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Lutte ouvrière, faussement trotskiste, et son communisme mensonger
samedi 8 novembre 2025, par
Soulevez le voile communiste de Lutte ouvrière, vous trouvez des bureaucraties syndicales de gauche...
Des exemples de ce que Lutte Ouvrière refuse de faire :
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8421
LE « TROTSKISME » FRELATÉ DE LUTTE OUVRIÈRE : FAUSSE CRITIQUE DU PARTI SOCIALISTE ET VRAI PILIER DE LA GAUCHE BOURGEOISE
Militants de Lutte ouvrière, rompez avec la politique traîtresse de vos dirigeants et retrouvez le bolchevisme d’union léniniste : c’est-à-dire le trotskysme authentique.
« Être trotskyste, c’est être bolchevique-léniniste. » — Léon Trotsky, Lettre sur le programme de l’Internationale communiste (1939)
Introduction
Dans son dernier éditorial du 27 octobre 2025, intitulé « Pendant le cirque parlementaire, l’offensive des capitalistes continue », L.O. prétend s’attaquer au Parti socialiste, dénoncer la “comédie parlementaire”, l’“hypocrisie de la gauche gouvernementale”, et défendre les travailleurs contre les “budgets de combat” imposés par les marchés financiers.
Lire ici cet éditorial signé Nathalie Arthaud et écrit par la direction de LO :
Tout commence par une phrase apparemment très radicale : « la « suspension » de la réforme des retraites est une arnaque. »
Seulement, LO oublie de nous dire pourquoi le pouvoir emploie la manœuvre de « suspendre » la réforme des retraites maintenant et ne l’a pas fait avant. Pourquoi le mouvement dirigé par l’intersyndicale vers l’impasse n’a pas même suspendu la réforme, pourquoi les protestations réformistes de la gauche parlementaire n’y sont même pas parvenus. En somme, LO estime inutile de nous expliquer que la bourgeoisie a peur du mouvement de la base, dirigé par la base, en vue d’un pouvoir de la base, du type Gilets jaunes, et refusant de se laisser dominer par les syndicats et partis de gauche. Et c’est cette peur qui a mené à la démission de Bayrou comme à la suspension de la réforme des retraites.
À première vue, tout semble clair : L.O. se présente comme l’opposante résolue de la gauche bourgeoise. Mais, dès qu’il y a une occasion réelle de montrer que la base du peuple travailleur peut être efficace, dès lors qu’elle se passe des appareils réformistes, LO ne veut pas le faire…
Elle donne l’impression de dénoncer le PS, de rejeter la complicité des directions syndicales, d’incarner une radicalité ouvrière intransigeante.
Mais cette apparence n’est qu’un reflet dans la caverne.
L’allégorie de la caverne de Platon décrit des hommes enchaînés dans l’obscurité, qui ne voient sur la paroi que les ombres des choses réelles projetées par un feu derrière eux.
Ces ombres leur tiennent lieu de réalité : ils les commentent, les interprètent, les confondent avec la vérité.
Mais s’ils se libèrent et sortent de la caverne, ils découvrent que ce qu’ils prenaient pour le monde n’en était que la projection déformée.
C’est exactement ce que fait L.O. avec les travailleurs : elle les maintient tournés vers les ombres, vers des débats parlementaires, des “journées d’action”, des critiques de façade,
alors que la réalité du pouvoir bourgeois, elle, reste hors champ.
Les ombres que L.O. projette sont celles d’un radicalisme apparent : des mots d’ordre ouvriers, des phrases marxistes, des dénonciations du PS.
Mais tout cela n’est que spectacle, car dans la réalité, L.O. participe au maintien de l’ordre bourgeois.
Ainsi, loin de combattre la gauche bourgeoise, nous allons montrer dans cet article que l’organisation prétendument trotskiste L.O. en est un pilier déguisé, un instrument de canalisation et de domestication du mouvement ouvrier.
Il convient de se rappeler que nous disposons d’un exemple historique de parti de gauche, se proclamant révolutionnaire, qui a critiqué virulemment et très longtemps le parti socialiste, pour finir par pactiser avec lui et le cautionner au pouvoir en trahissant les luttes des travailleurs et le communisme : c’est le parti stalinien PCF ! Il faut donc chercher ce qui se cache derrière les étiquettes…
LO est-elle une organisation si radicale que cela face à l’impérialisme français par exemple. Eh bien, la plupart des pays d’Afrique sont en train de chasser les troupes impérialistes françaises de leur sol, mais LO ne l’a jamais revendiqué dans les entreprises, dans les syndicats, n’a jamais fait campagne sur ce slogan ! Pas un seul syndicat dirigé par des militants de LO n’a mis en avant ce combat ! Quand la France a fait partie des puissances occupantes d’Haïti contre son peuple travailleur, LO n’a pas revendiqué « forces françaises hors d’Haïti ! » Dans les vieilles colonies françaises, LO ne revendique pas que la France sorte des Antilles, de la Guyane, de la Nouvelle Calédonie, de la Réunion, etc. Vraiment le radicalisme de LO est pure façade. Tout au plus, LO a fait de petits articles de dénonciation morale dans son journal mais aucune campagne publique systématique contre les interventions de l’armée française, aucune manifestation, aucune motion syndciale, aucune campagne utilisant la tribune électorale et la télévision ! L’anti-impérialisme de LO est comme son anticapitalisme, son communisme et son anti-bureaucratisme syndcial : pure façade !
1. Une opposition de façade
L.O. critique le PS, mais pour mieux préserver sa propre place dans le système.
Elle dénonce les effets du capitalisme sans attaquer ses fondements ; elle condamne les budgets sans remettre en cause l’État bourgeois qui les dicte.
Sa prétendue “critique des directions syndicales” n’est qu’une comédie dialectique : elle parle d’opposition pour mieux rester intégrée.
Dans les faits, L.O. agit au sein du mouvement syndical à travers des implantations locales et sectorielles — automobile, aéronautique, métallurgie, services publics.
Elle ne contrôle pas les confédérations, mais elle exerce une influence dans des syndicats d’entreprise et fédérations intermédiaires, où elle agit en alliée objective des directions syndicales.
Ainsi, on trouve des militants de L.O. à la tête de syndicats d’entreprise comme à Airbus Hélicoptères (Marignane), dans l’aéronautique ou la métallurgie, secteurs où la collaboration avec les grandes firmes capitalistes et l’État est structurelle.
Dans ces syndicats, aucune orientation anti-militariste n’est mise en avant : la production d’armes est défendue au nom de “l’emploi”.
Cette logique, “défendre le travail dans les entreprises d’armement”, revient à défendre l’économie de guerre de la bourgeoisie française.
Chaque fois qu’un mouvement ouvrier échappe au contrôle des appareils,
chaque fois qu’une grève s’organise de manière autonome ou qu’un comité de base émerge,
L.O. agit pour le ramener sous la tutelle des directions syndicales. Rappelons que dans tous les derniers mouvements sociaux, des retraites comme des cheminots et bien d’autres, elle a appuyé l’intersyndicale et ne l’a même pas réellement critiquée. LO ne cesse d’appeler à participer aux journées d’inaction des appareils syndicaux en ne revendiquant que de nouvelles journées à la suite les unes des autres pour bien épuiser les mouvements…
Elle transforme la révolte en dialogue, la colère en tract, la lutte en cortège ritualisé.
Ainsi, la “critique du PS” et de la gauche bourgeoise devient une posture verbale, un décor destiné à donner le change — pendant que dans la pratique, L.O. maintient le lien entre le prolétariat et les institutions qui le neutralisent.
2. Une direction compromise avec le pouvoir bourgeois
La direction de L.O. — Nathalie Arthaud, Jean-Pierre Mercier et leurs relais —
est profondément intégrée au fonctionnement du système syndical et institutionnel.
Jean-Pierre Mercier est ouvrier cariste à Stellantis (ex-PSA Poissy),
porte-parole de Lutte ouvrière, ancien délégué central CGT du groupe PSA jusqu’en 2022, et désormais membre de l’Union fédérale SUD Industrie après son exclusion de la fédération CGT métallurgie.
C’est un exemple parfait de cette intégration : un militant “ouvrier”, au discours radical, mais
inséré dans la structure même des syndicats qui collaborent quotidiennement avec le capital.
Et dans l’aéronautique — notamment à Airbus Hélicoptères —, des militants de L.O. occupent des positions de direction syndicale, tout en menant une politique strictement économique, centrée sur les salaires et l’emploi, en évitant soigneusement toute dénonciation de la production d’armes ou de la politique impérialiste française.
Sous prétexte de “défense du travail”, L.O. couvre la production de guerre,
et par là, elle sert objectivement les intérêts de l’impérialisme français.
C’est une trahison complète de l’internationalisme prolétarien.
Une organisation qui justifie la production d’armes au nom de l’emploi n’est pas révolutionnaire : c’est un rouage du complexe militaro-industriel
.
3. L.O. ment aux travailleurs
Derrière ses formules “marxistes”, L.O. ment.
Elle ne prépare pas la révolution, elle la neutralise.
Elle parle au nom des travailleurs tout en les maintenant sous la dépendance des directions syndicales bourgeoises.
Elle se dit trotskyste, mais elle a vidé le trotskysme de tout contenu révolutionnaire :
plus de programme de transition, plus de lutte pour le pouvoir ouvrier, plus de perspective d’insurrection.
Seulement des lamentations syndicales, de la patience et une morale du sacrifice.
Le “trotskisme” de L.O. n’est qu’un masque, un décor de papier-mâché derrière lequel se cache un profond conservatisme.
C’est un trotskisme frelaté, domestiqué, compatible avec le PS, la CGT et l’État.
Au lieu de préparer la rupture, L.O. la diffère ; au lieu de dévoiler la vérité du capital, elle en entretient les ombres — comme dans la caverne, où l’on prend la lumière du feu pour celle du soleil.
4. Appel aux militants de Lutte ouvrière
Militants de L.O., il faut rompre.
Rompre avec la politique mensongère et traîtresse de votre direction.
Rompre avec Nathalie Arthaud, avec Mercier, avec ce petit milieu installé dans les directions syndicales bourgeoises et dans les structures de la gauche d’État.
Rompre avec les illusions parlementaires, avec les “journées d’action” ritualisées,
avec cette pseudo-lutte qui ne lutte contre rien.
Retrouvez le bolchevisme-créé d’union léninisme, c’est-à-dire le trotskysme authentique :
celui de la lutte pour le pouvoir des travailleurs, de la destruction de l’État bourgeois,
de l’internationalisme révolutionnaire, et de l’unité mondiale du prolétariat contre la guerre, la misère et l’impérialisme.
5. Conclusion
Qu’est-ce qui prouve que L.O. n’est pas un parti révolutionnaire ? Eh bien, cette organisation se garde bien de mettre en avant la seule perspective politique et sociale qui l’est : les conseils révolutionnaires de travailleurs, les soviets !
En ne mettant en avant que la construction de son organisation politique sans lui donner comme boussole le pouvoir des soviets, elle met en place un nouveau parti de l’ordre bourgeois, radical certes, mais qui peut être utile à la bourgeoisie en cas de désordres sociaux brutaux. C’est un organe de stabilisation du capitalisme, une courroie de transmission entre le prolétariat et la gauche bourgeoise.
Lire encore :
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article7846
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article2189
https://www.matierevolution.fr/spip.php?article8245









Messages
1. Lutte ouvrière, faussement trotskiste, et son communisme mensonger, 9 novembre, 05:09, par Robert
.
Quand Lutte ouvrière clame le plus fort qu’un jour nous serons capables de dire aux capitalistes "partez", cette organisation ne précise pas qu’il faudra casser l’appareil d’Etat, casser l’armée, casser la police, casser l’administration, casser les parlements, casser les prisons, casser le pouvoir capitaliste sur les médias, et pour tout cela d’où nous viendra la force. Cela LO ne sait pas le dire aujourd’hui et donc ne saura pas davantage demain.
La réponse, elle ne la donne même pas une fois : construire des soviets et leur donner le pouvoir, pas même l’idée ! Pas même le mot conseils, comités, soviets !
Et ils ne nous disent même pas d’où vient la chute historique qui rendrait possible le renversement du capitalisme… Ils nous disent que les capitalistes s’enrichissent follement mais ne disent pas pourquoi c’est fou et sans avenir : parce que cet argent ne vient pas essentiellement de l’exploitation du travail humain…
Lisez et jugez par vous-mêmes :
https://www.lutte-ouvriere.org/portail/editoriaux/quils-ont-lont-vole-188208.html