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Pourquoi et comment les civilisations ont disparu brutalement et de manière étonnante

mardi 16 avril 2019, par Robert Paris

Pourquoi et comment les civilisations ont disparu brutalement et de manière étonnante

On a souvent incriminé des guerres pour expliquer la chute des civilisations. On a plus récemment fait appel à des explications climatiques, écologiques, de réchauffement, de sécheresse, d’épuisement des ressources, de migrations de populations…

La situation que vit aujourd’hui l’humanité pourrait nous éclairer. Le système d’exploitation est arrivé à son terme et les problèmes guerriers ou écologiques ou migratoires ne sont pas la cause de sa chute mais une simple conséquence…

L’Histoire est un gigantesque empilement de ruines de vieilles civilisations qui se sont détruites elles-mêmes de l’intérieur (et pas qui ont été détruites par d’autres).

Claude Lévi-Strauss dans « Tristes tropiques » décrivait ainsi cet amoncèlement de civilisations disparues au pied des montagnes Cachemire, sur le site de Taxila, entre Rawalpindi et Peshawar, un déroulement de multiples civilisations ensuite englouties dont le seul récit fait déjà tourner la tête :

« Le site de Taxila, qui porta jadis le nom sanscrit de Takshasilà – la ville des tailleurs de pierres – occupe un double cirque profond d’une dizaine de kilomètres, formé par les vallées convergentes des rivières Haro et Tamra Nala : le Tiberio Potamos des anciens. Les deux vallées, et la crête qui les sépare, furent habitées par l’homme pendant dix ou douze siècles , sans interruption : depuis la fondation du plus ancien village exhumé qui date du VIe siècle avant notre ère, jusqu’à la destruction des monastères bouddhistes par les Huns blancs qui envahirent les royaumes kushan et gupta entre 500 et 600 après Jésus-Christ. En remontant les vallées, on descend le cours de l’histoire.

Bhir Mound, au pied de la crête médiane, est le site le plus vieux ; quelques kilomètres en amont, on trouve la ville de Sirkap qui connut sa splendeur sous les Parthes et, juste en dehors de l’enceinte, le temple zoroastrien de Jandial que visita Apollonius de Tyane ; plus loin encore, c’est la cité kushan de Sirsuk et tout autour, sur les hauteurs, les stupas et les monastères bouddhistes de Mohra Moradu, Jaulian, Dharmaràjikà, hérissés de statues en glaise jadis crue, mais que les incendies allumés par les Huns préservèrent par hasard en les cuisant.

Vers le Ve siècle avant notre ère, il y avait là un village qui fut incorporé à l’empire Achéménide et devint un centre universitaire. Dans sa marche vers Jumna, Alexandre s’arrêta pendant quelques semaines, en 326, à l’endroit même où sont aujourd’hui les ruines de Bhir Mound. Un siècle plus tard, les empereurs maurya règnent sur Taxila où Asoka – qui construisit le plus grand stupa – favorisa l’implantation du bouddhisme. L’empire maurya s’effondre à sa mort qui survient en 231, et les rois grecs de Bactriane le remplacent. Vers 80 avant notre ère, ce sont les Scythes qui s’installent, abandonnent à leur tour le terrain aux Parthes dont l’empire s’étend, vers 30 après Jésus-Christ, de Taxila à Doura Europos. On situe à ce moment la visite d’Apollonius. Mais, depuis deux siècles déjà, les populations kushan sont en marche, du nord-ouest de la Chine qu’elles quittent vers 170 avant Jésus-Christ jusqu’à la Bactriane, l’Oxus, Kaboul et finalement l’Inde du Nord, qu’elles occupent vers l’an 60 pour un temps dans le voisinage des Parthes. »

Les civilisations sont-elles vouées à disparaître ... brutalement ?

Les causes de la chute des civilisations

La chute de l’empire romain

Apparition et disparition de la civilisation du Mont Bégo

La disparition de la civilisation mégalithique sans laisser d’autres traces que de grandes pierres : une des grandes discontinuités de l’histoire de la société humaine

Les chutes des multiples civilisations d’Egypte

La disparition de la civilisation de l’Indus

La disparition soudaine de la civilisation des Anasazis

La grande duperie de la prétendue « civilisation occidentale »

Apparition et disparitions des civilisations africaines

Quelques exemples qui montrent, n’en déplaise aux historiens et autres penseurs du pouvoir, que toutes les civilisations ont disparu du fait des révolutions réalisées par les opprimés et parce que le système avait atteint ses propres limites...

Révolutions de l’Antiquité

Révolutions de Méso-amérique antique

Révolutions de la Mésopotamie antique

La « civilisation » n’est pas un long fleuve tranquille…

Les vagues révolutionnaires ont souvent détruit les civilisations

La chute de la civilisation capitaliste n’est pas la fin de la civilisation humaine

Pourquoi la dynamique du capitalisme se heurte à ses propres limites

Capitalisme : chronique d’une mort annoncée

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Aucun avenir pour le capitalisme, bel avenir pour l’humanité

Pour quelles raisons le vieux monde ne peut pas durer ?

Le capitalisme chute parce qu’il a atteint ses limites

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