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La révolution prolétarienne mondiale a commencé

vendredi 1er novembre 2019, par Robert Paris

Edito

La révolution prolétarienne mondiale a commencé

Soulèvement social en Irak, au Liban, en Equateur, au Chili, en Algérie, au Soudan, en Haïti, en Guinée, en France… Partout dans le monde la lutte des classes reprend ses droits… Des manifestations monstres, des gouvernants conspués, des répressions impuissantes à endiguer le flot de la révolte… La remise en cause partout de l’ordre établi, de l’ordre social et de l’ordre politique par ceux qui ne sont rien, qui n’ont rien, qui d’habitude ne décident de rien, ne participent à rien, n’ont pouvoir sur rien…

Et c’est bel et bien une tempête sociale, pas nationaliste, pas identitaire, pas ethnique, pas religieuse qui explose en Irak, en Algérie, au Soudan, en Equateur, au Chili... Partout, elle se heurte directement à la réalité du pouvoir : à l’armée !!!

Ce qu’il y a de commun dans ces révoltes. Ce sont celles des plus démunis, des femmes et de la jeunesse. Elles contestent l’ordre social et liens des plus riches avec le pouvoir politique. On assiste à une mondialisation de la révolte. Les peuples ne se laissent plus faire. Ils ne se laissent même pas diriger.

Au Chili, c’est le prix du métro. Au Liban, c’est une taxe sur les appels téléphoniques via Internet. En Russie, c’est une réforme des retraites peu avantageuse. En Equateur, c’est l’arrêt brutal des subventions aux carburants. En France, c’est une taxe sur le carburant… C’est bel et bien la révolte sociale qui met partout le feu aux poudres et pas l’identitaire, pas la religion, pas la race, pas l’ethnie !!! L’augmentation du prix des transports publics est à l’explosion sociale au Chili ce que la taxe de WhatsApp est au Liban, ce que la taxe carbone a été au mouvement des Gilets jaunes en France : la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Cet embrasement sans précédent dans l’histoire démocratique du Chili, sans précédent dans l’histoire de l’Algérie, du Soudan, de l’Irak est l’expression d’un ras-le-bol généralisé contre un système qui privatise à tout-va, creuse les inégalités et ne prodigue presque aucune aide sociale. Ainsi, les Chiliens protestent ainsi contre des abus subis depuis de nombreuses années : la précarité du système de retraite et de santé, l’augmentation du prix des médicaments, la hausse des coûts de l’électricité ou encore les intoxications répétées dans les « zones de sacrifice » très industrialisées et fortement polluées.

Les classes dirigeantes du monde ont parfaitement raison de considérer les grèves spontanées, dites par elles « sauvages », les grèves illimitées auto-organisées, les rassemblements de gilets jaunes, les manifestations des plus démunis comme des prémisses insurrectionnelles de la classe exploitée et ils les traitent, du coup, par une répression sans frein, avec toute l’arrogance, la violence et l’obstination de possédants menacés par les opprimés comme on le voit avec les Gilets jaunes, avec les personnels des Urgences, des Ephad, des cheminots, etc. Les possédants savent bien que la valse des dirigeants syndicaux (promenades même massives des journées d’inaction puis négociations) n’est en rien une menace pour l’ordre des milliardaires et sert même généralement pour réaliser des lâchers de vapeur et retarder les luttes, alors que chaque vraie grève illimitée, auto-organisée, spontanée, sans avertissement, sans respect de cet ordre, même si elle ne concerne qu’une centaine de prolétaires, est comme le son du tocsin pour les exploiteurs.

La vague des révolutions contemporaines a débuté avec la vague de révolte dite des « printemps », pas du tout par hasard, peu après l’effondrement économique du capitalisme mondial de 2007-2008, quand toutes les grandes puissances, tous leurs Etats, toutes les banques centrales ont estimé de concert qu’il était indispensable d’empêcher la faillite de tout trust, de toute grande banque de tout bourse, avec des sommes colossales d’argent public, pour l’essentiel en fausse monnaie, sans aucune garantie derrière, sans production de richesse ni stockage de richesses pour appuyer ces monnaies balancées à hauteur de milliers de milliards de dollars. Ce sont non seulement les « printemps arabes », en particulier en Tunisie et en Egypte mais aussi au Maroc et en Algérie, les révoltes en Afrique et au Brésil, mais aussi la révolte dans tout le monde des anciens « pays de l’Est ». Par la suite, des révoltes sociales ont explosé partout d’Haïti à l’Europe de l’Est, d’Israël à la Palestine, de la France (Gilets jaunes !) à Porto Rico, et du Soudan à l’Algérie.

Et ces révolutions qui touchent dorénavant toute l’Amérique latine mais aussi au Liban ou en Irak, prennent un nouveau caractère. Le niveau de conscience des révoltés étonne le monde. La révolte ne fait pas que conspuer les classes dirigeantes, c’est-à-dire les politiciens, mais aussi les classes possédantes. Ils refusent non seulement toutes les équipes politiques au pouvoir et tous les corrompus qui leur sont liés.

Ils repoussent aussi tous les modes de divisions et d’oppression qui avaient été la règle pendant des décennies. Par exemple, là où les femmes sont particulièrement opprimés comme au Soudan, elles sont à la tête de la révolte. Là où les Amérindiens sont opprimés comme en Equateur, ils sont à la tête de la révolte. Au pays de l’organisation féodale confessionnelle, ils rejettent jusqu’à son principe. Là où le peuple était divisé en chrétiens, druzes, chiites et sunnites, la partie chrétienne dénonce les chefs chrétiens, la partie druze dénonce les chefs druzes, la partie chiite dénonce les chefs chiites et la partie sunnite dénonce les chefs sunnites. Finie la belle division religieuse et clanique ! Le chef de l’Etat libanais, soutenu par tous les clans féodaux et religieux, est tombé sous la pression populaire et ce n’est pas fini !

Dans tous les pays en révolte, ce sont les plus démunis qui sont à la tête de la révolte !! Et partout aussi, ce sont les profits fabuleux des possédants qui sont les plus dénoncés !! On peut dire que c’est presque un seul mouvement de révolte mondial auquel on assiste !!

Oui ! c’est bel et bien la planète entière des démunis, des femmes et des jeunes qui est devenue des gilets jaunes ! Et cette conjonction de mouvements aux quatre coins du monde ne doit rien au hasard : c’est le système qui domine le monde qui a atteint ses limites et approche de sa fin, mais les peuples savent que les possédants ne se laisseront pas pousser dehors sans efforts. Ils le savent aussi parce que partout, y compris dans la « démocratique » France, les forces de répression frappent, arrêtent, blessent et tuent !!! L’Etat est partout au service exclusif des classes possédantes, y compris dans les prétendues démocraties !

Comme avec les gilets jaunes en France, ou comme avec les agents du technicentre SNCF de Châtillon, l’explosion de colère a démarré par une mesure antisociale qui a fait déborder le vase des mécontentements. Et aussi, comme en France, les révoltés ont été dénoncés par les puissants, par les possédants, par les corrompus. Ceux qui détruisent les services publics ont accusé les pauvres révoltés de détruire les services publics !!! Ceux qui démolissent l’économie, la vie sociale, les emplois ont accusé les pauvres révoltés de détruire l’économie, la vie sociale, les emplois !!! Partout, les plus démunis ont été accusés d’être des barbares alors que les barbares, ce sont le un pourcent de riches qui s’enrichissent sur le dos de toute la population. Partout, les possédants se sont autorisés à déclencher une violence répressive sans limite. Mais, partout aussi, cela n’a pas suffi à arrêter le mouvement.

Car l’une des caractéristiques de tous ces mouvements, c’est qu’ils prennent un caractère permanent. L’Algérie, le Soudan n’ont pas plus terminé leur mouvement que la France, pas plus que l’Irak ou le Liban…

Oui, nous sommes entrés dans l’ère de la révolution permanente car les possédants et les classes dirigeantes ont beau reculer sur telle ou telle mesure qui avait provoqué la colère, cela n’empêche pas le mouvement de continuer, de s’approfondir, ou, comme en Algérie, de commencer à s’auto-organiser.

Les travailleurs, les femmes, les jeunes qui sont en mouvement ne disposent pas d’avance des solutions, des réponses, des modes d’organisation, des perspectives toutes prêtes. Pendant des lustres, ils n’ont pas dirigé eux-mêmes leur propre mouvement et le font là pour la première fois, comme on l’a constaté en France avec les Gilets jaunes, avec les personnels des Urgences, avec les personnels des EPHAD, avec les personnels de la Psychiatrie, avec les cheminots des Ardennes, avec les agents du technicentre SNCF de Châtillon, etc., et ils apprennent vite.

Ils apprennent à s’organiser, à décider eux-mêmes des revendications, des modes d’action, des modes d’organisation, de la qualité d’amis ou d’ennemis de tous ceux qui viennent vers eux et sont parfois de véritables adversaires, des trompeurs, des

C’est une véritable lutte de classes mondiale qui se développe, exploiteurs et oppresseurs face aux exploités et aux opprimés. Et la seule véritable perspective ne peut qu’être d’en finir avec l’exploitation et l’oppression que représente l’ancien régime, l’ancien système, l’ancien monde, à savoir celui du capitalisme, de la production pour le profit du capital aux dépens du travail car ce système-monde est devenu incapable de donner des emplois, incapable de maintenir même les anciens emplois, incapable de conserver seulement le niveau de la santé, de l’éducation, de la sécurité, de la démocratie, etc.

Bien sûr, des menteurs et bonimenteurs de toutes sortes vont continuer à présenter les choses autrement, à faire croire que l’ennemi des chiites sont les sunnites et inversement, que l’ennemi des français ce seraient les musulmans, que l’ennemi des hommes seraient les femmes, que l’ennemi des blancs seraient les noirs, que l’ennemi des occidentaux seraient les orientaux, mais ces tromperies ne font que couvrir les crimes des classes possédantes qui sont les seus véritables ennemis du peuple travailleur du monde. Ce dernier ne va pas entrer en lutte tout préparé, tout armé idéologiquement ni matériellement, tout cela mettra du temps. Mais les classes possédantes tremblent : les prolétaires sortent partout de leurs gonds et ils sauront trouver les voies de la transformation du monde dont ils ont besoin. L’ancien système d’exploitation vit sa phase finale.

Il n’y aura pas de pitié des Etats face aux peuples. Partout, les révoltés se heurtent aux armées qui tirent et tuent. Même les « démocraties » en feront autant. Les peuples devront s’adresser aux petits soldats, aux petits policiers et les menacer en même temps que les entraîner. Il faudra briser l’appareil d’état sinon c’est lui qui brisera le peuple travailleur !

C’est la révolution qui est à l’ordre du jour et son pire ennemi sera d’abord ses faux amis, les réformistes politiques, syndicaux et associatifs qui vont recommencer à proposer des « solutions » pour sauver les classes possédantes, et ce sera ensuite tous ceux qui chercheront à nouveau à diviser les peuples entre chiites et sunnites, occidentaux et orientaux, noirs et blancs, femmes et hommes, musulmans et non-musulmans, etc. La perspective du peuple travailleur du monde en révolution ne peut qu’être la fin des corrompus, la fin des profiteurs, la fin des exploiteurs, c’est-à-dire la fin de la propriété privée des moyens de production capitalistes et des capitaux, ainsi que la fin de l’Etat au service des capitalistes !

Tous ceux qui nous disent de bien voter, de bien participer, de bien négocier, de bien élire des gouvernants, de bien nous promener avec les syndicats, de bien participer aux guerres de nos Etats, de bien accepter les sacrifices ne font que nous prendre pour des moutons que l’on envoie à l’abattoir. La révolution, c’est d’en finir avec tous ces menteurs pour nous débarrasser définitivement de tous les profiteurs.

Et on pourra dire que le XXIème siècle aura été le siècle de la véritable Liberté, Egalité, Fraternité, enfin réalisé par le peuple prolétaire, alors que la révolution bourgeoise n’avait fait que le proclamer !

Les gouvernants ont affirmé que la lutte sociale, c’est la guerre ! Eh bien, nous saurons bien retourner cntre eux et leur système pourri leurs armes de destruction !!!

Travailleurs, organisons nous-mêmes nos luttes. Comme les Urgences et les cheminots, décidons aujourd’hui de nos revendications et de nos modes d’action et nous déciderons demain de tout le fonctionnement de la société, cela seul est un avenir qui en vaille la peine !!!

30 Messages de forum

  • C’est une véritable marée humaine qui a déferlé dans les rues d’Alger !!!!

    La révolution commence en Algérie !!!

    Le général Salah, dictateur en chef, est devenu la cible des manifestants !!!

    Ils réclament un pouvoir civil, sans les politiciens de tous bords, sans les relations avec les profiteurs, sans le pouvoir du grand capital !!!

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  • Au Liban rien ne semble pouvoir arrêter la déferlante de contestation inédite contre le pouvoir, accusé de corruption et d’impéritie. Deux jours après la démission du premier ministre, Saad Hariri, le président, Michel Aoun, a appelé, jeudi 31 octobre, à la formation d’un gouvernement composé de ministres choisis pour leurs « compétences ».

    Le chef de l’Etat, qui s’exprimait à l’occasion du 3e anniversaire de son accession à la présidence, s’est engagé à « poursuivre la lutte contre la corruption » et à œuvrer en faveur de la formation d’un cabinet capable de répondre aux « aspirations des Libanais (…) et de réaliser ce que le gouvernement précédent a failli » à faire.

    "Partez tous !" ont répondu les manifestants ! A peine le discours terminé, les manifestants massés au centre de Beyrouth ont scandé « Tous veut dire tous ! », un slogan-phare de la contestation exprimant le souhait des manifestants de voir partir tous les dirigeants au pouvoir, sans exception.

    « Dégage, dégage, tu as affamé tout le monde ! » et « Le peuple veut la chute du régime ! » ont également crié les manifestants qui suivaient le discours en direct, retransmis sur un écran géant.

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  • Les grandes lignes du projet de réforme de retraites de Macron ont été dévoilées en plein mois de juillet. Le passage au système à points, l’abandon du calcul sur les 25 meilleures années, et la possibilité d’un taux plein à seulement 64 ans auront une conséquence évidente : la réduction des pensions et le creusement des inégalités entre retraités, cadres et ouvriers, hommes et femmes. Tout en ouvrant un peu plus les retraites aux marchés financiers, via le système de la capitalisation.

    Et, en même temps, il y a une attaque massive contre les chômeurs… les conditions d’accès à l’indemnisation chômage seront restreintes,

    Pour ouvrir des droits à indemnisation, il faudra avoir travaillé au moins six mois sur les 24 derniers mois (contre quatre mois sur les 28 derniers actuellement), sauf pour les plus de 53 ans où la période de référence restera de 36 mois.
    Le seuil permettant un rechargement des droits, lorsqu’on travaille pendant sa période de chômage, est par ailleurs fortement durci. Jusqu’à présent, si un demandeur d’emploi travaillait au minimum un mois (ou 150 heures), il voyait sa durée d’indemnisation prolongée d’autant. Dorénavant, il lui faudra aussi au moins six mois pour en bénéficier. Et ce changement est loin de faire l’unanimité.
    À ces mesures s’ajoutera dès le 1er avril 2020 des mesures qui acteront une baisse des allocations mensuelles pour une partie des chômeurs. Conséquence, une grande partie des demandeurs d’emploi devrait voir ses droits réduits. En tout, ce sont 1 million et demi de demandeurs d’emploi qui pourraient être concernés…

    En même temps, le gouvernement poursuit sa destruction de la santé et de l’hôpital public avec des fermetures de lits d’hôpitaux et des restrictions budgétaires…

    Oui ! Ce qui vient inévitablement c’est la révolution sociale !!!

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  • La cause directe de la révolution mondiale, c’est le gouffre social entre riches et pauvres.

    En 2018, 14,7 % des Français — c’est-à-dire 9,3 millions de personnes — vivaient sous le seuil de pauvreté. Sous l’effet de la crise, le taux de pauvreté monétaire avait bondi à 13,2 % en 2008, puis à 14,6 % en 2011.

    Cette montée de la pauvreté en 2018 est due en grande partie à la baisse des allocations logement (APL) subie par les locataires du parc HLM (en moyenne, 60 euros par ménage et par mois).

    Pour aggraver cela et accentuer la crise sociale, Édouard Philippe a concocté sa réforme de l’assurance-chômage, destinée à faire près de trois-milliards et demi d’euros d’économies. Dévoilée le 18 juin dernier, ses principales mesures devraient s’appliquer le 1er novembre prochain puis le 1er avril 2020 : durcissement dans l’ouverture du droit à l’indemnisation et réduction du montant de l’allocation pour les plus précaires. Son public cible : les abonnés au CDD, à l’intérim, au temps partiel subi. C’est-à-dire les plus jeunes, les moins qualifiés, les femmes et tous ceux qui s’ingénient à trouver de multiples arrangements pour ne pas perdre leur vie à la gagner.

    Au total 1,2 million de personnes sur 2,6 millions de chômeurs indemnisés (avec une allocation médiane qui plafonne à 950 €) auront à souffrir d’un ou de plusieurs effets de la réforme. C’est l’Unédic, l’organisme paritaire gestionnaire de l’assurance-chômage, qui le dit : « Moins de demandeurs d’emploi ouvriront un droit ; pour certains allocataires la durée du droit sera plus courte ; l’allocation journalière sera plus faible pour les personnes ayant travaillé de manière discontinue. »

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  • Quelques jours à peine après la « journée mondiale de lutte contre la pauvreté » célébrée chaque année le 17 octobre, le gouvernement envisage de supprimer l’Observatoire national de la pauvreté et de l’exclusion sociale (Onpes). Un tel symbole ne pouvait passer inaperçu.

    Les classes possédantes n’ont plus besoin d’observatoires mais seulement de coups de bâtons et de flash-balls !!!

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  • Il est d’autant plus urgent de casser le thermomètre que la réforme de l’assurance chômage qui va entrer en vigueur dans quelques jours va rapidement monter en puissance et transférer un nombre toujours plus important de travailleurs précaires vers les ultimes filets de la solidarité, c’est-à-dire en situation de pauvreté de plus en plus intense et chronique, même en travaillant. De la même manière, les attaques successives contre le régime des retraites n’ont pas tant pour objectif de faire travailler les gens plus longtemps1, mais bien de réduire drastiquement le montant des pensions à servir, ce qui laisse entrevoir une explosion prochaine de la pauvreté des personnes âgées.

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  • Le plan pauvreté de Macron dévoilé le 13 septembre 2018, c’est 8,5 milliards d’euros sur 4 ans, cela fait 228,50 €… par an et par pauvre, soit 19 €/mois. À titre de comparaison2, la baisse des allocations logement3 a économisé pour 2019… 800 millions d’euros et que les nouvelles règles de calcul devraient dégager dès l’année prochaine un peu plus de 2 milliards d’euros  ! Comparaison n’est pas raison, mais la suppression de l’ISF a rapporté 6500 €/an en moyenne par an aux plus riches, avec un cout pour les finances publiques de 4,5 milliards d’euros par an… pour l’instant.

    19 balles d’euros, ça parait un peu court pour sortir qui que ce soit de la pauvreté. Mais comme pour la plupart des innombrables plans qui se succèdent depuis des décennies pour soi-disant aider les populations démunies ou les quartiers abandonnés de tous, l’argent si chichement distribué depuis le sommet de la pyramide4 s’évapore mystérieusement bien avant d’avoir pu ruisseler ne serait-ce que sous forme de rosée matinale.

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  • Quelle perspective de cette révolution mondiale ?

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  • La révolution prolétarienne mondiale a commencé 4 novembre 05:57, par Robert Paris

    La perspective, c’est d’abord d’entraîner la fraction la plus décidée du prolétariat à se faire confiance, à discuter, à définir des amis et des ennemis, à déterminer des aspirations générales pour toute la société, à les faire connaître à toutes les couches sociales opprimées et menacées, à les lier aux femmes révolutionnaires, aux jeunes révolutionnaires, aux chômeurs, aux quartiers pauvres... C’est ensuite de faire de leurs comités, de leurs assemblées, de leurs conseils des formes d’organisation politique visant à diriger, à décider et à agir pour appliquer ces décisions, formes qui postulent ainsi au pouvoir, en amenant les petits soldats et petits policiers à reculer, à refuser, à se mutiner, à donner leurs armes en refusant de tirer sur le peuple travailleur. En somme, la perspective, ce n’est pas de participer au pouvoir mais de détruire le pouvoir capitaliste et de construire un pouvoir d’une nature absolument nouvelle où le peuple travailleur décide de tout et le capital de rien pour mettre en place la nouvelle société débarrassée de la propriété privée des moyens de production et des capitaux.

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  • En Irak, la contestation se poursuit... En un mois de manifestations, plus de 250 personnes sont mortes.

    De nouvelles violences ont opposé dans la nuit de vendredi 1 à samedi 2 novembre les forces de l’ordre aux manifestants, qui continuent d’occuper sans interruption la place Tahrir de Bagdad pour réclamer « la chute du régime » irakien, en dépit des promesses de réformes des autorités.

    Une personne a été tuée et des dizaines ont été blessées dans les violences de la nuit, qui se sont déroulées comme les jours précédents sur deux ponts de la capitale proches de Tahrir : al-Joumhouriya qui mène à l’intérieur de la « zone verte », siège du pouvoir, et Senek, qui la borde, ont indiqué des sources médicales à l’AFP.

    Les manifestants sur la place Tahrir : "il ne faut surtout pas qu’on perde tout en acceptant « les fausses réformes » proposées par le pouvoir."

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  • Face au raz de marée populaire de la manifestation du premier novembre qui ramène la mobilisation à son plus haut niveau le jour anniversaire de l’indépendance, le pouvoir a été consulter le pouvoir russe, son principal soutien !!!

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  • Les accusations de violation des droits de l’Homme par les forces de l’ordre chiliennes se multiplient. Mardi, deux lycéennes ont été blessées par des tirs de plombs de chasse effectués par des policiers. L’un d’eux a été arrêté et doit être traduit en justice. Le parquet chilien a annoncé mercredi l’inculpation de 14 policiers pour des actes de torture commis contre deux personnes dont un mineur. « Dans les deux cas, nous avons des vidéos qui confirment les versions des victimes et des constatations des lésions respectives », a déclaré le procureur régional Manuel Guerra. L’Institut national des droits de l’Homme (INDH), un organisme public indépendant, a entrepris 181 actions judiciaires pour homicide, tortures, violences sexuelles possiblement commises par des membres des forces de l’ordre. Un tribunal de Santiago a accepté mercredi une plainte présentée contre Sebastian Pinera en personne pour sa responsabilité présumée dans des crimes contre l’humanité commis par des policiers ou des militaires pendant la crise sociale. Le chef de l’État a renouvelé son soutien aux policiers ainsi qu’aux soldats qui ont patrouillé dans les rues pendant les neuf premiers jours de la crise dans le cadre de l’état d’urgence décrété par le président. Trois semaines après les débuts d’une intense crise sociale qui s’est soldée par la mort de 20 manifestants, aucune issue ne se semble se profiler au Chili, malgré les quelques concessions faites par le pouvoir. Mercredi, des rassemblements, interdits par la police au centre-ville, se sont étendus jusqu’aux quartiers aisés de la capitale, Santiago.

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  • En Irak, le mouvement de colère qui secoue le pays a une nouvelle fois été réprimé dans le sang, comme cela a été le cas à plusieurs reprises depuis le début de la semaine. Les tirs à balles réelles des forces de l’ordre ont fait six morts jeudi à Bagdad et quatre à Bassorah, dans le Sud de l’Irak, lors de nouveaux rassemblements antigouvernementaux, a-t-on appris de sources policières et médicales. Les forces de l’ordre ont également tiré à balles réelles pour disperser des manifestants rassemblés aux abords d’un bâtiment administratif local, a-t-on ajouté de sources policières. L’Irak est secoué depuis plus d’un mois par un vaste mouvement contre la corruption, la pénurie d’emplois et les conditions de vie, dont la répression a fait plus de 260 morts. Les manifestants réclament le départ de la totalité de la classe politique et dénoncent la corruption, la misère, les grandes fortunes, le pouvoir au service des profiteurs…

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  • Rosa Luxemburg : « Que nous enseigne toute l’histoire des révolutions modernes et du socialisme ? La première flambée de la lutte de classe en Europe s’est achevée par une défaite. Le soulèvement des canuts de Lyon, en 1831, s’est soldé par un lourd échec. Défaite aussi pour le mouvement chartiste en Angleterre. Défaite écrasante pour la levée du prolétariat parisien au cours des journées de juin 1848. La Commune de Paris enfin a connu une terrible défaite. La route du socialisme - à considérer les luttes révolutionnaires - est pavée de défaites. Et pourtant cette histoire mène irrésistiblement, pas à pas, à la victoire finale ! »

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  • La révolution prolétarienne mondiale a commencé 13 novembre 05:55, par Florent

    En renversant Morales en Bolivie, qui était le dernier paravent de la classe capitaliste, les possédants et les forces de répression viennent de pousser les classes exploitées et opprimées à l’insurrection et celle-ci vient de gagner La Paz et Palo Alto où les prolétaires ont pris les armes !!!

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  • Les commentaires du dirigeant de fonds spéculatif américain Ray Dalio, l’un des hommes les plus riches du monde avec une valeur d’environ 17 milliards de dollars, selon lesquels la montée des inégalités fait peser sur le monde la menace d’une révolution sociale violente, indiquent ce qui a alimenté la recrudescence de la lutte des classes aux États-Unis et dans le monde au cours de la dernière année.

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  • La tension est montée d’un cran mercredi au Liban, à la suite d’une interview du président Michel Aoun. Des milliers de Libanais en colère ont bloqué des routes dans le pays et manifesté près du palais présidentiel mercredi, après des déclarations du président Michel Aoun semblant ignorer leurs revendications et la mort d’un manifestant. Alors que le mouvement de contestation inédit lancé le 17 octobre réclame le départ de l’ensemble de la classe politique, jugée corrompue et inapte, M. Aoun a lancé mardi soir à la télévision que les révoltés qui jugent qu’aucun homme politique parmi les dirigeants n’est décent, ce sont eux, les manifestants, qui doivent « émigrer ».

    Cette déclaration particulièrement a provoqué aussitôt l’ire des manifestants qui ont mis le feu la nuit à des bennes à ordures et des pneus, bloquant artères et routes dans plusieurs villes. Brandissant des drapeaux libanais, ils se sont dirigés mercredi par centaines vers le palais présidentiel de Baabda, dans les hauteurs de Beyrouth, mais ont été bloqués par l’armée qui a fermé toutes les routes y menant avec des barrières de barbelés. En soirée, ils ont installé des tentes non loin. « Il y avait beaucoup de mépris dans les déclarations du président, peut-être il considère que nous n’existons pas, alors nous sommes venus lui faire entendre notre voix" » a déclaré Angie, une ingénieure de 47 ans. « Notre espoir dans le Liban est grand et nous ne voulons pas émigrer » !

    Ailleurs dans le pays, des manifestants ont brûlé des pneus et bloqué des axes routiers aux entrées de la capitale, à Tripoli et dans le Akkar (nord) et dans la Bekaa (est). Des altercations ont eu lieu par endroits, des soldats tentant de débloquer les routes. À Tripoli, des milliers de manifestants se sont rassemblés en soirée dans le centre de la capitale du Nord. « Nous comptons bloquer la plupart des routes principales, toutes les administrations publiques et bientôt les responsables dans leurs propres maisons ! », a affirmé à l’AFP Antoine Saad, qui avec des dizaines d’autres jeunes bloquent une route à Jal el-Dib près de Beyrouth. « Le président s’adresse à son peuple avec mépris. Il doit comprendre que le peuple ne veut plus de lui et qu’il doit partir ! ».

    Depuis, les tractations pour former un gouvernement se font attendre alors que les manifestants réclament un gouvernement d’indépendants et de technocrates et disent leur exaspération face à l’absence de services publics - graves pénuries d’eau et d’électricité principalement -, au chômage et à la corruption, avec une classe dirigeante quasi inchangée depuis des décennies. « Où est-ce que je peux aller les chercher (ces indépendants, NDLR) ? Sur la lune ? », a dit Michel Aoun en proposant un gouvernement de technocrates et d’hommes politiques. « Si, au sein de l’Etat, il n’y a personne qui leur (les manifestants) convient, qu’ils émigrent ! » « Aoun attise la révolte », a titré le quotidien An-Nahar.

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  • La révolution prolétarienne mondiale a commencé 17 novembre 06:36, par Florent

    La révolution va-t-elle gagner la République tchèque et l’Iran ?

    Elle est plus active que jamais en Bolivie, au Liban, en Irak, en Algérie, au Soudan, au Chili et… en France !!!

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  • Un mois après le début des manifestations, et malgré quelques timides réformes sociales de la part du gouvernement Piñera, la situation semble toujours paralysée. Les Chiliens continuent de manifester tous les jours autour de la Plaza Italia, de plus en plus équipés pour faire face à la répression policière. Infatigables, ils ne sont pas prêts de relâcher la pression qui pèse sur l’exécutif conservateur. Parviendront-ils à finalement faire tomber le système hérité de Pinochet ?

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  • Des manifestations monstres ont lieu au Liban pour réclamer la fin du « système confessionnel »...

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  • Des centaines de milliers de Tchèques, selon les chiffres de la police, ont investi samedi 16 novembre le centre de Prague pour demander le départ du premier ministre, le milliardaire Andrej Babis, à la veille du trentième anniversaire de la révolution de velours qui marque le renversement du régime communisme dans l’ancienne Tchécoslovaquie.

    Le populiste Babis, lui-même ancien communiste, est confronté à une série d’accusations de corruption et à une enquête de la Commission européenne sur un conflit d’intérêts possible autour de son holding Agrofert regroupant différentes activités dans ses vastes exploitations agricoles, dans les médias et dans le secteur chimique. L’intéressé rejette ces allégations.

    Il est aussi identifié comme agent, dans des dossiers secrets de la police des années 1980, ce que le milliardaire a fermement démenti. Son gouvernement de coalition minoritaire est soutenu au Parlement par le Parti communiste.

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  • Des milliers d’Iraniens ont de nouveau manifesté samedi dans plusieurs villes du pays au lendemain de l’annonce surprise par le gouvernement d’une hausse du prix de l’essence et de la mort d’un civil lors d’une manifestation, selon les médias locaux.

    La réforme a été présentée comme une mesure dont les bénéfices seront redistribués aux ménages en difficulté, dans un pays pétrolier dont l’économie -asphyxiée par les sanctions américaines- devrait se contracter de 9% en 2019, selon le Fonds monétaire international (FMI).

    Pour le deuxième jour consécutif, des Iraniens sont descendus dans les rues et les protestations se sont étendues à de nouvelles villes, selon l’agence officielle Irna.

    A Téhéran, certains manifestants ont été vu en train de bloquer une route, tandis que d’autres étaient rassemblés autour d’un véhicule en feu. Des scènes similaires ont été rapportées à Chiraz et Ispahan (centre).

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  • La révolution prolétarienne mondiale a commencé 18 novembre 05:35, par Florent

    La révolution sociale mondiale qui vient…

    Socialisation des moyens de production ou esclavage infra-capitaliste, pouvoir aux travailleurs ou fascisme, telle est l’alternative

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  • La révolution prolétarienne mondiale a commencé 18 novembre 05:35, par Florent

    Les manifestations monstres se multiplient : Prague, Alger, Santiago, Islamabad, Conakry, Barcelone, Hong Kong, Londres, Bagdad, La Paz, etc…

    https://news.google.com/search?q=ma...

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  • La révolution prolétarienne mondiale a commencé 18 novembre 05:39, par Florent

    Le président s’excuse pour les violences policières.

    Ce n’est pas le président Macron en France mais le fasciste Piñera au Chili !!!

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  • Accusé par tous les partis d’opposition d’être arrivé au pouvoir illégalement avec l’appui de l’armée, le Premier ministre Imran Khan fait face à une contestation sans précédent depuis son élection à l’été 2018.

    C’est un coup de semonce très sévère pour Imran Khan. Arrivé aux commandes du Pakistan en août 2018, l’ancien capitaine de l’équipe nationale de cricket est actuellement conspué par une foule de dizaine de milliers de personnes qui a envahi les rues d’Islamabad, la capitale, vendredi 1er novembre. Trois jours après, les manifestants arrivés à pied de Karachi, après avoir traversé les provinces du Sindh et du Pendjab, sont toujours sur place, indique le Daily Times.

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  • « La contestation est mondiale

    Malaise profond, ralentissement économique, creusement des inégalités, corruption, écrasement des classes moyennes, jeunesse sans avenir, marginalisation politique… Le monde est en proie à une flambée de mouvements contestataires. »

    Celui qui fait ce constat n’a rien de révolutionnaire : c’est le journal bourgeois modéré "Le Monde" !!!

    Lire ici

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  • Grève générale en Irak, les syndicats appellent à la chute du régime

    Voir ici

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  • La répression de la révolution sociale en Iran est un véritable bain de sang !!! Et le pouvoir est directement attaqué jusque dans ses milices religieuses ! Le peuple travailleur ne baisse pas les bras !!! Le pouvoir maintient ses mesures d’austérité et attaque même davantage ! Arrestations, tortures et assassinats à balles réelles dans les rues...

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  • Le gouvernement de Macron réprouve la violence de la répression en Iran et à Hong Kong mais pas... en France !!!

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