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L’Arabie saoudite entraînera-t-elle le monde dans la guerre contre l’Iran et le chiisme ?

samedi 18 novembre 2017, par Robert Paris

L’Arabie saoudite entraînera-t-elle le monde (Liban, Qatar après Yémen, Syrie, Irak...) dans la guerre contre l’Iran et le chiisme ?

On vient de voir le nouveau Sultan d’Arabie saoudite tenter d’entraîner le Liban dans la déstabilisation et dans la guerre civile avec l’affaire Saad Hariri. L’Arabie appelle ses ressortissants à quitter le Liban. On se souvient qu’il en avait été de même avant l’affrontement avec le Yémen, avec la Syrie ou avec le Qatar. C’est le début de la déclaration de guerre. La suite est l’enlèvement du premier ministre libanais Saad Hariri suivie de sa démission de son poste de chef de l’Etat du Liban et la mise en cause par l’Arabie saoudite de la « mainmise du Hezbollah qui est une mainmise de l’Iran »…

À Beyrouth, le dirigeant du Hezbollah, Hassan Nasrallah, a, dès le lendemain, accusé l’Arabie Saoudite d’avoir contraint Saad Hariri à démissionner, puis de le retenir de force à Riyad.

L’Arabie saoudite a précisément accusé mercredi l’Iran "d’agression directe" après le tir samedi dernier d’un missile en direction de l’aéroport international de Ryad par des rebelles yéménites chiites houthis. Financés par l’Iran.

On a vu dans les épisodes précédents l’Arabie saoudite tenter de déstabiliser le Qatar, comme elle avait mené le front guerrier sunnite au Yémen ou comme elle avait soutenu Daesch en Syrie et en Irak. Tout cela est présenté comme une lutte contre l’offensive iranienne au Proche orient. L’Arabie saoudite a pris, pour cela, la tête d’une « coalition arabe » qui n’a d’arabe que le nom puisqu’en réalité elle englobe Israël ! On voit bien que les objectifs affichés, sunnites contre chiites, sont déjà bel et bien dépassés. Il y a loin de l’affichage aux buts réels !

Il est indispensable de remarquer que cette nouvelle politique offensive de l’Arabie saoudite a fait suite aux « printemps arabes » et est une réponse aux risques de déstabilisation sociale et politique qui menacent les dictatures pétrolières dont l’Arabie saoudite et les autres dictatures du monde arabe, comme la Syrie et l’Irak. Transformer des risques de révolution sociale en guerre de bandes armées, le Liban a déjà connu cela et c’est ce qui explique que les groupes ethniques libanais soient réticents à tomber dans le piège saoudien. Transformer le Liban un nouvel Irak ou une nouvelle Syrie ou encore un nouveau Yémen ne dit rien qui vaille au peuple libanais mais cela ne signifie pas que les classes dirigeantes ou Israël ne s’engouffrent pas dans cette voie. Il est bien trop tôt pour se rassurer ainsi parce que les dirigeants politiques libanais, y compris le Hezbollah et les dirigeants sunnites, le disent ou parce qu’Israël a prétendu ne pas vouloir mener de guerre au sud-Liban contre le Hezbollah chiite. En politique, il n’est pas courant de dire ce que l’on va faire ni d’agir de manière ouverte, en Orient moins encore qu’ailleurs ! Quand l’Arabie saoudite et Israël ont agi ensemble en Syrie, en Irak ou au Yémen, ils se sont bien gardés de le proclamer sur tous les tons, même s’ils n’ont pas eu besoin de s’en cacher vraiment.

Le nouvel élément de la situation est l’intervention française. Ce n’est pas nouveau pour le Liban mais l’alliance France-Arabie saoudite est, par contre, d’une totale nouveauté. On connaissait par contre l’alliance USA-Arabie saoudite qui a été bien douchée par la politique d’Obama pour pacifier la relation avec l’Iran.

Après avoir été très proche du Qatar sous la présidence de Nicolas Sarkozy, la France cherche désormais à se rapprocher de l’Arabie saoudite, ennemie mortelle du Qatar que l’Arabie saoudite tente de bloquer et d’étouffer. Car la France a une carte à jouer en Arabie saoudite. Nouvel homme fort du pays, le prince héritier Mohammed Ben Salmane, ou "MBS" comme il est surnommé, a annoncé un plan extrêmement ambitieux à l’horizon 2030, le "projet Neom", qui va représenter 500 milliards d’euros de marchés à saisir. Et comme ses prédécesseurs à l’Élysée, Emmanuel Macron rêve que la France se taille la part du lion dans ce gâteau colossal.

La France a annoncé ouvertement son intervention lors de la visite de Macron à l’Arabie saoudite, visite au cours de laquelle a été affirmée une union jamais vue encore entre les deux pays… A été annoncée également la venue en France de Hariri au nom de l’intervention française, soi-disant en vue de la paix dans la région, mais n’est-ce pas plutôt en vue de la guerre puisque c’est avec l’accord total de l’Arabie saoudite et le désaccord total de l’Iran ?

Est-ce que cela signifie que la France pourrait basculer dans le camp Israël-Arabie saoudite, cela n’a rien d’impossible ni de contre-nature. On a bien remarqué dans la visite de Macron en Arabie saoudite que les saoudiens mettaient les petits plats dans les grands et offraient beaucoup à la bourgeoisie française, ce qui ne peut pas être sans contre-partie géopolitique… Les classes possédantes du Liban ont eu l’habitude des interventions de la France croisée, puis de la France colonialiste, puis de la France néocolonialiste et impérialiste, y compris lors de la grande guerre civile et elles y sont favorables. La France peut donc, plus ou moins discrètement, jouer le jeu de l’Arabie saoudite de façon plus efficace que l’était l’opération Hariri, avec sa démission de chef de l’Etat libanais visiblement forcée par l’Arabie saoudite. Ce personnage, chef d’entreprise toujours au bord de la faillite frauduleuse, qui n’a jamais été qu’une marionnette manipulée par l’Arabie saoudite à laquelle il doit toute sa fortune, n’a aucun poids social ou politique réel. La France va sans doute tenter de se relancer au Moyen Orient au travers de ce pantin mais rien ne prouve que cela fonctionne…

Une déclaration bien significative du tournant de la France vis-à-vis de l’Iran et de l’Arabie saoudite, celle de Le Drian, affirmant que la France est inquiète de la tendance de l’Iran à imposer son hégémonie au Moyen-Orient, sous-entendant notamment le Liban. Or, il semble bien que ce soit la tendance de la France à s’impliquer militairement dans cette région qui soit inquiétante….

En tout cas, les bruits de bottes se rapprochent du Liban et l’étendue de la zone de destructions massives ne cesse de s’étendre dans le monde…

Si les classes dirigeantes d’Arabie saoudite peuvent se permettre, sans subir une forte pression américaine, de déstabiliser ainsi le Moyen orient, c’est notamment grâce au fait que Trump souhaite apparaître en rupture avec la politique d’Obama de paix avec l’Iran. Cela ne signifie pas que les USA soient déjà prêts à entrer directement en guerre contre l’Iran mais ils ne seraient pas gênés que d’autres, notamment la France, le fassent à leur place…

Bien entendu, les dirigeants impérialistes occidentaux ou israéliens n’en ont rien à faire de l’opposition du chiisme et sunnisme, rien à faire d’objectifs pseudo-religieux ou ethniques, mais les dirigeants du Moyen orient eux aussi ne font que cacher que leurs vrais objectifs sont bien différents. Désigner du doigt l’Iran comme l’ennemi commun permet aux uns comme aux autres de donner un drapeau qui unifie derrière eux des peuples et qui permette d’accroître l’ampleur et la violence des guerres et des guerres civiles et fasse encore plus basculer le monde dans la violence. Mais la véritable nécessité de cette violence mondiale généralisée se trouve bien plus dans la faillite économique mondiale, qui n’est que momentanément retardée, bien plus que dans des oppositions ethniques, religieuses, idéologiques, ou de confrontations réelles entre des blocs.

Le capitalisme à l’agonie ne peut que mener à des violences extrêmes et que monter les peuples les uns contre les autres. Il y va de l’avenir du pouvoir des classes capitalistes sur le monde.

Lire sur le nouveau sultan d’Arabie saoudite

La guerre mondiale sunnites-chiites

12 Messages de forum

  • The recent mass arrests in Saudi Arabia combined with the kidnapping of Lebanon’s prime minister, the escalation of the war against Yemen and Riyadh’s charge that both Iran and Lebanon have “declared war” against it point to an immense regional crisis that threatens to erupt into a wider conflict.

    After more than a quarter century of uninterrupted US wars of aggression, occupations and regime-change operations that have claimed the lives of over a million people and driven many millions more from their homes, the Middle East is a powder keg.

    Entire societies have been decimated by these interventions, from Iraq to Libya, Syria and Yemen. This immense bloodletting has as its primary driving force the attempts by US imperialism to offset the relative decline in its dominance over the capitalist world order by means of military force, particularly through the assertion of its hegemony over the oil-rich Middle East.

    Despite the immense destructive power of the means employed, however, they have failed to achieve Washington’s ends. After expending roughly $2 trillion in resources and sacrificing the lives of over 4,400 US troops in Iraq and bringing tens of thousands back seriously wounded, the US has failed to achieve its aims of unquestioned dominance in the region. In Iraq, Syria and elsewhere in the region, the US faces Iran as a significant regional rival, with Russia and China also challenging American capitalism for control of markets and energy resources.

    The US response has been the stoking of ever-widening conflicts that threaten to drag the entire region into war, with the potential of drawing in the world’s major nuclear powers as well.

    The Trump administration has deliberately sought to provoke a direct conflict with Iran, refusing to certify its compliance with the 2015 nuclear accord negotiated with the Obama administration and the other major powers. The nonsensical claims that Iran is not living up to the “spirit” of the agreement, i.e., bowing to US demands for the country’s disarmament and complete subordination to American interests in the Middle East, have led to a ratcheting up of tensions with Tehran and are setting the stage for direct military conflict.

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  • Pour le moment, les USA se laissent entraîner en tout cas, même si l’ancien président américain Barack Obama a vivement réagi à la décision de son successeur Trump de dénoncer l’accord sur le nucléaire iranien qu’il avait signé. Donald Trump prend le risque "d’éroder la crédibilité" des Etats-Unis, a-t-il commenté.

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  • Le gouvernement espagnol a annoncé le 4 septembre bloquer la vente de 400 bombes de précision à guidage laser à l’Arabie saoudite, bombes qui étaient censées servir à écraser la rébellion yéménite, en fait essentiellement la population civile comme le font les mêmes bombes américaines ou françaises. Une telle bombe américaine venait de tuer ainsi quarante enfants dans un bus scolaire, le 9 août ! Riyad a répliqué en menaçant d’annuler la commande de cinq corvettes militaires à un chantier naval andalou. Madrid a alors reculé et livré les bombes. Le peuple yéménite appréciera le geste espagnol !!! Et aussi les gestes français et américain… Au fait, vous avez dit qu’il y a du terrorisme au Yémen, mais voulez-vous parler de celui de la France, des USA et… de l’Espagne, sans parler de l’Arabie saoudite, alliée des précédents et véritable organisateur du 11 septembre ?!!!

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  • Le gouvernement allemand accepte de livrer des armes à l’Arabie saoudite en guerre au Yémen...

    Le Conseil fédéral de sécurité allemand (BSR) a récemment autorisé d’importantes livraisons d’armement vers l’Arabie saoudite et d’autres États du Golfe. Ceci a été confirmé dans une lettre du ministre de l’Économie Peter Altmaier (Union chrétienne-démocrate, CDU) à la Commission parlementaire des Affaires économiques.

    Les Émirats arabes unis (EAU), l’un des États clés dans la guerre contre le Yémen, pourront également recevoir à l’avenir des armes allemandes. Plus précisément, le BSR a donné le feu vert pour la livraison de 48 ogives et 91 missiles guidés pour des systèmes antiaériens installés sur des navires.

    Parmi les autres destinataires d’armes de fabrication allemande figurent des régimes réactionnaires similaires tels que la Jordanie et le Qatar. Le Qatar attend avec impatience la fourniture de 170 ogives et moteurs allemands pour les missiles air-air « Meteor ». Avec la permission du gouvernement, la société Dynamite Nobel va maintenant livrer 385 armes portables antichars en Jordanie.

    Le BSR a également approuvé les ventes au régime militaire du général Abdel Fatah al-Sisi en Égypte. Sept systèmes de défense aérienne de Diehl Defence pourront être livrés. Ils seraient équipés du missile « IRIS-T SLM », l’un des missiles à courte portée les plus modernes au monde, équipé d’un système de détection infrarouge. Les avions de chasse dotés de ces missiles pourront abattre des cibles de côté (au lieu de l’arrière), ce qui réduit considérablement l’angle mort du pilote.

    L’octroi d’importantes autorisations de livraison d’armes modernes aux régimes réactionnaires du Moyen-Orient signifie que le gouvernement allemand poursuit sa politique d’exportation d’armes vers la coalition dirigée par les Saoudiens, se rendant ainsi complice de l’un des plus graves crimes de guerre des dernières années.

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  • Les USA appellent à la fin de la guerre au Yémen !!!

    Belle hypocrisie !!! Ils y ont fait l’un des pires massacres que la planète ait connu !!! Et ils n’ont pas gagné militairement !!! La population du Yémen est en train de mourir de mille morts !!!

    L’hypocrisie des USA et de ses alliés dont la France consiste à parler maintenant de "crise humanitaire" alors qu’il faudrait parler de barbarie capitaliste !!!!

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  • La guerre et le massacre des civils continue au Yémen, même si les puissances occidentales essaient de ne pas être accusées de ce crime contre l’humanité !

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  • Lundi, le New York Times a publié un article sous le titre « La Maison-Blanche passe en revue les plans militaires contre l’Iran, dans des échos de la guerre en Irak ». L’article cite comme sources

    « plus d’une demi-douzaine de responsables de la sécurité nationale » et rapporte qu’une réunion des hauts responsables de la sécurité nationale du président Trump la semaine dernière a discuté d’un plan visant à envoyer jusqu’à 120.000 soldats au Moyen-Orient.

    L’étincelle qui déclencherait un conflit généralisé pourrait provenir d’un certain nombre de provocations mises en scène, y compris le sabotage présumé de deux pétroliers saoudiens et de deux autres navires au large des côtes des Émirats arabes unis (EAU), rapporté dimanche dernier.

    Le ministre saoudien de l’énergie, Khalid al-Falih, a souligné que l’un des pétroliers saoudiens qui aurait été endommagé était en route pour aller chercher du pétrole saoudien destiné aux États-Unis, un détail apparemment mis en évidence pour démontrer que les « intérêts américains » étaient en jeu dans cet incident.

    Pompeo, le conseiller à la sécurité nationale John Bolton et d’autres responsables américains se sont engagés à plusieurs reprises à mener une action militaire « rapide et décisive » pour défendre les intérêts américains dans la région riche en pétrole. Ils ont menacé de déclencher une force « implacable » contre l’Iran en représailles à toute action prétendument menée par un large éventail de forces surnommées par Washington « intermédiaires » des iraniens, allant du Hezbollah au Liban au Hamas dans la bande de Gaza palestinienne, des rebelles Houthi au Yémen aux diverses milices chiites en Irak et en Syrie.

    Le sabotage présumé des quatre navires a eu lieu dans le golfe d’Oman, à l’est de Fujairah, un important port pétrolier situé à environ 136 kilomètres au sud du détroit d’Ormuz stratégique, par lequel passe environ un tiers du pétrole mondial transporté par mer.
    Les autorités saoudiennes et des Émirats arabes unis ont indiqué qu’il n’y a pas eu de victimes ni de déversements d’hydrocarbures à la suite du sabotage présumé. Une vidéo affichée en ligne montrait un trou déchiré dans la coque d’un navire appartenant à des Norvégiens à sa ligne de flottaison.

    Le moment de l’incident coïncidait parfaitement avec l’escalade des tensions dans la région par les États-Unis. Il est survenu quelques jours à peine après l’avertissement lancé le 9 mai par l’Administration maritime américaine (MARAD) selon lequel les navires commerciaux, y compris les pétroliers, pourraient être pris pour cible dans la montée en puissance vers la guerre.

    « L’Iran ou ses mandataires pourraient réagir en ciblant les navires commerciaux, y compris les pétroliers, ou les navires militaires américains en mer Rouge, dans le détroit de Bab-el-Mandeb ou dans le golfe Persique », a déclaré le communiqué du MARAD.

    Les responsables iraniens se sont dits préoccupés par cet incident. Le porte-parole du ministère des affaires étrangères, Abbas Moussavi, a qualifié l’incident de « lamentable » et « inquiétant » et a appelé à une enquête approfondie. Moussavi a également averti les pays du golfe Persique de rester vigilants face à l’« aventurisme d’acteurs étrangers » ou à toute « conspiration orchestrée par des malveillants » pour compromettre la sécurité maritime.

    Les Émirats arabes unis et la monarchie saoudienne n’ont donné aucune explication claire de ce qui s’est passé exactement dans le golfe d’Oman. L’implication d’opérations secrètes visant à créer un prétexte de guerre, soit de la part de Washington, soit de la part de ses deux principaux alliés régionaux, Israël et l’Arabie saoudite elle-même, qui cherchent depuis longtemps à amener les États-Unis dans une guerre avec l’Iran, est une possibilité très réelle.

    Une chose est certaine. Rien de ce qui provient du gouvernement américain ou de ses serviteurs de propagande dans les médias capitalistes concernant la crise dans le Golfe Persique n’est digne de foi. Les prétextes à la guerre cette fois-ci s’avéreront aussi fabriqués que les « armes de destruction massive » de l’Irak ou les mensonges sur un navire de guerre américain attaqué dans le Golfe du Tonkin qui ont servi à justifier la guerre du Vietnam

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  • Le secrétaire d’État américain Mike Pompeo a passé la semaine dernière à organiser des provocations et à proférer des menaces militaires partout dans le monde, des côtes caribéennes du Venezuela au golfe Persique, à la mer de Chine méridionale et au cercle arctique.

    Pompeo, l’ancien violent capitaine de char de l’armée qui revendique l’inspiration divine pour chacune de ses actions, a mis en scène sa dernière provocation mardi en annulant sommairement une réunion prévue avec la chancelière allemande Angela Merkel pour se rendre à Bagdad. Il s’est rendu dans la capitale irakienne en secret pour tenter de forcer gouvernement irakien à soutenir l’intensification de la guerre américaine contre l’Iran. Il y était également pour faire pression en faveur de nouvelles concessions à Exxon et à d’autres conglomérats énergétiques américains au nom de la « diversification » des approvisionnements de l’Irak.

    Le voyage en Irak a servi le double objectif d’intensifier les préparatifs de guerre américains au Moyen-Orient et d’infliger un camouflet à l’Allemagne, avec qui Washington est en conflit pour une foule d’enjeux, allant du commerce et de l’Iran au gazoduc russe Nordstream 2.

    Mercredi, il faisait un an depuis que le président américain Donald Trump s’était retiré unilatéralement de l’accord nucléaire iranien de 2015 (JCPOA), que Téhéran avait signé avec les États-Unis, la Russie, la Chine, le Royaume-Uni, la Grande-Bretagne et la France. L’accord limitait sévèrement le programme nucléaire de l’Iran et avait instauré un régime d’inspections strictes en échange de la levée des sanctions économiques paralysantes imposées par Washington et ses alliés.

    Depuis lors, Washington n’a cessé de resserrer un régime de sanctions économiques extraterritoriales et illégales équivalentes à des mesures de guerre. Elles visent à stopper toutes les exportations pétrolières iraniennes, à couper le pays du système financier mondial et à ruiner son économie afin de faire avancer l’objectif américain d’installer un régime fantoche à Téhéran.

    Pompeo et d’autres responsables américains ont vanté l’envoi du groupe aéronaval de l’USS Eisenhower dans le golfe Persique avec une escadre de bombardiers B-52 à capacité nucléaire comme preuve que l’impérialisme américain est « pleinement préparé » à répondre avec une force écrasante à toute menace perçue aux « intérêts américains » dans la région qui pourrait être attribuée à Téhéran.

    Les États-Unis n’ont jamais été aussi près d’une guerre totale avec l’Iran, un pays quatre fois plus grand et deux fois plus peuplé que l’Irak, théâtre de la dernière grande intervention militaire directe des États-Unis dans la région, qui a fait un million de morts et plongé tout le Moyen-Orient dans le chaos. Une nouvelle guerre impliquerait toute la région et, inévitablement, les « grandes puissances » rivales de Washington, devenant ainsi l’antichambre de la Troisième Guerre mondiale.

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  • Le bombardement brutal d’un quartier civil au cœur de la capitale du Yémen, Sana’a, jeudi, signale une nouvelle escalade des tensions de guerre extrêmes provoquées par l’impérialisme américain dans le Golfe Persique.

    Les frappes aériennes ont coûté la vie à au moins six civils, dont quatre enfants, tous membres de la même famille. Le ministère yéménite de la Santé a estimé le nombre de blessés à 71, dont 27 enfants, 17 femmes et 27 hommes.

    Des témoins sur les lieux ont vu une foule d’hommes tirer des corps d’un immeuble démoli, soulevant le corps d’un enfant sans vie et celui d’une femme enveloppée dans un linceul blanc.
    Le nombre de morts devrait augmenter en raison de la gravité des blessures causées par les bombardements et du fait que les habitants de Sana’a continuent de creuser à mains nues dans les décombres. La pénurie de médicaments et de fournitures médicales résultant du blocus du Yémen soutenu par les États-Unis entrave également le traitement adéquat des blessés.

    Des bombes et des missiles saoudiens sont tombés sur les quartiers résidentiels densément peuplés de Sana’a aux petites heures du matin de jeudi, les plus grandes destructions ayant eu lieu à l’intersection des rues Rabat et Rakas.

    La guerre dirigée par les Saoudiens contre le Yémen en est à sa cinquième année, après que les rebelles houthis y ont chassé en 2014 le gouvernement corrompu du président Abd Rabbu Mansour Hadi, une marionnette de Riyad et Washington. Elle a créé la pire crise humanitaire de la planète dans ce qui était déjà le pays le plus pauvre du monde arabe.

    Riyadh n’a pu mener cette campagne sanglante que grâce au soutien ininterrompu de Washington, à commencer par l’administration Obama et à continuer sous Trump, qui a fourni les avions et les bombes utilisés pour tuer les civils yéménites, le ravitaillement en vol pour permettre des frappes aériennes continues, les renseignements sur les cibles et le soutien de la marine américaine pour un blocus barbare qui a coupé la nourriture, les médicaments et autres fournitures essentielles.

    Le mois dernier, le président Donald Trump a opposé son veto à une résolution du Congrès appelant à mettre fin au soutien militaire direct des États-Unis au massacre dirigé par les Saoudiens, dont les partisans furent loin d’avoir obtenu la majorité des deux tiers nécessaire pour renverser ce veto. Depuis lors, les politiciens démocrates, qui ont soutenu ce projet de loi comme stratagème politique creux ayant le but de contenir un large sentiment anti-guerre, sont restés silencieux sur les crimes de guerre en cours soutenus par les États-Unis au Yémen.

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  • Le roi d’Arabie appelle les pays arabes du Golfe à se mobiliser contre les « actions criminelles » de l’Iran !!! Les pousse à la guerre ne sont nullement retenus par l’attitude américaine et israélienne, bien au contraire !!!

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  • Arabie saoudite et émirats auraient eu deux pétrolier attaqués en mer d’Oman. Voilà un super prétexte pour lancer la guerre contre l’Iran. USA et Grande Bretagne semblent déjà bloqués sur les starting blocks !!!! Vive la guerre bien sanglante, semblent dire les classes possédantes !!! Tout plutôt que l’effondrement financier, social et politique du capitalisme !!!

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  • L’ignare secrétaire d’État de l’administration Trump, Mike Pompeo, a fait une présentation aux médias jeudi après-midi, dans laquelle il a affirmé que l’Iran était responsable d’attaques contre deux pétroliers dans le golfe d’Oman près du détroit stratégique d’Ormuz. Ces accusations comportent la menace d’une guerre qui transformerait une grande partie de l’Eurasie en un champ de bataille.

    Pompeo déclare publiquement que la Bible guide toutes ses actions, ce qui signifie qu’il lance une nouvelle croisade chrétienne contre l’Iran !

    Dans un bref discours au département d’État, il affirme :

    « Cette évaluation se fonde sur le renseignement, les armes utilisées, l’expertise nécessaire pour exécuter l’opération, les récentes attaques iraniennes similaires contre des navires et le fait qu’aucun groupe mandataire dans la région ne dispose des ressources et des compétences nécessaires pour agir avec une telle sophistication. »

    L’évaluation est « fondée sur le renseignement », mais aucun renseignement n’a été fourni à qui que ce soit. Elle découle de la nature des « armes utilisées », mais aucune enquête n’a été menée pour déterminer quelles étaient ces armes. Et elle est étayée par des allégations de « récentes attaques iraniennes similaires », qui sont tout aussi infondées que cette dernière allégation.

    Les deux navires étaient liés, l’un par la propriété et l’autre par sa cargaison, au Japon. On les a frappés le jour où le premier ministre japonais Shinzo Abe rencontrait l’Ayatollah Khamenei, le guide suprême de l’Iran. On présentait ce voyage en tant que tentative d’apaiser les tensions entre Washington et Téhéran, qui la considérait comme moyen d’atténuer l’isolement que l’impérialisme américain tente d’imposer à l’Iran et à son économie.

    Quelques heures à peine auparavant, Abe avait dit que, contrairement aux accusations américaines, l’Iran n’a « aucune intention » de construire une arme nucléaire. Qui bénéficie d’une attaque contre des pétroliers liés au Japon lors d’une pareille réunion ? Certainement pas le gouvernement iranien.

    L’armateur du navire japonais est sorti de son silence, contredisant la version américaine des faits et faisant état d’un tir :

    « On nous a signalé que quelque chose a volé vers le navire. L’endroit où le projectile a frappé était nettement au-dessus de la ligne de flottaison, donc nous sommes absolument sûrs qu’il ne s’agissait pas d’une torpille. Je ne pense pas qu’il y avait une bombe à retardement ou un objet posé sur le côté du navire. Une mine n’endommage pas le navire au-dessus du niveau de la mer. Nous ne savons pas exactement ce qui a frappé, mais quelque chose a volé vers le navire », a souligné M.Katada.

    Le fait que la victime, le Japon, contredise les USA met fortement le doute sur les responsables réels, d’autant que ce sont des équipes iraniennes qui ont porté secours et non saoudiennes ou émiratis !!!

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