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A qui profite le crime Covid ?

lundi 13 juillet 2020, par Karob, Robert Paris

édito

A qui profite le crime Covid ?

600.000 morts et treize millions de blessés, ce n’est pas le bilan d’une guerre mondiale mais celui, très provisoire, du coronavirus Covid-19 ! Plus exactement, c’est surtout le bilan des politiques des gouvernants face à la pandémie, politiques qui ont consisté aussi bien à nier le risque, à refuser les précautions, à détruire les politiques publiques de santé, à démolir l’hôpital public, à refuser d’embaucher massivement des personnels soignants, à refuser de payer suffisamment ces personnels, à refuser que la santé publique soit autre chose qu’un enjeu de profit privé des trusts comme un autre, à refuser de doter la population des moyens de se défendre (informations fiables sur les risques, sur les modes de propagation, sur les modes de contamination, sur les moyens de détection, explications correctes sur les modes d’utilisation des moyens de protection, des moyens de détection, des test, des soins face à la maladie et matériels en quantité suffisante gratuits).

Ils nous disent que c’est une guerre, alors ce bilan est celui d’un crime de guerre et d’un crime de masse, d’un génocide. Et comme nous sommes dans une société plus que jamais divisée en classes, sociales, c’est une guerre de classe. Plus la pandémie dure, plus elle frappe d’abord les plus pauvres, les plus opprimés, les moins bien soignés, les moins bien logés, les plus contraints de travailler dans n’importe quelles conditions, les plus contraints de prendre les transports en commun, ceux qui travaillent le plus sans sécurité… C’est donc un crime de la classe exploiteuse. Et il se double d’un crime social consistant à faire perdre leur emploi à une fraction de plus en plus considérable de la population, à confiner des gens dans des conditions de logement qui ne le permettent pas sans grands risques supplémentaires, à refuser de soigner les plus pauvres, etc.

Il y a eu la volonté de négliger la maladie de manière systématique, de publier des avis soi-disant scientifiques selon lesquels il n’y avait pas de danger sérieux. Il y a eu la volonté de ne pas préparer les hôpitaux publics à la menace, en particulier de ne pas investir massivement dans ce secteur, en embauchant et en se procurant des matériels. Pire même, la politique de destruction de l’hôpital public s’est poursuivie… Il y a eu des contre-informations systématiques tout du long du développement de la pandémie, et même des mensonges systématiques accroissant méthodiquement les risques mortels pour la population. Par exemple, refus de rappeler que les matériels peuvent être porteurs de virus, refus de rappeler que l’air (aérosols, microparticules) en est porteur. Déclarations selon lesquelles les tests systématiques n’étaient pas nécessaires et refus d’en fournir aux médecins généralistes et aux infirmières. Déclarations selon lesquelles les masques n’étaient pas nécessaires à la population et refus de leur en fournir, en cachant même l’existence de stocks publics de masques là où il y en avait, et y compris destruction de certains stocks. Déclarations selon lesquelles les tests systématiques n"étaient pas nécessaires et refus d’en fournir. Refus d’acheter et de produire massivement des matériels respiratoires...

En somme, tout a été fait pour aider la maladie à se développer, à commencer par le fait de laisser les gens prendre les transports en commun et aller travailler et mourir au travail… Le bilan n’a donc rien de naturel. Il est social. Il est le bilan d’un système social.

Le système capitaliste, s’il a méthodiquement laissé se développer la maladie et continue de le faire, doit bien avoir ses raisons. Cela semble irrationnel, absurde autant que scandaleux, mais c’est seulement parce que cette rationalité nous échappe et que tous les commentateurs refusent de nous éclairer. Parce qu’ils refusent de mettre fondamentalement en cause le système.

Comme par un effet d’un hasard extraordinaire, Covid a frappé la planète au moment même où tout le monde des affaires prévoyait un effondrement économique mondial d’une ampleur et d’une profondeur inconnue jusque là. A partir du moment où un très nombre de gens sont morts du Covid et ont vu leur vie menacée par lui, les causes réelles de cet effondrement économique qui était la suite de celui de 2007-2008, jamais réglé et toujours seulement retardé, ont pu sembler disparaitre devant une seule cause apparente : un arrêt momentané de l’économie qui aurait été causé par le confinement, lui-même justifié par le fait que les autorités auraient souhaité protéger la population des risques mortels. En fait, un simple arrêt momentané d’activité d’un trust pourrait difficilement causer une faillite de celui-ci et d’autant moins que les pouvoirs publics n’ont pas refusé leur aide financière immédiate et massive. Et pourtant, on a vu tous les trusts annoncer qu’ils étaient menacés de faillite, devaient comprimer les effectifs, fermer des usines, s’attaquer aux salaires et aux conditions de travail. Depuis, même si ces risques sanitaires mondiaux sont toujours bel et bien présents, ces mêmes autorités ont renvoyé les gens au travail en déconfinant. Mais, confinement ou déconfinement, l’effondrement capitaliste poursuit son œuvre même si les milliers de milliards distribués par les Etats et les banques centrales sur les marchés financiers provoquent des hausses boursières artificielles.

Toute la presse économique, tous les commentateurs politiques, y compris gouvernementaux du monde, tous les sommets mondiaux prévoyaient une chute générale à la fin 2019 parce que tous les mécanismes mis en place en 2008 pour retarder cet effondrement s’épuisaient. Aujourd’hui, ils font tous semblant d’oublier avoir jamais dit cela et font comme si c’était le Covid qui avait tout fait… Vu la gravité de la situation sanitaire, et notamment le nombre de morts, le grand public n’a aucun mal à les croire et pourtant tout cela est faux. Les crises sanitaires n’ont jamais fait chuter le capitalisme et ici encore telle n’est pas la vraie cause de l’effondrement.

La chute économique, d’une ampleur inconnue jusque là, dépasse les anciennes crises économiques classiques et leurs interprétations et ce n’est pas parce qu’elle serait causée par une pandémie. Ce n’est ni une maladie sanitaire ni même une maladie du capitalisme que nous subissons mais c’est son terme, sa limite qui est atteinte et ne permet qu’une seule issue : la chute, le capitalisme étant incapable d’autre chose que de suivre une voie exponentielle, soit ascendante, soit descendante. Les capitaux ne peuvent miser qu’à la hausse ou à la baisse, y compris miser sur une chute générale. L’investissement ne vise qu’à anticiper les mouvements et non à les diriger dans un sens. L’investisseur ou le prêteur qui gagne est celui qui a anticipé le mouvement qui vient, fut-ce la faillite d’une entreprise, d’un secteur et même la chute générale du système ! Les capitaux ne visent pas spécialement le développement de la production et des échanges, mais plutôt l’accroissement du capital qui peut aussi provenir de leur baisse.

Ainsi, depuis Covid, le total grand capital s’est encore accru, malgré les faillites en augmentation, montrant que le capital peut profiter des chutes aussi aisément que des croissances.

D’ailleurs, ce n’est pas Covid mais le grand capital qui licencie, ferme des usines, réduit les effectifs, vire les précaires, ruine la population, détruit les systèmes de santé publique, assassine les hôpitaux publics, envoie à la mort des ouvriers en les obligeant à retourner au travail en pleine pandémie, impose de nouvelles conditions de travail, de charges, de vacances, de repos, de salaires aggravées par rapport à la période précédente. Ce n’est pas Covid qui impose que les sommes colossales d’argent public ne servent pas à aider la population mais à renflouer les caisses du grand capital, augmentant celui-ci alors qu’il s’est moins investi dans la production de richesses, sous prétexte de sauver sa pérennité.

Ce n’est pas Covid, mais le grand capital, via les gouvernants à sa solde qui laisse une partie de plus en plus grande de la population mondiale au chômage, sans ressources, sans sécurité et sans droits, qui impose, période de confinement ou de déconfinement peu importe, des régimes policiers et militaires plus dictatoriaux et violents que jamais, qui pousse à toutes les confrontations interraciales, interreligieuses, internationales. Leur guerre, comme ils disent, n’est pas sanitaire, elle est sociale et politique. Elle n’est pas dirigée contre la maladie mais contre nous, le peuple travailleur du monde.

Ce n’est pas la maladie qui justifie que les hôpitaux ne touchent pas d’argent pour embaucher du personnel ou se doter de matériels nécessaires, alors que les trusts, les banques, les financiers, les spéculateurs ont caisse ouverte auprès des Etats et des banques centrales, recevant pour prix d’une activité économique nuls et de licenciements massifs des cadeaux de milliers de milliards de dollars alors qu’on rationne la santé publique mondialement menacée !!! Ce n’est pas la maladie qui justifie qu’on jettera bientôt plus de la moitié des salariés du monde au chômage et à la rue !!! Ce n’est pas la maladie qui justifie qu’on réprime violemment toutes les manifestations de colère dans le monde et qu’on donne de plus en plus de droits à la police et à l’armée pour le faire !!! Non, ce n’est pas la santé des populations qui dicte ces lois nouvelles, c’est l’intérêt du grand capital confronté à ses propres limites, ayant atteint ses limites de capitalisation, c’est-à-dire incapable d’accroître la masse de ses capitaux en investissant dans la production, comme il était capable de le faire dans sa phase dynamique, même ponctuée de crises cycliques détruisant une partie des richesses produites précédemment. Actuellement, tout au contraire, ce n’est pas la production qui est l’essentielle source de ses profits mais la spéculation et les aides publiques. Le grand capital ne vit plus qu’en prédateur, en prévaricateur, en sangsue, en destructeur de la société tout entière, y compris en destructeur de son propre système, du moment qu’il en profite pour prolonger un tant soi peu la durée de ses profits et la masse de ceux-ci. Mais autant le système était durable du moment qu’il se fondait sur un accroissement de la richesse totale produite, autant il ne l’est plus dès lors qu’il se fonde sur le vol des fonds publics organisé par la puissance publique elle-même, entièrement vendue au grand capital, et quels que soient les gouvernants capitalistes et leur couleur politique.

Les trusts qui se sont enrichis grâce à Covid ne sont pas seulement ceux qui ont produit des masques, des gels hydroalcooliques, des matériels respiratoires, et produisent maintenant des produits pharmaceutiques notamment des médicaments contre Covid ou des tests ou encore des antiviraux et vaccins, plus ou moins efficaces ou faussement efficaces pour ne pas dire nuisibles. Ce ne sont pas seulement les bandits des trusts pharmaceutiques qui ont profité. Tous les trusts, toutes les banques, tous les financiers, toutes les bourses sont arrosés à coup d’argent public au moment même où, du fait de la pandémie, cet argent devrait le plus être exclusivement réservé à développer des moyens médicaux pour sauver les malades.

On refuse l’accès aux hôpitaux publics débordés aux personnes âges des Ephad malades de Covid sous prétexte qu’il n’y pas assez de places, pas assez de matériels respiratoires, mas assez de personnels, pas assez de lits, pas assez d’hôpitaux mais on refuse le centième de l’argent distribué au grand capital pour pallier à ces déficiences de la santé publique !!!

Ce n’est pas pour faire face à Covid qu’on distribue des milliards à Renault, à Airbus, à Air France, à Areva, à Sanofi, à Safran, aux banques…

Ces trusts et ces banques étaient en faillite avant Covid et la pandémie sert seulement de prétexte à leur renflouage sur fonds publics, à leurs plans de licenciements toujours appelés hypocritement plans de « sauvetage de l’emploi », de la même manière que les politiques de coulage systématique de la santé publique sont appelées hypocritement « guerre » pour la santé publique !!!

Rien dans les réactions des gouvernants capitalistes ne montre qu’ils ont tout fait pour combattre la maladie, à commencer par informer les populations du fonctionnement de celle-ci et des moyens pratiques de s’en protéger. Dès le début, des spécialistes ont alerté sur le fait que Covid naviguait dans l’air via les microparticules et les gouvernants ont fait la sourde oreille, prétendant qu’il n’allait que d’homme à homme, sur une distance inférieure à un mètre, d’où la prétendue distance barrière. Dès le début, ces spécialistes ont reconnu l’utilité des masques, contrairement aux gouvernants qui ont prétendu qu’ils étaient réservés aux personnels de santé, tout en ne leur en fournissant pas ! Et on n’en finirait pas de citer toutes les absurdités et les mensonges des méthodes des Etats contre la pandémie, sans parler de ceux des gouvernements qui nient simplement Covid et ne veulent pas prendre de mesures. Oui, disons-le clairement, nous affirmons que la pandémie a bien arrangé les capitalistes et leurs suppôts des gouvernements capitalistes, car elle a couvert d’un voile de défense des populations des politiques tournées contre ces populations et servant le grand capital dans une phase de chute historique sans précédent.

Réprimer les populations, répondre à la vague des révolutions sociales qui a parcouru le monde par les répressions militaires et policières, ils n’avaient pas attendu Covid pour le faire mais, maintenant, ils le font tous sous couvert de la guerre contre Covid. Ils écrasent le Hirak algérien comme les révoltes d’Amérique latine ou d’Asie sous la justification d’éviter la propagation de la maladie. Au même moment, ils imposent aux travailleurs de retourner au boulot, empruntant les transports en commun hauts lieux de propagation du virus, en les menant ainsi directement à la mort, alors que les rassemblements et manifestations sont interdits et violemment réprimés.

Ils mobilisent la quasi-totalité de l’argent public pour le distribuer au grand capital et pallier l’absence ou l’insuffisance de la plus-value tirée du travail humain, même s’ils savent parfaitement que ces distributions d’argent public, qui faussent les règles économiques du capitalisme lui-même, ne peuvent pas durer éternellement et qu’elles ne règlent nullement les problèmes qui ont causé l’effondrement du système. Oui, nous disons que la pandémie a bon dos pour justifier toutes ces politiques dont la seule véritable justification provient de la volonté de faire durer le plus possible cette phase de mort lente du capitalisme. Les premières méthodes leur ont, à partir de 2008, donné un répit de onze ans. Ils ne savent pas combien celles-ci peuvent durer et peu importe pour eux l’avenir du monde, ce sont les profits immédiats qui seules comptent.

Les capitalistes et les Etats à leur service voulaient une justification pour distribuer à nouveau des milliers de milliards aux possesseurs du grand capital. Covid l’a justifié. Ils voulaient pouvoir lancer les forces de l’ordre violemment contre les manifestants. Covid l’a justifié. Ils voulaient casser les emplois, les salaires, les conditions de travail, les codes du travail, les droits des salariés. Covid l’a justifié. Ils voulaient accroitre encore l’immense fossé en termes de richesses entre moins d’un pourcent de possesseurs de capitaux et le reste du peuple du monde. Covid l’a justifié. Ils voulaient couvrir d’un voile la chute historique et inexorable de l’ancien système d’exploitation capitaliste complètement pourri et dépassé. Covid leur sert à cela. Ils voulaient ponctionner les revenus des salariés et des couches moyennes pour accroître ceux du grand capital. Covid sert encore à cela, par exemple en cassant le petit commerce au profit des grandes surfaces. Ils veulent encore saisir une grande partie des épargnes et des salaires pour les déverser dans les coffres-forts des capitalistes et ils espèrent que Covid va encore justifier cela.

Ils faut remarquer que, toutes tendances confondues, les partis, les organisations syndicales, associatives, politiques qui sont réformistes et ne veulent pas remettre en cause le système capitaliste, affirment tous que la crise est sanitaire, cachant la situation historique d’un capitalisme en bout de course, détruisant lui-même les richesses qu’il avait produites. Ces organisations, même quand elles protestent, même quand elles manifestent, même quand elles dirigent des luttes, refusent de désigner la cause de l’effondrement actuel : la fin du capitalisme et aussi l’objectif indispensable des luttes : le renversement de celui-ci par le peuple travailleur. Reste que le peuple travailleur a parfaitement les moyens, en s’auto-organisant, de décider lui-même, sans tous ces appareils bureaucratiques contre-révolutionnaires, de sa politique, de son action, de ses buts et de ses modes d’organisation, comme les derniers mouvements révolutionnaires dans le monde l’ont bien montré.

Lutter contre la pandémie, le peuple travailleur en a parfaitement les moyens, du moment qu’il cesse de respecter la sacro sainte loi du grand capital. Réorganiser la société mondiale exige la même action : ôter au un pourcent de capitaliste le droit de vie et de mort, et celui d’exploitation des richesses qui appartiennent en réalité au peuple travailleur. Contrairement à ce que nous proposent les réformistes, cette lutte consiste à refuser toute négociation avec le pouvoir capitaliste, à refuser les accords avec les patrons capitalistes, à refuser de coorganiser le sauvetage impossible d’un système dépassé par l’Histoire et repoussé par les révolutions sociales.

La santé, la sécurité, l’emploi, la vie du peuple travailleur de la Terre exige le renversement révolutionnaire du capitalisme ! Dès que le peuple travailleur aura pris la totalité du pouvoir, on ne verra jamais plus des gouvernants distribuer l’argent public à des infimes minorités de profiteurs, on ne verra plus jamais la santé publique détruite, désorganisée, sans moyens, on ne verra plus jamais des aides d’Etat à des destructeurs des emplois, des salaires, des conditions de travail, on ne verra plus des politiques de développement des guerres partout dans le monde. Les grands moyens techniques qu’a développé le capitalisme seront mis au service de l’ensemble du peuple travailleur du monde. Remplacer le pouvoir du capital par le pouvoir du travail, voilà la seule issue !

22 Messages de forum

  • A qui profite le crime Covid ? 13 juillet 04:57, par Florent

    Le capitalisme, dans sa période dynamique, a beaucoup construit et, dans sa phase d’extinction, il va tout détruire !

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  • A qui profite le crime Covid ? 13 juillet 05:13, par alain

    Mensonges covid !

    Ils affirmaient que les femmes enceintes ne risquaient rien !

    https://www.20minutes.fr/sante/2819...

    Comme ils affirmaient que l’air n’était pas porteur !

    https://www.businessinsider.fr/239-...

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  • A qui profite le crime Covid ? 14 juillet 06:46, par Florent

    Oui, il y a eu le crime de non assistance à peuples en danger, de refus d’information, de refus d’alerte, de refus de matériel, de refus d’hospitaliser, d’euthanasie systématique des personnes agées, de confinement et de déconfinement dans des conditions dangereuses, de répression sanglante sous prétexte de sécurité des populations...

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  • A qui profite le crime Covid ? 14 juillet 08:34, par alain

    UN SYSTEME QUI MENACE DE MISERE ET DE MORT TOUTE LA POPULATION DU MONDE NE MERITE QUE DE PERIR !

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  • A qui profite le crime Covid ? 14 juillet 08:35, par révoltant

    Que les partis et syndicats réformistes se permettent encore de prétendre négocier avec gouvernants et possédants criminels est un deuxième scandale qui doit être dénoncé. Celui qui réclame aux criminels de lutter contre le crime est un complice de crime !!!

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  • A qui profite le crime Covid ? 14 juillet 08:37, par révoltant

    Un scandale de plus !!!

    Ségur de la santé : trois syndicats approuvent le projet d’accord sur les salaires des métiers paramédicaux et non médicaux, qui va, du coup, pouvoir entrer en application !!!

    Et les autres syndicats n’ont pas signé mais ont participé à ce Ségur de la tromperie !!!

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  • A qui profite le crime Covid ? 14 juillet 08:42, par une infirmière

    Le protocole d’accord du Ségur de la Santé prévoit notamment une augmentation de 180 euros par mois pour tous les salariés de ce secteur, en deux temps : une première hausse de 90 euros par mois à partir du 1er septembre, et une seconde hausse de 90 euros par mois à compter du 1er mars 2021.

    Mais 90 euros immédiatement alors que depuis des années les salaires sont bloqués et que le simple rattrapage nécessitait au moins 300 euros pour tous sans compter toutes les souffrances liées à covid qui ne sont nullement prises en compte !!!

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  • A qui profite le crime Covid ? 14 juillet 08:55, par R.

    Les chiffres gouvernementaux parlent d’eux-mêmes :

    8,1 milliards d’euros aux personnels hospitaliers selon le gouvernement même si leur calcul semble fallacieux :

    https://www.lemonde.fr/sante/articl...

    500 milliards d’aide aux capitalistes !!!

    https://www.lemonde.fr/economie/art...

    Et ce n’est que l’un des multiples plans d’aide aux capitalistes comme celui en commun avec l’Allemagne avec 750 milliards :

    https://www.lemonde.fr/economie/art...

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  • A qui profite le crime Covid ? 16 juillet 09:07, par alain

    Ils nous préparent à la deuxième vague du covid ou à la deuxième vague de l’effondrement économique et social ?

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  • A qui profite le crime Covid ? 18 juillet 02:00, par WSWS

    Le nombre de cas COVID-19 augmente rapidement dans les usines automobiles des États-Unis, dont l’épicentre est le complexe d’assemblage de Fiat Chrysler à Toledo, dans le nord-ouest de l’Ohio. Cette semaine, les responsables locaux du syndicat United Auto Workers (UAW) ont admis que l’usine de Toledo déplore 40 cas confirmés, mais les travailleurs de la base pensent que le nombre est bien plus élevé.

    « C’est la folie ici », a déclaré un jeune travailleur de Toledo Jeep au WSWS. « Tout le monde ici a été exposé à quelqu’un qui était atteint. Si vous dites que vous l’avez, vous allez passer un certain temps sans salaire. J’ai une femme et des enfants, alors je ne peux pas prendre ce risque ». L’entreprise et l’UAW ne disent rien aux travailleurs, a-t-il dit. « Nous nous informons mutuellement sur Facebook. Nous le faisons nous-mêmes ».

    Il a ajouté : « Ils ont dit qu’ils allaient faire toutes ces choses pour ouvrir les usines en toute sécurité, mais ils ne se sont jamais conformés à cela. Ils ont dit ça juste pour que tout le monde revienne. En même temps, ils sont très mesquins. Si vos lunettes de sécurité tombent à cause de votre masque, ils vous feront un rapport. Si vous posez des questions sur la sécurité, ils vous donneront quelque chose. C’est certain qu’ils exercent des représailles. Imaginez combien c’est difficile de porter un masque. Il fait plus de 90 degrés là-dedans et nous transpirons ».

    Deux mois se sont écoulés depuis la réouverture, le 18 mai dernier, de l’industrie automobile nord-américaine qui s’est avérée un élément clé de l’effort imprudent du gouvernement Trump pour relancer l’économie américaine. Le nombre record de cas quotidiens et l’augmentation du nombre total d’infections au cours des deux derniers mois montrent les conséquences mortelles de la pandémie. Le nombre de cas est passé de 1,5 à 3,6 millions, et le nombre de décès est passé de 90.000 à 140.000.

    La réouverture des usines automobiles, soutenue par les gouverneurs démocrates et républicains, a entraîné des épidémies dans les usines à travers les États-Unis. 130 cas se sont manifestés à l’usine Tesla de Fremont, en Californie. Le PDG, Elon Musk, a rouvert l’usine au mépris des ordres de fermeture. La réouverture de l’usine a entraîné une flambée des prix des actions de Tesla, ajoutant 30 milliards de dollars à la fortune personnelle de Musk. Selon un mémo interne de Tesla, plus de 1.550 des 10.000 employés de l’usine ont été « touchés » par le COVID-19. C’est-à-dire qu’ils ont contracté le virus ou ont été en contact avec une personne infectée.

    Des épidémies ont également éclaté dans les usines de GM du Missouri, du Texas, de l’Indiana et du Michigan. Mercredi, selon un reportage publié par le Detroit Free Press, GM transféré des travailleurs mis à pied dans plusieurs de ces usines, en raison du fait que des centaines de travailleurs ont pris des congés ou se sont absentés en raison des inquiétudes suscitées par le virus.

    À l’usine de montage de GM à Fort Wayne, Indiana, près de 1.000 des 4.100 travailleurs sont en congé pour diverses raisons, et jusqu’à 200 travailleurs pour des raisons liées au COVID-19. À l’usine de montage de Flint, 600 travailleurs sont en congé, et 100 autres en « congé COVID ». Ces derniers comprennent les travailleurs « qui ont un trouble immunitaire et ne peuvent pas travailler, ou qui sont en quarantaine en raison d’une exposition à une personne dont le test COVID-19 était positif, ou qui doivent s’occuper d’une personne atteinte du virus », a écrit le Free Press.

    Les travailleurs du complexe d’assemblage de Silao au Mexique, qui produisent les camionnettes très rentables de GM, comme les usines de Fort Wayne et de Flint, ont rapporté que six travailleurs sont morts du COVID-19 et que des dizaines d’autres sont infectés.

    Mercredi, la gouverneure démocrate du Michigan, Gretchen Whitmer, a averti que les usines automobiles pourraient être à nouveau fermées en raison de la propagation du virus. Elle n’a cependant pas admis que la réouverture des usines – qu’elle a approuvée début mai – avait accéléré la propagation du virus. Au contraire, elle a rejeté la faute sur les personnes qui ne portent pas de masque à l’extérieur. « Si les habitants de Michigan ne portent pas de masque lorsqu’ils sortent en public, les cas pourraient augmenter. Nous pourrions être obligés de fermer davantage d’entreprises, y compris des usines de construction automobile qui emploient des milliers de personnes ».

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  • A qui profite le crime Covid ? 18 juillet 02:03, par andré

    Au milieu de toutes ces morts et de cette dévastation économique, les marchés boursiers se sont envolés, l’indice Dow Jones des valeurs industrielles a clôturé pour la quatrième journée de bourse consécutive avec une autre hausse totale de plus de mille points. Le S&P 500 est aujourd’hui nettement plus élevé qu’il y a un an.

    Mercredi, Goldman Sachs, la banque d’investissement de Wall Street, a annoncé en début de journée qu’elle a réalisé l’un des trimestres les plus rentables de son histoire. Elle a doublé ainsi les prévisions des analystes. Cette annonce a déclenché une frénésie sur la bourse de Wall Street.

    Ce n’est plus question de savoir dans quelle mesure la bourse et le destin de la société se sont totalement séparés. « La bourse et l’économie vont chacune de leur côté », a conclu Mark Zandi, chef de Moody’s Analytics, au Washington Post.

    La hausse massive des cours boursiers et des profits des banques n’a qu’une explication : l’État capitaliste a mis à la disposition de ses maîtres de l’oligarchie financière des sommes d’argent illimitées, dont le but central n’est autre que l’enrichissement des personnes les plus riches du monde. Suite à l’essor massif des marchés, les milliardaires américains se sont enrichis de quelque 600 milliards de dollars depuis la mi-mars.

    À ce jour, la Réserve fédérale a injecté plus de trois mille milliards de dollars dans les marchés financiers. Cela est en plus des deux mille milliards de dollars de relance économique – dont une grande partie sous la forme de renflouements d’entreprises – créés par la loi CARES adoptée fin mars.

    Toutes les affirmations selon lesquelles le sauvetage des grandes entreprises par la loi CARES et le sauvetage de Wall Street par la Réserve fédérale ont eu quelque chose à voir avec l’aide à la masse de la population sont totalement mises à nu par la nature de ce qui s’est passé.

    Ce serait difficile d’imaginer un ordre social plus corrompu que celui qui existe actuellement. La pandémie est devenue un facteur favorable à l’enrichissement de l’oligarchie financière. Tant que la crise servira de prétexte à des renflouements massifs par la Réserve fédérale, il n’existe aucun incitatif à la maîtriser.

    Si l’on arrête, ne serait-ce que pour une minute, les subventions massives aux marchés, un krach dévastateur aurait lieu, de l’ampleur de celui qui a eu lieu en mars, lorsque le Dow a chuté de 50 pour cent.

    L’oligarchie financière vit aux dépens de la société. Non seulement par l’exploitation de la classe ouvrière dans les usines et les lieux de travail, mais aussi par la redistribution massive des richesses vers le haut par le biais du mécanisme du marché.

    Bien que cela ait été l’enfer pour des millions de personnes, certaines parties de la classe dirigeante considéreraient la pandémie comme un âge d’or. Alors que les corps s’empilaient, les oligarques se sont mis en quarantaine dans leurs propriétés et condominiums en bord de mer, volant entre leurs résidences à bord d’hélicoptères privés et, au moindre reniflement, soignés par des médecins privés.

    Peu importe que les cadavres s’entassent dans des camions frigorifiques dans tout le pays. Les comptes bancaires des riches sont de plus en plus importants.

    Alors que des millions de personnes meurent, la classe dirigeante et ses porte-parole médiatiques n’ont que deux exigences : rouvrir les écoles et réduire les allocations de chômage. « Les enfants américains ont besoin que les écoles publiques rouvrent à l’automne », a déclaré vendredi l’éditorial principal du New York Times. Mercredi, il a demandé « un plan pour réduire les paiements » aux travailleurs « à mesure que l’économie se redresse ».

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  • A qui profite le crime Covid ? 18 juillet 09:40, par Laurence

    La crise covid peut aussi profiter au prolétariat révolutionnaire !!!

    Ile de Curaçao

    Mali

    italie

    Algérie

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  • A qui profite le crime Covid ? 19 juillet 09:57, par révoltant

    Depuis le 24 juin des révoltes ont éclaté à Curaçao, île des Antilles néerlandaises. La chute du tourisme provoquée par l’épidémie s’ajoute à la mise à l’arrêt de l’importante raffinerie de l’île. Alors que le chômage explose, le gouvernement met en œuvre une politique d’austérité. L’annonce du licenciement d’une partie des éboueurs a déclenché la colère. Des manifestants ont fait irruption dans le palais gouvernemental. La seule réponse du gouvernement néerlandais : le déploiement de troupes pour réprimer la révolte.

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  • A qui profite le crime Covid ? 20 juillet 09:04, par Laurence

    Alors que les chefs d’État de l’Union européenne (UE) se réunissaient vendredi pour un sommet de deux jours à Bruxelles afin de discuter d’un plan de renflouement, la pandémie de COVID-19 s’accélérait sur tout le continent. Les politiques de retour au travail lancées par les gouvernements et syndicats de toute l’Europe depuis la fin des confinement en mai entraînent un effondrement de la distanciation sociale et une nouvelle propagation du virus qui menace à nouveau de submerger les systèmes de santé.

    Les chefs d’Etat ne se préoccupent pas de la santé des peuples mais de celle du un pourcent de capitalistes !!!

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  • A qui profite le crime Covid ? 22 juillet 01:27, par Florent

    L’État "n’a pas vocation à payer des masques pour tout le monde", affirme Macron,

    https://fr.yahoo.com/news/l%C3%A9ta...

    mais il a vocation de distribuer des milliers de milliards d’euros d’argent public soi-disant pour sauver toute l’économie, en réalité en cadeaux au grand capital !!!

    https://lexpansion.lexpress.fr/actu...

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  • A qui profite le crime Covid ? 22 juillet 01:49, par alain

    Le coût du masque obligatoire peut monter à plus de 200 € par mois pour une famille !

    L’Etat l’impose et sa vente profite aux firmes capitalistes !

    https://www.ouest-france.fr/sante/m...

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  • A qui profite le crime Covid ? 23 juillet 08:56, par lesmasquesoulavie

    L’Etat oblige le port du masque alors qu’il a autorisé les entreprises à prendre en charge les stocks de masques. Donc autant donné la gestion des restos du coeur à la Sodexo. Le président de la république ne paye pas un centime pour ses masques FFP2 . Tous les salariés des grandes entreprises ont quelques masques chirurgicaux les semaines ou ils travaillent ...et le reste du temps rien. L’Etat n’a aucune vocation pour aider dit son chef , ça on le savait car il n’y a qu’à voir comment les associations caritatives, de secours, de recherche médicales, (restos du coeurs, DAL etc..) se débrouillent uniquement en comptant sur les travailleurs solidaires, et comment l’Etat lui aide les boursicoteurs, les licencieurs, les profiteurs , les Total qui payent zéro euros d’impôts . L’Etat est réduit à sauver la classe des grands bourgeois car il n’y a plus que ça à faire dans un titanic capitaliste ou les chaloupes sont uniquement prévues pour la 1er classe.

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  • A qui profite le crime Covid ? 25 juillet 04:16, par Florent

    208 clusters actifs reconnus officiellement en France et on est en plein déconfinement ! Où est la logique ? Pas dans la santé de la population mais dans celle des affaires, notamment de tourisme !!!

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  • A qui profite le crime Covid ? 31 juillet 08:33, par alain

    La pandémie permet aussi d’opposer les générations…

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  • A qui profite le crime Covid ? 2 août 07:16, par Florent

    Les USA n’ont pas bougé le petit doigt pour sauver la population du virus et le système privé de santé n’a pas cherché à s’occuper de la santé publique.

    Résultat : un mort à la minute !!!

    Nombres de morts du covid : 155.000 morts sur les 680.000 morts dans le monde

    Nombres de malades : 4 millions sur les 18 millions mondiaux

    Nombre de personnes sans soins : plusieurs millions

    Et cela dans le pays le plus riche et capitaliste du monde et où les capitalistes ont encore trouvé moyen au travers de la crise de s’enrichir pendant que le reste de la population sombre !!!

    Nombre de suppressions d’emplois depuis fin 2019 : 25 millions (22,2 millions d’emplois non agricoles supprimés sur la seule période mars-avril 2020)

    Nombre de chômeurs : 20% à 25% de la population active soit deux fois plus qu’en 2009

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  • A qui profite le crime Covid ? 3 août 06:49, par R.

    Le crime covid a consisté dans la proposition de laisser la population s’infecter en prétendant qu’elle allait forcément s’immuniser collectivement à la longue et en prétendant qu’ainsi il y aurait certes beaucoup de morts mais l’économie se redresserait plus vite !!!

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