaque terroriste

2014 : lutte de classes irréconciliables

2014 : contre les assassinats de non-musulmans

2015 : effondrement d’une usine

2015 : le syndicalisme est considéré commme du terrorisme

2015 : lutte contre les expulsions à Islamabad

2015 : manifestations paysannes

2016 : grève de l’électricité

2016 : attaque de l’Inde

2016 : luttes ouvrières, grèves et manifestations

2016 : pas droit syndical à PepsiCo

2016 : répression de la grève des personnels de Pakistan International Airlines

2016 : nombreux ouvriers morts dans un chantier naval

2017 : émeutes de l’électricité

2017 : contre les privatisations

Luttes de classes actuelles

1 Message

  • Luttes de classes au Pakistan 28 novembre 2017 07:39

    Soulèvement islamiste au Pakistan

    La contestation s’étend au Pakistan, l’armée toujours muette…

    La contestation prenait de l’ampleur dimanche dans différentes villes du Pakistan après la dispersion ratée la veille d’un sit-in islamiste aux portes de la capitale, tandis que l’armée semblait hésiter à intervenir dans la crise.

    En fin d’après-midi, quelque 5.000 manifestants occupaient les routes entre Islamabad et l’agglomération voisine de Rawalpindi, ont constaté des journalistes de l’AFP. Soit plus de deux fois plus de monde que les militants de la première heure, que police et paramilitaires avaient tenté de déloger, sans succès, samedi.

    Dans la mégapole portuaire de Karachi, au sud, la police a évacué plusieurs sit-ins tôt dimanche. Mais sept autres se poursuivaient, mobilisant près de 5.000 manifestants, selon les autorités locales. Même situation à Lahore (nord-est), où plus de 3.000 manifestants étaient rassemblés dimanche en différents points de la ville, selon la police municipale.
    Le mouvement s’était également étendu à d’autres villes pakistanaises, selon les médias locaux.

    Des chiffres encore modestes à l’échelle du pays, mais qui n’ont fait que croître depuis que les forces de l’ordre ont manqué de disperser le sit-in bloquant la principale autoroute d’accès à Islamabad depuis le 6 novembre, au détriment de dizaines de milliers de voyageurs contraints de passer des heures dans les transports.

    L’opération, à grand renfort de gaz lacrymogènes, avait tourné court, suscitant des commentaires critiques sur son impréparation. Elle s’est soldée par la mort d’au moins 7 personnes et a fait quelque 230 blessés. Elle a aussi renforcé la détermination des manifestants.

    Appelée samedi soir en renfort par le gouvernement pour aider les autorités à "maintenir l’ordre sur le territoire d’Islamabad", la puissante armée pakistanaise ne s’est toujours pas exprimée publiquement.

    Seul un hélicoptère militaire a brièvement été aperçu au-dessus des manifestants. Les forces de l’ordre demeuraient en retrait.

    Dimanche soir, un responsable du ministère de l’Intérieur a déclaré que les rangers, une force paramilitaire, avaient été désignés pour "s’occuper des manifestations", sans plus de précisions.

    Le mouvement est piloté par un groupe religieux peu connu, Tehreek-i-Labaik Yah Rasool Allah Pakistan (TLYRAP), qui exige la démission du ministre de la Justice, à la suite d’une polémique au sujet d’un amendement, finalement abandonné, qu’il lie à la très controversée loi sur le blasphème, un sujet ultrasensible au Pakistan.

    Dans une conférence de presse dimanche soir, le leader du TLYRAP, Khadim Hussain Rizvi, a demandé que des membres de l’exécutif, notamment l’ex-Premier ministre Nawaz Sharif et l’actuel chef du gouvernement Shahid Khaqan Abbasi, soient poursuivis pour terrorisme.
    Le sit-in se poursuivra "quel qu’en soit le prix", a-t-il affirmé, appelant à une grève générale lundi. "Nous n’avons pas peur des balles", a encore harangué M. Rizvi.
    ’Attitude extrémiste’

    "Je me moque si mon épouse et mon enfant ont faim. Je me moque s’ils meurent de faim. Pour moi, rien d’autre ne compte que l’honneur de mon prophète", explique Riaz Shah, un ouvrier, affirmant qu’il ne partira pas tant que les chefs du mouvement ne lui en auront pas donné l’ordre.

    "Malheureusement, tout est de la faute de ces religieux, de leur attitude extrémiste", s’indigne à l’inverse Maqbool Ahmed, un habitant d’Islamabad interrogé par l’AFP.
    "Ils ne s’intéressent tout simplement pas aux gens. Certains ont vu leur négoce ruiné, sont incapables de se rendre à leur travail, à l’hôpital, d’envoyer leurs enfants à l’école ", s’agace-t-il.

    Pour les Pakistanais, la confusion a été accrue par la décision samedi de l’autorité de régulation de l’audiovisuel de suspendre la diffusion des chaînes d’information en continu, finalement levée dimanche après-midi. L’accès aux réseaux sociaux restait cependant perturbé.

    Tous les établissements éducatifs, écoles ou universités de la province du Pendjab, demeureront fermés lundi et mardi "en raison de la situation actuelle", a déclaré à l’AFP Bashir Ahmad Zahid Goraya, le chef de l’autorité en charge de l’enseignement à Lahore.
    ’Des gens dangereux’

    Cette crise intervient à un moment difficile pour le pouvoir civil, quelques mois après la chute pour corruption du Premier ministre Nawaz Sharif, et avant des élections législatives en 2018 qui s’annoncent incertaines.

    L’actuel gouvernement, mené par un fidèle de M. Sharif, Shahid Khaqan Abbasi, est depuis plusieurs jours sous le feu des critiques pour sa maladresse et sa lenteur dans la gestion de la crise, perçues comme une manifestation de faiblesse à l’égard de mouvements extrémistes en plein essor.

    Les manifestants font partie de la secte barelvi, liée au soufisme, un mouvement mystique de l’islam perçu comme modéré.

    Mais l’exécution l’année dernière de l’un de leurs membres, Mumtaz Qadri, pour l’assassinat du gouverneur libéral du Pendjab Salman Taseer en raison de ses positions sur la loi sur le blasphème, a conduit certains d’entre eux à adopter une ligne dure à ce sujet.

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