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Accueil du site > 08- Livre Huit : ACTUALITE DE LA LUTTE DES CLASSES > Domination de la France en Afrique : la fin ?

Domination de la France en Afrique : la fin ?

vendredi 27 avril 2018, par Robert Paris

ci-dessus le colonialisme français au Cameroun

Rappelez-vous, vous pourrez dire : j’ai assisté aux derniers instants du colonialisme français en Afrique !

Oui, la fin et ce n’est pas parce que les gouvernants et les classes possédantes françaises renonceraient à coloniser, pas du tout ! Ce n’est pas parce que la Françafrique n’existerait plus. Ce n’est pas parce que la France aurait tiré des leçons de sa responsabilité dans le massacre du Rwanda. Non ! Elle continue de la nier ! La France continue d’organiser ses sommets africains avec les amis dictateurs et les interventions armées avec ses tirailleurs « sénégalais », devenus tchadiens ou autres…

On ne le croirait pas à voir les multiples interventions armées de la France, les sommets du président français avec les chefs d’Etat africains, les multiples liens des entreprises françaises comme Bolloré, Bouygues et Total en Afrique. Et pourtant… C’est l’économie qui le manifeste. La France y recule. Le franc CFA vit probablement ses derniers jours. Ce n’est pas seulement la société civile qui en a marre du colonialisme de l’ancienne puissance esclavagiste. L’unité au sommet des bourgeoisies africaines progresse pour mieux se lier économiquement, et du coup politiquement, à l’ensemble Chine-Russie-Inde-Afrique du sud… Les combats de la France sont des combats d’arrière garde ! Tout d’abord, la France ne nourrit nullement le secteur privé africain mais seulement le secteur d’Etat lié aux trusts français, comme à l’époque coloniale et post-coloniale. Elle reste dans des fonctions de pillage des matières première et non de développement local. Elle a longtemps mis en avant son « aide au développement » mais n’a rien développé que la misère et la dictature. Plus elle s’est liée aux régimes, plus ceux-ci sont devenus prédateurs sur la société civile.

Le bien-être, le développement et la démocratie reculent en Afrique ex-coloniale française, pour l’immense majorité des pays.

Et l’importance économique de la France en Afrique recule. Pour l’ex-puissance coloniale et le continent noir, les parts de marché en Afrique subsaharienne sont passées de 10,1% à 4,5% entre 2000 et 2014 et ses investissements directs stagnent depuis 2010. Car les relations économiques avec la France reculent elles aussi sous pression de la concurrence internationale. La Chine est pour la huitième année le plus grand partenaire commercial de l’Afrique : loin devant la France et l’Allemagne.

L’aide publique française au développement est conçue comme une aide aux dictatures et aux sociétés françaises. Seulement un cinquième de l’aide française est attribuée aux pays les plus pauvres. Elle permet de moins en moins une domination française car elle est concurrencée par les prêts qui sont largement en hausse.

La France, mauvaise élève en matière de la contribution des pays industrialisés à l’aide publique au développement. C’est en tout cas ce que relève le rapport DATA 2017, présenté ce lundi 11 septembre à Paris par l’ONG internationale française ONE. Sous le titre, Financer le siècle africain : l’aide de la France toujours à la traîne, le rapport analyse le financement du développement à l’échelle mondiale et compare le budget d’aide de la France à celui des autres principaux pays donateurs.

Selon le constat dressé par les données contenues dans le rapport, l’année 2016 s’est traduite par une très légère augmentation du budget d’aide publique au développement (APD) de la France. Celle-ci a augmenté de 5,25%, pour atteindre 8,51 milliards d’euros, contre 8,19 milliards en 2015, rapporte le document en soulignant toutefois que cette augmentation reste en deçà de la tendance mondiale, puisque l’aide totale a augmenté en 2016 de 7,4% par rapport à 2015.

« Quand on sait que la moitié des habitants des pays les moins avancés vivent sous le seuil d’extrême pauvreté, cette tendance à la baisse en France et dans le reste du monde est contradictoire avec le principe même de l’aide au développement. Pour être efficace, l’aide doit parvenir à ceux qui en ont le plus besoin » Friederike Röder, directrice France de ONE

Toute l’Afrique retentit des campagnes contre le colonialisme français, celles contre le franc CFA, contre la Françafrique, officiellement disparue, contre les trusts français, contre les interventions militaires françaises, contre le lien colonial, contre les chefs d’Etat à la botte de la France et supprimés dès qu’ils agissent contre Areva, Total, Bouygues ou Bolloré !!!

Rompant avec le lien principal avec l’ancienne puissance coloniale, quarante-quatre pays africains signent un accord créant une zone de libre-échange continentale.

Les poids lourds, comme le Maroc, l’Égypte, le Kenya et la pourtant très protectionniste Algérie, ont signé l’accord, qui entrera en vigueur dans un délai de 180 jours, après avoir été ratifié par les pays signataires. En revanche, le Nigeria, l’une des premières économies du continent (et le pays le plus peuplé d’Afrique), qui avait pourtant coordonné les négociations avec l’Égypte, est le principal pays à s’être abstenu. Parmi les autres pays n’ayant pas signé l’accord figurent l’Afrique du Sud, le Bénin, la Namibie, le Burundi, l’Erythrée et la Sierra Leone.

La Chine et l’Afrique

La Françafrique mène ses guerres coloniales

Qui est le nouveau maître de la françafrique ?

La concurrence chinoise, un élément clef de la politique française en Afrique

La France en guerres ! Contre qui et pourquoi ?

Le franc CFA, instrument de l’oppression coloniale française en Afrique, est-il menacé ? Lire ici :

http://www.lemonde.fr/afrique/artic... http://www.lemonde.fr/afrique/artic...

https://francais.rt.com/entretiens/...

http://www.jeuneafrique.com/469524/...

https://afrique.latribune.fr/econom...

http://www.lemonde.fr/afrique/artic...

https://www.humanite.fr/lattachemen...

http://www.lefigaro.fr/flash-eco/20...

http://www.jeuneafrique.com/485231/...

5 Messages de forum

  • Le contrat Bolloré est contesté en Guinée...

    L’affaire de cession du terminal à conteneurs du port autonome de Conakry, continue de faire raffut et s’impose, depuis quelques jours en Guinée, comme le principal sujet de débats.

    Cédé à Getma-Necotrans dans des conditions douteuses, l’attribution à Bolloré du même contrat, malgré l’offre de cette dernière jugée plus alléchante parait tout aussi douteuse.

    Il faut rappeler que c’est sous le régime dauphin avec le gouvernement de consensus dirigé à l’époque par Lansana Kouyaté qu’il a été décidé de l’extension du port autonome de Conakry dans le but de le rendre plus compétitif. C’est aussi ce gouvernement qui a préparé l’appel d’offre international et qui a reçu les offres.

    A quelques jours de l’ouverture des plis, Lansana Kouyaté fut débarqué et un nouveau gouvernement est nommé où il y avait un certain Cheick, ministre des Transports, aujourd’hui secrétaire général du même département, qui à l’époque, avec d’autres ministres, auraient joué contre la transparence dans l’attribution du contrat.

    Au gré d’une grosse magouille, bien relayée à l’époque par la presse, Getma-Necotrans a arraché le contrat.

    A préciser que l’un des acteurs de l’attribution de ce contrat, à l’occurrence Cheick, occupe encore une haute fonction sous le régime de celui qui jure de lutter contre la corruption.

    De tergiversations à tergiversations, le mauvais contrat signé avec Getma-Necotrans qui, il le faut le rappeler, n’avait ni l’expérience de l’exécution de ces genres de projets, ni une surface financière rigide pour satisfaire à ses engagements, ce contrat à été à juste raison, cassé par le Président Alpha Condé. Il l’a attribué à son ami, Vincent Bolloré à travers une ordonnance ce, contre toutes les procédures de passations des marchés publics.

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  • Le scandale Bolloré sent la fin de règne...

    Le continent africain est une pépite pour le trust Bolloré qui s’est rendu incontournable dans pas moins de 46 pays. C’est un véritable empire que le groupe Bolloré a bâti en Afrique depuis quarante ans. Prenant souvent le relais d’États défaillants dans les ports ou les plantations, le groupe se déploie aujourd’hui dans la logistique et les services portuaires, les plantations de palmiers à huile, la culture et le cinéma via Vivendi et le transport ferroviaire.

    Pour défendre son pré carré africain, l’industriel breton sait jouer de son influence et s’y comporte en flibustier comme ces ancêtres bretons auxquels il se réfère parfois. «  Les ministres, on les connaît tous là-bas. Ce sont des amis. Alors de temps en temps, je vais être clair, on leur donne, quand ils ne sont plus ministres, la possibilité de devenir administrateur d’une de nos filiales. C’est pour leur sauver la face. Et puis, on sait qu’un jour ils peuvent redevenir ministres  », expliquait Gilles Alix, directeur général du groupe Bolloré dans un entretien au journal Libération en 2008.

    Mais un grain de sable vient parfois gripper la machine. En 2015, le groupe n’est pas retenu lors du premier tour de l’appel d’offres pour la concession du port en eau profonde de Kribi au Cameroun. Vincent Bolloré active alors ses réseaux français. C’est François Hollande qui, avec succès, lors d’un voyage officiel au Cameroun plaidera la cause de Vincent Bolloré et permettra son repêchage.

    Dans un groupe qui pèse aujourd’hui 18 milliards de chiffre d’affaires pour un résultat d’exploitation de 1,1 milliard d’euros, l’Afrique joue un rôle moteur dans les résultats. De Conakry en Guinée en passant par Pointe-Noire au Congo ou Lomé au Togo, il gère directement une dizaine de ports à conteneurs et est associé à seize autres dans le cadre de partenariats public-privé.

    Depuis le rachat de la Scac en 1986 puis la prise de contrôle de la Banque Rivaud et plus récemment Vivendi, le groupe Bolloré dit avoir investi quatre milliards d’euros sur le continent africain et «  plus de deux milliards d’euros au cours des huit dernières années dont 360 millions pour la seule année 2017  ».

    Depuis plusieurs mois, le groupe français est sous pression. Plusieurs enquêtes faites par des ONG ont critiqué les conditions de travail dans les plantations de la Socfin. Et certains syndicalistes africains et asiatiques regroupés dans «  L’alliance internationale des riverains des plantations Socfin Bolloré  » n’ont pas hésité à manifester devant le siège à Paris lors des assemblées d’actionnaires.

    La justice de son côté enquête sur les conditions dans lesquelles ont été obtenues les deux concessions portuaires de Lomé (Togo) et Conakry (Guinée). Vincent Bolloré et deux autres cadres du groupe Gilles Alix, directeur général de Bolloré et Jean-Philippe Dorent responsable du pôle international de l’agence Havas ont été placés en garde à vue mardi 24 et mercredi 25 avril dans le cadre de cette affaire.

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  • Domination de la France en Afrique : la fin ? 24 décembre 2019 09:34, par M.A.

    Le franc CFA disparaît mais pas la françafrique, bien au contraire !!!

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  • Domination de la France en Afrique : la fin ? 24 décembre 2019 09:37, par M.A.

    Il est sûr que le franc CFA servait le colonialisme français mais, s’il disparaît, c’est qu’il coûtait plus à la France qu’il ne lui rapportait et pas pour permettre à l’Afrique de prendre son essor !

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  • Domination de la France en Afrique : la fin ? 1er février 07:58, par UATCI

    Lors de son récent voyage en Côte d’Ivoire, le président français a donné le feu vert à ses sous fifres de la zone CFA de l’Afrique de l’Ouest pour que le franc CFA prenne désormais le nom de ECO. Cela se fera, a-t-il dit, au courant de cette année. Il a déclaré que son intention était de « rompre les amarres » qui lient le CFA avec l’ancienne puissance coloniale et d’ « écrire une page nouvelle de notre histoire commune qui mettra fin aux oripeaux du passé et aux malentendus … ».

    Cette décision a été qualifiée d’« historique » par nombre de dirigeants africains et aussi par une grande partie de la presse officielle africaine. Macron leur a dit que l’État français ne désignera plus ses repré-sentants dans les instances dirigeantes de la banque centrale qui administre le CFA de l’Afrique de l’Ouest.

    L’autre changement annoncé par Macron est que les États ouest-africains ne seront plus obligés de dé-poser une partie de leur réserve de change auprès de la Banque de France à titre de garantie mais que l’État français continuera tout de même de garantir la parité de l’ECO par rapport à l’Euro sans toute-fois dire par quel biais il le fera. Mais pour ce qui concerne les pays de la zone CFA de l’Afrique cen-trale, rien ne changera, même pas le nom de leur monnaie.

    Le projet de changer le nom du franc Cfa, symboliquement trop chargé de son passé colonial, date d’une trentaine d’années. Il avait même été un temps question de le remplacer par l’Eco dès décembre 2009, puis la date a été reportée à janvier 2015, puis une nouvelle fois reportée. Entre temps, le nom de Cfa a été de plus en plus décrié par l’opinion publique africaine, y compris par certains chefs d’États africains, par des banquiers et hommes d’affaires et plus particulièrement dans le milieu des étudiants et des diplômés.

    Tout un courant nationaliste a fait de cette question son cheval de bataille. Il a fait croire que le fait d’avoir une monnaie nationale souveraine était la clé du développement et de l’épanouissement des populations africaines. Mais il n’a pas dit pourquoi les pays qui ont rompu de longue date le lien avec le Cfa, à commencer par la Guinée de Sékou Touré, du Mali de Modibo Keita (qui est par la suite revenu dans le giron du Cfa sous Moussa Traoré), de la Mauritanie ou de Madagascar, ne sont pas aujourd’hui mieux lotis que ceux qui n’ont pas rompu.

    En vérité, la création d’une monnaie nationale n’est en rien synonyme de développement économique et encore moins d’un progrès social pour les classes défavorisées. Pour les travailleurs, pour les petits paysans et pour la grande majorité de la population, ce qui est fondamental, ce n’est pas le nom ni la prétendue « souveraineté » de la monnaie qu’ils auront entre les mains pour acheter de quoi manger, se loger, se soigner et éduquer leurs progénitures mais de savoir comment sortir de la misère qui les frappe, que faire quand leurs maigres revenus sont rognés par l’augmentation incessante du coût de la vie.

    Les nationalistes veulent masquer aux travailleurs et à l’ensemble des populations pauvres que dans un pays, il y a des exploités et des exploiteurs et que leurs intérêts sont diamétralement opposés. Dans cette société capitaliste, les riches deviennent toujours plus riches tandis que la grande majorité s’enfonce toujours plus dans la misère et dans la détresse.

    Les travailleurs n’ont aucun intérêt à se laisser berner par les discours démagogiques des nationalistes sur les prétendus retombées d’un développement économique hypothétique. C’est une utopie dans ce monde dominé par les grandes puissances dont les trusts pillent les richesses aux quatre coins de la pla-nète. La seule chose qui pourra véritablement changer le sort des exploités, c’est leur capacité de s’organiser et de lutter ensemble contre la cause véritable de leur misère, c’est-à-dire le système capita-liste.

    Macron va peut-être lâcher quelques concessions symboliques à ce milieu nationaliste mais cela ne changera pas grand-chose aux liens étroits entre l’impérialisme français et ses anciennes colonies. La monnaie est un de ces liens mais il y en bien d’autres, autrement plus puissants.

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