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Pourquoi Trotsky est exilé de Russie par Staline

mardi 22 mars 2022, par Robert Paris

Pourquoi Trotsky est exilé de Russie par Staline

Cela signifie : pourquoi il ne l’a ni emprisonné et jugé, ni fait assassiner en Russie ?

L’année 1927 est celle de nombreuses défaites pour la politique de la bureaucratie dirigeante de l’URSS : échecs économiques (Les réserves de denrées alimentaires diminuaient de façon inquiétante et il y avait pénurie de produits industriels. La situation des fournitures des villes par les campagnes s’aggrave.), échecs politiques (surtout l’unification de la quasi-totalité des anciens dirigeants bolcheviks derrière Trotsky dans l’opposition unifiée), échecs internationaux (Angleterre, Chine, Komintern)… L’opposition s’avère avoir eu raison sur tous ces points…

« Volkswille du 11 février reproduit une résolution sur la situation en Russie en rapport avec ma déportation. Cette résolution affirme nettement que c’est Thermidor (Das ist der Thermidor) et poursuit en ajoutant : "De là découle la nécessité pour le prolétariat russe de lutter contre le régime stalinien pour toutes les libertés afin de pouvoir être équipé pour affronter la contre-révolution ouverte qui s’annonce". L’article leader de Volkswille du 12 février assure qu’"avec l’exil de Trotsky a été tirée le dernier trait sous la révolution de 1917". »

Source : https://www.marxists.org/francais/t...

Quand Staline a eu l’audace de déporter Trotsky et les "trotskistes"...

Dernière intervention de Léon Trotsky et de Zinoviev à la tribune de la direction du Parti communiste de Russie

Intervention de Trotsky au Plenum du C.C. et de la C.C.C. d’octobre 1927

L’Opposition bolchevique unifiée de 1927

Lettre de 1927 de Trotsky à N. K. Kroupskaia

En 1928, exil de Trotsky à Alma-Ata (Asie Centrale). Le prestige de Trotsky reste considérable en URSS où s’annonce une nouvelle crise et la bureaucratie n’ose ni l’emprisonner ni le supprimer physiquement. L’exiler aura l’inconvénient de lui permettre de constituer une opposition internationale mais l’inconvénient de le désigner comme vivant dans le monde impérialiste et de prétendre qu’il y était bien accueilli, ce qui est complètement mensonger.

L’exil de Trotsky à Alma Ata

La suite

La bureaucratie n’est pas tranquille, même quand Trotsky est exilé aux confins de la Chine, Staline décide de l’exiler à l’étranger. Trotsky proteste de sa volonté inébranlable de rester en Union Soviétique. Il est traîné de force sur un navire qui le conduit en Turquie : le seul pays qui ait consenti à donner asile au grand révolutionnaire, au compagnon de Lénine.

L’exil de Trotsky en Turquie En février 1929, Trotski est conduit à Constantinople où il remet aux autorités turques une lettre déclarant qu’il est venu contre son gré. Après quelque temps passé dans l’ambassade soviétique, il effectue plusieurs déménagements et finit par être placé en résidence surveillée sur l’île de Büyükada de l’archipel des îles des Princes (Prinkipo) au large de Constantinople.

L’exil de Trotsky en Turquie marquait une nouvelle étape. Jusqu’alors, il n’avait pas existé d’opposition internationale. Seuls avaient vu le jour des groupes oppositionnels hétérogènes et sans liaison. Trotsky exilé allait leur donner une cohésion politique et une organisation internationale. De tous les pays, des révolutionnaires vinrent à Prinkipo pour discuter avec lui.

« Il pourrait paraître incompréhensible aux non-initiés que la clique de Staline m’eût d’abord exilé, puis ait tenté ensuite de m’assassiner à l’étranger. N’eût-il pas été plus simple de me fusiller à Moscou, comme tant d’autres ? Voici l’explication. En 1928, lorsque je fus exclu du parti et exilé en Asie centrale, il était encore impossible non seulement de parler de peloton d’exécution, mais même d’arrestation. La génération avec laquelle j’avais traversé la révolution d’Octobre et la guerre civile était encore en vie. Le bureau politique se sentait assiégé de tous côtés. D’Asie centrale, j’avais pu maintenir des contacts directs avec l’Opposition. Dans ces conditions, Staline, après avoir hésité pendant un an, décida d’avoir recours à l’exil comme un moindre mal. Il pensa que Trotsky, isolé de l’U.R.S.S., dépourvu d’appareil et de ressources matérielles, serait incapable d’entreprendre quoi que ce soit. De plus il calcula qu’après être parvenu à me noircir complètement aux yeux de la population, il n’aurait aucune difficulté à obtenir du gouvernement allié de Turquie mon retour à Moscou pour le coup final. Les événements ont toutefois montré depuis qu’il est possible, sans appareil ni ressources matérielles, de prendre part à la vie politique. Avec l’aide de jeunes camarades, j’ai posé les bases de la IV° Internationale qui se fraie lentement mais sûrement son chemin. Les procès de Moscou de 1936-1937 ont été organisés pour obtenir mon expulsion de Norvège, c’est-à-dire en fait me livrer aux mans du G.P.U. Mais cela n’a pas réussi. J’ai atteint le Mexique. Je sais que Staline a reconnu à plusieurs reprises que c’était une « erreur énorme » de m’avoir exilé. Pour réparer cette erreur, il ne restait qu’une action terroriste. »

Source : https://www.marxists.org/francais/t...

Pierre Monatte, dans « L’exil de Trotsky » :

« Quelles raisons donne-t-on pour justifier ces milliers de déportations et l’expulsion de Trotsky ? Il est commode de parler d’organisation trotskyste contre-révolutionnaire, de Trotsky et ses partisans passés ouvertement dans le camp des ennemis de la Révolution russe et de l’Internationale communiste, secondant l’assaut capitaliste extérieur par des agissements à l’intérieur de l’U.R.S.S., et n’ayant absolument plus rien de commun avec le prolétariat révolutionnaire international. C’est à la portée de l’intelligence du Comité central du parti communiste français. Cette volière de perroquets n’y a pas manqué ; voyez sa résolution dans l’Humanité du 23 février... Trotsky est un chef, un grand chef révolutionnaire ; par son exemple nous avons mieux compris combien la classe ouvrière pour réaliser son destin a besoin de tels chefs. »

Source : https://www.marxists.org/francais/m...

Raya Dunayevskaya, dans « Subjectivisme et politique », 15 décembre 1965 : « De par l’héroïsme de l’ancien commissaire russe à la guerre, les rigueurs de son exil quand Staline eut gagné la lutte pour le pouvoir, et la tragédie de son assassinat des mains d’un assassin du GPU, bien des choses écrites sur les dernières années de Léon Trotsky sont imprégnées de subjectivité… Léon Trotsky, lui, n’a jamais laissé entrer le facteur subjectif dans aucune de ses analyses de situations objectives. Bien au contraire… J’ai rompu avec Trotsky parce que cette théorie – que la Russie restait malgré tout un Etat ouvrier, « quoique dégénéré », et devait être « défendue » au moment où éclatait la Deuxième Guerre mondiale, juste après la conclusion du pacte Hitler-Staline – me paraissait à la fois démentie par la réalité du capitalisme d’Etat en Russie et par la totale perversion de l’humanisme du marxisme comme théorie de l’émancipation. Mais ma rupture avec la politique de Trotsky n’a nullement modifié mon attitude à son égard, comme un des plus grands révolutionnaires de notre époque, un qui, avec Lénine, a dirigé la grande Révolution d’Octobre. Il reste « l’homme d’Octobre. » Source : https://www.marxists.org/francais/d...

Trotsky dans sa réponse aux procès de Moscou, 17 avril 1937 :

« J’ai défendu la démocratie des Soviets contre l’absolutisme bureaucratique ; l’élévation du niveau de vie des masses contre les privilèges excessifs des sommets ; l’industrialisation et la collectivisation systématiques dans l’intérêt des travailleurs ; et, finalement, une politique internationale dans l’esprit de l’internationalisme révolutionnaire contre le conservatisme nationaliste. Dans mon dernier livre, " La Révolution trahie ", j’ai essayé d’expliquer théoriquement pourquoi l’Etat soviétique isolé, sur la base d’une économie arriérée, a donné naissance à la monstrueuse pyramide de la bureaucratie qui, presque automatiquement, a été couronnée d’un chef incontrôlé et " infaillible ". Ayant étranglé le Parti et écrasé l’opposition au moyen de l’appareil policier, la clique dirigeante m’a exilé au commencement de 1928 en Asie centrale. Sur mon refus de cesser mon activité politique en exil, elle m’a déporté en Turquie en 1929. Là j’ai commencé à publier le " Bulletin de l’Opposition " sur la base du même programme que j’avais défendu en Russie, et je suis entré en relation avec des compagnons idéologiques, encore très peu nombreux à cette époque, dans toutes les parties du monde. Le 20 février 1932, la bureaucratie soviétique me priva, ainsi que les membres de ma famille qui étaient à l’étranger, de la nationalité soviétique. Ma fille Zinaïda qui se trouvait provisoirement à l’étranger pour un traitement médical fut ainsi privée de la possibilité de rentrer en U.R.S.S. pour rejoindre son mari et ses enfants. Elle se suicida le 5 janvier 1933. »

Source : https://www.matierevolution.fr/spip...

Rosmer :

https://www.marxists.org/francais/t...

Encore Rosmer :

https://www.marxists.org/francais/t...

Trotsky, Journal d’exil :

https://www.marxists.org/francais/t...

Trotsky, Ma vie :

https://www.marxists.org/francais/t...

Trotsky, un article depuis son exil :

https://www.marxists.org/francais/t...

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