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Les horreurs de l’armée coloniale française dans les bagnes militaires, racontées par Albert Londres

mercredi 20 juin 2018, par Robert Paris

A Biribi

Biribi, Biribi, c’est là-bas en Afrique

Où de robustes gars sont enrégimentés,

De ces gars qui n’ont pas la foi patriotique

Et qui sous les drapeaux restent des révoltés.

Biribi doit sa vie à la ploutocratie,

Ces putains de bourgeois lui font encor crédit.

Que peut-on espérer d’une démocratie

Qui croit au bonheur dans un régime pourri !

Refrain

Abolissez les bagnes militaires,

Où tant de gars laissent encor leur peau.

Abollissez ces gouffres sanguinaires,

Au fond desquels baigne votre drapeau.

Pour une fois soyez humanitaires,

Abolissez les bagnes militaires.

Biribi, Biribi, c’est là-bas en Afrique

Où la pédérastie est à l’ordre du jour,

L’homme y supporte tout sans la moindre réplique

De la torture au vice, il passe tour à tour.

C’est le NEC PLUS ULTRA de la Grande Débauche,

C’est le nouveau foyer des moeurs d’inquisition,

C’est le point noir lointain qui sabote l’ébauche

D’un progrès espéré par les Révolutions.

au Refrain...

Biribi, Biribi, c’est là-bas en Afrique

Où l’on entend encor les fers broyer des os,

Où du matin au soir travaillant sous la trique,

Combien de vos enfants ont creusé leurs tombeaux

De l’ignoble chaouch, cruelle est la rancune

L’art de martyriser souligne sa fonction,

Pendant ce temps, Messieurs, du haut d’une tribune

Vos élus vont parler de civilisation

au Refrain...

Mais votre Biribi, n’est pas rien qu’en Afrique,

Eh quoi ! vous paraissez à ces mots ébahis,

Tous les casernements de votre république,

Sont vous le savez bien des autres Biribi.

Allons reconnaissez que vos erreurs grossières

Vous ont fait accomplir des monstruosités,

Drapeau, Propriété, Capital et Frontières

Ont toujours entravé toutes les libertés.

au Refrain...

Chanson de Charles d’Avray

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