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Marche de travailleurs à Mertzwiller (67) le 5 juillet : le RN y parade grâce à la CGT et FO, LO et les NPAs rasent les murs.

dimanche 13 juillet 2025, par Alex

Le RN, invité par la CGT et FO à une "marche blanche" des ouviers de De Dietrich, s’en vante à l’Assemblée nationale

Le député d’extrême-droite, donc fondamentalement anti-ouvrier, se pavane à l’Assemblée nationale, se posant en "porte-parole" des ouvriers de DeDitrich, dont l’usine de Mertzweller va supprimer 350 emplois, délocalisés :

video

Et effectivement, le député avait le 5 juillet discuté avec les ouvriers, et prit la parole encadré par les syndicalistes d’extrême droite de FO :

Voir à propos de cette marche blanche la video France 3 Grand Est.

Qui a organisé cette marche blanche ?

La CGT est mobilisée au niveau national depuis des semaines (remarquer le regard "vivement préoccupé" de Sophie Binet) :

Nous ne laisserons pas fermer l’usine (début juin).

... et appelle à l’action du 5 juillet, par un appel CGT Métallurgie 67 :

La presse se fait l’écho de ces appels :

Ler 1er juillet, Les Dernières Nouvelles d’Alsace annonçaient une action organisée par une intersyndicale :

Mertzwiller
Une marche blanche le 5 juillet pour dénoncer les suppressions d’emplois chez BDR Thermea. Alors que la direction de BDR Thermea à Mertzwiller a annoncé fin mai la fermeture de son usine et la suppression de 320 emplois sur le site bas-rhinois , l’intersyndicale organise une « grande marche blanche », samedi 5 juillet, avec un rassemblement dès 8 h 30 devant l’entreprise. Plusieurs élus locaux, dont le maire de Haguenau Claude Sturni, et les organisations syndicales de toute l’Alsace seront aussi présents sur place. « On attend 2 000 à 5 000 personnes durant la manifestation », selon Fabrice Leininger, secrétaire Force ouvrière du CSE chez BDR Thermea.

Plusieurs salariés des entreprises Schaeffler, SEW Usocom, de Socomec ou encore Amcor à Sélestat rejoindront la mobilisation. « C’est un bon moyen de faire pression sur les négociations avec la directrice », résume Fabrice Leininger.

https://www.dna.fr/social/2025/07/01/une-marche-blanche-le-5-juillet-pour-denoncer-les-suppressions-d-emplois-chez-bdr-thermea

Rue89 Strasbourg est un petit peu plus précis :

L’intersyndicale (FO, CFE-CGC et CGT) de BDR Thermea appelle à manifester contre un plan de licenciement samedi 5 juillet à 10h, en partant de l’usine de Mertzwiller. Le groupe emploie 800 personnes sur ce site, notamment pour produire des pompes à chaleur. Il a annoncé, le 20 mai, la suppression de 370 postes en France, dont 320 à Mertzwiller.

Dans la foulée, le 24 mai, les salariés avaient lancé une cagnotte pour « soutenir leur (potentiel, NDLR) mouvement de grève et sauver leurs emplois ». Elle a récolté plus de 10 500 euros au 1er juillet. « Il n’y a pas d’appel à la grève pour le moment, mais des grèves sont prévues si un rapport de force le demande », précise Philippe Lazarus, délégué FO à BDR Thermea (ex De Dietrich).

https://www.rue89strasbourg.com/marche-contre-suppression-320-postes-bdr-thermea-mertzwiller-samedi-5-juillet-349087

Après le 5 juillet : les réformistes crient au fascisme, et "demandent des explications" aux amis des fascistes, qu’ils avaient pourtant eux-mêmes invités

Solidaires pleurniche à l’issue de la manif, car le RN vient piquer des voix LFI/PC/PS aux élections :

communiqué de nos camarades de Solidaires Alsace, suite à la manifestation du 5 juillet à Mertzwiller.

Le journal L’Alsace confirme ces incidents :

BDR Thermea : à la « marche blanche », la prise de parole du député RN divise

Un article plus précis est celui de Blast, bien que son titre soit erroné, puisque la CGT fait partie des organisateurs de cette marche blanche, la CGT a donc sa part de responsabilité dans le fait que le député RN prenne la parole sur l’estrade :

Bas-Rhin : Force Ouvrière invite le RN, la CGT s’y oppose et se fait virer

Bref : la CGT, du syndicat de l’entreprise jusqu’à Sophie Binet, en passant par l’UD, a complètement bâclé le travail ! La CGT s’est opposée, sans s’opposer au triomphe réservé au député RN.

Du côté syndical également :

https://www.facebook.com/groups/cgt.en.lutte/posts/3714708952166636/

ou encore

« Marche blanche » de Mertzwiller : quand l’apolitisme devient compromission. CGT Bas-Rhin (67).

Voir aussi

https://www.dna.fr/economie/2025/07/05/bdr-thermea-une-marche-blanche-et-rouge-contre-la-suppression-des-emplois

et LFI :

https://x.com/lfi67/status/1941529051631583677

LO et le NPA-R sont ni pour ni contre les bureaucrates syndicaux, bien au contraire !

LO donne un compte-rendu typique de son opportunisme sur le 5 juillet :

BDR Thermea – Mertzwiller
non aux licenciements !

L’opportunisme de LO est incarné en premier par le point de vue de LO : l’article est signé par un "correspondant", on ne sait pas si LO participe ou ne participe pas à cette marche. LO est au dessus de la mêlée pour "rester objectif". On saura dans le dernier paragraphe de l’article que LO est partie prenante de cette marche blanche puisque LO y a pris la parole, on l’apprend dans la conclusion :

Les travailleurs ne peuvent compter que sur eux-mêmes. C’est ce qu’ont affirmé les militants de LO et du NPA-R lors de ce rassemblement, en dénonçant en particulier la soumission du RN au patronat.

Ce sont " des militants" qui représentent LO. Ce ne sont pas des "travailleurs" et le passage qui précède en devient comique :

La CGT a décidé de quitter le rassemblement. Mais la plupart des travailleurs sont restés.

Ce sont les "travailleurs" qui sont restés. Mais "les militants" de LO sont donc aussi restés, pourquoi ne pas le dire et discuter rapidement ce point important ? Si des nervis d’extrême droite virent des militants syndicaux ou politiques de gauche, on reste ou on part ? On prend la parole à la suite du député RN ? LO reste flou sur ce qui constitue la vie quotidienne lors des manifs. Mais "les militants" de LO sont au-dessus de tout cela, il observent.

Pourquoi LO et le NPA-R sont-ils aussi flous à propos de leur politique dans cette manif ? Parce qu’ils suivent Solidaires et la CGT, où leurs porte-parole (Mercier, Quirante & Compagnie) sont hébergés avec gîte et couvert, chasuble fourni et invitations à BFM. Or Solidaires semble absent de la boîte, et le délégué CGT de la boîte suit FO et CGC qui sont ouvertement d’extrême-droite. Mais ce délégué est gentiment réprimandé par son UD et la CGT nationale car cela fait mauvais effet d’inviter publiquement le RN. Bref la CGT suit de fait l’extrême droite au niveau du syndicat, mais la condamne de jure, platoniquement au niveau de l’UD et de la confédération : LO et le NPA-R sont perdus ! Car ces deux groupuscules n’ont pas leur politique dans ce mouvements, ni dans la classe ouvrière en général.

Le problème pour LO est que cette marche blanche montre qu’il existe des usines et des villes ou "le camp des travailleurs" vote largement à l’extrême droite. Toute la théorie du "camp des travailleurs" part en fumée à la vue de telle situations.

Le dernier paragraphe de LO est incompréhensible : après que les militants CGT ont été virés pour avoir sifflé le RN, ceux de LO et du NPA-R seraient donc montés à la tribune et ont dénoncé haut et fort le député du RN ?

On aimerait voir la vidéo, des photos de ce grand moment ! Malheureusement la photo illustrant l’article de LO ressemble à celle d’un paparazi caché dans des buissons, loin de ce qu’il veut photographier ... et qui rate sa photo. Aucun media ne relate cette intervention de LO et du NPA-R, pas même le NPA-R :

Licenciements chez De Dietrich : quand l’extrême droite tente d’instrumentaliser la colère sociale

On ne peut que compatir avec LO, car tout cela est très gênant, mieux vaut ne pas laisser de trace écrite de ce que fit LO. Cela explique pourquoi LO, dans son article, ne fait que démoraliser le mouvement, appelant les travailleurs à capituler avant même toute lutte :

Les patrons de BDR Thermea feront comme tous les autres et comme ils ont fait jusqu’à aujourd’hui : empocher les subventions et fermer l’entreprise si ça les arrange.

Blanqui avait raison : la réaction (le RN) fait son travail !

Quelle modestie dans le résumé que LO donne de l’intervention des "ses militants" (sous entendu : des gens avec une stratégie sophistiquée, non expliquée car incompréhensible par "les travailleurs" comme vous). N’hésitons pas à la reprendre car derrière une banalité, une tautologie,

Les travailleurs ne peuvent compter que sur eux-mêmes. C’est ce qu’ont affirmé les militants de LO et du NPA-R lors de ce rassemblement, en dénonçant en particulier la soumission du RN au patronat.

.... il y a ici un, voire deux "reniements courageux" de LO.

Car ce que LO répète en permanence, c’est qu’outre sur eux-mêmes, les travailleurs doivent compter sur "le parti" que LO leur propose de construire. L’activité politique de LO se résume aux élections, et dans la circonscription concernée, LO avait présenté deux candidats aux Législatives 2024 :

parmi 9 dans le département 67 :

Dans ce département, ces neuf candidats obtinrent 146+262+252+344+446+362+414+306+406 = 2938 voix :

Supposons que sur ces 9 candidats, 3 sont assez engagés et disponibles pour préparer à l’avance une telle journée locale, et s’adresser à nouveau à leurs électeurs pour confirmer la promesse qu’ils avaient faites de compter sur les luttes plus que sur les élections. Supposons qu’ils ramènent un seul de leurs électeurs sur 100. Le jour de la marche, 3 porte-parole départementaux de LO sont présents, avec 30 sympathisants, une dizaine de pancartes, des journaux : c’est un embryon de parti sur le département 67, qui contesterait la vedette au député RN !

Sans un tel travail en aval, se présenter aux élections est dommageable pour les idées révolutionnaires : LO les discrédite.

Mais où étaient-ils ces candidats ? Ils se présentent aux élections et disparaissent ensuite ?! Dans un moment important pour ces milliers de travailleurs et de leur famille, les "candidats" LO n’ont pas le moindre mot à dire ? Il est facile de comprendre pourquoi LO a divisé par 10 en 20 ans ses résultats électoraux . Les "militants" de LO ont bien sûr une meilleure explication : ils sont une "élite" que leur bas niveau de conscience empêche les travailleurs de comprendre.

On peut reprocher beaucoup de choses au RN, mais il était présent, et les absents (LO, NPA-R) ont toujours tort. Le NPA-R et LO se proclament haut et forts "indépendants" lors les élections, mais les jours de lutte ils rasent les murs. Ils ne font qu’écrire des articles en cachette, sans s’imposer comme orateurs face aux ouvriers lors de telles journées.

Or cette journée du 5 juillet était bien plus qu’une journée d’inaction habituelle des syndicat : elle était l’occasion d’une lutte politique.

Remarquons aussi la grandiose discrétion de LO (et du NPA-R) sur un de ses (faussement révolutionnaire) slogans fétiches : La force des travailleurs, c’est la grève !. Sans doute car l’intersyndicale de De Dietrich a renoncé à la grève "pour l’instant" (c’est la formule fétiche des opportunistes) . Quel respect de LO pour l’intersyndicale CGT-FO-RN !

LO appelle donc, en creux, les travailleurs à renoncer à ses deux baguettes magiques centristes : LA grève, et LE parti !

Conclusion paraphrasant Trotsky : Si Marx avait raison d’appeler la révolution la locomotive de l’histoire, LO est le frein de cette locomotive !

Messages

  • Le NPA-R, pour combattre l’extrême droite, a eu une bien meilleur idée (publiée le 8 juillet) pour "former ses jeunes" : s’éclater à la "Marche des fiertés", puis on démontre que la prochaine "Marche" conduira (peut-être, car on n’est pour l’instant qu’une élite d’un parti isolé) à la révolution, grâce à des "danses anticapitalistes" :

    FORMATION – Après la pride parisienne, comment combattre l’extrême-droite et ses idées ?

    Pour le NPA-R, 1919 et 1956 ne sont plus grand-chose, en Hongrie, comparés à "la pride" qui vient d’avoir lieu à Budapest :

    200 000 à la pride de Budapest : un air de crépuscule pour Viktor Orbán ?

    Conseil : face aux jeunes du NPA-R, on aura compris qu’il faut dire "pride", et pas "Marche des fiertés", terme qui offenserait les camarades "racisés", et les femmes, car la francophonie n’est que le masque du colonialisme patriarcal. Ces mots ont une grande importance, en tout cas au NPA-R il remplit le vide.

    Mais face aux jeunes du NPA-R, disons-leur plutôt : formez des cercles marxistes, lisez y Marx, Kollontaï, Bebel, Lénine sur la question des femmes !

    Ecoutez et appréciez Mozart sans vous demander si on y entend ou pas "la montée de la bourgeoisie" !

    Le chanteur de Boney M. n’était en fait pas un noir mais un blanc, en déduit-on une analyse politique "nouvelle" pour le parti concernant la crise mondiale du capitalisme au tournant des années 80 ?

  • Le slogan (pseudo-révolutionnaire) "La grève, c’ est l’arme des travailleurs" est, aux yeux des militants de LO et du NPA-R, une arme très dangereuse, utilisée avec des précautions très opportunistes.

    Par exemple le NPA-R, puisque les syndicats (d’extrême-droite) de De Dietrich repoussent la grève pour l’instant, n’utilise même pas le mot "grève" dans son article sur la marche blanche :

    https://npa-revolutionnaires.org/licenciements-a-de-dietrich-quand-lextreme-droite-tente-dinstrumentaliser-la-colere-sociale/

    Mais pourquoi priver des travailleurs en lutte de cette arme-centriste-magique, au moins en en évoquant la perspective dans la propagande et l’agitation ?

    "Les militants" du NPA-R, comme ceux de LO, ne sortent cette arme fatale que lorsque les travailleurs sont déjà en grève avec la permission des syndicats.

    Par exemple "un militant" du NPA-R, (qui lui-même n’est pas en grève), vient "expliquer" en tant que "prof-militant", à des travailleurs de la RATP en grève, que "La grève, c’ est l’arme des travailleurs". Sous entendu les RATPs font grève mais ils n’ont même pas compris pourquoi :

    Grève à la RATP — Intervention d’Aurélien au piquet de grève de Vitry avec des grévistes de Thiais, de Ivry !

    Les travailleurs respectent en général les profs, mais on regrette qu’un jeune anarchiste n’ait pas répondu au "militant" du NPA :

    Tu viens nous expliquer que toi aussi tu es un travailleur, qu’on a raison d’être en grève, alors que toi t’es qu’un prof non-gréviste en vacances ! Moi, à cause de la grève, je ne pourrai peut-être pas faire partir en vacances mes enfants que tu as dans ton école. Merci pour ta leçon du grand parti marxiste, mais apprend à te mettre en grève si tu es un travailleur, et viens nous faire la leçon ensuite (rires et applaudissements)

    Certes : ouvriérisme anti-petit bourgeois, anticommunisme larvé : oui, c’est ce que peuvent provoquer, malheureusement, de telles interventions. Le camarade a eu de la chance, ou plutôt n’en a pas eu, car s’il n’a pas fait progresser la conscience de classe des RATPS d’un seul centimètre par son intervention, au moins la sienne aurait pu progresser.

    Ce "militant" du NPA-R est connu publiquement comme : ex-candidat du NPA-R, pro-LO, aux Elections législatives, candidat aux élections professionnelles, dans l’enseignement, sur des listes unitaires CGT-SUD. Or il ne parle pas d’une quelconque réunion de son syndicat d’établissement, d’une motion de soutien à la grève qui y aurait été discutée, votée ; de la diffusion de cette motion à l’attention de tous les personnels : bref au d’une moins d’une campagne syndicale minimale de soutien.

    Non "le militant" arrive comme un de Gaulle d’arrondissement (Arrondissement : L’Haÿ-les-Roses du 94 en l’occurrence) : "Je vous ai compris !"

    Pour les camarades amateurs de films d’actions, n’ayez pas honte de collectionner les affiches de ces films où on lit des "accroches" comme

    Quand on se met dans un combat, il faut savoir regarder la vérité en face !

    C’est ce genre de formules que débite le "militant du NPA-R" : Bruce Willis était presque marxiste.

    On a bien sûr des formules plus politiques, comme une dénonciation du "gouvernement Jospin" (1997-2002). Et là, on voit la subtilité du "militant-prof" qui explique aux gars de la RATP ce qu’est la RATP, mais qui semble avoir oublié, lui prof-savant-révolutionnaire, que le Ministre délégué à l’Enseignement professionnel de Jospin fur J-L Mélenchon.

    Mais dénoncer Mélenchon n’est pas au programme de LO ou du NPA-R dans le milieu syndical pendant des grèves, attendons les élections.

  • PCF (67) (extrait) : "Nous réprouvons quʼen dépit de lʼengagement initial de lʼintersyndicale et malgré lʼopposition ferme de la CGT, les autres organisations membres de l’intersyndicale aient permis au député RN de sʼexprimer lors du meeting de fin de manifestation, alors même que sa présence était contestée par une partie des salarié·es et quʼelle contribue à semer la division.
    La banalisation de la présence du député RN à une manifestation syndicale constitue une dérive grave et inquiétante, dʼautant plus quʼelle sʼest faite avec lʼassentiment de nombreux élu·es de la droite alsacienne du secteur, et sans la moindre protestation du secrétaire général de FO.
    Une telle attitude contribue à la normalisation de ce parti porteur dʼun projet politique fondé sur la division, la haine et la remise en cause des droits des salarié·es et des organisations syndicales.
    Face à cette dérive, des salarié·es, militant·es de gauche et syndicalistes de la CGT ont pacifiquement entonné des chants antifascistes pour protester contre la présence du député RN.
    Ces expressions légitimes ont été violemment réprimées par le service dʼordre de FO Métallurgie."

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