English German Espagnol Portugese Chinese Japanese Arab Rusian Italian Norvegian Dutch Hebrew Polish Turkish Hindi
Accueil du site > 08- Livre Huit : ACTUALITE DE LA LUTTE DES CLASSES > L’APHP – hôpital public, aux mains des démolisseurs comme pour tout le service (...)

L’APHP – hôpital public, aux mains des démolisseurs comme pour tout le service public

mardi 13 mars 2018, par Robert Paris

L’APHP – hôpital public, aux mains des démolisseurs comme pour tout le service public

Dans les derniers

Le « Panorama de la Santé de l’OCDE » dresse un tableau international de comparaison entre le salaire des infirmiers et le salaire moyen. La France fait partie des derniers de la classe avec un rapport de 0,95 qui signifie que les infirmiers sont moins payés que le salarié moyen en France !!! Très peu de pays font moins bien…

PPP, les arnaques partenaires

Les partenariats public-privé, ça continue malgré les expériences catastrophiques dont celle de l’hôpital d’Evry. La direction de l’APHP et celle de la Santé n’ont pas renoncé à construire, de cette manière, le regroupement hospitalier chargé de remplacer les hôpitaux Bichat et Beaujon à Saint-Ouen. Le Partenariat-Public-Privé n’est que l’art de Transformer l’état en Locataire, lequel paiera un loyer sur 40 ans pour chaque établissement. Modèle établi au Royaume-Uni dont tous les hôpitaux fonctionnent ainsi, mais 75% appartiennent à Bouygues. En conséquence le budget du ministère de la santé britannique paye les dividendes. Chacun sait maintenant que c’est une manière pour le privé de siphonner à fond dans les caisses publiques et que les résultats sont catastrophiques !

L’hôpital, succursale des trusts du Bâtiment

« Nous » (pas nous les personnels !), le journal (torchon !) d’Hirsch dans les hôpitaux de l’APHP titre : « Nous construisons l’hôpital de demain ». Une manière sans doute de dire que tout l’argent (avec même des emprunts et des dettes jusqu’à la fin des temps !) va aux trusts de la Construction en fabriquant des bâtiments neufs dans tous les hôpitaux et en les mettant ainsi dans le rouge, pour mieux leur imposer ensuite d’accepter les mesures d’austérité toujours aggravées…

Elle creuse et elle rebouche

La direction a pondu une idée nouvelle (ils sont lumineux ces responsables !) et cela s’appelle le « carré magique ». Il s’agit de modifier les cycles de travail du personnel des services de soins. La seule magie là-dedans consiste à faire apparaître et disparaître le personnel, à volonté en programmant les roulements jusqu’à douze semaines. Notre flexibilité est chargée de pallier aux trous dans les effectifs, trous que la direction creuse méthodiquement et comble ensuite, notamment par les douze heures, par la polyvalence, par les pools de remplaçants et on en passe, et par le carré magique !!!

Ça la fiche de plus en plus tard

C’est de pire en pire pour les fiches de paie à l’APHP. Elles arrivent de plus en plus tard. On en est à un mois et demi de retard ! Le service concerné a été décentralisé. A-t-il été frappé par la cure d’effectifs, comme bien d’autres services ? Ou bien est-ce une nouvelle organisation du même mode que toutes les nouvelles organisations que nous connaissons dans tous les domaines et qui détruisent tout ? En tout cas, l’effet est clair : si on a besoin de présenter nos feuilles de paie pour quoique ce soit, on n’a qu’à attendre un mois et demi. Et qui sait ? Peut-être encore plus demain si on les laisse « réformer »…

Ils s’épargnent nos temps de repos…

En ce qui concerne les repos non pris, tout est changé : autrefois ils nous vantaient le CET, maintenant c’est leur bête noire ! Ils ne veulent carrément plus du tout qu’on y mette nos jours à prendre et qu’on en économise. Il faut tous les prendre. Malheureusement, d’un autre côté, ce n’est jamais possible d’en prendre, vu les sous-effectifs ! Le résultat auquel on arrivera immanquablement, c’est que nos jours ne pourront plus être comptabilisés et seront perdus. Perdus ? Sauf pour l’APHP qui les aura volés !

Un « simple » formulaire à remplir ?

En passer par l’informatisation de Gestime devient une obligation, avec un joli message d’accueil « Bonjour, la campagne CET est ouverte ». Mais on s’aperçoit vite que c’est la chasse au CET dont la campagne est ouverte ! En effet, souvent on n’arrive pas du tout à se connecter. Avec l’épée de Damoclès suspendue au dessus de nos congés : après le 30 mars on les perd ?

Planifier pour déplanifier, changer, rechanger…

Les cadres de l’hôpital public, suivant les consignes de leur maître Hirsch afin de pallier au sous-effectif sans y porter remède, ne cessent de changer nos plannings. Mais ce qui change avec l’informatisation, c’est qu’on devrait sans cesse regarder nos mails. En effet, ils peuvent les changer en prévenant seulement 48 h à l’avance ! Non seulement, il y a, du coup, plein d’erreurs. Mais en plus, ils peuvent vous accuser de ne pas être venu prendre votre poste ! Et pas moyen de montrer l’ancien planning : les versions précédentes et les dates, bien entendu, ne sont pas conservées.

La neige n’est pas la seule responsable

Lors de l’épisode neigeux sérieux, certains cadres ont exercé des pressions sévères contre les personnels, les menaçant de jours perdus s’ils étaient bloqués et n’avaient pas d’arrêt-maladie et leur interdisant d’utiliser un RTT ! C’est inadmissible de travailler sous les ordres de maîtres-chanteurs !

Chaud, les Tenon, chaud

A Tenon, depuis le vendredi 23 février, tout un bâtiment s’est retrouvé sans chauffage, avec des chambres descendant à 8° de température !!! Brrr, brrr… Et aussi Grrr, grrr… En effet, ils n’ont pas pu réparer et n’ont trouvé aucun chauffage d’appoint à donner. Encore un effet des regroupements de personnels et des baisses d’effectifs ! Ils seraient temps qu’on réchauffe l’ambiance sociale !!!

Souris, rats, cafards… adressez-les à Hirsch, PDG des nuisibles !

Si les effectifs et les moyens baissent, ce n’est pas le cas des petites bêtes dont les effectifs croissent sans cesse. Les services spécialisés, débordés, répondent qu’on devrait cesser de laisser traîner la nourriture !!! Au lieu de régler les problèmes, les directions s’y entendent, comme d’habitude, pour en faire retomber la faute sur nous !

Gam : c’est pas du jeu

Le système informatique GAM continue de faire des siennes, d’envoyer des lettres de relance à des personnes ayant payé, et même des lettres d’huissier, avec frais à payer par les patients ! Ces relances automatiques continuent depuis six mois sans que rien ne soit réglé. Tous les responsables ont eu beau se pencher sur le problème : ils se disent incapables de le résoudre… Certains patients, effrayés des menaces, paient… Il devient alors très difficile pour eux de se faire rembourser ! Les personnels des caisses et frais de séjour, débordés du coup par le travail supplémentaire, n’en peuvent plus de répondre aux patients exaspérés. Il faudrait donner le numéro de Hirsch pour qu’il prenne la mesure des effets de son petit jeu…

Les primes qui dépriment…

Faites des économies, c’est la consigne d’Hirsch à ses responsables, qui ne savent plus qu’inventer pour récupérer des sous sur notre dos. Toutes les primes y passent… Les informaticiens perdent la leur… Les nouveaux informaticiens embauchés passent direct à zéro et les anciens voient leur prime diminuer d’environ 50€ tous les six mois ! Le travail de nuit perd ses indemnités ! Ceux qui travaillent dans des conditions insalubres comme les sous-sols la perdent aussi. Sans parler de la prime d’installation qui ne sera plus donnée à la plupart des nouveaux, en prétendant qu’ils étaient déjà… installés ! Quand ils auront fini de s’attaquer aux primes, aucun doute qu’ils s’en prendront aussi au salaire de base, déjà bloqués c’est-à-dire en baisse devant le coût de la vie. Après les feuilles, les branches, ce sera le tronc. On attend encore ou on se fâche ?!!!

Encore une économie sur notre dos

Désormais, dans le cas d’un enfant malade, l’APHP n’accorde plus qu’un jour, journée qui est censée être employée pour se débrouiller et trouver quelqu’un qui s’occupera de l’enfant ! Avec la menace, si on ne revient pas au travail, de nous mettre en journées sans solde, avec interdiction de prendre des RTT !!! En somme, la direction estime qu’on peut se débarrasser de notre enfant dans les mains du premier venu. Pourquoi pas démarcher un passant ? Ou appeler Pôle emploi ? Ou le laisser à l’entrée de l’immeuble ! Drôles de parents ces responsables de l’APHP ! Mais il faudra bien qu’ils se convainquent : ils ne nous convaincront pas de considérer nos enfants comme eux les considèrent !!!

C’est un forfait parfait, un forfait bien fait…

Le forfait passe de 18 à 20€, alors que beaucoup de patients n’ont toujours pas de mutuelle. Quant à ceux qui en ont une, ils vont la voir augmenter… Quel motif d’augmentation quand le gouvernement prétend ne pas augmenter les salaires en affirmant que le coût de la vie n’augmenterait pas ?!!!

Pas d’embauches ? Mais si !

L’hôpital a trouvé à embaucher… sans payer !!! Il impose désormais à tous les étudiants en santé de faire un « service sanitaire », obligatoire depuis la rentrée de 2018, s’ils veulent valider leur cursus. Il s’agit non seulement des étudiants en médecine mais de tous les élèves de toutes les sortes d’enseignement liés à la santé ! C’est un véritable service militaire de santé… Et un bon moyen d’avoir du monde dans les services sans payer et sans personnel qualifié en fixe !!!

Les responsables cassent le service

On a connu la campagne pour rendre impopulaires les cheminots, les postiers, les chercheurs, on a maintenant la campagne contre le service public de télé, contre les enseignants. Eh bien, il y a aussi du neuf : la campagne contre les personnels de l’hôpital public, autrefois très populaires ! Hirsch a fait du boulot pour casser l’image des personnels de santé ! Et ce n’est pas les gouvernants, quels qu’ils soient qui aillent en sens inverse ! Ne nous laissons pas faire : ripostons tous ensemble, ensemble avec les EPHAD, ensemble avec les cheminots et les enseignants et avec les salariés du privé menacés dans leurs emplois et leurs salaires. C’est un seul et même combat que nous gagnerons ensemble ou pas du tout.

Contre la fermeture !

L’hôpital Joffre de Draveil devra fermer ses portes en juillet. Ainsi en a décidé le gouvernement, préférant ne pas le rénover ni lui proposer des médecins. Le résultat, c’est 150 suppressions de postes fixes et des licenciements massifs de CDD. Les personnels sont incités à offrir leur démission en échange d’une prime minime en signant un engagement à ne plus jamais travailler dans la fonction publique !!! Pourquoi pas un engagement à ne plus jamais travailler du tout et à mourir de faim en vivant à la rue !!! Alors que l’on manque cruellement de structures de moyen et long séjour pour les personnes âgées, voilà encore un hôpital de gériatrie qui ferme, offrant sur un plateau d’argent le secteur au privé !!!

Pénurie organisée

La pénurie de médicaments vitaux a atteint un record en 2017… L’année dernière, 530 médicaments ont été en rupture d’approvisionnement, soit 30% de plus qu’en 2016 et 12 fois plus qu’en 2008. Les labos pharmaceutiques organisent la pénurie pour faire pression sur les prix des médicaments !!! Car c’est la production et non la distribution qui est en cause !!!

On ferme, on regroupe, on casse…

Les CHU de Nimes, Saint-Etienne, Clermont-Ferrand, Reims sont menacés de fermeture ou de déclassement par les fermetures des facultés de médecine correspondantes. A force d’économiser sur les dépenses publique, tout l’argent de nos impôts va finir dans les poches des trusts et des banques !!!

La neige ou la casse du service public ? Si la neige et le blocage des routes et des transports a représenté une telle catastrophe, avec des milliers de sinistrés, abandonnés durant toute une nuit, c’est parce que le service d’entretien des routes, la DDE, a été démolie et « remplacée » par des services départementaux, comme on prévoit de démolir l’hôpital public, La Poste ou l’Enseignement. Le résultat est clair !

Des dirigeants qui ne montrent pas la voie !

Les EPHAD, actuellement en lutte, ne sont pas les seuls à connaître une situation explosive et catastrophique en termes d’effectifs et de moyens : c’est le cas de tout l’hôpital public. Et tout ce que les centrales syndicales savent faire dans ces circonstances, c’est de se réunir pour… demander des nouvelles négociations au lieu de mettre en place un plan de lutte en réunissant les personnels !! Ils veulent un « Grenelle de l’hôpital » !!! Comme s’il suffisait de négocier sans rapport de forces. Bonne idée, de laisser les personnels des EPHAD lutter seuls et être battus séparément, puis d’en faire autant pour l’hôpital public ou les centres psychiatriques !!!

L’hôpital public mis à la réforme !

En déplacement au Centre hospitalier Simone-Veil d’Eaubonne, dans le Val-d’Oise, le premier ministre a annoncé vouloir modifier complètement le fonctionnement des hôpitaux publics. Sachant comment il s’attaque déjà aux droits sociaux, on imagine très bien dans quel sens, qu’il appelle libéralisme, il va proposer de « réformer » une fois de plus, avec comme objectif de s’attaquer au déficit financier : suppression de 30% des actes médicaux jugés « inutiles » par le gouvernement, regrouper les hôpitaux, supprimer le lit d’hôpital, etc. Et, bien entendu, les suppressions massives de postes avec notamment les « départs volontaires » !

Des « solutions » qui n’en sont pas

Le magasin médical de Saint Antoine devrait bientôt gérer le stock de matériel médical de Trousseau, alors que les locaux de Saint Antoine ne sont pas suffisamment grands. Il faudra gérer cette activité supplémentaire sans supplément de place, sans supplément de personnel, sans aucun moyen supplémentaire ! Ce sera épuisant, mais aussi irréaliste ! Ce sera du flux tendu tout le temps avec ce que cela cause : fatigue, stress, et pépins ! On se demande bien en quoi cela serait-il économique quand on sait le coût de revient de l’acheminement du matériel vers Trousseau.

Les hôpitaux des Antilles sont en danger

Si la situation de l’hôpital public s’aggrave en métropole, elle est déjà en pleine catastrophe aux Antilles. C’est au point que ceux qui en ont les moyens envoient les malades directement d’une île à une autre et même… en métropole pour se faire soigner !!! Les incidents et les accidents qui se multiplient ne font que souligner que le fond même de l’état du système hospitalier antillais est radicalement démoli… Ainsi, c’est la vétusté qui a amené un incendie à détruire un local technique au CHU de Pointe-À-Pitre, contraignant de déplacer les patients vers des hôpitaux et des cliniques incapables d’absorber ce surcroît de malades, y compris en envoyant ceux qui le pouvaient, en affrétant des avions, vers la Martinique où, là aussi, les moyens de les accueillir n’étaient pas suffisants. Puisque les Antilles ce sont aussi des fermetures et des regroupements de services, d’hôpitaux dans un contexte géographique ou les choses ne sont pas évidentes. Des directions qui seraient capables d’accepter que des infirmières puissent tenir un service de dialyse sans médecin. Chose qui serait inadmissible en métropole, voire même interdites.

Quand l’APHP change son siège…

L’APHP ne se contente pas de revendre son siège soit les bâtiments de Victoria et Saint Martin, elle en profite pour supprimer des postes ! Et elle dépense des sommes importantes pour construire (merci les trusts du Bâtiment !) un bâtiment neuf sur le site de Saint Antoine, bâtiment où il sera imposé aux personnels des bureaux collectifs en open space, source de stress et suicides !!!

Chantage à la fermeture

Ils annoncent la fermeture de Joffre Dupuytren pour le mois d’Août en poussant les personnels au départ volontaire, suppression de tous les CDD et transformation du long et moyen séjour pour une EPHAD alors que l’on manque cruellement de structures de long et moyen séjour ! Un nombre de plus en plus grand d’hôpitaux se voient menacés de fermeture pour faillite par les ARS. C’est leur gestion par les ARS qui les a amenés dans « le rouge » ! Et c’est encore les ARS qui décident de les « regrouper », de les fermer, de leur imposer de nouveaux plans d’austérité, avec des suppressions d’emplois bien entendu, avec des charges de travail accrues pour les personnels, une diminution ou une mutuellisation des moyens, etc. La gestion qui mène dans le rouge, celle notamment de la T2A, loin d’être remise en question, est aggravée ! Il y en a assez de la rentabilisation de l’Hôpital public et de la Santé !!!

Séparément ou tous ensemble ?

Les grèves dans les hôpitaux ont lieu séparément, un par un : une fois Longjumeau, une fois Lyon, une fois Laval, une fois Lisieux, une fois Rennes, une fois Amiens, une fois Toulouse. Pas de liaison entre ces luttes. Pas de tentative de jonction, d’actions communes, de coordination. Pourtant, les problèmes sont les mêmes et la victoire ne peut qu’être celle d’une lutte commune.

Hôpital ne veut pas dire Rentable !

Attaquer les fonctionnaires, c’est attaquer tous les travailleurs !

A entendre le président de la bourgeoisie française, son premier ministre et les membres du gouvernement, ou les commentaires, médiatiques ou non, de la bourgeoisie française, on pourrait penser que tous ces gens-là comptent ne faire qu’une bouchée de pain de la colère et de la lutte de tous les fonctionnaires. Pourtant, ce qui est annoncé, c’est de véritables mesures de guerre anti-fonctionnaires, consistant à supprimer un nombre considérable de postes par de soi-disant « départs volontaires » (le volontariat n’étant ici qu’un moyen d’éviter les plans sociaux et les indemnités de licenciement), à réduire les droits et statuts des fonctionnaires, à n’embaucher à la place d’une partie d’entre eux que des précaires et des salariés non fonctionnaires, avec ou sans qualification, à imposer le passage des fonctionnaires d’un secteur d’activité à un autre, à mettre en place des moyens de surveillance des fonctionnaires et services publics et ramener les fonctionnaires au statut général des salariés. L’agressivité de ce plan n’est nullement cachée et au contraire soulignée par ses auteurs. Aucun doute qu’ils souhaitent un affrontement avec les seuls fonctionnaires afin d’éviter une lutte dans laquelle salariés du privé et du public seraient ensemble dans le combat.

Et tous ces gens-là nous disent que, casser le statut de fonctionnaire, c’est bien plus juste, plus égalitaire, plus « normal ». Mais, s’ils en sont si convaincus de la nécessité de niveler tout le monde, pourquoi ne ramènent-ils pas aussi toutes les classes possédantes, patrons des trusts et des banques, et aussi tous les hauts fonctionnaires, comme les ministres, les députés, les sénateurs et autres chefs de cabinet, au niveau moyen des salariés, aux « avantages » des salariés, au statut des salariés ?!!! Et pourquoi ne proposent-ils pas de ramener les salariés du privé aux « avantages » des salariés du public ? Parce que cela serait impossible pour l’économie ? Mais alors pourquoi les fortunes que reçoivent les patrons des trusts et des banques, les gros actionnaires et autres profiteurs et spéculateurs ne sont pas « impossibles pour l’économie » ?

Est-ce parce que l’Etat est en faillite, grevé de dettes qu’il devrait se défaire d’une partie de ses fonctionnaires ? Mais pourquoi alors fait-il cadeau aux capitalistes de leurs impôts sur la fortune, s’il n’y a plus que des trous dans les caisses publiques ? Pourquoi l’Etat n’a plus de sous pour payer des fonctionnaires mais trouve des milliards pour subventionner follement les travaux du Bâtiment, les trusts de la Pharmacie, les trusts de l’Armement, les trusts de l’Automobile, les banques, etc…

Mais peut-être que le gouvernement veut simplement moderniser un service public qui n’est plus à la hauteur, qui ne fonctionne pas correctement ? En fait, c’est le gouvernement lui-même qui organise le dysfonctionnement du service public, en supprimant des emplois sans que cela soit possible de faire fonctionner le service sans ces emplois, en supprimant aussi des moyens. Par exemple, ce sont les coupes sombres du gouvernement qui cassent le service public du Rail, avec déjà des suppressions de postes de fonctionnaires, par non remplacement des partants. Ainsi, dans tous les services publics, y compris dans le secteur nucléaire, la maintenance est de plus en plus assurée par des entreprises extérieures, avec des salariés moins bien payés, plus précaires et souvent avec des compétences inférieures, en augmentant les risques !

En décidant de s’attaquer ainsi à une fraction importante de la classe ouvrière, le gouvernement français prend le risque de mettre le feu à la lutte des classes dans tout le pays, secteur privé compris. On comprend que son assurance provient des dernières expériences de luttes syndicales dans lesquelles les classes dirigeantes ont pu mesurer le manque de combativité des centrales syndicales avec de fausses mobilisations découpées en journées d’action sans action, sans dynamique, sans généralisation des luttes, sans organisation des salariés à la base, sans décisions par les salariés eux-mêmes, le plus souvent sans même des assemblées générales, sans aucun contact entre secteurs, y compris des secteurs appelés ensemble à ces journées. Quant aux luttes qui dépassent la journée, elles sont menées systématiquement dans des secteurs isolés, ne visent pas à s’étendre aux secteurs voisins ni même à se lier à d’autres secteurs en lutte. C’est pour cela que Macron ne craint pas la force des syndicats. Mais a-t-il raison de ne pas croire à la force des travailleurs, rien n’est moins sûr et l’avenir seul le dira…

Croire que l’impuissance des centrales syndicales signifie celle des travailleurs, c’est justement toute l’erreur du gouvernement Juppé en 1995. Démontrons leur à nouveau qu’ils se trompent ! Organisons nous-mêmes notre lutte avec des comités de grève !

8 Messages de forum

  • Le professeur Philippe Lévy, qui dirige un service de l’hôpital Beaujon de Clichy, a protesté publiquement contre le fait que des patients en fin de vie se trouvaient des chambres d’hôpital à 17° de température et qui grelottaient sans que l’on ne fasse rien pour eux !!! La directrice du même hôpital a écrit : « On nous a promis de scotcher les fenêtres, un traitement très moderne et esthétique pour assurer l’étanchéité. Ce n’est pas fait. »

    Répondre à ce message

  • Une récente série de décès dans plusieurs hôpitaux jette une lumière crue sur la saturation des urgences et ses conséquences parfois dramatiques, alors que certains services sont menacés de fermeture en raison d’une pénurie de médecins.

    Mourir sur un brancard, dans un couloir d’hôpital, sans avoir été examiné par un médecin. Ce cauchemar, une femme de 73 ans l’a subi la semaine dernière à Reims. Transférée de sa maison de retraite aux urgences de Maison Blanche, elle y a succombé d’un arrêt cardiaque, après plus de deux heures et demi d’attente.

    L’histoire, médiatisée, a conduit le procureur à ouvrir une enquête. Pour sa défense, la direction de l’établissement a mis en avant "l’intensité de l’activité" le jour du drame et précisé que quatre patients en situation d’urgence vitale avaient été soignés en priorité.
    Comme un écho macabre, les mêmes faits se sont déroulés à Rennes lundi : une femme de 60 ans, admise aux urgences de l’hôpital Pontchaillou pour des douleurs au ventre, a fait un arrêt cardiaque sur le brancard où elle attendait d’être auscultée.

    Là encore, après quelques articles de presse, le parquet a ouvert une enquête. Et le directeur des soins de l’hôpital a expliqué à l’AFP que l’événement s’était produit "dans une période de tension très forte", avec "près de 100 patients présents sur le plateau des urgences et 27 à l’accueil, en attente de prise en charge".

    Une situation devenue presque banale dans ce service qui enregistre "10% d’augmentation d’activité continue depuis septembre et de plus en plus de pics d’activité" impossibles à prévoir, ajoute-t-il.

    Surmenés, les urgentistes passent parfois à côté d’un diagnostic. Une jeune femme de 19 ans en a fait les frais en février à l’hôpital Édouard-Herriot de Lyon. Par deux fois, son otite avait été jugée bénigne. Dix jours plus tard un abcès cérébral entraînait son décès.
    Ironie du sort, les personnels de ce service étaient alors en grève pour protester contre leurs conditions de travail et le manque de moyens.

    Les brancards étaient imbriqués avec des ordres de priorité. C’était un véritable Tetris, il fallait parfois en déplacer dix pour aller chercher celui qui était rangé au fond.

    Selon l’association Samu-Urgences de France, "plus de 15.000 patients ont passé la nuit sur un brancard des urgences" depuis le début de l’année "faute de lit pour les hospitaliser dans un service".

    Le ministère de la Santé reconnaît que 97 établissements sur 650 - publics ou privés - sont actuellement en "dispositif +hôpital sous tension+", c’est-à-dire font face à "une situation critique de prise en charge des urgences hospitalières sans pour autant être amenés à déclencher le plan blanc" réservé aux situations d’afflux exceptionnel de patients.

    "Ça va mal de partout", résume Christophe Prudhomme, porte-parole de l’association des médecins urgentistes de France (Amuf), qui réclame "plus de personnels et plus de lits" car le nombre de passages aux urgences ne cesse d’augmenter : plus de 20 millions en 2016, contre 18 millions en 2011 et 14 millions en 2002.

    Pourtant, dans certains hôpitaux, l’ouverture des urgences 24 heures sur 24 est remise en cause, comme à Clamecy (Nièvre), Avallon ou Tonnerre (Yonne). Cette politique de fermeture "aggrave la situation", déplore M. Prudhomme.

    Les soignants eux-mêmes paient les conséquences de cette ambiance délétère. A Besançon, une médecin a tenté de se suicider début mars aux urgences de l’hôpital Jean Minjoz. Et d’après le porte-parole de l’Amuf, "ce n’est pas le premier cas".

    Répondre à ce message

  • Alors que tout le monde, patients comme personnels de santé, dénonce la casse de l’hôpital public organisée par le gouvernement et par le PDG de l’APHP Hirsch, ce dernier se permet de se présenter dans les média comme dénonçant la situation actuelle de l’APHP et comme s’opposant aux sacrifices, tout en prétendant qu’ « il comprend le souci d’économies du gouvernement » et en affirmant qu’il demande plus de moyens en journée et moins en séjour…

    Il affirme que « la contrainte budgétaire ne sera supportable qu’avec des transformations profondes de l’hôpital ».

    En somme, il va justifier les sacrifices (finances, salaires du personnel, effectifs et moyens) par des « réformes » destructrices et les soi-disant réformes par les sacrifices…

    Notamment il se sert de l’ambulatoire pour casser tout le reste et, là-dessus, il est sur la même longueur d’onde que le gouvernement !

    Et il conclue : « Il y a un sentiment qui va de la lassitude à la souffrance. »

    Comme s’il n’était pas le grand responsable de tout ce gâchis !!!

    Comme s’il n’avait pas directement organisé massivement la casse des conditions de travail du personnel et la dégradation de l’accueil des patients et les avoir défendus contre les personnels en grève.

    Décidément, c’est bel et bien une lutte commune cheminots-personnels de santé qui serait immédiatement nécessaire !!! En attendant de la relier à la lutte des postiers, des travailleurs du privé et autres chômeurs !

    Répondre à ce message

  • « L’agence régionale de santé tue l’hôpital universitaire ». Derrière cette banderole, plus d’une centaine de personnes – médecins, chefs de services, infirmières, aides-soignants et cadres des hôpitaux universitaires de Strasbourg – se sont rassemblées lundi matin devant l’agence régionale de santé (ARS), à l’appel d’un collectif de médecins hospitaliers, constitué dès 2016 pour protester contre les mesures d’économies imposées aux hôpitaux universitaires de la capitale alsacienne. Un collectif, quelle bonne idée ! Faisons comme les médecins, personnels de l’hôpital public, constituons nous en collectifs !!!

    Répondre à ce message

  • Aux urgences, chaque nuit plus de deux cents patients dorment sur des brancards !!!

    Ne pas laisser l’hôpital public aux mains de ceux qui le cassent, il y a urgence !!!

    Ne pas laisser la lutte des hôpitaux aux mains de ceux qui la cassent, il y a urgence !!!

    Répondre à ce message

  • "Il y a une énorme pression pour qu’on fasse de plus en plus d’ambulatoire. On est à 45% et on nous demande de viser 60% en 2020, tout ça à personnel constant. ", déclare le docteur Debes de Saint Antoine, interviewé par la revue « Science et Avenir ».

    Répondre à ce message

  • En Guadeloupe, le CHU de Pointe-à-Pitre connaît une hausse de la mortalité de 30% en son sein. La faute à un incendie au mois de novembre, dans lequel beaucoup de matériel a été détruit, sans être remplacé. Le personnel et les patients se voient imposer de reprendre dans un hôpital qui n’est pas entièrement nettoyé et réinstallé !!!

    Répondre à ce message

Répondre à cet article

SPIP | squelette | | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0