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Oppositions de classes chez les Mixtèques - Oposiciones de clases entre los Mixtecos

dimanche 9 juin 2019, par Robert Paris

Oppositions de classes chez les Mixtèques - Oposiciones de clases entre los Mixtecos

Avertissement : textes en français et en espagnol alternent.

Se alternan textos en francés y en español.

Les origines de la civilisation mixtèque, Andrew K. Balkansky, Felipe de Jesús Nava Rivera et María Teresa Palomares Rodríguez :

« La culture de la Mixteca Alta, dans l’Etat actuel d’Oaxaca, au Mexique, est connue pour son développement au cours de l’ère postclassique ; Cependant, des études récentes ont abordé ses origines dans les sites de Fonnativo Early, Middle et Late, fournissant un excellent éventail de données sur les débuts de l’une des plus importantes civilisations de la Méso-Amérique. Les premières sociétés possédaient déjà des caractéristiques culturelles et une identité uniques, mais ils présentaient également des caractéristiques similaires à celles des premiers sites d’autres régions, ce qui les plaçait dans une dynamique culturelle régionale et interrégionale. L’étude sur les changements culturels d’une organisation villageoise en un centre urbain ou une ville est analysée à travers deux sites du Mixteca Alta : Huamelulpan et Tayata. L’évidence d’importants changements structurels sur le site de Tayata au cours de la période du Fonnativo moyen a été mise en relation avec le développement de nouveaux centres politiques dans la région de Mixteca Alta, semblables à un État urbain, comme ce fut le cas pour Huamelulpan.

Ces événements se sont produits parallèlement à l’émergence de sociétés complexes dans la vallée d’Oaxaca, telles que la relation San José Mogote-Monte Albán. Grâce à l’étude de ces processus culturels, de nouvelles données peuvent être produites pour mieux analyser et comprendre les origines et le développement de la civilisation Mixtèque, ainsi que les relations avec le reste de l’Oaxaca et de la Méso-Amérique depuis les temps les plus reculés.

C’est au cours de la période de formation que les premières sociétés villageoises se sont transformées en États urbains en Méso-Amérique (de 1500 à 200 av. J.-C.).

Nous connaissons l’émergence de civilisations grâce aux études archéologiques globales menées dans tout le Mexique. Cependant, à ce jour, nous ne connaissons pas beaucoup d’aspects concernant l’ancienne Mixteca, principalement avant le développement spectaculaire de sa cité-état de la période postclassique, comme l’indiquent les codex et les archives historiques Mixtec du XVIe siècle (Spores 2007).

En comparaison, les origines de la civilisation zapotèque dans la vallée d’Oaxaca sont étudiées depuis plusieurs décennies. Des archéologues mexicains, tels que Alfonso Caso, Ignacio Bernal et Jorge R. Acosta, ont fouillé la ville antique de Monte Albán, recueillant des informations. sur le système d’écriture, le calendrier et différents aspects liés à l’histoire du peuple zapotèque (Bernal 1965 ; Caso, Bernal et Acosta 1967). De leur côté, des archéologues nord-américains tels que Kent Flannery et Joyce Marcus ont distingué les débuts de l’ère pré-urbaine dans la civilisation zapotèque, ainsi que la séquence de développement des villages anciens tels que San José Mogote (Etla, Oaxaca) jusqu’à l’urbanisation de Monte Albán. (Flannery et Marcus 1983 ; Marcus et Flannery 1996). De plus, nous connaissons la succession de changements culturels, qui se manifestent dans le schéma de peuplement de toute la vallée de Oaxaca et des régions voisines (Blanton et al., 1999). En outre, les récentes contributions qui ont accru les connaissances sur la culture zapotèque sont le résultat de recherches interdisciplinaires (voir Marcus 2008, Robles 2001, hiver 1994).

Cependant, ce sont Caso et Acosta qui ont dirigé les premières études pionnières réalisées dans l’ancien Mixteca, dans les années trente, au sommet du site de Monte Negro, à Tilantongo, à Oaxaca (Acosta et Romero 1992). Récemment, lorsque les archéologues ont fourni de nombreuses informations sur la période de formation qui traitait de l’origine de la civilisation Mixtèque, principalement à partir d’études scientifiques sur le modèle de peuplement et de fouilles approfondies, informations pouvant être utilisées pour : Études comparatives avec la vallée de Oaxaca (Spores 1972, 1983a, 1983b, Zarate 1987, Blomster 2004). Le but de cet article est de fournir au lecteur des données récentes sur les études archéologiques sur les premières mixtées (par exemple, Balkansky et al., 2000, Balkansky et al., 2009, Duncan et al., 2008), mettant en évidence l’existence de changements culturels similaires et même connu dans la société zapotèque qui habitait San José Mogote et qui était un élément fondamental de la transition qui a conduit à la fondation de Monte Albán dans le Vallée d’Oaxaca.

Le projet « Formativo en la Mixteca Alta », que nous réalisons actuellement, teste l’hypothèse selon laquelle la vieille ville située à proximité des communautés actuelles de Santa Cruz et de Santa Catarina Tayata a subi un important changement structurel, entraînant un abandon partiel du site autour de à partir du 4ème siècle avant JC C ; En conséquence, de nouveaux centres politiques ont émergé, l’un d’entre eux étant Huamelulpan, un site présentant les caractéristiques d’un État urbain (Balkansky 1998, Gaxiola 1984). Ces événements se sont produits parallèlement à l’émergence de sociétés complexes dans la vallée d’Oaxaca, ce qui suggère que la solution du problème des origines de la civilisation mésoaméricaine réside dans la réalisation d’études traitant des interactions et des interconnexions au niveau macro-régional. Interrégional. »

Los orígenes de la civilización mixteca, Andrew K. Balkansky, Felipe de Jesús Nava Rivera y María Teresa Palomares Rodríguez :

« La cultura de la Mixteca Alta, en el actual estado de Oaxaca, México, es conocida por su desarrollo durante la época del Posclásico ; no obstante estudios recientes han abordado sus orígenes en sitios del Fonnativo Temprano, Medio y Tardío, aportando una gran gama de datos sobre los inicios de una de las civilizaciones más importantes de Mesoamérica. Los primeros mixtéeos ya presentaban características culturales singulares y de identidad, sin embargo también contaban con rasgos similares a sitios tempranos de otras regiones, lo cual los ubica como parte de una dinámica cultural regional e interregional. El estudio sobre los cambios culturales de una organización aldeana a un centro urbano o ciudad, es analizado a través de dos sitios de la Mixteca Alta : Huamelulpan y Tayata. La evidencia de cambios structurales importantes en el sitio Tayata, durante el Fonnativo Medio, la hemos relacionado con el desarrollo de nuevos centros políticos en la Mixteca Alta, asimilables a un estado urbano, como lo fue Huamelulpan.

Estos acontecimientos se produjeron paralelamente a la aparición de sociedades complejas en el Valle de Oaxaca, como la relación San José Mogote-Monte Albán. A través del estudio de estos procesos culturales, se podrán producir nuevos datos para conocer y entender de una mejor manera los orígenes y desarrollo de la civilización mixteca, así como la relación con el resto de Oaxaca y Mesoamérica desde tiempos tempranos.

Fue durante el periodo Formativo cuando las sociedades aldeanas tempranas se desarrollaron convirtiéndose en estados urbanos en Mesoamérica (1500 a. C. al 200 d. C.).

Sabemos sobre el surgimiento de civilizaciones gracias a estudios arqueológicos globales en todo México, sin embargo hasta la fecha desconocemos muchos aspectos sobre la antigua Mixteca, principalmente antes del espectacular desarrollo de sus ciudades-estado del periodo Posclásico, según consta en códices mixtéeos y archivos históricos del siglo XVI (Spores 2007).

En comparación, los orígenes de la civilización zapoteca en el valle de Oaxaca han sido estudiados durante varias décadas. Arqueólogos mexicanos como Alfonso Caso, Ignacio Bernal y Jorge R. Acosta excavaron la antigua ciudad de Monte Albán, recabando información sobre el sistema de escritura, calendario y diferentes aspectos vinculados con la historia del pueblo zapoteca (Bernal 1965 ; Caso, Bernal y Acosta 1967). Por su parte, arqueólogos norteamericanos como Kent Flannery y Joyce Marcus distinguieron los comienzos de la era preurbana en la civilización zapoteca, así como la secuencia del desarrollo desde aldeas tempranas, como San José Mogote (Etla, Oaxaca), hasta la urbanización de Monte Albán (Flannery y Marcus 1983 ; Marcus y Flannery 1996). Además, conocemos la sucesión de los cambios culturales, manifiesta en el patrón de asentamiento de todo el valle de Oaxaca y regiones vecinas (Blanton et al.1999). Asimismo, contribuciones recientes que han aumentado el conocimiento sobre la cultura Zapoteca son resultado de investigaciones interdisciplinarias (v. g. Marcus 2008, Robles 2001, Winter 1994).

No obstante, fueron Caso y Acosta quienes dirigieron los primeros estudios pioneros en la antigua Mixteca, llevados a cabo en la década de los años treinta en la cima del sitio Monte Negro, Tilantongo, Oaxaca (Acosta y Romero 1992), pero será en años recientes cuando los arqueólogos generen una amplia información sobre el periodo Formativo abordando el origen de la civilización Mixteca, basándose principalmente en estudios científicos del patrón de asentamiento y realizando excavaciones extensivas, información que puede ser utilizada en estudios comparativos con el valle de Oaxaca (Spores 1972, 1983a, 1983b ; Zarate 1987 ; Blomster 2004). Este artículo tiene como objetivo brindar al lector datos recientes de estudios arqueológicos sobre los primeros mixtéeos (v. g. Balkansky et al. 2000, Balkansky et al. 2009, Duncan et al. 2008), evidenciando la existencia de cambios culturales semejantes e inclusive paralelos a los conocidos en la sociedad zapoteca que habitó San José Mogote, y que constituyeron parte fundamental en la transición que dio pie a la fundación de Monte Albán en el valle de Oaxaca.

El proyecto Formativo en la Mixteca Alta, que llevamos a cabo actualmente, está poniendo a prueba la hipótesis de que el antiguo pueblo cercano a las actuales comunidades de Santa Cruz y Santa Catarina Tayata sufrió un cambio estructural importante, provocando un abandono parcial del sitio alrededor del siglo IV a. C ; como resultado, emergieron nuevos centros políticos, siendo uno de ellos Huamelulpan, sitio con características de un estado urbano (Balkansky 1998, Gaxiola 1984). Estos acontecimientos se produjeron paralelamente a la aparición de sociedades complejas en el valle de Oaxaca, lo cual sugiere que la solución al rompecabezas sobre los orígenes de la civilización mesoamericana se encuentra en la realización de estudios que manejen contecimientos e interconexiones a nivel macro-regional e interregional. »

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Comment était l’organisation sociale des Mixtèques ?

L’organisation sociale des Mixtecos se faisait par un système de hiérarchies. Celles-ci ont été constituées sous la forme de castes qui, finalement, sont entrées en conflit.

Les peuples mixtèques sont l’un des plus importants de la Méso-Amérique ; sa profondeur culturelle et sa persistance dans l’histoire le rendent différent.

Les Mixtèques sont à l’origine de plusieurs des plus importants codex préhispaniques connus dans l’histoire indigène de l’Amérique, avant la colonisation.

Ils constituent la plus grande tribu après les Nahua, les Maya et les Zapotèques. Dans leur langue, ils s’appelaient Ñuu Savi, ce qui en espagnol signifie "Pueblo de la lluvia" ou peuple de la pluie.

La civilisation Mixtèque a habité les territoires de la Méso-Amérique pendant une période de plus de 2 000 ans, entre 1 500 ans av. J.-C. et le début du XVIe siècle, lorsque la conquête espagnole a mis un terme violent à la continuité de ces cultures.

Bien qu’ils fussent une civilisation avancée en termes de savoir et de qualité extraordinaire de leur art, les Mixtèques n’étaient pas un peuple organisé en ce qui concerne l’établissement de classes sociales et leur organisation politico-territoriale.

Les Mixtèques cessaient d’être un peuple nomade et commençaient à s’installer dans les territoires connus aujourd’hui sous le nom de La Mixteca (Ñuu Dzahui, dans l’ancien Mixtec), une région montagneuse qui comprend les États mexicains de Puebla, Oaxaca et Guerrero.

Organisation interne Les Mixtèques, avant même d’être colonisés, avaient une organisation sociale identique à celle des Européens ; c’est-à-dire qu’ils avaient mis en place un système féodal et vivaient sous un régime monarchique. Ils avaient rois, noblesse, seigneuries, hommes libres et servitude.

Bien que les chroniques espagnoles représentent de nombreuses couches sociales dans l’organisation mixtèque, en gros, l’ordre social des Mixtèques était divisé, hiérarchiquement, comme suit :

En premier lieu, il y avait un gouverneur, un roi ou un "seigneur" de chaque cacicazgo, appelé "yya", pour chaque royaume ou ville mixtèque.

Par contre, la noblesse était chargée de répondre aux demandes du roi et était appelée "dzayya yya". Ils formaient la même catégorie avec le roi.

Le prochain article de la pyramide correspondait à des peuples libres, également appelés artisans et marchands, connus sous le nom de "tay ñuu", qui possédaient leur propre commerce.

Les rois étaient les plus grands dirigeants et exerçaient leur pouvoir par les villes : dans chaque ville, selon le peuple Mixtèque, il existait un dictateur qui exerçait son pouvoir auprès des seigneurs sujets responsables des processus pénibles, tels que le paiement de taxes et l’offre, la vente et le stockage. échanger des soldats quand il y avait la guerre

Chaque peuple mixtèque avait un cacicazgo qui variait selon le territoire. Chaque cacique était entouré d’un groupe de nobles chargés de remplir les fonctions mineures du gouvernement.

Ensuite, il y avait les Indiens sans terre, les paysans, les agriculteurs, les assistants ou "terrazgueros" des artisans, connus sous le nom de "tay situndayu".

Il y avait aussi les serfs Mixtèques, appelés "tay sinoquachi" et, enfin, les esclaves Mixteco, un groupe appelé "dahasaha".

Bien que, pendant la période préhispanique, les Mixtecos se caractérisaient par une hiérarchie stricte, les différences se sont manifestées au cours du développement de la société.

Cela découle de la sédentarisation et de la naissance des processus politiques, historiques, économiques et culturels intervenus depuis le XVIe siècle.

Curiosités sur l’organisation sociale des Mixtecs

Il n’y avait aucune possibilité d’ascension sociale

La possibilité d’un statut social ascendant n’existait pas. Les mariages entre les "dzayya yya" impliquaient que leur groupe serait conservé tant qu’ils seraient reproduits.

À un moment donné, ils ont pratiqué la consanguinité pour que cela se produise, ce qui a généré un royaume et des alliances beaucoup plus forts, ce qui a accru les inégalités sociales.

Les gens libres vivaient dans les villes

Les peuples libres étaient souvent des habitants des villes. Ils ont recruté les travailleurs de la terre et leur ont permis, en fonction de leur travail, d’améliorer leur qualité de vie.

Ce n’était pas le cas pour les serviteurs et les esclaves, condamnés à appartenir à un autre royaume, puisqu’ils venaient presque toujours des captures lors de luttes contre d’autres tribus.

Les tay ñuu, en tant que peuple libre, étaient propriétaires de leur volonté, de leur propriété et de ce qu’ils produisaient sur leur propriété.

Un autre groupe, appelé les terrazgueros, était composé de personnes qui avaient perdu le pouvoir sur le produit de leurs efforts, car elles devaient rendre hommage aux nobles à cause de la guerre.

Le "gnou" en tant que groupe dominant

Au début, le "yucuñudahui" a remplacé le "yucuita" en tant que groupe dominant. Cependant, plus tard, la figure du "ñuu" a été établie, qui est aujourd’hui connue comme la majorité des peuples Mixtèques. Les "gnous" se sont concentrés sur la structure du mariage, pour établir des unions plus fortes entre eux et pour développer un pouvoir leur permettant de combattre d’autres peuples voisins, même s’ils étaient mixtèques.

Aspects politiques et économiques de l’organisation sociale

En ce qui concerne leur organisation politique, comme mentionné ci-dessus, les Mixtecs n’étaient pas très organisés.

Ils n’avaient pas de gouvernement "parapluie" pour centraliser leur mandat et unifier les royaumes ou les tribus du même peuple. Au contraire, les peuples Mixtèques étaient divisés en plusieurs tribus qui, à plusieurs reprises, entretenaient des conflits internes.

L’un des principaux facteurs de son système politique préhispanique est lié à la fragmentation de nombreux États sur de petits territoires, qui se sont souvent affrontés.

En ce qui concerne son infrastructure communautaire, il est structuré (notamment à Oaxaca) par des groupes appelés "tequios".

Ils sont également divisés hiérarchiquement, de même que l’organisation sociale susmentionnée : d’abord les dirigeants, ensuite la noblesse et enfin les agriculteurs et les esclaves.

Le Mixteca a une géographie peu adaptée à l’agriculture. Les ancêtres se sont installés sur un immense territoire qui comprenait le nord-ouest d’Oaxaca, l’extrémité sud de l’état de Puebla et une partie à l’est de l’état de Guerrero.

Pour cette raison, les Mixtecs ont développé des systèmes d’irrigation et des terrasses pour la conservation optimale de leurs cultures.

Références

1. Alfonso, C. (1996). Rois et Royaumes de la Mixteca. Mexico, D.F. : Fondo de Cultura Económica.

2. Austin, A. L. et Luján, L. L. (1999). Mythe et réalité de Zuyuá. Mexico, D.F : FCE.

3. Jáuregui, J., & Esponda, V. M. (1982). Bibliographie chronologique et onomastique. New Anthropology, 251-300.

4. Ravicz, R. (1980). Organisation sociale des Mixtèques. Anthropologie sociale

5. Terraciano, K. (2001). Les Mixtèques d’Oaxaca coloniale : histoire des Nudzahui du XVIe au XVIIIe siècles. Stanford : Presses universitaires de Stanford ¿Cómo era la Organización Social de los Mixtecos ?

La organización social de los mixtecos fue a través de un sistema de jerarquías. Éstos se constituían en forma de castas que, eventualmente, entraron en conflicto.

El pueblo mixteco es uno de los más importantes de Mesoamérica ; su profundidad cultural y su persistencia en la historia lo hacen diferente.

Los mixtecos son la fuente de muchos de los códices prehispánicos más importantes de los que se tiene conocimiento en la historia indígena de América, antes de la colonización.

Son la tribu más grande después de los nahuas, los mayas y los zapotecos. En su idioma se llamaban Ñuu Savi, lo que en español significa “Pueblo de la lluvia”.

La civilización mixteca habitó los territorios de Mesoamérica por un período mayor a los 2.000 años, entre 1.500 a.C. e inicios del siglo XVI, cuando la conquista española trajo un violento final a la continuidad de estas culturas.

A pesar de que fueron una civilización avanzada en cuanto al conocimiento y la extraordinaria calidad de su arte, los mixtecos no fueron un pueblo organizado con respecto al establecimiento de las clases sociales y su organización político-territorial.

Los mixtecos fueron dejando de ser un pueblo nómada y se empezaron a establecer en los territorios que hoy se conocen como La Mixteca (Ñuu Dzahui, en mixteco antiguo), una región montañosa que comprende a los estados mexicanos de Puebla, Oaxaca y Guerrero.

Organización interna Los mixtecos, incluso antes de ser colonizados, tenían una organización social exactamente igual a la europea ; es decir, tenían establecido un sistema feudal y vivían bajo un régimen monárquico. Tenían reyes, nobleza, señoríos, hombres libres y servidumbre.

Aunque las crónicas españolas dan cuenta sobre numerosos estratos sociales en la organización mixteca, básicamente el orden social de los mixtecos se dividía, jerárquicamente, de la siguiente manera :

En primer lugar había un gobernador, rey o “señor” de cada cacicazgo, al que se le llamaba “yya”, para cada reino o pueblo mixteco.

Por otro lado se encontraba la nobleza, que se encargaban de cumplir las peticiones del rey y eran llamados “dzayya yya”. Ellos formaban una misma categoría con el rey.

El próximo puesto de la pirámide correspondía a las personas libres, llamadas también artesanos y comerciantes, conocidos como “tay ñuu”, quienes tenían sus propios negocios.

Los reyes eran los máximos mandatarios y ejercían su poder por ciudades : en cada ciudad, dependiendo del pueblo mixteco, había un dictador que ejercía su poder con señoríos sujetados que se encargaban de los procesos molestos, tales como pagar los tributos y ofrecer, vender e intercambiar soldados cuando había guerra.

Cada pueblo mixteco tenía un cacicazgo que variaba según el territorio. A cada cacique lo rodeaba un grupo de nobles, que se encargaban de cumplir las funciones menores del gobierno.

Luego estaban los indios sin tierras, campesinos, agricultores, ayudantes o “terrazgueros” de los artesanos, a quienes se les conocía como “tay situndayu”.

También existían los siervos mixtecos, a los que se les decía “tay sinoquachi” y, finalmente, estaban los esclavos mixtecos, grupo llamado “dahasaha”.

A pesar de que, durante el período prehispánico, los mixtecos se caracterizaron por tener una jerarquización estricta, las diferencias se hicieron visibles durante el desarrollo de la sociedad.

Esto derivó de la sedentarización y del nacimiento de los procesos políticos, históricos, económicos y culturales que ocurrieron desde el siglo XVI.

Curiosidades sobre la organización social de los mixtecos

No había posibilidad de ascenso social

La posibilidad de ascender de categoría social no existía. Los casamientos entre los « dzayya yya » implicaba que su grupo se conservaría siempre y cuando se reprodujeran.

En un momento practicaron la endogamia para que eso sucediera, cosa que generó un reino y alianzas mucho más fuertes, que aumentaba la desigualdad social.

Gente libre vivía en las ciudades

La gente libre era, con frecuencia, habitante de las ciudades. Ellos reclutaban a los trabajadores de la tierra y les permitían, según su trabajo, subir de calidad de vida.

Esto no era así para los sirvientes y esclavos, quienes estaban condenados por ser de otro reino, ya que provenían, casi siempre, de capturas en luchas contra otras tribus.

Los tay ñuu, como gente libre, eran dueños de su voluntad, de su propiedad y de lo que producían en su propiedad.

Otro grupo, llamado los terrazgueros, eran personas que habían perdido la potestad sobre el producto de su esfuerzo, porque tenían que pagar tributos a los nobles a causa de la guerra.

Los « ñuus » como grupo dominante

En un principio, los « yucuñudahui » sustituyeron a los « yucuita » como grupo dominante. Sin embargo, más adelante se estableció la figura de los « ñuu », que hoy se conoce como la mayoría de los pueblos mixtecos. Los « ñuus » se enfocaron en la estructura del matrimonio, para establecer uniones más fuertes entre ellos y poder desarrollar un poder que les permitiera combatir a otros pueblos vecinos, aun siendo mixtecos.

Aspectos políticos y económicos de la organización social

En cuanto a su organización política, como se mencionó anteriormente, los mixtecos no fueron muy organizados.

No tenían un gobierno « paraguas » que centralizara su mandato y unificara los reinos o tribus de los mismo mixtecos. Contrariamente, el pueblo mixteco se dividía en muchas tribus que, en varias ocasiones, mantuvieron conflictos internos.

Uno de los factores principales de su sistema político prehispánico tiene que ver con la fragmentación de muchos estados en pequeños territorios y que, muchas veces, se encontraban en conflictos entre ellos mismos.

Respecto a su infraestructura comunitaria, es estructurada (especialmente en Oaxaca) por grupos llamados « tequios ».

También se dividen de manera jerárquica, al igual que la organización social mencionada anteriormente : en primer lugar los gobernantes, después la nobleza y finalmente los agricultores y esclavos.

La mixteca tiene una geografía poco acorde para la agricultura. Los antepasados se radicaron en un enorme territorio que abarcaba el noroeste de Oaxaca, el extremo sur del estado de Puebla y un pedazo en el oriente del estado Guerrero.

Por esta razón, los mixtecos desarrollaron sistemas de riego y terrazas para la óptima preservación de sus siembras.

Referencias

1. Alfonso, C. (1996). Reyes y Reinos de la Mixteca. México, D.F. : Fondo de Cultura Económica.

2. Austin, A. L., & Luján, L. L. (1999). Mito y realidad de Zuyuá. México, D.F. : FCE.

3. Jáuregui, J., & Esponda, V. M. (1982). Bibliografía cronológica y onomástica. Nueva Antropología, 251-300.

4. Ravicz, R. (1980). Organización social de los mixtecos. Antropología Social.

5. Terraciano, K. (2001). The Mixtecs of colonial Oaxaca : Nudzahui history, sixteenth through eighteenth centuries . Stanford : Stanford University Press.

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Les Mixtèques

« 1- Économie

"Quant à l’aspect économique, les Mixtèques étaient basés sur l’agriculture. Parmi les graines qu’ils ont plantées, il y avait du maïs, du piment, des haricots et des courges. En outre, ils cultivaient le cacao et le coton, en particulier dans les climats tropicaux de la région Mixteca Baja (au nord-ouest de Oaxaca et au sud-ouest de Puebla). Dans une moindre mesure, cette civilisation a également eu recours à la pêche, à la cueillette de fruits sauvages et à la chasse.

Cette civilisation était également dédiée au bétail. Elle a réussi à domestiquer un grand nombre d’espèces animales, dont le guajolote ou meleagris, dinde aux caractéristiques domestiques.

2. Organisation sociale

Ayant une économie basée sur la chasse et la cueillette, cette civilisation s’est établie dans des villages.

Cette société était constituée en strates ou hiérarchies. Au sommet de cette pyramide hiérarchique se trouvaient le cacique et le gouverneur de chaque région Mixtèque. Ensuite, il y avait les nobles, qui étaient en charge de l’administration. Les marchands, les artisans et les paysans étaient sur une marche inférieure. Dans cette hiérarchie se trouvaient aussi des serviteurs et des esclaves.

3. Organisation politique

Étant donné que les peuples mésoaméricains étaient des peuples dotés d’une grande organisation militaire, leur organisation politique a établi des seigneuries de manière indépendante dans chaque région. Néanmoins, ils ont maintenu un dialogue fluide avec les autres cultures mésoaméricaines et établi différentes alliances militaires avec elles.

Ces alliances comprenaient également la conclusion de mariages entre les peuples mésoaméricains et des pactes commerciaux. Ils ont également procédé à des échanges d’objets précieux et manufacturés. En bref, la culture mixtèque a fondé son organisation sur des termes d’échanges commerciaux et militaires.

Los Mixtecas

« 1- Economía

« En cuanto al aspecto económico, los Mixtecas se basaban en la agricultura. Entre los granos que sembraron se encontraba el maíz, el chile, el frijol y la calabaza. Además cultivaban cacao y algodón, específicamente en los climas tropicales que se encontraban en la mixteca baja. También en menor medida esta civilización recurrió a la pesca, la recolección de frutos silvestres y a la cacería.

Esta civilización se dedicó además a la ganadería. Logró domesticar gran cantidad de especies animales, entre ellos se destacó el Guajolote o Meleagris, pavo de características domésticas.

2. Organización social

Dado que tenían una economía basada en la cacería y la recolección, esta civilización se estableció en aldeas.

Esta sociedad estaba constituida en estratos o jerarquías. En la cúspide de esta pirámide jerárquica se encontraba el cacique y el gobernador de cada región mixteca. Luego se encontraban los nobles, estos se encargaban de la administración. En un escalón inferior se hallaban los comerciantes, artesanos y campesinos. Más abajo en esta jerarquía estaban los siervos y esclavos.

3. Organización política

Dado que los pueblos mesoamericanos eran pueblos con una gran organización militar, su organización política estableció señoríos de forma independiente en cada región. No obstante mantuvieron un diálogo fluido entre las otras culturas mesoamericanas y entablaron diferentes alianzas militares entre ellos.

Estas alianzas también incluían el arreglo de matrimonios entre los pueblos mesoamericanos y pactos comerciales. También realizaban intercambios de elementos preciosos y manufacturados. En pocas palabras, la cultura mixteca basó su organización en términos de intercambio comercial y militar.

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Le postclassique : l’âge d’or du monde Mixtèque

L’apogée et le point culminant de la culture préhispanique mixtèque ont eu lieu entre 950 et 1520 de notre ère, au cours de l’appel postclassique (phase de la Nativité). À cette époque, les grandes réalisations du ñu dzahui sont beaucoup plus visibles et reconnues.

Les éléments les plus importants de la culture mixtèque sont notamment : l’organisation politique ; le système de stratification en trois grandes classes sociales : les rois (yya tnuhu ou yya toniñe), les nobles (tay toho) et les gens ordinaires (tay ñuu ou tay yucu, y compris terrazgueros ou tay situndayu) ; l’écriture incorporée dans des manuscrits, des objets, des monuments, ainsi que des éléments architecturaux gravés ou peints ; science astronomique et calendriers ; une religion avancée qui met en valeur les croyances, les offrandes et les sacrifices, ainsi que d’autres rituels centrés sur la fertilité et les forces de la nature, la vénération des ancêtres et la permanence de l’univers ; un art délicat incarné dans la peinture, les bijoux, la pierre, le bois, la céramique et la coquille miniature ; une technologie agricole remarquable, qui comprend l’expansion et l’utilisation du système de grandes terrasses coo-yuu ; la structure économique des marchés régionaux et, enfin, le commerce à longue distance.

Au cours de la période postclassique, la plus grande colonie du Mixteca est apparue et l’une des plus grandes villes d’Amérique centrale : Inguiterria-Coixtlahuaca. Cette ville est soudainement apparue des deux côtés du Rio Grande de Coixtlahuaca, au même endroit que San Juan Bautista Coixtlahuaca serait assis pendant la colonie, sur la colline d’Inguiterria. La zone urbaine d’origine mesurait environ 6 km dans le sens nord-sud et 3 km dans l’est-ouest, soit 18 km2 ou 180 000 ha. Bien que très vaste et diversifié, il n’était pas aussi monumental que les grandes villes du centre du Mexique. Le centre civique et cérémonial ne couvrait pas plus de 10 hectares et le reste de la ville comptait des milliers de maisons du peuple, des maisons occasionnelles des nobles représentants des rois, des places ouvertes, des chemins agricoles et des terrasses. On estime que cette ville est née et s’est développée à partir de 1250 ; À un moment donné, ce fut une réception hommage à l’empire Culhuamexica. Les autres centres urbains de la Mixteca étaient : Tututepec, dans la Mixteca de la Costa ; San Juan Laguna de Putla, Teposcolula, Tamazulapan, Yanhuitlan, Achiutla, Barrière de San Pedro de Tlaxiaco et Tilantongo, dans le Mixteca Alta ; et Santiago Huaxolotitlan, dans la Mixteca Baja. Tututepec et San Juan Laguna étaient de grandes villes et étaient très importantes politiquement et économiquement pendant le postclassique.

Bien que la ville de Yucundaa (Teposcolula), récemment fouillée, soit plus petite (environ 500 ha) que Coixtlahuaca, Tututepec et la lagune de San Juan, elle était plus monumentale et diversifiée.

Il convient de noter que, du début de la période classique au postclassique et à l’arrivée des Européens, il existait dans l’urbanisme Mixteca et un système politique de villes, villages et "rancherias", intégrés par des alliances matrimoniales, des traités politiques, des annexions, commerce et un modèle bien établi de pèlerinage et de rituels religieux et sociaux.

Entre 950 après JC et la conquête espagnole a produit une révolution culturelle et artistique. C’est l’âge d’or des États-señoríos, des rois et des reines comme M. 8 Deer ou Mme 9 Zacate ; de la grande convergence de la philosophie, de la religion, de la politique, de la technologie et de la sensibilité esthétique, qui a donné naissance à "l’art mixtèque" des codex, de la céramique polychrome, de l’os gravé de figures et de textes fins, de l’art lapidaire, des bijoux les plus impressionnants de La Méso-Amérique et, en outre, l’art mural presque inconnu de la région.

Tiré de Ronald Spores, "La Mixteca et les Mixtecos. Trois mille ans d’adaptation culturelle ", Arqueología Mexicana, Núm. 90, pp. 28-33.

El Posclásico : La época dorada de la Mixteca

El apogeo y la culminación de la cultura mixteca prehispánica tuvo lugar entre 950 y 1520 d.C., durante el llamado Posclásico (fase Natividad). En esta época son mucho más visibles y reconocidos los grandes logros de los ñu dzahui.

Entre otros, los elementos más importantes de la cultura mixteca son : la organización política ; el sistema de estratificación en tres grandes clases sociales : reyes (yya tnuhu o yya toniñe), nobles (tay toho) y gente común (tay ñuu o tay yucu, incluidos terrazgueros o tay situndayu) ; la escritura plasmada en manuscritos, objetos, monumentos, así como elementos arquitectónicos grabados o pintados ; la ciencia astronómica y los calendarios ; una religión avanzada que pone de relieve creencias, ofrendas y sacrificios, así como otros rituales enfocados a la fertilidad y las fuerzas de la naturaleza, la veneración de los ancestros y la permanencia del universo ; un arte delicado plasmado en pintura, alhajas, piedra, madera, cerámica y concha en miniatura ; una notable tecnología agrícola, que incluye la ampliación y uso del gran sistema de terrazas coo-yuu ; un patrón económico de mercados regionales y, por último, el comercio a larga distancia.

Durante el Posclásico surgió el asentamiento más grande de la Mixteca y una de las ciudades mayores de Mesoamérica : Inguiterria-Coixtlahuaca. Esta ciudad apareció repentinamente a ambos lados del río Grande de Coixtlahuaca, en el mismo sitio en donde estaría asentado San Juan Bautista Coixtlahuaca durante la Colonia, en la loma grande de Inguiterria. El área urbana original medía aproximadamente 6 km en dirección norte-sur y 3 km en la este-oeste, 18 km2 o 180 000 ha. Aunque muy grande y diversificada, no era tan monumental como las grandes ciudades del Centro de México. El centro cívico-ceremonial cubría no más de 10 ha y el resto de la ciudad tenía miles de casas de la gente común, una que otra casa de los nobles representantes de los reyes, plazas abiertas, caminos y terrazas agrícolas. Se calcula que esta ciudad surgió y se desarrolló a partir de 1250 d.C. ; en algún momento fue puesto de recepción de tributo para el imperio culhuamexica. Otros centros urbanos de la Mixteca fueron : Tututepec, en la Mixteca de la Costa ; San Juan Laguna de Putla, Teposcolula, Tamazulapan, Yanhuitlán, Achiutla, Loma del Barrio San Pedro de Tlaxiaco y Tilantongo, en la Mixteca Alta ; y Santiago Huaxolotitlan, en la Mixteca Baja. Tututepec y San Juan Laguna fueron ciudades grandes y política y económicamente muy importantes durante el Posclásico.

Aunque la recién excavada ciudad de Yucundaa (Teposcolula) era más pequeña (más o menos 500 ha) que Coixtlahuaca, Tututepec y San Juan Laguna, era más monumental y diversificada.

Debe destacarse que desde el Clásico Temprano hasta el Posclásico y la llegada de los europeos, existía en la Mixteca el urbanismo y un sistema político de ciudades, pueblos, aldeas y “rancherías”, integrado por medio de alianzas matrimoniales, tratados políticos, anexiones, comercio y un patrón bien establecido de peregrinación y rituales religiosos y sociales.

Entre 950 d.C. y la conquista española ocurrió una revolución cultural y artística. Es la época dorada de los señoríos- Estados, de reyes y reinas como el señor 8 Venado o la señora 9 Zacate ; de la gran convergencia de filosofía, religión, política, tecnología y sensibilidad estética, que dio lugar al “arte mixteco” de los códices, la cerámica policromada, el hueso grabado con figuras y textos finos, el arte lapidario, la joyería más impresionante de Mesoamérica y, además, el casi desconocido arte mural de la región.

Tomado de Ronald Spores, “La Mixteca y los mixtecos. Tres mil años de adaptación cultural ”, Arqueología Mexicana, Núm. 90, pp. 28-33.

Source

Wikipedia :

« À l’époque préhispanique, la société mixtèque se caractérisait par son niveau élevé. Cependant, les différences sociales n’apparaissent pas immédiatement. Le processus de stratification a été parallèle au développement de la société Mixtèque. Les couches de la société mixtèque trouvent leur origine dans la sédentarisation de la société et l’ubanisation et ont été influencées par les processus politiques, historiques, économiques et culturels qui se sont déroulés dans la société Mixtèque à partir du XVIe siècle avant J.-C. Au début, les populations mixtèques avaient une stratification naissante. Les vestiges des populations préclassiques et moyennes tardives ne montrent pas de grandes différences sociales lorsque l’on compare certaines habitations à d’autres, et l’utilisation des constructions de ces établissements ne semble pas trop spécialisée. Les biens que les Mixtèques possédaient au cours de ces siècles semblent avoir été limités, et rien ne permet de distinguer clairement les zones habitables de l’élite du reste de la population, bien qu’il soit possible d’admettre l’existence d’une gradation dans les niveaux de bien-être parmi les habitants de la même localité.

La transition vers la période classique marque le développement de la vie urbaine dans cette région et dans la majeure partie du territoire mésoaméricain. La consolidation des organisations étatiques au sein de la société Mixtèque impliquait un processus de différenciation accrue qui tendait à être légitimé par le recours à une idéologie et à des alliances au niveau de l’élite dans le but de reproduire les inégalités entre les couches de la société. L’émergence du style ñuiñe dans la Mixteca Baja - la région la plus prospère de la société Mixtèque dans la période classique - est un signe de la volonté des groupes au pouvoir de clarifier leurs différences avec le reste de la population. Les chroniques coloniales espagnoles parlent de nombreuses couches de la société mixtèque, cependant, toutes peuvent être réduites aux grands groupes suivants :

• yya est le titre reçu par le seigneur de chaque cacicazgo mixtèque ;

• dzayya yya était le groupe constitué par la noblesse mixtèque, ils formaient la même catégorie avec le roi ;

• tay ñuu, peuple libre ;

• tay situndayu, fermiers louant la terre ;

• tay sinoquachi et dahasaha, serfs et esclaves respectivement.

En général, il n’y avait pas beaucoup de possibilités de gravir les échelons sociaux. Les mariages entre les dzayya et les yya impliquaient que ce groupe conserverait toujours sa position privilégiée et sa progéniture en hériterait. Les nobles de différents peuples mixtèques pratiquaient la consanguinité, ce qui générait également un réseau compliqué d’alliances au niveau de l’élite, qui permettait de reproduire les inégalités sociales tout en maintenant l’ordre dans la région. Les gens libres, tay ñuu, étaient leurs propres propriétaires et le produit de leur travail sur la terre, dont la propriété était commune. Les terrazgueros, en revanche, étaient des personnes qui, à cause de la guerre, avaient perdu le pouvoir sur le produit de leur travail et devaient rendre un hommage à la noblesse. Les derniers groupes de la classe sociale des Mixtèques possédaient moins de droits que les autres et leur vie pouvait être organisée par la noblesse aux fins nécessaires.

Organisation politique

L’une des caractéristiques les plus accentuées du système politique des Mixtèques précolombiens était la fragmentation en de nombreux États qui dominaient de petits territoires et qui ont été à plusieurs reprises en conflit les uns avec les autres. À partir du préclassique moyen, une structure hiérarchique apparaît parmi les populations appartenant au même État. La place que chaque communauté occupe dans cette structure se manifeste dans le nombre de constructions monumentales qu’elle a eues. En revanche, le pouvoir de chaque petite ville n’est pas statique, il est constamment en jeu dans la compétition entre les différents centres de population. De cette manière, on peut comprendre que lors du passage du préclassique au classique, certaines populations ont conféré leur position privilégiée à d’autres, comme ce fut le cas avec le Yucuita, remplacé par le Yucuñudahui.

Les ñuu (Mixteco : peuple, communauté) étaient la principale unité de relations politiques entre les Mixtèques post-classiques. Un gnou peut être ou ne pas être le chef d’un État. La vie politique des États Mixtèques s’est développée dans un réseau appelé yuhuitayu (le siège, le tapis). Cette unité politique consistait en l’union dynastique de deux lignages locaux issus du mariage d’un yya toniñe (noble seigneur) et d’une yya dzehe toniñe (noble dame). Les élites dirigeantes ont eu recours à de nombreuses stratégies pour conserver leur pouvoir. L’une d’elles était l’établissement d’alliances entre personnes d’élite. Les alliances étaient généralement scellées par des mariages entre membres des nobles lignages, qui impliquaient souvent des mariages incestueux. L’établissement des affinités de parenté s’effectuait dans le but de se rapporter aux lignages les plus prestigieux de la nation Mixtèque et même à la noblesse étrangère, comme en témoignent les mariages récurrents entre membres de la royauté Mixtèque et Zapotèque au fil des ans des vingt siècles d’histoire préhispanique de ces peuples.

Le militarisme

Les Mixtèques développèrent leurs propres arts de la guerre, inventèrent leurs propres armes et firent leurs propres conquêtes, tout en défendant leur territoire contre tous les envahisseurs. Leurs conflits et leurs alliances se situaient principalement entre les villes mixtèques et les villages zapotèques. Le héros le plus remarquable de l’histoire des Mixtèques est Venado, souverain de Tututepec et conquérant ; ses exploits sont racontés dans le Codex Nuttal.

Les codexs nous donnent un aperçu des armes et des uniformes utilisés par les Mixtèques :

• Armes d’attaque à distance : Parmi les armes d’attaque à distance utilisées par les Mixtèques, il y avait les arcs et les flèches typiques, dont les points auraient dû être en obsidienne, en silex ou en silex. L’utilisation de álatl, une arme commune dans toutes les peuples mésoaméricains, était également présente.

• Armes d’attaque en mêlée : Parmi les armes d’attaque en mêlée, les Mixtèques se sont battus avec une variété de bâtons et de lances, dont certaines ressemblaient à Mexica tepoztopilli, mais de taille plus petite. Il s’agit d’une arme qui apparaît fréquemment dans les codex. Il s’agit d’un bâton de bois courbé à 90 °, avec des feuilles de pierre (silex, silex ou obsidienne) au sommet. Cette arme semble avoir été d’usage fréquent dans la région des Mixtèques et des Zapotèques.

• Vêtements militaires : les guerriers sont représentés dans les codex vêtus de costumes zoomorphes, allant des peaux de jaguar aux casques en forme de tête d’aigle en passant par les peaux de daim. Les uniformes zoomorphes étaient courants en Méso-Amérique, les exemples les plus représentatifs étant les ordres Mexica des guerriers « aigle » et « jaguar ».

Dans la culture mixtèque, la période classique couvre approximativement le laps de temps qui sépare les siècles I à VIII / IX, avec quelques variations en fonction de l’histoire locale de chaque zone culturelle. Dans toute la Méso-Amérique, il existe des villes de taille et de population considérables, avec une nette spécialisation dans l’utilisation de l’espace et une différenciation sociale qui se reflète dans les diverses caractéristiques des vestiges des bâtiments. L’influence culturelle de Teotihuacan se fait sentir dans toute la région, bien que la domination politique et militaire de cette métropole n’ait été démontrée que dans certains endroits. Les liens commerciaux se sont resserrés entre les différents peuples déjà spécialisés dans la production de certains biens de subsistance et de luxe.

Comme pour la période préclassique, l’histoire du peuple mixtèque dans cette phase d’urbanisation et d’émergence des grands États de la Méso-Amérique est peu connue. La période classique de la région Mixtèque est marquée par un processus de remplacement des centres de pouvoir politique dans toute la région. Certaines caractéristiques des États préclassiques Mixtèques ont été héritées de leurs successeurs, parmi lesquelles la fragmentation du contrôle sur le territoire entre de nombreuses populations organisées de manière hiérarchique. À la Mixteca Alta (nord-est de Guerrero et ouest de Oaxaca), Yucuita a été remplacée par Yucuñudahui en tant que siège du pouvoir politique dans la vallée de Nochixtlán ; dans d’autres régions de la Mixteca Alta, telles que la vallée de Huamelulpan, ce remplacement n’a pas eu lieu et Huamelulpan, qui était l’une des principales populations de la période du Ramos tardif, s’est effondré et a perdu une partie importante de sa population, bien que l’occupation de la ville était continue jusqu’au Postclassique. Dans toute la région de Mixteca Alta, la densité de population a augmenté, ce qui a entraîné l’apparition de nouveaux centres urbains dans les vallées et les montagnes de la région. Parmi ceux-ci figurent Monte Negro, Diquiyú, Cerro Jazmín au centre ; et le bassin de la rivière Poblano dans la vallée de Coixtlahuaca.

Bien que, pendant la période préclassique, le processus d’urbanisation de région Mixtèque et de Los Valles ait des caractéristiques similaires, la situation est différente pour la période classique. Dans certaines études, on voudrait voir dans le Yucuñudahui un équivalent mixtèque de Monte Alban. Cependant, contrairement à la société zapotèque, avec une seule capitale à Monte Albán, les Mixtèques étaient organisés dans de petites cités-états dépassant rarement 12 000 habitants. Selon Spores, le Yucuñudahui n’était qu’un des nombreux États basés dans la vallée de Nochixtlán. D’autre part, dans certains cas, la densité de population dans la région de la région Mixtèque était supérieure à celle dans les vallées, comme le montre l’étude des modèles de peuplement dans la région de Mixteca Alta. Au cours de la période Classique Mixtèque, des échantillons d’une société clairement stratifiée apparaissent et les caractéristiques de la religion mixtèque se renforcent, parmi lesquelles le culte de la pluie et de la foudre, condensé dans la divinisation de Dzahui.

D’autre part, dans la Mixteca Baja est venu un complexe culturel avec des caractéristiques qui se propagent dans toute la région et l’État est de Guerrero. Le Cerro de las Minas (au nord de Huajuapan de León), dont les origines remontent à la période préclassique tardive, a été le centre principal de cette culture, appelé ñuiñe par Paddock « pour la différencier de la culture mixtèque », fut Cerro de las Minas. Il présente des caractéristiques urbaines similaires à celles des villes de la Mixteca Alta. Il a été construit autour d’un ensemble de plusieurs petites places autour desquelles le reste de la population a été réparti - c’est l’une des différences de l’urbanisme mixtèque par rapport à celui d’autres villes méso-américaines dont les villes étaient organisées autour d’une seule et même grande ville. L’espace sur lequel il a été construit a été modifié par la construction de terrasses, appelée coo Yuu (pension de lama), de sorte que la ville a de nombreuses étapes. Cerro de las Minas était orné de nombreux reliefs contenant des inscriptions dans un système d’écriture peu connu à ce jour, appelé ñuiñe. Les similitudes entre ces inscriptions et les Zapotèques de Monte Alban sur des stèles suggèrent une relation forte entre les vallées et la Mixteca Baja au cours de la période Classique.

San Pedro et San Pablo Tequixtepec, la grotte de Tonalá et le pont Colosal à Oaxaca ont également retrouvé des traces de la culture ñuiñe dans la Mixteca Baja. Acatlán de Osorio, Hermengildo Galeana et San Pablo Anicano (Puebla) ; et de nombreux sites Guerrero Mountain, comme Copanatoyac, Malinaltepec, Zoyatlan, Metlatónoc et Huamuxtitlán. Dans de nombreux cas, il s’agit d’échantillons en céramique de caractéristiques similaires à celles produites à Cerro de las Minas : fragments de récipients peu ou pas décorés, fabriqués avec une pâte orange brunâtre dont la composition est semblable à celle de la céramique Orange Delgado produite à Ixcaquixtla (Puebla), à la frontière nord de la Mixteca Baja. Parmi les autres éléments caractéristiques de la culture ñuiñe, on peut citer les têtes dites colossales, de petites sculptures en pierre représentant des têtes anthropomorphes - dont certaines sont des objets de culte de la part des communautés autochtones de la Mixteca guerrero (sur la côte) - ; ainsi que certaines urnes représentant le dieu du feu et une version locale de Dzahui, dont les caractéristiques étaient similaires aux effigies contemporaines de Pitao Cocijo, produites par les zapotèques de Los Valles.

Au cours de la période classique, la Mixteca Baja était le siège des principaux centres politiques de la société Mixtèque. Le remplacement des États de la Mixteca Alta semble s’être traduit par une série d’événements qui ont déstabilisé la région sur le plan politique, de sorte que l’une des caractéristiques principales des villes de Ñuiñe est leur localisation à des points stratégiques facilitant leur défense. De la même manière que Huamelulpan et ses satellites à la fin du préclassique ; Cerro de las Minas, Diquiyú et d’autres villes de la Mixteca Baja avaient des fortifications et leurs bâtiments administratifs et religieux ont été construits sur les pentes des collines, tandis que les zones habitables ont été surélevées dans des zones relativement plus faciles d’accès. La guerre dans la Mixteca Baja pendant la Classique aurait pu être causée non seulement par la concurrence entre les États de la région, il est également probable que la rivalité avec les Zapotèques de Los Valles ait été une cause de conflits dans la zone. Il faut ajouter à cela que l’activité guerrière aurait également pu être liée au ritualisme du sacrifice humain et au jeu de balle.

Au septième siècle de l’ère chrétienne, la plupart des peuples mésoaméricains se trouvaient confrontés à de graves crises qui avaient entraîné le déclin de plusieurs des États les plus puissants, dont Teotihuacan et Monte Albán. Les États Mixtèques ont également été confrontés à ces perturbations généralisées. Dans la Mixteca Baja, la culture ñuiñe a disparu vers la fin de la période classique et plusieurs des villes les plus importantes ont été partiellement ou totalement abandonnées, à la fois dans la Mixteca Baja et dans la Mixteca Alta. Cependant, peu de villes telles que Cerro Jazmín et Tilantongo ont eu une occupation continue dans la transition du classique au postclassique.

La période Postclassique est de loin la période la plus connue de l’histoire mixtèque préhispanique, grâce à la préservation de l’histoire orale dans les documents coloniaux, mais aussi aux codex qui ont survécu à la destruction après l’arrivée des Espagnols chez les Mixtèques. En Méso-Amérique, la période post-classique est marquée par l’épanouissement des États militaristes. Cela ne veut pas dire que les sociétés des stades précédents n’avaient pas connu la guerre, car les cités-États de la région Mixtèque étaient protégées par des murs datant du premier millénaire avant l’ère chrétienne. Ce qui se passe, c’est qu’au cours de cette période, l’activité militaire semble avoir gagné en importance, comme en témoigne la prolifération des accessoires associés à la guerre et au culte des divinités guerrières dans toute la région.

À la fin du VIIIe siècle, le style ñuiñe a commencé à décliner dans la Mixteca Baja jusqu’à ce qu’il soit progressivement remplacé par le style iconographique des codex Mixtèques. L’apparition d’un nouveau style artistique, accompagnée d’autres changements culturels tels que l’enracinement de la vénération du Serpent à plumes et la construction d’alliances interethniques n’est pas exclusive au Mixtèque postclassique ancien et a ses antécédents dans les changements politiques et sociaux de la fin de la classique au centre du Mexique. Dans l’ensemble de la ville de Mixteca, la population a commencé à augmenter de façon spectaculaire, bien que les changements démographiques les plus importants se produisent dans la région de Mixteca Alta. Selon les recherches archéologiques, dans le Mixteca Alta, le nombre de localités correspondant à la phase de la Nativité (X-XVIe siècle de notre ère) aurait doublé par rapport à celles de la phase précédente, à savoir la phase de Las Flores. De la même manière, la surface occupée par ces localités a considérablement augmenté pour atteindre 10 450 hectares d’urbain. Ces populations étaient organisées dans de petits États hostiles les uns aux autres, chacun dirigé par une ville de première importance qui régnait sur les autres villes soumises à son autorité. La construction d’une structure hiérarchique dans les relations entre les sources des seigneurs mixtèques - appelés ñuu - et leurs satellites - appelés siqui- est constante dans l’histoire des Mixtèques, même si à cette période elle est accentuée en raison de l’augmentation de la population et des stratégies politiques des élites dirigeantes.

Depuis le postclassique, les Mixtèques ont eu des contacts plus larges avec d’autres peuples qu’aujourd’hui à Oaxaca, même en dépit des différences linguistiques et ethniques. Le cas des relations entre Mixtèques et Zapotèques, présentes dans les temps anciens mais maintenant plus intenses, est spécial. Ces relations n’étaient pas seulement le résultat de leur voisinage dans la même région, elles avaient des objectifs économiques et politiques. L’existence d’un réseau dense d’alliances matrimoniales au niveau des élites mixtèques et zapotèques a été documentée. Par exemple, le Codex Nuttall raconte le mariage de Tres Lagarto avec un noble zapotèque de Zaachila, dont le mariage est né Cocijoeza, futur seigneur de cette ville qui a forgé une armée combinée de Mixtèques et de Zapotèques et a entrepris une campagne d’expansion dans les Vallées. Central d’Oaxaca. De nombreuses villes de Los Valles montrent des signes de la présence de Mixtec, y compris Monte Albán même, où Alfonso Caso a sauvé le trésor de Tomb 7. L’existence d’œuvres d’influence Mixtec à Los Valles a été une source de spéculation de la part des spécialistes. Pour certains, cela témoigne d’un expansionnisme mixtèque, de sorte que les zapotèques de Los Valles auraient été dominés politiquement par les Mixtèques. Cependant, il est également plausible que les alliances matrimoniales et politiques entre Mixtèques et Zapotèques aient favorisé la diffusion de l’art mixtèque sur le territoire zapotèque, art utilisé comme élément de prestige par l’élite des villes zapotèques. Outre Monte Albán, les autres villes de Los Valles présentant des objets archéologiques de fabrication ou d’influence Mixtèque sont Mitla, Lambityeco, Yagul, Cuilapan et Zaachila ; cette dernière était la plus importante des villes zapotèques jusqu’à sa conquête par les Mexica au XVe siècle.

Colonisation de La Costa (costa Chica)

Depuis le préclassique, la côte d’Oaxaca était occupée par des peuples de langue zapotèque. Selon les analyses glottochronologiques (technique visant à calculer la distance temporelle ou la divergence entre deux langues que l’on suppose apparentées), la séparation entre la langue chatino et le reste des langues du groupe zapotèque devrait avoir eu lieu autour du Ve siècle avant J.-C. En revanche, les variétés côtières du monde Mixtèque semblent avoir été séparées du reste du groupe Mixteca Alta vers le dixième ou onzième siècle de l’ère chrétienne, d’où il est déduit que la présence des Mixtèques sur la côte est relativement tardive. À la lumière de ces données et de l’analyse des objets archéologiques trouvés dans la région, il est probable que l’identité linguistique des habitants de la vallée du Bas-Verde pendant les périodes préclassique et classique était Zapotèque, déplacée du centre d’Oaxaca. Bien que les relations entre la vallée du bas Rio Verde et la Mixteca Alta ne soient pas complètement exclues en raison de la proximité géographique, la présence des Mixtèques dans la région de La Costa est le produit d’une colonisation tardive.

Le mouvement massif des Mixtèques vers les populations de La Costa a provoqué un changement des relations de pouvoir dans ces communautés. Les peuples zapotèques, comme les Chatinos, sont passés sous le contrôle politique des élites mixtèques. Les chefferies mixtèques de La Costa possédaient donc une population multiethnique, comme dans le cas de Tututepec. Bien que cette localité fût occupée avant le postclassique, elle montre des signes d’une croissance démographique spectaculaire entre le IXe et le Xe siècle, précisément liée à la migration des Mixtèques depuis les hauts plateaux. À partir du XIe siècle, Tututepec jouerait un rôle fondamental dans l’histoire des Mixtèques, étant le premier quartier général d’Ocho Venado, seigneur Mixtèque, qui dominera un territoire de plus de 40 000 kilomètres carrés après avoir unifié de nombreux États hostiles et les gagner militairement, établissant déjà des alliances politiques avec eux.

Reigne des caciques à Ocho Venado (Huit Cerf)

La fragmentation politique du peuple mixtèque à l’époque préhispanique fut une constante qui transcenda les siècles. Cependant, entre les XIe et XIIe siècles de notre ère, de nombreux seigneurs dans les trois zones Mixtèques formèrent une unité sous le contrôle de Ocho Venado – Guara de Jaguar (en mixtèque, Iya Naacua Teyusi Ñaña, Tilantongo, 1063-1115). Ce personnage est fondamental dans l’histoire post-classique de la Méso-Amérique, non seulement à cause du pouvoir qu’il a acquis dans la société Mixtèque, mais aussi à cause des relations qu’il a établies avec d’autres peuples, notamment les Nahuatlacas du centre du Mexique…

L’alliance entre Ocho Venado et Quatre Jaguar a permis de légitimer l’arrivée du premier sur le trône de Tilantongo après le décès de Deux Pluies, cacique du lieu. Pour éviter les revendications probables des descendants de Dos Lluvia, Ocho Venado les élimina tous et devint l’unique héritier de la seigneurie. La conquête de la place du vrac de Xipe, où se trouvait une branche de la lignée royale du Tilantongo, revêtait une importance particulière. En rouge et blanc Bundle dirigé Eleven Wind-Jaguar Sangriento, marié à six Lagartija-Jade Fan (demi-soeur de Huit Cerfs) et Guerre des Six Mono-quexquemitl (héritier du trône de Jaltepec). Le 12ème jour de la 11ème maison (1101), Ocho Venado a défait les défenseurs de la Place du Bundle de Xipe. On ignore comment Six Monkey et Eleven Wind sont morts. Leurs enfants Dix Chien-Aigle de Burning Tobacco et Six House-String de Pedernales ont été sacrifiés, le premier par sacrifice gladiateur et le second par flèche rituelle. De cette manière, Ocho Venado a ajouté les importantes seigneuries de Jaltepec et de Lugar del Bulto de Xipe aux territoires sous leur contrôle.

Pendant son règne à Tilantongo, Ocho Venado a réussi à conquérir une centaine de seigneuries Mixtèques. En outre, il a établi un important réseau d’alliances par le biais de leurs mariages. Les épouses étaient, entre autres, les dames Treize serpent-serpent aux fleurs, fille du premier mariage du onzième vent de la place des Ardennes de Xipe (annee 13, 1103) ; Six Eagle-Jaguar Cobweb et dix Zopilote-Quexquémitl de coquillages. Son premier fils est né dans la 6ème maison (1109) de son mariage avec Six Eagle et héritier du trône de Tilantongo. Huit Cerfs sont morts, sacrifiés en 1115, après avoir été vaincus par une coalition de seigneurs rebelles sous son règne. L’alliance des rebelles était dirigée par Cuatro Viento, le seul fils de Once Viento et Six Mono qui avait échappé à la mort après la chute de Xipe’s of Bulk. Les restes de huit chevreuils ont probablement été déposés dans la grotte royale de Chalcatongo. À sa mort, le royaume mixtèque fut dispersé en de nombreux États, mettant ainsi fin à la seule période d’unité politique de l’histoire préhispanique de la région.

Conquête par les Mexica

À la mort d’Ocho Venado, ses fils ont hérité de certains des plus importantes seigneuries faisant partie du royaume sous le règne de Tilantongo. Dans d’autres villes de la zone Mixtèque, les anciennes élites locales ont retrouvé leur pouvoir. La restauration de l’ancien système d’organisation politique en petits États a entraîné la renaissance de conflits entre certains d’entre eux ou la création d’alliances ou de confédérations. À cette époque, la région Mixtèque - et en particulier la Mixteca Alta - était l’une des régions les plus prospères de la Méso-Amérique. Elle exporta des articles de grand luxe vers d’autres régions, telles que la poterie polychrome, l’art des plumes, l’orfèvrerie, les sculptures en cristal de roche, en os et en bois ; ainsi que des produits de subsistance typiques des régions tropicales et des zones tempérées.

Le région Mixtèque est stratégiquement situé entre la partie centrale du Mexique et le sud-est mésoaméricain. Ainsi, au cours de la période expansionniste de la Triple Alliance formée par Mexico-Tenochtitlan, Tetzcoco et la confédération Tlacopan appelée Excan Tlatoloyan-, les Mexicas et leurs alliés dans le bassin du lac Texcoco. Vers la seconde moitié du XVe siècle, une grande partie de la région Mixtèque était sous le pouvoir politique et militaire de Tenochtitlan. Certaines des villes les plus importantes de la région ont été converties en centres de concentration pour le tribut exigé par les conquérants, parmi lesquels Coixtlahuaca, qui était devenue l’une des plus grandes villes de la Méso-Amérique avant la conquête de Mexica. L’avancée des Mexica dans la Mixteca Alta leur a permis de dominer également les vallées centrales d’Oaxaca, soucieuses de leur prédominance sur les routes commerciales entre les hauts plateaux mexicains et la côte pacifique du Guatemala et du Chiapas. Les Mexicas ont également tenté de conquérir la côte Mixtèque et l’isthme de Tehuantepec, mais ont été vaincus par une alliance entre les Zapotèques et les Mixtèques dans leurs campagnes contre Tututepec, qui dominait à l’époque un territoire d’environ 25 000 kilomètres carrés sur la Costa Chica. Oaxaca- comme dans ceux fabriqués dans l’isthme. La victoire de l’alliance Mixtèque-Zapotèque à Guiengola, une forteresse où les Mexicas ont été définitivement vaincus par les défenseurs de l’isthme de Tehuantepec, a été particulièrement importante

Wikipedia en español :

« Durante la época prehispánica, la sociedad mixteca se caracterizó por su alta jerarquización. Sin embargo, las diferencias no aparecieron espontáneamente. El proceso de estratificación fue paralelo al desarrollo de la sociedad mixteca. Los estratos de la sociedad mixteca tienen su origen en la sedentarización de este pueblo y fueron influidos por los procesos políticos, históricos, económicos y culturales que ocurrieron en la Mixteca desde el siglo XVI antes C. En su inicio, las poblaciones mixtecas contaban con una incipiente estratificación. Los restos de las poblaciones del Preclásico Tardío y Medio no presentan grandes diferencias cuando se comparan unas viviendas con otras, y el uso de las construcciones de estos asentamientos no parece ser demasiado especializado. Los bienes de los que disponían los mixtecos en aquellos siglos parecen haber sido limitados, y no hay evidencia que permita distinguir claramente las zonas habitables de la élite con respecto al resto de la población, aunque sí es posible admitir la existencia de una gradación en los niveles de bienestar entre los habitantes de una misma localidad.

La transición al Clásico marca el desarrollo de la vida urbana plena en esta región y en la mayoría del territorio mesoamericano. La consolidación de las organizaciones estatales en la Mixteca implicó un proceso de mayor diferenciación que tendió a legitimarse por medio del uso de la ideología y de las alianzas a nivel de la élite con el propósito de reproducir las desigualdades entre los estratos de la sociedad. El surgimiento del estilo ñuiñe en la Mixteca Baja —la zona más próspera de la Mixteca en el Clásico— es una muestra de la voluntad de los grupos gobernantes de hacer patentes las diferencias entre ellos y el resto del pueblo Las crónicas españolas coloniales hablan de numerosos estratos de la sociedad mixteca, sin embargo, todos ellos pueden ser reducidos a los siguientes grandes grupos :

• yya es el título que recibía el señor de cada cacicazgo mixteco ;

• dzayya yya era el grupo constituido por la nobleza mixteca, formaban una misma categoría con el rey ;

• tay ñuu, la gente libre ;

• tay situndayu, terrazgueros ;

• tay sinoquachi y dahasaha, sirvientes y esclavos respectivamente.

En general, no había demasiadas posibilidades de ascender de categoría en la escala social. Los matrimonios entre los dzayya yya implicaban que este grupo conservaría siempre su posición privilegiada y la heredaría a su descendencia. Los nobles de distintos pueblos mixtecos practicaban la endogamia, lo que además generó una complicada red de alianzas a nivel de la élite que servía como medio de reproducción de la desigualdad social así como para mantener el orden en la región. La gente libre, los tay ñuu, eran dueños de sí mismos y del producto de su trabajo en la tierra, cuya propiedad era comunal. Los terrazgueros, por su parte, eran personas que, a causa de la guerra, habían perdido la potestad sobre el producto de su trabajo y debían pagar tributo a los nobles. Los últimos grupos en la escala social de los mixtecos poseían menos derechos que los otros y sus vidas podían ser dispuestas por la nobleza para el fin que fuese necesario.

Organización política

Una de las características más acentuadas del sistema político de los mixtecos precolombinos era la fragmentación en numerosos estados que dominaban pequeños territorios y que en varias ocasiones se encontraban en conflicto entre sí. Desde el Preclásico Medio aparece una estructura jerárquica entre las poblaciones que formaban parte de un mismo Estado. El lugar que cada comunidad ocupaba en esta estructura se manifiesta en el número de construcciones monumentales que cada una de ellas poseía. Por otra parte, el poder de cada pequeña urbe o pueblo no era estático, sino que se encontraba en juego constante ante la competencia entre los diferentes centros de población. De este modo, puede entenderse que en la transición del Preclásico al Clásico algunas poblaciones cedieran su posición de privilegio a otras, tal como ocurrió con Yucuita, reemplazada por Yucuñudahui.

Los ñuu (mixteco : pueblo, comunidad) eran la unidad primaria de las relaciones políticas entre los mixtecos del posclásico. Un ñuu podía ser o no la cabecera de un Estado. La vida política de los Estados mixtecos se desenvolvía en una red conocida como yuhuitayu (el asiento, el petate). Esta unidad política consistía en la unión dinástica de dos linajes locales a través del matrimonio de un yya toniñe (noble señor) y una yya dzehe toniñe (noble señora). Las élites gobernantes recurrían a numerosas estrategias con el propósito de mantener su poder. Una de ellas era el establecimiento de alianzas de élite. Las alianzas se solían sellar mediante el matrimonio entre los miembros de los linajes nobles, lo que con frecuencia implicaba casamientos incestuosos. El establecimiento de afinidades de parentesco solía realizarse con el propósito de relacionarse con los linajes más prestigiosos de la nación mixteca e, incluso, con la nobleza extranjera, como muestran los recurrentes casamientos entre miembros de la realeza mixteca y zapoteca a lo largo de los más de veinte siglos de historia prehispánica de estos pueblos.

Militarismo

Los mixtecos desarrollaron sus propias artes de guerra, inventaron sus propias armas y realizaron sus propias conquistas, así como defendieron sus territorios de cualquier invasor. Sus conflictos y alianzas fueron principalmente entre ciudades de la mixteca y pueblos zapotecos. El héroe más destacado en la historia mixteca fue Venado, gobernante de Tututepec y conquistador ; sus hazañas son relatadas en el Códice Nuttal.

Los códices nos dan un vistazo de las armas y uniformes que usaron los mixtecos :

• Armas de ataque a distancia : Entre las armas de ataque a distancia que los mixtecos usaron estaban los típicos arcos y flechas, cuyas puntas debieron haber sido de obsidiana, pedernal o sílex. También estuvo presente el uso del átlatl, arma común en toda Mesoamérica.

• Armas de ataque cuerpo a cuerpo : Entre las armas de ataque cuerpo a cuerpo, los mixtecos pelearon con una variedad de garrotes y lanzas, algunas semejantes al tepoztopilli mexica, pero de menor tamaño. Llama la atención un arma que aparece con frecuencia en los códices, se trata de un palo de madera doblado en un ángulo de 90°, con hojas de piedra (ya haya sido sílex, pedernal u obsidiana) en la parte superior ; esta arma parece haber sido representativa del área mixteca y zapoteca.

• Vestimenta militar : Los guerreros son representados en los códices vistiendo trajes zoomorfos, desde pieles de jaguar, a yelmos en forma de cabeza de águila, hasta pieles de venado. Los uniformes zoomorfos eran comunes en Mesoamérica, los ejemplos más representativos fueron las órdenes mexicas de los guerreros águila y jaguar.

En la cultura mixteca, el Período Clásico abarca aproximadamente el lapso de tiempo comprendido entre los siglos I y VIII/IX, con algunas variaciones según la historia local de cada área cultural. En toda Mesoamérica aparecen ciudades de dimensiones y poblaciones considerables, con una clara especialización en el uso del espacio y una diferenciación social que se refleja en las características diversas de los restos de las construcciones. La influencia cultural teotihuacana se hace sentir en toda la región, aunque sólo en algunas localidades se ha probado la dominación política y militar de esta metrópoli. Los lazos comerciales se hicieron más fuertes entre los distintos pueblos, ya de por sí especializados en la producción de ciertos bienes de subsistencia y de uso suntuario.

Al igual que ocurre con el período Preclásico, la historia del pueblo mixteco en esta fase de urbanización y emergencia de los grandes Estados en Mesoamérica es poco conocida. El período Clásico en la Mixteca está marcado por un proceso de sustitución de los centros del poder político en toda la región. Algunas características de los Estados mixtecos del Preclásico fueron heredadas a sus sucesores, entre ellos la fragmentación del control sobre el territorio entre numerosas poblaciones organizadas de manera jerárquica. En la Mixteca Alta, Yucuita fue reemplazada por Yucuñudahui como sede del poder político en el valle de Nochixtlán ; en otras zonas de la Mixteca Alta, como el valle de Huamelulpan, no ocurrió este reemplazo, y Huamelulpan, que fuera una de las principales poblaciones durante la fase Ramos Tardía, se colapsó y perdió una parte importante de su población, aunque la ocupación de la ciudad fue continua hasta el Posclásico. En toda la Mixteca Alta, la densidad de población aumentó, lo que provocó la aparición de nuevas localidades urbanas en los valles y montañas de la zona. Entre estas se encuentran Monte Negro, Diquiyú, Cerro Jazmín en el centro ; y la cuenca del río Poblano en el valle de Coixtlahuaca.

Aunque durante el período Preclásico el proceso de urbanización en la Mixteca y Los Valles tuvo características similares, para el período Clásico la situación es diferente. En algunos trabajos se quiere ver en Yucuñudahui un homólogo mixteco de Monte Albán. Sin embargo, a diferencia de la sociedad zapoteca, con una sola capital en Monte Albán ; los mixtecos estaban organizados en pequeñas ciudades estado que pocas veces rebasaron los doce mil habitantes. De acuerdo con Spores, Yucuñudahui sólo fue uno de los muchos estados que tuvieron su sede en el valle de Nochixtlán. Por otro lado, en algunos casos la densidad de población en la Mixteca era mayor que en los valles, como demuestra el estudio de los patrones de asentamiento en la Mixteca Alta. Durante el Clásico mixteco aparecen muestras de una sociedad claramente estratificada y se consolidan los rasgos característicos de la religión mixteca, entre ellos, el del culto a la lluvia y el relámpago, condensados en la divinización de Dzahui.

Por otro lado, en la Mixteca Baja apareció un complejo cultural de características propias que se difundió por esa zona y el oriente del actual estado de Guerrero. El principal centro de esta cultura —que Paddock llamó ñuiñe para diferenciarla de la cultura mixteca — fue Cerro de las Minas (al norte de Huajuapan de León), población cuyos inicios se remontan al Preclásico Tardío, pero cuyo florecimiento ocurrió a partir del segundo siglo de la era cristiana. Cerro de las Minas posee características urbanas similares a las ciudades de la Mixteca Alta. Fue construida en torno a un conjunto de varias plazas pequeñas alrededor de las cuales se distribuía el resto de la población — y es esta una de las diferencias del urbanismo mixteco en comparación con otros pueblos mesoamericanas cuyas ciudades se organizaban en torno a una sola y gran plaza principal —. El espacio sobre el que se construyó fue modificado mediante la construcción de terrazas, llamadas coo yuu (lama-bordo), por lo que la ciudad cuenta con numerosas escalinatas. Cerro de las Minas fue embellecida con numerosos relieves que contienen inscripciones en un sistema de escritura poco conocido hasta la fecha, llamado ñuiñe. Las similitudes entre estas inscripciones y las de las estelas zapotecas de Monte Albán sugieren una relación muy fuerte entre Los Valles y la Mixteca Baja durante el Clásico.

Otros sitios en los que se han encontrado vestigios de la cultura ñuiñe en la Mixteca Baja son San Pedro y San Pablo Tequixtepec, la cueva de Tonalá y el Puente Colosal en Oaxaca ; Acatlán de Osorio, Hermengildo Galeana y San Pablo Anicano (Puebla) ; y en numerosos sitios de La Montaña de Guerrero, como Copanatoyac, Malinaltepec, Zoyatlán, Metlatónoc y Huamuxtitlán. En muchos casos se trata de muestras de cerámica de características similares a la producida en Cerro de las Minas : fragmentos de vasijas con escasa o nula decoración, confeccionadas con una pasta de color anaranjado parduzco cuya composición es similar a la cerámica Anaranjado Delgado producida en Ixcaquixtla (Puebla), en la frontera norte de la Mixteca Baja. Otros elementos característicos de la cultura ñuiñe son las llamadas cabecitas colosales, pequeñas esculturas de piedra que representan cabezas antropomorfas —algunas de las cuales son objeto de culto por parte de las comunidades indígenas de la Mixteca guerrerense— ; así como ciertas urnas que representan al dios del fuego y a una versión local de Dzahui, cuyas características eran similares a las efigies contemporáneas de Pitao Cocijo producidas por los zapotecos de Los Valles.

Durante el período Clásico, la Mixteca Baja fue sede de los principales centros políticos de la Mixteca. El relevo de los estados de la Mixteca Alta parece haber implicado una serie de eventos que desestabilizaron políticamente a la región, de modo que una de las principales características de las ciudades en Ñuiñe es su ubicación en puntos estratégicos que facilitaban su defensa. Del mismo modo que Huamelulpan y sus satélites durante el Preclásico Tardío ; Cerro de las Minas, Diquiyú y otras ciudades de la Mixteca Baja contaban con fortificaciones y sus edificios administrativos y religiosos fueron construidos en las laderas de los cerros, mientras que las zonas habitables se levantaron en zonas de acceso relativamente más fácil. La guerra en la Mixteca Baja durante el Clásico pudo haber sido ocasionada no sólo por la competencia entre los estados de la región, también es probable que la rivalidad con los zapotecos de Los Valles haya sido motivo de conflictos en la zona de to. A ello se le debe sumar que la actividad bélica también podría haber estado relacionada con el ritualismo de los sacrificios humanos y el juego de pelota.

Hacia el siglo VII de la era cristiana, la mayor parte de los pueblos mesoamericanos se enfrentaron a graves crisis que llevaron al declive a varios de los Estados más poderosos, entre ellos Teotihuacan y Monte Albán. Los Estados mixtecos también se enfrentaron a estas perturbaciones generalizadas. En la Mixteca Baja, la cultura ñuiñe desapareció hacia el final del período Clásico y varias de las ciudades más importantes fueron parcial o completamente abandonadas, tanto en la Mixteca Baja como en la Mixteca Alta. Sin embargo, no fueron pocas las ciudades que como Cerro Jazmín y Tilantongo tuvieron una ocupación continua en la transición del Clásico y el Posclásico.

El Posclásico es, con diferencia, el período mejor conocido de la historia mixteca prehispánica, gracias a la conservación de la historia oral en documentos coloniales, pero también a los códices que sobrevivieron a la destrucción y al tiempo posterior a la llegada de los españoles a la Mixteca. En Mesoamérica, el posclásico está marcado por el florecimiento de los Estados militaristas. Ello no quiere decir que las sociedades de las etapas anteriores hubiesen desconocido la guerra, pues las ciudades-Estado de la Mixteca estaban protegidas por muros desde el primer milenio antes de la era cristiana. Lo que ocurre es que en este período, la actividad militar parece haber cobrado una importancia mayor, como demuestra la proliferación de la parafernalia asociada con la guerra y el culto a las divinidades guerreras en toda la región.

Para el final del siglo VIII, el estilo ñuiñe comenzaba a declinar en la Mixteca Baja, hasta que fue suplido paulatinamente por el estilo iconográfico propio de los códices mixtecos. La aparición de un nuevo estilo artístico, acompañado de otros cambios culturales como el arraigo de la veneración a la Serpiente Emplumada y la construcción de alianzas interétnicas no es privativo de los mixtecos del Posclásico Temprano y tiene sus antecedentes en los cambios políticos y sociales del final del Clásico en el centro de México. En toda la Mixteca la población comenzó a aumentar dramáticamente, aunque los cambios demográficos más importantes tienen lugar en la Mixteca Alta. De acuerdo con las investigaciones arqueológicas, en la Mixteca Alta el número de localidades correspondientes a la fase Natividad (siglo X-XVI d. C.) se duplicó con respecto a los existentes en la fase anterior, es decir, la fase Las Flores. De la misma manera, la superficie ocupada por estas localidades se incrementó de modo importante, alcanzando las 10 mil 450 hectáreas de superficie urbana. Estas poblaciones estaban organizadas en pequeños Estados hostiles entre sí, encabezados cada uno por una ciudad de primera importancia que regía sobre otros poblados sujetos a su autoridad. La construcción de una estructura jerárquica en las relaciones entre las cabeceras de los señoríos mixtecos —llamadas ñuu— y sus satélites —llamados siqui— es constante en la historia mixteca, aunque en este período se acentúa debido al aumento de la población y a las estrategias políticas de las élites gobernantes.

A partir del Posclásico, los mixtecos tuvieron contactos más amplios con otros pueblos de lo que hoy es Oaxaca, incluso a pesar de las diferencias lingüísticas y étnicas. Es especial el caso de las relaciones entre mixtecos y zapotecos, presente en épocas anteriores pero ahora más intensa. Estas relaciones no eran solamente resultado de su vecindad en la misma región, tenían propósitos económicos y políticos. Se ha documentado la existencia de una densa red de alianzas matrimoniales a nivel de las élites mixtecas y zapotecas. Por ejemplo, en el Códice Nuttall se da cuenta del casamiento de Tres Lagarto con una noble zapoteca de Zaachila, de cuyo matrimonio nació Cocijoeza, futuro señor de esa ciudad que forjó un ejército combinado de mixtecos y zapotecos y emprendió una campaña expansionista en los Valles Centrales de Oaxaca. Son numerosas las ciudades de Los Valles que muestran indicios de la presencia mixteca, incluida la misma Monte Albán, donde Alfonso Caso rescató el tesoro de la Tumba 7. La existencia de obras de influencia mixteca en Los Valles ha sido motivo de especulación por parte de los especialistas. Para algunos, es evidencia del expansionismo mixteco, de modo que los zapotecos de Los Valles habrían sido dominados políticamente por los mixtecos. Sin embargo, es plausible también que las alianzas matrimoniales y políticas entre mixtecos y zapotecos hayan favorecido la difusión del arte mixteco en el territorio zapoteca, arte que fue empleado como elemento de prestigio por la élite de las ciudades zapotecas. Además de Monte Albán, otras ciudades de Los Valles que muestran objetos arqueológicos de manufactura o influencia mixteca son Mitla, Lambityeco, Yagul, Cuilapan y Zaachila ; esta última fue la más importante de las urbes zapotecas hasta su conquista por parte de los mexicas en el siglo XV.

Colonización de La Costa

Desde el Preclásico, la costa de Oaxaca estuvo ocupada por pueblos de habla zapotecana. De acuerdo con análisis glotocronológicos, la separación entre el idioma chatino y el resto de las lenguas del grupo zapotecano debió ocurrir alrededor del siglo V antes C. En contraste, las variedades costeñas del mixteco parecen haberse separado del resto de las hablas de la Mixteca Alta hacia el siglo X u XI de la era cristiana, de donde se infiere que la presencia de los mixtecos en la costa es relativamente tardía. A la luz de estos datos y del análisis de los objetos arqueológicos encontrados en la región, es probable que la identidad lingüística de los habitantes del valle del bajo río Verde durante el Preclásico y el Clásico haya sido zapotecana, desplazados desde el centro de Oaxaca. Si bien las relaciones entre el valle del bajo río Verde y la Mixteca Alta no están completamente descartadas por cuestiones de vecindad geográfica, la presencia de los mixtecos en la región de La Costa es producto de una colonización tardía.

El movimiento masivo de los mixtecos a las poblaciones de La Costa ocasionó un cambio en las relaciones de poder en estas comunidades. Los pueblos zapotecanos, como los chatinos, quedaron bajo el dominio político de las élites mixtecas. Los cacicazgos mixtecos de La Costa poseían, por ello mismo, una población multiétnica como el caso de Tututepec. Si bien esta localidad tuvo ocupación anterior al Posclásico, presenta indicios de un crecimiento demográfico espectacular entre los siglos IX y X, relacionado precisamente con la migración mixteca desde las tierras altas. A partir del siglo XI, Tututepec jugaría un papel fundamental en la historia mixteca, al ser la primera sede de Ocho Venado, señor mixteco que habría de dominar un territorio de más de 40 mil kilómetros cuadrados después de unificar numerosos estados hostiles, ya venciéndolos militarmente, ya estableciendo alianzas políticas con ellos.

Cacicazgo de Ocho Venado

La fragmentación política del pueblo mixteco en la época prehispánica fue una constante que trascendió los siglos. Sin embargo, entre los siglos XI y XII de la era común, numerosos señoríos en las tres Mixtecas forman una unidad bajo el dominio de Ocho Venado-Garra de Jaguar (en mixteco, Iya Naacua Teyusi Ñaña ; Tilantongo, 1063-1115). Este personaje es fundamental en la historia posclásica de Mesoamérica, no sólo por el poder que adquirió en la Mixteca, sino por las relaciones que estableció con otros pueblos, especialmente con los nahuatlacas del centro de México.

Ocho Venado nació del segundo matrimonio de Cinco Lagarto-Dzahui Ndicahndíí, sacerdote del Templo del Cielo que se encontraba en Tilantongo (en mixteco, Ñuu Tnoo Huahi Andehui). Se encontraba, por tanto, fuera de la línea sucesoria al trono del señorío de Tilantongo. Gracias al prestigio obtenido en las campañas militares —de acuerdo con el Códice Nuttall, la primera de ellas ocurrió en 1071, cuando Ocho Venado tenía ocho años de edad—, Ocho Venado ocupó en 1083 el trono de Tututepec (mixteco : Yucudzáa), en el valle del bajo río Verde, cerca de la costa del Pacífico. Posteriormente, Ocho Venado selló una alianza con los toltecas, de quienes recibió el rango de tecuhtli en Ñuu Cohyo. El día 13 lagarto del año 7 casa (1097), Ocho Venado se entrevistó con Cuatro Jaguar que fue un importante aliado en su ascenso al poder.

La alianza entre Ocho Venado y Cuatro Jaguar ayudó a legitimar la llegada del primero al trono de Tilantongo después de la muerte del señor Dos Lluvia, cacique del lugar. Para evitar las probables reclamaciones de los descendientes de Dos Lluvia, Ocho Venado los eliminó a todos y se convirtió en el único heredero del señorío. De especial importancia fue la conquista de Lugar del Bulto de Xipe, donde radicaba una rama del linaje real de Tilantongo. En Lugar del Bulto de Xipe regía Once Viento-Jaguar Sangriento, casado con Seis Lagartija-Abanico de Jade (media hermana de Ocho Venado) y con Seis Mono-Quexquémitl de Guerra (heredera del trono de Jaltepec). El día 12 mono de 11 casa (1101), Ocho Venado derrotó a los defensores de Lugar del Bulto de Xipe. Se desconoce como murieron Seis Mono y Once Viento. Sus hijos Diez Perro-Águila de Tabaco Ardiendo y Seis Casa-Sarta de Pedernales fueron sacrificados, el primero mediante sacrificio gladiatorio y el segundo mediante flechamiento ritual. De este modo, Ocho Venado sumó los importantes señoríos de Jaltepec y Lugar del Bulto de Xipe a los territorios bajo su dominio.

Durante su reinado en Tilantongo, Ocho Venado logró conquistar alrededor de cien señoríos mixtecos. Además, estableció una importante red de alianzas por medio de sus matrimonios. Entre otras, fueron esposas suyas las señoras Trece Serpiente-Serpiente de Flores, hija del primer matrimonio del Once Viento del Lugar del Bulto de Xipe (año 13 caña, 1103) ; Seis Águila-Jaguar Telaraña y Diez Zopilote-Quexquémitl de Conchas. Su primer hijo nació en el año 6 casa (1109) de su matrimonio con Seis Águila y fue heredero al trono de Tilantongo. Ocho Venado murió sacrificado en 1115, después de ser derrotado por una coalición de señores rebeldes que se hallaban bajo su dominio. La alianza rebelde era encabezada por Cuatro Viento, el único hijo de Once Viento y Seis Mono que se había librado de la muerte después de la caída de Lugar de Bulto de Xipe. Los restos de Ocho Venado probablemente fueron depositados en la gruta real de Chalcatongo. A su muerte, el reino mixteco se disolvió en numerosos estados, lo que puso fin al único período de unidad política en la historia prehispánica de la región.

Conquista mexica

A la muerte de Ocho Venado, sus hijos heredaron algunos de los más importantes señoríos que formaban parte del reino bajo el dominio de Tilantongo. En otras ciudades de la Mixteca, las antiguas élites locales recobraron su poder. El restablecimiento del antiguo sistema de organización política en pequeños estados implicó el renacimiento de los conflictos entre algunos de ellos o el establecimiento de alianzas o confederaciones. Por esta época, la Mixteca —y en especial la Mixteca Alta— era una de las regiones más prósperas de Mesoamérica. Exportaba artículos de gran lujo a otras regiones, como la cerámica policroma, arte plumario, orfebrería, tallas en cristal de roca, hueso y madera ; así como bienes de subsistencia propios de las regiones tropicales y las zonas de clima templado.

La Mixteca se encuentra estratégicamente entre la parte central de México y el sureste Mesoamericano, por lo que en la época de expansionismo de la Triple Alianza formada por México-Tenochtitlan, Tetzcoco y Tlacopan —confederación llamada Excan Tlatoloyan—, rápidamente despertó los intereses de los mexicas y sus aliados de la cuenca del lago de Texcoco. Hacia la segunda mitad del siglo XV, una gran parte de la Mixteca estaba bajo el poder político, así como militar de Tenochtitlan. Algunas de las ciudades más importantes de la región fueron convertidas en centros concentradores del tributo exigido por los conquistadores, entre ellos Coixtlahuaca, que hasta antes de la conquista mexica se había convertido en una de las mayores urbes de Mesoamérica. El avance de los mexicas en la Mixteca Alta les permitió dominar también los Valles Centrales de Oaxaca, en su afán por asegurar su predominio en las rutas comerciales entre el altiplano mexicano y la costa del Pacífico de Guatemala y Chiapas. Los mexicas intentaron conquistar también la costa mixteca y el istmo de Tehuantepec, pero fueron derrotados por una alianza entre los zapotecos y mixtecos tanto en sus campañas contra Tututepec —que por la época dominaba un territorio de aproximadamente 25 mil kilómetros cuadrados en la Costa Chica de Oaxaca— como en las realizadas en el istmo. De especial importancia resultó la victoria mixteco-zapoteca en Guiengola, una fortaleza donde los mexicas fueron definitivamente derrotados por los defensores del istmo de Tehuantepec.

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« Les archéologues ont proposé un large éventail de théories pour expliquer l’origine des États mésoaméricains. Pour eux, la guerre est considérée comme fondamentale, car ils croient qu’elle s’est développée avec les premières chefferies de la région, durant la période préclassique (de 1500 à 200 avant J.-C.). Les nombreuses recherches menées à Oaxaca révèlent que la guerre était un facteur essentiel pour que les premiers teritoires aux mains des caciques (cacicazgo) deviennent des États, comme dans le cas de Monte Albán. À mesure que la population augmentait et que l’agriculture devenait intensive dans la vallée d’Oaxaca, les terres fertiles se raréfiaient. Les caciques zapotèques ont alors commencé à organiser leurs hommes les plus forts pour faire des raids et s’emparer des terres des voisins. Les peuples vaincus sont devenus une source importante de main-d’œuvre et les chefs les plus puissants ont réclamé un tribut, sous forme de biens ou de services, en échange de ne pas exercer plus de violence. Cela a conduit à une intensification de la guerre, alors que de nouvelles défenses et de nouvelles méthodes de combat ont été construites pour les désactiver.

Les groupes dirigeants qui ont réussi à dominer la vallée d’Oaxaca ont commencé à s’étendre dans d’autres vallées et les vainqueurs ont formé les premiers États de la Méso-Amérique. Ce processus de développement est illustré graphiquement dans les monuments de Monte Albán. Parmi les célèbres "danseurs" figurent des portraits de captifs du cacicazgos ennemi, vaincu et sacrifié rituellement. Plus tard, la défaite de communautés entières a été proclamée en enregistrant son nom de lieu avec la tête décapitée du chef vaincu. Au fur et à mesure que les patrons devenaient plus puissants et que les sociétés se stratifiaient davantage, des armées à plein temps apparaissaient, ce qui entraînait l’émergence d’États militaristes, toujours prêts au combat. Au cours de la période classique, entre 200 et 700 après J.-C. environ, les seigneurs de Monte Albán dominèrent les affaires politiques de la majeure partie de l’actuel Oaxaca, atteignant même la Mixteca Alta au nord et Teotihuacan par la vallée de Tehuacán. .

Vers 1500 après J.-C., l’organisation politique des Zapotèques était très différente de celle qu’ils avaient lors de la période classique. Monte Albán, en tant que capitale, avait été abandonnée vers 800 après J.-C. et les Zapotèques s’étaient organisés en plusieurs petits États gouvernés par plusieurs rois et reines reconnus comme liés les uns aux autres, descendants des diverses maisons multiethniques régnantes qui existaient à Oaxaca. Les mariages entre les Zapotèques de Zaachila et les Mixtecos de Tilantongo ont été considérés parmi les plus prestigieux. Le terrain en activité était considéré comme un bien précieux dans un terrain aussi escarpé. Les nobles de rang inférieur rendaient toutes sortes d’hommages aux grands seigneurs : de la nourriture à l’or en passant par l’aide militaire. Les mariages parmi les élites étaient donc un moyen d’acquérir le statut et étaient fréquemment pratiqués pour avoir accès à plus de biens et à de meilleures terres.

La guerre concernait presque toujours les maisons dirigeantes : les paysans y participaient, forcés par leur condition de servitude, et seuls des adultes forts d’un certain âge étaient recrutés. Des armées d’un millier d’hommes au maximum ont été recrutées et organisées en sept unités, dirigées par des nobles de haut rang. La guerre était souvent officiellement déclarée et un champ de bataille était fixé, généralement aux limites des deux royaumes. Comme la guerre était presque toujours due à des conflits de terres ou d’héritage, le roi (ou la reine) attaqué préférait confier ses conseillers de guerre face à l’agresseur. Une fois les fronts déterminés, les meilleurs guerriers d’un royaume choisissaient des ennemis de rang similaire, souvent liés à eux ; les plébéiens se font face.

Pohl, John M.D., "La guerre entre les Zapotèques", archéologie mexicaine no. 84, pp. 48-53.

• John M.D. Pohl. Peter Jay Sharp, conservateur et conférencier, expose l’art des Amériques anciennes au Museum of Art de l’Université de Princeton. C’est l’une des principales autorités à déchiffrer les codex Mixtèque et le groupe Borgia.

« Los arqueólogos han propuesto un amplio abanico de teorías para explicar el origen de los estados mesoamericanos ; en ellas se considera fundamental la guerra, pues creen que se desarrolló a la par de los primeros cacicazgos de la región, durante el periodo Preclásico (1500 a.C.-200 d.C.). La abundante investigación en Oaxaca nos revela que la guerra fue un factor esencial para que los primeros cacicazgos se convirtieran en estados, como en el caso de Monte Albán. Conforme aumentó la población y la agricultura se hizo intensiva en el Valle de Oaxaca, la tierra fértil se volvió más escasa ; los caciques zapotecos comenzaron entonces a organizar a sus hombres más fuertes para hacer incursiones y apoderarse de las tierras de los vecinos. Los pueblos derrotados se convirtieron en una importante fuente de mano de obra, y los jefes más poderosos les exigieron tributo, en bienes o servicios, a cambio de no ejercer más violencia. Esto llevó a una intensificación de la guerra, pues se construyeron nuevas defensas y nuevos métodos de combate para inutilizar estas defensas.

Los grupos gobernantes que lograron dominar el Valle de Oaxaca comenzaron a expandirse hacia otros valles, y los vencedores formaron los primeros estados de Mesoamérica. Este proceso de desarrollo se muestra gráficamente en los monumentos de Monte Albán. Entre los afamados “danzantes” hay retratos de cautivos de los cacicazgos enemigos, derrotados y sacrificados ritualmente. Más adelante, la derrota de comunidades enteras se proclamó grabando su topónimo con la cabeza decapitada del dirigente derrotado colocada hacia abajo. En la medida que los jefes se volvieron más poderosos y las sociedades más estratificadas, aparecieron ejércitos de tiempo completo, que propiciaron el surgimiento de estados militaristas, siempre listos para el combate. Durante el Clásico, aproximadamente entre 200 y 700 d.C., los señores de Monte Albán dominaron los asuntos políticos de gran parte de lo que ahora es Oaxaca, llegando incluso hasta la Mixteca Alta, por el norte, y hasta Teotihuacan, por el valle de Tehuacán.

Hacia 1500 d.C. la organización política de los zapotecos era muy distinta de la que tuvieron durante el Clásico. Monte Albán, como capital, había sido abandonada alrededor de 800 d.C. y los zapotecos se habían organizado en múltiples estados pequeños, regidos por múltiples reyes y reinas que se reconocían como emparentados entre sí, descendientes de las diversas casas reinantes, multiétnicas, que había en Oaxaca. Los matrimonios entre los zapotecos de Zaachila y los mixtecos de Tilantongo se consideraban entre los más prestigiosos. La tierra laborable era vista como una valiosa mercancía en tan escarpados terrenos. Los nobles de menor rango pagaban toda clase de tributos a los grandes señores : desde alimentos hasta oro, e incluso con ayuda militar. Los matrimonios entre las elites, por tanto, eran una forma de adquirir estatus y se practicaban con frecuencia para tener acceso a más bienes y mejores tierras.

La guerra era exclusiva, casi siempre, de las casas gobernantes : los campesinos participaban en ellas obligados por su condición de servidumbre y sólo se reclutaba a adultos fuertes de cierta edad. Se reclutaban ejércitos de hasta mil hombres y se organizaban en siete unidades, encabezadas por alguno de los nobles de alto rango. Con frecuencia se declaraba la guerra formalmente y se fijaba un campo de batalla, por lo general en los linderos de los dos reinos. Ya que la guerra se debía casi siempre a disputas sobre tierras o sobre herencias, el rey (o reina) que era atacado prefería encomendar a sus consejeros de guerra el enfrentar al agresor. Una vez determinados los frentes, los mejores guerreros de un reino elegían a enemigos de rango similar, muchas veces emparentados con ellos ; los plebeyos se enfrentaban entre sí.

Pohl, John M.D., “La guerra entre los zapotecos”, Arqueología Mexicana núm. 84, pp. 48-53.

• John M.D. Pohl. Curador y conferencista Peter Jay Sharp en el arte de las antiguas Américas en el Museo de Arte de la Universidad de Princeton. Es una de las principales autoridades en el desciframiento de los códices mixtecos y del grupo Borgia.

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« Selon les chroniques espagnoles, la culture mixtèque comportait de nombreuses couches sociales mais, fondamentalement, l’organisation sociale était dirigée par le gouverneur ou yya de chaque royaume, à côté de la noblesse ou dzayya yya, qui comprenait d’abord les parents, puis des personnes partageant les mêmes idées et un petit groupe de spécialistes formés de marchands, de prêtres, de bureaucrates et de chefs de guerre, qui servaient directement à l’administration des services économiques, politiques et religieux du palais.

Ensuite, dans l’organisation sociale Mixteca, il y avait les gens libres ou tay ñuu, qui, ayant leurs propres terres, des entreprises d’artisanat ou des entreprises, recrutaient des travailleurs appelés Indiens sans terres ou tay situndayu, qui intégraient la production, comme les paysans, pêcheurs et agriculteurs.

De plus, les assistants des artisans ou terrazgueros, ayant perdu le pouvoir sur le produit de leur travail, ont dû rendre des hommages aux nobles participant également aux guerres. D’autre part, il y avait les serviteurs ou tay sinoquachi et les esclaves ou dahasaha, qui venaient des captures lors des luttes contre d’autres populations.

Ainsi, l’organisation sociale mixtèque se caractérisait par une stricte hiérarchie dans chacun des manoirs, qui, par leur richesse ou leurs forces militaires, avaient réussi à rassembler une série de populations soumises à la fidélité et au service du pouvoir monarchique. »

« Según las crónicas españolas, la cultura mixteca contaba con numerosos estratos sociales, pero fundamentalmente la organización social la encabezaba el gobernador o yya de cada reino, junto a la nobleza o dzayya yya, que incluía en primer lugar a los parientes, luego, a las personas afines y a un pequeño grupo de especialistas formado por mercaderes, sacerdotes, burócratas y jefes guerreros, quienes servían directamente en la administración de los servicios económicos, políticos y religiosos del palacio.

Seguidamente, en la organización social mixteca estaban las personas libres o tay ñuu, quienes teniendo sus propias tierras, negocios de artesanía o comercios, reclutaban a los trabajadores llamados indios sin tierras o tay situndayu, que integraban la fuerza de producción, tales como los campesinos, los pescadores y los agricultores.

Además, los ayudantes de los artesanos o terrazgueros, habiendo perdido la potestad sobre el producto de su trabajo, debían pagarle tributos a los nobles participando también en las guerras. Por otra parte, existían los siervos o tay sinoquachi y los esclavos o dahasaha, quienes provenían de las capturas en las luchas contra otras poblaciones.

De esta manera, la organización social mixteca se caracterizó por tener una jerarquización estricta en cada uno de los señoríos, que por medio de sus riquezas o fuerzas militares, habían logrado aglutinar una serie de poblaciones sujetas a guardar fidelidad y servicio al poderío monárquico. »

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« Cependant, à la fin de l’ère préhispanique, les paysans et les seles étaient désignés par tayyuco camo," les hommes de la montagne "et aussi par tayfluhu," les hommes de la terre ", ce qui signifie également" les hommes du peuple ", et il fait référence à la fois à son activité agricole et à sa classe sociale, ainsi qu’à sa qualité ethnique (selon les anciens mythes, les Mixtèques ont laissé le nombril de la terre). Ils vivaient dans des maisons éparpillées sur la montagne, tandis que les nobles qui contrôlaient la terre résidaient de préférence dans les centres cérémoniels situés au pied de la montagne (Pohly Byland -1990). Les nobles s’appelaient yya ou toho. »

« Sin embargo, al final de la época prehispanica, a los campesinos ya seles designaba camo tayyuco, "los hombres dei monte " y también como tayfluhu, " los hombres de la tierra ", la que significa ademas "hombres dei puebla ", y se refiere tanto a su actividad agricola y a su clase social, coma a su cualidad étnica (segun los mitos antiguos, los mixtecos salieron dei ombligo de la tierra). Ellos vivian en casas dispersas en el monte, mientras que los nobles, quienes tenian el control de la tierra, residian de preferencia en los centros ceremoniales, ubicados en el pie de monte (Pohly Byland -1990). A los nobles, se les llamaba yya ou toho. »

Source : « De los mixtecos : medio ambiente y grupos sociales », Esther Katz

La (ou les) société mixtèque : un récit de la complexité

En bref, dans le cas de la région Mixtèque, la littérature suggère que depuis la domination espagnole se vérifie une situation de crise socioécologique - crise double et simultanée -, ainsi que la structure de domination de type cacique et également environnementale en vertu de la forme d’appropriation de l’environnement naturel. Enfin, tout un corpus culturel original qui a résisté à l’imposition de la culture espagnole et qui subsiste jusqu’à aujourd’hui, même sous forme d’iconographie ou de codex (Hermann, 2009).

Cependant, comment se situe le caractère culturel de cette région du Mexique dont la solidité a pu rester sous domination coloniale et à l’époque de la modernisation du pays ?

Vision du monde d’origine

En termes simples, dans la région Mixtèque, il existe une tradition orale forte en tant que moyen de reproduction culturelle des connaissances ancestrales et des pratiques traditionnelles, qui a été transmise de génération en génération à travers des histoires, des légendes et des histoires (López Castro & Ruiz Medrano, 2012) et cela, entre autres choses, a permis la reproduction de la vision du monde originale. Ainsi, la force culturelle mixtèque a un impact quotidien, par exemple sur la configuration de l’identité socio-ethnique des professionnels de la région, où, qu’il s’agisse de métis ou d’origine, l’auto-identification en tant que Ñuu Savi est plus importante que celle de Mexicaine (Ramos, 2010). ).

En effet, les représentations sociales étudiées dans le Ñuu Savi semblent montrer un noyau identitaire solide, non pas avec la région, mais avec leur propre ethnie (Kearney, 1992). Il en résulte que l’identité elle-même est construite par l’origine même de la communauté et par opposition aux communautés environnantes, comme s’il s’agissait d’une identité en conflit, pour ainsi dire. Mais cela se traduit concrètement par une série de luttes et de revendications allant des conflits contre les cacicazgos et en faveur de l’organisation paysanne à la mobilisation syndicale des enseignants et des travailleurs urbains, en passant par le militantisme des étudiants. , la participation aux organisations de gauche et la conformation de collectifs populaires de banlieue.

De manière plus générale, la vision du monde Mixtec est donc imprégnée dans les domaines les plus reconduits de la conformation du sujet social dans la région du même nom.

« Dans le Mexique préhispanique, l’enregistrement rigoureux du mouvement des corps stellaires était à la base de la connaissance mathématique, qui étayait l’idéologie" religieuse "(León-Portilla, 1985), qui servait à son tour à l’agriculture. , médecine (Cook, 1988), architecture (Broda, 1991), administration et politique (Graulich, 1998) (...) En tant que pilier fondamental de l’idéologie "religieuse", était la conception de la nature en tant qu’entité vivante et sacrée, puisque de là viennent nourriture, abri, vêtement et essence même de la culture (Alarcón-Cháires, 2003) "(Hernández, Mariaca, Vázquez et Eroza, 2009, p.17).

Puis, étant une région à forte biodiversité, le processus de co-évolution entre les cultures indigènes et la nature, fait de La Mixteca un territoire hautement privilégié en termes bioculturels.

"La combinaison de la méga-diversité biologique et culturelle engendre une connaissance, une utilisation et une gestion étendues des ressources naturelles ; par exemple, on estime qu’environ 3 000 espèces de plantes sont utilisées à Oaxaca "(Vázquez-Dávila, 2010, p. 311).

La cosmovision et l’héritage bioculturel d’origine des peuples Ñuu Savi sont liés au savoir ancestral et aux méthodes traditionnelles de gestion de leur environnement. Une action collective fondamentale contestataire dans la région consiste à revendiquer l’exclusion de ces connaissances et pratiques en tant que stratégies de gestion durable des écosystèmes (Kleiche & Waast, 2015).

Mais si la vision du monde de Ñuu Savi a un contenu bioculturel et socioécologique élevé dans ses connaissances et ses pratiques, comment le processus de désertification de La Mixteca a-t-il été vérifié ?

Désertification et anthropogenèse

Lorsque la végétation qui pousse sur le sol et aide à la réparer est réduite, l’érosion causée par la pluie et le vent augmente. Cela se produit lors de la destruction des forêts, du travail du sol inapproprié et du piétinement excessif du bétail (surpâturage). Déjà, lorsque les pluies intenses et les pentes ont entraîné un ralentissement de la couche plus fertile, il est apparu que l’eau n’arrivait pas à s’infiltrer et coulait à la surface, entraînant ainsi le peu de sol restant. Ensuite, apparaissent des rainures de quelques centimètres de profondeur, dont le compactage empêche la filtration de l’eau pour recharger les aquifères, tel a été le phénomène à La Mixteca, où près de 50% de la région montre des signes d’érosion modérée et grave (Valdez, Badii et Acuña, 2015).

Bien qu’on ait déjà prévu qu’au cours de la colonie espagnole un processus de déforestation ait été observé à La Mixteca, on ne voit pas comment cela pourrait conduire à des zones aussi vastes et désertifiées, dans un contexte socioculturel et cosmogonique hautement bioculturel et d’une telle richesse socioécologique.

Dans Chapela (2012), on signale la grave situation des forêts au Mexique, dont les chiffres n’ont pas de place pour se reproduire ici. Cependant, il est évident que la déforestation et la mauvaise gestion forestière répondent à un réseau complexe de causes et d’effets impliquant les désaccords des différents niveaux de gouvernement, le démantèlement des programmes de promotion du développement rural, le marché concurrentiel. la foresterie, l’inexpérience des entreprises forestières, le malentendu dans la gestion et la compréhension des écosystèmes forestiers, entre autres. C’est-à-dire qu’il s’agit d’un ensemble de problèmes aux multiples facettes dans lesquels la gestion des forêts doit être abordée de manière multidimensionnelle et dans lesquels la participation des gouvernements, des entreprises et des communautés est fondamentale.

Cependant, la bibliographie met en évidence les défaillances d’un acteur important en la matière, l’État (Ruíz, Tamariz, Calderón, Ticante et Cruz, 1998). Principalement parce que dans le souci de générer de la croissance économique, par la promotion du développement rural, en particulier par le biais de l’élevage, des subventions ont été accordées à des projets ruraux qui ne tenaient pas compte des conséquences environnementales de l’abattage immodéré de la forêt, de la perte de la couche la végétation, le surpâturage et l’érosion et la perte de sources qui en résultent.

De leur côté, les communautés rurales, désireuses d’obtenir des subventions et des ressources monétaires pour surmonter leur sous-développement, ont ignoré les conséquences d’une gestion inadéquate de leur environnement, ce qui a pour conséquence que les populations se sont maintenant installées dans des zones désertifiées, avec des sols érodés et non labourés, sources d’eau, et avec une pauvreté et une marginalisation plus grandes que celles qu’ils avaient subies à l’origine ; ainsi, nous avons que les pressions vers les forêts et les zones de haute biodiversité s’accentuent avec

« Avancement de la frontière agricole dans les municipalités où les incitations ou les dissuasions de consacrer les terres à des activités agricoles semblent être plus importantes que celles qui existent pour en tirer parti aux fins de la foresterie, de la production de bois ou non ; L’avancement des prairies, qui pourrait être associé à des processus entraînant des défaillances chroniques dans la régénération de la végétation boisée, associé à des pâturages mal gérés ou à la répétition d’incendies (...) et à la désertification dans certaines municipalités de Zacatecas et de Mixteca Poblana »(Chapela, 2009, p.10).

Et, s’il est relativement facile de connaître les causes immédiates des processus de dégradation des écosystèmes, il est plus compliqué de comprendre la dynamique sociale qui les crée ; en partie parce que cela implique de prendre des responsabilités et aussi parce que, étant donné que le problème immédiat est de nature technique, forestière et écologique, on suppose cependant que la solution doit également être de cette nature.

Le moyen le plus direct d’atteindre ce relancement d’une stratégie de développement forestier semble être la création d’espaces de coordination des actions aux niveaux local ou régional pour l’utilisation durable à long terme des ressources forestières, par le biais de processus de décentralisation démocratique dans le pays que le concours des divers acteurs soit recherché en faveur d’un développement humain authentique, légitime et durable (Chapela, 2009, p.16).

Nous voyons ainsi un problème multidimensionnel et proposons une solution en soi très complexe, car elle suppose une convergence d’intérêts et une dynamique institutionnelle et communautaire, c’est-à-dire

"Au Mexique, la question de la gouvernance environnementale est liée à celle du développement social et économique par la souveraineté alimentaire et cela de manière complexe (...) la gouvernance environnementale nécessite une analyse à la fois synchronique et diachronique de la structure de la La production agricole mexicaine dans son ensemble, ainsi que la structure du monde paysan "traditionnel" et du monde rural autochtone. »(Kleiche & Waast, 2015, p.124).

En dépit de tout ce qui précède, nous continuons à nous interroger sur le sujet communautaire, ses pratiques et la situation de dégradation de l’environnement à La Mixteca. Que s’est-il passé dans la vie des populations rurales et des communautés d’origine de Ñuu Savi qui ont "oublié" leurs connaissances socioécologiques et ont dilapidé leur patrimoine bioculturel ?

Modernisation rurale : émigration et reproduction sociale

Nous avons déjà appris que les processus de modernisation rurale ont transformé la dynamique de la reproduction sociale dans le secteur rural au Mexique et que ces changements sont de nature hégémonique, tandis que les modes de vie traditionnels et les moyens de subsistance ancestraux sont préservés de manière subalterne et durable résilient (Espinosa S., 2014). À La Mixteca, le cas n’est pas différent de celui des affaires Michoacán, Querétaro, Hidalgo ou Jalisco.

Un phénomène fondamental est l’émigration de Ñuu Savi vers d’autres régions du Mexique ou des États-Unis et, partant, ou parallèlement, la conformation de ce que (Meneses & Angeles, 2014) appelle la néoindianité, à savoir l’émergence d’un sujet. Collectif bilingue, à forte mobilité migratoire, installé dans des villes en dehors de La Mixteca, qui considère l’éducation comme une alternative au développement personnel et communautaire, et qui s’identifie fortement avec sa langue et sa communauté d’origine.

En dépit de la forte charge ethnique du ventre de la famille Ñuu Savi, ce sujet social original devient un contexte de modernisation et s’est approprié certaines valeurs et pratiques modernes, en tant que synthèse. En définitive, bien que la tradition pointe vers une certaine pratique, la modernisation dominante en implique une autre et, pour survivre, il est nécessaire de recourir aux comportements appropriés, selon le cas.

« Le mouvement des mixtecos implique également le mouvement de leur culture, de leur langue, de leurs liens personnels et familiaux, de leur sentiment d’appartenance à une communauté, qui, ensemble, deviennent des mécanismes qui ont permis la reproduction sociale du groupe ethnique. »(Anguiano, 1991, p.67).

Ainsi, ce n’est pas une perte de sa cosmogonie holistique nature-humanité, mais dans les communautés de La Mixteca, il y a une reformulation de son noyau culturel, qui a eu pour résultat l’appropriation de la tendance à la modernisation rurale - monocultures, mécanisation agricole, exploitation forêts, élevage d’activités paysannes, etc., avec certains accents dans sa matrice culturelle, mais ayant pour but la subsistance de la famille.

En d’autres termes, bien que l’on sache que l’exploitation forestière immodérée et le surpâturage causent des dommages écologiques qui rendront éventuellement l’activité - foresterie ou élevage - non viable, l’urgence d’obtenir des ressources monétaires pour la subsistance quotidienne de la famille finit par neutraliser la conscience écologique. et le savoir traditionnel Ñuu Savi. L’immédiateté d’assurer la survie de la famille semble être un élément clé du désintérêt apparent vis-à-vis de la dévastation écologique à La Mixteca, comme dans d’autres régions du Mexique (Espinosa S., 2014).

À la recherche de ce revenu économique pour la survie de la famille, un phénomène possible est l’émigration qui implique l’abandon des terres de la famille ou de leur revenu - éventuellement leur vente - permettant ainsi d’accroître la capacité de consommation de biens et de services (Salgado , González, Infante, Márquez, Pelcastre et Serván, 2010) ; souvent avec le coût de souffrir de conditions de travail très pénibles (Garduño, 1991).

En raison de ce qui précède, l’émigration vers les villes - au Mexique ou aux États-Unis - a eu un impact sur la dynamique des communautés ethniques à La Mixteca et sur la construction d’une territorialité de Ñuu Savi dans d’autres villes, comme décrit (Gissi, 2012). pour le cas de l’Union des colons de San Miguel Teotongo dans la banlieue de Mexico. Ceci pourrait expliquer l’abandon des terres héritées, malgré leur dégradation écologique ou peut-être de ce fait, en raison d’un intérêt croissant pour l’amélioration de leur nouveau territoire urbain et de leur recherche d’une plus grande intégration sociale.

Cependant, les processus actuels de reproduction sociale à La Mixteca ne tiennent pas seulement compte de la subsistance familiale et communautaire, mais également du redressement de la détérioration écologique de la région et de la gestion durable du territoire, comme le montrent les analyses de (Rojas, Martínez). , Ocampo et Cruz, 2010) pour le cas des produits artisanaux et de leurs intrants sauvages, de (Núñez, Fuente et Venegas, 2012) dans la conservation et la gestion bioculturelle de (Hernández, Franco, Villareal, Camacho et Pedraza, 2011) dans la production caprine, de (Mendoza, 2002) à la gestion du bétail communal, de (Rivera & Marin, 2013) pour diverses entreprises commerciales et de (León, 2015) dans la production de sel, entre autres.

Comme il a été possible d’analyser les cas dans d’autres régions du Mexique, la dévastation écologique et la perturbation environnementale de certains biomes dépassent de loin, en ampleur et en dimension, les processus ou projets de restauration des forêts et des sols (de Bauer, 1998) ou de toute autre nature qui pointe vers la durabilité dans les meilleurs délais.

Dans le cas de La Mixteca, divers projets ont été entrepris - intervention communautaire ou recherche - pour améliorer la situation la situation d’épuisement écologique de la région et de réduire son impact sur la qualité de vie des familles et de leurs communautés (tableau 1)

La(s) Mixteca(s) : una geonarrativa de las complejidades

En definitiva, para el caso de La Mixteca, la literatura sugiere que desde la dominación española se verifica una situación de crisis socioecológica –crisis doble y simultánea-, social en tanto la estructura de dominación de tipo caciquil y también ambiental en virtud de la forma de apropiación del entorno natural. Finalmente, todo un corpus cultural originario que resistió la imposición de la cultura española y que subsiste hasta hoy, inclusive bajo la forma de iconografía o códices (Hermann, 2009).

Sin embargo, ¿cómo es el carácter cultural que reside en esta región de México cuya solidez ha sido capaz de permanecer aún bajo la dominación colonial y en los tiempos de la modernización del país ?

Cosmovisión originaria

Dicho de manera extremadamente sencilla, en la región Mixteca existe una fuerte tradición oral como medio de reproducción cultural, de los saberes ancestrales y de las prácticas tradicionales, lo que se ha transmitido de generación en generación mediante cuentos, leyendas e historias (López Castro & Ruíz Medrano, 2012) y que, entre otras cosas, permitió la reproducción de la cosmovisión originaria.

Así, la fuerza cultural mixteca tiene impacto cotidiano, por ejemplo, en la configuración de la identidad socioétnica de profesionistas oriundos de la región, en donde, sean mestizos u originarios la autoadscripción como Ñuu Savi es más importante que la de mexicano (Ramos, 2010).

En efecto, las representaciones sociales estudiadas en los Ñuu Savi parecieran mostrar un sólido núcleo identitario no con la región sino con la etnicidad propia (Kearney, 1992). Esto redunda en que la identidad propia se construye por el origen comunitario propio y en oposición a las comunidades circundantes, como si fuera una identidad en-conflicto, por decirlo así. Pero que, en la práctica, se traduce en una serie de luchas y demandas que van desde las disputas en contra de los cacicazgos y a favor de la organización campesina, hasta la movilización sindical del magisterio y de los trabajadores urbanos, pasando por el activismo estudiantil, la participación en organizaciones de izquierda y la conformación de colectivos populares suburbanos.

En términos más amplios, entonces, la cosmovisión mixteca se encuentra impregnada en los más recónditos ámbitos de la conformación del sujeto social en la región del mismo nombre

« En el México prehispánico, el riguroso registro del movimiento de los cuerpos estelares fue la base del conocimiento matemático, en el que se sustentaba la ideología “religiosa” (León-Portilla, 1985), que servía, a su vez, a la agricultura, la medicina (Cook, 1988), la arquitectura (Broda, 1991), la administración y la política (Graulich, 1998) (…) Como pilar fundamental de la ideología “religiosa”, se encontraba la concepción de la naturaleza como una entidad viva y sagrada, dado que de ésta provienen el alimento, el refugio, el vestido, y la esencia misma de la cultura (Alarcón-Cháires, 2003) » (Hernández, Mariaca, Vázquez, & Eroza, 2009, p. 17). Entonces, siendo una región altamente biodiversa, el proceso co-evolutivo entre las culturas originarias y la naturaleza, hacen de La Mixteca un territorio altamente privilegiado en términos bioculturales

« La conjunción de la megadiversidad biológica y cultural resulta en un amplio conocimiento, uso y manejo de los recursos naturales ; por ejemplo, se estima en cerca de 3,000 las especies vegetales a las que se les otorga algún uso en Oaxaca » (Vázquez-Dávila, 2010, p. 311).

La cosmovisión originaria y al patrimonio biocultural de los pueblos Ñuu Savi se encuentran consignados en los saberes ancestrales y las formas tradicionales de manejo de su medioambiente. Una acción colectiva contestataria fundamental en la región consiste en el reclamo de la exclusión de tales conocimientos y prácticas como estrategias para el manejo sustentable de los ecosistemas (Kleiche & Waast, 2015).

Pero si la cosmovisión Ñuu Savi tiene un alto contenido biocultural y socioecológico, en sus saberes y prácticas, ¿cómo se ha verificado el proceso de desertificación de La Mixteca ?

Desertificación y antropogénesis

Cuando se reduce la vegetación que crece en el suelo y que ayuda a fijarlo, aumenta la erosión causada por la lluvia y el viento. Esto sucede con la destrucción de los bosques, la labranza inapropiada y el pisoteo excesivo del ganado (sobrepastoreo). Ya cuando se obtiene un arrastre de la capa fértil mayor con las lluvias intensas y en las laderas, resulta que el agua no alcanza a infiltrarse y fluye por la superficie arrastrando el poco suelo que aún queda. Luego, aparecen surcos de pocos centímetros de profundidad cuya compactación impide la filtración del agua para que se recarguen los mantos acuíferos, este ha sido el fenómeno en La Mixteca, en donde casi el 50% de la región muestra signos de erosión moderada y grave (Valdez, Badii, & Acuña, 2015).

Si bien ya se anticipó que durante la colonia española se verificó un proceso de deforestación en La Mixteca, no es claro cómo pudo ello resultar en áreas desertificadas tan vastas, en un contexto sociocultural y cosmogónico altamente biocultural y de tal riqueza socioecológica.

En Chapela (2012) se da cuenta de la grave situación de los bosques en México, cuya numeralia no tiene caso reproducir aquí. Sin embargo, se evidencia que la deforestación y mal manejo de los bosques responde a una compleja red de causas y efectos en donde están implicados los desencuentros de los diversos niveles de gobierno, la desarticulación de los programas de fomento al desarrollo rural, el competitivo mercado forestal, la inexperiencia de las empresas forestales, el desacierto en el manejo y comprensión de los ecosistemas forestales, entre otros. Esto es, un clúster de problemas con muchas aristas en donde la gestión forestal tiene que ser abordada de manera multidimensional y en el que la concurrencia gubernamental, empresarial y comunitaria es fundamental.

No obstante, la bibliografía apunta hacia los desaciertos de un actor relevante en la materia, el Estado (Ruíz, Tamariz, Calderón, Ticante, & Cruz, 1998). Principalmente porque en el afán de generar crecimiento económico, a través del fomento al desarrollo rural, en particular mediante la ganadería, se han otorgado subsidios a proyectos rurales que no contemplaban las consecuencias ambientales de la tala inmoderada del bosque, de la pérdida de la capa vegetal, del sobrepastoreo y la consecuente erosión y pérdida de manantiales.

Por su parte, las comunidades rurales, en su afán de obtener subsidios y recursos monetarios para superar su subdesarrollo, hicieron caso omiso de las implicaciones de un manejo inadecuado de su medioambiente, resultando en poblaciones ahora asentadas en áreas desertificadas, con suelos erosionados y sin fuentes de agua, y con mayor pobreza y marginación que la que originalmente padecían ; así, tenemos que las presiones hacia los bosques y zonas de alta biodiversidad se ven acentuadas con el

« Avance de la frontera agropecuaria en municipios donde los incentivos o desincentivos para dedicar la tierra a actividades agropecuarias, parecen ser mayores a los que existen para aprovecharla con fines de producción forestal, maderable o no maderable ; Avance de pastizales, lo cual podría estar asociado a procesos en donde hay fallas crónicas en la regeneración de la vegetación arbolada, asociadas a un pastoreo mal manejado o la ocurrencia recurrente de fuego (…) y Desertificación en algunos municipios de Zacatecas y de la Mixteca Poblana » (Chapela, 2009, p. 10).

Y, mientras que es relativamente sencillo conocer las causas inmediatas de los procesos de degradación de los ecosistemas, más complicado es entender las dinámicas sociales que las originan ; en parte porque implica asumir responsabilidades y también porque, dado que el problema inmediato es de carácter técnico-forestal-ecológico, se supone que la solución también debe ser de esa índole, sin embargo.

La manera más directa de lograr este relanzamiento de una estrategia de Desarrollo Forestal, parece ser el establecimiento de espacios para la concertación a niveles local o regional de acciones para el aprovechamiento sostenible de largo plazo de los recursos forestales, mediante procesos de descentralización democrática en los que se busque la concurrencia de los diversos actores a favor de un desarrollo humano genuino, legítimo y sostenible (Chapela, 2009, p. 16).

De tal forma, se advierte un problema multidimensional y se propone una ruta de solución que es, en sí misma, harto compleja porque supone concurrencia de intereses y dinámicas institucionales y comunitarias, esto es que

« En México la cuestión de la gobernanza ambiental se relaciona con la cuestión del desarrollo social y económico a través de la soberanía alimentaria y ello de manera compleja (…) la gobernanza ambiental necesita un análisis a la vez sincrónico y diacrónico de la estructura de la producción agrícola mexicana en conjunto, así como de la estructura del mundo rural “tradicional” campesino y autóctono. » (Kleiche & Waast, 2015, p. 124).

A pesar de todo lo anterior, seguimos preguntándonos acerca de el sujeto comunitario, sus prácticas y la situación de degradación ambiental en La Mixteca. ¿Qué ha sucedido en la vida de las poblaciones rurales y de las comunidades originarias Ñuu Savi que han “olvidado” sus saberes socioecológicos y derrochado su patrimonio biocultural ?

Modernización rural : emigración y reproducción social

Ya hemos conocido que los procesos de modernización rural han venido transformado la dinámica de reproducción social en el sector rural en México y que dichos cambios son de carácter hegemónico, mientras que los modos de vida tradicional y medios de vida ancestral se conservan de manera subalterna y resiliente (Espinosa S., 2014). En La Mixteca, no es diferente a los casos en Michoacán, Querétaro, Hidalgo o Jalisco que hemos abordado.

Un fenómeno fundamental es la emigración Ñuu Savi, a otras regiones de México o a los Estados Unidos y –por ello o paralelamente a ello, la conformación de lo que (Meneses & Angeles, 2014) denominan neoindianidad, o sea, la emergencia de un sujeto colectivo bilingüe, de alta movilidad migratoria, asentados en ciudades fuera de La Mixteca, que considera a la educación como una alternativa de crecimiento personal y comunitario, y que se autoidentifican fuertemente con su lengua originaria y comunidad.

A pesar de la fuerte carga étnica del seno familiar Ñuu Savi, este sujeto social originario deviene en un contexto de modernización y se ha apropiado de algunos valores y prácticas modernos, a manera de síntesis. En última instancia, aunque la tradición señale cierta práctica, la modernización dominante implica otra y, para subsistir, necesariamente hay que recurrir a las conductas pertinentes según el caso

« el movimiento de los mixtecos supone también el movimiento de su cultura, de su idioma, de sus lazos personales y familiares, de su sentimiento de pertenencia a una comunidad, que en conjunto se transforman en mecanismos que han permitido la reproducción social del grupo étnico » (Anguiano, 1991, p. 67).

Así, no es una pérdida de su cosmogonía holística naturaleza-humanidad, sino que en las comunidades de La Mixteca existe una reformulación de su núcleo cultural cuyo resultado ha sido la apropiación de la tendencia hacia la modernización rural –monocultivos, mecanización agrícola, explotación de bosques, ganaderización de la actividad campesina, etc.-, con ciertos acentos en su matriz cultural, pero cuya finalidad es la subsistencia familiar.

Dicho de otro modo, aunque existe entendimiento de que la tala inmoderada y el sobrepastoreo causa estragos ecológicos que, eventualmente, harán inviable la actividad –forestal o pecuaria-, la urgencia por obtener recursos monetarios para la subsistencia familiar cotidiana termina por neutralizar la conciencia ecológica y los saberes tradicionales Ñuu Savi. La inmediatez por lograr la sobrevivencia familiar parece ser pieza clave en el aparente desinterés hacia la devastación ecológica en La Mixteca, como lo ha sido en otras regiones de México (Espinosa S., 2014).

En la búsqueda de estos ingresos económicos para la sobrevivencia familiar, un fenómeno posibilitador de ello es la emigración que implica el abandono de las tierras familiares o su renta –eventualmente, su venta- logrando así tener mayor capacidad de consumo de bienes y servicios (Salgado, González, Infante, Márquez, Pelcastre, & Serván, 2010) ; frecuentemente con el coste de sufrir condiciones de trabajo muy arduas (Garduño, 1991).

Por lo anterior, la emigración hacia las ciudades –en México o en los EEUU- ha repercutido en un trastocamiento de las dinámicas étnico-comunitarias en La Mixteca y en la construcción de una territorialidad Ñuu Savi en otras ciudades como describe (Gissi, 2012) para el caso de la Unión de colonos de San Miguel Teotongo en la periferia de la Ciudad de México. Lo anterior, podría explicar el abandono de las tierras heredadas –a pesar de su situación de deterioro ecológico o quizás por ello- por un creciente interés hacia la mejoría de su nuevo territorio urbano y su búsqueda de mayor integración social.

Sin embargo, los procesos actuales de reproducción social en La Mixteca no sólo consideran la subsistencia familiar y comunitaria, si no también la recuperación del deterioro ecológico de la región y el manejo sustentable del territorio, como se aprecia en los análisis de (Rojas, Martínez, Ocampo, & Cruz, 2010) para el caso de las artesanías y sus insumos silvestres, de (Núñez, Fuente, & Venegas, 2012) en la conservación y manejo biocultural, de (Hernández, Franco, Villareal, Camacho, & Pedraza, 2011) en la producción caprina, de (Mendoza, 2002) en el manejo del ganado comunal, de (Rivera & Marin, 2013) para diversos emprendimientos comerciales, y de (León, 2015) en la producción de la sal, entre otros.

Como se ha podido analizar para los casos en otras regiones de México, la devastación ecológica y la disrupción medioambiental de ciertos biomas, superan por mucho, en magnitud y dimensión, a los procesos o proyectos de restauración forestal y del suelo (de Bauer, 1998) o de cualquier otra índole que apunte hacia la sustentabilidad de forma puntual.

Para el caso de La Mixteca, se han emprendido diversos proyectos –de intervención comunitaria o investigación- para mejorar la situación de agotamiento ecológico de la región y reducir su impacto en la calidad de vida de las familias y sus comunidades (Tabla 1).

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