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Scandales industriels : qui empêchera les trusts de mentir, de nuire, de détruire, de tuer ?

lundi 13 août 2018, par Robert Paris

Scandales industriels : qui empêchera les trusts de mentir, de nuire, de détruire, de tuer ?

Les scandales industriels ne cessent de se multiplier et certains d’entre eux, parfois avec des années de retard, éclatent au grand jour, avec, pour certains, des milliers à des millions de victimes !!! Derrière chaque scandale meurtrier, il y a un ou plusieurs trusts. Ces scandales ont notamment pour noms : lait Lactalis et Nestlé, dieselgate de toutes les firmes automobiles, nucléaire (de Fukushima aux anomalies des cuves des centrales françaises signées Framatome, Areva et EDF, notamment des EPR finlandais et français), Dépakine-Sanofi, Médiator-Servier, Valsartan-labos chinois, Levothyrox-Merck, Distilbène-Borne-Ucepha, Vioxx-Merck, cancers de la nourriture industrielle ultratransformée, chlordécone de la banane des Antilles, génériques (Merck et autres), glyphosate de Monsanto, poulet aux dioxines, œufs au fipronil, nombreux scandales des vaccins dangereux ou inefficaces, trafics de conformité des métaux du trust sidérurgique japonais Kobe Steel, produits aux nanoparticules, nombreux scandales de la cosmétologie et de la chirurgie plastique, multiples scandales du médicament (Thalidomide-Grünenthal, Isoméride, Di-antalvic, Cérivastatine, Extraits thyroïdiens, Cytotec, Anorex, Prefamone, Tenuae Dospan, Moderatan, Dinintel, Fenproporex, Cholstat, Stator, Incital, Diane 35, Tareg, Diovan, etc, etc…), multiples scandales cachés de l’industrie chimique (Bayer, Monsanto, Téflon, amiante, synthron, …), etc, etc… Et c’est sans parler des multiples scandales et marées noires des industries pétrolières !!! Les particules fines PM2,5 dans l’air, dioxyde de soufre, dioxyde d’azote, monoxyde de carbone, nanoparticules, etc., voilà encore une série de scandales capitalistes ! Amiante, Arsenic, Benzène, Cadmium, Dioxydes, Mercure, pesticides, Plomb, Cyanure, Sélénium, Zinc, Acide chlorhydrique, Acide Fluorhydrique, acides gras volatils, Lithium, Césium, Sodium, Francium, Potassium, Dioxyde de soufre, Sulfure d’hydrogène, etc, etc…, ce sont encore des noms de tueries capitalistes avec des listes sans fin de victimes… La plupart des victimes et familles restent non indemnisées et les coupables, les trusts, non condamnés, toujours autorisés à sévir dans le même secteur d’activité, sans davantage de contrôle malgré toutes les promesses gouvernementales.

Impossible de seulement citer les principaux scandales de l’industrie capitaliste tellement ils sont nombreux : plusieurs pour chaque trust et dans tous les pays. Ce n’est pas un cas, deux cas, dix mille cas, mais c’est une épidémie. C’est tout le monde capitaliste qui trafique ses résultats, qui vit du trafic, qui ne compte que sur le trafic pour engranger des résultats plus grand que le voisin. Ce n’est pas une dérive, ce n’est pas un défaut contagieux, ce n’est pas une mode, c’est une époque, c’est un état déliquescent du capitalisme ! Les trusts pharmaceutiques écrivent des faux rapports, effaçant des risques reconnus, inventant des effets non démontrés, présentant les résultats d’études non réalisées, cachant les victimes, achetant leur silence, etc. Les trusts automobiles trafiquent les résultats des tests de pollution, cachant les risques, polluant à fond en prétendant produire des voitures non polluantes, étouffent les populations à coups de polluants mortels, détruisent l’air des villes. Les banques trafiquent tous leurs résultats, spéculent contre les économies, contre les monnaies, se font financer pour cela par les banques centrales, coulent des entreprises, coulent des régions, coulent des pays, spéculent sur toutes les chutes, investissent dans les produits financiers nécrophiles, profitent de toutes les mafias, engrangent l’argent noir. Il n’y a pas d’argent sale pour les trusts et les banques, tout est bon !

En face, les appareils d’Etat font semblant de s’emparer du dossier, d’enquêter, de s’indigner, toujours une fois que le scandale a déjà éclaté et qu’il est tard pour intervenir, de se réunir, de nommer des commissions, pour trouver des réponses, de juger éventuellement, de dénoncer publiquement tout en justifiant en réalité, et toujours ils prennent sur le fond pour les capitalistes, les couvrent, acceptent la reprise de l’activité avant enquête, avant jugement, sans aucune garantie réelle de sécurité et assument, si nécessaire, une partie des dégâts et indemnités sur fonds publics. Jamais les trusts qui ont contaminé massivement à l’amiante, au diesel, au plomb, au nucléaire et autres poisons n’ont payé. Jamais les trusts qui nous contaminent actuellement aux nano particules ne paieront sous le régime capitaliste, avec le pouvoir d’Etat capitaliste, sous la loi de la propriété privée du grand capital.

Evidemment puisque ce sont des Etats, des appareils d’Etat, des polices et des justices notamment, et des gouvernements tous aussi capitalistes ! Et puisque c’est la loi du grand capital qui gouverne le monde ! Ces Etats et ces lois ont été mis en place par les capitalistes, notamment les trusts et les banques, et ont toujours été à leur service, quelles que soient les équipes gouvernementales et quel que soit la couleur de leurs partis, tous pro-capitalistes malgré des discours parfois démagogiques. Ce n’est en rien nouveau mais ce qui l’est, c’est l’état de décomposition du système qui amène celui-ci à ne plus miser sur aucun progrès, sur aucune avancée mais uniquement sur des reculs massifs des conditions de vie de toutes les populations, pays riches comme pays pauvres. Oui, cela est complètement nouveau et date des années 2000 d’effondrement du capitalisme, culminant par la chute massive de l’économie en 2007-2008. Depuis, c’est uniquement en faisant triompher les méthodes de bandits, de sangsue, de mafia, que le capitalisme s’est survécu à lui-même alors que son heure sonné, qu’il ne peut plus développer « normalement » l’accumulation du capital.

Les esprits forts diront que le « zéro accident » n’existe pas et que ce ne serait pas le nombre d’accident qui augmente mais l’information des clients et des usagers ! Ils prétendront qu’il faudrait ne rien faire pour ne rien risquer et qu’on ne va pas arrêter de vivre parce que cela entraîne des risques. Comme si le capitalisme équivalait à la seule vie possible ! Comme si les capitalistes faisaient de leur mieux pour la sécurité et que ce qui arrivait était de l’ordre du difficilement évitable ! Difficilement évitable pour les responsables effectivement de ne pas cacher la vérité, de ne pas faire établir de faux rapports sanitaires, techniques et scientifiques, de ne pas faire fonctionner le système de manière mensongère, corrompue et mafieuse, de ne pas ponctionner les fonds publics et leur faire assumer les risques. Eh oui, ce n’est plus évitable pour le capitalisme arrivé à son terme, celui où il ne peut subsister qu’en détruisant la société humaine !

Pour détourner le mécontentement du public, les gouvernants tentent de faire croire qu’ils vont mettre en place des contrôles plus serrés et fréquents et des pénalités plus importantes. Mais tout cela n’empêchera nullement ces trusts de recommencer parce c’est vital pour leurs profits et que la loi ne leur retirera certainement pas le droit d’exercer, alors que n’importe quel individu qui commettrait de tels crimes dans sa profession, lui, se verrait interdire la profession et devoir payer pour ses crimes !

A-t-on jamais vu un seul pays, un seul gouvernement, à une seule époque, interdire à un trust le droit d’exercer une profession dans laquelle il a agi sciemment de manière criminelle, entraînant de nombreux morts ? Dans ce cas, Tepco, Union Carbide, Roche, Total et autres Monsanto ne feraient plus parler d’eux ! Si le système le faisait, aucun trust capitaliste ne pourrait aujourd’hui fonctionner et ce devrait être la collectivité qui organise l’activité économique sans passer par des propriétaires privés d’entreprises et de capitaux. Au fait, pourquoi pas ? Qu’y aurait-il de mal à cela ? Puisque, de toutes façons, on nous dit que la solution est un contrôle de la société sur l’activité économique. Et le gros avantage serait l’impossibilité pour des profiteurs privés de corrompre les décideurs politiques et étatiques, puisqu’il n’y aurait plus de propriétaire privés de trusts, de banques et de gros capitaux ! Cela irait, nous dit-on, contre la liberté des individus ? Mais c’est au nom de cette liberté d’une minorité, la liberté capitaliste d’entreprendre et de posséder des capitaux et des entreprises, que l’on attaque le droit du plus grand nombre à la santé, à la sécurité et à la vie !!!

D’ailleurs, puisqu’il faudrait interdire à tous les industriels responsables de crimes d’exercer et que tous les font, la seule logique ne mènerait-elle pas à leur retirer à tous le droit d’intervenir sur le terrain économique comme politique, ce qui signifie supprimer la propriété privée des capitaux ainsi que la mainmise sur l’Etat ? Quant à les condamner à payer pour tous les crimes commis qui concernent des millions de gens, le seul moyen n’est-il pas que la collectivité saisisse leurs capitaux et entreprises ?

Il n’existe qu’un seul moyen de faire fonctionner l’économie sans le faire payer lourdement à la population, c’est que celle-ci décide directement du mode de fonctionnement et possède collectivement les richesses qui sont produites collectivement, dans la grande entreprise. Hors de cela, toute mesure prétendue n’est que poudre aux yeux et n’empêche rien. Il n’existe pas et n’existera jamais un capital honnête, respectueux, durable, écologique et autres… Et cela suppose que l’appareil d’Etat ne soit plus aux mains des capitalistes mains dans celles de la collectivité laborieuse.

Tous les jours le grand capital assassine quantité d’ouvriers. D’ailleurs, quand on écrit le mot « ouvrier » dans un moteur de recherche, l’essentiel de ce qui vient est des ouvriers morts dans des chantiers, dans des usines ou dans d’autres entreprises !!! Et ce n’est pas ce système-là qui va se préoccuper que des clients de son industrie soient eux aussi victimes de l’exploitation à tout prix. Le profit n’est pas plus compatible avec la santé des populations qu’avec celle de ses exploités ! L’idée d’un capitalisme respectueux des exploités et des peuples, protégeant la planète est aussi ridicule que l’idée d’armées respectant la vie des peuples. Ou encore, l’idée d’une justice au service de tous dans un Etat qui ne l’est pas et soutient des intérêts privés diamétralement opposés à l’intérêt public. Tous les Etats capitalistes du monde ont couvert les crimes des exploiteurs privés, aussi grands soient-ils. Nulle part au monde, un Etat capitaliste n’a jamais obligé le capitalisme à supprimer ses activités du fait des risques pour les populations. Et ceux qui affirment que c’est aux opinions publiques de faire pression sur les responsables des Etats et sur les entrepreneurs pour obtenir que la santé des populations soit préservée devraient aller jusqu’au bout de leur propre discours : le seul véritable moyen pour les peuple de pouvoir faire pression, c’est d’exercer eux-mêmes le pouvoir d’Etat, de renverser le pouvoir capitaliste, de fonder le pouvoir aux travailleurs, par le biais de leurs comités prolétariens révolutionnaires. C’est seulement alors que les travailleurs et les peuples pourront contrôler l’économie. Tous ceux qui parlent de contrôle populaire sans accorder aux peuples le rôle de diriger la société sont des menteurs. Les capitalistes ne contrôlent la société que parce qu’ils possèdent les capitaux et le pouvoir d’Etat. Aux travailleurs d’en faire autant s’ils veulent que l’effondrement du capitalisme ne s’écroule pas sur leur dos !!!

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