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Accueil du site > 02 - Livre Deux : SCIENCES > Atome : lois de la Physique ou rétroaction de la matière/lumière et du vide (...) > La matière et... quoi d’autre ?

La matière et... quoi d’autre ?

mardi 6 novembre 2018, par Robert Paris

La matière et… quoi d’autre ?

Autant le dire tout de suite, sans entretenir le suspense : dans l’Univers tout est matière !

Cela n’a cependant rien d’évident comme on va le voir…

On a souvent souligné, au contraire, que la Physique mettait en évidence des dualités et même des dichotomies : matière/champ, matière/lumière, corpuscule/onde, vide/matière, bosons/fermions, énergie/matière, pour ne pas citer aussi corps/esprit ou être/penser.

Mais il s’avère finalement que l’univers physique n’est pas fondé sur deux ou plusieurs domaines juxtaposés, additionnés, mêlés ou même emmêlés. On ne peut pas séparer d’un côté l’onde et de l’autre le corpuscule pas plus que la matière et la lumière, ni même la matière et l’énergie. La matière ne se déplace pas dans un espace qui reste inerte à son passage : la matière interagit avec l’espace « vide » qui n’est pas vide au sens qu’il n’y aurait rien dedans. Bien au contraire, le vide contient des myriades de particules et d’antiparticules qui interagissent et s’échangent avec la matière.

En fait, si la lumière et la matière sont fondés sur des quanta, le vide l’est aussi ! Et c’est même les quanta du vide quantique qui fondent la matière et la lumière. Il y a là seulement des niveaux d’organisation différents et qui peuvent s’échanger entre eux et le font effectivement sans cesse.

Nous allons donc voir que tout est de la matière, à condition de comprendre que l’antimatière n’est rien d’autre que le symétrique de la matière pour l’écoulement du temps et que le vide ne possède en son sein que toutes les sortes de particules de matière dotées seulement de durées de vie extraordinairement courtes, beaucoup plus courtes que les particules éphémères de la matière ordinaire et qu’on appelle « virtuelles » pour cette raison, et non pas parce que leur existence serait hypothétique ou douteuse, purement calculatoire ou imaginaire.

Le vide est donc constitué de particules quantiques qui sont matérielles. Et dire que ce sont des quanta de matière (et d’antimatière), cela signifie que ce ne sont pas des objets classiques qui auraient une existence continue, sujette seulement à des déplacements et dont l’existence soit permanente ou durable, mais au contraire des éléments discontinus (dans le temps et dans l’espace) qui apparaissent et disparaissent, qui sautent d’une position à une autre et même d’une particule à une autre du vide quantique. Du coup, ils ne sont pas distincts du vide quantique où ils se déplacent et sont sans cesse en interaction avec le vide le plus proche. Du coup, deux particules qui sont proches mettent en commun l’espace proche et ne sont pas non plus séparables, ni discernables, ni individualisables puisqu’elles font corps avec le vide quantique.

Rappelons que c’est le processus extraordinairement dynamique qui lie le corpuscule de matière au vide quantique qui l’entoure (encore appelé « nuage de polarisation de la particule ») qui fonde toutes les propriétés particulaires, à commencer par le caractère à la fois ondulatoire et corpusculaire puisque les propriétés ondulatoires découlent de celles du nuage de particules et antiparticules virtuelles qui entourent la particule de matière durable, dite réelle, possédant une masse inerte. Ce nuage est constitué de couples particule et antiparticule qui se positionnent autour de la particule en fonction de la charge électrique de celle-ci en écrantant cette charge. L’écrantage signifie que la valeur apparente de la charge électrique change quand on s’approche de la particule durable de masse inerte chargée. Le fait que la matière ne s’écrase pas par force d’attraction notamment provient de cet écrantage par les particules virtuelles du nuage de polarisation.

Rappelons que le caractère dit « virtuel » des particules du vide n’est que relatif et dépend en particulier de leur énergie. il suffit de fournir de l’énergie à une particule virtuelle pour la rendre réelle. Il suffit qu’une particule l’approche avec une énergie suffisante pour qu’elle la perçoive comme réelle, alors qu’elle serait virtuelle pour une autre particule n’ayant pas cette énergie.

La durabilité du « réel » est fondée sur l’éphémère du « virtuel ». La propriété « particule réelle, durable, possédant une masse inerte » saute sans cesse d’une particule virtuelle du nuage à une autre via un boson de Higgs.

La lumière, c’est-à-dire le rayonnement encore appelé les bosons, est également fondé sur des particules et antiparticules éphémères (non perceptibles directement par des expériences) du vide quantique. Un photon « réel » est un couple d’une particule virtuelle et de son antiparticule. Et il existe aussi des photons virtuels !

Le virtuel du vide a lui aussi plusieurs niveaux d’organisation avec notamment le « virtuel de virtuel » qui fonde le virtuel.

En somme, la lumière et la matière sont fondés tous deux sur les particules et antiparticules qui fondent également le vide quantique.

Bien sûr, certains affirmeront que tout cela n’est pas grand-chose puisque l’existence de « matière noire » et d’ « énergie noire », nécessaires pour interpréter les propriétés de l’univers en expansion accélérées, des galaxies et des étoiles, ne seraient pas de la matière possédant les propriétés de la matière que nous connaissons sur Terre.

Cependant, les études récentes démontrent que ces phénomènes peuvent s’interpréter une fois encore comme des propriétés du vide quantique !

Il restera toujours ceux qui voient dans la vie et dans la pensée humaine des phénomènes non purement matériels, n’obéissant pas « aux simples lois de la physique ». Mais il s’avère, là encore, que la vie est fondée sur les propriétés quantiques de la matière et que le cerveau humain ne fait qu’obéir, certes de manière particulière, aux lois de la matière. Ces manifestations particulières ne faisant que souligner le caractère extraordinairement dynamique de la matière innovant sans cesse, produisant de nouvelles structures et de nouvelles lois, cette capacité de faire émerger des niveaux d’organisation faisant partie des propriétés du vide quantique.

Tout l’Univers n’est donc rien d’autre que des particules et antiparticules quantiques de matière, durables comme éphémères. Et il n’en est pas moins extraordinairement étonnant et intéressant !!!

Pourquoi le vide quantique est la base de toute formation et de toute compréhension de la matière ?

Qu’est-ce que le vide

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Le vide quantique, base de la compréhension de la gravitation

Le vide quantique, base de la compréhension de l’expansion de l’Univers

La matière, émergence de structure au sein du vide

La “matière noire” serait-elle un simple effet d’illusion dû à la polarisation du vide quantique

Matière réelle et matière virtuelle

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Un seul monde, une seule science

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Espace-temps, matière et vide quantique

Lumière et vide quantique

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