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Vous critiquez la politique des directions syndicales, mais que proposez-vous aux militants syndicalistes ?

vendredi 29 septembre 2017, par Robert Paris

« Vous critiquez la politique des directions syndicales, mais que proposez-vous aux militants syndicalistes ? »

Un militant syndicaliste nous pose cette question à laquelle nous répondons volontiers car les militants syndicalistes ne sont pas des ennemis, même s’ils se font souvent inconsciemment les instruments d’une politique nuisible à leur classe.

Précisons tout d’abord que nous ne critiquons pas les directions syndicales, nous les combattons car elles font partie de nos adversaires. Nous critiquons les militants syndicalistes, ce qui est très différent. Aux directions syndicales, nous ne proposons absolument rien car elles ne commettent pas d’erreur mais sont des ennemis, dans le camp adverse du camp des travailleurs. Aux militants syndicalistes par contre, pas moins qu’à tous les travailleurs, nous avons effectivement une politique de classe à proposer. A eux de voir dans la suite des événements s’ils continuent à suivre les directions des centrales syndicales ou admettront qu’il faut une autre politique dans l’activité militante au sein de la classe ouvrière.

D’ailleurs, nous ne sommes pas seulement « critiques » de la politique et des stratégies des centrales syndicales, nous les combattons. Ce sont nos adversaires, et pas moins que le patronat et le gouvernement. Elles font partie des institutions qui emprisonnent la classe ouvrière, qui la piègent, qui la trompent, qui la battent même parfois.

Ce sont les syndicats qui ont souvent battu les travailleurs quand ceux-ci menaçaient de devenir une force sociale et politique dangereuse pour les classes dirigeantes, que ce soient les syndicats NUM et COSATU, en Afrique du sud, lors de la fin de l’Apartheid, que ce soit Solidarnosc en Pologne, que ce soient les syndicats de Guinée Conakry lors de la grande grève générale de 2007, que ce soient les syndicats égyptien et tunisien qui ont cantonné l’intervention ouvrière lors du « printemps arabe », que ce soit la CGT française lors de la grève générale de 1936 arrêtée par ses soins, permettant à la bourgeoisie de reprendre l’offensive et de mettre en place le fascisme, que ce soit l’UGTA algérienne qui a baillonné la classe ouvrière en 1988, les exemples dans lesquels la seule force qui a été capable d’arrêter, de freiner, de détourner la force de la classe ouvrière, de lui ôter tout élan révolutionnaire, ce sont les syndicats.

La raison de fond en est que le syndicalisme est un mode d’organisation et de lutte qui vise à un équilibre avec l’adversaire patronal et gouvernemental et non à au renversement de celui-ci. Du coup, même les syndicats qui se disent les plus radicaux, les moins collaborationnistes, du type de la CGT ou de SUD, sont encore des appareils coupés des salariés, qui passent bien plus de temps à discuter avec nos adversaires de classe qu’avec les travailleurs du rang, qu’ils ne réunissent quasiment jamais et auxquels ils ne doivent aucun compte.

Bien des militants syndicalistes estiment nos accusations injustes et exagérées, et répondent que nous négligeons la difficulté de la lutte, l’agressivité des adversaires, le manque de mobilisation et de conscience des travailleurs et le rapport de forces défavorable auquel on se heurte.

Mais est-ce le mauvais rapport de forces qu’il faut incriminer dans le fait que les centrales syndicales négocient même lorsqu’il est évident qu’il n’y a rien à négocier, qu’il n’y aura aucune négociation réelle et que les négociations affichées vont seulement permettre de justifier la position de nos adversaires ?

Faut-il incriminer le rapport de forces ou les défauts du niveau de conscience et d’organisation des travailleurs pour expliquer que les syndicats ne réunissent pas les salariés, ne les consultent pas, ne les organisent pas, ne leur donnent aucune possibilité de se concerter, de mesurer les opinions, de décider eux-mêmes de leurs revendications et de leurs moyens d’action ?

Faut-il incriminer la faiblesse du camp des travailleurs ou l’excès de force du camp patronal dans le fait qu’aucune liaison interprofessionnelle n’est proposée dans les grèves, que toutes les luttes sont isolées des autres luttes, qu’on ne propose aux luttes plus larges interprofessionnelles que des journées d’action et que les syndicats n’organisent pas des assemblées interprofessionnelles pour une journée qui est censée l’être. En fait, les centrales syndicales divisent la classe ouvrière autant que cela est possible : quand elles ne sont pas contraintes d’appeler à des assemblées, elles ne le font pas ; quand elles peuvent appeler à part différents secteurs d’un même site elles le font ; quand elles peuvent mener une lutte par secteur, par site, par service, elles le font, quitte à ne pas prévenir un autre qui serait lui-même en lutte en même temps…

Un exemple frappant : dans la lutte générale des retraites de 2010, les seuls salariés qui étaient appelés à la grève reconductible étaient ceux des raffineries. La direction de la CGT (son secrétaire général interviewé) défendait alors mordicus que l’idée même d’une grève générale pour les retraites était une absurdité. Actuellement, les seuls qui le sont, c’est les transporteurs. Comme si une seule catégorie allait suffire à faire reculer un gouvernement qui mène une lutte d’ensemble !

On en reste donc aux « journées d’action » dans lesquelles il n’y a d’ailleurs pas d’autre « action » que le fait de marcher, comme si les classes dirigeantes, lancées dans une offensive très importante pour elles, allaient reculer parce qu’on se promène à jour fixe et heure fixe dans quelques rues des grandes villes ! C’est se moquer du monde !

On a bien vu que même dans le cas de manifestations massives, comme en 2010 en France, ou encore en Grèce ou en Espagne par exemple, des journées d’action n’ont fait reculer personne. La CGT ou Mélenchon ont beau affirmer qu’ils croient être capables de faire reculer le gouvernement en démontrant qu’il y a du monde dans la rue, ils mentent : ils savent bien qu’en agissant ainsi on est sûrs de ne faire reculer personne et pas même d’un millimètre !!! Mélenchon caracole en proclamant qu’en 1789-1793 la rue a défait les rois mais cela est faux : ce n’est pas des manifestations pacifiques de type cégétiste ou mélenchoniste qui ont fait chuter la royauté ! Quant au fascisme, ce n’est pas des manifestations de rue qui l’ont fait chuter, contrairement à ce que prétend fièrement Mélenchon ! S’il a buté d’abord en Espagne, c’est sur une révolution ouvrière et ce sont les Mélenchon de l’époque qui ont freiné la révolution, l’ont canalisé, l’ont trompée pour finalement la livrer au fascisme.

En prétendant que leurs manifestations et rassemblements vont faire reculer Macron, la CGT et Mélenchon, chacun de son côté, savent qu’ils mentent. D’ailleurs, ils ne sont opposés qu’en apparence et se joignent sur le fond, pour mener des actions qui n’agissent en rien, sauf en paroles, sur les classes possédantes.

Les réformistes politiciens, syndicaux et associatifs (comme Attac ou NuitDebout, etc.) sont parfois en concurrence, mais ils sont toujours socialement convergents. Ils ne remettent pas en question l’ordre social, ils ne dénoncent pas leurs tromperies respectives. Même s’ils ont parfois des mots un peu durs les uns envers les autres, Mélenchon et les syndicats roulent ensemble, comme ils viennent de l’affirmer. Les associations mobilisées lors de la lutte contre la loi El Khomri, elles aussi, se gardaient bien de remettre en cause la direction et le rôle des centrales syndicales bureaucratiques. Elles se gardaient bien de montrer que la mobilisation syndicale était, et reste, factice. Elles se gardaient bien d’en appeler à l’action directe, à l’organisation des salariés dans les entreprises. Mélenchon n’est pas davantage insoumis vis-à-vis des syndicats. Justement c’est lors de son rassemblement, indépendant des appareils syndicaux, qu’il a choisi de rappeler qu’il n’est pas indépendant des centrales bureaucratiques et n’envisage la lutte que sous leur égide !!!

S’il peut sembler actuellement que certains syndicats se démarquent des partis politiques, il ne faut pas oublier qu’ils ont tous appelé à voter pour Hollande contre Sarkozy, affirmant que c’était ce dernier qui, à lui seul, expliquait l’échec du mouvement de 2010. Depuis, ils ont complètement oublié qu’ils prétendaient que Hollande allait revenir en arrière sur les décisions de Sarkozy et oublié aussi les prétextes qu’ils ont donné pour abandonner la lutte, après l’avoir cantonné dans des journées d’action totalement inefficaces.

Ils avaient d’ailleurs démontré à cette occasion qu’il ne suffit pas d’être très nombreux dans la rue, d’avoir en sa faveur la majorité de l’opinion publique, d’être très suivis dans leurs appels et dans la grève, toutes catégories confondues, le mouvement des retraites étant très populaire. Il ne suffit pas d’avoir une unité syndicale très large. Il ne suffit pas de multiplier les journées d’action. Tout cela ne sert même strictement à rien. C’est même la première leçon que l’on aurait pu aisément tirer du mouvement des retraites. Mais qui prétend même tirer une seule leçon des luttes sociales. Certainement pas les directions syndicales. Pas non plus les dirigeants politiques de la gauche, de la gauche de la gauche, de l’extrême gauche opportuniste, des NuitDebout, Attac, des Insoumis et autres…

Pour qu’un mouvement social d’ampleur soit craint des possédants et de leurs défenseurs gouvernementaux, encore faut-il qu’il s’en prenne directement aux fondements même de la société, à la sacro-sainte propriété privée sur les entreprises, comme l’ont fait les salariés lors de la grève générale de 1936 en France, en occupant les usines spontanément, en élargissant eux-mêmes leurs grèves, en refusant de laisser rentrer parfois les patrons, en refusant même parfois localement les négociations que leur proposaient les capitalistes. Ce ne sont pas les directions syndicales ou politiques qui ont fait reculer le patronat. Ce n’est pas non plus le gouvernement du front populaire. C’est l’action directe des salariés, sans aucune consigne syndicale, sans aucun stratège syndical ou intersyndical ! Il y a eu une grève ouvrière se généralisant et toute l’action syndicale a consisté seulement à empêcher qu’elle se généralise aussi au secteur public, en particulier aux transports !!!

Rien de ce que font ou disent la CGT, SUD, Mélenchon, les Insoumis ou le PCF ne va dans le sens de la lutte des classes, de la conscience de classe du prolétariat.

Que préconisons-nous comme méthode de lutte, comme mode d’organisation, comme perspective à la lutte des classes ?

- Une organisation de la lutte par les travailleurs eux-mêmes, se réunissant partout sur les lieux de travail comme d’habitation ou dans les transports, échangeant leurs avis, défendant leurs points de vue, prenant des décisions, les faisant respecter, élisant des délégués ou les révoquant, que ces travailleurs soient ou pas en grève : l’organisation des travailleurs « en permanence » qu’exige la situation d’urgence qui peut se traduire par des assemblées générales interprofessionnelles, par une fédération des comités, la formation de comités centraux de grève et de lutte, de mobilisation et de solidarité.

- Ces formes d’organisation à la base font circuler elles-mêmes leurs informations, leurs déclarations, se communiquent entre elles sur l’état du mouvement et sur les décisions prises, organisent ensemble les actions communes, préparent des tracts communs, des interventions communes, ne reconnaissent à aucune autre instance le droit de décider, de négocier ou de ne pas négocier, de choisir des mots d’ordre, des buts de l’action, des perspectives à leur place.

- Les seuls militants syndicalistes, quelle que soit leur appartenance, qui ont le droit de prendre la parole dans les réunions, de se présenter aux voix dans les assemblées, dans les comités, sont ceux qui en reconnaissent les fondements et le principal de ceux-ci : le prolétariat n’a pas de sauveurs et il est son propre chef. Il n’a pas de consignes venues d’en haut à suivre, pas de discipline d’organisation autre que la sienne, consciemment choisie et collectivement décidée, à suivre. Il n’a pas à cautionner des négociations au sommet quelconques, que ce soient celles des dirigeants syndicaux, des dirigeants politiques, des dirigeants associatifs, des gouvernants ou des dirigeants patronaux. Les comités sont indépendants de tous ces gens-là. Ils n’ont pas à participer à toutes les tromperies des négociations, des tractations, des arrangements avec des adversaires de classe ou avec des opportunistes.

- Les comités n’ont pas à se faire les défenseurs de « l’intérêt de l’entreprise », de « l’intérêt de l’industrie », de « l’intérêt de l’économie », de « l’intérêt du pays ». Ils ne reconnaissent que l’intérêt de classe et l’intérêt des peuples travailleurs du monde.

- Les comités ne vendent jamais l’avenir de leur classe pour un plat de lentilles, ne deviennent pas des suppôts du culte du travail sous prétexte de combattre le chômage, ne se mettent pas à courir après un patron parce que leur ancien patron ferme boutique, n’en appellent pas à l’ « Etat sauveur » comme si ce n’était pas l’Etat des capitalistes, ni à l’ « Etat intermédiaire entre patrons et salariés », ni à l’ « Etat investisseur », ni à l’ « Etat sécuritaire », ni à l’ « Etat défenseur de la démocratie », ne prétendent pas que la nation est autre chose actuellement qu’une arme des possédants, ne se drapent pas dans le bleu-blanc-rouge des assassins de la Commune de Paris…

- Les comités dénoncent clairement les manœuvres de la bourgeoisie, des gouvernants, de l’Etat qui instrumentalisent l’insécurité, le terrorisme, la répression, les guerres, le racisme, le fascisme.

- Les comités affirment que le pire ennemi est sa propre bourgeoisie, son propre Etat, sa propre armée, sa propre police. Ils ne se drapent pas dans des drapeaux bleu-blanc-rouge. Ils ne cultivent pas les cinémas électoraux des classes dirigeantes. Ils n’appellent pas à des promenades impuissantes dans les rues. Ils organisent l’action directe contre la bourgeoisie, contre sa sacro-sainte propriété privée sur l’économie, contre son monopole dans le pouvoir gouvernemental.

Des militants syndicalistes conscients, indépendants des appareils bureaucratiques, n’ont pas de raison de considérer que les comités sont opposés à leur activité militante, à leur appartenance syndicale et n’ont pas de raison de refuser d’y participer, d’y militer. Ils n’ont pas de raison de croire aux discours réformistes, aux tendances négociatrices, aux gestions communes, paritaires, aux réunionites avec nos adversaires, pour les convaincre de quoi, on se demande !

Cessons d’écouter les sirènes réformistes affirmant que l’on ne peut pas changer de système social, que les travailleurs ne seraient que des victimes à défendre et pas une classe d’avenir, que les prolétaires auraient besoin de leurs avocats syndicaux, de leurs négociateurs, de leurs stratèges, qui décident à leur place, dans leur dos, sans même les consulter ni les réunir.

Les militants et les travailleurs conscients ne sont pas des zorros, ils n’agissent pas à la place des travailleurs, ils ne prétendent pas sauver leur classe, à sa place, ils ne veulent pas à eux seuls provoquer la révolution, ils n’affirment pas qu’ils vont jeter les travailleurs dans la rue. Ils n’ont pas besoin d’être des chefs, de prendre la tête, d’encadrer les travailleurs, d’être les bergers des moutons, de parler à la place des travailleurs, de prendre des décisions en dehors des travailleurs assemblés et organisés. Ils sont seulement déterminés à aller jusqu’au bout quand cela sera possible et aussi à s’y préparer dès maintenant. Ils n’acceptent pas, sous prétexte de situation défavorable, de désarmer les travailleurs pour l’avenir et ils combattent politiquement tous ceux qui le font, quel qu’en soit le prétexte, fût-ce au nom de tactiques révolutionnaires dites géniales.

Leurs mots d’ordre les plus déterminants sont :

- Les travailleurs n’ont que leurs chaînes à perdre et un monde nouveau à construire.

- Les travailleurs ont les mêmes intérêts qu’ils soient en fixe ou précaires, nationaux ou étrangers, de n’importe quelle origine, couleur de peau, sexe, croyance, genre et âge.

- Les travailleurs n’ont pas de sauveur et se sauveront eux-mêmes.

- Les travailleurs n’ont pas besoin des patrons. S’ils ne veulent plus embaucher, licencions les patrons et leur société pourrie.

- Le seul Etat que nous reconnaissions est la fédération des comités de salariés. Tous les autres ne sont que des organisations de la mafia bourgeoise.

- Il n’y a rien d’irréaliste à se préparer à la révolution sociale car le capitalisme va à l’abîme et essaie de nous y entraîner. L’irréalisme, c’est de chercher la « bonne réforme », la « bonne loi », la « bonne négociation », le « bon gouvernement », le « bon arrangement avec les patrons et le gouvernement ».

- Le capitalisme lui-même étouffe dans le carcan de la propriété privée des moyens de production, les peuples travailleurs en crèvent. Il faut en finir avec ce vieil ordre social tout pourri. Vive la propriété collective des trusts, des banques, des assurances, des bourses et des capitaux !

- Il n’y a pas d’avenir à la société humaine dans la vieille société d’exploitation de l’homme par l’homme. Le capitalisme n’ouvre plus que la porte des enfers : des guerres mondiales, des fascismes, des dictatures violentes dont la Syrie, l’Irak, l’Afghanistan sont les seules images d’avenir. Même s’il est clair que les classes dirigeantes se défendront becs et ongles, la révolution sociale nous coûtera moins cher que de subir en silence ces horreurs.

Travailleurs ! Personne ne peut s’organiser à notre place. Personne ne peut décider à notre place. Personne ne peut discuter à notre place. Personne ne peut déterminer notre avenir à notre place. Ne laissons personne nous faire taire, nous retirer la parole, nous baillonner, même en se disant notre meilleur ami, même en prétendant nous sauver.

L’auto-organisation, c’est le seul garant de l’avenir ! Ne comptons que sur nos propres forces et le vieux monde de l’exploitation et de l’oppression tout pourri sera vite un vieux souvenir !

1 Message

  • Lutter séparément...

    La grève des transports est découpée en petits bouts...

    D’un côté une lutte des cheminots...

    d’un autre côté une lutte des bus et trams de province...

    d’un troisième la RATP...

    puis la grève des transports de Toulouse...

    puis la grève séparée du TER...

    et maintenant la grève sur le RER C ainsi que sur les lignes R et U du Transilien....

    et ce qui se prépare, c’est la grève sur la région SNCF de Paris Rive Gauche

    Comme on peut le lire dans cet article, le NPA encourage cette action localisée... voir cet article

    Lutte ouvrière, pour sa part, soutient la même chose à La Poste : voir cet article

    La lutte de classe qui unit les travailleurs du transport contre leur privatisation et rentabilisation à outrance, les cheminots avec les technicentres, les gares, etc., attendra...

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