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La police n’est pas là pour sauver les femmes !!!

jeudi 5 septembre 2019, par Robert Paris

Violences conjugales et féminicides : la police n’est pas faite pour sauver les femmes frappées, menacées, violées, tuées…

130 femmes meurent chaque année en France sous les coups de leur compagnon ou ex-compagnon…

Les femmes victimes ne parviennent pas à se protéger ni à compter sur la société pour les y aider et ce n’est pas l’Etat policier, bien plus soucieux de réprimer les plus démunis, qui les y aide !!! On les a bien vues, les forces de répression, quand il s’agissait de frapper violemment des femmes Gilets jaunes manifestant pacifiquement !!!

Macron veut faire de la publicité à son « Grenelle sur les violences conjugales » mais la réalité est ailleurs : l’Etat ne bouge pas le petit doigt pour les femmes victimes de violence. On en a la démonstration tous les jours, et Macron lui-même l’a…

Alors qu’Emmanuel Macron, en visite publique à un centre d’aides au femmes menacées pour démontrer sa préoccupation en la matière, écoutait, incognito, l’appel d’une femme violentée par son mari au centre du 3919, numéro d’appel d’urgence pour femmes battues, il a entendu un gendarme refuser par trois fois de venir en aide à la victime, qui demandait à ce qu’on l’accompagne à son domicile, où se trouvait son agresseur.

Des situations de ce type "c’est toutes les semaines", explique à BFMTV.com Nathalie Rocailleux, directrice de l’AFL (Association Familiale Laïque) Transition dans le Var, une association venant en aide aux femmes victimes de violences conjugales.

Elle raconte avoir relevé "très régulièrement", chez des agents de police "un souci d’écoute, une dissuasion de porter plainte, parfois une culpabilisation de la victime, en parlant de ce qu’elle pourrait faire encourir à l’auteur des violences".

En 2018, le mouvement féministe Groupe F (aujourd’hui "#NousToutes") avait collecté et publié sur une carte de France les témoignages de 500 femmes qui racontent les défaillances vécues dans les différents commissariats ou hôtels de police, où elles se sont rendues pour porter plainte après des violences, une agression ou encore un viol.

Mardi, l’argument invoqué par le gendarme au bout du fil du 3919 est que pour une intervention, il faut un ordre d’huissier. Et ce n’est pas dans le code pénal.

Cela se produit le lendemain d’un assassinat d’une femme par son mari à Cagnes-sur-Mer, dans lequel les policiers prévenus se sont trompés et sont arrivé trop tard : la femme était morte !!

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Et le gouvernement se contente de se faire de la pub. Dans les commissariats, le machisme le plus pur a cours…

2 Messages de forum

  • Femme frappée par un policier, voir la vidéo :

    cliquer ici

    Femme handicapée brutalisée par la police, la vidéo :

    cliquer ici

    Un policier frappe une femme, la vidéo :

    cliquer ici

    Etc, etc…

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  • Confronté à la profonde impopularité de sa politique d’austérité et de répression militaro-policière, le gouvernement Macron a lancé à Paris le 3 septembre un projet majeur de sa rentrée politique, le « Grenelle contre les violences conjugales ».

    Le même jour, Macron signalait l’importance qu’il accorde à cette initiative en écrivant sur son compte Facebook que « la République » n’avait « pas su protéger ces femmes ».

    A l’ouverture du « Grenelle » le 3 septembre, le premier ministre Édouard Philippe a expliqué ces meurtres par un sexisme généralisé parmi les hommes qui nourrirait un climat d’impunité totale. Il a dénoncé « un processus d’emprise sexiste tellement ancré dans nos mentalités et dans nos pratiques que certains hommes se sont habitués à l’impunité », battant la coulpe de la gent masculine : « Depuis des siècles, ces femmes sont ensevelies sous notre indifférence, notre déni, notre incurie, notre machisme séculaire, notre incapacité à regarder cette horreur en face ».

    La présentation de ces meurtres comme étant ancrée dans une mentalité machiste collective des hommes invente un antagonisme violent et inné entre les hommes et les femmes qui n’existe pas. Il n’y a pas de culture ancrée parmi les hommes de tuer les femmes avec lesquelles ils ont une relation. D’ailleurs, ces meurtres n’ont pas bénéficié d’impunité mais ont été poursuivis. C’est la politique de genre qui présente hommes et femmes comme des individus irrémédiablement hostiles, aux intérêts foncièrement incompatibles.

    Ce Grenelle est d’abord une opération politique, visant à désamorcer la colère grandissante provoquée par les violences policières contre l’opposition à sa politique d’austérité et à intensifier les attaques contre les droits démocratiques, en se posant faussement en protecteur des femmes.

    Les mesures du Grenelle sur les violences conjugales ont un tour clairement répressif et anti-démocratique. Des « chambres d’urgences » seront installées dans les tribunaux, ainsi que des locaux pour porter plainte dans les hôpitaux. Surtout, il y aura la généralisation de la surveillance électronique pour les conjoints suspectés d’être « violents », avant même la commission de violences et avant toute condamnation ou même ouverture d’une information judiciaire.

    Compter sur la répression pour sauver les femmes, c’est croire que la police est là pour nous sauver !!!

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