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L’hôpital public en danger de mort

jeudi 5 avril 2018, par Robert Paris

Ça urge !

Aux urgences, chaque nuit plus de deux cents patients dorment sur des brancards !!! Plus de 15.000 patients ont passé la nuit sur un brancard des urgences depuis le début de l’année. Les urgences sont tellement saturées qu’il est possible aujourd’hui d’y mourir sur un brancard sans avoir pu être examiné par un médecin après deux heures et demi d’attente, comme récemment à Reims où il y avait ce jour-là cent personnes aux urgences. Aux urgences de l’hôpital de Creil (Oise), une femme attend depuis sept heures de se faire soigner. En France, 97 services d’urgences sur 650 sont au bord du gouffre depuis des semaines. Le surcroît de travail entraîne les erreurs de diagnostic comme récemment à Lyon. Et les brancards sont tellement entassés parfois qu’il faut déplacer dix brancards pour… en sortir un ! Pourtant, dans certains hôpitaux, l’ouverture des urgences 24 heures sur 24 est remise en cause ! A l’hôpital public, il y a chaque jour des situations stressantes, catastrophiques pour les personnels et les malades, qui sont sources de stress et de maladie mais dont les directions se moquent. Ne pas laisser l’hôpital public aux mains de ceux qui le cassent, il y a urgence !!! Chaque jour qui passe est un jour de plus où on divise nos luttes : entre hospitaliers, santé, sécurité sociale, Ephad, Centres psychiatriques, enseignement, cheminots, éboueurs, fonctionnaires territoriaux, postiers, etc. Mener nous-mêmes notre lutte dans les hôpitaux, il y a urgence !!!

Silence ! Ils privatisent !

On assiste actuellement en spectateurs aux privatisations de la SNCF, de routes nationales, des aéroports, des barrages, et, si on laisse faire, aux privatisations de La Poste, de l’Energie, des centrales nucléaires, des services des mairies et départements, de l’université, de l’enseignement, de la recherche, de Renault, etc. Et dans la liste, un de ces jours on trouvera toute la Santé, dont l’hôpital public, la Sécu, tout ! Ne te demande pas qui va être la victime, c’est nous tous ! N’attendons pas, ne réagissons pas corporation par corporation, mais toute la classe ouvrière ensemble, sinon nous serons tous vaincus séparément !

Les médecins, eux aussi, donnent de la voix

« Il y a une énorme pression pour qu’on fasse de plus en plus d’ambulatoire. On est à 45% et on nous demande de viser 60% en 2020, tout ça à personnel constant », déclare le docteur Debes de Saint Antoine, interviewé par la revue « Science et Avenir ». Le professeur Philippe Lévy, qui dirige un service de l’hôpital Beaujon de Clichy, a protesté publiquement contre le fait que des patients en fin de vie se trouvaient des chambres d’hôpital à 17° de température et qui grelottaient sans que l’on ne fasse rien pour eux !!! La directrice du même hôpital a écrit : « On nous a promis de scotcher les fenêtres, un traitement très moderne et esthétique pour assurer l’étanchéité. Ce n’est pas fait. » Les médecins des hôpitaux universitaires de Strasbourg se sont organisés en collectif de lutte pour appeler à un rassemblement contre l’ARS pour protester avec les autres personnels contre les mesures d’économie imposées. Un collectif, quelle bonne idée ! Faisons comme les médecins : personnels de l’hôpital public, donnons de la voix et constituons-nous en collectifs !!!

L’incendiaire crie « Au feu ! »

Le PDG de l’APHP, Hirsch, se permet de se présenter dans les média comme dénonçant la situation actuelle de l’APHP et comme s’opposant aux sacrifices, tout en prétendant qu’il « comprend le souci d’économies du gouvernement » et en affirmant qu’il demande plus de moyens en journée et moins en séjour… Il affirme que « la contrainte budgétaire ne sera supportable qu’avec des transformations profondes de l’hôpital ». En somme, il va justifier les sacrifices (finances, salaires du personnel, effectifs et moyens) par des « réformes » destructrices et les soi-disant réformes par les sacrifices… Notamment il se sert de l’ambulatoire pour casser tout le reste et, là-dessus, il est sur la même longueur d’onde que le gouvernement ! Et il conclue : « Il y a un sentiment qui va de la lassitude à la souffrance. » Comme s’il n’était pas l’organisateur en chef de tout ce gâchis et cette souffrance !!!

En marche… forcée, à reculons !

En dix ans, le ministère de la Santé a réalisé 7 milliards d’économies dans le budget de l’hôpital public, cela représente 100 000 lits en moins. Le nombre d’hôpitaux a fondu, de même que le nombre d’infirmières et d’aides soignantes. Toutes les autres professions de l’hôpital public ont également fondu. Résultat : les hôpitaux français sont au bord de la rupture. De lieu de sécurité et de santé, l’hôpital public est devenu un lieu d’insécurité, de stress et de souffrance pour les patients comme pour les personnels.

Médicaments en rupture de stock

Pour être plus rentable, le circuit des médicaments est marqué par la politique du flux tendu, que ce soit pour la production de matière première, la fabrication de médicaments par les labos pharmaceutiques ou la commercialisation et la distribution. A chaque étape, les profits exigent de ne pas stocker. Résultat : les ruptures de stock se multiplient au point que des médicaments indispensables, anti-infectieux, anti-cancéreux et soignant le système nerveux notamment, deviennent indisponibles sur de longues durées. Le phénomène a connu une brusque aggravation en 2017 avec des défaillances deux fois supérieures à celles de 2008. La santé publique ne peut plus être remise aux mains du secteur capitaliste et pourtant elle l’est de plus en plus !

Nouvelle manie : supprimer les postes de secrétaires

On peut vraiment parler de manie des directions hospitalières qui cherchent à supprimer des emplois à tout prix et ont cru trouver des emplois faciles à supprimer avec les secrétaires. Les départs en retraite, les arrêts maladie, maternité etc... ne sont pas remplacés alors que la charge de travail reste la même. Toutes les réorganisations visent à supprimer des postes de secrétaires.

La dégradation est traçable

Le nouveau mot clef de la direction pour les personnels soignants est « traçabilité » ! Cela signifie qu’il est plus important de passer du temps sur l’ordinateur à tout noter qu’à s’occuper des soins à apporter aux patients ! La dérive ne semble pas apparaître à nos responsables parce qu’eux ne travaillent que sur ordinateur, pas au contact des malades et sont en dehors de la réalité. Ou parce que c’est l’apparence qui leur importe et que leurs rapports se contentent de comptes-rendus d’ordinateurs. Le malade ne leur semble pas important, pas plus que le soignant, mais seulement le bureaucrate responsable !

Comment « Nous », journal de la direction, combat l’absentéisme

Le journal de la direction, faussement intitulé « Nous », s’est permis de mettre en accusation les personnels, les incriminant pour la hausse des personnels en maladie, en arrêt, contraints de se mettre en maladie et ce torchon du patron s’est autorisé de nous appeler à ne pas « nous absenter », à prétendre que cet absentéisme est incompréhensible ! Ces imbéciles ne savent même pas que, si on s’arrête, c’est parce qu’on est de plus en plus épuisés, parce qu’on charge la barque, parce qu’on, refuse d’embaucher, parce qu’on casse nos jours de repos, parce qu’on s’attaque à nos vacances, parce qu’on pousse les cadres à nous stresser, à nous engueuler, à nous mettre la pression.

Le fiasco total des pneumatiques

A Tenon, la direction a choisi de transmettre les résultats des examens en tubes par pneumatiques. Et elle s’entête à poursuivre cette méthode alors qu’il est maintenant prouvé que cela ne marche pas. En effet, les pneumatiques se coincent, bloquent des examens, obligeant de les refaire ou empêchent de les transmettre, obligeant de les emmener sans eux, ce qui nécessite des efforts et des dépenses supplémentaires. Si la direction refuse de changer de méthode, c’est parce qu’elle l’a choisi quand elle a cru que cela lui permettait de supprimer cinq postes. Si on lui démontrait qu’on pourrait encore supprimer des postes, elle serait capable d’éradiquer les examens eux-mêmes ! Supprimer des postes, c’est une véritable maladie psychologique directoriale, une phobie ou un trouble nerveux compulsif !

CHU de Pointe-à-Pitre : situation catastrophique

Suite à l’incendie qui a frappé cet hôpital, les personnels se sont vu imposer d’y reprendre le travail sans que les travaux indispensables de réhabilitation et de nettoyage aient pu être réalisés. Résultat : personnels se plaignent de certains maux et sont contraints de s’arrêter. Il y aurait une augmentation du nombre de décès dû au manque et la dégradation de l’offre de soins. La direction de l’ARS affirme qu’il n’y a pas de problème mais seulement un « facteur de malchance » et pour elle la dégradation continuelle des soins qui augmente ces décès c’est la fatalité !

Etre battus séparément ou gagner tous ensemble ?

Des syndicats aux organisations de gauche de la gauche et d’extrême gauche, on nous répète que l’attaque contre les cheminots est une attaque contre l’ensemble du monde travail contre laquelle vont se battre… les seuls cheminots. Et c’est vrai, tout se dégrade à tous les niveaux et pas seulement à la SNCF. L’hôpital public se dégrade follement et cela fait la une des journaux. La Poste est en grève un peu partout mais jamais en même temps. Les aéroports sont menacés de privatisation comme le Rail ! Les fonctionnaires territoriaux sont attaqués. En fait, si la lutte des agents de l’énergie, de l’électricité, des éboueurs, des enseignants, des fonctionnaires sont des luttes séparées, c’est du fait des bureaucraties syndicales.

Se battre séparément, c’est être battus. Cela n’empêche pas cependant l’intersyndicale, la gauche de la gauche et l’extrême gauche d’offrir comme perspective aux travailleurs du rail une lutte purement corporatiste et non une lutte de classe de tous les travailleurs contre le patronat et le gouvernement. Pourtant, rien ne prédisposait, dans la situation, les cheminots à batailler seuls, confinant le reste des travailleurs à une simple solidarité avec leur lutte. Tous les ingrédients pour une lutte commune sont réunis… Les aéroports, les postiers, les Ephad, les hospitaliers, les fonctionnaires départementaux, les communaux, les radio et télé, voilà du monde qui devrait participer à un mouvement commun avec les cheminots !!! Sans oublier les Carrefour, les banques, les Carrefour, les Airbus, les Areva, les Engie, les EDF, les CEA, l’Université les chômeurs, les sans logis, les sans papiers, les jeunes, les étudiants, les chercheurs, les enseignants, les employés des banques, les fonctionnaires territoriaux des départements et des communes ! Mais chacun continue à lutter dans son entreprise, sa ville, sa région et, sporadiquement, à manifester nationalement ensemble une journée, comme si c’était cela mener une lutte de classes…

Pourtant les mouvements des retraites comme la succession de journées d’action nationales (et la planification des deux jours par semaine n’y changent rien) contre des lois antisociales ont montré l’inefficacité totale de ce mode d’action, sans que les centrales syndicales acceptent d’y renoncer ou même d’en discuter. Les luttes des cheminots ont plusieurs fois démontré exactement la même chose. Dirigées par un syndicat ou par une intersyndicale, avec unité syndicale ou pas, elles ont mené à des défaites et donné même le feu vert à de nouvelles attaques. La menace actuelle de l’intersyndicale chez les cheminots, loin de calmer le gouvernement, l’amène à une offensive nouvelle avec de multiples attaques, notamment contre les chômeurs, les aéroports, les salariés du nucléaire et de bien d’autres secteurs. C’est une belle démonstration que les gouvernants ne craignent rien ni des directions syndicales ni de l’intersyndicale et que la lutte des cheminots, telle qu’elle est programmée par eux, ne fait en rien peur aux classes possédantes…

Et ce ne sont pas les stratégies actuelles des fédérations cheminotes qui vont inverser la vapeur. Plutôt que de s’adresser au reste du prolétariat pour mener une lutte commune, ils font apparaître les cheminots comme menant une lutte séparée du reste des services publics, du reste des travailleurs… isolant ainsi leur lutte… et opposant ainsi les cheminots aux usagers, qui pour la plupart sont des travailleurs. Ces stratégies syndicales créeront plus de soucis aux travailleurs-usagers des transports qui n’auront pas le choix que de prendre le train, qu’aux classes dirigeantes, c’est certain. Ces dernières ont elles-mêmes laissé se dégrader le service public du Rail et l’ont même dégradé sciemment pour le discréditer auprès de l’opinion publique. Les centrales syndicales, en agissant ainsi, ne font que donner du crédit aux pires calomnies des média, des politiciens et des gouvernants.

Malgré cela bien des travailleurs pensent que le problème ne tient pas aux stratégies syndicales. Ce que ce qui ferait défaut à leurs luttes pour qu’elles soient victorieuses serait l’unité syndicale sur un programme combatif. Idée relayée d’ailleurs par la plupart des organisations d’extrême gauche. Si le mouvement des cheminots en 95 a pu faire reculer Juppé, cela n’a rien à voir avec la combativité de l’intersyndicale à l’époque. Ce qui a marqué le mouvement de 1995, c’est la mise en place d’assemblées interprofessionnelles décidant du mouvement. C’est cela qui a fait la force de 95.

Direction syndicale des luttes ou des comités de travailleurs fédérés ?

Oui, notre faiblesse actuelle provient de notre manque d’organisation et de liens entre travailleurs. Pour se battre tous ensemble il faut s’organiser tous ensemble ! Et cela nécessite que des assemblées de cheminots s’auto-organisent, se coordonnent, se fédèrent, décident ensemble d’un mode d’intervention qui se fasse craindre de nos ennemis et fassent avancer non seulement la question des cheminots mais toute la question sociale, dans le privé et dans le public. Ce n’est qu’à cette condition que les cheminots peuvent entraîner avec eux l’ensemble des travailleurs. Mais cela suppose aussi de s’adresser et de se lier au reste des travailleurs. Pour se faire, il n’y a pas d’autres choix que de s’organiser au travers de comités interprofessionnels et de quartier qui se fédèrent et se coordonnent pour mener conjointement cette lutte contre les attaques des capitalistes et du gouvernement !

Telle n’est pourtant pas la politique des fédérations de cheminots ou de l’extrême gauche. Pourtant, sans comités de travailleurs, sans liaison dépassant les corporations et les secteurs, pas moyen pour les travailleurs de mesurer leur propre mouvement, de le développer progressivement, de l’étendre, d’en garder sans cesse la direction, de manière démocratique et en même temps dynamique, efficace, dangereuse pour le patronat et le gouvernement.

Que penser alors de la stratégie de l’intersyndicale ou des fédérations cheminotes ? Pourquoi propose-t-elle une lutte corporatiste sans chercher à lier la lutte des cheminots aux autres luttes ? Pourquoi n’arrivent-elles à se mettre d’accord sur la question de la grève reconductible ?

La motivation des centrales syndicales n’a rien à voir avec celle des travailleurs. Ce n’est pas pour éviter aux cheminots de payer trop cher la grève que l’intersyndicale renonce à la grève reconductible et de faire grève deux jours sur cinq. Ce n’est pas pour menacer davantage et plus longtemps le gouvernement. C’est pour ôter le pouvoir de décision aux grévistes. D’ailleurs, s’il en était autrement, les centrales auraient organisé des assemblées générales partout dès l’annonce du rapport Spinetta ordonné par Macron. Il aurait ainsi été aisé de demander aux cheminots, qui venaient d’être révoltés par la violence de l’attaque, ce qu’ils souhaitaient faire, que ceux-ci mesurent eux-mêmes les réactions de leurs camarades de travail. Bien entendu, les centrales syndicales ont fait tout le contraire : aucune assemblée générale nulle part. Pendant tout le temps où ils ont dit aux cheminots d’attendre la décision qui allait être prise par l’intersyndicale, ils ont même gelé toute prise de décision locale de la base sous le prétexte que c’était l’unité syndicale qui primait sur toute autre considération. Ce qui ne les a pas empêché d’exclure SUD de l’intersyndicale !

Leurs oppositions ou dissensions actuelles sur les modes de grèves convergent en réalité toutes sur un point : détourner la discussion sur la nécessité pour les cheminots de lier la lutte à la SNCF aux autre luttes des travailleurs en une lutte ouverte contre le capitalisme dirigés par les travailleurs eux-mêmes sous la forme de comités de travailleurs fédérés. Même si SUD apparaît plus radical en prônant la grève reconductible tout en affirmant que c’est la base qui décidera, il n’en est rien. Les AG pour Sud-Rail ne sont que des chambres d’enregistrement des politiques syndicales. Sud ne milite pas et ne défends pas que le AG doivent se coordonner, se fédérer entres-elles pour diriger que les cheminots dirigent par eux mêmes leur luttes. Sud ne propose pas plus de lier aux autres catégories au travers de comités interpro ou de quartier pour mener une lutte ouverte contre le capital.

Toutes les centrales syndicales, sans exception, estiment que l’auto-organisation des travailleurs est une remise en cause de leur rôle, de leur importance, de leur politique. Elles s’y opposent parce ce qu’elles monnaient auprès des classes possédantes c’est justement d’empêcher les travailleurs de s’organiser eux-mêmes. Toute l’expérience des luttes passées démontre que les directions syndicales, engluées dans de multiples collaborations avec les classes possédantes et leur Etat, sont de grandes organisatrices des défaites ouvrières, défaites qui ont déjà accompagné la destruction des services publics, des droits sociaux, des aides sociales, des retraites, de l’hôpital public, de l’énergie, du code du travail et on en passe…

Négociation ou lutte de classes

Quant aux militants syndicalistes et aux militants politiques qui choisissent le camp de la lutte des classes, ils ne peuvent pas en rester là, ils ne peuvent pas se laisser bloquer par des « décisions » syndicales en dehors de décisions ouvrières, ils ne peuvent pas laisser dire que l’unité ouvrière, ce serait l’unité syndicale, ils ne peuvent pas laisser croire que le maximum de la démocratie ouvrière, ce serait de voter, ou pas, en assemblée générale pour les décisions d’une direction bureaucratique autoproclamée qui n’a été élue par personne, du moins dans la classe ouvrière. Il y a trois points sur lesquels on peut mesurer le choix de ces militants et il n’y a pas cinquante camps en présence : ou on est pour la lutte des classes ou on soutient en fait la collaboration de classes !

Ces trois points sont les suivants :

1°) Une grève doit être dirigée entièrement de A à Z par les travailleurs eux-mêmes, organisés localement, régionalement et nationalement, grâce à l’élection de délégués de lutte, se réunissant en comités de grève, se fédérant à tous les niveaux, faisant leurs propositions à l’assemblée générale, elle-même entièrement dépositaire du pouvoir de décision, y compris d’élire ou de démettre leurs délégués, mais aussi du pouvoir de décision sur l’action, ses moyens et ses buts, et aussi le pouvoir de décider de la continuation ou pas et des négociations.

2°) La lutte ne peut pas, pour gagner, en rester à un seul secteur, une seule entreprise, un seul domaine, une seule corporation mais doit, au contraire, sans cesse franchir toutes les barrières, tous les interdits, tous les blocages que mettent les classes possédantes et tous ceux qui les défendent, même quand ils se disent nos amis ou nos dirigeants.

3°) La grève ne peut se contenter d’avoir un rôle économique mais doit marquer l’intervention politique du prolétariat et, comme telle, elle doit poser non seulement la question de toutes les attaques antisociales actuelles, dans le public comme dans le privé, parmi les CDI, les CDD, les précaires et les chômeurs, mais aussi relier cela aux luttes contre les dérives antidémocratiques, fascistes, xénophobes, guerrières, policières, et marquer ainsi que les travailleurs sont la principale force politique progressive de toute la société et qu’elle porte un projet de société d’avenir qui ne la cantonne pas à un capitalisme dans l’impasse qui ne prépare que des dérives nazies et de guerre mondiale.

Ces trois points permettent de distinguer les faux amis des vrais militants de la classe ouvrière. A chacun de trouver son camp ! A chacun de faire ainsi en sorte de ne pas se laisser piéger par des discours faussement radicaux qui, sous des rodomontades du genre « on ne lâche rien », cachent un nationalisme et un corporatisme exacerbés, une défense des « intérêts nationaux » de la bourgeoisie et veulent amener les travailleurs à restés lier au capitalisme malgré son impasse historique.

35 Messages de forum

  • Alors qu’il visitait un hôpital à Rouen, Emmanuel Macron s’est retrouvé pris dans une discussion tendue avec des soignantes, qu’il s’est efforcé d’écourter. Il fait sembler de visiter mais ne veut pas discuter avec les personnels. Il passe des heures avec les syndicats mais pas avec les salariés !

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  • « Y a pas d’argent magique », répond Emmanuel Macron à une soignante qui déplore le manque de moyens des hôpitaux...

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  • Sur Facebook, l’interne en médecine Sabrina Ali Benali (qui avait fait beaucoup parler d’elle en janvier 2017) a publié jeudi dans la soirée un billet pour dénoncer l’attitude d’Agnès Buzyn. L’ex-candidate La France insoumise aux élections législatives y accuse notamment la ministre de faire preuve de "mépris de classe".

    "Vos yeux levés et vos soupirs Mme Buzyn pendant que ces soignantes expliquent qu’elles ont besoin de moyens reflètent tout ce que vous êtes. On lit votre mépris de classe, votre condescendance, votre prétention", écrit l’interne en médecine, qui poursuit : "J’ai honte que nous soyons représentés par une femme au rictus si méprisant à notre égard".

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  • L’État a sommé l’AP-HM de Marseille et La Timone en particulier de réduire la voilure. Montant de la dette : pas loin d’un milliard d’euros (950 millions, selon la direction). Pour un déficit de 41,6 millions en 2016. Dans le cadre d’un plan d’aide étatique, 300 millions d’euros devraient être versés d’ici 2025 pour moderniser l’ensemble des structures de l’AP-HM. Ceci afin de mettre aux normes l’un des immeubles de la Timone et lui offrir une maternité digne de ce nom. Mais des contreparties sont aussi demandées : les établissements marseillais doivent faire des économies, même si cela passe par la suppression de 800 à 1000 postes - des départs à la retraite non remplacés -, essentiellement sur les secteurs administratifs, logistiques et techniques, précise la direction de la Timone.

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  • Dans son face à face, Macron a déclaré qu’il "faut repenser l’hôpital public" et "donner plus de responsabilités au personnel soignant".

    Cela signifie qu’il veut jeter à la poubelle le public et écraser le personnel sous une charge déjà insupportable ! Non merci !!!!

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  • La SNCF, la ¨Poste , les Hôpitaux, l’éducation nationale, les services municipaux, la justice, les routes...Tous les secteurs publics sont touchés : économie de moyens humains et matériels, fermeture, précarisation de l’emploi...Tout y passe. A tout privatiser, on va nous priver de tout

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  • Chut ! Il ne faut surtout pas dire que le travail tue ou abime gravement.
    Deux médecins du travail ont été sanctionnés avec interdiction d’exercice pour avoir dénoncé le lien entre le travail et l’état de santé de salariés.
    Le conseil de l’ordre des médecins avait collaboré à l’époque avec le gouvernement de vichy, maintenant il continue avec la collaboration patronale !

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  • Macron a laissé entendre qu’il voulait encore nous piquer un jour férié pour soit disant financer les Ehpad .
    On la connaît la ritournelle ! La canicule de 2003 avait déjà été l’occasion de nous piquer une journée soit disant de solidarité avec les personnes âgées. Mais les Ehpad n’ont pas eu de hausse d’effectif par le vol de cette journée, au contraire !
    Ne les laissons pas nous piquer nos jours de repos.

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  • La direction ne voit que par le "lissage " des plannings. Il faut entendre par là faire plus avec moins de personnel, c’est à dire nous couper nos repos , changer nos week-end continuellement, nous faire bouger à tous les étages... Et tant pis pour la qualité des soins, la fatigue accumulée...

    Elle croit nous faire gober la détérioration de nos conditions de travail par des mots lisses mais à nous de leur savonner la planche de leurs réformes.

    Défrisage à tous les étages !!!

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  • Les fermetures d’hôpitaux se poursuivent

    Dans un quartier déjà frappé par les fermetures, celui de l’hôpital Cochin, qui avait déjà connu les fermetures du Val de Grâce, de Saint-Vincent de Paul, les regroupements comme les deux Réa regroupées à Cochin, on va encore fermer un petit hôpital : l’hôpital Tarnier, ce qui va accroître le débordement à Cochin et Port Royal ! Partout des services ferment et des hôpitaux aussi. Il faut arrêter l’hémorragie !

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  • Nouvelle technologie ne veut pas dire progrès

    A l’hôpital Saint Antoine, la politique du tout informatisé, du tout automatisé, du tout technologique a atteint les brancardiers. Au lieu de leur fournir plus de brancards, on leur donne des petits téléphones qui pilotent leurs courses successives, surveillent où ils en sont, rentabilisent à fond leurs temps. Par contre, ces super téléphones ne permettent pas de savoir où sont les brancards disponibles, ne pallient pas à leurs manques, ne suppriment pas l’obligation de courir dans tout l’hôpital pour les chercher, l’obligation d’utiliser des brancards défaillants, à moitié cassés, et de pallier au manque de personnels par des efforts exagérés. Au contraire, le nouveau matériel empire les conditions de travail !

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  • Les conséquences mortelles des dérives

    Une étude scientifique internationale a démontré que le remplacement d’infirmières par des aides soignants, par manque d’infirmières qualifiées, entraîne des conséquences catastrophiques et, en particulier, une hausse remarquable des décès de patients. Pour chaque remplacement d’une infirmière par une aide-soignante, le risque de décès augmente de 21% !!! Elle est mortelle la politique de l’ « augmentation des responsabilités ».

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  • Elle fait du buzz

    La ministre de la Santé, Madame Buzyn (prononcez « business »), exemplaire pour le conflit d’intérêt vue sa proximité intime de la médecine privée et non moins intime des labos pharmaceutiques auxquels elle multiplie les soutiens, a déclaré à Libération : « J’en ai assez du discours catastrophiste sur l’hôpital. » Une manière de ne pas reconnaître la situation catastrophique de l’hôpital du fait du manque de personnels, de moyens, de la suppression de lits et d’hôpitaux et de la gestion purement financière de la direction qui favorise le secteur médical privé, les trusts du médicament, du matériel, de l’informatique et du Bâtiment. Pas étonnant : cette politique, elle compte bien l’empirer !

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  • Macron a affirmé qu’il allait entièrement « repenser » l’hôpital public ce qui ne dit pas comment il compte le remettre en question. Il a seulement dit que cela consisterait à « donner plus de responsabilités aux personnels soignants », ce qui signifie plus de travail et plus de débordements de compétences ou de polyvalence, donc une charge de travail plus lourde physiquement comme moralement ! Pour le reste, aucune précision : il préfère éviter que l’hôpital entre en lutte en même temps que le Rail, que les Transports, que l’Energie, que l’Enseignement, les éboueurs et les autres fonctionnaires… Cela indique dans quel sens il compte « repenser »…

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  • Une étude publiée ce lundi montre que 40 % des erreurs médicales sont évitables grâce à une simple concertation des avis de médecins urgentistes.

    L’étude a été menée dans six services d’accueil des urgences en France, cinq de l’Assistance Publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP  : Avicenne, Lariboisière, Hôpital européen Georges-Pompidou, Saint-Antoine et Tenon) et celui du CHU de Grenoble.

    Sauf que les médecins urgentistes n’ont matériellement pas le temps, déjà débordés de tâches et en manque d’effectifs...

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  • Cherchez l’erreur…

    Selon une étude du British Médical Journal mené en Angleterre cette étude montre que dans les hôpitaux ou les infirmières s’occupent de 10 patients, le taux de mortalité est supérieur de 20% par rapport aux infirmières s’occupant de 6 patients. Mais le nombre de patients par infirmière augmente sans cesse en France…

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  • Patrick Bouet, président du conseil national de l’Ordre des médecins depuis 2013, déclare dans un entretien au Journal du Dimanche :

    « Le système de santé est à bout de souffle... Si la machine continue de tourner, c’est grâce à l’engagement des aides-soignantes, des infirmiers, des kinés et des médecins, étudiants, libéraux ou salariés du public et du privé. C’est miraculeux qu’ils continuent de croire en leur mission ! Toutes les réformes successives n’ont eu qu’un seul but : assurer l’équilibre budgétaire. Cela donne le tournis, un plan de retour à l’équilibre chaque année ! L’économie de la santé et ses disciples ont imposé leur dictature dans les cabinets ministériels, la haute administration, au détriment de l’exigence de solidarité et d’innovation thérapeutique. La réforme du système de santé ne peut pas se cantonner à un toilettage de la T2A, la tarification à l’activité des hôpitaux. Un autre problème important est le regroupement des établissements en groupes hospitaliers de territoire qui s’achève", selon lui. "La fausse bonne idée était de mutualiser les ressources et d’assurer une meilleure rentabilité en supprimant des services, en organisant des achats groupés. Dans les faits, cela ne fonctionne pas. »

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  • Agnès Buzyn prétend qu’elle veut "rendre les Samu irréprochables" mais elle-même en quoi est-elle irréprochable avec sa proximité avérée des trusts de la Santé ?!!!

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  • L’hôpital est en "burn-out", estime le président de la Fédération hospitalière de France du fait des économies à répétition sur le dos des malades et des personnels.

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  • Le conflit d’intérêt entre Yves Lévy, patron de l’Inserm et sa femme Agnès Buzyn, ministre de la santé, est révélé à nouveau par le Canard Enchaîné du 9 mai dernier. Buzyn a pesé de tout son poids de ministre pour que son mari soit renouvelé dans son poste !

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  • « Ça suffit de porter toujours le chapeau pour le système. On est sous pression en permanence. On travaille douze heures d’affilée. Ce sont des conditions de travail qui sont pénibles. Je peux rester deux ou trois heures accrochée à mon téléphone, parce que je n’ai pas le temps de me lever tellement ça déborde de partout. Quand on passe en procédure dégradée parce qu’il y a beaucoup plus d’appels que de monde censé les gérer, on n’y arrive pas ! » a répondu l’employée du SAMU, accusée d’être responsable de la mort d’une malade qui avait téléphoné. Elle n’a pas bien estimé la gravité de la maladie. Mais ce que les média ne disent pas, c’est que les téléphonistes du SAMU n’ont aucune formation médicale et même aucune formation du tout, ce qui n’aide pas spécialement à prendre des décisions médicales d’urgence sans aucun contact physique avec le malade que sa voix au téléphone ! Le manque d’effectifs et de moyens, au samu comme à l’hôpital ne peut qu’en traîner des catastrophes. Les responsables du SAMU n’ont su que suspendre l’employée, la désignant à la vindicte publique, avec l’aide des média !!!

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  • Après la mort de deux patientes en salle d’attente, les personnels des urgences du CHU de Tours réclament plus de moyens et la réouverture de lits en aval. Les urgences sont passées de vingt à cent cinquante prise en charge quotidiennes avec diminution de moyens et d’effectifs !

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  • Les grèves d’hôpitaux se font toujours en ordre dispersé : Tours, Rouen, Melun, Decazeville, Lisieux, Valenciennes, Rodez, Bailleul, etc… Toujours dans l’isolement, toujours comme si chaque hôpital était un cas à part…

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  • L’hôpital public en danger de mort 29 mai 15:24, par Max

    Ce soir écouter la radio France Culture(93.5 à Paris) à 22H15, l’émission "Matière à Penser" dont le thème sera : la destruction de l’hopital public. Le podcast permettra de le réécouter après ce mardi 29 mai.

    Les professeurs Philippe Halimi, chef du service de radiologie de l’hôpital Georges Pompidou (Paris) et Christian Marescaux, ancien chef de service de neurologie de l’hôpital de Hautepierre (Strasbourg), parlent dans leur livre de : suicides, dépressions, mises à l’écart, ce sont plus de 400 témoignages qui viennent nous éclairer. Ils ont été recueillis dans le cadre de l’Association Jean-Louis Mégnien. Jean-Louis Mégnien, professeur de médecine reconnu, alors âgé de 54 ans, exerçait à l’hôpital Georges Pompidou quand il s’est suicidé le 17 décembre 2015 sur son lieu de travail.

    Ce livre, sur la base des témoignages reçus depuis un an nous révèlent quelques chapitres noirs de l’hôpital. Des aides-soignants à quelques administratifs et à la fine fleur de « l’establishment » hospitalo-universitaire, nous assistons à un massacre dont les auteurs tentent de donner quelques éléments de réflexion : un management vertical, autoritaire, un directeur seul pour prendre des décisions depuis la déclaration du Président de la République en 2009, patron dont le seul objectif est de tenir coûte que coûte son budget…

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  • L’hôpital public en danger de mort 29 mai 16:05, par Max

    Hôpitaux en détresse, patients en danger De Philippe Halimi et Christian Marescaux Flammarion, 2018 Description

    Plus de deux ans après le suicide du professeur Jean-Louis Mégnien à l’hôpital Georges-Pompidou, les professeurs Philippe Halimi et Christian Marescaux, ardents défenseurs du service public hospitalier, écrivent : « Nous ne sommes pas des incendiaires mais nous voulons alerter et dénoncer un mal insidieux qui divise les équipes et laisse à terre des gens qui perdent le goût de travailler, parfois même le goût de vivre... »

    À travers de nombreux témoignages, souvent bouleversants, ce livre démontre les effets dévastateurs, pour les personnels comme pour les patients, d’un système qui contraint aujourd’hui les équipes hospitalières à soigner vite par souci de rentabilité et d’économies. Une logique financière qui pousse de nombreuses directions d’établissement à diminuer les effectifs et les moyens, puis à écarter violemment ceux qui s’opposent à ces stratégies mortifères ou décident d’en dénoncer les dérapages.

    Abus de pouvoir, menaces de représailles, mises au placard, harcèlement moral, impunité pour les maltraitants, tous les moyens sont bons pour que l’ordre règne...

    « L’heure est venue d’une véritable prise de conscience pour que cesse la destruction de l’hôpital public. »

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  • Quatre médicaments prescrits contre l’Alzheimer, ainsi que leurs génériques, ne seront plus remboursés à compter du 1er août. Malgré les protestations des associations de malades !

    Ou bien ces médicaments sont mauvais et ils devraient être retirés ou ils sont bons et devraient être remboursés ! Les discours de Buzyn ne collent pas !

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  • Ils veulent casser l’hôpital public

    Certes, Macron a décidé d’attendre la fin du conflit de la SNCF pour s’attaquer à l’hôpital public ouvertement, en divulguant ses projets de casse, de privatisation, de suppressions d’emplois et de destruction des statuts, mais ceux-ci filtrent quand même progressivement. Le « plan stratégique de transformation du système de santé » est une véritable opération de destruction de toutes les bases de l’hôpital publique et de la santé publique. Hirsch en a donné un avant-goût aux organisations syndicales. L’APHP va collaborer avec l’extérieur, va augmenter le poids de l’informatique et devra supprimer des postes en échange. En échange !!! Quel beau discours ! On échange des ordinateurs contre des personnels !!!

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  • On rationne !

    Décidément, la direction de l’hôpital public, en recherche de petites économies ridicules, a décidé de frapper les petits déjeuners, les déjeuners comme les diners ! Tout est comptabilisé, surveillé, rationné. C’est jusqu’aux plateaux repas des patients de nuit qui sont surveillés un par un. Et pour les nouveaux patients, pas de plateau d’avance. Tant que le patient n’est rentré et couché, rien n’est préparé. L’hôpital dépense des milliards en bâtiments, en financements d’informatique, de logiciels, mais refuse des centimes pour donner à manger aux malades !

    Manger tue ?

    La collation de la crèche de Cochin a été supprimée et le plus extraordinaire dans cette affaire n’est pas l’austérité et les économies de bouts de chandelle : on y est habitués ! Non, ce qui est tout à fait fameux, c’est qu’ils ont affirmé que c’était un moyen de lutter contre l’obésité parmi les enfants ! Un peu comme un service ortho qui couperait des jambes pour éviter des maladies…

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  • Face au projet de Macron de vampiriser l’hôpital public par le privé, un exemple à citer : la Bulgarie

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  • Martin Hirsch : « A l’hôpital, il y a un sentiment qui va de la lassitude à la souffrance ».

    Il est gonflé, le directeur général de l’APHP : c’est lui le maître d’œuvre de cette souffrance !!!

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  • Le centre hospitalier de Kerio, à Noyal-Pontivy (Centre-Bretagne) est à nouveau en grève.

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  • En grève de la faim depuis dix jours, sept salariés de l’hôpital psychiatrique du Rouvray, près de Rouen (Seine-Maritime) occupent la direction de l’hôpital depuis jeudi 31 mai 2018. C’est « la seule solution face au mépris et à l’incompréhension » de la ministre de la Santé Agnès Buzyn et de l’Agence régionale de santé.

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  • Hôpital, briseur de grève !!!

    Cette semaine, la police est venue en force dans l’hôpital Tenon car Tenon a mis a disposition du gouvernement ses amphis pour les passages d’examens des étudiants, donc l’APHP agit en casseur de grève de la mobilisation des étudiants. Un groupe d’étudiants a tenté d’empêcher la tenue d’un examen, et il y a eu des dizaines de cars de CRS qui ont virés les étudiants...

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  • Hôpital et Total, même combat ?

    Martin Hirsch inaugure un nouveau partenariat : le 23 avril un contrat a été signé entre l’AP-HP et Total.
    Pas gênés tous ces gens là, l’accord intervient qq mois après que le Pr Aubier, pneumologue, ait été condamné en 1ère instance, pour avoir été payé pendant 20 ans par le géant pétrolier pour délivrer des expertises rassurantes sur le diésel.....

    Dans le contrat du 23 avril :

    - un autre médecin, le Pr Thomas Papo, sera rémunéré 42.000 euros par an - quarante deux 1/2 journéees- en tant que "médecin conseil" pour les cadres dirigeants de Total.

    - D’autre part, l’AP-HP recevra 300.000 euros sur 3 ans de la fondation Total.
    Martin Hirsch est très content de "son" idée. Il affirme que d’autres contrats avec des industriels sont en cours de négociation...

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  • Hôpital et Total, même combat ?

    Martin Hirsch inaugure un nouveau partenariat : le 23 avril un contrat a été signé entre l’AP-HP et Total.
    Pas gênés tous ces gens là, l’accord intervient qq mois après que le Pr Aubier, pneumologue, ait été condamné en 1ère instance, pour avoir été payé pendant 20 ans par le géant pétrolier pour délivrer des expertises rassurantes sur le diésel.....

    Dans le contrat du 23 avril :

    - un autre médecin, le Pr Thomas Papo, sera rémunéré 42.000 euros par an - quarante deux 1/2 journéees- en tant que "médecin conseil" pour les cadres dirigeants de Total.

    - D’autre part, l’AP-HP recevra 300.000 euros sur 3 ans de la fondation Total.
    Martin Hirsch est très content de "son" idée. Il affirme que d’autres contrats avec des industriels sont en cours de négociation...

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