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Comment nous allons vivre l’effondrement du capitalisme

mardi 4 octobre 2022, par Karob, Robert Paris

édito

Comment nous allons vivre l’effondrement du capitalisme

On nous serine sans cesse que le capitalisme n’a pas d’alternative, que les travailleurs ne peuvent espérer un monde meilleur que celui-ci et que, sans le capitalisme, nous ne pourrions pas vivre. Les organisations qui se disent du côté des travailleurs sont pour la plupart du même avis, même si elles ont des titres qui arborent les mots de « socialisme » et de « communisme ou même de « trotskysme » et d’ « anarchisme »… La mort du capitalisme leur paraît un faux slogan et non une réalité qu’il va falloir prendre en compte si l’on ne veut pas que l’ancien système d’exploitation nous enterre avec lui…

Pour implanter cette idée mensongère, ils s’appuient sur les trahisons staliniennes et social-démocrates qui, selon eux, prouveraient que le pouvoir aux travailleurs n’est qu’un mythe. Ils s’appuient surtout sur le nombre considérable d’années pendant lesquelles les travailleurs ont subi la soumission d’esclaves. Renverser la mentalité d’esclaves (y compris d’esclaves qui ont des chaînes un peu dorées dans les pays impérialistes), c’est la tâche principale de l’heure actuelle.

Quelle heure ? Celle de la chute inexorable et définitive du fonctionnement capitaliste !

Les espèces vivantes ne sont pas éternelles. Les roches elles-mêmes ont une durée d’existence. Les étoiles et galaxies ont une fin. Les arbres ne montent pas au ciel. Les civilisations ne sont pas éternelles. Les systèmes sociaux ont leurs limites. Les espèces vivantes ne durent pas infiniment. Les classes sociales sont périssables elles aussi. Aucun mode d’organisation n’est éternel. Aucun type d’ordre (matériel, idéologique, social, politique ou autre) n’a une durée de vie illimitée. Cela n’empêche pas bien des gens de prêter une vie sans fin au système capitaliste, de même qu’en leur temps on prêtait la même éternité à l’empire romain, au stalinisme russe, aux empires d’Europe et du Moyen Orient ou d’Orient, ou encore au colonialisme, pour ne prendre que ces quelques exemples divers. Le système capitaliste a pu sembler bien plus fort que le système féodal, esclavagiste, tribal, ethnique ou autre, mais en fait, il n’en est rien…

Les raisonnements qui mènent à cette idée fausse ne sont pas fondés sur une étude économique ou sociale du système de domination mais sur le fait que de nombreuses crises économiques et sociales et de nombreuses guerres (y compris mondiales et massivement destructrices) n’ont pas fait chuter le capitalisme et ne l’ont même pas transformé radicalement. Les fondements du système sont toujours là. Les mêmes bases déterminent son fonctionnement.

Du moins, cela a été le cas jusqu’en 2007-2008…

On pourrait penser que 2007 a représenté une crise économique du même type que les autres, ne différant que par son extension et sa gravité, et c’est faux.

On pourrait penser que, puisque le capitalisme règne toujours sur le monde, c’est qu’il a réussi à s’en sortir de sa chute de 2007, et c’est faux.

On pourrait penser que les révolutionnaires marxistes que nous sommes ont toujours tendance à examiner avec pessimisme l’avenir du capitalisme, et c’est faux : ce sont les capitalistes eux-mêmes qui examinent avec pessimisme l’absence d’avenir du système.

Quelle est la raison de ce pessimisme ? La spéculation n’est pas en soi pire que dans d’autres époques. L’inflation, le capitalisme en a connu d’autres. L’inflation couplée à la récession n’est pas tout à fait nouvelle, le Japon par exemple l’a vécue.

Ce qui est nouveau, c’est autre chose, ce n’est pas un défaut, ce n’est pas une dérive, ce n’est pas une maladie. C’est le succès dans un système où le but est d’accumuler des capitaux. C’est le très haut niveau de la quantité totale des capitaux, qui a atteint des sommets jamais connus jusque là.

Alors, direz-vous, pourquoi dire que le capitalisme est mortellement malade et même que son mécanisme vital est déjà mort et qu’il ne survit qu’en soins palliatifs ?

Justement parce qu’il a atteint un tel sommet de la masse des capitaux qu’elle dépasse largement ce que le système est capable de réinvestir. C’est au point que tout change de nature.

Ainsi, la spéculation prend une tournure bien plus inquiétante car les capitaux s’affolent de ne plus pouvoir trouver d’investissements !

Il y a déjà eu des périodes creuses pour les investissements, mais là ce n’est plus une période ni une phase, c’est définitif. Il y a et il y aura trop de capitaux par rapport aux capacités d’investissement.

Prenons l’exemple de la chute brutale des cryptomonnaies. Ces fausses monnaies n’avaient aucun fondement. Pourtant de grands possesseurs de capitaux et pas seulement quelques menus spéculateurs sans grande capacité y ont investi des sommes importantes. Cela ne s’explique que par le fait que les investissements possibles et rentables soient notoirement insuffisants par rapport à la masse totale des capitaux.

Prenons l’exemple de l’inflation. Ce n’est pas là non plus une inflation classique mais une qui est durable, inexorable et grandit sans cesse. Elle n’est née spontanément dans le système mais est le produit des interventions financières massives des Etats et des banques centrales en vue d’empêcher l’effondrement généralisé du système.

Prenons l’exemple de la « crise énergétique » et des chutes de fournitures de matières premières ou de produits fabriqués, y compris de produits alimentaires. Comment en effet expliquer que, dans une phase où tous les produits deviennent plus difficilement accessibles, les profits, eux, soient croissants. On produirait moins et on produirait plus de capitaux. Il y a là une énigme qui mérite l’examen. Et d’autant plus qu’on vient de dire qu’il y avait excès de capitaux dans le monde…

La spéculation folle tout comme les aides publiques folles au capitalisme, ou l’inflation folle ne sont que des sous-produits d’une autre situation elle-même folle et qui ne s’est jamais produit de manière durable, même dans les pires crises passées du capitalisme : une masse de capitaux qui dépasse de loin la masse des investissements productifs possibles.

Oui, ce ne sont pas les révolutionnaires qui sont pessimistes sur l’avenir du capitalisme ! La Banque mondiale, le FMI, l’OCDE, les banques centrales anticipent un effondrement. Les gouvernants font de même tout en disant parfois l’inverse.

La Banque mondiale anticipe un effondrement économique mondial :

https://www.lesechos.fr/monde/enjeu...

Le FMI anticipe un effondrement économique mondial :

file :///C :/Users/HP/Downloads/textf.PDF

L’OCDE anticipe un effondrement économique mondial :

https://www.oecd.org/fr/cad/Perspec...

Les autorités financiers craignent une concentration du risque systémique :

https://www.lesechos.fr/2011/02/les...

citer :

https://www.wsws.org/fr/articles/20...

La Banque d’Angleterre a déclaré que ce sera la crise la plus profonde depuis 300 ans :

https://www.marxist.com/un-monde-au...

« L’économie mondiale vacille » déclare « Capital » :

https://www.capital.fr/entreprises-...

La Banque mondiale avait prédit l’affaiblissement du commerce et de l’investissement :

https://www.banquemondiale.org/fr/n... - -

L’effondrement de la crypto-monnaie indique une crise financière plus profonde :

https://www.wsws.org/fr/articles/20...

La crainte d’une chute mondiale ne quitte plus les investisseurs :

https://www.boursorama.com/bourse/a...

La grande bourgeoisie s’inquiète :

https://www.lepoint.fr/economie/le-...

Des capitalistes croient fermement à l’effondrement du capitalisme :

https://insolentiae.com/selon-linve...

Le journal bourgeois « Le Figaro » voit de nombreux signaux d’effondrement généralisé :

https://www.lefigaro.fr/vox/societe...

Les communistes (révolutionnaires) sont ils vraiment les plus répétitifs par rapport à un système qu’ils tentent d’analyser ? L’investisseur légendaire Jeremy Grantham alerte sur une bulle boursière pire qu’en 2000 et un krach à venir

Jeremy Grantham a déclaré que le marché des actions évoluait dans une bulle pire qu’en 2000 et a averti que celle-ci pourrait éclater dès cet automne, tout comme la bulle des cryptomonnaies.

"Les bulles sont incroyablement faciles à voir ; c’est de savoir quand l’effondrement aura lieu qui est plus délicat", a déclaré Jeremy Grantham à Reuters. "Vous le voyez lorsque les marchés font la Une des journaux au lieu des pages financières, lorsque les nouvelles sont pleines d’histoires de gens qui se font escroquer, lorsque de nouvelles pièces sont créées chaque mois. L’échelle de ces choses est tellement plus grande qu’en 1929 ou en 2000." Jeremy Grantham, cofondateur de la société d’investissement Grantham, Mayo, van Otterloo & Co (GMO), a été témoin de nombreux cycles d’expansion et de récession. Il est connu pour avoir alerté sur l’éclatement de la bulle des actifs japonais de 1989, de la bulle technologique de 2000 et de la bulle immobilière de 2008.

Selon cet investisseur de renom, les marchés sont peut-être satisfaits aujourd’hui, mais des problèmes tels que les taux d’intérêt, l’inflation, la main-d’œuvre et les prix des produits de base se profilent à l’horizon.

"Un effondrement pourrait prendre quelques mois de plus, et, en fait, je l’espère, car cela nous donnera l’occasion d’avertir plus de gens", a-t-il déclaré à Reuters. "La plus forte probabilité est que cela se prolonge jusqu’à l’automne : le stimulus, la reprise économique et les vaccinations ont permis à tout cela de durer quelques mois de plus que ce que j’avais initialement deviné."

Il poursuit : "Ce qui pourrait piquer la bulle (et la faire éclater, ndlt) pourrait être un problème de virus, un problème d’inflation, ou pourrait être la catégorie la plus importante de toutes, qui est tout ce qui est inattendu."

Un éclatement, a-t-il dit, provoquera un "énorme effet de richesse négatif", simplement parce que des bulles se sont formées dans de très nombreux domaines, notamment les taux d’intérêt, les actions, le logement et les matières premières non énergétiques. "Mais cette bulle est véritable, et tout le monde peut la voir. C’est aussi évident que le nez au milieu de la figure", a-t-il conclu.

https://www.google.fr/search?hl=fr&...

Vivre l’effondrement, cela signifie admettre que le capitalisme ne va plus être la norme obligée de la vie humaine.

Certains diront que c’est de la collapsologie ou du pessimisme climatique ?

D’autres diront que, même si le capitalisme s’effondre, les travailleurs ne pourront pas prendre le pouvoir et diriger la société.

Mais laissons ces commentateurs trompeurs ou pessimistes à leur baratin. Préparons l’avenir qui est aux comités auto-organisés de travailleurs, de femmes, de jeunes, de chômeurs et de retraités, ces conseils ouvriers ou soviets qui devront demain diriger toute la société en prenant le pouvoir et l’ôtant à l’ancienne classe dominante !

La suite...

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