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Accueil du site > 05 - Livre Cinq : ECONOMIE POLITIQUE > 1- Les lois économiques font partie de la lutte des classes > Qu’est-ce que le capitalisme ?

Qu’est-ce que le capitalisme ?

mardi 8 août 2017, par Robert Paris

Karl Marx dans « Salaires, prix et profits » :

« La plus-value, c’est-à-dire cette partie de la valeur totale de la marchandise où est incorporé le surtravail, le travail impayé de l’ouvrier, voilà ce que j’appelle le Profit… le capitaliste] fera donc travailler le fileur [l’ouvrier], mettons douze heures par jour. En outre et en sus des six heures qu’il faut pour produire son salaire ou la valeur de sa force, l’ouvrier aura donc à travailler six autres heures que j’appellerai heures de surtravail, lequel surtravail se réalisera en une plus-value et en un surproduit. »

Karl Marx dans « Le Capital », livre I, 3ème section :

« L’ouvrier a donc travaillé une moitié du jour pour lui-même et l’autre pour le capitaliste. »

Karl Marx, dans « Le Manifeste du parti communiste » :

« La société bourgeoise moderne, élevée sur les ruines de la société féodale, n’a pas aboli les antagonismes de classes Elle n’a fait que substituer de nouvelles classes, de nouvelles conditions d’oppression, de nouvelles formes de lutte à celles d’autrefois. Cependant, le caractère distinctif de notre époque, de l’époque de la bourgeoisie, est d’avoir simplifié les antagonismes de classes. La société se divise de plus en deux vastes camps ennemis, en deux grandes classes diamétralement opposées : la bourgeoisie et le prolétariat… L’existence et la domination de la classe bourgeoise ont pour condition essentielle l’accumulation de la richesse aux mains des particuliers, la formation et l’accroissement du Capital ; la condition d’existence du capital, c’est le salariat. Le salariat repose exclusivement sur la concurrence des ouvriers entre eux. Le progrès de l’industrie, dont la bourgeoisie est l’agent sans volonté propre et sans résistance, substitue à l’isolement des ouvriers résultant de leur concurrence, leur union révolutionnaire par l’association. Ainsi, le développement de la grande industrie sape, sous les pieds de la bourgeoisie, le terrain même sur lequel elle a établi son système de production et d’appropriation. Avant tout, la bourgeoisie produit ses propres fossoyeurs. Sa chute et la victoire du prolétariat sont également inévitables. »

Karl Marx dans « Le Capital » :

« Il en est d’ailleurs de la forme « valeur et prix du travail » ou « salaire » vis-à-vis du rapport essentiel qu’elle renferme, à savoir : la valeur et le prix de la force de travail, comme de toutes les formes phénoménales vis-à-vis de leur substratum [leur substrat]. Les premières se réfléchissent spontanément, immédiatement dans l’entendement, le second doit être découvert par la science. L’économie classique touche de près le véritable état des choses sans jamais le formuler consciemment. Et cela lui sera impossible tant qu’elle n’aura pas dépouillé sa vieille peau bourgeoise. »

« En convertissant en force de travail une partie de son capital, le capitaliste pourvoit au maintien et à la mise en valeur de son capital entier. Mais ce n’est pas tout. Il fait d’une pierre deux coups. Il profite non seulement de ce qu’il reçoit de l’ouvrier, mais encore de ce qu’il lui donne. »

« L’argent en tant qu’argent et l’argent en tant que capital ne se distinguent de prime abord que par leurs différentes formes de circulation. La forme immédiate de la circulation des marchandises est M-A-M (marchandise - argent - marchandise), transformation de la marchandise en argent et retransformation de l’argent en marchandise, vendre pour acheter. Mais, à côté de cette forme, nous en trouvons une autre, tout à fait distincte, la forme A-M-A (argent - marchandise - argent), transformation de l’argent en marchandise et retransformation de la marchandise en argent, acheter pour vendre. Tout argent qui dans son mouvement décrit ce dernier cercle se transforme en capital, devient capital et est déjà par destination capital. »

« Le capitaliste n’est point capitaliste parce qu’il est directeur industriel ; il devient au contraire chef d’industrie parce qu’il est capitaliste. Le commandement dans l’industrie devient l’attribut du capital, de même qu’aux temps féodaux la direction de la guerre et l’administration de la justice étaient les attributs de la propriété foncière. »

« À l’origine même de la production capitaliste, quelques unes de ces industries exigeaient déjà un minimum de capital qui ne se trouvait pas encore dans les mains de particuliers. C’est ce qui rendit nécessaire les subsides d’État accordés à des chefs d’industrie privée – comme en France du temps de Colbert, et comme de nos jours cela se pratique encore dans plusieurs principautés de l’Allemagne –, et la formation de sociétés avec monopole légal pour l’exploitation de certaines branches d’industrie et de commerce, autant d’avant-coureurs des sociétés modernes par actions. »

Le capitalisme, le capital, on vit dedans mais qu’est-ce que c’est ?

Karl Marx expose simplement, mais dialectiquement, ce qu’est le capitalisme

Comment Marx analyse la société et l’économie capitalistes

Comment le capital engendre plus de valeur en s’investissant dans la production

Un mode d’exploitation du travail humain et la transformation du travail impayé en plus-value

L’exploitation des prolétaires sous le capitalisme

La production capitaliste comme production de plus-value

La transformation de la plus-value en profit

La transformation de l’argent en capital

Le Capital de Marx en résumé

Economie politique de Karl Marx

La naissance du capitalisme, est-ce d’abord une révolution technologique ?

La classe ouvrière en Angleterre au début du capitalisme

Ce qui distingue le capitalisme des époques précédentes

Le capitalisme ne doit pas seulement produire, ni seulement de manière croissante, mais il doit révolutionner sans cesse les forces productives

Une contradiction fondamentale du capitalisme

Les crises du capitalisme

Le dernier système fondé sur la propriété privée des moyens de production

Marx et Engels disaient-il que le capitalisme ne pouvait pas se détruire lui-même ?

La description du capitalisme par Marx, revue par Léon Trotsky

La situation actuelle du capitalisme, est-ce une crise classique ou quoi d’autre ?

Le capitalisme peut-il durablement se passer des crises ?

Le Capitalisme actuel, malade du Capital

Pourquoi la dynamique du capitalisme se heurte à ses propres limites : son succès lui-même étouffe dans les limites de la propriété privée des moyens de production

4 Messages de forum

  • « En général, c’est une vraie absurdité, que de faire des machines une catégorie économique à côté de la division du travail, de la concurrence, du crédit, etc.

    La machine n’est pas plus une catégorie économique que le bœuf qui traîne la charrue. L’application actuelle des machines est une des relations de notre régime économique actuel, mais le mode d’exploiter les machines est tout à fait distinct des machines elles-mêmes. La poudre reste la même, que vous vous en serviez pour blesser un homme, ou pour panser les plaies du blessé. »

    Karl Marx

    Lettre à Annenkov

    28 décembre 1846

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  • « Jusqu’à l’an 1825 — époque de la première crise universelle — vous pouvez dire que les besoins de la consommation en général allaient plus vite que la production, et que le développement des machines était la conséquence forcée des besoins du marché. Depuis 1825, l’invention et l’application des machines ne sont que le résultat de la guerre entre les maîtres et les ouvriers. Encore ceci n’est-il pas vrai que pour l’Angleterre. Quant aux nations européennes, elles ont été forcées d’appliquer les machines à cause de la concurrence que les Anglais leur faisaient, tant sur leur propre marché que sur le marché du monde. Enfin, quant à l’Amérique du Nord, l’introduction des machines était amenée et par la concurrence avec les autres peuples et par la rareté des mains, c’est-à-dire par la disproportion entre la population et les besoins industriels de l’Amérique du Nord. »

    Karl Marx

    Lettre à Annenkov

    28 décembre 1846

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  • Qu’est-ce que le capitalisme ? 17 octobre 00:27, par Max

    "Le capital ne se réalise pas seulement, il crée encore du capital. Le procès d’accumulation est donc immanent au procès de production capitaliste : il implique la création de nouveaux ouvriers salariés, de nouveaux moyens de réalisation et d’augmentation du capital existant, soit que le capital s’assujettisse des couches de population qui jusque-là lui échappaient encore, par exemple les femmes et les enfants, soit qu’il se soumette un nombre accru de travailleurs à la suite de l’augmentation naturelle de population."

    Par exemple :

    A est 1 entreprise
    B est aussi 1 entreprise.

    A produit 100 pièces avec 4 machines et 20 ouvriers.
    B produit 150 pièces avec 6 machines et 30 ouvriers.

    B achète A —>A+B (qu on appelle C) produit 110 pièces avec 5 machines et 22 ouvriers.

    Par rapport à A, C a donc augmenté sa production , ses ouvriers et ses machines .
    Mais par rapport à A+B , C a réduit la production, les machines et les ouvriers.

    L’année d’après C produit 120 pièces avec 5 machines et 25 ouvriers.—> C augmente son bénéfice. Mais C ne produit toujours pas ce que produisaient A et B séparés.
    C augmente son bénéfice , le cours de son action augmente et la part de ses bénéfices qui va dans le système financier augmente de + en +.

    L’année encore après C produit 130 pièces avec 4 machines (2 au rebut +1 neuve) et 15 ouvriers. Le benefice augmente .

    C rachète en 1 autre entreprise B" qui produit 50 pièces avec 2 machines et 20 ouvriers.
    C produit en 2017 150 pièces avec 5 machines et 25 ouvriers. Donc si on regarde juste la production sur 1 an, on voit qu’elle n’a jamais été aussi haute pour C avec 1 hausse du nombre d’ouvriers en 1 ans de 5 ouvriers.

    Mais si on regarde l’évolution en 3 ans , C produit 150 pièces avec 5 machines et 25 ouvriers alors que trois ans auparavant 3 entreprises produisaient au total 300 pièces avec 12 machines et 70 ouvriers.
    En 3 ans la production du même type de pièce est baissée de moitié , ainsi que le nombre de machine et les salariés presque divisés par 3.

    La concentration des capitaux nous renseigne justement sur le fait que le capital se débat dans d’atroces souffrances pour satisfaire les besoins des rejetons financiers.
    Mais 1 chose est certaine, l’accumulation du capital a été stoppée et nous assistons à la décomposition du ressort fondamentale économique du capital : la loi de l’accumulation.
    Le montant des fusions acquisition d’entreprises dans le monde a dépassé ce qu’il était juste avant 2007....4000 milliards d’Euros.

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  • Dans le Manifeste Communiste, Marx-Engels montrent que le capitalisme n’est pas seulement une révolution technologique car ce sont les rapports sociaux qui ont été révolutionnés :

    « L’industrie moderne a fait du petit atelier du maître artisan patriarcal la grande fabrique du capitalisme industriel. Des masses d’ouvriers, entassés dans la fabrique, sont organisés militairement. Simples soldats de l’industrie, ils sont placés sous la surveillance d’une hiérarchie complète de sous-officiers et d’officiers. Ils ne sont pas seulement les esclaves de la classe bourgeoise, de l’Etat bourgeois, mais encore, chaque jour, à chaque heure, les esclaves de la machine, du contremaître et surtout du bourgeois fabricant lui-même. »

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