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Qu’est-ce que le temps ?

dimanche 6 juillet 2008, par Faber Sperber, Robert Paris

Le temps en Physique

Le temps ordonné, circulant régulièrement dans un sens, est ce qui distingue une zone contenant de la matière d’une zone de vide. Le temps coordonné est une propriété émergente issue des interactions nombreuses entre particules via les photons. Cela oppose particules dites réelles et particules dites virtuelles. Le temps existe dans le vide quantique mais il y est désordonné.

La physique quantique n’est pas la seule à avoir bouleversé notre vision du temps. La Relativité aussi. Max Planck écrit ainsi dans "Initiations à la physique : "Le principe de la constance de la vitesse de la lumière rend impossible une mesure absolue du temps, c’est-à-dire une détermination indépendante de l’état de mouvement de l’observateur.

"Le temps est l’accident des accidents : l’évènement."

Lucrèce

Image artistique d’un orage de temps fractal

Henri Poincaré et le temps

Le temps, le film

« En vérité, les notions d’espace et de temps tirées de notre expérience quotidienne ne sont valables que pour les phénomènes à grande échelle. »

De Broglie dans « La physique nouvelle et les quanta »

"La notion de temps découle d’une conception statistique ne possédant de signification que pour de grands nombres d’atomes (...) L’intervalle de temps entre des événements atomiques a aussi peu de sens que de parler de la température d’une molécule isolée."

N. Campbell dans "Philosophical foundation of quantum theory"

Qu’est-ce que le temps ?

Existe-t-il ? N’existe-t-il pas ? Est-il préexistant à la matière ? Est-il fondé par la matière ? Est-il émergent ? Est-il continu ou discontinu ? Existe-t-il dans le vide ? Est-ce une simple invention humaine ?

« Le vide physique est plein de matière virtuelle. (...) l’espace vide est constitué par les propriétés des corps en dehors du lieu de leur localisation, qu’il est le lieu matériel de l’influence des corps sans les corps. (...) l’espace (plein ou vide) et le temps sont des formes de la matière, qui se déploient avec elle, et peuvent difficilement être pensées comme préexistant à elle. (...) l’espace est engendré avec le temps par ce qui advient de la matière. (...) la notion de particule virtuelle accompagne une transformation radicale de la notion de particule. (...) Si le vide est physique, il est nécessairement matière. »

Michel Paty dans l’article « Le vide matériel ou la matière crée l’espace »

« Ces électrons, ainsi que les autres particules fondamentales, n’existent pas dans l’espace et le temps. Ce sont l’espace et le temps qui existent en fonction d’eux. (...) Si l’espace et le temps ne sont pas les matériaux de base de l’univers, mais simplement des effets moyens statistiques, d’une multitude d’entités plus fondamentales et plus profondes, il ne paraît plus du tout étrange que ces entités fondamentales, lorsqu’on imagine leur existence dans l’espace et le temps, exhibent des caractéristiques aussi peu appropriées que celle de l’onde ou de la particule. »

Banesh Hoffman et Michel Paty dans « L’étrange histoire des quanta »

Comme l’écrit Michel Paty dans "La flèche du temps", " A partir de Newton, (...) le cours du temps se reconstruit à l’aide de l’équation différentielle et des conditions initiales données ou supposées, mais c’est un temps neutre, sans qualité, sans "odeur", sans accident, sans vécu circonstancié ou subjectif, qui signale l’équivalence de tous les instants du temps, comme de tous les points des trajectoires. (...) Le temps abstrait fonctionne dès lors comme un cadre absolu pour les événements, "absolu et mathématique" (entendons : d’expression mathématique), bien que physique, sans influence sur lui des objets et des phénomènes qui s’inscrivent dans son cours. Les objets et les événements sont pensés "dans le temps". (...) ce trait de notre connaissance des phénomènes de la nature semblait inexorable, jusqu’à ce que - scandale ! -, la physique physique contemporaine en vienne à retrouver, sinon l’histoire, du moins une certaine "consistance" du temps. (...) Isaac Barrow, qui exerça une certaine influence sur Newton, (...) considère, dans ses "Leçons de géométrie", le flux du temps en analogie à la continuité d’une ligne droite engendrée à partir de points, et laisse entendre que l’on peut concevoir des instants, ou "moments" du temps, bien que ce dernier soit pensé fondamentalement comme une durée en flux continu - conception que l’on trouve également chez Newton -, de même que l’on se représente des points sur une droite. Le temps instantané, dont la définition se cherche ici, pose les mêmes problèmes que la nature du point et la divisibilité de la ligne et de l’espace, objet depuis Zénon d’Elée de controverses classiques. (...) C’est à Isaac Newton que devait revenir la construction du temps instantané à partir du temps conçu comme une durée, en corrélation à l’invention du nouveau calcul, créé en grande partie pour les besoins de la cause, bien que les "Principia" ne fassent pratiquement pas explicitement appel à sa théorie ou méthode des fluxions. (...) La définition du temps de Newton (...) a surtout pour rôle de préparer la condition d’une formulation plus radicale du concept de temps, sous les espèces d’une grandeur mathématisée, singulière et à variation continue, c’est-à-dire différentielle. (...) C’est ainsi qu’il caractérise le temps de la manière que l’on connaît : "Le temps absolu, vrai et mathématique, qui est sans relation à quoi que ce soit d’extérieur, en lui-même et de par sa nature, coule uniformément ; on l’appelle aussi "durée". Remarquons que c’est la durée qui définit d’abord le temps, c’est-à-dire son flux continuel, et non les instants, qui ne sont pas mentionnés. (...) La relation du temps absolu telle que Newton la conçoit a lieu dans un seul sens : le temps détermine les phénomènes, non l’inverse, car il existe par lui-même, et son ordre est immuable. Par ailleurs, sa conceptualisation d’un temps et d’un espace supposés naturels est, en vérité, une construction. Le statut absolu de l’espace et du temps est lié à leur caractère mathématique, qui en fait aussi des grandeurs continues. (...) L’espace-temps de la Relativité restreinte reprend certains caractères de la définition newtonienne de l’espace et du temps. Tout d’abord la continuité. Que ces grandeurs soient continues, cela tient à ce que, même si elles sont étroitement mêlées, elles sont pensées à partir de l’espace et du temps des corps, représentés par des grandeurs différentielles. (...) Abordons maintenant la construction de l’espace-temps de la Relativité générale et sa signification physique. (...) cette fois-ci, l’espace-temps n’est plus considéré comme indépendant des corps matériels qu’il contient. Sa structure n’est plus immuable et elle est donnée par la distribution de la masse-énergie des corps, c’est-à-dire des champs de gravitation dont ces corps sont la source. "

Comment Lee Smolin montre que le temps physique est la clef de la nouvelle révolution indispensable à la Physique moderne

En voici un court extrait :

Thomasina, héroïne de la pièce de Tom Stoppard, « Arcadia », explique à son tuteur : « Si tu pouvais immobiliser chaque atome dans sa position et direction, et si ton esprit pouvait appréhender toutes les actions ainsi suspendues, puis si tu étais vraiment très, très doué en algébre, tu pourrais écrire la formule pour la totalité du futur ; et bien qu’il n’y ait personne d’assez intelligent pour pouvoir réaliser ça, la formule doit exister comme si quelqu’un le pouvait. »

J’avais coutume de penser que mon boulot de physicien théoricien était de trouver cette formule ; je conçois aujourd’hui cette foi en son existence comme du mysticisme plus que comme de la science.

Eut-il écrit pour un personnage moderne, Stoppard aurait fait dire à Thomasina que l’univers est pareil à un ordinateur. Les lois de la physique sont le programme. Quand vous entrez une donnée – les positions à l’instant présent de toutes les particules élémentaires dans l’univers – l’ordinateur mouline pendant une durée appropriée et vous pond le résultat, qui est l’ensemble des positions des particules éléementaires à un instant futur.

Dans cette vision de la nature, rien ne se produit hors du réarrangement des particules selon des lois éternelles. Donc, d’après ces lois, le futur est déjà complètement déterminé par le présent et le présent par le passé.

Cette vision minimise le rôle du temps de plusieurs façons. Il ne peut y avoir aucune surprise, aucun phénomène vraiment nouveau, parce que tout ce qui survient n’est que réarrangement d’atomes. Les propriétés des atomes eux-mêmes sont éternelles, tout comme les lois qui les gouvernent ; elles ne changent pas. Toute propriété du monde à venir est calculable à partir de la configuration du présent. Autrement dit, on peut substituer à l’écoulement du temps un simple calcul, ce qui signifie que le futur est logiquement enfanté par le présent. (…)

Il s’ensuit du grand principe de Leibniz qu’il ne peut pas exister de temps absolu qui fasse tic tac aveuglément quoiqu’il arrive dans le monde. Le temps doit être une conséquence du changement ; sans altération dans le monde, il ne peut y avoir de temps. Les philosophes disent que le temps est relationnel – il est un aspect des relations, par exemple la causalité, qui gouvernent le changement. Similairement, l’espace doit être relationnel ; en effet, chaque propriété d’un objet dans la nature doit être un reflet des relations dynamiques entre lui et d’autres objets dans le monde. (…)

Chercher à unifier la physique et, particulièrement, à rassembler la théorie quantique et la relativité au sein d’un unique cadre revient principalement à achever la révolution relationnelle en physique. Le principal message de ce livre est que cela passe par l’adoption des idées que le temps est réel et que les lois évoluent.

(…)

La réalité du temps permet une nouvelle formulation de la théorie quantique qui peut aussi nous éclairer sur la façon qu’ont les lois d’évoluer avec le temps….

Einstein mit en lumière il y a longtemps que la mécanique quantique est incomplète parce qu’elle échoue à donner une description de ce qui se passe dans une expérience individuelle. Que fait au juste l’électron lorsqu’il saute d’un état d’énergie à un autre ? Comment des particules trop éloignées l’une de l’autre parviennent-elles à communiquer instantanément ? Comment semblent-elles apparaître en deux endroits à la fois ? La mécanique quantique ne fournit pas de réponse…

La mécanique quantique est une théorie problématique pour trois raisons étroitement liées. La première est son échec à donner une image physique de ce qui se passe dans un processus ou une éxpérience individuels : contrairement aux théories physiques précédentes, le formalisme que nous utilisons en mécanique quantique ne peut pas être lu comme nous montrant ce qui se passe à chaque instant. Deuxièmement, dans la plupart des cas elle échoue à prédire le résultat précis d’une expérience ; plutôt que de nous dire ce qui va se passer, elle ne nouus donne que des probabilités pour les différentes choses susceptibles de se produire. La troisième et plus problématique caractéristique de la mécanique quantique est que les notions de mesure, d’observation ou d’information sont nécessaires pour exprimer la théorie. Elles peuvent être vues comme des notions primitives ; elles ne peuvent pas être expliquées en termes de processus quantiques fondamentaux…

Si vous voulez décrire complètement un système en physique classique, vous répondez à toutes les questions, et ceci vous donne toutes les propriétés. Mais en physique quantique, le dispositif dont vous avez besoin pour poser une question peut vous empêcher de répondre aux autres questions. Par exemple, vous pouvez demander ce qu’est la position d’une particule, ou vous pouvez demander ce qu’est le moment, mais vous ne pouvez pas poser ces deux questions à la fois. C’est ce que Niels Bohr a appelé la complémentarité, et c’est aussi ce que les physiciens signifient lorsqu’ils parlent de « variables non-commutatives »…

En embrassant la réalité du temps, nous ouvrons un chemin pour comprendre la théorie quantique qui éclaire ses mystères et pourrait bien les résoudre. Je crois que la réalité du temps rend possible une nouvelle formulation de la mécanique quantique…

Nous sommes habitués à l’idée de lois intemporelles de la nature agissant à l’intérieur du temps, et nous ne trouvons plus cela étrange. Mais prenez suffisamment de recul, et vous verrez que cela repose sur de grandes suppositions métaphysiques qui sont loin d’être évidentes…

Il est une tradition – commençant avec Niels Bohr – d’affirmer que l’échec de la théorie quantique à donner une image de ce qui se passe au cours d’une expérience individuelle est l’une de ses vertus et non pas un défaut. Bohr a argumenté avec talent que le but de la physique n’est pas de fournir une telle image mais plutôt de créer un langage grâce auquel nous pouvons parler entre nous de notre préparation des expériences sur des systèmes atomiques et de ce que les résultats nous ont donné. Je trouve les écrits de Bohr fascinants mais peu convaincants. Je ressens la même chose à propos de certains théoriciens contemporains, qui disent que la mécanique quantique ne porte pas « sur » le monde physique, mais sur l’ « information » que nous avons sur le monde physique. Ces théoriciens avancent que l’état quantique ne correspond à aucune réalité physique ; il ne fait que coder l’information que nous, observateurs, avons sur un système… Après tout, quelque chose se passe lors d’une expérience individuelle. Quelque chose, et seulement ce quelque chose, est la réalité que nous dénommons électron ou photon. Ne devrions-nous pas être capables de saisir l’essence de l’électron individuel dans un langage conceptuel et un cadre mathématique ? … Alors je me range aux côtés d’Einstein. Je crois qu’il existe une réalité physique objective et que quelque chose qu’on peut décrire se produit quand un électron saute d’un état d’énergie dans un autre. Et je cherche une théorie qui en donne cette description.

La Renaissance du temps de Lee Smolin

Pourquoi parler de révolution en sciences ?

La nature en révolution

Le temps en physique, Etienne Klein

Comment s’émanciper de la métaphysique du temps fléché ?


QU’EST-CE QUE LE TEMPS ?

On a beaucoup écrit sur cette notion et d’autant plus qu’on en sait moins... En effet, si le terme de temps est à la base de toutes les équations de la physique, cela ne signifie pas que les physiciens pensent la comprendre bien. Loin de là. C’est une notion qui a longtemps été comprise comme un écoulement continu représentable par un nombre variant ou par un point se déplaçant à vitesse constante sur une droite. Toutes ces images ont été profondément bouleversées par la physique (physique quantique, relativiste et chaos déterministe, notamment). Il en ressort une image du temps qui n’est plus du tout continue, qui saute d’un niveau à un autre, qui est fractale, qui subit des changements de niveau, qui est capable de retours en arrière à petite échelle, etc... Le temps dans le vide quantique est particulièrement dérangeant pour notre ancienne image du temps. Il semble que le temps à notre échelle, loin d’être une notion de base, soit un paramètre émergent c’est-à-dire qui soit construit par la dynamique d’un grand nombre de particules, les particules éphémères du vide.

En premier lieu, il faut renoncer à l’ancienne conception d’un temps continu à l’écoulement régulier, préétabli, qui existerait de manière indépendante des masses. Il faut également renoncer à l’ancien temps newtonien (ou einsteinien) qui serait une variable abstraite mathématique continue passant par toutes les valeurs intermédiaires au niveau infinitésimal. Le temps est quantique et fractal. Il ne peut descendre dans l’infiniment petit sans changement de niveau hiérarchique.

Comme l’écrit Michel Paty dans "La flèche du temps", " A partir de Newton, (...) le cours du temps se reconstruit à l’aide de l’équation différentielle et des conditions initiales données ou supposées, mais c’est un temps neutre, sans qualité, sans "odeur", sans accident, sans vécu circonstancié ou subjectif, qui signale l’équivalence de tous les instants du temps, comme de tous les points des trajectoires. (...) Le temps abstrait fonctionne dès lors comme un cadre absolu pour les événements, "absolu et mathématique" (entendons : d’expression mathématique), bien que physique, sans influence sur lui des objets et des phénomènes qui s’inscrivent dans son cours. Les objets et les évéments sont pensés "dans le temps". (...) ce trait de notre connaissance des phénomènes de la nature semblait inexorable, jusqu’à ce que - scandale ! -, la physique physique contemporaine en vienne à retrouver, sinon l’histoire, du moins une certaine "consistance" du temps. (...) Isaac Barrow, qui exerça une certaine influence sur Newton, (...) considère, dans ses "Leçons de géométrie", le flux du temps en analogie à la continuité d’une ligne droite engendrée à partir de points, et laisse entendre que l’on peut concevoir des instants, ou "moments" du temps, bien que ce dernier soit pensé fondamentalement comme une durée en flux continu - conception que l’on trouve également chez Newton -, de même que l’on se représente des points sur une droite. Le temps instantané, dont la définition se cherche ici, pose les mêmes problèmes que la nature du point et la divisibilité de la ligne et de l’espace, objet depuis Zénon d’Elée de controverses classiques. (...) C’est à Isaac Newton que devait revenir la construction du temps instantané à partir du temps conçu comme une durée, en corrélation à l’invention du nouveau calcul, créé en grande partie pour les besoins de la cause, bien que les "Principia" ne fassent pratiquement pas explicitement appel à sa théorie ou méthode des fluxions. (...) La définition du temps de Newton (...) a surtout pour rôle de préparer la condition d’une formulation plus radicale du concept de temps, sous les espèces d’une grandeur mathématisée, singulière et à variation continue, c’est-à-dire différentielle. (...) C’est ainsi qu’il caractérise le temps de la manière que l’on connaît : "Le temps absolu, vrai et mathématique, qui est sans relation à quoi que ce soit d’extérieur, en lui-même et de par sa nature, coule uniformément ; on l’appelle aussi "durée". Remarquons que c’est la durée qui définit d’abord le temps, c’est-à-dire son flux continuel, et non les instants, qui ne sont pas mentionnés. (...) La relation du temps absolu telle que Newton la conçoit a lieu dans un seul sens : le temps détermine les phénomènes, non l’inverse, car il existe par lui-même, et son ordre est immuable. Par ailleurs, sa conceptualisation d’un temps et d’un espace supposés naturels est, en vérité, une construction. Le statut absolu de l’espace et du temps est lié à leur caractère mathématique, qui en fait aussi des grandeurs continues. (...) L’espace-temps de la Relativité restreinte reprend certains caractères de la définition newtonienne de l’espace et du temps. Tout d’abord la continuité. Que ces grandeurs soient continues, cela tient à ce que, même si elles sont étroitement mêlées, elles sont pensées à partir de l’espace et du temps des corps, représentés par des grandeurs différentielles. (...) Abordons maintenant la construction de l’espace-temps de la Relativité générale et sa signification physique. (...) cette fois-ci, l’espace-temps n’est plus considéré comme indépendant des corps matériels qu’il contient. Sa structure n’est plus immuable et elle est donnée par la distribution de la masse-énergie des corps, c’est-à-dire des champs de gravitation dont ces corps sont la source. "

EXPOSE D’ILYA PRIGOGINE SUR LA NOTION DE TEMPS :

C’est pour moi un plaisir et un honneur que d’avoir été invité à donner aujourd’hui la conférence Marc-Bloch.

J’ai relu récemment quelques textes de ce grand historien et j’ai été frappé par la convergence entre la transformation du « métier d’historien » qu’il décrit et celle de la physique que nous connaissons aujourd’hui. L’histoire, nous dit Marc Bloch, est

« … une science dans l’enfance… Ou, pour mieux dire, vieille sous la forme embryonnaire du récit, longtemps encombrée de fictions, plus longtemps encore attachée aux événements les plus immédiatement saisissables, elle est, comme entreprise raisonnée d’analyse, toute jeune1. »

Il est probable que, parlant de l’histoire comme d’une science « jeune », Marc Bloch pensait à la physique comme à une science « mûre ». Ne souligne-t-i1 pas d’ailleurs dans le même texte que l’image des sciences physiques au xixe siècle fascina certains historiens à tel point que ceux-ci en arrivèrent à construire une science de l’évolution humaine qui excluait

« … beaucoup de réalités très humaines, mais qui leur paraissaient désespérément rebelle à un savoir rationnel. Ce résidu, c’était ce qu’ils appelaient, dédaigneusement, 1’événement2. »

Le fait que le modèle de la physique ait pu inspirer un mépris de l’événement traduit me semble-t-il en retour la « jeunesse » de cette science. On peut dire de la physique, elle aussi, qu’elle a longtemps été « encombrée de fictions », attachée non pas certes à des événements immédiatement saisissables mais à un modèle d’intelligibilité au nom duquel elle a au contraire cru pouvoir nier la réalité immédiatement saisissable, le caractère aléatoire du coup de dé ou la nature intrinsèquement irréversible d’un processus comme la diffusion de la chaleur, par exemple.

Pour répondre à la citation de Marc Bloch, je voudrais citer le témoignage d’un spécialiste de la plus ancienne des sciences physiques, la mécanique rationnelle, sir James Lighthill, président, au moment où il faisait cette déclaration, de l’International Union of Theoretical and Applied Mechanics :

« Ici, il me faut m’arrêter et parler au nom de la grande fraternité des praticiens de la mécanique. Nous sommes très conscients aujourd’hui de ce que l’enthousiasme que nourrissaient nos prédécesseurs pour la réussite merveilleuse de la mécanique newtonienne les a menés à des généralisations dans le domaine de la prédictibi1ité […] que nous savons désormais fausses. Nous voulons, collectivement, présenter nos excuses pour avoir induit en erreur le public cultivé en répandant, à propos du déterminisme des systèmes qui satisfont aux lois newtoniennes du mouvement, des idées qui se sont, après 1960, révélées incorrectes3. »

Voilà une déclaration que l’on peut bien dire fracassante. Les historiens des sciences sont accoutumés à des « révolutions » au cours desquelles une théorie est vaincue, abandonnée, alors qu’une autre triomphe. Mais il est rare que les spécialistes d’une théorie reconnaissent que, pendant quelque trois siècles, ils se sont trompés quant à la portée et à la signification de leur théorie ! Et certes, le renouvellement que connaît depuis quelques dizaines d’années la dynamique est un événement unique dans l’histoire de la science. Le déterminisme, qui apparaissait comme la conséquence inéluctable de l’intelligibilité dynamique, se trouve aujourd’hui ramené à une propriété valable seulement dans des cas particuliers.

Il est évident que, du point de vue de l’idéal du déterminisme, la notion même d’histoire est dénuée de sens. Les trajectoires célestes n’ont pas d’histoire, c’est pourquoi nous pouvons indifféremment prédire une éclipse dans l’avenir et dans le passé. Mais la diffusion de la chaleur que j’ai citée déjà comme exemple de processus irréversible ne constitue pas non plus une histoire. Un processus nivelant progressivement une différence de température ne se raconte pas, il se prévoit ; sans de tels processus d’uniformisation, la vie sur terre serait certainement impossible, comme aussi la plupart de nos techniques. Qu’il suffise d’imaginer ce que serait un monde où les différences de températures se creuseraient spontanément ! Mais la vie sur terre a commencé lorsque la chaleur a été impliquée dans d’autres processus que celui-là. Comment ne pas penser ici à ces théories récentes sur l’origine de la vie selon lesquelles c’est autour des sources chaudes sous-marines qui prolifèrent le long des dorsales actives que la vie serait apparue. L’eau, chargée de métaux, jaillissant de ces sources avec une pression de quelque 275 atmosphères et une température qui peut atteindre 350°C entre là en contact avec l’eau très froide de l’océan ! Certes, l’eau bouillonnante se refroidit, et cette uniformisation fait partie du vieillissement progressif de la Terre, mais peut-être l’activité physico-chimique intense qui se développa autour de cheminées hydrothermales aujourd’hui fossiles, oubliées quelque part au long d’une dorsale, a-t-elle produit les premiers acteurs de l’histoire de la vie.

L’hétérogénéité, le contraste entre différentes échelles de temps, celle de la Terre, celle de l’existence d’une bouche hydrothermale, celle des premiers « vivants » qui, peut-être, y proliférèrent, ne rappelle-t-elle pas les trois « histoires » auquel Fernand Braudel consacrait les trois parties de sa grande œuvre :

« La première met en cause une histoire quasi immobile, celle de l’homme dans ses rapports avec le milieu qui l’entoure ; une histoire lente à couler et à se transformer, faite bien souvent de retours incessants, de cycles sans fin recommencés… Au-dessus de cette histoire immobile, une histoire lentement rythmée, on dirait volontiers, si l’expression n’avait été détournée de son sens plein, une histoire sociale, celle des groupes et des individus. Troisième partie enfin, celle de l’histoire traditionnelle, si l’on veut, de l’histoire à la dimension non de l’homme mais de l’individu, l’histoire événementielle de François Simiand4… »

Bien sûr, les rapports entre les « trois » histoires braudéliennes sont plus imbriqués que ceux que je viens d’évoquer. Les vivants, même les hommes, sont impuissants à arrêter les processus radioactifs dont les bouches hydrothermales dissipent la chaleur alors que 1’activité des groupes sociaux a profondément modifié l’histoire « immobile » des rapports de l’homme avec son milieu, et que l’histoire des sciences, histoire jusqu’il y a peu d’un nombre assez réduit d’individus, est sans doute le meilleur exemple de la manière dont, dans certaines circonstances, l’histoire « événementielle » peut jouer un rôle déterminant dans l’« histoire sociale ». Néanmoins, cette différence est secondaire par rapport à 1’abîme qui sépare ces deux « récits » du mode d’intelligibilité à laquelle la physique s’est longtemps identifiée. Dans la perspective de la physique traditionnelle, même le vieillissement progressif de la Terre n’est qu’une apparence, liée à nos approximations pratiques. C’est au-delà de ce monde phénoménal qu’il nous faut chercher une vérité essentiellement atemporelle qui nie tant l’irréversibilité que 1’événement.

Je l’ai dit au début de cet exposé, la physique se retrouve aujourd’hui une science jeune. Depuis que Laplace, dit-on, affirma à Bonaparte qu’il n’y aurait pas de « second Newton », parce qu’il n’y avait qu’un seul monde à découvrir, nombreux sont les physiciens à avoir pensé que leur science était en voie d’achèvement. Un problème à résoudre encore, et tout serait éclairci, du moins au niveau des principes. Aujourd’hui, nous pouvons affirmer au contraire que le monde des processus physiques et chimiques, loin d’être compris « dans son principe », reste encore largement à découvrir. L’irréversibilité, 1’événement ne sont plus désormais pour les physiciens la marque de l’apparence que permettent de dépasser les lois de la physique. Ils caractérisent de manière intrinsèque un monde dont nous commençons seulement à comprendre les questions.

Cette transformation du jugement qu’une science peut porter sur sa propre histoire est, je crois, de nature à intéresser les spécialistes des sciences humaines sur trois plans au moins : d’abord, en tant que la physique est une histoire humaine ; ensuite parce que le modèle que constituait la physique d’hier a joué, comme Marc Bloch le signalait, un rôle dans le développement même des sciences humaines ; enfin parce que la physique d’aujourd’hui, dans la mesure où elle se découvre science du devenir physico-chimique et non des lois intemporelles qui feraient de ce devenir une apparence, retrouve dans son propre domaine quelques-uns des problèmes qui ont jusqu’ici mené certains à douter de la « scientificité » des sciences humaines.

Dans La nouvelle alliance5, nous avons décrit la « crise » des deux cultures. Comment comprendre l’histoire humaine si la compréhension s’identifie à la recherche de lois qui réduisent toute histoire à l’enchaînement indifférent de causes et d’effets ? Il est curieux d’ailleurs que l’histoire ait été deux fois la victime de ce conflit. Ainsi, pour faire face au mode d’intelligibilité physique, c’est au-delà de l’histoire des hommes que Kant chercha un fondement à leurs pratiques.

L’homme atemporellement libre, répondant à un impératif éthique qui transcende l’histoire, dominant par la connaissance une nature soumise à des lois qui ignorent toute possibilité d’histoire : comment s’étonner que ce face-à-face instable ait mis en question ses deux termes, la liberté et la connaissance. Chaque conquête dans l’intelligibilité de l’homme, qu’elle vienne de l’anthropologie, de l’histoire ou des sciences biologiques, a pu être vue comme une menace de « réduction » de l’homme à un phénomène comme les autres. Et la connaissance scientifique elle-même a été, tout récemment encore, associée à la « barbarie ».

« Pourquoi et comment un certain type de savoir, apparu à l’époque de Galilée et considéré depuis comme le seul savoir, produit-il, selon les voies d’une nécessité repérable et pleinement intelligible, la subversion de toutes les autres valeurs, et ainsi de la culture, et ainsi de l’humanité de l’homme, c’est ce qu’il est parfaitement possible de comprendre – pour peu qu’on dispose d’une théorie de l’essence de tout savoir possible et de son fondement », écrit Michel Henry6.

Il n’appartient pas à un physicien de discuter avec un philosophe de « l’essence et du fondement de tout savoir possible », ni de se substituer aux historiens pour évaluer la « nécessité pleinement intelligible » qui mène un savoir à subvertir l’humanité de l’homme. Cependant, en tant que physicien, il m’est permis de soupçonner qu’un amalgame trop rapide a été commis. La physique d’aujourd’hui est en effet l’héritière de ce savoir « apparu à l’époque de Galilée », mais elle n’implique ni surtout ne justifie plus la subversion de la culture. Elle permet corrélativement d’affirmer que la rationalité mise en cause par Michel Henry est non pas « la » rationalité scientifique mais une image historique, chargée de culture, de cette rationalité.

De même, dans un livre récent, Allan Bloom7 a rappelé la critique adressée par Swift à la rationalité scientifique. Les habitants de Laputa, en parfaits cartésiens, ont un œil tourné vers le ciel, dont ils déchiffrent les lois mathématiques, et l’autre tourné vers l’intérieur, vers leur subjectivité égoïste. Et l’île volante de Laputa domine la Terre grâce au pouvoir technique fondé sur la découverte des principes physiques. La science serait donc l’alliée naturelle du pouvoir, qui domine ce qu’elle choisit d’ignorer, les hommes qui ne sont ni figures géométriques ni pure subjectivité réflexive.

Le problème soulevé par Swift est grave, et n’est pas de ceux qu’une simple transformation théorique peut résoudre. Cependant, dans la mesure où le modèle de la physique a servi historiquement de référence et de garant aux lectures de la rationalité scientifique, nous pouvons dire aujourd’hui que cette rationalité ne peut plus être invoquée pour justifier les scientifiques qui suivent le modèle des habitants de Laputa. Le face-à-face entre l’objet soumis à des lois intemporelles et le sujet libre, dominant le monde mais dépouillé des liens multiples qu’il tisse avec lui, ne peut plus désormais se dire « rationnel » au sens où il serait rationnel d’opposer le monde « vrai », « légal », déchiffré par la science au monde troublé où vit le scientifique.

L’idéal classique de la science, la découverte d’un monde intelligible mais sans mémoire, sans histoire, renvoie au cauchemar annoncé par Kundera, Huxley et surtout Orwell : en 1984 la langue elle-même est coupée de son passé, et donc aussi de sa puissance d’invention des futurs, elle contribue à emprisonner les hommes dans un présent sans recours ni alternative. Ce cauchemar est sans doute celui du pouvoir. Mais la suppression de la mémoire, l’élimination des récits, la réduction de l’imagination ne peuvent plus se prévaloir de l’idéal d’intelligibilité qu’incarnait la physique pour se prétendre prix « rationnel » à payer pour la constitution de la société en objet « scientifique ». Bien au contraire, l’exemple de la physique mènerait, comme nous allons le voir, à définir tout jugement a priori à propos de ce que peuvent les hommes, et à propos des modes multiples sur lesquels le passé et le futur s’interpénètrent dans leurs présents comme autant de mutilations, destructrices de ce que 1’on prétend chercher à comprendre.

Il peut sembler étrange que le développement de la physique qui, hier, avait mené Kant à conclure que le scientifique ne doit pas « apprendre » de la nature mais s’adresser à elle en juge, sachant a priori comment elle doit répondre, à quels principes elle est soumise, puisse aujourd’hui nous mener à des conclusions opposées, à l’impossibilité de juger a priori ce qu’est la description rationnelle d’une situation, à la nécessité d’apprendre d’elle comment nous pouvons la décrire. C’est là pourtant la conséquence non d’un recul de la physique, mais de son progrès. C’est dans la mesure où la physique d’aujourd’hui est susceptible de construire une description intelligible du devenir de la matière sans le réduire à une apparence qu’elle découvre un monde ouvert dont aucun schéma rationnel unique ne peut réduire la diversité. La physique, aujourd’hui, n’est plus science d’un Univers infini mais clos quant à ses comportements et ses modes de connaissance possibles. Elle est découverte d’un monde marqué par l’émergence du nouveau.

Du monde clos à l’Univers infini : c’est ainsi qu’Alexandre Koyré avait caractérisé la transformation cosmologique fondamentale qu’implique et explicite la physique moderne. Rétrospectivement, nous comprenons mieux les limites de 1’explicitation par les lois physiques de cet infini ouvert par la destruction des certitudes aristotéliciennes. Alors que la découverte de l’infini, de la prolifération des possibles, du caractère arbitraire de toute limite, allait pénétrer tous les domaines de la culture, la physique, elle, réduisit l’infini à la répétition infinie du même. Car les objets qu’elle privilégia gardèrent pour modèle commun les mouvements périodiques des planètes qui constituèrent son premier champ d’exploration.

Nous entrons ici dans la description du développement théorique de la physique contemporaine. Mon dernier énoncé a en effet un sens technique précis. Tout système dynamique « intégrable », c’est-à-dire dont on peut calculer de manière exacte les trajectoires, peut en effet par définition être représenté en termes de mouvements périodiques indépendants les uns des autres. Toute trajectoire dynamique a pour vérité fondamentale la périodicité des mouvements planétaires.

Cette vérité, nous la retrouvons dans la définition même de la trajectoire dynamique. Toute trajectoire dynamique est par définition déterministe et réversible : elle définit le futur et le passé comme équivalents et identiquement déductibles du présent. De même que les lois de la dynamique ne nous permettraient pas de dire a priori dans quel sens tourne la Lune autour de la Terre, elles n’établissent aucune différence intrinsèque entre une évolution partant d’un état initial vers un état situé dans le futur et l’évolution qui partirait de cet état futur vers l’état initial. Si nous imaginions la vitesse de la Lune instantanément inversée, nous la verrions « remonter » vers son passé. De même si nous inversions instantanément toutes les vitesses d’un système de corps en mouvement, ce système parcourrait en sens inverse la succession de tous les états qui 1’ont mené au moment de l’inversion.

La réversibilité des lois dynamiques, comme aussi des lois des deux sciences fondamentales créées au xxe siècle, la mécanique quantique et la relativité, traduit une négation du temps si radicale qu’aucune culture, aucun savoir collectif ne l’avait jamais imaginée. Bien des spéculations ont mis en cause l’idée de nouveauté, affirmé 1’inexorable enchaînement des causes et des effets. Bien des savoirs mystiques ont nié la réalité de ce monde changeant et incertain et ont défini l’idéal d’une existence qui permette d’échapper à la douleur de la vie. Nous savons d’autre part l’importance, dans l’Antiquité, de l’idée d’un temps circulaire, revenant périodiquement à ses origines. Mais l’éternel retour lui-même est marqué par la flèche du temps, comme le rythme des saisons ou celui des générations humaines. Aucune spéculation, aucun savoir n’affirma jamais l’équivalence entre ce qui se fait et ce qui se défait, entre une plante qui pousse, fleurit et meurt et une plante qui ressuscite, rajeunit et retourne vers sa graine primitive, entre un homme qui mûrit et apprend et un homme qui, progressivement, devient enfant, puis embryon, puis cellule.

Et pourtant, depuis son origine, c’est bien de cette négation qu’était porteuse la dynamique, la théorie physique qui s’identifie avec le triomphe même de la science. Historiquement, il est remarquable que les physiciens n’aient pas pris conscience de cette conséquence des lois dynamiques avant d’y être contraints. Laplace avait annoncé le déterminisme d’un monde soumis aux lois de la dynamique : son démon, contemplant un état instantané de l’Univers, pourrait en déduire indifféremment le passé et l’avenir dans leurs moindres détails. Mais c’est seulement à la fin du xixe siècle qu’apparaît le « démon de Maxwell », celui qui, capable d’observer et de modifier la course individuelle des molécules, pourrait lutter contre l’irréversibilité, celui pour qui n’a pas de sens intrinsèque la différence entre passé et futur que permet de définir le second principe de thermodynamique.

Ce serait donc une erreur de perspective que voir dans la négation de la flèche du temps par la physique une « conquête conceptuelle » similaire par exemple à la négation de la simultanéité absolue de deux événements distants par la relativité. Au contraire, la formulation par Clausius du fameux « second principe de thermodynamique », « l’entropie de l’Univers croît jusqu’à son maximum », marque bien l’importance que les physiciens du xixe siècle attribuèrent au fait que la physique, enfin, à l’exemple des autres sciences de l’époque, pouvait décrire un monde « historique ».

Certes, l’histoire thermodynamique du monde semblait devoir se résumer à une évolution fatale vers la « mort thermique », vers le nivellement définitif de toutes les différences qui nourrissent les processus irréversibles. La production d’entropie qui définit l’irréversibilité d’un processus thermodynamique définit en effet celui-ci par la destruction progressive qu’il opère de ses propres conditions. Le flux de chaleur a pour condition une différence de température et annule sans retour cette différence. Cependant, pour certains physiciens tels Planck et Boltzmann, l’essentiel était que la nature perdait, avec le second principe, l’indifférence que semblait lui conférer la dynamique. Le second principe traduisait, comme le dit Planck, que la nature n’est pas indifférente, qu’elle a des « propensions », des « préférences » pour certains états. La physique des systèmes dissipatifs, producteurs d’entropie, a repris cette conception de Planck en baptisant les régimes finaux d’une évolution irréversible du nom d’« attracteur ».

La physique, à la fin du xixe siècle, a connu une crise profonde avec la découverte du caractère intrinsèquement inconciliable des lois de la dynamique et de l’irréversibilité thermodynamique. Je ne peux m’attarder ici à l’échec dramatique de Boltzmann qui crut pouvoir donner une interprétation purement dynamique à la croissance de l’entropie et fut progressivement contraint à nier le caractère intrinsèque de l’irréversibilité, à la définir comme relative au niveau macroscopique où se situent nos observations. On peut voir dans la transformation de cet échec en triomphe, la véritable naissance de la physique du xxe siècle, cette physique dont Einstein constitue le meilleur symbole et qui se donna pour vocation de découvrir, au-delà des phénomènes changeants, une vérité intemporelle. Dieu eut-il le moindre choix, au moment de créer l’Univers : c’est là, dit un jour Einstein, la seule question qui devrait vraiment intéresser un physicien.

Aujourd’hui, la physique a retrouvé une nouvelle cohérence axée non sur la négation du temps, mais sur la découverte du temps à tous les niveaux de la réalité physique. C’est aux perspectives qu’ouvre cette nouvelle cohérence que je consacrerai la seconde partie de mon exposé.

Commençons par cette physique des systèmes dissipatifs, des systèmes caractérisés par des « attracteurs » dans laquelle Boltzmann et Planck avaient vu l’annonce d’une physique du devenir. Nous savons aujourd’hui que leur espoir était justifié. L’évolution irréversible d’un système vers son état attracteur ne peut être identifiée à une évolution vers 1’uniformité que dans le cas où l’attracteur est l’état d’équilibre thermodynamique. Loin de l’équilibre, l’irréversibilité, la production d’entropie peuvent être définies comme source d’ordre.

Envisageons une situation expérimentale très simple : l’expérience de thermodiffusion. Nous avons deux enceintes reliées par un canal et remplies d’un mélange de deux gaz, par exemple de l’hydrogène et de l’azote. Nous partons d’une situation d’équilibre : les deux enceintes sont à la même température, à la même pression, et contiennent le même mélange homogène des deux gaz. Établissons maintenant une différence de température entre les deux enceintes. L’écart à l’équilibre que constitue cette différence de température ne peut être maintenu que s’il est nourri par un flux de chaleur qui compense les effets de la diffusion thermique. Nous n’avons donc pas affaire à un système isolé, mais à un système fermé, dont une enceinte est chauffée en permanence alors que l’autre est refroidie. Or, l’expérience montre que, couplé au processus de diffusion de chaleur, se produit un processus de séparation des deux gaz. Lorsque le système aura atteint son état stationnaire, tel que, pour un flux de chaleur donné, la différence de température ne varie plus au cours du temps, il y aura plus, disons, d’hydrogène dans l’enceinte chaude, et plus d’azote dans l’enceinte froide, la différence de concentration étant proportionnelle à la différence de température. Nous voyons que, dans ce cas, l’activité productrice d’entropie ne peut être assimilée à un simple nivellement des différences. Certes, la diffusion thermique joue ce rôle, mais le processus de séparation des gaz mélangés qui se produit par couplage avec la diffusion est, lui, un processus de création de différence, un processus d’« anti-diffusion » que mesure une contribution négative à la production d’entropie.

Ce simple exemple montre à quel point il est nécessaire de nous libérer de l’idée que l’activité productrice d’entropie est synonyme de dégradation, de nivellement des différences. Car, s’il est vrai que nous devons payer un prix entropique pour maintenir à son état stationnaire le processus de thermodiffusion, il est vrai aussi que cet état correspond à une création d’ordre. Un nouveau regard devient alors possible : nous pouvons voir le « désordre » produit par le maintien de l’état stationnaire comme ce qui nous permet de créer un ordre, une différence de composition chimique entre les deux enceintes. L’ordre et le désordre se présentent ici non pas comme opposés l’un à l’autre mais comme indissociables.

Qu’appelons-nous ordre ? Qu’appelons-nous désordre ? Chacun sait que les définitions varient et traduisent, le plus souvent des jugements quant à la beauté, l’utilité, les valeurs. Pourtant, ces jugements s’enrichissent aussi de ce que nous apprenons. Longtemps, la turbulence s’est imposée à nous comme l’exemple par excellence du désordre. Au contraire, le cristal est apparu comme la figure de l’ordre. Nous sommes désormais en mesure de compliquer ce double jugement. Nous savons aujourd’hui que nous devons comprendre le régime turbulent comme « ordonné » : les mouvements de deux molécules situées à des distances macroscopiques, qui se mesurent en centimètres, y sont en effet corrélés. Au contraire, les atomes qui forment un cristal vibrent autour de leur position d’équilibre de façon incohérente : le cristal est désordonné du point de vue de ses modes d’excitation.

Mais l’exemple de la thermodiffusion va plus loin en ce qu’il articule « ordre » et « désordre » et pose donc le problème du « prix » de la création d’ordre. La séparation chimique entre les deux gaz, qui n’est pas un tri exécuté une fois pour toutes mais un processus permanent, a pour prix une création de « désordre », le nivellement tout aussi permanent de la différence de température qu’entretient le flux de chaleur. Nous retrouvons une articulation similaire dans le métabolisme vivant, où la construction des molécules biologiques complexes s’accompagne de la destruction d’autres molécules, la somme des processus correspondant bien entendu à une production d’entropie positive. Mais pouvons-nous prolonger cette idée-là où la thermodynamique ne peut plus nous guider, là où il s’agit notamment des rapports des hommes entre eux et avec la nature ? L’intensification des rapports sociaux que favorise la vie urbaine, par exemple, n’a-t-elle pas été tout à la fois source de gaspillage, de pollution, et d’inventions, pratiques, artistiques, intellectuelles ? L’analogie est féconde en ce qu’elle articule ce que nous sommes trop souvent tentés d’opposer, mais elle ne fonde, faut-il le dire, aucun jugement quant aux valeurs respectives de ce qui est créé et détruit, ni surtout ne légitime notre histoire comme nécessaire ou optimale. L’exemple de la physique peut éclairer le problème posé aux hommes, non le résoudre.

Revenons à la physico-chimie. Le phénomène de thermodiffusion est un phénomène continu : la séparation des deux gaz est proportionnelle à la différence de température. Mais, dans d’autres cas, c’est à des phénomènes brusques, spectaculaires, que nous avons affaire, à l’apparition de nouveaux régimes de fonctionnement, qualitativement différents, qui se produisent à une distance déterminée de l’équilibre, c’est-à-dire à partir d’un seuil d’intensité des processus irréversibles dont le système est le siège.

Nous ne nous attarderons pas ici à la découverte des « structures dissipatives ». Prenons, pour mettre en lumière la surprise qu’elles ont constituée, l’exemple célèbre de 1’« instabi1ité de Bénard ». Une mince couche liquide est soumise à une différence de température entre la surface inférieure, chauffée en permanence, et la surface supérieure, en contact avec l’environnement extérieur. Pour une valeur déterminée de la différence de température, le transport de chaleur par conduction, où la chaleur se transmet par collision entre les molécules, se double d’un transport par convection, où la chaleur est transmise par un mouvement collectif des molécules. Se forment alors des tourbillons qui distribuent la couche liquide en « cellules » régulières. Des milliards de milliards de molécules qui, auparavant, avaient un mouvement désordonné, participent maintenant à un comportement collectif. La formation des cellules de Bénard constitue véritablement l’émergence d’un phénomène macroscopique, caractérisé par des dimensions de l’ordre du centimètre, à partir d’une activité microscopique qui, elle, n’implique des longueurs de l’ordre de l’angström (10-10 m). Comment aurions-nous pu croire possible l’émergence de ce comportement collectif si l’expérience ne l’avait imposée ?

De même, il a fallu que l’expérience nous permette d’observer des « horloges chimiques » pour que nous puissions croire que, des milliards de collisions aléatoires qui se produisent en chaque seconde entre les molécules et à l’occasion desquelles se produisent les réactions chimiques, puisse naître un rythme macroscopique. Avec une périodicité de l’ordre de la minute, le milieu réactionnel change pourtant de couleur comme si un mystérieux chef d’orchestre signalait les moments où les réactions doivent faire varier la composition chimique du milieu. Mais, nous le savons, il n’y a pas plus de chef d’orchestre qu’il n’y a, dans les tourbillons de Bénard, d’agent préposé à la circulation des molécules. Les processus dissipatifs qui entraînent, loin de l’équilibre, la formation des structures dissipatives sont les mêmes que ceux qui se compensent mutuellement à l’équilibre.

En fait, c’est l’état d’équilibre lui-même, non les régimes de fonctionnement de la matière loin de l’équilibre, qui peut apparaître désormais comme singulier en ce qu’il permet de décrire les processus en faisant abstraction du temps. En chaque instant, à l’équilibre, les conséquences d’un événement, tel une réaction chimique, sont annulées par un autre événement. C’est pourquoi il n’existe aucune différence entre différents systèmes chimiques à l’équilibre, que les mécanismes de réaction soient linéaires ou non linéaires (le produit d’une réaction catalyse cette réaction ou une autre, par exemple). Loin de l’équilibre par contre, les conséquences d’une réaction ne sont pas immédiatement annulées mais sont susceptibles de se propager et, s’il existe des mécanismes non linéaires, de favoriser ou d’inhiber d’autres réactions, ce qui, en conséquence… La logique de description des processus loin de l’équilibre n’est plus une logique de bilan, mais une logique narrative (si…, alors…). L’activité cohérente d’une structure dissipative est en elle-même une histoire, qui a pour matière la relance mutuelle entre événements locaux et l’émergence d’une logique cohérente globale qui intègre la multiplicité de ces histoires locales.

La découverte de ces régimes collectifs d’activité associe ce que je proposerais de définir comme les trois éléments minimaux qu’exige toute histoire : l’irréversibilité, les probabilités, l’émergence possible de nouvelles cohérences. Le mouvement (idéalement) réversible de la Lune autour de la Terre n’est pas une histoire, mais la prise en compte des frottements qui éloignent imperceptiblement la Lune de la Terre chaque année ne suffit pas non plus à construire une histoire. Pour que celle-ci prenne un sens, il faut que nous puissions imaginer que ce qui s’est produit aurait pu ne pas se produire, il faut que des événements seulement probables jouent un rôle irréductible. Mais une succession de coups de dés n’est pas non plus une histoire. Encore faut-il que certains de ces événements aient un enjeu, qu’ils soient susceptibles d’ouvrir à des possibles qu’ils conditionnent sans, bien sûr, suffire à les expliquer.

Irréversibilité et probabilités caractérisent tout système chimique, qu’il soit ou non à l’équilibre, mais c’est loin de l’équilibre que certains événements locaux peuvent cesser d’être insignifiants, qu’une fluctuation locale de concentration peut entraîner un nouveau type de régime de fonctionnement. Un système toujours plus écarté de l’équilibre peut, de bifurcation en bifurcation, connaître une succession de ces régimes, passer de la régularité de l’horloge chimique au « chaos », où son activité peut être définie comme l’inverse du désordre indifférent qui règne à l’équilibre : aucune stabilité n’assure plus la pertinence d’une description macroscopique, tous les possibles s’actualisent, coexistent et interfèrent, le système est « en même temps » tout ce qu’il peut être.

Que se passera-t-il si… ? Que se serait-il passé si… ? Ce ne sont pas seulement là des questions d’historien, mais aussi de physicien face à un système qu’il ne peut plus se représenter comme manipulable et contrôlable. Ces questions ne renvoient pas à une ignorance contingente et surmontable mais définissent la singularité des points de bifurcation, où le comportement du système devient instable et peut évoluer vers plusieurs régimes de fonctionnement stables. En de tels points, une « meilleure connaissance » ne nous permettrait pas de déduire ce qui arrivera, de substituer la certitude aux probabilités. C’est donc le « diagramme des bifurcations », la « carte des possibles » qu’explore un système alors qu’il est progressivement écarté de l’équilibre par une modification de ses rapports avec son milieu, qui détermine dans chaque cas ce qui pourra être prévu, et ce dont nous pouvons savoir a priori que nous pourrons seulement le constater et le raconter.

C’est également loin de l’équilibre qu’un système peut devenir sensible à certains aspects de sa propre réalité qui étaient insignifiants à l’équilibre. C’est le cas, nous l’avons vu, de la non-linéarité des processus dont il est le siège, mais c’est également le cas pour une force telle la force de gravitation. Celle-ci n’a pas d’effet observable sur un système à l’équilibre mais, sans elle, les cellules de Bénard ne se formeraient pas. C’est donc l’activité dissipative elle-même qui détermine ce qui, dans la description d’un système physico-chimique, est pertinent ou peut être négligé.

À quoi un être est-il sensible ? Par quoi peut-il être affecté ? De quoi ses relations avec son monde le rendent-elles capable ? De telles questions prennent donc déjà sens pour des « êtres » aussi simples que les systèmes physico-chimiques. Mais comment ne se poseraient-elles pas avec plus d’urgence encore à ceux qui étudient les êtres vivants, doués de mémoire, capables d’apprendre et d’interpréter ? Comment ne trouveraient-elles pas un sens plus crucial encore lorsqu’il s’agit des hommes que le langage rend sensibles à l’indéfinie multiplicité de leurs passés, des avenirs qu’ils peuvent craindre ou espérer, des lectures divergentes et éclatées du présent. Les sciences ne sont-elles pas, elles-mêmes, l’un des vecteurs de cette sensibilité ? Pour les hommes d’aujourd’hui, le « Big Bang » et l’évolution de l’Univers font partie du monde, au même titre que, hier, les mythes d’origine. Comment juger a priori ce qu’« est » l’homme, ce que sont les concepts pertinents pour définir son identité si déjà l’identité d’un système physico-chimique est relative à son activité ? Comment un physicien, après la découverte du rôle crucial des relations linéaires en physique, pourrait-il ignorer la singularité de l’histoire des hommes où de telles relations sont omniprésentes, enchevêtrant points de vue locaux, visions globales, représentations divergentes du passé, du présent et de l’avenir ?

Les instruments conceptuels produits par la physique des systèmes dissipatifs ne sont plus les instruments d’un jugement, destiné d’abord à faire la différence entre les apparences anecdotiques, circonstancielles, et une vérité générale. Ce sont des instruments d’exploration, susceptibles d’engendrer de nouvelles questions, de susciter des distinctions inattendues. Ainsi en est-il notamment de la découverte de la grande diversité des attracteurs. J’ai fait allusion déjà aux attracteurs « ponctuels », l’état d’équilibre notamment, aux attracteurs périodiques, que traduisent les « horloges chimiques ». Mais nous connaissons depuis quelques années des attracteurs chaotiques qui confèrent à un système, pourtant décrit par des équations déterministes, un comportement erratique. Quelle pertinence auront de tels instruments dans l’exploration de cette réalité multiple, concrète, qui est celle de la nature et de l’histoire des hommes ? Je ne peux, ici, m’attarder à décrire les questions où ils interviennent déjà, celle de la météorologie ou de l’origine de la vie, notamment. Le point essentiel, me semble-t-il, dans le contexte de cet exposé, est que l’exemple de la physique ne peut plus entraîner d’autres sciences à « physicaliser » leur objet, mais au contraire à l’ouvrir au problème qu’elles partagent avec la physique, le problème du devenir.

J’en arrive maintenant à la dernière partie de mon exposé, au problème de la cohérence de la physique elle-même. La conviction de Boltzmann s’avère aujourd’hui justifiée : l’irréversibilité ouvre la physique au problème du devenir. Mais cette irréversibilité est condamnée par les lois fondamentales de la physique comme déterminée par un mode de description approximatif. Ce serait parce que nous ignorons le mouvement de chaque molécule individuelle et caractérisons un système en termes de variables macroscopiques que nous observons une évolution irréversible, l’évolution vers l’état macroscopique le plus probable, celui que réalise l’immense majorité des configurations microscopiques a priori possibles. Les probabilités et l’irréversibilité n’ont donc qu’une signification négative, elles traduisent la distance entre l’observateur humain et celui qui pourrait observer un système de milliards de milliards de molécules comme nous observons le système planétaire.

En mécanique quantique, la situation est plus complexe. Chacun sait que la mécanique quantique ne peut prévoir que des probabilités.

Pourtant l’équation fondamentale au centre de la mécanique quantique, l’équation de Schrödinger, décrit une évolution déterministe et réversible. C’est l’acte de mesure, irréversible, qui introduit les probabilités en mécanique quantique. Cette structure duale propre à la mécanique quantique, l’évolution de la fonction d’onde inobservable dans l’espace de Hilbert et sa « réduction », qui permet de déterminer les probabilités des différentes grandeurs observables, a fait couler beaucoup d’encre. C’est elle qui a mené certains physiciens à affirmer que, en dernière analyse, c’est la conscience humaine qui est responsable de la possibilité de caractériser le monde quantique en termes de probabilité d’observation.

Comme nous le soulignions déjà dans La nouvelle alliance, le formalisme actuel de la mécanique quantique traduit par sa singularité même sa solidarité profonde avec le mode de conceptualisation classique de la physique, et elle fait apparaître de manière explicite les limites de ce mode de conceptualisation. Toute description physique se réfère à des observations, à des mesures, et il n’est pas de mesure sans marque, sans production irréversible d’une trace. Bien sûr, dans le cas d’observations astronomiques par exemple, nous pouvons oublier que si nous pouvons observer une étoile lointaine, c’est parce qu’elle brûle irréversiblement et parce que les photons qu’elle émet impressionnent la rétine de l’astronome ou sa plaque photo. Mais, lorsqu’il s’agit d’« observer » le monde quantique, notre seul accès expérimental est l’événement, collision, émission ou absorption de photons, désintégration, etc. Or, pas plus que la dynamique classique, la mécanique quantique ne peut donner de sens intrinsèque à l’événement. Je vous renvoie ici à la parabole célèbre du « chat de Schrödinger ». Une particule radioactive est enfermée dans une boîte avec un chat. Si elle se désintègre elle provoquera le bris d’une fiole de poison qui provoquera la mort du chat. La mécanique quantique nous interdit, face à la boîte close, de dire : la particule est intacte ou désintégrée, le chat est mort ou vivant. C’est seulement à chaque ouverture de la boîte, lorsque nous observons le chat, que nous pouvons dire, éventuellement, « il est mort, donc la particule s’est désintégrée ». C’est l’observation qui donne sens à l’événement, et non l’inverse.

Selon certaines représentations philosophiques de l’histoire des sciences, ce serait par la négation que les sciences progresseraient. Le progrès de la « raison » scientifique exigerait que nous abandonnions au domaine de l’opinion incompétente l’idée d’une distinction intrinsèque entre passé et futur comme nous avons abandonné 1’idée de cause finale ou de simultanéité absolue d’événements distants. Cette représentation du progrès scientifique me semble dangereuse. Elle fait bon marché de ce que, en matières scientifiques, négation et affirmation sont indissociables. L’échec de Boltzmann, et la négation de la flèche du temps qui en a résulté, supposent que soit affirmée la validité générale de la notion de trajectoire dynamique. Rappelons ici la déclaration de sir James Lighthill : le déterminisme réversible au nom duquel la flèche du temps fut niée était une croyance, qui se révèle aujourd’hui illégitime. La découverte des limites de validité de la notion de trajectoire peut donc ouvrir l’espace conceptuel où puisse se construire un sens dynamique intrinsèque de la flèche du temps.

En fait, dès 1892, ces limites étaient définies. Poincaré démontrait que la plupart des systèmes dynamiques ne peuvent être définis en termes d’« invariants du mouvement », c’est-à-dire être représentés en termes de ces mouvements périodiques indépendants auxquels, je l’ai dit déjà, la description d’un système dynamique intégrable peut être ramenée. La raison de cette impossibilité est le phénomène de « résonance », c’est-à-dire le transfert d’énergie et de quantité de mouvement entre deux mouvements périodiques.

Il est, d’un point de vue historique, intéressant de constater que la « catastrophe de Poincaré » resta sans suite. L’idéal d’un monde décrit en termes de trajectoires dynamiques – ou de fonctions propres quantiques – continua à dominer les esprits. C’est seulement au cours de ces dernières années que le développement de la « dynamique qualitative », auquel sont associés les noms du regretté Kolmogorov, de Arnold et de Moser, a définitivement brisé la croyance selon laquelle, puisqu’ils répondent au même type d’équations, les systèmes dynamiques appartiennent à une classe homogène.

Les systèmes dynamiques étudiés par Poincaré se caractérisaient par des points de résonance, rares, comme sont rares les nombres rationnels par rapport aux nombres irrationnels. Cependant, pour les « grands » systèmes (dont le volume tend vers l’infini), nous savons que la situation s’inverse. Les résonances s’accumulent partout dans l’espace des phases – elles se produisent désormais non plus en tout point rationnel mais en tout point réel. Dès lors, les comportements non périodiques dominent. Le système dynamique se caractérise alors par un comportement chaotique.

Le système chaotique met en question la notion même de causalité. L’idée de cause a toujours été, plus ou moins explicitement, associée à la notion de « même », nécessaire pour donner à la cause une portée opérationnelle. « Une même cause produit, dans des circonstances semblables, un même effet. » « Si nous préparons deux systèmes semblables de la même manière, nous obtiendrons le même comportement. » Même les historiens, lorsqu’ils invoquent un rapport de causalité, prennent le risque de penser que si les circonstances avaient été légèrement différentes, si le vent avait soufflé moins fort, si telle personne avait choisi de porter un habit différent, la situation qu’ils analysent n’aurait pas été, pour l’essentiel, modifiée. Ce risque est celui de toute description, de toute définition. Les mots comme les nombres sont de précision finie. Toute description, verbale ou numérique, définit une situation non en tant qu’elle serait identique à elle-même mais en tant qu’elle appartient à une classe de situations toutes compatibles avec la même description. Or, si nous observons un système chaotique partant de deux états initiaux aussi semblables que nous le voulons, nous verrons des évolutions qui divergent au cours du temps de manière exponentielle. Le comportement d’un système chaotique, pourtant décrit par des équations déterministes, est donc essentiellement non reproductible.

Chaque état d’un système dynamique intégrable contient, je l’ai déjà souligné, son passé et son futur. Le comportement chaotique, lui, nous mène à situer le présent, à caractériser ce que le présent peut nous dire du futur par un horizon temporel. Quelle que soit la précision de la définition d’un état, il existe un temps d’évolution après lequel cette définition aura perdu toute pertinence. Au-delà de cet horizon, la notion de trajectoire individuelle perd son sens. Comme un véritable horizon, l’horizon temporel des systèmes chaotiques fait la différence entre ce que nous pouvons « voir » d’où nous sommes et l’au-delà, l’évolution que nous ne pouvons plus décrire en terme de comportement individuel mais seulement en terme de comportement erratique commun à tous les systèmes caractérisés par l’attracteur chaotique. Bien sûr, nous pouvons tenter de « voir plus loin », de prolonger le temps pendant lequel nous pouvons prévoir une trajectoire, en augmentant la précision de sa définition, en restreignant donc la classe des systèmes que nous considérons comme « les mêmes ». Mais le prix à payer devient vite démesuré : ainsi, pour multiplier par dix le temps au long duquel l’évolution reste prévisible à partir de ses conditions initiales, il nous faut augmenter la précision de la définition de ces conditions d’un facteur e10…

La description des systèmes dynamiques chaotiques impose un renouvellement du langage même de la dynamique. Celui-ci, dans la mesure où il suppose une connaissance infiniment précise de l’état d’un système dynamique, occulte en effet la différence qualitative entre systèmes dynamiques. Il confère au physicien un point de vue infini à partir duquel est invisible l’horizon temporel qui caractérise les comportements chaotiques, un point de vue qui permet d’oublier les limites de toute connaissance concevable, c’est-à-dire finie. L’idéal de connaissance dont est porteur le langage de la dynamique classique est donc illégitime au sens où, dans le cas des systèmes chaotiques, il ne respecte pas la contrainte qui définit les conditions non pas de notre mode de connaissance, historiquement contingente, mais de la connaissance en général.

Il ne m’est malheureusement pas possible de décrire ici dans les détails le nouveau langage dynamique qui, aujourd’hui, nous permet d’intégrer cette contrainte, et de donner par là même un sens intrinsèque, et non plus déterminé par notre manque de connaissance, aux probabilités qu’avait introduites Boltzmann pour articuler dynamique et thermodynamique. Qu’il suffise de préciser que ce langage substitue à l’état dynamique classique et à la loi d’évolution réversible, qui semblait permettre indifféremment de déduire de cet état le passé et l’avenir, un état et une loi d’évolution à symétrie temporelle brisée. Ce double brisement de symétrie exprime de manière positive ce que la notion d’horizon temporel exprimait comme une limite : la notion d’un présent ouvert sur un avenir intrinsèquement aléatoire.

Cette transformation de la dynamique constitue, me semble-t-il, un exemple privilégié du caractère ouvert, inventif, de la construction de l’intelligibilité physico-mathématique. Le langage de la dynamique classique était marqué par une incohérence implicite : comment accepter que ce soit notre manque de connaissance qui donne un sens à l’irréversibilité sans laquelle, pour ne pas parler de notre vie même, l’activité de mesure, que présuppose toute théorie physique, est inconcevable ? Or ce n’est pas en abandonnant la dynamique mais en la comprenant, en comprenant tout à la fois les raisons et les limites de ses succès, que le problème a pu être résolu. C’est pourquoi la signification que nous pouvons donner aujourd’hui à la flèche du temps est tout à la fois tournée vers le passé et vers l’avenir de la dynamique. Vers le passé, au sens où nous concevons l’irréversibilité comme la traduction de la perte de pertinence progressive de toute connaissance, de tout pouvoir de contrôle déterminée par le caractère chaotique du système, et exprimons donc dans sa définition même les raisons de l’abandon de l’idéal classique. Vers l’avenir, au sens où la nouvelle description dynamique renouvelle notre regard et nos instruments conceptuels. En particulier, elle transforme l’idée que nous nous faisons de l’irréversibilité macroscopique.

Cette irréversibilité a toujours été définie comme relative aux conditions macroscopiques de non-équilibre. L’état d’équilibre, lui, serait indifférent à la flèche du temps. Aujourd’hui, le rapport entre microscopique et macroscopique se trouve inversé : dans un système susceptible d’une évolution irréversible vers l’équilibre, la différence entre passé et avenir persiste au niveau microscopique même dans un système à 1’équilibre. Ce n’est pas le non-équilibre qui crée la flèche du temps, c’est l’équilibre qui empêche la flèche du temps, toujours présente au niveau microscopique, d’avoir des effets macroscopiques. Le non-équilibre ne crée pas la flèche du temps mais lui permet d’apparaître au niveau macroscopique, de s’y manifester non seulement par l’évolution vers l’équilibre mais aussi, comme nous l’avons vu, par la création de comportements collectifs cohérents.

Cependant, la dynamique n’est pas aujourd’hui la théorie de la réalité microscopique. Nous en arrivons donc au problème de la mécanique quantique.

Alors qu’elle a été mise en question par beaucoup de ses interprètes, je voudrais souligner que, pour la plupart des physiciens, la mécanique quantique est la plus puissante des théories jamais construites par la physique. Dans le domaine expérimental, ses prédictions ont été confirmées avec une précision tout à fait remarquable. Sans doute est-ce pourquoi la plupart des critiques ont tenté de transformer l’interprétation que nous donnons à ce formalisme sans le modifier. Or, notre perspective implique une modification de ce formalisme.

Karl Popper écrivait à propos de la mécanique quantique :

« Mon propre point de vue est que 1’indéterminisme est compatible avec le réalisme, et que l’acceptation de ce fait permet d’adopter une épistémologie objectiviste cohérente, une interprétation objectiviste de l’ensemble de la théorie quantique, et une interprétation objective de la probabilité8. »

Mais il savait que ce point de vue relevait d’un « rêve métaphysique ». En effet, la mécanique quantique actuelle ne se borne pas, comme la dynamique classique, à soumettre l’évolution de la fonction d’onde à une loi réversible et déterministe. Son formalisme a pris pour modèle la description des systèmes dynamiques intégrables. Il présuppose cette possibilité de représenter le comportement d’un système en termes de mouvements périodiques indépendants dont Poincaré montra qu’elle était restreinte à une classe de systèmes dynamiques très particulière.

Ici encore, il m’est impossible d’entrer dans les détails. Le nouveau formalisme auquel nous avons récemment abouti accentue le caractère probabiliste de la description quantique, et confère aux probabilités une signification intrinsèque, indépendante de la mesure. Plus précisément, ce formalisme ne prend pas pour objet privilégié l’atome isolé, caractérisé en termes d’états stationnaires stables, mais l’atome en interaction avec le champ qu’il induit. C’est par la résonance entre l’atome et ce champ que, dès 1928, Dirac avait expliqué l’instabilité des états stationnaires excités, le fait que 1’atome rejoint spontanément son état fondamental en émettant un (ou des) photon(s). Cependant, le temps de vie des états excités ne peut, en mécanique quantique usuelle, recevoir de signification précise, il ne peut être défini que relativement à un traitement approché (règle d’or de Fermi). Je l’ai déjà signalé, la mécanique quantique actuelle, contrairement à la première théorique quantique due à Bohr, Sommerfeld et Einstein, ne permet pas de décrire l’événement que constitue la transition d’un atome vers son état fondamental avec émission d’un photon, et rend les notions d’événement, de temps de vie et de probabilité relatifs à l’acte d’observation.

Nous avons montré qu’il est en fait impossible de définir un atome en interaction avec son champ en termes d’invariants, c’est-à-dire de le décrire par une fonction d’onde soumise à l’équation de Schrödinger. Le théorème d’impossibilité de Poincaré peut donc être étendu à la mécanique quantique et permettre là aussi une classification qualitative des systèmes quantiques. Le nouveau formalisme que nous proposons substitue à l’évolution réversible de Schrödinger une évolution à symétrie temporelle brisée qui confère une signification exacte au temps de vie, à l’événement probabiliste, et donne sens au fait que c’est dans l’avenir que nous partageons avec l’atome excité que celui-ci rejoint son état fondamental. Ce formalisme permet des prévisions nouvelles par rapport à la mécanique quantique. Il mène notamment à prévoir un déplacement des niveaux énergétiques de l’atome. Dans le cas des expériences usuelles, ce déplacement est trop léger pour être observé, ce qui est cohérent avec le succès prédictif de la mécanique quantique actuelle. Mais nous avons commencé à imaginer, en collaboration avec les expérimentateurs, le type de situation expérimentale qui permettrait de réfuter ou confirmer nos prévisions, et avec elles, la nouvelle représentation que nous proposons d’un atome intrinsèquement marqué par la flèche du temps.

Nous arrivons ainsi à une « synthèse » entre la première théorie quantique, qui fut essentiellement nourrie par la thermodynamique statistique, et la seconde, qui chercha à donner une interprétation purement mécanique aux processus résultant du couplage entre un atome et un champ électromagnétique. L’atome réversible de la mécanique quantique est une idéalisation, la définition intrinsèque de l’atome est relative au processus dissipatif qui résulte de son couplage avec son champ. Les lois réversibles apparaissent désormais relatives tout au plus à des cas limites. Mais cette synthèse n’est qu’un premier pas. Un terrain énorme reste à explorer. Le monde quantique est un monde de processus, dont la description devrait, au même titre que celle du couplage entre l’atome et son champ, rendre explicite la flèche du temps. À tous les niveaux, nos descriptions actuelles font intervenir les notions de résonance et de collision et nous pouvons donc nous attendre à retrouver des phénomènes intrinsèquement irréversibles. La réaction chimique dont la théorie actuelle ne donne qu’une représentation foncièrement statique, devra sans doute être redéfinie de manière radicale, mais il en est de même des interactions fortes étudiées par la physique des hautes énergies.

Comme nous l’avons souligné, le caractère réversible de l’équation de Schrödinger a mené à une perte du réalisme physique. Conformément au « rêve métaphysique » de Karl Popper, nous retrouvons ici une forme de réalisme, centré non autour de la notion d’évolution déterministe mais autour de celle d’événement. Ce sont des événements qui permettent notre dialogue expérimental avec le monde microscopique, c’est à eux qu’une théorie réaliste du monde quantique doit donner un sens pour échapper aux paradoxes qui ont hanté la mécanique quantique depuis sa création.

Pour terminer ce trop rapide survol de la transformation conceptuelle profonde que connaît aujourd’hui la physique, comment éviter la question qui fascine aussi bien les physiciens que le public, celle de l’origine de l’Univers.

Pour beaucoup de physiciens il reste inimaginable aujourd’hui encore que la physique puisse prendre l’Univers pour objet et s’aventurer, avec la question du « Big Bang », dans un domaine jusque-là réservé aux spéculations religieuses et philosophiques, la « cosmogonie ». Pourtant, ce développement inattendu de la physique apparaît irréversible. Déjà, l’alliance entre théorie et observation a transformé de manière intrinsèque la pensée cosmologique en lui imposant des mutations inattendues.

Lorsque, en 1917, Einstein proposa le premier modèle d’Univers, il s’agissait d’un Univers statique, éternel, expression physico-mathématique de la tautologie parménidienne « 1’être est ». Dès 1922, il était clair pour les mathématiciens que les solutions naturelles aux équations d’Einstein désignaient un Univers non pas éternellement identique à lui-même, mais en contraction ou en expansion, et l’observation des galaxies lointaines trancha l’hésitation : ces galaxies s’éloignent de nous à un rythme d’autant plus rapide qu’elles sont plus éloignées, c’est-à-dire que nous les observons telles qu’elles furent dans un passé plus distant. Notre Univers est donc en expansion. Mais c’est la découverte du rayonnement fossile, en 1965, qui, selon le mot de Wheeler, confronta la physique à la plus grande de ses crises, c’est-à-dire força les physiciens à prendre au sérieux la conséquence d’un Univers en expansion : à l’origine de cette expansion, il y a quinze milliards d’années, pense-t-on aujourd’hui, toute la matière et l’énergie qui constituent notre Univers ont dû être concentrées en un point sans dimension. Avec le rayonnement « fossile », les échos du « Big Bang », comme l’avait surnommé par dérision Fred Hoyle, parvenaient jusqu’à nous.

Les photons d’une longueur d’onde centimétrique qui baignent la totalité de 1’Univers observable sont pour les astrophysiciens le témoignage de ce que la matière, qui fait l’objet des lois physiques actuelles, n’est pas une « donnée » mais le produit d’une histoire, qui a accompagné l’expansion de l’Univers, et dont ces photons, produits résiduels inertes, permettent de mesurer le coût entropique : au sein de notre Univers il y a environ 108 ou 109 photons pour un baryon, une particule matérielle à la structure complexe et ordonnée telle que le proton ou le neutron.

Univers immuable ou Univers destiné à la mort : si ces deux conceptions s’inspirent de la science, leurs racines remontent bien plus loin dans l’histoire de la pensée humaine. Par contre qui aurait pu imaginer que nous puissions être amenés à situer la « mort thermique » de 1’Univers non pas à la fin de son histoire mais à son origine, à conclure que l’ordre qui caractérise notre Univers actuel n’est pas un ordre survivant à la dégradation progressive, mais un ordre produit lors d’une explosion entropique originelle. La « mort thermique » de notre Univers, la création de la quasi-totalité de l’entropie qui le caractérise aujourd’hui, coïncideraient donc avec sa naissance, lorsque, selon un scénario récent, un espace-temps originel, « vide » au sens de la mécanique quantique mais instable, donna irréversiblement naissance à la matière-énergie de notre Univers.

Ici aussi nous pouvons constater le changement de sens du second principe de thermodynamique. Cette « mort thermique », cette production massive d’entropie que nous situons aux origines de notre Univers n’est plus, bien sûr, une mort. Elle marque au contraire le passage d’un Univers vide à un Univers peuplé d’énergie et de matière actuelles, elle mesure le coût du passage à l’existence de notre Univers.

À chaque niveau de la physique, nous retrouvons donc le temps irréversible associé au devenir de la matière là où hier des lois atemporelles réduisaient ce devenir à la répétition du même. On pourrait être tenté d’aller plus loin, de poser la question : d’où vient la flèche du temps ? Surgit-elle avec le brisement primordial de symétrie du « vide quantique » ? Il n’en est rien : ce brisement de symétrie éventuel, comme les conditions de non-équilibre dans le monde que nous connaissons, révèle la flèche du temps, mais ne la crée pas. En effet, il nous faut déjà présupposer l’existence de cette flèche du temps pour démontrer 1’instabilité de l’Univers vide, la possibilité que certaines fluctuations déclenchent le mécanisme coopératif qui aurait simultanément créé la matière et la courbure de 1’espace-temps.

De manière plus générale, je crois qu’il nous faut résister à la tentation d’« expliquer » la flèche du temps. Nous pouvons parler du temps de notre naissance, de celui la chute de Troie, du temps de la disparition des dinosaures, et même de celui de la naissance de l’Univers, mais la question « quand, ou pourquoi, a commencé le temps » échappe à la physique comme elle échappe sans doute aussi aux possibilités de notre langage et de notre imagination. Le temps irréversible, la différence entre le passé et le futur, précède et conditionne tant la réalité physique que les questions du physicien. Marc Bloch avait opposé les sciences qui, morcelant le temps en fragments artificiellement homogènes, le réduisent à une mesure, et l’histoire :

« Réalité concrète et vivante, rendue à l’irréversibilité de son élan, le temps de l’histoire, au contraire, est le plasma même où baignent les phénomènes et comme le lieu de leur intelligibilité9. »

Certes, la distinction entre physique et histoire demeure, au sens où l’intelligibilité physique implique l’identification d’objets au comportement reproductible. Bien sûr, je l’ai dit, le comportement chaotique n’est pas individuellement reproductible, mais nous savons comment préparer un système au comportement chaotique. De même, nous pouvons désormais concevoir une « recette » pour créer un Univers et peut-être, dans un avenir lointain, l’expansion de l’Univers recréera-t-el1e les conditions d’instabilité du vide primordial. Par contre, une situation historique ne se prépare ni ne se reproduit. Pourtant, cette distinction n’est plus une opposition. Car la nouvelle cohérence qui se dessine aujourd’hui à l’intérieur du champ physique et, je l’espère, entre les différents champs scientifiques, a pour principe ce temps irréversible dont parlait Marc Bloch, producteur d’existences nouvelles caractérisées par des temps qualitativement nouveaux.

La physique, je l’ai dit au début de mon exposé, se retrouve aujourd’hui une science jeune, dégagée d’un modèle d’intelligibilité qui, s’il a pu fasciner les autres sciences, ne les en opposait pas moins à elle. Peut-être se trouve-t-elle par là même enfin libérée de la relation étroite qu’elle entretint depuis son origine avec le problème philosophique et théologique de la Création, des « raisons » dernières, intemporelles, qui donneraient son intelligibilité au monde. La transformation de la physique que je viens d’esquisser ici traduit le caractère profondément historique de cette science : tout à la fois solidaire d’une tradition qui sélectionna et privilégia une classe particulière d’objets, et ouverte, susceptible de construire à partir des limites de cette tradition le sens de ce qu’elle niait. La physique, même lorsqu’elle est menée par son histoire à poser la question de 1’« origine de l’Univers », cherche, comme les autres sciences, à construire le sens de ce dont elle ne peut rendre compte, ce temps irréversible qui constitue la condition tout à la fois de ses objets et de ses questions*. Notes 1. M. Bloch, Apologie pour l’histoire ou Métier d’historien, Paris, Armand Colin, 1949, p. xiv. 2. Ibid., p. xv. 3. J. Lighthill, « The recently recognized failure of predictabi1ity in Newtonian dynamics », in Proceedings of the Royal Society, Londres, A 407, 1986, p. 35-50. 4. F. Braudel, La Méditerranée et le monde méditerranéen à 1’époque de Philippe II, Paris, Armand Colin, 1949, « Préface ». 5. L’édition « de poche » de La nouvelle alliance, parue dans la collection « Folio Essais » en 1986 a été augmentée d’une préface et de deux appendices dont le second approfondit certains aspects de ce problème. 6. M. Henry, La Barbarie, Paris, Grasset, 1987, p. 10. 7. A. Bloom, L’âme désarmée, Paris, Julliard, 1987. 8. K. Popper, Quantum theory and the schism in physics, Totowa, NJ, Rowman & Littlefield, 1982, p. 175. 9. M. Bloch, op. cit., p. 5. * Je tiens à remercier Isabelle Stengers pour l’aide qu’elle m’a apportée dans la rédaction de cet exposé. Je me borne ici à indiquer l’origine des citations apparaissant dans mon texte. En ce qui concerne les références scientifiques, le lecteur consultera La nouvelle alliance (Gallimard), Physique, temps et devenir (Masson), ainsi qu’un nouveau livre écrit en collaboration avec Isabelle Stengers et qui paraîtra en 1988, Entre le temps et l’éternité (Fayard). Pour citer cette conférence Ilya Prigogine, « La redécouverte du temps », Conférences Marc Bloch, 1987, [en ligne], mis en ligne le 28 juin 2006. URL : http://cmb.ehess.fr/document74.html. Consulté le 6 juillet 2008.

Extraits de "Entre le temps et l’éternité" de Prigogine et Stengers :

"Le temps en question

"Il y a quatre-vingt paraissait un livre qui a marqué l’histoire des rapports entre sciences et philosophie et qui suscite aujourd’hui encore discussions et controverses, "L’évolution créatrice" de Henri Bergson. Contrairement à beaucoup de philosophes face à la science, Bergson ne s’intéressait pas à des problèmes abstraits tels que la validité des lois scientifiques, les limites ultimes de la connaissance... mais à ce que cette science nous dit du monde qu’elle prétend comprendre. Et son verdict sonne le glas de cette prétention. la science, montre-t-il, a été féconde à chaque fois qu’elle a réussi à nier le temps, à se donner des objets qui permettent d’affirmer un temps répétitif, de réduire le devenir à la production du même par le même. Mais, lorsqu’elle quitte ses objets de prédilection, lorsqu’elle entreprend de ramener au même type d’intelligibilité ce qui, dans la nature, traduit la puissance inventive du temps, elle n’est plus que la caricature d’elle-même. (...) Dans la mesure où il entendait proposer une démarche qui puisse se constituer comme rivale de la connaissance scientifique, Bergson a échoué. Le "sentiment que nous avons de notre évolution et de l’évolution de toutes choses dans la durée pure" n’a pu se transformer, contrairement à ce qu’il espérait, en méthode d’investigation capable de devenir aussi précise et certaine que celle qui guide les sciences.

.... à venir ....

Sur le net :

Le temps de la philosophie moderne

Le temps est, par exemple pour Newton, un flux continu. Qu’est-ce que ce terme de « continu » signifie au juste vis-à-vis du temps ? Comme bien souvent, l’analogie avec le mouvement – largement exploitée par les philosophes de toutes époques, à divers degrés d’abstractions – permet de donner un premier éclairage au concept du temps. La continuité d’un mouvement n’est pas une chose facile à imaginer. Zénon, dans ses célèbres paradoxes, avait mis à jour la dualité entre le mouvement fini et le temps infini du parcours. En effet, la première intuition du mouvement est celle d’une transition spatiale, continuelle, entre deux points de l’espace séparés par d’infinies positions intermédiaires. De manière analogue à la suite infinie des divisions entières, l’espace semble être un continuum infini. Pourtant, les mouvements perçus par nos sens s’effectuent bel et bien en un temps fini ! De sorte qu’on a du mal à imaginer comment une infinité de positions peut être parcourue en une durée limitée. Imaginer des bonds dans un espace de points séparés par du vide pour définir le mouvement, comme l’ont fait les pythagoriciens, n’est pas satisfaisant, car cela conduirait par exemple à admettre une vitesse uniforme pour tous les mouvements. Un mouvement plus lent serait un mouvement plus long, et un mouvement moins rapide, un mouvement plus court. On peut, pour dresser un premier état des lieux, conclure avec Russell que « la continuité du mouvement ne peut consister dans l’occupation par un corps de positions consécutives à des dates consécutives.[11] » Tout le problème du temps, et de l’espace, repose ici sur la difficulté à imaginer des grandeurs infinitésimales. Il ne s’agit pas d’une lacune : c’est que précisément, il n’y a pas de distances infinitésimales, mais une infinité de distances finies. Pour résoudre le paradoxe du mouvement dans l’espace, il faut imaginer que le temps est également conceptualisable de façon analogue : il existe une infinité de durées finies dans le parcours d’un mouvement, mais aucune « durée infinie. » Si on imagine couper une distance finie en deux, puis l’une de ses moitiés en deux, et cela indéfiniment, il en ressort que plus la distance est petite (et finie), plus la durée nécessaire à son parcours sera courte (et toujours finie). La progression des séries de termes infinis, les séries mathématiques compactes, illustre ce mécanisme de pensée. Il n’est pas important ici de savoir si cette modélisation correspond exactement à la réalité physique du monde : il suffit pour avancer qu’elle l’illustre fidèlement, qu’elle la traduise correctement. Une infinité de grandeur finies, donc, pour finir : cela ressemble à un cercle vicieux. Le raisonnement de la série compacte est le plus simple qu’on puisse imaginer et qui corresponde de près à l’expérience. Il conduit directement à penser qu’il faut considérer en dernier ressort, au moins théoriquement, des instants sans durée, supports des moments et des durées, et par-là du temps tout entier. Cette philosophie, rattachée à la pensée scientifique moderne mais qui ne lui est pas exclusive, n’a pas fait l’unanimité. Ainsi Bergson défendait-il l’idée d’un mouvement et d’un temps indivisibles, irréductibles à une série d’états. En effet, la perception est impensable si on n’admet pas que je perçois le passé dans le présent, ce qui vient d’arriver dans ce qui persiste. L’instant pur est donc une abstraction, une vue de l’esprit. Poussée à bout, cette doctrine s’oppose pourtant à l’expérience quotidienne, dans la droite ligne de la vision pythagoricienne du monde. Nous pouvons considérer une ligne, une aire ou un volume comme un groupe infini de points, l’essentiel est que nous ne pouvons pas en atteindre tous les points, les énumérer, les compter, en un temps fini – par exemple, la division successive en moitiés égales d’une distance peut bien être répétée à l’infini : il est dès lors impossible d’arriver à une quelconque fin dans cette énumération de divisions. La connaissance du temps gagne en précision par ces remarques tirées de la théorie mathématique de l’espace, car pour l’homme, il est facile de mélanger temps, infini, éternité... en une seule et même idée floue. Kant, pour qui le temps était une forme a priori de l’intuition (interne), et non pas un concept, distinguait illimation du temps et infinité : « Il faut que la représentation originaire de temps soit donnée comme illimitée. » Le temps n’est pas en soi infini, mais c’est qu’il n’existe pas en soi. Il n’a pas non plus de commencement. Nous percevons toujours un instant antérieur, mais c’est nous qui introduisons dans l’expérience cette régression. Le temps n’est donc ni infini ni fini, parce qu’il n’est pas un être mais une forme de notre propre intuition. Les choses en soi ne sont ni dans le temps ni dans l’espace. Si on jauge l’idée du temps par nos impressions, il nous semble qu’il est parfois fugace, mais tout aussi bien interminable ; il est évident et en même temps insaisissable, comme le notait Saint Augustin : chacun a fait l’expérience de ces contradictions d’apparence. Elles sont amplifiées par le langage, qui par le mot « temps » désigne tout et son contraire. Mais connaître le caractère d’infini du temps, c’est bien déjà connaître le temps tel qu’il nous vient – et chercher une vérité transcendantale au-delà de cette notion d’infini est peut-être bien tout à fait vain. Il ne suffirait pas de conclure que l’infini caractérise le temps de façon essentielle, car on n’a pas meilleure connaissance de l’infini... et le concept d’infini n’est pas celui de temps ! En revenant au problème de l’infini dans l’espace, on peut constater que « de Zénon à Bergson, [une longue lignée de philosophes] ont basé une grande part de leur métaphysique sur la prétendue impossibilité de collections infinies. » Pourtant, on sait depuis Euclide et sa géométrie que des nombres expriment des grandeurs dites « incommensurables » (les nombres irrationnels, formalisant une idée qui fut fatale à la philosophie des pythagoriciens pour laquelle tout, dans le monde, était nombre – entier). Certains éléments résistent, en effet, à la simple mesure, et se placent sur un autre plan. Qu’en est-il du temps et de l’idée de l’incommensurable ? La mesure du temps peut-elle nous donner les clés de la compréhension du temps, comme nous l’espérons depuis les temps les plus anciens ? Un retour à Zénon peut donner quelque indice de réflexion. Ses paradoxes, qui touchent aussi au temps, reposent sur plusieurs axiomes – principalement la croyance en un nombre fini d’états finis pour caractériser les phénomènes, que ce soit en termes d’espace ou de temps : nombre finis de points dans l’espace, etc. Ces paradoxes mènent à plusieurs « solutions » métaphysiques : on peut rejeter la réalité de l’espace et/ou du temps (Zénon semble l’avoir fait, au moins pour le temps et en théorie, de sorte qu’il était en quelque sorte pris à son propre piège) ; on peut aussi décider de s’en tenir aux prémisses de Zénon et considérer que le temps est absolu et indivisible, comme chez Bergson, avec les difficultés de retour à l’expérience qu’on sait et qui ont entraîné la chute de la mécanique classique. On peut enfin considérer que les bases mêmes des paradoxes sont fausses, et étudier la possibilité de collections infinies, comme on l’a également vu avec les séries compactes. Russell expose l’erreur de raisonnement qui caractérise selon lui la doctrine kantienne, mais qui ne lui est pas exclusive. Kant ne voulait pas admettre la possibilité d’un infini en acte, il assimilait l’infinité à une régression illimitée. L’infini n’était qu’en puissance, et supposait un sujet. Ainsi, les nombres naturels sont infinis, mais seulement en ce sens que le sujet ne parvient jamais au plus grand des entiers. Selon une des branches de l’antinomie kantienne, qui ne saurait être confondue avec la solution kantienne elle-même, le passé doit avoir un commencement dans le temps, car, selon l’autre branche de la même antinomie, en supposant le temps infini, comment serions-nous arrivés jusqu’à aujourd’hui ? Un temps infini n’aurait pu en effet s’écouler tout entier. Certes, de façon analogue, le futur est borné par l’instant présent, et s’étend sur le cours du temps, mais cela ne pose aucun problème à Kant, car la question de l’avenir n’est pas symétrique de celle du passé. L’avenir n’est pas encore. Son infinité est "en puissance", et non pas en acte. L’avenir est illimité, mais pas infini en acte. Le tour de force de Kant sera d’appliquer ce raisonnement au passé lui-même. C’est le sujet qui régresse toujours vers un passé antérieur, afin d’expliquer le présent. La série n’existe pas en soi, elle exprime la nature de notre perception. C’est nous qui portons avec nous la forme du temps, elle n’est pas une dimension de l’Etre en soi, par ailleurs inconnaissable. On peut du moins répondre à un aspect du problème de l’infinité du temps, en laissant de côté la question de l’écoulement du temps, et en l’assimilant à l’espace. Est-il impossible qu’une collection d’états en nombre infini soit complète, comme le suggère la tradition philosophique à la suite de Zénon ? On peut répondre par la négative par un argument simple qui découle des suites mathématiques compactes, mais qui se retrouve tout aussi bien en philosophie. Le point décisif est qu’une suite infinie peut être bornée, comme l’examen attentif du passé, du présent et du futur nous en donne l’indice. Elle connaît un début, et aucune fin, mais il existe des valeurs supérieures à elle. Ainsi, l’unité est supérieure à une infinité de fractions entières qui lui sont toutes inférieures. Cette somme a un nombre infini de termes, et pourtant la voilà bien ancrée dans un cadre discret. C’est que compter les durées ne permettra jamais de saisir le temps comme un ensemble, tout comme compter les éléments un à un d’une série de termes en nombre infini ne permettra jamais d’en saisir l’idée essentielle. On se rend compte ici que définir le temps sur la base de sa mesure est une erreur, car mesurer une propriété d’infini n’a pas de sens. D’ailleurs en sciences, toute mesure est finie, si bien que le temps du scientifique n’est pas forcément celui dont parlent le philosophe ou le croyant qui vise l’éternel. Et pourtant, l’étrange temps élastique de la relativité générale est bien le temps de l’expérience, sur la base duquel les doctrines de toutes natures sont encore extrapolées. Une façon habile de concilier les différentes conceptualisations du temps, apportée par les mathématiques et la physique relativiste déjà vieille d’un siècle, et adoptée par la philosophie moderne, consiste à définir le temps en terme d’infini borné. Cette doctrine métaphysique s’accorde bien avec la théorie de la relativité, qui a bouleversé l’idée métaphysique du temps, car elle suggère que le temps est une propriété de l’univers, et non son cadre. Ainsi, le temps est dépendant d’autres aspects dont nous avons également conscience, et c’est sa relation avec l’espace et la matière qui constitue l’enveloppe « ontologique » de notre Univers. L’espace-temps n’est pas une notion seulement scientifique, loin de là. Cette vision du monde n’est en fait pas fondamentalement opposée à celles qui prévalaient chez Kant ou chez Newton : il s’agit au juste de replacer le temps à son niveau, de lui redonner une consistance propre. Si le temps est mieux décrit et compris au terme de ces progressions, il n’est toutefois toujours pas connu essentiellement.

Les brisures de symétrie du temps

Le temps

Vocabulaire de la psychanalyse

Le temps est-il continu ?

Le temps en physique, Etienne Klein

L’irréversibilité par rapport au temps

Modèles et exemples de percolation

Le temps en physique

Qu’est-ce que le temps

Y a-t-il un écoulement continu du temps ?

Le temps en video

La nature du temps, le film

Ilya Prigogine

"La question de la naissance du temps et celle des origines resteront sans doute toujours posées ; Tant que la relativité générale était considérée comme une théorie close, finale, le temps semblait avoir une origine et l’image d’une création de l’Univers comme processus unique et singulier semblait s’imposer. Mais la relativité générale n’est pas close, pas plus que la mécanique classique ou quantique. En particulier, nous devons unifier relativité et théorie quantique en tenant compte de l’instabilité des systèmes dynamiques. Dès lors, la perspective se transforme. La possibilité que le temps n’ait pas de commencement, que le temps précède l’existence de notre univers devient une alternative raisonnable."

Einstein dans « Physique et réalité » :

« (…) L’introduction du temps objectif se décompose en deux opérations indépendantes :

1) on introduit un temps local objectif en rapportant le déroulement chronologique de l’événement vécu aux indications d’une « horloge », c’est-à-dire d’un système isolé à évolution périodique 2) on introduit le concept de temps objectif pour les événements se produisant dans tout l’espace, élargissant ainsi le concept de temps local au concept de temps de la physique.

Remarque au sujet du (1). Faire précéder le concept de temps par celui de déroulement périodique ne constitue pas à mes yeux une pétition de principe, s’il s’agit d’éclairer l’émergence, voire le contenu empirique du concept de temps. Cette conception correspond tout à fait à l’antériorité du concept de corps rigide (ou pratiquement rigide) dans l’explication du concept d’espace.

Développement du point (2). Jusqu’à l’avènement de la théorie de la relativité a prévalu l’illusion selon laquelle il existait, au niveau de l’expérience vécue, une connaissance claire a priori de ce que signifiait la notion de simultanéité d’événements distants dans l’espace et, par là même, la notion de temps physique. Cette illusion a son origine dans notre expérience quotidienne, dans laquelle nous pouvons négliger le temps de propagation de la lumière. Aussi avons-nous coutume de ne pas faire la distinction entre « voir en même temps » et « se produire en même temps », de telle sorte que la différence entre temps et temps local est effacée.

Le flou qui entoure, au point de vue de sa signification empirique, le concept de temps en mécanique classique a été occulté dans les représentations axiomatiques, parce que celles-ci traitent l’espace et le temps comme quelque chose de donné indépendamment des impressions sensibles. (…) C’est avec une confiance parfaite dans la signification réelle de la construction espace-temps qu’ils (les premiers théoriciens en physique) ont édifié les bases de la mécanique, que l’on peut caractériser comme suit,

(a) concept de point matériel : objet matériel susceptible d’être décrit avec une précision suffisante, pour ce qui est de sa position et de son mouvement (…) (b) principe d’inertie : les composantes de l’accélération d’un point matériel suffisamment éloigné de tous les autres sont nulles (c) lois de force (pour le point matériel) : Force égale masse fois accélération (d) lois de forces d’interaction entre les points matériels

(…) La mécanique classique n’est rien de plus qu’un schéma général ; elle ne devient une théorie qu’à partir du moment où les lois de force (d) sont données de façon explicite, ainsi que Newton l’a fait pour la mécanique céleste avec un succès si considérable. (…)

Si nous cherchons maintenant à établir la mécanique d’un objet matériel qui ne peut être lui-même traité comme un point matériel – ce qui est, en toute rigueur, le cas de tout objet « perceptible par les sens » -, alors se pose la question suivante : comment faut-il concevoir l’objet en temps qu’assemblage de points matériels et quelles sont les forces qui doivent être supposées agir entre ces points ? (…)

Pour la génération actuelle des théoriciens de la physique, l’édification de nouvelles bases théoriques suppose les recours à des concepts fondamentaux qui diffèrent notablement de ceux de la théorie de champ considérée jusqu’ici. La raison en est que les physiciens se sont vus contraints d’adopter de nouveaux modes de pensée lorsqu’il s’est agi de donner une description mathématique des phénomènes dits quantiques.

En effet, alors que la faillite de la mécanique classique – dévoilée par la théorie de la relativité – est liée à la finitude de la vitesse de la lumière (au fait que celle-ci ne soit pas égale à l’infini), on découvrit à l’orée de ce siècle des divergences entre les conclusions de la mécanique et les faits expérimentaux, divergences liées à la finitude de la constance h de Planck (au fait qu’elle ne soit pas égale à zéro). (…)

La question se pose en ces termes : comment assigner à un système donné, tel qu’on le conçoit en mécanique classique (où l’énergie est une fonction donnée des coordonnées et de leurs moments conjugués), une suite de valeurs discrètes de l’énergie ? »

Une hypothèse : la matière pourrait définir un espace et un temps au sein du vide

Ce qui caractérise la matière, c’est son existence durable. Ce qui caractérise le vide, c’est l’existence brève de ses quantons qui sont dits virtuels mais, rappelons-le, qui sont bel et bien réels. Ils sont seulement éphémères car ils s’accouplent très rapidement même si c’est en un temps aléatoire. Quand ils s’accouplent ils forment un photon. Qu’est-ce qui rend la particule de matière un peu plus « durable » ? C’est une particule virtuelle qui a reçu un boson de Higgs. Quelle hypothèse peut permettre de comprendre ce qui rend une telle particule un peu plus durable, c’est-à-dire qui retarde son accouplement avec un quanton virtuel du vide voisin ? Le fait que la matière constitue une espèce de trou au sein du vide quantique et retarde ainsi les accouplements possibles. D’où pourrait provenir ce « trou », cet isolement de la particule de matière, dite « particule réelle », par rapport aux particules du vide qui sont ses voisines, dites particules virtuelles ? La particule qui aurait reçu un boson de Higgs émettrait une onde de matière, dite onde de Broglie, qui repousserait les quantons virtuels voisins. Ce faisant, il y aurait modification du temps désordonné du vide. Le temps du vide est marqué par la durée moyenne d’accouplement des quantons virtuels. Ce temps serait modifié par la présence de la particule de masse (particule ayant reçu un boson de Higgs) du fait de l’écartement des particules virtuelles voisines. Le temps local tel que nous le connaissons (et non pas tel qu’il existe dans le vide quantique) serait dû à un retardement des interactions avec les quantons virtuels de l’environnement vide. Si une particule se trouve elle-même non dans un environnement vide mais dans un environnement de particules, une moyenne d’interactions avec les quantons virtuels va s’établir, menant à un temps moyen ou temps local. Le déplacement moyen d’une particule durant ce temps va également définir un espace. La matière durable (dite réelle) va ainsi définir un espace et un temps.

La dialectique de l’instant et de la durée

Le temps, le vide et la matière

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41 Messages de forum

  • Qu’est-ce que le temps ? 27 novembre 2009 18:34, par Robert Paris

    Or ce n’est pas dans le temps que tout naît et périt, mais le temps lui-même est ce devenir, ce naître et ce périr, le Chronos qui engendre tout et détruit ses enfants.

    Hegel dans "Encyclopédie des sciences philosophiques"

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  • Qu’est-ce que le temps ? 18 mai 2010 13:06, par robert

    Le temps nous est difficile à connaître et c’est paradoxalement pour cela que l’on s’est contentés d’en faire une variable simple, sans anfractuosités, sans variations, sans ruptures, sans discontinuités ni saut. En fait, c’est certainement la notion qui pose le plus de problèmes, philosophiques autant que scientifiques, si bien que la plupart des physiciens ont préféré le laisser de côté en le traitant comme une variable mathématique dite réelle, au sens d’un nombre qui passe successivement par toutes les valeurs des nombres réels. Telle n’est pas la réalité. Un tel nombre manque de bien des qualités du temps et d’abord il lui manque le caractère hiérarchique, emboîté avec interaction d’échelles. Le temps n’est ni une série de positions fixes (l’heure qu’il est), ni une somme de segments (des durées qui s’additionnent). Ni l’image des points d’une droite, ni celle des segments d’une droite, ni celle, circulaire, d’une horloge ne satisfont à la réalité physique du temps. Et ce pour plusieurs raisons. Et d’abord, loin de la linéarité additive des segments, de la continuité de la droite des nombres dits réels, de la précision ponctuelle de l’instant, de la le temps est dynamique, discontinu, quantique (donc imprécis), non-linéaire, dialectiquement contradictoire, fondé sur l’interaction d’échelle, et est relié à la matière et au vide qui ne sont ni fixes, qui apparaissent et disparaissent brutalement et manière brutale, discontinue et non-linéaire. Matière-lumière-vide-espace-temps est un seul et même univers. Le temps du vide a les mêmes caractéristiques que la matière virtuelle que l’on y trouve : il ne connaît pas la flèche du temps puisque la rupture de symétrie entre matière et antimatière n’y a pas cours. C’est pourtant le temps et la matière du vide qui fondent le temps et la matière dits réels. C’est le désordre qui fait émerger l’ordre. Cet ordre du temps est transformé en espace par les bosons. Mais cet ordre émergent est sans cesse construit et à nouveau détruit. C’est seulement à proximité des masses dites réelles que le temps connaît un sens irréversible : l’écoulement que nous connaissons à notre échelle. Cela seul suffit à détruire l’idée que les temps longs seraient « simplement » des sommes de temps courts.

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  • Qu’est-ce que le temps ? 26 juin 2011 08:43, par MOSHE

    Le temps ordonné, circulant régulièrement dans un sens, est ce qui distingue une zone contenant de la matière d’une zone de vide. Le temps coordonné est une propriété émergente issue des interactions nombreuses entre particules via les photons. Cela oppose particules dites réelles et particules dites virtuelles. Le temps existe dans le vide quantique mais il y est désordonné.
    La physique quantique n’est pas la seule à avoir bouleversé notre vision du temps. La Relativité aussi. Max Planck écrit ainsi dans "Initiations à la physique : "Le principe de la constance de la vitesse de la lumière rend impossible une mesure absolue du temps, c’est-à-dire une détermination indépendante de l’état de mouvement de l’observateur.

    "Le temps est l’accident des accidents : l’évènement."

    Lucrèce

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  • Qu’est-ce que le temps ? 22 août 2012 11:23

    Citons aussi Deleuze pour qui "le présent ne cesse de se mouvoir par bonds qui empiètent les uns sur les autres".

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  • Qu’est-ce que le temps ? 25 août 2013 19:44

    « Le temps met tout en lumière. »
    a dit Thalès (Grèce antique)

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  • Qu’est-ce que le temps ? 7 octobre 2014 21:20

    C’est avec Galilée qu’est apparu pour la première fois le temps comme grandeur physique fondamentale, par quoi il faut entendre une grandeur quantifiable susceptible d’ordonner des expériences et de les relier mathématiquement [7]. Le temps physique représente donc une ramification très tardive du temps social. Galilée étudiait la chute des corps par l’utilisation très astucieuse de plans inclinés. Il réalisa que si le temps, plutôt que par exemple l’espace parcouru, était choisi comme le paramètre fondamental, alors la chute des corps obéissait à une loi simple : la vitesse acquise est simplement proportionnelle à la durée de la chute. La dynamique moderne était née.

    Newton, le premier, donna dans ses Principia une définition du temps de la mécanique, la faisant reposer sur un postulat assez complexe : le temps s’écoule uniformément, il est universel et absolu. Cette conception sous-tend, avec une efficacité remarquable, les principes de sa mécanique. Le mouvement des corps dans l’espace est décrit en donnant leurs positions à des instants successifs. Dans les calculs de trajectoires, le temps apparaît comme un paramètre externe de la dynamique, dont Newton a postulé qu’il s’écoule du passé vers le futur, selon un cours invariable. Mais, curieusement, les équations de Newton sont telles qu’on peut explorer avec les mêmes méthodes mathématiques le passé et l’avenir. En effet, lorsqu’on inverse le sens du temps, la loi fondamentale de la dynamique reste invariante. A toute évolution du passé vers l’avenir, elle associe l’existence d’une évolution symétrique de l’avenir vers le passé. Autrement dit, tout ce que la nature fait, elle pourrait le défaire selon le même processus. Les phénomènes newtoniens, dans les cas idéaux où il n’y a pas de frottement, sont donc réversibles. Le temps de Newton est scrupuleusement neutre. Il ne crée pas, il ne détruit pas non plus. Il ne fait que battre la mesure et baliser les trajectoires. Il coule identiquement à lui-même, imperturbablement. Il trône hors de l’histoire. C’est un temps indifférent, sans qualité, sans accident, qui rend équivalents entre eux tous les instants. Plus tard, prenant acte de cette dissociation newtonienne entre le cadre spatio-temporel des événements et les événements eux-mêmes, Emmanuel Kant fera du temps et de l’espace les formes a priori de la sensibilité, celles qui conditionnent justement la possibilité de la connaissance des phénomènes.

    La réversibilité des lois newtoniennes a été ressentie comme un scandale par plusieurs savants du XIXe siècle, notamment Ludwig Boltzmann, Willard Gibbs, Ernst Zermelo, Joseph Loschmidt, et plus récemment Ilya Prigogine. La grande majorité des événements dont nous sommes témoins ne sont-ils pas irréversibles ? En général, lorsqu’un film est projeté à l’envers (ce qui revient à inverser le cours du temps), nous nous en rendons compte immédiatement, et cela nous fait presque toujours rire.

    Mais comment rendre compte de cette irréversibilité par les lois physiques ? Au début du XIXe siècle, Sadi Carnot démontra que la transformation de la chaleur en énergie mécanique était limitée par le sens unique dans lequel s’effectuent les transferts de chaleur (du chaud vers le froid uniquement), comme si la chaleur portait en elle une qualité spéciale en rapport avec l’irréversibilité. Ses Réflexions sur la puissance motrice du feu , publiées en 1824, contiennent les prémices du deuxième principe de la thermodynamique, énoncé sous sa forme définitive par Rudolph Clausius en 1865. Cette loi postule d’abord l’existence, pour tout système physique, d’une grandeur appelée entropie, fixée par l’état physique du système, et qui représente le degré de désordre présent dans le système. Le deuxième principe indique ensuite que la quantité d’entropie contenue dans un système isolé ne peut que croître lors d’un quelconque événement physique. C’est bien parce que l’entropie totale d’un morceau de sucre et d’une tasse de café non sucré est inférieure à l’entropie d’une tasse de café sucré que le morceau de sucre n’a pas d’autre choix que de se dissoudre dans la tasse. Ce phénomène est irréversible : le sucre en train de fondre au fond de la tasse de café ne reprendra jamais sa forme parallélépipédique ni d’ailleurs sa blancheur. Le deuxième principe semble bien s’accorder avec notre sensation d’une direction bien établie du sens des phénomènes. Du moins à première vue....

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  • Qu’est-ce que le temps ? 30 mars 2015 14:06, par F. Kletz

    « ce n’est pas dans le temps que tout naît et périt, mais le temps lui-même est ce devenir, ce naître et ce périr, le Chronos qui engendre tout et détruit ses enfants. »

    Hegel dans "Encyclopédie des sciences philosophiques"

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  • Qu’est-ce que le temps ? 14 octobre 2015 11:31, par Robert Paris

    Comment Lee Smolin montre que le temps physique est la clef de la nouvelle révolution indispensable à la Physique moderne

    En voici un court extrait :

    Thomasina, héroïne de la pièce de Tom Stoppard, « Arcadia », explique à son tuteur : « Si tu pouvais immobiliser chaque atome dans sa position et direction, et si ton esprit pouvait appréhender toutes les actions ainsi suspendues, puis si tu étais vraiment très, très doué en algébre, tu pourrais écrire la formule pour la totalité du futur ; et bien qu’il n’y ait personne d’assez intelligent pour pouvoir réaliser ça, la formule doit exister comme si quelqu’un le pouvait. »

    J’avais coutume de penser que mon boulot de physicien théoricien était de trouver cette formule ; je conçois aujourd’hui cette foi en son existence comme du mysticisme plus que comme de la science.

    Eut-il écrit pour un personnage moderne, Stoppard aurait fait dire à Thomasina que l’univers est pareil à un ordinateur. Les lois de la physique sont le programme. Quand vous entrez une donnée – les positions à l’instant présent de toutes les particules élémentaires dans l’univers – l’ordinateur mouline pendant une durée appropriée et vous pond le résultat, qui est l’ensemble des positions des particules éléementaires à un instant futur.

    Dans cette vision de la nature, rien ne se produit hors du réarrangement des particules selon des lois éternelles. Donc, d’après ces lois, le futur est déjà complètement déterminé par le présent et le présent par le passé.

    Cette vision minimise le rôle du temps de plusieurs façons. Il ne peut y avoir aucune surprise, aucun phénomène vraiment nouveau, parce que tout ce qui survient n’est que réarrangement d’atomes. Les propriétés des atomes eux-mêmes sont éternelles, tout comme les lois qui les gouvernent ; elles ne changent pas. Toute propriété du monde à venir est calculable à partir de la configuration du présent. Autrement dit, on peut substituer à l’écoulement du temps un simple calcul, ce qui signifie que le futur est logiquement enfanté par le présent. (…)

    Il s’ensuit du grand principe de Leibniz qu’il ne peut pas exister de temps absolu qui fasse tic tac aveuglément quoiqu’il arrive dans le monde. Le temps doit être une conséquence du changement ; sans altération dans le monde, il ne peut y avoir de temps. Les philosophes disent que le temps est relationnel – il est un aspect des relations, par exemple la causalité, qui gouvernent le changement. Similairement, l’espace doit être relationnel ; en effet, chaque propriété d’un objet dans la nature doit être un reflet des relations dynamiques entre lui et d’autres objets dans le monde. (…)

    Chercher à unifier la physique et, particulièrement, à rassembler la théorie quantique et la relativité au sein d’un unique cadre revient principalement à achever la révolution relationnelle en physique. Le principal message de ce livre est que cela passe par l’adoption des idées que le temps est réel et que les lois évoluent.

    (…)

    La réalité du temps permet une nouvelle formulation de la théorie quantique qui peut aussi nous éclairer sur la façon qu’ont les lois d’évoluer avec le temps….

    Einstein mit en lumière il y a longtemps que la mécanique quantique est incomplète parce qu’elle échoue à donner une description de ce qui se passe dans une expérience individuelle. Que fait au juste l’électron lorsqu’il saute d’un état d’énergie à un autre ? Comment des particules trop éloignées l’une de l’autre parviennent-elles à communiquer instantanément ? Comment semblent-elles apparaître en deux endroits à la fois ? La mécanique quantique ne fournit pas de réponse…

    La mécanique quantique est une théorie problématique pour trois raisons étroitement liées. La première est son échec à donner une image physique de ce qui se passe dans un processus ou une éxpérience individuels : contrairement aux théories physiques précédentes, le formalisme que nous utilisons en mécanique quantique ne peut pas être lu comme nous montrant ce qui se passe à chaque instant. Deuxièmement, dans la plupart des cas elle échoue à prédire le résultat précis d’une expérience ; plutôt que de nous dire ce qui va se passer, elle ne nouus donne que des probabilités pour les différentes choses susceptibles de se produire. La troisième et plus problématique caractéristique de la mécanique quantique est que les notions de mesure, d’observation ou d’information sont nécessaires pour exprimer la théorie. Elles peuvent être vues comme des notions primitives ; elles ne peuvent pas être expliquées en termes de processus quantiques fondamentaux…

    Si vous voulez décrire complètement un système en physique classique, vous répondez à toutes les questions, et ceci vous donne toutes les propriétés. Mais en physique quantique, le dispositif dont vous avez besoin pour poser une question peut vous empêcher de répondre aux autres questions. Par exemple, vous pouvez demander ce qu’est la position d’une particule, ou vous pouvez demander ce qu’est le moment, mais vous ne pouvez pas poser ces deux questions à la fois. C’est ce que Niels Bohr a appelé la complémentarité, et c’est aussi ce que les physiciens signifient lorsqu’ils parlent de « variables non-commutatives »…

    En embrassant la réalité du temps, nous ouvrons un chemin pour comprendre la théorie quantique qui éclaire ses mystères et pourrait bien les résoudre. Je crois que la réalité du temps rend possible une nouvelle formulation de la mécanique quantique…

    Nous sommes habitués à l’idée de lois intemporelles de la nature agissant à l’intérieur du temps, et nous ne trouvons plus cela étrange. Mais prenez suffisamment de recul, et vous verrez que cela repose sur de grandes suppositions métaphysiques qui sont loin d’être évidentes…

    Il est une tradition – commençant avec Niels Bohr – d’affirmer que l’échec de la théorie quantique à donner une image de ce qui se passe au cours d’une expérience individuelle est l’une de ses vertus et non pas un défaut. Bohr a argumenté avec talent que le but de la physique n’est pas de fournir une telle image mais plutôt de créer un langage grâce auquel nous pouvons parler entre nous de notre préparation des expériences sur des systèmes atomiques et de ce que les résultats nous ont donné. Je trouve les écrits de Bohr fascinants mais peu convaincants. Je ressens la même chose à propos de certains théoriciens contemporains, qui disent que la mécanique quantique ne porte pas « sur » le monde physique, mais sur l’ « information » que nous avons sur le monde physique. Ces théoriciens avancent que l’état quantique ne correspond à aucune réalité physique ; il ne fait que coder l’information que nous, observateurs, avons sur un système… Après tout, quelque chose se passe lors d’une expérience individuelle. Quelque chose, et seulement ce quelque chose, est la réalité que nous dénommons électron ou photon. Ne devrions-nous pas être capables de saisir l’essence de l’électron individuel dans un langage conceptuel et un cadre mathématique ? … Alors je me range aux côtés d’Einstein. Je crois qu’il existe une réalité physique objective et que quelque chose qu’on peut décrire se produit quand un électron saute d’un état d’énergie dans un autre. Et je cherche une théorie qui en donne cette description.

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  • Qu’est-ce que le temps ? 22 juin 2016 13:38

    « Le temps nous est compté, dit la sagesse populaire. Oui, mais en quelle monnaie ? » ajoute Albert Einstein.

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  • Qu’est-ce que le temps ? 3 décembre 2016 07:07, par alain

    Pouvez-vous exprimer brièvement votre point de vue sur la nature du temps en physique ?

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  • Qu’est-ce que le temps ? 3 décembre 2016 07:07, par Robert Paris

    Tout comme la matière et la lumière, le temps est fondé sur le véritable réel qu’est le « virtuel » du vide quantique, à savoir les couples d’une particule et d’une antiparticule lui correspondant, par exemple un électron et un antiélectron, ou un proton et un antiproton, mais aussi d’une particule plus fugitive et de son antiparticule. Comme l’état du vide rythme celui des apparitions et disparitions de ces couples, c’est ce rythme qui déterminerait celui du temps. C’est pour cela que le temps s’écoule plus vite près des masses les plus denses de matières dites « réelles » et c’est aussi pour cela que le temps n’a pas de direction d’écoulement dans le vide. C’est également pour cela que le temps de la lumière, la périodicité du photon (sa fréquence), est fondée sur le couple particule-antiparticule.

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  • Qu’est-ce que le temps ? 19 juin 2018 08:16

    William Shakespeare, « Le songe d’une nuit d’été » :

    « Cette farce grossière a bien trompé nos sens sur la marche pesante du temps. »

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  • Qu’est-ce que le temps ? 24 octobre 2018 07:11, par Robert Paris

    Lire aussi “Qu’est-ce que le temps ? » de Michele Angelo Murgia :
    Cliquer ici

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  • Qu’est-ce que le temps ? 11 décembre 2018 23:56, par JFP/Jean-François POULIQUEN.

    —Bonsoir.
    Suite à votre dernière réponse que voici.
    "
    Qu’est-ce que le temps ?3 décembre 2016 07:07, par Robert Paris
    Tout comme la matière et la lumière, le temps est fondé sur le véritable réel qu’est le « virtuel » du vide quantique, à savoir les couples d’une particule et d’une antiparticule lui correspondant, par exemple un électron et un antiélectron, ou un proton et un antiproton, mais aussi d’une particule plus fugitive et de son antiparticule. Comme l’état du vide rythme celui des apparitions et disparitions de ces couples, c’est ce rythme qui déterminerait celui du temps. C’est pour cela que le temps s’écoule plus vite près des masses les plus denses de matières dites « réelles » et c’est aussi pour cela que le temps n’a pas de direction d’écoulement dans le vide. C’est également pour cela que le temps de la lumière, la périodicité du photon (sa fréquence), est fondée sur le couple particule-antiparticule.
    Répondre à ce message
    "
    — Ralentissement du temps ou allongement du temps ou dilatation du temps, veulent dire strictement la même chose. Mais que veulent dire ces expressions ? Et bien le temps est associé au contenu de l’espace, sans pour autant définir ce qu’est ce contenu. Le fait d’être proche d’une grande masse, le temps se modifie, car le contenu de l’espace se modifie. C’est ce que dit Einstein par son temps local. Plus la masse est importante et plus le contenu de l’espace est modifié, ce qui veut dire aussi que plus le temps est modifié et s’écoule différemment. Proche d’une très grande masse comme cet objet de trou noir, le temps est alors à son maximum de modification, c’est à dire normalement se s’écoule plus. C’est ce que je crois comprendre de ce M.Einstein et des scientifiques. Donc si on devait voir un objet s’approchant d’un trou noir, cela serait interminable car le temps s’écoulerait de moins en moins par cette observation, ce qui veut dire que la seconde rallongerai énormément, et que le temps serait ralentit par une dilatation extrême. Ce n’est pas l’espace qui change car l’espace n’est strictement RIEN et sert seulement de contenant, mais c’est son contenu qui lui est modifié par les objets de grandes masses.
    — Maintenant qu’est que le temps global de Einstein ? Et bien c’est un temps sans modification du contenu de l’espace, par les masses des objets, ce qui veut dire que c’est un endroit isolé de tout objet ne perturbant pas le contenu de l’espace proche de cet endroit isolé et où l’attraction gravitationnelle des objets lointains n’ont pas d’influence sur cet endroit isolé. Ce temps global sert de vraie référence aux calcul mathématiques scientifiques, sans que l’on ne peut pas accéder à cet endroit de référence, où le temps s’écoule normalement sans perturbation. C’est une référence sans pouvoir la mesurer, car c’est un endroit non réalisable, mais seulement théorique.
    — Donc on peut dilater le temps simplement en étant proche de masses importes, mais l’inverse est impossible, car on ne peut aller au dessus de la référence qui est ce temps global. Pour le dire autrement on ne peut pas accélérer le temps, mais seulement l’allonger, on ne peut pas compresser le temps mais on peut le dilater, on ne peut réduire le temps mais le ralentir.
    — Dans l’une des réponses de cet article sur le temps, vous dites exactement le contraire, en définissant le temps par des particules virtuelles du quantique. Soit je ne comprends rien à ce que j’ai cru comprendre sur le temps, ce qui est fort possible, soit c’est vous qui faites une erreur, et peut importe les moyens pour définir ce qu’est le temps. Le vrai problème est cette phrase de votre part ::
    "C’est pour cela que le temps s’écoule plus vite près des masses les plus denses de matières dites « réelles » et c’est aussi pour cela que le temps n’a pas de direction d’écoulement dans le vide."
    — Que cela soit les masses de particules ou des masses d’objets monstrueux comme les trous noir, les masses normalement font ralentir le temps, ce qui veux dire que la seconde s’allonge et que le temps se dilate.
    Bonne soirée.
    Jean-François POULIQUEN.

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  • Qu’est-ce que le temps ? 12 décembre 2018 13:06, par JFP/Jean-François POULIQUEN.

    Bonjour.
    — -Je vous remercie énormément de m’avoir répondu sur cette notion de temps, car je commence seulement à utiliser cet outil qui est internet pour me documenter et chercher des explications sur des notions de physique qui sont encore des énigmes de cette science des physiques.
    — -Je suis un petit amateur de physique en retraite depuis 6 ans et mon ancien métier était des développements en informatique en "Fortran, C, et C++", malgré ne pas avoir de diplôme pour autant, car la logique est à la portée de tous, et l’informatique est avant tout plein de logique sans parler des calculs mathématiques. Petit amateur en physique car même à l’age de 10 ans je me posais des tas de questions sur notre Monde physique, et le temps est l’une de mes questions à savoir ce qu’il est vraiment.
    — -A l’heure actuel, même les scientifiques ne savent pas ce qu’est le temps, d’autant qu’avec Einstein, le temps est devenu non absolu qui était celui de Newton et d’autres, mais devient maintenant relatif, et c’est d’une beauté sans nom, car pour avoir cette idée que le temps appartient à l’espace ou dépendant de l’espace, du moins à son contenu, cela est franchement une idée démentielle pour ne pas dire de génie, et en même temps totalement farfelue, mais bien réelle, car cela à été prouvé par des tests avec des horloges atomiques.
    — -Je vous remercie encore de votre réponse, mais il me semble qu’elle soit incomplète, car ma question était en gros :: Pourquoi dire que le temps se contracte et donc s’écoule plus vite près des masses de matière plus dense dites réelles ?
    — -J’avoue ne pas comprendre cette phrase car elle est contradictoire par rapport à la relativité générale de Einstein, car c’est exactement l’inverse qui est donné en réflexion.
    — -Je ne pense pas que le temps soit différent suivant les différentes échelles où on essai de le mesurer, car pour une fois cette notion de temps est hors temps et donc hors norme, car cette notion ne dépend en RIEN des particules vraies qui sont dites "réelles" ou des particules virtuelles qui sont dites éphémères. Pour ma part je pense que le temps s’écoule et existe en tant que vraie notion indépendamment de toutes particules quelconques.
    — -J’ai bien compris votre point de vue qui est contraire au mien, car pour vous le temps dépend de toutes les particules confondues, sachant qu’une particule n’est pas un vrai objet compact, qui n’est ni un corpuscule, ni même une onde, mais un champ qui peut être compris comme un essaim. D’ailleurs pour onde on ne sait pas plus ce que sait !!!
    — -Pour vous comme pour moi, c’est bien l’ensemble de l’essaim qui défini une particule, et cet essaim correspond en fait à un champ, où ce champ n’est pas forcément homogène car il possède, si on peut le dire comme cela, un noyau et une couronne floue, sachant et comprenant très bien, que c’est simplement la densité des éléments formant l’essaim qui permet de parler de noyau ou couronne. Quand on parle d’essaim, et bien on pense de suite aux abeilles, et bien les abeilles sont des éléments de cet essaim, car l’essaim n’a pas d’existence en soit, mais est une constitution d’un ensemble d’éléments ou abeilles. L’essaim est un cœur concentré d’éléments ou abeilles avec des limites floues, mais plus on s’éloigne de l’essaim et plus cet ensemble devient flou, car d’autres abeilles existent faisant partie du même ensemble, mais non dans le cœur de cet ensemble. En m’éloignant encore de cet essaim d’abeilles, et bien des abeilles sont encore présentes hors de l’ essaim, mais font toujours partie de cette même colonie d’abeilles. Si je fais une analogie entre cet essaim d’abeilles et l’électron par exemple, et bien cet électron n’est pas un objet continu, mais il est constitué d’un ensemble d’éléments inconnus, dont le regroupement de ces éléments ne sont pas homogènes mais se diffusent plus on s’éloigne du cœur de cet ensemble.
    — -Si je m’aventure pour décrire ce que je pense des particules en générale, c’est simplement pour dire que les éléments inconnus définissant un ensemble que l’on considère comme particule bien fermée et compacte sur elle même, et bien ces éléments constituants l’ensemble ont aussi le même temps que le trou-noir, car les échelles de notre réalité sont sans rapport avec un temps qui serait adapté aux différente échelles de notre réalité.
    — -Pour ma part le temps est une notion qui n’a aucune interaction avec les objets, comme avec les particules de tous types, et même avec les éléments inconnus constituants ces particules dites élémentaires, et correspondant à un champ. ---Le photon qui est soit disant une onde, n’interagit pas plus avec cette notion de temps, et pourtant il voit le temps car il traverse le contenu de l’espace. Je ne sais pas si vous avez fait un article sur le photon, ou simplement sur les ondes, car actuellement cette notion d’onde n’est toujours pas claire et en fait non expliquée physiquement.
    — -Maintenant et pour moi, le temps est relatif à l’espace qui est en fait son contenu, et si on change le contenu de l’espace, et bien on change par la même, l’écoulement du temps, du moins on ralentit ce temps, que l’on dit dilaté ou allongé. Mais que veut dire modifier le contenu de l’espace ? Et bien le problème est là car c’est de définir ce qu’est ce contenu. Sans savoir ce qu’est ce contenu de l’espace, le simple fait de mettre une particule ou cet objet monstrueux de trou noir dans le contenu de l’espace, fait que ce contenu de l’espace se modifie, car il y a interaction entre l’objet et le contenu. Cela correspond à la notion de gravitation de M.Einstein, car ce sont les objets (de toutes tailles) qui imprime à l’espace (contenu), des modifications en tant que champ gravitationnel. Ce sont les objets de toutes tailles, mais possédant une masse, qui imprime au contenu de l’espace, une modification de ce contenu. Si le contenu de l’espace est changé, le champ gravitationnel est changé, et le temps qui est cette notion incomprise est aussi changé.
    — -Les photons n’ayant pas de masse théorique, ne changent pas le contenu de l’espace, et donc n’agit pas sur le champ gravitationnel, et donc sur le temps.
    — -Pour ma part les particule dites virtuelles du quantique ne constituent en RIEN ce contenu de l’espace, ces particules virtuelle éphémères que l’on ne maîtrise pas sont des compléments des particules dites réelles, et je pense que ces particules virtuelles insaisissables ne remplissent pas le contenu de l’espace, et pour ma part elles se trouvent ou ce trouve la matière, comme si la matière avait son complément en virtuel. Donc cela change tout au niveau de la répartition de ces particules virtuelles, car elles ne se trouvent pas dans tout l’espace, et comme on dit que le vide de l’espace est une énergie colossale, et bien je vais sûrement décevoir certains en disant que l’énergie du vide est moindre que que ces scientifiques l’estiment.
    — -La répartition de la matière dans notre bulle de temps visible d’environ 15 milliard d’années est assez curieuse, car d’après ce que j’ai compris de sa répartition à grande échelle, cette matière se regroupe en filaments autour de bulles de vide monstrueuse sans matière. L,homogénéité de l’espace est donc structurée en bulles de vide de matière et ce comme si on peut le dire comme cela des bulles de savons, sauf que ces bulles de savon ont une paroi, et non les bulles de vide sans matière. Pour définir une bulle de vide sans matière et sans enveloppe, il faut forcément une notion de filet pour envelopper ces bulles de vide sans matière, et ces ces fils de filet où la matière se concentre. Comme pour moi, les particules virtuelles sont un complément indispensable de la matière, ces éphémères particules accompagnent celles des particules de matière dites réelles. La répartition de ces particules virtuelles est donc associée à la matière où elle se trouve, et la notion où tout l’espace regorge de particules virtuelles est pour ma part une erreur de conception.
    — -Pourquoi parler de bulles de vide sans matière qui sont sans rapport apparent avec le temps ? Et bien les photons qui traversent ces bulles sans matière, traversent aussi ces bulles sans particules virtuelles, ainsi le virtuel ne rempli pas tout l’espace, et ne gène en rien à la propagation de la lumière, et pour le dire autrement, le virtuel n’est pas le contenu de l’espace dont parle M.Einstein. Cet espace et son contenu sont sans rapport avec la matière sous toutes les formes, avec ou sans particules virtuelles. Ceci est ma conviction que le contenu de l’espace ne soit pas rempli de particules virtuelles, et cela change tout, car l’énergie du vide s’en trouve énormément réduite...
    — -Pour ma part comme déjà dit les particules virtuelles sont dans l’environnement des particule dites réelles, et l’échange que font ces particules entre elles est constant, ce qui veut dire que la matière ne peut pas exister sans virtuel et réciproquement pour le virtuel, ce qui veut dire aussi que la matière à 2 formes de représentation, 2 notions complémentaires, mais que ces notions sont indépendante de la définition du temps à toutes les échelles.
    — -Si je parle assez aisément du temps, c’est que j’ai des solutions pour comprendre physiquement ce qu’est le temps, et ces solutions sans rapport avec les citations des personnes ayant donné leur avis sur cette notion du temps. D’ailleurs j’ai chercher à savoir si il existait des théories ou des thèses définissant physiquement cette notion de temps, et à l’heure actuel, je n’ai strictement rien trouvé. La seule description du temps que j’ai trouvé date de plus de 6 ans, qui est la théorie de boucles, que j’ai pu lire dans une revue de science&vie. Je pense que vous devez connaître cette théorie de boucles qui a sûrement évoluée car reprise par la mécanique quantique...
    — -Je vous remercie encore pour votre réponse sur le temps et les adresses internet que je vais visiter. Votre site est vraiment génial, car toutes les notions de physiques y sont, mais comme je vous l’ai dit, je débute dans cette découverte de votre site et donc votre œuvre, où il y a des tonnes et des tonnes de lignes... Donc je pense que je me manifesterai de nouveau.
    — -J’ai une petite réflexion NON sur l’ensemble des articles ou rubriques, mais sur l’interface permettant la correspondance, et où on envoie des blocs de texte. D’une part je n’ai pas de trace de ce que je vous ai envoyé, car pas de retour mail, malgré qu’il faille donner son adresse mail, et d’autre part, la boite où l’on met du texte ne respecte pas le Copier/Coller que j’insère, ce qui fait que on ne sais pas si les caractères gras, les caractères en italique, comme les couleurs de fond de police ou autre sont valides dans ce Copier/Coller, car pour ce faire j’utilise un traitement de texte pour écrire plein de choses, et je prend les blocs que je veux vous envoyer. Avant ce premier retour de votre part, j’ai envoyé 4 ou 5 blocs de texte sur d’autres sujets, et pas de retour. Je comprend qu’il faille filtré, mais ces blocs de texte envoyé devraient revenir dans la boite mail que vous demandez, et qui serait une trace d’envoi.
    Bonne journée et merci encore, même aux administrateurs qui filtrent si cela n’est pas vous. Merci à tous.
    Oublié de signé (donc double envois) !!!
    Jean-François POULIQUEN.

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  • Qu’est-ce que le temps ? 12 décembre 2018 13:35, par Robert Paris

    Je n’avais pas compris votre question. Vous avez raison : j’ai fait deux fois le lapsus dans des commentaires : « plus vite » au lieu de « plus lent ». Redisons-le donc : le temps s’écoule plus lentement près des masses.

    Par contre, il est très possible qu’un paramètre émergent comme le temps existe à diverses échelles.

    Le temps est émergent puisqu’il ne s’écoule dans aucun sens dans le vide quantique, qu’il change à proximité des masses et devient relativiste.

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    • Qu’est-ce que le temps ? 12 décembre 2018 13:37, par Robert Paris

      Je rajoute le commentaire de Lee Smolin dans « Rien ne va plus en physique » :

      « La théorie générale de la relativité d’Einstein diffère complètement. Il n’y a plus de fond fixe. La géométrie de l’espace et du temps varie et évolue en permanence, ainsi que le reste de la nature. (…) Il n’y a plus un champ qui se déplace sur un fond géométrique fixe. Au contraire, nous avons une collection de champs, qui interagissent tous, les uns avec les autres, qui sont dynamiques, qui tous exercent une influence sur les autres, et la géométrie de l’espace-temps en fait partie. (…) La relativité générale a vite mené aux prédictions de phénomènes nouveaux, tels que l’expansion de l’univers, le Big Bang, les ondes gravitationnelles et les trous noirs, dont il existe, pour tous, de solides preuves expérimentales. (…) La leçon principale de la relativité générale était qu’il n’y avait pas de géométrie fixe du fond spatio-temporel. (…) Cela signifie que les lois de la nature doivent s’exprimer sous une forme qui ne présuppose pas que l’espace ait une géométrie fixe. C’est le cœur de la leçon einsteinienne. Cette forme se traduit en principe, celui d’indépendance par rapport au fond. Ce principe énonce que les lois de la nature peuvent être décrites dans leur totalité sans présupposer la géométrie de l’espace. (…) L’espace et le temps émergent de ces lois plutôt que de faire partie de la scène où se joue le spectacle. Un autre aspect de l’indépendance par rapport au fond est qu’il n’existe pas de temps privilégié. »

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  • Qu’est-ce que le temps ? 14 décembre 2018 20:39, par JFP/Jean-François POULIQUEN.

    Bonjour/Bonsoir.
    — -Merci encore de vos deux retours de réponse du 12 décembre 13:35, et 12 décembre 13:37, par Robert Paris, sur les questions que j’avais posé avant du 11 décembre 23:56 et 12 décembre 13:06, par JFP/Jean-François POULIQUEN. Adresse http://www.matierevolution.fr/spip.... :: Qu’est-ce que le·Temps ?

    — -Pour répondre à votre dernier retour du 12 décembre 13:37, et aux premières affirmations ou constations de Lee SMOLIN dans "Rien ne va plus en physique" disant ceci :: "La géométrie de l’espace et du temps varie et évolue en permanence, ainsi que le reste de la nature. (...) Il n’y a plus un champ qui se déplace sur un fond géométrique fixe. Au contraire, nous avons une collection de champs, qui interagissent tous, les uns avec les autres, qui sont dynamiques, qui tous exercent une influence sur les autres, et la géométrie de l’espace-temps en fait partie. (...)".
    Et bien la façon dont est abordé l’espace et son temps dépend déjà où on se trouve dans cet espace et donc à quelle échelle nous regardons les objets, car soit au plus loin de la matière, soit justement au plus près, et reste alors les intermédiaires à toutes les échelles, sachant que notre "Monde" visible ou détectable, n’est pas notre vrai "Monde", mais seulement une portion. Donc où se situe M.Lee SMOLIN et à quelle échelle, pour nous donner son point de vue sur l’espace et ses objets ?

    — -Déjà il faut distinguer l’espace de son contenu, car il pourrait y avoir confusion, car l’espace est pour ma part, un contenant infini qui ne se déforme en rien, et n’a donc pas de vraie "géométrie" ni de "temps", mais possède comme attributs que son infini et ses 3 axes, sans qu’il y ai pour autant un repère quelconque, qui serait une orientation possible ou direction privilégiée, comme si il était matricé. Pour le redire comme déjà dit l’espace n’est strictement RIEN et n’a pas de création, car il existe même si l’Univers tout entier et son infini était vide (le vrai vide qui est le néant), mais c’est son contenu qui lui possède des données et des attributs particuliers. Déjà on se heurte au langage même employé, car que veut dire le mot espace, que veut dire le mot vide, et même dans cette expression employée comme "le reste de la nature", et bien pour moi cela ne veut pas dire grand chose, car on ne se positionne pas par rapport à une échelle donnée de visibilité du contenu de l’espace pour avoir un regard à une échelle donnée.

    — -Si je me place en dehors de notre bulle de temps où nous sommes le centre par obligation et où je me trouve alors sur sa surface de sphère virtuelle, j’ai alors une vision de notre portion de Monde, totalement différente que si je me trouvais sur terre, et je ne ferais pas un rapport sur le temps de cette minuscule petite bille de terre, car les objets que je verrais seraient non des objets mais des fils de matières correspondant à des alignements de minuscules points qui seraient des galaxies, et le temps serait sans rapport avec celui de la terre, car ce temps serait global et même pour dire absolu sans déformation de l’espace, et donc un espace-temps totalement fixe, et donc une façon de voir notre monde par un extrême qui peut me être plus grand si je m’évade de cette surface de sphère de temps théorique. Si j’étais sur un élément du champ physique d’un électron, la vision que j’aurai de notre "Monde" serait très limité, car je verrai peut être le ou les protons/neutrons du noyau auquel j’appartiens, ce qui n’est même pas sûr au niveau de ma vision, mais parler du temps serait fonction de ma localisation et donc des autres éléments formant l"électron dont je suis un élément de ce champ physique. Le contenu de l’espace comme le temps seraient bouleversés constamment car il y aurait des variations du contenu de l’espace et du temps sans cesse en agitation, et le temps ne serait pas fixe, mais changeant constamment. Je ne pourrai pas parler alors de la géométrie de mon espace totalement variable, car les autres éléments constituant l’électron auquel j’appartiens formeraient le cahot comme pour un gaz, et les chocs existeraient entre nous qui sommes les éléments de notre maître l’électron, et si je devais parler de la géométrie de l’espace, et je dirais en tant qu’élément de mon maître électron, qu’elle n’existe pas, car rien n’est fixe mais bouge tout le temps. Ceci peut définir des extrêmes qui ne sont même pas de vraies extrêmes mais des limites imaginables par la pensée. Suivant où je suis le temps est donc totalement différent, et si je me place dans des échelles intermédiaires, mas vison du temps serait encore autre...

    — -Je dirai que la géométrie du contenu de l’espace est tout à fait fixe et ne bouge absolument pas dans cet espace que l’on croit gigantesque qui est notre bulle de temps d’environ 15 milliards d’années, dont nous sommes le centre par obligation, et dont le temps est associé à cette portion d’espace, et où ce temps ne varie absolument pas. Mais ce constat est fait en me positionnant hors de toute matière et au plus loin de celle-ci, comme si j’avais la visibilité de voir l’ensemble de cette sphère de 30 milliards d’années de diamètre. Dans cette vision et aussi à cette échelle, c’est ce que défini M.Einstein en tant que "temps global". Donc notre "Monde" visible qui est souvent à tord appelé "Univers", est sage, et son temps physique est tout à fait régulier et n’engendre pas de déformation en géométrie qui serait lié à la déformation de l’espace et par obligation à son contenu. Seulement il y a de toutes petites variations, quand on se rapproche de cette structure filamenteuse que sont les filets de matière dites réelles" entourant des bulles de vide sans aucune matière d’environ 300 millions d’années lumière de diamètre.

    — -Il y a donc plusieurs façons de voir et de raisonner sur l’espace et donc à son contenu et aussi à son temps, car soit on se positionne au plus haut niveau de ce que nous pouvons connaître de notre "portion" de "Monde", c’est à dire en gros dans un volume de 30 milliards d’années de diamètre, soit on se place sur des niveaux inférieurs. Le premier niveau inférieur sont ces fils de matière entourant ces bulles de vide sans matière de cette structure filamenteuse du volume de l’espace où se trouve la matière, et où dans ces filets de matière vu de loin, la géométrie de l’espace ne bouge pas. Si on descend encore plus bas dans ces fils de matière qui ont une épaisseur et donc un certain volume, où toutes les galaxies se trouvent, et bien là seulement commence les problèmes de déformation de l’espace et de déformation du temps et où on peut commencer à dire que la géométrie de l’espace devient plus difficile. Si on descend encore et ce avec une échelle très différente de la vue d’ensemble de l’espace de notre "Monde" "Visible", et bien là les vrais problèmes commencent. Si on descend encore d’échelle pour atteindre un groupe de galaxies, et bien les vrais problèmes de géométrie du contenu de l’espace qui est "l’Éther" et du temps commencent car le temps global à disparut et nous rentrons alors dans des temps locaux plus ou moins déformés comme la géométrie de l’espace, car nous nous approchons de la matière sous toutes ces formes, et ce que nous pouvons constater ce sont des différences de comportements des objets fonction de leur masse et de temps qui n’est plus homogène par rapport à notre position de vision d’un ensemble d’objets que sont les galaxies. Si on se rapproche encore toujours plus près de la matière dans une galaxie elle-même comme la notre et son entourage proche, et bien certains effets reste anormaux mais expliqué par la relativité mais mal compris, car le centre de cette galaxie possède un noyau-halo où sûrement un trou-noir gigantesque en masse est placé au centre de cette galaxie, et où les déformations de l’espace et du temps ne sont plus homogène, comme aussi les vitesses des objets eux-mêmes. Et là effectivement commence une géométrie non fixe mais mobile et où les champs se croisent sans cesse en mouvement, car les objets bougent au ralentit, ce qui donne une complexité vraie à comprendre la géométrie de "l’Éther" et de son temps qui lui est associé. A ce niveau d’échelle où l’on compte les étoiles les trous noirs les planètes et d’autres objets, et bien le temps global à totalement disparu pour ne laisser que des temps locaux proche à chaque objet formant l’ensemble d’une galaxie. Si on se rapproche encore de la matière comme dans un système étoile-planètes comme notre système solaire, et bien "l’Éther" devient encore plus local comme son temps, par rapport aux autres objets. Si on descendant encore toujours plus bas soit en considérant notre planète terre comme référence, et ce qu’il y a autour comme notre lune et notre soleil et bien nous sommes en plein dans un "temps local" sans voir vraiment ce qu’est le temps sur la lune ou encore aux environs du soleil, et aussi sur le reste des planètes du système solaire jouant encore sur cet terre. Chaque astre du moins sa surface, aura sont temps qui lui est propre, suivant les masses de ces objets planètes, et si je sorts de cet environnement de cette planète terre, et bien mon temps sera un mixage des objets les plus proche, mais aussi des plus massiques, et donc le temps entre la terre et le soleil par exemple serait un mixage de déformation de cet Éther et son temps serai différent de celui sur terre, et plus je m’approcherai du soleil et plus le temps s’allongerait et se dilaterait d’avantage.

    — -Si on descend encore et encore toujours plus profondément, dans cet abîme où se trouve les particules dites élémentaires du réel et même des particules virtuelles du quantique, et bien là nous ne maîtrisons absolument plus RIEN, car on ne sait plus ce qu’est la géométrie de l’espace qui est en fait son "l’Éther" et de son temps, car nous avons déjà du mal à comprendre le comportement des petits objets que sont les particules de tous genres alors la déformation de l’espace et du temps à cette échelle est sûrement impossible à être constatée. Si je descend encore plus bas que l’échelle subatomique, que la notion d’électron par exemple, car cette entité n’est pas un bloc en dur, mais un champ d’entités de type inconnu, et bien la géométrie de l’espace et de l’écoulement du temps est alors impossible à être testé comme imaginé, car la mécanique quantique à l’heure actuelle, considère les particules non pas en tant que onde-corpuscule mais en tant que champ. Ces éléments de champ sont forcément quelque chose et possèdent forcément un temps qui n’est pas possible de vérifier et de tester. Pourtant ces éléments de champ que constituent un électron par exemple, sont bien des sous-particules possédant une vision sur le temps car il sont dans le contenu de l’espace, mais à l’heure actuelle nous n’en sommes pas dans cette vision, où ces éléments peuvent être décrit, car on les remplace par des points ponctuels et donc imaginaires. Pour les quarks des protons ou neutrons, cela est sensiblement pareil, car nous ne pouvons pas tester ces éléments, et leur temps qui est propre, car cela est d’autant plus difficile à être imaginé. Pourtant ces micro-entités baignent dans l’espace et leur propre présence devrait aussi déformer l’espace du moins son contenu. Il semble difficile de parler du temps des ces particules subatomiques dont la mesure où nous ne pouvons pas les isoler ou les tester, alors cette notion de temps est forcément est encore plus inaccessible et c’est sûrement pour cela que la mécanique quantique ne dit rien à ce sujet, ne tenant ni compte du contenu de l’espace et son temps, car cette mécanique assez mal huilée ne reconnaît que ses particules virtuelles, qui feraient sans doute office "d’Éther" et de temps...

    — -Donc dans cet extrait de M.Lee SMOLIN (que je ne connais pas), celui ci ne nous donne pas où il se situe pour voir la géométrie de "l’Éther" qui n’est pas l’espace, et pour essayer de comprendre ce qu’est le temps, car il ne nous donne pas où il se situe par rapport à son regard sur cet portion du "Monde" et donc une sorte d’échelle très grande très petite ou encore intermédiaire. Je ne veux pas faire une mauvaise critique de ce que ces scientifiques écrivent, mais déjà ces quelques phrases prêtent à confusion, car voir le contenu de l’espace et sa géométrie et son temps, sans indiquer ce qui est vu, pour pouvoir se situer dans un zoom depuis cette sphère de portion de "Monde" qui est notre bulle de temps de 15 milliard d’années de rayon, nous empêche de comprendre, ce qu’il veut dire, car à quelle échelle parle-il ?.

    Comme mon bloc de texte est trop long, et bien je suis obligé de le découper en 2 blocs de textes, voir suite...

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  • Qu’est-ce que le temps ? 14 décembre 2018 20:41, par JFP/Jean-François POULIQUEN.

    ... 2e partie !!!

    — -Pour continuer sur cette deuxième phrase de M.Lee SMOLIN, celui ci nous dit ceci :: " Il n’y a plus un champ qui se déplace sur un fond géométrique fixe". Et bien je pense qu’il y a une erreur de compréhension, mais je n’en suis pas sûr, car ce n’est pas le champ qui se déplace mais les objets dans cet "Éther". Bien sûr le contenu de l’espace-temps est en perpétuel modification car les déplacements des objets font que l’environnement change à chaque instant. Rien qu’avec 3 objets posés et en mouvement lent dans cet "Éther", il y a une très grande complexité à suivre les modifications de "l’Éther" et par la même le temps qui subit ces modifications. Si la complexité à calculer la déformation de "l’Éther" à notre échelle de terre, lune et soleil est déjà grande, avec les particules cela est d’autant plus difficile, car quand on dit qu’un électron orbite autour de son noyau, et bien nous ne connaissons absolument pas sa façon de parcourir l’espace autour de son noyau. Même si nous arrivons à détecter des fréquences de passage d’un électron, parmi d’autres, nous ne savons strictement rien comment cet électron définit son trajet, car le passage détecté n’est que dans une zone donnée, mais la trajectoire réelle est simplement inconnue.

    — -Encore quelques phrases ce cet extrait "Il n’y a plus un champ qui se déplace sur un fond géométrique fixe. Au contraire, nous avons une collection de champs, qui interagissent tous, les uns avec les autres, qui sont dynamiques, qui tous exercent une influence sur les autres, et la géométrie de l’espace-temps en fait partie. (...) La relativité générale a vite mené aux prédictions de phénomènes nouveaux, tels que l’expansion de l’univers, le Big-bang, les ondes gravitationnelles et les trous noirs, dont il existe, pour tous, de solides preuves expérimentales. (...) La leçon principale de la relativité générale était qu’il n’y avait pas de géométrie fixe du fond spatio-temporel. (...) Cela signifie que les lois de la nature doivent s’exprimer sous une forme qui ne présuppose pas que l’espace ait une géométrie fixe. C’est le cœur de la leçon einsteinienne."

    — -Et bien je crois qu’il a une déformation des écrits de M.Einstein, dont je découvre seulement actuellement qu’une petite partie dans cet article, car d’après ce que j’ai pu lire dans ce même article est que M.Einstein décrit bien 2 sortes de temps, qui sont un temps global (non accessible) et totalement indépendant des objets et servant aux mathématiques, et isolé de tout objet et loin de ces objets, et des temps locaux, où les masses des objets influent sur "l’Éther" de l’espace, modifiant ainsi l’écoulement du temps. Voici dans des phrases dans cet article où cela est mentionné ::
    "
    Einstein dans "Physique et réalité" ::
    "(...) L’introduction du Temps objectif se décompose en deux opérations indépendantes ::
    1---On introduit un Temps local objectif en rapportant le déroulement chronologique de l’événement vécu aux indications d’une "horloge", c’est-à-dire d’un système isolé à évolution périodique.
    2---On introduit le concept de Temps objectif pour les événements se produisant dans tout l’Espace, élargissant ainsi le concept de Temps local au concept de Temps de la physique."
    "
    — -Dans cette description pas si simple, il y a bien 2 types de temps, qui sont pour la première notion un temps local associé aux objets et mesurant ce temps à partir d’horloge au plus proche de l’objet et donc du temps déformé que l’on mesure via l’objet, et aussi un deuxième temps élargie qui s’adresse à "tout l’espace" sans tenir compte des objets eux-mêmes et qui est dit temps pour la physique, que l’on pourrait définir comme temps "global" ou temps "absolu". De dire que le deuxième type de temps est un temps physique, n’est pas clair, car les 2 types de temps sont forcément physique, d’où l’ambiguïté. Le deuxième temps est considéré loin et hors de tout objet, car il s’adresse à tout l’espace, ne subissant donc pas les temps locaux des objets par la déformation de "l’Éther" autour de ces objets. Sans être écrivain, et lecteur de science ou de physique, cette description n’est pas très claire. Personnellement je considère un temps local où la mesure est proche de l’objet où se fait la mesure, et un temps global où la mesure ne subit pas le temps local, et donc très loin de l’objet où l’on mesure des temps d’événement. Dans notre réalité et sur terre existe forcément un temps local et variable, car la terre est une masse importante relative, et quand on essai de mesurer les particules et bien dans cet environnement de particules existe d’autres temps locaux sans rapport au notre, ce qui entraîne des erreurs de test, car notre temps sur terre n’est pas le temps pour la physique comme il est dit, mais déjà un temps local. On essaie donc de mesurer dans un temps local par obligation un autre temps local lié aux particules. De toutes façons ce deuxième temps pour la physique que je dis global ou absolu, est inaccessible, car il faudrait s’éloigner de tous les objets pour que ces objets n’aient aucune influence sur la mesure que l’on ferait. Ce qui irréalisable, car même hors de notre galaxie, et proche de celle-ci le temps serait un temps local !!! Donc cette notion de temps pour la physique est une petite absurdité, car déjà on ne peut pas se mettre dans les conditions pour aborder ce type de temps global, mais le plus grave, est que cette constante de la vitesse de la lumière est supposée être celle du temps pour la physique de M.Einstein, et donc du temps global ou absolu. On se demande donc comment on peut calculer une vitesse dans un temps absolu sans objet et donc global, sachant que nous sommes dans un temps local !!! De dire que la vitesse de la lumière dans le vide est à telle valeur et est une constante, n’est qu’une approximation par rapport à notre temps local, en faisant des approximations sans le champ gravitationnel déformé celui de la terre où l’on fait une mesure.

    — -Je ne veux absolument pas faire le procès de ce que M.Lee SMOLIN écrit, ni sur les articles de ce site "Matière et Révolution" car déjà je n’ai pas les compétences de ces scientifiques, car je ne suis qu’un petit amateur de physique, et où je découvre enfin un vrai site où toutes les notions de physiques sont définies avec des tas de citations et aussi des noms de personnes que je connais pas. Même de Einstein je ne connais rien, mais seulement lu quelques articles sur des revues de sciences de vulgarisation, où ce personnage à vraiment mis du fil à retorde aux scientifiques sur cette notion d’espace-temps, et où encore de nos jours on utilise ces équations pour construire des GPS. Il ne faut donc pas prendre cet individu de M.Einstein à la légère, car depuis plus de 100 ans, il est toujours là avec ses relativités, car aucune thèse ou théorie n’ont détrônées ce qu’il à prédit. Donc son temps est associé à "l’Éther", et cet "Éther" est déformé par les objets se trouvant dans cette substance qui pour moi n’est absolument pas le vide quantique et ses particules virtuelles.

    — -Même si mes réflexions semble crues, elles ne sont pas pour démolir quoi que ce soit, mais je ne connais presque rien de ces physiques, et ayant quand même fait des petits survols de cet ensemble de physique, et bien je décortique ce que je trouve, et ce tout simplement pour comprendre, et voir si ce qui à été écrit est en concordance avec ma petite théorie personnelle sur des tas d’énigmes de ces physiques. Je fais donc une démarche inverse, car j’ai résolu mes propres interrogations physique d’enfant, car je n’ai par eu de réponse sur mes questionnements, et je m’instruis maintenant pour savoir si ma petite imagination ressemble à celle de vraies chercheurs scientifiques.

    — -Pour terminer sur cette correspondance la vraie question est :: Existe-il des thèses ou théories portant sur la notion du temps physique ? Ce que j’ai commencé à lire par vos recommandations, ne sont que des réflexions de philosophe ou même physicien et scientifiques, et sur ce qu’ils pensent de cette notion de temps, mais existe t-il des démonstrations physique même farfelues sur le temps. Donc avons-nous avancé depuis Einstein ? Merci d’avance.

    — -Je remercie encore cette équipe de "Matière et Révolution" de m’avoir répondu, et de faire un travail non facile.
    Amicalement.
    Jean-François POULIQUEN.

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  • Qu’est-ce que le temps ? 18 décembre 2018 02:17, par JFP/Jean-François POULIQUEN.

    Bonne nuit, car les vieux ça bossent la nuit.

    — -Mille fois c’est énorme en termes de merci, mais ayant été informaticien bidon, 1024 qui est le kilo octets est plus adapté à mon ancien métier, car c’est une puissance de 2, et non cent fois mes deux mains et ses 10 doigts !!!

    — -Il ne faut pas considérer que la petitesse du Temps dans le domaine Atomique soit simplement une donnée trop faible pour utiliser cette notion de Temps, car le modèle réduit est bien 1 proportion plus petite qu’un modèle d’une plus grande échelle. Cette réflexion semble même curieuse et inappropriée, car si le fractionnement de la seconde et donc du Temps semble avoir peu d’intérêt, et bien les Objets de cette ordre d’échelle de l’Atome le sont aussi.

    — -Jamais entendu parler qu’une Particule quelconque pouvait donner un certain nombre de Photons (108 ou 109), mais cela est sûrement une très bonne idée de donner une équivalence en Photons, mais je ne vois comment cela puisse être fait, car le photon n’a pas de masse !!!

    — -Cette notion de Temps n’est pas une notion si démente que cela à imaginer, car déjà la Théorie des boucles voit l’espace granulaire, et où chaque boucle est la Distance minimum de Planck et comme étant aussi le Temps minimum, il y a donc une approche à se représenter l’espace comme le Temps, comme étant quelque chose de matériel, où le Grain est la boucle, et celle ci se déforme suivant les Masses des Objets, mais reste l’unité fondamentale de Distance et de Temps minimum de Planck. Bien sûr cette façon de se représenter l’espace granulaire, est une façon de se représenter la déformation de l’espace qu’est la Gravitation. Le problème de cette représentation est que cela soit une matrice, qui est forcément orientée, tandis que l’espace ne l’est pas !!! Et puis d’autres problèmes où le plus gros à mes yeux est le trou noir entrant dans ces boucles grossissantes. Et cela veut que si le trou noir fait énormément grossir les boucles, et que même si un seul trou noir est inclus dans une seule boucle, le temps interne de ce trou noir n’est pas nul, et de plus ne peut être une fraction du temps de Planck, où la boucle serait plus grosse que le trou noir. Et bien cette conception empêche que le trou noir puisse avoir un temps nul intérieur, et pour moi, cela ne tient pas la route... Donc approche de représentation de la gravitation, mais ne correspondant pas à une réalité physique. (Désolé pour les boucles).

    — -Il ne faut pas considérer que le Temps soit dépendant de la Lumière mais plus simplement de l’Éther et des Objets s’y trouvant, et là nous n’apprenons rien, car c’est plus ou moins la définition de M Einstein. Il faut même considérer que le Temps n’appartient qu’à l’Éther, car même sans Objet le Temps existe et s’écoule normalement. C’est justement en posant des Objets dans cet Éther, que ceux-ci déforment l’Éther et par la même le Temps qui y est associé à cet Éther. Pour être concis le Temps appartient à l’Éther, mais comme nous ne savons pas définir cet Éther, nous ne savons encore moins définir ce qu’est le Temps.

    — -Le Temps n’a pas de flèche, comme le Temps n’a pas de direction, car il s’écoule de la même façon partout où le contexte est identique, donc le Temps n’a pas de direction ni flèche. Que l’on soit sur le point A ou sur le point B, qui sont des points distant, si ces 2 points ont les mêmes caractéristiques, et aussi de leur environnement, d’être positionné sur 1 point A plutôt que sur 1 point B, ne change en rien la mesure du Temps et son écoulement et son battement. Les flèches ou directions du Temps ne valent rien dire.

    — -Mais que veut dire 1 communication instantanée, car entre 1 Proton et 1 Électron la Distance est moins d’1 mètre, quand on sait que la·Vitesse⁞·Lumière fait en gros 300 000 000 mètres par seconde, cela fait qu’il faille diviser la seconde par 300 000 000 !!! mais cela est pire encore car du·Noyau de l’·Atome à 1 Électron cela ne fait pas 1 mètre mais moins, de l’ordre de 10E-10 fois plus petit, c’est à dire qu’au 300 000 000 il faille rajouter 10 zéros comme 3 000 000 000 000 000 000 c’est à dire qu’il faille diviser la seconde en 3·Milliard de·Milliard plus petit donc 1/ (3x10E18). Bien sûr cela n’est pas de l’instantané, mais ce laps de Temps est très petit, si toutes fois que la communication se fasse à la Vitesse Lumière.

    Amicalement même la nuit.
    JFP/Jean-François POULIQUEN.

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    • Qu’est-ce que le temps ? 20 décembre 2018 19:12, par Robert Paris

      Je n’ai pas compris cette position selon laquelle la flèche du temps ne voudrait rien dire...

      Elle a une signification émergente pour une certaine quantité de matière mais pose problème pour une seule particule et pour le vide quantique.

      Le boson couple en même temps les deux sens du temps !!! Donc le sens du temps n’est vrai que dans la matière mais pas dans la lumière justement !!!

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  • Qu’est-ce que le temps ? 18 décembre 2018 23:49, par JFP/Jean-François POULIQUEN.

    Bonjour.
    — -Suite à votre dernière réponse article http://www.matierevolution.fr/spip.... "Qu’est-ce que le·Temps ? Du 12 décembre 13:37, par Robert Paris" votre dernière phrase est :: "Un autre aspect de l’indépendance par rapport au fond est qu’il n’existe pas de temps privilégié." ::

    — -Et bien pour ma part, il existe un temps privilégié, car je pense qu’il existe non UN seul temps privilégié mais des tas de temps privilégiés comme aussi des tas d’endroits d’espaces privilégiés qui déterminent justement le vrai temps global de M.Einstein, c’est à dire un temps où l’influence des objets de toutes masses n’influencent justement pas l’espace dont le temps est associé. Il est certain que sur terre ce temps global privilégié n’existe pas, car le contenu de l’espace est déformé par la masse de la terre, car cette terre est déjà une belle masse influençant l’espace et donc le temps. D’ailleurs à ce sujet, si la mécanique quantique ne tient pas vraiment compte du temps, c’est qu’il est impossible de le tester à cette échelle. Le simple instrument de test proche d’un seul électron déforme l’espace, et l’espace où se trouve l’électron est déjà déformé par lui-même d’une part, et d’autre part est d’autant plus déformé par l’instrument de mesure , et c’est ce que vous appelez la réduction du paquet d’onde. Le moindre petit objet macroscopique de test permettant des mesures sur une seule particule, influe sur cette particule. Vous savez comme moi que l’électron n’est pas un corpuscule, mais un champ physique, et ce champ physique est forcément constitué d’éléments dont on ignore totalement la nature. Et bien ces éléments de très bas niveau, s’influencent entre eux, via la relativité générale, qui n’est pas faite QUE pour les galaxies, les étoiles et les trous noirs, mais est valable à toutes les échelles. Des échelles insoupçonnées car déjà pour tester l’électron dans son ensemble d’essaim, on n’y arrive pas vraiment, alors les éléments constituants l’électron et donc ce champ ou essaim pour être plus poétique, et bien on ne peux pas du tout y arriver.

    — -Mais à cette échelle de l’électron, comme à l’échelle des constituants de l’électron que l’on ne peux pas tester, l’espace existe, et surtout sans particules virtuelles, et bien dans cet environnement très restreint, le temps existe et est sensiblement le même que les personnes macroscopiques qui essaient de tester cet électron. Mais si pour ces testeurs d’électron le temps se compte en seconde, pour l’électron le temps est en très petites fraction de seconde, voir en dessous du temps de Planck, et les unités sont sans rapport tant cette mini masse est réduite. Nous avons déjà du mal à comprendre comment fonctionne un électron autour d’un seul proton (hydrogène), et savoir si la masse du noyau influe sur la masse de cet élément d’électron, et quel parcours fait cet électron pour donner une image virtuelle de sphère à cet atome le plus simple, alors comment tester la déformation de l’espace par ces micro-masses du proton et de son électron, et par la même le temps qui nous intéresse !!!

    — -Le temps n’est pas une histoire d’échelle, car le temps est partout où le contenu de l’espace existe, et ce sont les objets comme électron ou trou noir qui déforment l’espace, et par la même le temps. Les maxi-masses ou les micro-masses sont sans rapport avec des échelles de temps, mais déforment énormément l’espace ou pratiquement pas l’espace. C’est donc un rapport de masse et de volume d’espace qu’il faille tenir compte, et non des échelles donnant des temps différents.

    — -Mais où peut-on, trouer ce temps global privilégié si rechercher ? Et bien déjà au centre de ces bulles de vide sans matière de 100 Mégaparsecs correspondant à 300 millions d’années de diamètre et non de 300 milliard d’années comme il a été écrit dans :: Les bulles de vide et la matière.
    Même sur la surface de ces bulles géantes de vide sans matière et entre 2 filets de matières où se trouvent les galaxies, et bien je pense que cet espace, comme ce temps ne sont pas perturbés par la matière, ce qui fait qu’il n’y a pas que le centre de ces bulles de vide sans matière ou le temps global puisse être une réalité, mais dans d’autres endroits loin des filets de matière de cette structure filamenteuse où les galaxies sont présente. En gros dans les trous et centre du filet.

    — -Pas facile de mesurer par un vrai temps global et non local, et donc du centre d’une bulle de vide sans matière, les événements d’un électron se trouvant dans la galaxie de la voie lactée du système solaire et sur terre et de plus à Paris, pour savoir si il y a variation du temps et de l’espace quand cet électron effectue un mouvement autour de son noyau. Non pas facile !!!

    — -Je suis en train d’étudier les articles/rubriques sur le temps, que vous m’avez donné et conseillé qui sont des pistes de recherche sur cette notion dut temps, mais je pense que je vais être déçu, car j’ai débuté à lire, et déjà beaucoup de citations philosophiques qui ne sont pas des démonstrations physique, mais des idées de personnages illustres et renommés, dont le sujet les dépasse sans doute. Comme il n’y a pas grand chose sur cette notion de temps, et qu’il n’existe pas de thèses ou théories autres que celle de la relativité générale de M. Einstein, et bien les citations sont de l’ordre philosophique ou même poétique, mais surtout pas physique. Effectivement difficile de parler sur un sujet pointu comme le temps où l’on à pas d’élément sur cette notion sauf "l’Éther de l’espace de M.Einstein. "Éther qu’il a plus ou moins bannit puis repris par obligation, et où à l’heure actuelle .on ne parle plus de cet "Éther mais du vide de l’espace qui est devenu plein avec la mécanique quantique. Je pense que M.Einstein n’a pas vraiment défini la mécanique du temps, même si il a tout bouleversé avec cette notion d’espace-temps dépendant de "l’Éther", et Einstein n’a fait que de laisser une énigme supplémentaire, à savoir ce qu’est ce temps physique, toujours est-il que ses prévisions sont exactes et qu’il semble assez FOU d’avoir eu cette idée totalement anormale de mélanger l’espace et le temps ne foo+rmant qu’un seul ensemble.

    — -Dérive sans doute de cette notion de contenu de l’espace, de cette essence, de cette quintessence, où le vide de l’espace quantique remplace cette notion "d’Éther", qui est pour moi sans rapport. Les particules virtuelles du quantique, ne sont pas l’Éther de Descartes et de Einstein, car les particules virtuelles du quantique sont le complément de la matière, si on peut le dire comme cela. Les particules virtuelles ne remplissent pas l’espace mais se trouvent où la matière se trouve, c’est à dire dans ces filaments de matière des structures filamenteuse à très grande échelle, laissant de vrai trous de vide sans matière et forcément sans particules éphémères que sont ces particules virtuelles.
    Amicalement.
    Jean-François POULIQUEN.

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    • Qu’est-ce que le temps ? 19 décembre 2018 06:16, par Robert Paris

      Cher lecteur, vous écrivez que « la matière se trouve dans ces filaments de matière des structures filamenteuse à très grande échelle, laissant de vrai trous de vide sans matière et forcément sans particules éphémères que sont ces particules virtuelles. »

      Personnellement, je ne vois nullement les choses ainsi : le vide quantique existe partout et aussi partout ses particules et antiparticules virtuelles.

      D’autre part, certaines philosophies sont très loin de comprendre le temps et le vide, mais justement y réfléchir nous permet de repenser notre propre philosophie sur tout cela. Celui qui ne cessait de dire que notre physique était une philosophie de la matière, c’était justement Einstein !!! Nous avons surtout besoin, pour changer notre physique, de changer notre philosophie de la physique !!!

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  • Qu’est-ce que le temps ? 20 décembre 2018 09:36, par JFP/Jean-François POULIQUEN.

    — -Bonjour.
    — -Réponse à votre vision où tout le contenu de l’espace est soit disant rempli par les éléments du quantique.
    — -Si vous optez pour que tout le contenu de l’espace soit rempli de particules éphémères dites particules virtuelles du quantique, cela est votre choix, et sûrement le choix de l’ensemble des physiciens, mais a t-on des preuves de cette idée qui est même un principe ? Le raisonnement pour dire que le vide (Éther) soit totalement habité par les particules quantiques, et que celles-ci se trouvent partout où l’espace existe, est une façon logique de dire que ce vide soit habité, mais comme déjà dit est-ce une vérité car est-ce que cela a été testé et confirmé ??
    — -Je ne crois pas du tout que le vide du quantique remplisse tout l’espace, car pour ma part, la notion d’espace est infini et donc que cela voudrait dire que le vide du quantique rempli cet infini, ce qui me semble démentiel. Je considère cet espace comme un contenant qui est en comme une bouteille mais sans limite. Cet espace n’a aucun attribut spécifique et n’a pas d’age car il n’est pas une création, mais un simple contenant, où on peut y mettre des entités que l’on veut, mais n’épousant pas son infini, ce qui veut dire que notre monde qui est constitué de plein d’objets comme poussières de matière, comme enclumes, paquebots, comme encore particules virtuelles du quantique, comme ce que l’on veut d’ailleurs, vient remplir une partie de cet espace infini, ce qui veut dire que notre vrai Monde est localisé dans cet espace et possède par définition des dimensions même floues, car notre monde n’a pas de bord franc.
    — -Pour ma part si ce vide ((Éther) était habité dans tout l’espace, et bien cela poserait des problèmes de conception de la vu d’ensemble de notre vrai monde, car déjà nous ne savons pas ce qu’il y après les limites de notre vision à grande échelle, et on se doute que cela se poursuit, mais à l’infini ou pas ? Pour ma part, notre vrai monde est limité en volume comme en dimensions mais qui sont sans rapport avec ces15 milliards d’années lumière de rayon de sphère de visibilité, dont nous sommes le centre par obligation. J’ai déjà donné cette image simpliste d’une goutte d’eau dans un océan, qui est une bonne représentation de notre vrai Monde, en disant que notre bulle de temps d’environ de 30 milliards d’années lumière de diamètre, n’est forcément pas notre vrai Monde, car ce dernier se poursuit, et comme comparaison imagée j’ai dit que notre visibilité à grande échelle n’est qu’une goutte d’eau dans un océan, et cet océan est notre vrai Monde sans qu’il soit infini. En prenant cette image d’océan, cela signifie aussi que notre vrai monde à une géométrie tordue mal défini, qui n’est pas forcément une patatoïde, Les limites de cet océan sont forcément floues correspondant à notre vrai Monde, car les bords ne sont pas francs, et cela est sans doute comme votre vision à voir l’électron comme un champ, et où ce champ est en fait très flou, comme peut l’être un essaim d’abeilles. Une colonie d’abeilles ne se rassemble pas en totalité en un essaim car certaines abeille sont libre, et vont même assez loin, de leur essaim. Et bien notre vrai Monde est pour ma part la même notion où les limites sont floues, et ce flou n’est liée qu’à la densité des éléments qui s’amoindrissent plus on s’éloigne du cœur ou d’un ensemble qui est l’essaim, un peu comme une galaxie ou la densité d’étoiles est plus forte vers le centre que sa périphérie. La vision de notre géométrie de Monde est donc impossible à voir même au travers de ce fond diffus cosmologique, et ces données ne nous donnent strictement rien pour connaître les dimensions et la géométrie de notre Monde.
    — -Pour continuer sur ce sujet de particules quantiques remplissant tout le vide (Éther) de l’espace, et bien si cela était, ces particules généreraient la propagation des photons les plus lointain, en faisant dévier ces derniers, et les images des objets les plus lointains émettant de la lumière, serait une très mauvaise image reçue, voir même sans recevoir une belle image, et peut être même pas d’image du tout, car si il y a collision avec les photons réels et les entités du quantique, et bien l’image se disperse et s’agrandit ne laissant que quelques photons rescapés, ce qui n’est même pas sûr encore...
    — -Si mon concept de NON répartition des éléments du quantique dans tout le vide (contenu) de l’espace que j’ai inventé, n’existe pas en tant que notion, et bien c’est une vraie nouveauté, et j’en suis fiers, car comme déjà dit ce virtuel, est une sorte de complément de la matière dite réelle. Le virtuel se trouve où la matière se trouve, et la gravitation, le temps, la géométrie de l’espace et d’autres notions ne sont pas liés à ces éléments du quantique. Mais que veut dire quantique ?
    — -Et bien pour moi quantique désigne des théories définissant des éléments les plus petits que l’on puisse décelés, et désigne aussi des comportements spéciaux qui sont sans rapport avec notre échelle, désigne des comportements avec des entités, et donc des interactions, des quanta, des minimums qui sont ceux de Planck, et aussi des concepts, des principes, et des comportements mais seulement par des flashs et non dans une continuité, car on ne donne que des effets brefs, et forcément aussi des aberrations car on ne comprend pas les cheminements des notions que l’on ne peut pas mettre bout à bout. La quantique c’est encore des équations très complexes, que personne ne comprend si on n’est pas à un certain niveau de mathématique. La quantique c’est un peu comme la théorie des boucles, que personne ne comprend et qui évolue sans cesse. La quantique c’est avant tout une certaine échelle limite, où normalement on ne peut pas descendre en dessous des seuils de M. Planck, et qui donne justement des aberrations par les équations, si on veut descendre plus bas. Mais l’avantage de cette quantique, est que l’on perçoit les objets non plus comme étant des corpuscules, ni même comme des ondes, mais comme des champs, comme des essaims d’abeilles, mais ces champs sont définis comme des points, mais pour moi la notion de "POINT" ponctuel est une "ABERRATION" physique. D’ailleurs si tout n’était que points, et bien il n’y aurait plus de problème pour comprendre ce fameux Big-bang, car à un seul point, on peut définir une infinité d’autres points, et quand je dis une infinité et bien je ne me troupe pas, et donc notre monde tiendrait dans un volume de point sans volume et sans dimension, ce qui prouve que le point en physique ne veut rien dire. L’aberration de cette physique est que des bases ont été posées, et qu’elles changent, car ce n’est pas un seul individu qui à défini cette base mais un grand nombre de personnes, et donc cette quantique évolue ; mais assez lentement. Dans quelques années les champs ne seront plus des points ponctuels, mais de réels éléments, et on se demandera alors si ces éléments ne sont pas constitués par d’autres éléments, et ainsi de suite...
    — -Répondre à cette dernière phrase de votre part :: "D’autre part, certaines philosophies sont très loin de comprendre le temps et le vide, mais justement y réfléchir nous permet de repenser notre propre philosophie sur tout cela. Celui qui ne cessait de dire que notre physique était une philosophie de la matière, c’était justement Einstein !!! Nous avons surtout besoin, pour changer notre physique, de changer notre philosophie de la physique !!!"
    — -Ma réponse est que SI il faut plus de 100 ans pour essayer de comprendre ce qu’a voulu exprimer ce M.Einstein, et bien je pense que nous sommes pas très bien parti à résoudre quoi que ce soit. Je ne pense pas qu’il faille changer de philosophie, mais comprendre ce qu’a voulu dire M.Einstein. Ceci est tellement vrai, qu’il défini DEUX types de temps, et que personnes comprends ces types de temps physique et local. C’est simplement FOU, d’autant que je ne suis qu’un petit amateur, sans avoir consulté tout ce que ce Monsieur ait pu dire. Cette homme à renversé certaines notions, et à l’heure actuelle, nous ne comprenons toujours pas ces notions. Si il avait donné ces notions sans raisonnement, et bien les tests après plus de 100 ans seraient faux, et ce qui n’est pas le cas, donc ce personnage à eu des visions raies ou a simplement cherché, mais n’a donné qu’une partie de ce qu’il a compris, et c’est pour cela que nous en sommes toujours au même point. Son ascenseur parle plus que ses équations, et d’autres images de ses pensées n’ont pas été dévoilées. En plus de ne pas dire certaines choses, et bien il en a dit des fausses, alors difficile de prendre tout à la lettre, car il faut trier et se dire que telle chose est fausse et volontairement de sa part. CE QUI EST FOU !!!
    — -Si vous me dites que tous les éléments du quantique sont dans tout le vide (contenu) de l’espace, expliquez moi pourquoi la vraie matière à très grande échelle s’aligne en tant que galaxies en définissant des fils de galaxies et entourant des sphères de vide sans matière. Donc pourquoi cette structure filamenteuse à très très grande échelle ? Si M.Einstein a parler du quantique dans le sens de ses remises en cause que sont gravitation, temps, vitesse de la lumière et autres, c’est qu’il voulait parler de petitesse, car les effets du grand ne sont que les effets des structures du petit, mais il n’a jamais parlé de particules virtuelles (je pense). J’ai des réponses sur cette structure filamenteuse à très grande échelle, mais il faut bien que ces scientifiques surdoués trouvent... Jeux de fils et non de piste. Maintenant pourquoi j’ai des solutions sur plein de choses ?? Et bien simplement parce que je n’ai rien dans la tête, et toute l’imagination n’est pas encombrée par des notions formatées par les connaissances dans mon cerveau. Le survol des physiques à du bon, car on peut tout inventer, et même réinventer et retomber sur des notions existantes. C’EST FOU quand le cerveau est vide, ce que l’on peut imaginer. Je crois avoir lu un truc sur ce M.Einstein qui était avant tout un mathématicien, et bien son imagination débordante et avec ses mathématiques, ne lui permettaient pas d’écrire sa pensée et ses concepts, et bien ce génie à appris et à demandé à d’autres personnes de l’aider dans les rédactions de ses formules. Donc même mathématicien de départ, et ayant de grandes idées, et bien il ne pouvait pas exprimer et écrire sous formules ses idées.
    Amicalement dans des heures normales.
    Jean-François POULIQUEN.

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  • Qu’est-ce que le temps ? 20 décembre 2018 10:21, par JFP/Jean-François POULIQUEN.

    — -Bonjour.
    — -Complément du précédent commentaire mais d’ordre philosophique et même religieux (pour sourire un peu).
    — -Dieu n’a pas d’age alors l’Espace n’en a pas non plus.
    — -Dieu est infini alors l’Espace l’est aussi.
    — -Dieu n’est pas une chose, alors l’Espace n’est rien comme Dieu ne sait pas ce qu’il est. Mais qui sait ??
    — -Dieu a t-il créé des choses, l’Espace n’en sait rien car il est lui même et peut-être Dieu.
    — -Dieu est-il une création, ou encore l’espace est-il une création ?? Ni l’un ni l’autre sont des créations.
    — -On aurait pu vénérer l’Espace comme un Dieu ; mais l’Espace n’est-il pas Dieu ??
    — -Dieu vieillit-il, et bien non comme l’Espace car ce sont des non-êtres sont immortels !!!
    — -Le vide de chez vide, le néant de chez néant, le rien de rein, et non le moins que rien, le Dieu des Dieux c’est quoi ??
    — -Et bien c’est l’Espace, qui n’est rien (forme négative pour ne pas être quelque chose), par contre le néant EST, et très surprenant on peut anéantir le néant pour qu’il soit autre que RIEN !! Mais vider le vide veut t-il dire quelque chose ??
    — -SI l’espace n’est Rien, que le néant est le non être, que le vide soit Dieu, pourquoi en quantique dire que Dieu EST ??
    — -Parce que le zéro du quantique n’est pas nul mais contient des valeurs, des valeurs d’ailleurs pas sûres et définitives.
    Amicalement dans des heures dites normales sachant que le temps est relatif.
    Jean-François POULIQUEN.

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  • Qu’est-ce que le temps ? 26 décembre 2018 19:00, par JFP/Jean-François POULIQUEN.

    Bonsoir. __Je n’avais pas bien lu l’une de vos réponses sur la notion du temps datant du "3 décembre 2016 07:07 Robert Paris." Vous dites que le temps est fondé sur les particules du réel comme électron, proton, par exemple, et que c’est part la rencontre de leur anti-particule comme anti-électron et anti-proton que le mécanisme correspond à la cadence d’apparition et de disparition de ces dites particules du réel. Comme c’est l’état du vide quantique qui créer ces anti-particules, et donc de ces couples particule et anti-particule, c’est ce rythme qui termine le temps.

    __Si je peux comprendre le mécanisme qu’une particule réelle et une anti-particule virtuelle se rencontrant et s’annihilant, donnant ainsi une cadence de disparition, et donc une notion de temps, j’avoue ne pas comprendre d’où vient l’anti-particule qui apparaîtrait, et ne pas comprendre non plus comment la vraie particule du réel se régénère et reste plus ou moins à sa place dans un ensemble formant la matière dite réelle.

    __Si la cadence du temps avait été un mécanisme que pour ces particules virtuelles du quantique, où soit disant des particules et anti-particules apparaissent et disparaissent en s’annihilant, et bien cela serait plus compréhensible et sans doute possible, mais le problème dans votre description est que vous mélangez aussi bien les particules dites réelles et celles dites virtuelles, et là je ne comprend pas vraiment les mécanismes qu’il y a entre particules réelles et virtuelles.

    __Déjà dans le principe même du quantique, il est sûrement dit que des particules apparaissent, et que ces mêmes particules virtuelles disparaissent et ne restent pas dans notre réalité. On a le droit de ce demander comment et par quel mécanisme ces particules virtuelles se créer, et que ces mêmes particules soient aussi des anti-particules. En fait dans cette mécanique quantique tout cela est très flou, car on ne donne pas d’explication de densité de ces particules ou anti-particules qui se créer et qui disparaissent, comme on ne donne pas de cadence, comme on ne donne en fait pas grand chose, car cela ne reste qu’un concept sans vérification possible.

    __Même cette énergie du vide quantique n’est pas clair non plus à mes yeux, car est-ce les particules qui se créent ou qui se détruisent qui donnent cette énergie, ou encore autre chose. Je ne sais pas comment on arrive à déterminer une certaine quantité d’énergie du vide quantique, car sur quelle base on calcule cette énergie ?? Pour qu’il y ait rencontre entre particules virtuelles et anti-particules virtuelles qui se créent il faut forcément que ces objets éphémères se rencontrent et donc se déplacent, et rien ait dit à ce sujet, du moins je ne connais pas ce qui est dit. Si les vraies particules du réel sont plus ou moins fixes par rapport aux autres particules du même réel constituant la matière visible, est ce que les particules virtuelles du quantique se déplacent et à quelle vitesse, et ce même si leur durée de vie est très courte et éphémère ?? L’énergie du quantique vient d’où ??

    __Si on suit votre logique, plus il y a de constitution de masse par des particules réelles et donc de matière, moins il y a de création et de disparition de particules virtuelles entrant dans la constitution du temps. Autrement dit si la matière réelle est totalement absente, comme dans ces bulles de vide sans matière à très grande échelle, et bien plus les particules virtuelles existent et plus la cadence du temps augmente, d’après ce que je comprend.

    __Pouvez vous confirmer votre compréhension de la notion du temps avec d’autres phrases, car je n’ai pas vraiment compris votre conception et les mécanismes de l’ensemble des particules réelles et particules dites virtuelles entrant dans ce concept et les échanges entres ces types de particules. Merci d’avance. Vous devez penser que je suis obstiné, à relancer mes interrogations sur le temps, mais effectivement je le suis obstiné car j’ai des descendances bretonne, et cela peut être un défaut comme aussi une qualité, mais je ne revendique strictement rien, car je veux seulement comprendre.

    __Connaissez vous des théories ou thèses sur la conception du temps ?? Pour ma part je ne connais que la théorie des boucles, où l’unité qui est la boucle représente à la fois la distance et le temps minimum de Planck. Ces boucles forment une matrice remplissant tout l’espace sans être modifiées si aucun objet n’est présent. Si un objet rentre dans cette matrice de boucles, et bien il déforme les boucles en les agrandissant, mais l’unité de base qui est la boucle garde ses propres valeurs qui sont celles de Planck, et ainsi autour de l’objet et même dans l’objet, les boucles ont grossies, ce qui fait que le temps devient élargi car les boucles se sont élargies. C’est une théorie pour bien comprendre visuellement la notion de gravitation, et c’est une bonne représentation pour comprendre ce qu’est le contenu de l’espace et sa déformation. Mais est-ce que notre Monde est une matrice de boucles ??

    __Pour continuer à vous exposer mon incompréhension et bien cette phrase du "3 décembre 2016 07:07 Robert Paris." je ne comprend pas :: "Tout comme la matière et la lumière, le temps est fondé sur le véritable réel qu’est le « virtuel » du vide quantique, à savoir les couples d’une particule et d’une antiparticule lui correspondant, par exemple un électron et un antiélectron, ou un proton et un antiproton, mais aussi d’une particule plus fugitive et de son antiparticule.". Ce que je ne comprend pas c’est le réel du virtuel, car je ne sais pas de quoi on parle, si c’est du virtuel ou du réel, mais je suppose que c’est du virtuel quantique. Et puis ce complément qui est :: on poursuit les couples d’une particule et d’une anti-particule. Un couple est une notion de 2 éléments, et vous parlez de plusieurs couples d’une particule et d’une anti-particule. Je pense que c’est ma compréhension qui est mauvaise, car pour moi il y a un mélange entre la notion de plusieurs et aussi celle d’unicité, et je n’arrive pas à comprendre votre phrase. Si j’enlève le réel du virtuel, cela veut dire que c’est bien le virtuel du quantique qui définit le temps avec ses particules éphémères. Mais alors pourquoi quand la vraie matière réelle est présente, le virtuel l’est moins, car d’après M.Einstein les masses déforment l’Éther qui est pour vous le vide de l’espace ?? N’ayant pas lu grand chose dans ma vie, et bien j’ai des lacunes de compréhension sur certaines phrases, et même en essayant de les lire plusieurs fois, je ne comprend toujours pas. Je suis donc désolé de ne pas vous comprendre complètement. On peut aussi interpréter "le réel du virtuel" comme étant les vraies particules de notre réel dont celles-ci sont issues du virtuel du quantique, mais on parle aussi d’anti-particules où celles-ci ne sont pas dans notre réel, ce qui veut dire qu’il faille mélanger le réel et le virtuel pour aboutir à une notion de temps...

    Amicalement.
    Jean-François POULIQUEN.

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    • Qu’est-ce que le temps ? 26 décembre 2018 20:11, par Robert Paris

      « j’avoue ne pas comprendre d’où vient l’anti-particule qui apparaîtrait, et ne pas comprendre non plus comment la vraie particule du réel se régénère et reste plus ou moins à sa place dans un ensemble formant la matière dite réelle. » écrivez-vous.

      Tout d’abord, il faut comprendre que réelle et virtuelle sont des termes relatifs et non absolus.

      Si on donne suffisamment d’énergie à une particule virtuelle, elle devient instantanément réelle. Si on retire suffisamment d’énergie à une particule réelle, elle devient virtuelle.

      De même pour une antiparticule.

      Deuxième point : tout boson est un couple particule virtuelle/antiparticule virtuelle.

      Des moyens d’apparaître sont dans ce qui vient d’être dit.

      Il suffit de virtuel pour créer et faire apparaître du réel.

      Et pour faire apparaître du virtuel ? Eh bien, il existe un niveau inférieur d’organisation de la matière qui se nomme le virtuel de virtuel...

      De quoi vous arracher les cheveux, non ? Mais, ne vous inquiétez pas : la matière n’a pas de poils !!!

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  • Qu’est-ce que le temps ? 2 janvier 10:27

    Bonjour.

    ___J’avais cru comprendre que "virtuel de virtuel" était un niveau inférieur du virtuel et donc d’une certaine échelle encore plus petite, et qu’en fait c’est l’inverse d’après ce que vous me dites au "26 décembre 20:11". Au lieu de parler en des termes qui sont mal définis, et serait plus sage de parler en terme d’échelle, ainsi si notre réalité sur terre est ce qu’elle est, on peut globaliser et généraliser son échelle en étant une sorte de référence et correspondre à 1 (UN). Ensuite quand on parle de virtuel et bien on devrait parler en fraction de ce 1 (UN), comme étant 10E-35 par exemple en terme de distance ou de dimension... Si on veut parler d’échelle plus petites que celles de Planck, et bien au lieu de trouver des mots qui ne veulent pas dire grand chose, il serait alors préférable de parler de 10E-40, 10E-43 et même de 10E-52 par exemple et pourquoi pas, et même encore en dessous si on veut. Le problème des mots utilisées et définissant les quantiques, c’est que l’on ne comprend rien, car on ne sait pas dans quelle grandeur on se trouve, car on veut toujours généraliser sans donner justement des butées que l’on ne donnait pas, mais donnant des notions générales sans savoir de quelle ordre de grandeur dont on parle.

    ___Une deuxième réflexion vient de votre phrase "tout boson est un couple particule virtuelle/antiparticule virtuelle.". Comment un couple particule/anti-particule puisse exister car par excellence il devrait s’annihiler ?? Je ne comprend franchement rien dans vos explications, comme dans celles d’autres explications venant d’ailleurs, car il est dit que des particules virtuelles se créent, et que leur désintégration est le fruit de rencontre particule/anti-particule, ce qui sous-entend que des particules virtuelles de charge positive se créer, comme aussi des particules virtuelles de charge négative se créer et que c’est les rencontres qui donne cette notion de destruction des deux particules. Donc quand vous parlez de boson étant un couple ne pouvant exister par l’explication que je viens de donner, et bien c’est à n’y rien comprendre. Comment ce boson puisse exister si il est configuré de telle façon qu’il s’annihile ??

    ___Une troisième réflexion est d’utiliser cette notion d’énergie en l’additionnant ou la soustrayant à une particule, mais que veut dire j’ajoute de l’énergie à une particule virtuelle du quantique sans masse, comme aussi je soustrais de l’énergie d’une particule du réelle possédant une certaine masse, pour qu’elle devienne sans masse et donc virtuelle ? Et donc c’est quoi l’énergie exactement ?? J’ai cru comprendre que l’énergie est en fait du mouvement, et donc si on enlève le mouvement, la particule n’a plus de masse, et que son contraire qui est quand on joute du mouvement à une particule qui est inerte, celle-ci devient devient alors réelle et possède alors une masse, et correspond à notre réalité. Et bien d’après ce que je li et où je devrais comprendre, ET BIEN JUSTEMENT JE NE COMPREND RIEN, car simplement on parle au sens large en parlant de particule, car on ne donne pas d’équivalence de correspondance entre ces différentes particules avec énergie ou sans énergie. On parle toujours comme si il y avait des milliers de types de particules différents, mais en fait celles dont on parle correspondent en nombre aux 5 doigts d’une main. Ainsi proton neutron et électron, puis photon et enfin particules virtuelles se déclinant avec charge positive ou charge opposée négative. Mais parle t-on d’autres particules ? Et bien je ne pense pas et d’après Descartes, je n’existe pas car je ne pense pas !!!

    ___En éliminant proton et neutron, car particule bien trop lourde en masse, pour essayer de passer d’une réalité à une virtualité et inversement, ne reste alors que l’électron le photon et la particule virtuelle. Comme l’échange entre la réalité et la quantique, les particules du quantiques me semble n’avoir pas de type différent (reste à vérifier), donc quand on parle de quantique la particule virtuelle ne se décline qu’en charge positive et charge négative. Comme dans notre réalité les charges négatives ne sont pas vraiment apparentes, sauf justement que de ce seul électron, les particules venant du virtuel quantique ne peuvent prendre comme apparence dans notre réalité que les particules virtuelles de charge négatives, et que les particules virtuelles de charge positive, ne peuvent pas passer dans notre réalité, car il n’y a pas de particule assez légère en masse équivalent, et donc que la création directe de proton ou de neutron ne peut se faire dans le sens du virtuel à la réalité. Pour le redire sous une autre forme, d’après ce que je comprends, les particules virtuelles n’ont pas de spin, car sans mouvement intérieur ou sur elle-même, et donc sans masse, pour le dire différemment elles n’ont pas de mouvement intrinsèques, même si elles possèdent des mouvements de déplacement, qui est même une OBLIGATION car les rencontres entre particules positive et négative ne pourrait se faire, donnant lieu aux destruction et donc aux annihilations, et donc par la même à la définition du temps que vous considérez comme telle. J’ai cru voir aussi dans mes lectures de vos articles des photons virtuels, et donc sans charge, et là je ne comprend pas encore cette notion de photon virtuel...

    ___Ce niveau inférieur d’organisation de la matière, dont vous dites qu’il celui du "virtuel de virtuel", n’est pas pour moi un vrai niveau, mais je pense plutôt à une phase, un passage d’un état à un autre, car je ne pense pas qu’il y ait 3 niveaux mais seulement 2 qui sont le réel avec des particules en mouvement intrinsèque donnant une masse et donc une vraie réalité, et les particules virtuelles du quantiques qui apparaissent et disparaissent et qui éventuellement suivant certaines conditions passent du virtuel en " virtuel de virtuel" qui n’est qu’une transition, d’un état furtif, pour arriver dans notre réel. Cependant difficile à comprendre qu’une particule virtuelle passe dans notre réalité en électron par exemple, car un électron n’est plus une particule au sens de corpuscule ou onde, mais est devenu un champ, et qu’un champ soit un ensemble d’autres entités que l’on ne sait pas définir d’ailleurs. Donc pour le dire différemment d’une particule virtuelle de charge négative, passerait dans notre réalité si on lui donnait du mouvement sur elle-même et deviendrai un éventuel électron, mais l’ensemble de l’électron ou un élément de champ de l’électron ?? A l’échelle de l’électron nous n’arrivons pas à savoir ce qu’il est vraiment, et si l’un des éléments de cet électron était dans notre réalité ou dans la virtualité du quantique, et bien cet élément, cette entité serait de toutes façons indétectable. Ceci pour simplement dire :: Est-ce que le virtuel n’a pas vraiment de masse ?? Qu’en savons nous ?? De passer du neutron au proton ou inversement n’est absolument pas du même domaine et du même ordre, car on ne fait que réarranger un ensemble d’entités servant à un seul et unique ensemble structuré perdant une très petite chose, ou son contraire en prenant une très petite chose, et où la petite chose est justement la particule virtuelle happée au bon moment.

    ___Vos réponses me donnent plus d’interrogations que le contraire, mais cela à l’avantage d’y réfléchir. Votre dernière phrase "De quoi vous arracher les cheveux, non ? Mais, ne vous inquiétez pas : la matière n’a pas de poils !!!" , et bien je me demande après tout si la matière et son virtuel n’ont pas de cheveux comme vous dites, mais des cheveux au sens de segments de ligne, car la plaisanterie amène parfois à la vérité de notre réalité, et je ne garderai pas les pellicules.

    ●Amicalement.
    ●Jean-François POULIQUEN.

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  • Qu’est-ce que le temps ? 4 janvier 07:05, par Robert Paris

    « J’ai cru comprendre que l’énergie est en fait du mouvement » écrivez-vous.

    Voici ce que je pense de l’énergie : lire ici

    Voici ce que je pense du mouvement : lire ici

    Il n’y a aucune identité.

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  • Qu’est-ce que le temps ? 4 janvier 09:32, par JFP/Jean-François POULIQUEN.

    Bonjour.

    - Mercie de votre réponse. Pour reprendre le sujet du temps (en espérant que vous avez le temps de lire) et ce que je crois comprendre maintenant votre point de vue sur cette notion, c’est donc pour vous les particules virtuelles qui génèrent cette notion de temps. Ainsi les particules et anti-particules du vide quantique qui se rencontrent dans cet espace de Monde invisible s’annihilent pour donner cette cadence de temps, ou encore attribuer la cadence du temps quand ce sont des créations de particules virtuelles par paire. Il n’empêche que la question de savoir si ces particules virtuelles sont toujours présente dans ce monde quantique est toujours pour ma part une vraie question, mais d’après vous il y a création de particules virtuelles et destruction de ces mêmes particules virtuelles quand celles-ci se rencontrent et dans ce faux couple il doit y avoir des charges opposées, et on peut donner une notion de cadence du temps en fonction de ces créations et/ou de ces destructions. Si on peut comprendre assez facilement la destruction par annihilation, par contre la construction de ces particules virtuelles est une interrogation, d’autant pourquoi et comment telle particule virtuelle sera chargée positivement et une autre chargée négativement. Mais je suppose que la création spontanée se fait par paire donnant systématiquement les deux charges opposées, mais que ces particules crées fuient en direction opposée. Dans cette vision de création et de destruction, se pose quand un problème du temps d’existence des particules virtuelles, car si elles se créer on ne sait pas comment d’ailleurs, elles demeurent forcément un certain laps de temps pour qu’elles se rencontrent et de signe opposé pour leur destruction. Il y a donc forcément un temps d’existence certain entre la particule crée sortant du néant, et rencontrant son opposé. On peut donc supposer que l’annihilation soit presque instantanée, ce qui n’est même pas sûr, que la création soit aussi un non instantané mais très cours, et qu’enfin la durée de vie même éphémère soit un laps de temps non négligeable et plus grand que la création ou de la destruction. Donc pour se faire une image de cet état des particules virtuelles, on peut dire qu’elles sont réellement présentent presque constamment, même si elles se ne sont pas les mêmes, c’est donc une vision constante à voir ces particules virtuelles sauf si elles s’annihilent. Bien sûr vient des questions basiques, telles que comment ces particules sont crées si elles ne sortent de rien ? Une fois leur destruction que devient cette énergie si toutefois il reste quelque chose. Pourtant un scientifique a dit rien ne se créer tout se transforme, et dans ce cas de destruction que devient ces 2 particules détruites ?? Dans cette vision qui est même une image animée, ces particules bougent, car sinon il n’y aurait pas de rencontre et d’annihilation. On peut donc se poser comme question sur combien de particules en état éphémère non visibles mais bien réelles car énergie insuffisante pour passer du coté du réel, ces particules vont frôler d’autres particules. Si on imagine un gaz qui est toujours en mouvement, et bien est-ce que cela est du même ordre, et ce en remplaçant les atomes du gaz par des particules virtuelles ?? De plus si 2 particules de même charge se rencontrent, quelle est alors l’ordre de grandeur de ces chocs, et est-ce encore une autre sorte d’énergie ?? Dans cette vision si on comprend facilement la destruction des particules virtuelles, même sans savoir si cette disparition redonne une énergie, le vrai problème de compréhension vient de la création, car pourquoi une paire de particules naît à tel endroit et pas un autre. Cela voudrait dire que l’endroit où naît une paire de particules virtuelles de charge opposée, il existe déjà quelque chose permettant sa création. Dans cette vision est supposée que la matière dite réelle, qui est pour vous des particules de masse est absente, et qu’il n’y ait pas d’interaction entre quantique et réel dans ces créations et destructions. Autre question :: est-ce que ces particules virtuelles voyagent à la vitesse lumière ?? Même si leur masse n’est pas détectable, leur géométrie est forcément différente du point, et donc que ces particules possèdent forcément des dimensions non nulles, car les rencontres seraient alors très rare, voir même inexistante. Maintenant quelle est la distance de leur déplacement avant d’être détruite par rapport à leur taille, ce qui donnerait un rapport de densité ?? Je ne pense pas que vous puissiez répondre à ces questions de dimension de particule virtuelle, de vitesse de ces particules, de laps de temps insistance de ces particules, de l fréquence de création destruction pour un volume donné, et pourtant ce qui est incompréhensible c’est que l’énergie du vide est évalué à telle valeur !!! Je n’arrive pas à comprendre comment on peut déterminer une quantité d’énergie, via les particules virtuelles, et que l’on n’a aucune donnée concernant ces particules.

    - Comme ces particules virtuelles ne peuvent jamais entrer dans le monde du réel (sauf expérience), cela veut dire déjà que la matière et ses particules réelles de masse sont indépendantes même si il y a interaction avec les particules virtuelles. Mais on peut imaginer que les particules virtuelles viennent frapper les particules réelles, quelle est alors les conséquences de ces chocs ??.

    - Autre questionnement :: Si il existe des micro-espaces dans ces objets spéciaux que sont les trous noirs, est-ce que la quantique et son vide sont présent dans ces petits espaces ?? Il est toujours intéressant de pousser aux extrêmes, comme le font les mathématiciens avec leur équations, en poussant tel terme vers l’infini ou justement proche du zéro. Ceci bien sûr pour savoir si le temps existe toujours et comment vous voyez son déroulement dans ces objets spéciaux. Pour le dire autrement savez vous si il existe des espaces sans vide quantique ??

    - Je reprendrai le début de votre article pour connaître ce qu’est le temps ::
    "Le Temps nous est difficile à connaître et c’est paradoxalement pour cela que l’on s’est contentés d’en faire une variable simple, sans anfractuosités, sans variations, sans ruptures, sans discontinuités ni saut. En fait, c’est certainement la notion qui pose le plus de problèmes, philosophiques autant que scientifiques, si bien que la plupart des physiciens ont préféré le laisser de côté en le traitant comme une variable mathématique dite réelle, au sens d’un nombre qui passe successivement par toutes les valeurs des nombres réels. Telle n’est pas la réalité."

    - Vous comprendrez j’espère mon obstination pour savoir si des théories ou des thèses existent sur cette notion de temps. Je suis Breton et donc forcément têtu, et que les non réponses me donnent encore plus le besoin de savoir ce qu’il est, car il est comme un bonbon pour les enfants, et comme je n’ai pas grandit j’ai donc envie simplement de bonbons.

    Amicalement.
    JFP/Jean-François POULIQUEN.

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  • Qu’est-ce que le temps ? 4 janvier 15:10, par JFP/Jean-François POULIQUEN.

    RE Bonjour.

    ___Suite au retour du même jour du "4 janvier 07:05" avec cette phrase :: "« J’ai cru comprendre que l’énergie est en fait du mouvement » écrivez-vous." qui est l’une de mes propres phrases, et bien je suppose que vous ne soyez pas d’accord avec moi, et vous me dites "Voici ce que je pense de l’énergie " en me proposant l’un de vos articles du même site :: "D’où vient l’énergie" qui est de votre propre écriture. Et bien en réponse à votre propre interrogation sur mon commendataire et bien la réponse sur l’énergie se trouve dans l’une de vos propres phrases de cet article que vous me conseillez de lire, et cela est très curieux car voici votre phrase :: "L’énergie, c’est toujours à un certain niveau une question d’agitation.". Si l’agitation n’est pas du mouvement qu’est-ce que c’est alors ??

    ___Je pense que vous ne me comprenez pas, car mon écriture n’est pas comme celle des scientifiques où ils rajoutent sans cesse ces mots spécifiques scientifiques citant des noms de particules ou autres. Je dis simplement que l’énergie est du mouvement et je pense par votre retour que vous soyez en désaccord, en me proposant cet article sur l’énergie, mais dans cet article que je viens de lire, il y a des tas de notions ou phénomènes pour dire ce qu’est l’énergie, mais si je devait reprendre et développer chaque notion, et bien elles seraient toujours en rapport avec le mouvent. Voici quelques phrases de cet article qui me paraissent curieuses ::

    - Phrase :: "La fraction de l’énergie naturelle qui est utilisée par l’homme est moins de 1% !!!" ___Et bien je me demande comment on peut calculer en % l’énergie utilisée par l’homme et par rapport à quoi ??

    - Autres phrases :: "Car l’énergie, c’est du rayonnement !!!
    La lumière, la radioactivité, l’électromagnétisme en général mais aussi les porteurs de la force nucléaire forte et faible, c’est de l’énergie.
    Le photon, le gluon, les particules W et Z, les particules d’interaction, les bosons en général, ce sont des porteurs quantiques de l’énergie." __Si ce qui est dit n’est pas du mouvement c’est quoi ?? Si le rayonnement, comme la lumière, comme la radioactivité, comme l’électromagnétisme, comme la force nucléaire forte et faible, comme le photon, comme les particules W et Z, comme les bosons en générale, comme les porteurs quantique du vide, ne sont pas des mouvements correspondant à des énergies, c’est quoi alors ??

    - Autres phrases :: "Et le plus remarquable est ce que l’on va dire maintenant :: toute l’énergie, y compris celle de la matière durable et de la lumière durable, de l’univers "réel", toute cette énergie de l’Univers provient du vide quantique !!!" __Ceci est sûrement vrai et c’est même certain, mais d’où vint l’énergie du quantique, qui pour ma part est encore du mouvement !!! De dire que tout vient du quantique n’est pas une vérité, car il faudrait expliquer dans cette physique d’où vient cette énergie qui permet d’avoir une activité constante à transmettre à notre réalité de particules de masse, et donc pour ma part une activité toujours en mouvement, mais ces mouvements ne tombent pas du ciel et ne sont pas gratuit pour cette quantique, et donc qui alimente cette quantique en activité ?? Vous me direz sans doute cette phrase bidon "la quantique du quantique" pour être dans le vent !!! Et bien moi petit crétin je dis que l’énergie du quantique vient de l’Éther, histoire de rester rétrograde, et donc non à la page (il faut sourire). L’éther et la quantique sont deux notions différentes !!!

    - Belle phrase :: "Cela permet de savoir en tout point, comment l’énergie se déplace, de combien, dans quelle direction et dans quel sens." __Ha ben dit dont, si l’énergie se déplace, c’est quoi comme énergie qui se déplace ?? Si j’assimile le mouvement à l’énergie, j’aurai comme phrase :: "Le mouvement se déplace" Il faut donc méditer sur cette phrase et sourire un peu, mais si on veut sourire d’avantage je dirai que le mouvement stagne et est même au repos.

    - De FEYNMAN :: "Tout au début du volume I nous avons parlé de la conservation de l’énergie, nous avons dit là, seulement, que l’énergie totale de l’univers était constante." __Je ne pense pas que cela soit un coop car avant lui une certaine personne disait, "Rien ne se perd tout se transforme", et cette personne qui était Antoine Lavoisier (1743-1794), que je viens d’aller voir sur internet, et bien il ne parlait pas de Monde et encore moins d’Univers ...

    - Suite de phrases :: "Mais la théorie dit que les électrons sont en réalité poussés par un champ électrique dû à des charges très éloignées, et qu’il s acquièrent leur énergie pour engendrer de la chaleur à partir de ces champs.
    L’énergie s’écoule d’une certaine façon, à partir des charges éloignées à travers une vaste région de l’espace, puis vers l’intérieur du fil..." __Cela est maladif que de dire que l’énergie soit en mouvement, car là l’énergie s’écoule comme un fluide alors ??

    - Votre phrase :: "Lorsque Feynman expose que l’énergie vient du champ ou vient de l’espace et va vers le fil conducteur ou vers le condensateur qu’on charge, il est clair que cela signifie qu’elle est produite par... le vide quantique !!!" __Mais qui produit l’énergie du vide quantique, qui est pour moi du mouvement ?? Si nous sommes à une butée à cette échelle des bulles de vide sans matière du cosmos et où toute la matière se tient dans des fils très fins par rapport à ces bulles sans matière, et où l’on touche les limites de notre monde visible, et bien pour cette quantique sommes nous dans les limites inverses ?? Et bien dans les deux cas, je ne pense pas, car derrière ces bulles notre monde continue, et en dessous du quantique qui n’est plus la quantique existe autre chose, et que la production du quantique comme il est dit ne provient pas d’elle même !!! Il faut savoir distinguer des niveaux totalement différents même dans la quantique...Pourquoi ce mouvement cyclique de transformation de photon virtuel se transformant en une paire de particules virtuelles de charges opposées, et où ces oppositions de charges se rencontrent pour à nouveau se transformer en photon virtuel ?? Même si ce cycle semble naturel il est forcément actionné par autre chose que lui-même !!!

    - Autre phrase :: "Particules et antiparticules sont éphémères au sein du vide mais, quand elles ne disparaissent pas, sont couplées." __Et bien je ne pense pas que les particules du quantique soient couplées, car justement quand elle le sont elles disparaissent par annihilation. Mais je suppose que couple est pris comme paire, ce qui n’est pas du tout équivalent. Une paire de particules de charges opposées ne donne en rien une liaison entre les particules . Le mot de couple est même à proscrire, car cela est contraire à sa définition, car il n’y a pas de couple de particules mais des créations par paire.

    - Autre phrase :: "Donc ces particules éphémères existent et se déplacent par couples au sein du vide quantique, puis disparaissent pour se transformer en énergie et cette transformation crée une agitation énergétique permanente dans le vide." __Je ne pense pas que des couples puissent exister en se déplaçant, car je pense que chaque particule virtuelle est justement totalement indépendante, et que c’est seulement quand il y a rencontre entre charge différente que le couple existe, mais pour une durée qui devrait être de l’ordre de l’instantané. Donc de parler de couple, je ne comprend pas. Mais après tout je dois peut-être ne pas connaître les dernières nouveautés de cette quantique, d’autant que je survole.

    - Autre phrase :: "La simple existence de la propriété de durabilité des particules "réelles" de matière provient du fait qu’elles ont reçu un boson (= particule porteuse d’énergie) dit de Higgs !!!
    La lumière est elle-même fondée sur les particules et antiparticules du vide qu’elle couple, un photon étant équivalent par exemple à un couple électron-anti-électron.
    Toutes les interactions entre atomes ou particules matérielles se font au travers des particules et antiparticules du vide quantique et au travers de photons qui sont des paires particule-antiparticule.
    Il faut ainsi au minimum une énergie de 1 MeV pour créer dans le vide un couple électron-positron (le positron étant l’antiparticule de l’électron)." __Phrase disant particule porteuse d’énergie, où je trouve cela amusant, car la particule ne porte rien, mais son état définit des mouvements différents et des vitesses différentes, comme aussi des dimensions différentes. __Pour la définition d’un photon et son équivalence, étant un couple électron et anti-électron, et je ne crois pas du tout à cette notion, pour la simple raison, qu’un électron peut prendre des photons représentant une certaine énergie mais qui correspond à du mouvement, se traduisant comme une couche électronique supérieure, ce qui veut dire qu’un électron possède une série de photons (si on peut le dire comme cela) et correspondant à son état d’excitation, plus son état est faible et moins il possède de photons et si son état n’est pas maintenu il perd alors progressivement des photons, ce qui correspond aussi à une baisse de température. De dire qu’un photon est équivalent à un électron et à un positron, ne veut rien dire, car on se plante d’échelle. L’excitation du champ correspondant à un électron, est fonction de son niveau d’énergie, qui correspond à un ensemble de mouvements plus ou moins loin du noyau, et où je pense ce champ s’élargit quand il est dit excité. Il y donc donc deux variations, l’une est la distance du noyau, et l’autre est l’élargissement de son volume de champ. Plus le champ est réduit et plus il est proche du noyau et plus il est froid s’approchant du zéro absolu. Même si on peut considérer qu’un photon et une équivalence avec une paire de particules, ces particules sont sans rapport avec les électrons, mais serait plutôt ces particules virtuelles du quantique. Il manque dans cette fin de phrase :: "au travers de photons qui sont des paires particule-antiparticule" le mot virtuelle.

    - Autre phrase :: " L’électron n’est plus l’être simple qu’il était.(...) Il s’habille de vide fluctuant." __Je dirai qu’il à changé de vêtement, mais qu’il est toujours le même. De toutes façons l’habit ne fait pas le moine !!!

    - Phrase de Maurice Jacob ::"Nous pouvons donc trouver une paire électron-positron apparaissant à partir de rien pour s’évanouir ensuite car son énergie de masse est en effet de l’ordre de 1 MeV." __La masse de l’électron comme celle du positron sont exactement les mêmes, sauf que les charges sont des opposées. Que faut-il comprendre dans cette phrase alors, après rectification ??

    - Même personne :: "l’énergie est portée par des paires particule-antiparticule éphémères du vide...
    Pourquoi seulement du vide ??
    Eh bien, c’est seulement dans le vide que l’on trouve des antiparticules et des particules éphémères.
    Qui sont ces couples particule-antiparticule ?? Eh bien, ce sont le photon, les particules W et le Z par exemple, ou encore le gluon ou toute particule d’interaction...
    L’énergie de l’Univers provient donc exclusivement du vide quantique qui est le fondement aussi de la matière et de la lumière et de leur énergie comme de leurs propriétés.
    Le fait que l’énergie soit portée par des couples éphémères particule-antiparticule explique son caractère quantique.
    En effet, plus le couple aura une courte durée de vie, plus il sera porteur d’énergie, de sorte que le produit énergie
    par temps soit toujours égal à un quanta de Planck h." __Pour la première phrase, dans la mesure on on n’explique rien, et bien cette phrase ne veut rien dire, car il faut sous-entendre tellement de choses. Pour la deuxième phrase même si cela est vrai que l’on trouve des particules éphémères et donc à cette échelle du quantique, cela nous donne quoi de plus ou de moins ?? Il y a des phrases où l’on attends un complément mais celui-ci est absent, et donc cette phrase ne veut rien dire, car le constat de ne trouver que des bulles de vide sans matière à l’échelle de notre monde, ne donne pas d’explication, si on n’en parle pas, et alors il faut soi-même réfléchir sur un constat proposé... De dire que l’être humain n’existe qu’à l’échelle de la terre, n’apporte rien !!! __De dire que l’énergie de l’univers ne vient que du quantique est une erreur, car le quantique est en activé, et ne se auto active pas lui-même, c’est à dire que les mouvements ou énergies de ces particules virtuelles viennent hors de ces mêmes particules, mais forcément actionnés par autre chose que le quantique lui-même. Dans cette description nous retombons dans les erreurs de M.Einstein où il disait que le photon n’avait pas besoin de l’Éther, mais se mouvait lui-même. Bien sûr il est revenu sur ses dires dans la relativité générale, où l’Éther disparu est revenu. Et bien pour le particules virtuelles du quantique c’est exactement pareil pour les mouvements mais aussi pour les naissances... __Mais l’énergie n’est pas portée par couple de particules de charges opposés, car si cela était elles s’annihileraient. __Même si je me plante dans mes idées, et bien ces phrases sont tellement incomplètes et mal dites, que d’écrire sur la quantique est sûrement déroutant et incompréhensif via justement de ces phrases mal rédigées.

    __En espérant que vous réagirez normalement à mes réflexions, car elles ne sont que ce que je peux comprendre de cette quantique, qui ne donne que des images animées sans donner les mécanismes et les rouages réels des mouvements de ses propres entités. Commentaire dupliqués dans le bon article car en fait je ne sais plus où je dois faire mes remarques. Je pense que le jaune vous donne plus de chaleur que le gris de mes écrits... Mais reste à voir...

    Amicalement.
    JFP/Jean-François POULIQUEN.

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    • Qu’est-ce que le temps ? 4 janvier 16:57, par Robert Paris

      Cher monsieur,
      vous avez été étonné que j’aie assez de temps pour écrire plus de deux articles par jour et de répondre en même temps. Vous comprendrez donc aisément que je vais mettre du temps à vous lire et à vous répondre. Pour le moment, je suis noyé par la vague ce qui vous montre que je ne suis pas un robot...

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  • Qu’est-ce que le temps ? 5 janvier 09:38, par JFP/Jean-François POULIQUEN.

    Bonjour cher Robert Paris. __Oui étonné de la quantité et qualité de votre travail que j’ai à peine effleuré. Donc surtout ne coulé pas, je vous laisse nager. Quand vous arriverez proche du rivage, et bien prenez votre temps pour apprécier le temps. Bonne journée.

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  • Qu’est-ce que le temps ? 5 janvier 15:49, par JFP/Jean-François POULIQUEN.

    RE Bonjour Monsieur Robert Paris.

    ___Vous avez raison de dire que l’histoire se déroule devant nous, mais je regarde mon écran et les cotés et même derrière moi, ce qui fait que l’histoire que je vois n’est pas tout à fait la même que la votre. L’Histoire est partout où le temps s’écoule, et on ne peut être partout, et donc nous faisons des choix à voir telle chose ou justement ne pas voir. Le présent se trouve partout, mais plus on s’éloigne plus on voit un autre présent. Est-ce que le présent qui se trouve hors de la France est plus ou moins important ?? Mon présent est d’apprendre, comme les enfants qui ne voient pas les adultes et leur temps. De toute façons le temps, l’Histoire, le présent sont partout, et on ne peu être partout à tout voir.
    Amicalement.
    JFP/Jean-François POULIQUEN.

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  • Qu’est-ce que le temps ? 6 janvier 12:33, par JFP/Jean-François POULIQUEN.

    Bonjour.

    ___Vous avez sans doute raison de dire que le temps ne s’écoule pas de la même façon quand il y a des événements importants et marquants, mais un petit lapon se trouvant sur la banquise, voit-il les événements importants hors de sa surface de neige blanche ?? Ce qui l’intéresse à ce petit lapon c’est la blancheur de la neige et savoir si elle ne deviendrai moins blanche demain, et donc grise, car le nuances de cette blancheur détermine plein de choses, dont l’une est la température, comme aussi le temps. Pour moi c’est un peu pareil car je n’habite pas la France, ni même la terre car je suis sur une autre planète, et les événements de la terre m’arrivent avec un temps de retard, et difficile de juger car je jugerai alors du passé ne pouvant répondre de mes impressions au présent, car la distance nous sépare et devient du passé. Mais il y a une autre raison pour laquelle je ne jugerai pas, car simplement je n’aime pas la politique, car être associé à un clan ou un autre, ce sont toujours les mêmes personnes qui arrivent à ce stade de diriger les peuples, et sont forcément non humain, car pour arriver à ce stade il faut ne pas être droit et sage. De tout temps les hommes se sont regroupé pour former des tributs, des peuples, et il y a toujours un chef, car nous ne savons pas être indépendant comme certains animaux, et nous avons donc besoin des autres. Même le lapon isolé n’est pas seul. La solitude est réservée pour certains explorateurs, mais pendant un certain temps, car il reviennent toujours à leur racine après expérience. Même les moines isolés vivent en groupe, et je ne sais pas si ils regardent le monde comme vous. Je n’ai rien contre les revendications et les révoltes, car c’est de la souffrance qui pourrait disparaître, mais nous sommes dans un système trop complexe, et la quantique incompréhensive est plus simple et claire que les hommes et leurs dirigeants. Je ne veux pas m’aventurer sur ce terrain trop dangereux, car il conduit à la haine,la vengeance, et haïr est sûrement la pire des choses.

    Amicalement.
    JFP/Jean-François POULIQUEN.

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